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	<title>Archives des délinquance|justice|Mayotte|tribunal Assises - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des délinquance|justice|Mayotte|tribunal Assises - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>Assises : Le fundi condamné à dix ans de réclusion criminelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Mar 2023 00:53:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[orange]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[délinquance|justice|Mayotte|tribunal Assises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour ce dernier jour du procès du fundi accusé de viol, les djinns ne sont pas intervenus en sa faveur. Même si l’avocat de la défense à pointé du doigt quelques lacunes et manquements dans l’enquête pour obtenir son acquittement, cela n’a pas suffi à convaincre les jurés.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/03/15/assises-le-fundi-condamne-a-dix-ans-de-reclusion-criminelle/">Assises : Le fundi condamné à dix ans de réclusion criminelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« Je porte la voix d’une mère de famille de cinq enfants pour qui cela a été très difficile de s’expliquer et de témoigner concernant le viol qu’elle a subi ». C’est en ces mots que maître Aurore Baudry, avocat de la partie civile, a commencé sa plaidoirie. Puis elle a poursuivi en indiquant que seulement 10% des femmes victimes de viol portaient plainte. « Elles ont peur qu’on ne les croit pas, peur de la procédure judiciaire, elles ont un sentiment de honte. Hier, c’est une jeune femme digne, émue et qui a été capable d’expliquer devant le tribunal ce qu’il s’était passé, à savoir l’irréparable ».</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Maître Baudry a ensuite rappelé le contexte et repris les faits un par un en expliquant que la seule faute de la victime était d’avoir accompagné sa tante voir un fundi. « Elle ne peut pas oublier ce qu’il s’est passé ». Puis elle commence à démontrer que le fundi qui était soi-disant habité, possédé par les esprits ne l’était pas au moment des faits, et que son handicap physique ne l’empêchait pas de pouvoir commettre un tel acte. « L’habit ne fait pas le moine, déclare-t-elle. J’ai par le passé eu à traiter des affaires de viols avec un aveugle ou encore une autre avec une personne en fauteuil roulant. Ne vous méprenez pas messieurs et mesdames les jurés, il a fait en sorte de se retrouver seule avec elle et profiter de son état second pour abuser d’elle, alors qu’elle lui a dit plusieurs fois non. Ce fut quinze minutes d’horreur ! ».</p>
<figure id="attachment_18208" aria-describedby="caption-attachment-18208" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-18208" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2023/01/Barre-tribunal-Mamoudzou-1-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /><figcaption id="caption-attachment-18208" class="wp-caption-text">Le code pénal , clé de voûte des décisions judiciaires</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’avocat de la partie civile va ensuite mettre en cause l’accusé concernant ses déclarations dans lesquelles il disait que la victime mentait. « Cette femme n’est pas une menteuse, il faut la croire ! Un passage à l’acte ça ne s’invente pas, elle a donné des détails clairs de ce qu’il s’était passé. Les rapports psychologiques montrent que c’est une femme équilibrée, mais qu’elle avait tous les symptômes d’une femme victime de violences sexuelles. Elle ne peut pas oublier ». Maître Baudry continue sa plaidoirie en mettant en exergue que l’accusé n’était pas possédé, sous l’emprise d’une force quelconque, qu’il n’y avait pas de djinns puisqu’il réussissait à parler et à même expliquer ce qu’il allait faire, la pénétrer pour enlever le mal qu’elle avait en elle. « Les faits qu’a subi cette femme sont très graves. Elle ne pourra pas oublier, elle va porter toute sa vie les traces de cette agression. C’est un handicap invisible. Il y a nécessité de condamner l’accusé », conclut l’avocat de la partie civile.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>« Une affaire de viol sordide »</strong></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’avocat général, Véronique Pouillat-Compan, a visiblement été touchée par cette affaire puisqu’elle s’est adressée plusieurs fois directement à l’accusé en le regardant fixement et en haussant le ton. « Je vous le dis comme je le pense, dans ce dossier j’ai été beaucoup atteinte de ce que j’ai ressenti. La partie civile est culpabilisée, elle a enduré un parcours du combattant. Cette jeune femme a été courageuse et forte de témoigner trois ans après, encore plus ici à Mayotte où l’honneur de la famille est souvent plus important que celui de la victime. De plus, toutes ses déclarations sont concordantes. A chaque fois elle a redit la même chose ».</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Puis se tournant directement vers l’accusé en le regardant d’un ton ferme et réprobateur elle dit, « Il se victimise et ramène les réponses à lui-même, il faut qu’il comprenne que ce qu’il a fait est mal. Il dit que c’est une menteuse mais c’est lui qui ment quand il déclare qu’il était en transe, qu’il était habité par les esprits et que les djinns avaient pris sa place. Les rapports psychologiques ont montré qu’il était totalement indifférent, qu’il n’avait aucune empathie pour la victime. Pour elle c’est la double peine, ça va un peu mieux déclarait-elle hier, mais on ne guérit pas de ce genre de chose. Il a détruit son intimité ».</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’avocat général s’est ensuite attaché à montrer la personnalité perverse de l’accusé qui a profité de son statut de fundi pour abuser de sa victime.  « C’est cette activité qui le faisait vivre puisqu’il revenait régulièrement à Mayotte pour voir ses clients. Certes nous n’avons pas d’autres témoignages mais rien ne dit qu’il n’y a pas eu d’autres victimes. ». Puis elle met le doigt sur le fait que lors de chaque rituel un tiers devait être présent afin de traduire ses incantations et de contrôler ce qu’il se passe. « Il ne doit pas rester seul… Or, il n’y avait que lui et la victime. C’est un fait, c’est établi même s’il ne l’admet pas. Il savait très bien ce qu’il allait faire puisqu’il a parlé et s’est même énervé quand la victime a essayé de lui résister. Son handicap ne peut l’empêcher corporellement d’avoir réalisé les faits, d’après les médecins qui l’ont examiné ».</p>
<figure id="attachment_21963" aria-describedby="caption-attachment-21963" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-21963" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2023/02/tribunal-300x224.png" alt="" width="300" height="224" /><figcaption id="caption-attachment-21963" class="wp-caption-text">L&rsquo;urne dans laquelle sont tirés au sort les jurés</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Puis le fixant une fois de plus, elle ajoute : « Il a abusé d’elle de façon sordide. Il n’a pas eu un mot pour la victime. Il n’assume rien du tout et se cache derrière son statut de fundi ». Le ministère public a ainsi requis douze ans de réclusion criminelle à l’encontre de l’accusé, l’inscription au fichier des délinquants sexuels et l’interdiction définitive du territoire français.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>Des trous dans la raquette concernant l’enquête ?</strong></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Maître Ibrahim Abdel Latuff, avocat de la défense, a soulevé quelques lacunes et manquements concernant l’enquête. « Soi-disant que cette enquête a été bien faite, mais elle est biaisée, explique-t-il devant le tribunal. Il n’y a pas eu d’analyses des flacons concernant ce mystérieux liquide, ni même des vêtements. Il n’y a eu aucun prélèvements ADN ou autres. Il n’y a aucune pièce à conviction dans ce dossier. A priori les enquêteurs n’ont pas fait d’efforts. Les analyses ça sert mais on est passé outre dans ce dossier. Le travail n’a pas été fait correctement. Ce n’est pas ça la justice », déclare-t-il.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Puis il en vient aux faits en démontrant qu’on est plus sur des soupçons et de l’intime conviction que sur des éléments probants de culpabilité concernant l’accusé. « Ce qui est dit n’est pas forcément vrai. Personne ne saura expliquer les choses parce que nous n’y étions pas. Il y a de nombreux exemples dans l’histoire judiciaire où l’on s’est rendu compte, au bout d’un certain temps, que les victimes n’étaient pas celles que l’on croit, comme par exemple l’affaire d’Outreau… ». Et de poursuivre, « Dans les dossiers de mœurs c’est parole contre parole. On a le témoignage d’une dame qui sort d’un endroit où on ne sait pas ce qu’il s’y passe et avec des pratiques rituelles inhabituelles, avec un fundi et des djinns. Il faut s’intéresser à l’audition des personnes présentes à ce moment-là et prendre les éléments que l’on a ».</p>
<figure id="attachment_24682" aria-describedby="caption-attachment-24682" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-24682" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2023/03/tribunal-300x222.png" alt="" width="300" height="222" /><figcaption id="caption-attachment-24682" class="wp-caption-text">A chaque audience de cour d&rsquo;assises des gendarmes sont présents dans la salle</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’avocat de la défense s’est ainsi évertué à montrer les incohérences de l’enquête et l’absence de preuve formelle permettant d’incriminer selon lui l’accusé. « Dans cette affaire il y a un doute car il n’y a pas eu de travail de vérité ni de travail préalable concernant l’enquête. Douze ans de réclusion criminelle c’est trop car nous n’avons aucune certitude. Or, le doute doit profiter à l’accusé », déclare-t-il.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Malgré l’acquittement demandé par la défense, le « fundi djinns » a été condamné par les jurés à dix ans de réclusion criminelle et l’interdiction définitive du territoire français.</p>
<p style="text-align: justify;">B.J.</p>
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		<title>Assises &#8211; Mysticisme et médecine parallèle ne font pas bon ménage</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2023/03/14/assises-mysticisme-et-medecine-parallele-ne-font-pas-bon-menage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Mar 2023 01:15:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
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		<category><![CDATA[délinquance|justice|Mayotte|tribunal Assises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est en accompagnant sa tante, alors atteinte d’une maladie, voir un fundi, qu’une jeune femme d’une trentaine d’années a subi une agression sexuelle. L’accusé comparait jusqu’à aujourd’hui devant la cour d’assises de Mamoudzou pour des faits de viol commis en avril 2020.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/03/14/assises-mysticisme-et-medecine-parallele-ne-font-pas-bon-menage/">Assises &#8211; Mysticisme et médecine parallèle ne font pas bon ménage</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les croyances ont malheureusement parfois la vie dure encore de nos jours. Alors qu’elle sortait du travail un vendredi matin pour rentrer chez elle, une trentenaire reçoit un coup de téléphone de sa tante lui demandant de la déposer en voiture pour aller voir une personne qui était de passage à Mayotte pour quelques jours. « J’ai dit à ma tante qu’il fallait d’abord que je me repose et que je l’emmènerai dans l’après-midi », répond la victime quand la présidente du tribunal l’interroge sur le contexte.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>Un fundi aux pratiques de marabout</strong></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« Nous sommes arrivés vers Tsoundzou ma tante et moi dans un banga. Une fois sur place j’ai compris que c’était un fundi et qu’elle voulait le consulter, explique la victime. Il y avait une autre femme à coté qui servait d’interprète ». Le fundi, originaire d’Anjouan ne parlait pas et était venu en kwassa à Mayotte, en situation irrégulière, pour aller consulter au CHM suite à l’amputation de son bras quelques années auparavant. Il venait ainsi régulièrement dans l’île depuis trois ans.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Lors de leur présence dans le banga, le fundi a fait un rituel avec des tiges de bananier, avec le vent ces dernières se sont tournées en direction de la jeune femme. « J’avais soi-disant des esprits en moi, quelque chose dans mon ventre », raconte-t-elle. Puis il s’est tourné vers sa tante lui demandant d’acheter différents produits pour le rituel afin qu’il puisse la guérir ainsi qu’une centaine d’euros pour la prochaine consultation. La malade devait alors revenir quelques jours plus tard avec les produits en question.</p>
<figure id="attachment_21287" aria-describedby="caption-attachment-21287" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21287" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2023/02/tribunal4-300x224.png" alt="" width="300" height="224" /><figcaption id="caption-attachment-21287" class="wp-caption-text">L&rsquo;accusé comparait à la barre devant la cour d&rsquo;assises de Mamoudzou</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">C’est alors deux jours après que les deux femmes retournent voir le fundi. « Il a recommencé ses gestes et m’a demandé si j’étais prête pour faire quelque chose. Je lui ai dit que nous étions là pour ma tante. Il l’a fait s’allonger sur une natte avec à côté d’elle une assiette remplie d’une terre blanche et a déposé des feuilles sur son ventre. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais je me suis sentie comme éloignée, j’avais l’impression de ne plus être avec eux, comme inconsciente. Cela a duré plusieurs minutes quand j’ai retrouvé mes esprits, je n’ai pas trop compris ce qu’il m’était arrivé, ma tante était toujours là, déclare la victime. Il voulait me traiter et pour cela il fallait qu’il soit seul avec moi. J’ai besoin que tu t’allonges m’a-t-il dit.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Par la suite, il a soulevé mon t-shirt et a aspergé un liquide sur mon ventre puis il a enlevé mon pantalon tout en continuant de m’asperger de ce liquide. Il a dit que pour me guérir il était obligé de rentrer en moi et de sortir pour enlever quelque chose dans mon ventre. Il y avait des esprits en moi qu’il fallait qu’il traite. Je lui ai dit non, que je n’étais pas d’accord, mais il l’a quand même fait en me disant que j’allais ressentir le vrai plaisir, que je n’aurais plus de problèmes avec mon mari et que cela devait rester entre nous », témoigne la plaignante très émue.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>Une tante sous influence ou négligente ?</strong></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Puis elle poursuit son récit, « J’étais très mal je n’avais qu’une seule envie c’était de sortir. Ma tante située dans une pièce non loin a demandé si c’était bientôt fini, il a alors remonté son pantalon et je suis sortie en pleurant. J’ai raconté à ma tante ce qu’il s était passé et elle a dit que ce n’était pas normal, qu’on allait régler ça entre nous car elle avait honte. Elle avait peur du fundi, de ses éventuelles représailles ». Une fois rentré chez elle, face à son attitude et sa détresse, son mari lui demande ce qu’il s’est passé.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Devant l’insistance de ce dernier, elle lui raconte tout. D’abord furieux et voulant se venger, celui-ci reprend raison et lui conseille d’aller déposer plainte. « Au début je ne voulais pas pour ne faire de tort à personne. Par la suite je suis allée à l’hôpital pour faire des examens. Cette personne est rentrée en moi, elle m’a détruite. J’ai envie de tourner la page. Je m’en veux car c’est moi qui ai proposé à ma tante de la ramener le dimanche. Je ne lui parle plus car pour moi elle ne m’a pas soutenue ». Concernant son état second, la victime ne l’explique pas. « Je ne comprends pas, il y avait de l’encens, j’ai vu des cafards, j’en ai la phobie. Les rituels, c’est pas mon truc », raconte-t-elle devant la cour.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le fundi, d’après les déclarations de la victime, avait l’air comme possédé et invoquait les esprits. Parfois il lisait quelques versets du Coran en soufflant sur une assiette remplie d’eau. On apprend également qu’il recevait ainsi trois clients par semaine auxquels il pouvait demander 200 ou 300 euros pour une guérison. Mais il ne restait jamais seul avec eux, il y avait toujours une interprète pour traduire ses incantations.</p>
<figure id="attachment_21964" aria-describedby="caption-attachment-21964" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21964" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2023/02/tribunal2-1-300x223.png" alt="" width="300" height="223" /><figcaption id="caption-attachment-21964" class="wp-caption-text">Les jurés de la cour d&rsquo;assises rendront leur délibéré ce mardi</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Enfin, l’analyse psychologique de la victime révèle que « C’est une personne stable avec l’absence de difficultés particulières, quelqu’un d’équilibré qui vit maintenant avec un sentiment de trahison face au comportement de sa tante qu’elle considérait comme sa mère. Par ailleurs, elle est atteinte d’envahissements psychiques avec des troubles du sommeil, des réminiscences, un sentiment de honte et de culpabilité », selon l’expert psychologue qui l’a examinée.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En ce deuxième et dernier jour d’audience, place sera faite au réquisitoire de l’avocat général ainsi qu’aux plaidoiries de la partie civile et celle de la défense.</p>
<p>Benoît Jaegler</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/03/14/assises-mysticisme-et-medecine-parallele-ne-font-pas-bon-menage/">Assises &#8211; Mysticisme et médecine parallèle ne font pas bon ménage</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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