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	<title>Archives des Cyclone - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Cyclone - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 02:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À 24 ans, Malika Boinali s’est spécialisée dans la gestion des catastrophes naturelles. Originaire de Mayotte, cette jeune professionnelle alerte sur le manque de préparation du territoire face aux cyclones, aux inondations et aux séismes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/">« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="292" data-end="883">Originaire de Mangajou, dans la commune de Sada, Malika Boinali s’est spécialisée dans la gestion des catastrophes naturelles après des études de géographie au Centre universitaire de formation et de recherche (CUFR) de Mayotte, puis un master à Montpellier. Aujourd’hui employée par la Fédération nationale de la protection civile, la jeune professionnelle accompagne les collectivités mahoraises dans la mise en place de dispositifs de gestion de crise. À travers son parcours, elle livre un regard technique sur les fragilités d’un territoire particulièrement exposé aux risques naturels.</p>
<figure id="attachment_47908" aria-describedby="caption-attachment-47908" style="width: 220px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-47908" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-300x300.jpg" alt="Malika Boinali, Mayotte, gestion des risques, risques naturels, " width="220" height="220" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-1024x1024.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-768x768.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-696x696.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-1068x1068.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676.jpg 1243w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47908" class="wp-caption-text">Malika Boinali est la première femme mahoraise à avoir intégré et validé un Master spécialisé dans la gestion des catastrophes et des risques naturels, dispensé par l&rsquo;université Paul-Valéry de Montpellier.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="885" data-end="1356">Son témoignage intervient dans un contexte paradoxal. Alors que la saison cyclonique n’est pas encore achevée et plus de quatorze mois après le passage du cyclone Chido, aucun exercice de gestion de crise n’a été organisé à Mayotte. Aucune simulation à grande échelle n’a été organisée pour préparer le territoire à une éventuelle nouvelle catastrophe.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="885" data-end="1356">Interrogées sur l’état de préparation du département, ni les collectivités locales ni la préfecture<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/18/mayotte-face-au-volcan-lalerte-sismique-en-panne-de-parole/"> n’ont répondu</a> à nos questions.</p>
<h4></h4>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM : Vous avez 24 ans et vous travaillez déjà sur la gestion des catastrophes. Pourquoi avoir choisi ce domaine ? </b></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Malika Boinali</strong> : Je suis originaire du village de Mangajou dans la commune de Sada. J’ai passé mon bac ES (économique et sociale) à Mayotte puis j’ai fait une licence de géographie et d’aménagement du territoire à l&rsquo;Université de Dembéni. En licence, on avait quelques cours qui parlaient de la gestion des risques. En allant plus en profondeur dans l’aspect technique, cela m’a plu. Mais le vrai déclic est venu lors du stage que j’ai réalisé à la mairie de Bandrélé en fin de licence. J&rsquo;ai pu mettre le nez dans les plans communaux de sauvegarde. Et je me suis aperçue avec mon maître de stage qu’à Mayotte, on est en retard sur beaucoup de choses en matière de gestion de crise. C’était comme une évidence.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous dites que Mayotte est « en retard ». Qu&rsquo;entendez-vous concrètement ?</b></p>
<figure id="attachment_47218" aria-describedby="caption-attachment-47218" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-47218" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg" alt="Mayotte, reconstruction, pluies, inondations, évacuation des eaux pluviales," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47218" class="wp-caption-text">Alors que le maire de Mamoudzou promettait de faire du Boulevard Marcel Henri de Mamoudzou, les « Champs-Élysées de Mayotte », ce boulevard se transforme en véritables torrents à la moindre pluie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">On est sur un territoire qui cumule énormément de risques naturels et technologiques. Mais on persiste à gérer les crises dans l’urgence, alors qu’il devrait y avoir beaucoup plus de prévention et de préparation. Les outils existent. Les plans communaux de sauvegarde (PCS) existent. Mais ils ne sont pas toujours actualisés ou opérationnels. Par exemple, dans le PCS de la ville Sada, j’ai vu qu’il était encore indiqué que la maire était Anchya Bamana, alors qu’elle n’est plus maire depuis 2020.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous avez étudié les inondations d’Acoua dans votre mémoire de master 1. Qu’avez-vous découvert en regardant de près la gestion de cette crise ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif de mon mémoire était de comprendre les mécanismes naturels qui favorisent les inondations, mais aussi de voir comment les collectivités territoriales et l’État mettent en place des mesures pour lutter contre ces risques. Et surtout, comment ils gèrent la situation une fois que l’inondation s’est produite.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de mon second stage de master 2 à la communauté d’agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM), j’ai constaté qu’Acoua était la seule commune de l’agglomération à ne pas disposer de poste de commandement municipal. C’est quand même triste. Cela veut dire qu’elle dépend énormément des communes alentours pour gérer une crise et que même après avoir mis ces sujets sur la table, travaillé sur la vulnérabilité de cette commune, elle n&rsquo;a pas appris de ses difficultés, pour être mieux préparée.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>On parle souvent d’un manque de volonté politique à Mayotte sur ces sujets. Est-ce vraiment le cœur du problème ?</b></p>
<figure id="attachment_21686" aria-describedby="caption-attachment-21686" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-21686 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, déchets, Kawéni," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1.jpg 680w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21686" class="wp-caption-text">Les déchets s’accumulent dans les rues de beaucoup de communes de l&rsquo;île. Pour Malika Boinali, la gestion des déchets devrait être intégrée dans les plans communaux de sauvegarde et les dispositifs ORSEC.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est un tout. À mon sens, il y a d&rsquo;abord un manque de volonté politique, parce que la gestion des risques demande de mettre des moyens matériels et humains, de recruter des personnes et d’inscrire par exemple des techniciens dans cette dynamique commune.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut du courage pour tout cela et la plupart des élus ne veulent pas s&rsquo;engager dans cette démarche. Il y a aussi un manque de compétences et de connaissances de ces sujets, pour y penser, il faut les connaître, certains élus n&rsquo;avoueront jamais qu&rsquo;ils ont besoin d&rsquo;aide sur ces questions.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous parlez aussi d’un problème de coordination entre institutions. Que voulez-vous dire ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Les institutions publiques locales ne travaillent pas toujours ensemble, ou alors mal. Par exemple, certaines collectivités et la préfecture de Mayotte, ne s’entendent pas, donc cela ne fonctionne pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Tant qu’on ne discutera pas autour de la table, de façon concrète, en reconnaissant que telle chose ne fonctionnait pas, mais qu&rsquo;aujourd’hui on a appris, et qu&rsquo;on peut l&rsquo;améliorer et s&rsquo;engager sur la durée, cela ne fonctionnera pas. Certains élus ne comprennent pas qu’on peut exiger des choses d’eux, alors entre institutions, on se rejette la balle sans faire avancer les choses.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Mayotte est exposée aux cyclones, aux inondations, aux glissements de terrain et aux séismes. Quel risque vous inquiète le plus aujourd’hui ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne fais pas de hiérarchie des risques car chaque risque a ses spécificités et ses conséquences qui lui sont propres. À Mayotte, si les inondations sont souvent très localisées, les cyclones touchent souvent l&rsquo;ensemble de l&rsquo;île, mais on peut davantage les anticiper. Aussi, sur la question des déchets, on sait que les aléas climatiques tels que les fortes pluies, les orages ou les cyclones entraînent une augmentation des déchets. À mon avis, la gestion des déchets devrait donc être intégrée dans les plans communaux de sauvegarde et les dispositifs ORSEC, afin de prévoir efficacement leur traitement.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Pourtant, malgré l’activité sismique persistante autour du volcan sous-marin découvert en 2019, le sujet semble avoir disparu du débat public.</b></p>
<figure id="attachment_32581" aria-describedby="caption-attachment-32581" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32581" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg" alt="Mayotte, tsunami, volcan, sirène," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32581" class="wp-caption-text">Bien qu’une première sirène d’alerte tsunami ait été inaugurée à Dembéni en octobre 2020, les autorités restent depuis silencieuses sur le fonctionnement des autres dispositifs, qui n’est aujourd’hui pas clairement établi.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Oui. Les séismes, alors qu&rsquo;ils peuvent concerner toute une île, sont de nature plus discrets. Ils peuvent arriver du jour au lendemain. On ne peut pas les prédire. Et à Mayotte, aujourd’hui, on n’est pas à l’abri d’un séisme de forte magnitude. Et surtout, après Chido, beaucoup de personnes qui avaient des toits en tôle les ont remplacés par du béton.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les maisons ne sont pas forcément conçues pour supporter ce poids. Si des secousses sismiques se produisaient, cela pourrait avoir des répercussions très graves sur les habitations. Pour moi, Chido aurait pu être une opportunité. On aurait pu aller vers la population partout sur l&rsquo;île pour sensibiliser davantage aux risques et préparer les habitants à d&rsquo;autres crises. Mais aujourd’hui on vit encore au jour le jour. On est toujours en saison cyclonique et rien ne se passe.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Dans les doctrines de gestion de crise, une commune doit pouvoir tenir seule plusieurs jours. Où en est Mayotte sur ce point ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">En théorie, une commune doit être capable de tenir au moins 72 heures avant l’arrivée de renforts extérieurs. Aujourd’hui, aucune commune mahoraise n’est capable de tenir 72h face à une catastrophe. La question est donc aussi de savoir dans quelle mesure les collectivités disposent réellement des moyens et de l’organisation nécessaire pour atteindre cet objectif.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous travaillez désormais avec les collectivités. Que peut-on améliorer concrètement ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui je travaille pour la Fédération nationale de protection civile. Cela fait quatre mois. On accompagne les collectivités pour mettre en place des dispositifs de gestion de crise et organiser des formations pour les élus et les techniciens. L’objectif, c’est que ce qui s’est passé pendant le cyclone Chido ne se reproduise plus. Les risques, même si on ne les voit pas toujours, restent une menace quotidienne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un mot de la fin ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne perds pas espoir ! Il faut forcer les gens à s’y intéresser. Il faut avoir des personnes spécialisées dans la gestion des risques. L’idée est de créer un réseau de gestionnaires des risques à Mayotte, de réaliser des <em>benchmarks </em>(ndlr, repères) et d’installer un bureau d’étude local. Même si les élus ne viennent pas vers la population, nous pourrions aussi aller à eux, et permettre aux habitants de pouvoir obtenir des diagnostics de leurs logements.</p>
<p style="text-align: justify;">Après Chido, le sénateur Saïd Omar Oili s&rsquo;était battu pour demander la création d’une commission d’enquête pour améliorer la gestion des risques à l’échelle du territoire. C&rsquo;est vraiment dommage que cela n&rsquo;a pas abouti. Avant, les générations passées étaient fatalistes sur les risques naturels, les anciens disaient que c&rsquo;était la volonté divine, maintenant on a des outils en main, on peut apprendre à mieux connaître notre territoire et se préparer. C&rsquo;est notre devoir. Et heureusement que la population n’est pas procédurière, car elle pourrait porter plainte contre les responsables qui sont supposés nous mettre en sécurité face à cela.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">À seulement vingt-quatre ans, Malika Boinali s’affirme comme une voix scientifique et citoyenne précieuse à Mayotte. Elle dénonce les failles du territoire et réclame un changement urgent dans la gestion de l’intérêt général. Alors que les alertes des scientifiques se multiplient, le silence des autorités reste assourdissant. Entre priorités politiques à court terme et enjeux institutionnels, la préparation aux catastrophes a disparu du débat public, laissant un département enlisé dans ses propres retards.</p>
<p><strong>Propos recueillis par Mathilde Hangard</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/">« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À N’Gouja, un refuge pour la biodiversité comme vitrine écologique</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/a-ngouja-un-refuge-pour-la-biodiversite-comme-vitrine-ecologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 02:00:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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		<category><![CDATA[Protection de la biodiversité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Premier site labellisé May’Refuge LPO à Mayotte, le Jardin Maoré concrétise un travail engagé depuis 2024 avec le GEPOMAY. Au-delà de la protection de la faune, le projet entend sensibiliser le public et préfigurer un réseau de refuges pour "reverdir" l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/a-ngouja-un-refuge-pour-la-biodiversite-comme-vitrine-ecologique/">À N’Gouja, un refuge pour la biodiversité comme vitrine écologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce vendredi 20 février 2026, le Jardin Maoré est devenu le premier <i>May’Refuge</i> de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) à Mayotte. Une labellisation qui s’appuie sur des inventaires naturalistes, des engagements concrets et une volonté affirmée de faire de ce site touristique une vitrine de la protection de la biodiversité, en partenariat avec le GEPOMAY.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un travail de fond engagé depuis 2024</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La labellisation du Jardin Maoré est l’aboutissement d’un travail entamé il y a plus d’un an. <em>« Depuis 2024, on travaille avec le Jardin Maoré. On a réalisé des inventaires sur le site de l’hôtel et on a réalisé une fiche d’opportunités dont la trame a été créée par la ligue pour la protection des oiseaux pour savoir si le site pourrait devenir un May’Refuge LPO »</em>, explique Emilien Dautrey, directeur du GEPOMAY.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces inventaires ont permis d’évaluer le potentiel écologique du site et d’identifier les actions à mettre en place. L’association a également accompagné l’établissement par l’installation de panneaux pédagogiques consacrés aux oiseaux.<em> « Aujourd’hui, l’hôtel a pleinement franchi un pas pour devenir le premier May’Refuge LPO à Mayotte »</em>, souligne l&rsquo;expert.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Protéger la nature et sensibiliser le public</strong></h2>
<figure id="attachment_46996" aria-describedby="caption-attachment-46996" style="width: 200px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46996" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-200x300.jpg" alt="Mayotte, May'Refuge LPO, compost, " width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-200x300.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-683x1024.jpg 683w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-768x1152.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1024x1536.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1365x2048.jpg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-150x225.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-300x450.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-696x1044.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1068x1602.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1920x2880.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1320x1980.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46996" class="wp-caption-text">Gestion des déchets verts, absence de produits nocifs et limitation des pollutions font partie des quinze engagements imposés par la charte des May’Refuge LPO.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour le GEPOMAY, ces refuges ne se limitent pas à la protection stricte de la biodiversité. <em>« Ces refuges ou les May’Refuge LPO sont à la fois des endroits où l&rsquo;on protège la biodiversité, mais c’est aussi une vitrine pour sensibiliser le public à la protection de la nature au sens large »</em>, explique Emilien Dautrey.</p>
<p style="text-align: justify;">Le choix du Jardin Maoré s’est imposé naturellement. <em>« Cela correspondait à leurs valeurs comme écolodge et au travail qu&rsquo;ils mènent depuis plusieurs années pour l&rsquo;environnement ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La sensibilisation est déjà à l’œuvre sur le site. Des panneaux pédagogiques présentent les espèces présentes, notamment à l’entrée de l&rsquo;hôtel sur le chemin des escaliers qui mènent à la plage. <em>« Ils sont déjà dans la démarche »</em>, précise le directeur du GEPOMAY.</p>
<p style="text-align: justify;">Le label repose sur le respect de quinze gestes favorables à la biodiversité. Si certains étaient déjà appliqués par l’hôtel, d’autres actions ont été proposées pour renforcer l’accueil de la faune et de la flore.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un site « sans chasse » </strong></h2>
<figure id="attachment_46993" aria-describedby="caption-attachment-46993" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46993" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-300x169.jpg" alt="Mayotte, Souimanga de Mayotte, oiseau, " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46993" class="wp-caption-text">Un Souimanga de Mayotte observé au Jardin Maoré. Le site abrite une avifaune variée, mêlant espèces forestières et oiseaux marins (photographie/DR)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le site abrite une faune variée.<em> « Le courol vouroudriou est très souvent entendu au Jardin Maoré, très caractéristique notamment à son chant »</em>, détaille Emilien Dautrey. S’y ajoutent des oiseaux marins comme les sternes, visibles à marée basse, des pailles-en-queue, des bulbuls, des souimangas et des zostérops de Mayotte, ainsi que la couleuvre de Mayotte, <em>« rappelons-le, inoffensive ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le label implique aussi des engagements réglementaires et environnementaux. Le site est sans chasse, une mesure facilitée par le cadre légal local, la chasse terrestre étant interdite à Mayotte, à l’exception du tangue sur une période très encadrée. La réduction des pollutions fait également partie des priorités : absence de produits nocifs, gestion stricte des déchets, compostage des déchets verts dans des bacs fermés pour éviter la prolifération des rongeurs.</p>
<p style="text-align: justify;">La gestion de l’eau figure également parmi les enjeux clés. <em>« À l’heure actuelle à Mayotte, c’est indispensable de récupérer l’eau, car on est en crise de l&rsquo;eau, mais il faut aussi protéger l&rsquo;eau récupérée des moustiques »</em>, insiste Emilien Dautrey.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Après Chido, restaurer les corridors écologiques</strong></h2>
<figure id="attachment_41408" aria-describedby="caption-attachment-41408" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41408" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-300x200.jpg" alt="Mayotte, nature, environnement, Chido," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41408" class="wp-caption-text">Après le passage du cyclone Chido, certains corridors écologiques ont été fragmentés. Le développement d’un réseau de May’Refuge vise à recréer des continuités entre jardins, villes et espaces naturels.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du seul cas du Jardin Maoré, le GEPOMAY entend faire de cette inauguration un point de départ. <em>« C’est le premier d’une longue série de May’Refuge LPO »</em>, souligne son directeur, en rappelant le contexte particulier dans lequel s’inscrit la démarche. Le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024, a accentué la fragilisation des milieux naturels, entraînant une perte importante de la biodiversité et une rupture de certains corridors écologiques.<em> « Des jardins se retrouvent aujourd’hui isolés des forêts »</em>, observe-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enjeu, désormais, est de penser la reconstruction à l’échelle du vivant. Cela passe par la création d’îlots de verdure, notamment en milieu urbain, la replantation des villes et la restauration de continuités écologiques permettant à la faune de circuler entre jardins, forêts et espaces d’agroforesterie. La question des sols est également centrale : les rendre plus perméables pour limiter le ruissellement et éviter que les eaux de pluie ne se déversent directement dans le lagon.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers le développement d’un réseau de May’Refuge LPO, le GEPOMAY défend une approche à la fois écologique et pédagogique. L’objectif est double : reverdir durablement Mayotte et encourager habitants, collectivités et acteurs privés à s’approprier ces pratiques à leur échelle. <em>« Ce sont des actions concrètes, mais aussi de la sensibilisation, pour que chacun puisse faire sa part, y compris dans son propre jardin ou sur son propre terrain »</em>, insiste le directeur du GEPOMAY. Une stratégie de long terme, pensée comme un levier pour reconstruire l’île sans tourner le dos à ses fondements naturels.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/a-ngouja-un-refuge-pour-la-biodiversite-comme-vitrine-ecologique/">À N’Gouja, un refuge pour la biodiversité comme vitrine écologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cyclone Gezani, la côte Est de Madagascar frappée de plein fouet</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/cyclone-gezani-la-cote-est-de-madagascar-frappee-de-plein-fouet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 02:15:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Gezani]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Saison cyclonique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il pourrait s'agir de l'un des cyclones les plus intenses, rivalisant probablement avec Geralda en février 1994 de catégorie 5, selon Météo-France. Il avait fait environ 230 victimes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/cyclone-gezani-la-cote-est-de-madagascar-frappee-de-plein-fouet/">Cyclone Gezani, la côte Est de Madagascar frappée de plein fouet</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="240" data-end="593">Sur les réseaux sociaux, les messages de courage à la population se succèdent, impuissants face au cyclone tropicale intense Gezani qui balaie la façade Est de Madagascar, ce mardi 10 février, en début de soirée.</p>
<figure id="attachment_46395" aria-describedby="caption-attachment-46395" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46395" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-300x158.jpg" alt="" width="300" height="158" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-300x158.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-1024x538.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-768x403.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-1536x807.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-150x79.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-696x365.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-1068x561.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-1920x1008.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-1320x693.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina.jpg 1950w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46395" class="wp-caption-text">La ville de Toamasina, 370.000 habitants est directement exposée à l&rsquo;œil du cyclone (CycloneOI).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="240" data-end="593">Réfugiés chez eux, les habitants de la grande ville portuaire de Toamasina, située en plein milieu du tracé du cyclone, filment son arrivée. Minute après minute, les vents s&rsquo;intensifient et les premiers dégâts apparaissent, la ville est directement frappée par la partie la plus intense du cyclone : le mur de l&rsquo;œil.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="595" data-end="888">« <em>Maintenant les toits des maisons s&rsquo;envolent, la pluie est de plus en plus forte, vent très violent ! Courage à nous tous qui sont dans la collimateur du cyclone »</em>, commente un internaute inquiet à quelques heures de l&rsquo;arrivée du cyclone, publiant une vidéo où l&rsquo;on voit les fortes bourrasques secouer les bâtiments et les arbres de la ville côtière de plus de 370.000 habitants. « <em>L&rsquo;électricité commence à couper dans tous les arrondissements », </em>ajoute-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="595" data-end="888"><strong>Vents destructeurs, pluies intenses, très forte houle</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="890" data-end="1323">Les dernières mesures de Météo-France avant l&rsquo;impact indiquaient que Gezani présente des vents moyens autour de 185 km/h, avec des rafales maximales s’approchant de 260 km/h près de son centre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="890" data-end="1323">« <em>Attention, les zones qui se retrouveront dans l’œil vont connaître une accalmie temporaire. Il est formellement déconseillé de sortir durant cette phase, puisque les conditions se dégraderont de nouveau avec la reprise des vents violents en sens inverse »</em>, alerte Cyclone OI, un média spécialisé sur les informations cycloniques pour le Sud-Ouest de l&rsquo;océan Indien, sur sa page Facebook. Signe que la nuit sera longue&#8230;</p>
<figure id="attachment_46408" aria-describedby="caption-attachment-46408" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46408" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-300x187.png" alt="" width="300" height="187" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-300x187.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-1024x638.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-768x478.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-1536x956.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-150x93.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-696x433.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-1068x665.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-1320x822.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone.png 1569w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46408" class="wp-caption-text">Après Madagascar, le cyclone pourrait toucher la côte du Mozambique.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="890" data-end="1323">« <em>Il pourrait s&rsquo;agir de l&rsquo;un des impacts directs les plus intenses de l&rsquo;ère satellitaire sur le secteur de Tamatave </em>(Toamasina)<em>, rivalisant probablement avec Geralda en février 1994&Prime;</em>, indique le Centre Météorologique Régional Spécialisé de La Réunion, signe de l&rsquo;ampleur du cyclone. A l&rsquo;époque le cyclone de catégorie 5 avait fait plus de 230 morts, et des centaines de milliers de sinistrés, l&rsquo;un des plus meurtriers de l’histoire récente de Madagascar.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1709" data-end="1930">Les autorités, qui ont placé plusieurs régions en alerte cyclonique, notamment autour des villes de Toamasina, Fenoarivo Atsinanana et Vohibinany, ont anticipé des vents destructeurs, des pluies intenses susceptibles de provoquer des inondations et des glissements de terrain, ainsi qu’une houle très forte et dangereuse sur l’ensemble du littoral Est.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1932" data-end="2147">Par mesure de précaution, des dispositifs d’urgence ont été activés, incluant la suspension de certaines activités scolaires et la préparation de centres d’hébergement pour les populations les plus vulnérables.</p>
<div>
<p class="bicbac__text" style="text-align: justify;">Le cyclone devrait ensuite toucher le centre et le centre-ouest de Madagascar (traversée des terres : nord d&rsquo;Antananarivo, sud de Mahajanga). Une dégradation des conditions météorologiques est prévue dans l&rsquo;intérieur des terres. « <em>De forts cumuls de pluie ainsi que des vents forts sont probables localement à proximité de la trajectoire du système et sur le relief environnant »</em>, précise Météo-France.</p>
</div>
<figure id="attachment_46416" aria-describedby="caption-attachment-46416" style="width: 236px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46416" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-236x300.jpg" alt="" width="236" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-236x300.jpg 236w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-805x1024.jpg 805w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-768x977.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-1207x1536.jpg 1207w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-150x191.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-300x382.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-696x886.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-1068x1359.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 236px) 100vw, 236px" /><figcaption id="caption-attachment-46416" class="wp-caption-text"><i>Fytia</i> près de son maximum, juste avant de toucher terre à Madagascar.(NASA, LANCE / VIIRS on Suomi NPP)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2149" data-end="2764">En parallèle, Madagascar se remet toujours des conséquences du cyclone tropical Fytia, qui a frappé le nord-ouest puis l’est du pays il y a quelques jours. Le bilan provisoire établi par le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC) le 6 février indique 13 morts, 7 blessés graves, et plus de 84.950 sinistrés, dont 33.652 personnes déplacées accueillies dans des sites temporaires à travers huit régions du pays. Fytia a causé également de nombreux dégâts matériels importants, notamment dans la ville de Mahajanga, avec des habitations endommagées ou inondées.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2766" data-end="3217">Le nouveau gouvernement de refondation, présidé par Michael Randrianirinat, est confronté à la double urgence : coordonner la réponse humanitaire pour les victimes de Fytia et préparer la population à l’arrivée imminente de Gezani. Les autorités, notamment le BNGRC, maintiennent les dispositifs de secours et collaborent avec des partenaires internationaux pour acheminer vivres, abris et assistance dans les zones encore vulnérables.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3219" data-end="3277"><strong>Une possible trajectoire vers le canal du Mozambique</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="3279" data-end="3649">Après sa traversée de Madagascar, Gezani pourrait ressortir dans le canal du Mozambique, où il reste sous surveillance en raison d’un risque de ré-intensification. Ce scénario expose potentiellement, dans les jours suivants, certaines zones du Mozambique à des conditions météorologiques dégradées, bien que des incertitudes subsistent quant à sa trajectoire exacte.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3651" data-end="3702"><strong>Pas de menace directe pour Mayotte à ce stade</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="3704" data-end="4007">À ce jour, aucun impact direct n’est envisagé pour Mayotte, La Réunion ou Maurice. Toutefois, les autorités rappellent que l’évolution d’un système cyclonique peut rester imprévisible et appellent à un suivi régulier des bulletins météorologiques officiels, notamment pour les usagers de la mer.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4009" data-end="4288">Les services de l’État et de la météorologie recommandent aux populations concernées de se tenir informées via les canaux officiels, de sécuriser les habitations et les biens, de limiter les déplacements non essentiels et de préparer un kit de première nécessité.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4290" data-end="4488">Le cyclone Gezani confirme une nouvelle fois que la saison cyclonique reste active dans la région, rappelant l’importance de la prévention et de l’anticipation face à ces phénomènes majeurs.</p>
<p data-start="4290" data-end="4488">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/cyclone-gezani-la-cote-est-de-madagascar-frappee-de-plein-fouet/">Cyclone Gezani, la côte Est de Madagascar frappée de plein fouet</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Fibre à Mayotte : l’alerte d’un syndicat d’Orange</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/04/fibre-a-mayotte-lalerte-dun-syndicat-dorange/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 14:59:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[CFE-CGC]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Fibre]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Orange]]></category>
		<category><![CDATA[syndicat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=45943</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après Chido, la CFE-CGC s’inquiète des conditions du déploiement de la fibre et saisit le Premier ministre.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/04/fibre-a-mayotte-lalerte-dun-syndicat-dorange/">Fibre à Mayotte : l’alerte d’un syndicat d’Orange</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La reconstruction des réseaux de télécommunications à Mayotte, durement touchée par le cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, fait l’objet d’un débat syndical. Dans un communiqué publié le 4 février 2026, la CFE-CGC Orange indique avoir interpellé le Premier ministre sur le déploiement de la fibre optique, qu’elle juge stratégique mais socialement sensible.</p>
<p style="text-align: justify;">Le syndicat rappelle que <em>« depuis le cyclone Chido, les salariés d’Orange à Mayotte ont tenu un rôle décisif dans la continuité républicaine des communications »</em>. Il détaille une mobilisation rapide et soutenue :<em> « rétablissement du réseau mobile dès le lendemain de la catastrophe, reconstruction des infrastructures fixes, lancement accéléré de la 5G, puis déploiement et commercialisation de la fibre optique dans un contexte de pénurie, de tensions sociales et de blocages administratifs répétés ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Face à l’ampleur des dégâts, la CFE-CGC Orange explique que <em>« le choix de ne pas simplement « remettre du cuivre sur du cuivre », mais d’accélérer une réponse durable par le déploiement de la fibre optique s’est imposé »</em>. Elle souligne que les salariés <em>« déploient et commercialisent à marche forcée un réseau fibre, non par confort, mais par sens du service public et de l’intérêt général ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Tout en soutenant cette orientation technologique, le syndicat affirme refuser <em>« un déploiement qui sacrifie l’emploi et les plus fragiles »</em>. Il met en garde contre une autre issue possible : <em>« laisser nos concitoyens dépendre durablement d’un opérateur satellitaire extra-européen, au détriment de la souveraineté numérique et de la résilience du territoire ». </em></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/04/fibre-a-mayotte-lalerte-dun-syndicat-dorange/">Fibre à Mayotte : l’alerte d’un syndicat d’Orange</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Océan Indien : la forte tempête tropicale Dudzai sous surveillance</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/19/ocean-indien-la-forte-tempete-tropicale-dudzai-sous-surveillance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 02:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Dudzai]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Ocean indien]]></category>
		<category><![CDATA[Rodrigues]]></category>
		<category><![CDATA[Tempête tropicale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=44949</guid>

					<description><![CDATA[<p>Devenu forte tempête tropicale après avoir été cyclone intense, Dudzai longe l’archipel des Mascareignes. La Réunion reste à l’écart, mais Rodrigues se prépare à une nuit agitée.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/19/ocean-indien-la-forte-tempete-tropicale-dudzai-sous-surveillance/">Océan Indien : la forte tempête tropicale Dudzai sous surveillance</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il a perdu en puissance, mais pas en vigilance. Le système tropical Dudzai poursuit sa route dans le sud-ouest de l’océan Indien, rappelant combien ces phénomènes, a priori lointains, imposent un suivi attentif au regard de leur rapidité d&rsquo;évolution. Si La Réunion semble hors de danger immédiat, Rodrigues, elle, se tient en alerte face à un passage rapproché.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un cyclone rétrogradé en forte tempête tropicale</b></h2>
<figure id="attachment_4842" aria-describedby="caption-attachment-4842" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/meteo.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4842" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/meteo-300x225.jpg" alt="Mayotte, météo, vigilance, vent, pluie," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/meteo-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/meteo-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/meteo-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/meteo-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/meteo.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-4842" class="wp-caption-text">La saison cyclonique 2025-2026 pourrait être plus active que la normale dans le sud-ouest de l’océan Indien, avec jusqu’à 14 tempêtes attendues.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Né au tout début du mois de janvier dans les eaux chaudes du bassin sud-ouest de l’océan Indien, Dudzai a connu une évolution rapide et classique : perturbation tropicale, dépression, tempête baptisée, puis cyclone tropical intense autour de la mi-janvier. Une trajectoire fulgurante, typique de cette saison cyclonique où l’atmosphère et l’océan conjuguent parfois leurs excès.</p>
<p style="text-align: justify;">Dimanche 18 janvier, le système a toutefois perdu de sa force, rétrogradant au stade de tempête tropicale. Il se situait alors à plus de 400 kilomètres au nord-est de La Réunion, avec des vents moyens proches de 100 km/h et des rafales bien plus soutenues sur mer. Suffisant pour attirer l’attention des prévisionnistes, mais pas encore pour déclencher d&rsquo;alerte sur l’île.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Rodrigues en première ligne</b></h2>
<figure id="attachment_4664" aria-describedby="caption-attachment-4664" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/image-jpg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4664" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/image-jpg-300x169.webp" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/image-jpg-300x169.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/image-jpg-768x434.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/image-jpg-150x85.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/image-jpg-696x393.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/image-jpg.webp 885w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-4664" class="wp-caption-text">Formés surtout à l’est du bassin de l&rsquo;océan Indien, les cyclones attendus cette saison pourraient surtout concerner les Mascareignes, Madagascar et le sud du canal du Mozambique (illustration/DR)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Si La Réunion observe à distance, Rodrigues, elle, se prépare. Selon les dernières analyses de Météo-France, Dudzai se trouve à environ 300 kilomètres à l’est-nord-est de l’île, désormais placée en alerte cyclonique de niveau 3. La nuit de dimanche à lundi s’annonce décisive : la tempête devrait passer au plus près, à une distance encore incertaine, comprise entre 50 et 150 kilomètres.</p>
<p style="text-align: justify;">Le phénomène se déplace à près de 13 km/h et pourrait générer des rafales atteignant 150 km/h en mer. Une houle marquée et des conditions maritimes dangereuses sont attendues, accompagnées d’un risque de fortes pluies et de coups de vent temporaires. La population rodriguaise se prépare à un épisode bref mais potentiellement perturbant.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La Réunion épargnée, mais une forte houle attendue</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Après son passage au large de Rodrigues, Dudzai devrait poursuivre sa route vers le sud-est de La Réunion, en restant à environ 300 kilomètres de l’île entre lundi soir et mardi matin. À cette distance, les scénarios actuels écartent un impact direct : pas de vents destructeurs ni de pluies significatives attendues sur les terres réunionnaises.</p>
<p style="text-align: justify;">La vigilance ne disparaît pas pour autant. Une ré-intensification temporaire au stade de cyclone tropical reste possible en début de semaine, avant que le système ne s’engage vers des latitudes plus tempérées et ne perde rapidement ses caractéristiques tropicales. Seule la houle cyclonique pourrait rappeler son passage, en rendant la mer plus dangereuse sur les côtes exposées.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/19/ocean-indien-la-forte-tempete-tropicale-dudzai-sous-surveillance/">Océan Indien : la forte tempête tropicale Dudzai sous surveillance</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Cyclone Grant : passage au large, vigilance dans l’océan Indien</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/29/cyclone-grant-passage-au-large-vigilance-dans-locean-indien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 02:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone tropical Grant]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Météo-France]]></category>
		<category><![CDATA[Saison cyclonique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=43933</guid>

					<description><![CDATA[<p>Né loin à l’est de La Réunion, le cyclone tropical Grant monte en puissance mais garde ses distances. Pour l’instant, l’océan s’agite surtout sur les cartes de Météo-France, pas sur les rivages.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/29/cyclone-grant-passage-au-large-vigilance-dans-locean-indien/">Cyclone Grant : passage au large, vigilance dans l’océan Indien</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="264" data-end="629">Il est encore jeune, plutôt compact, mais déjà très regardé. Grant, devenu cyclone tropical dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 décembre 2025, trace sa route au milieu de l’océan Indien, à plus de 3 200 kilomètres de La Réunion. Suffisamment loin pour ne pas inquiéter, assez intense pour rappeler que la saison cyclonique 2025-2026 n’a pas l’intention de rester discrète.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="636" data-end="676"><strong>Un cyclone en pleine montée en gamme</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="678" data-end="1077">Grant a franchi un cap symbolique : celui du cyclone tropical. Depuis la fin de la nuit du 28 décembre, le système s’est renforcé et devrait poursuivre son intensification à un rythme désormais plus soutenu, selon Météo-France. À ce stade, les vents moyens atteignent environ 130 km/h sur mer, avec des rafales flirtant avec les 185 km/h, tandis que la pression au centre descend à 982 hectopascals.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1079" data-end="1339">Particularité : Grant n’est pas un géant des vents. Sa taille est inférieure à la moyenne des cyclones de la zone, ce qui ne l’empêche pas d’afficher une belle rigueur. Un peu comme ces sprinteurs discrets qui doublent d&rsquo;autres sportifs dans la dernière ligne droite.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1346" data-end="1395"><strong>Une trajectoire surveillée, mais sans urgence</strong></h2>
<figure id="attachment_24228" aria-describedby="caption-attachment-24228" style="width: 200px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-24228" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3-225x300.jpg" alt="La Réunion, cyclone, Garance, routes, " width="200" height="266" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a><figcaption id="caption-attachment-24228" class="wp-caption-text">L&rsquo;an dernier, le passage du cyclone Garance, le 28 février 2025, laissaient des dégâts sans précédent sur l&rsquo;île de La Réunion.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1397" data-end="1700">Actuellement situé à l’est de La Réunion, Grant se déplace vers l’ouest-sud-ouest à environ 20 km/h. Les scénarios envisagés pour les prochains jours le maintiennent à bonne distance des terres habitées. D’ici le 2 janvier 2026, il devrait encore se trouver à plus de 500 kilomètres au nord-est de Rodrigues.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1702" data-end="2071">Pour La Réunion et Mayotte, le message est clair : aucune influence directe n’est attendue dans les cinq prochains jours et aucune alerte cyclonique n’est en cours. Au-delà, les météorologues restent prudents. La trajectoire, l’intensité et même la taille du phénomène peuvent encore évoluer.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2078" data-end="2129"><strong>Une saison déjà bien lancée dans l’océan Indien</strong></h2>
<figure id="attachment_24178" aria-describedby="caption-attachment-24178" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24178" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-300x225.jpg" alt="La Réunion, cyclone, Garance, alerte rouge," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-24178" class="wp-caption-text">Les Réunionnais scrutent l’horizon, attentifs au moindre signe annonciateur de l’approche d’un cyclone.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2131" data-end="2379">Grant n’est pas un cas isolé. La saison cyclonique a démarré plus tôt que d’habitude dans le sud-ouest de l’océan Indien. Après Awo et Blossom, les prévisions tablent sur une activité proche, voire légèrement supérieure à la normale pour 2025-2026.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2131" data-end="2379">Entre neuf et quatorze systèmes pourraient ainsi voir le jour dans le bassin, dont environ six susceptibles d’atteindre le stade de cyclone tropical. Autrement dit, Grant ouvre peut-être une longue série. Pour les îles de la région, l’enjeu sera moins de céder à l’inquiétude que de rester attentives : l’océan, lui, n’a clairement pas dit son dernier mot.</p>
<p data-start="2381" data-end="2737" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/29/cyclone-grant-passage-au-large-vigilance-dans-locean-indien/">Cyclone Grant : passage au large, vigilance dans l’océan Indien</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Colloque à Mayotte : tirer les leçons de Chido</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/16/colloque-a-mayotte-tirer-les-lecons-de-chido/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 02:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil départemental de La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[conseil départemental de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Cyrille Melchior]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=43482</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un an après le passage de Chido, Mayotte se réinvente. Le colloque qui s’est ouvert ce lundi au sein de l’hémicycle Younoussa Bamana combine réflexion scientifique, dialogue institutionnel et espoir pour l’avenir de l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/16/colloque-a-mayotte-tirer-les-lecons-de-chido/">Colloque à Mayotte : tirer les leçons de Chido</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le cyclone Chido a frappé Mayotte il y a un an, laissant derrière lui un sentiment de désolation et l’impression que l’île, déjà fragile, ne se relèverait pas. Mais le colloque <em>« Mayotte à l’épreuve de Chido »</em> change la donne. Durant deux jours, chercheurs, juristes et élus vont analyser en profondeur les vulnérabilités du territoire, mais surtout identifier des leviers durables pour le développement et la résilience de l’île. Entre témoignages poignants, analyses scientifiques et coopération régionale avec La Réunion, l’événement offre un souffle de lucidité et d’espoir, et trace un cap pour reconstruire Mayotte face aux risques climatiques.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Penser l’avant et l’après Chido : la population au centre</b></h2>
<figure id="attachment_43502" aria-describedby="caption-attachment-43502" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43502" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, Vahibé 1, école, établissement scolaire, cyclone, Chido, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-43502" class="wp-caption-text">L&rsquo;entrée de l&rsquo;école de Vahibé 1 : un an après le cyclone Chido, Mayotte porte encore les stigmates de la catastrophe.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Philippe Charpentier, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université de Mayotte, a ouvert le colloque en posant une question simple mais fondamentale : <em>« S’engager dans un projet, c’est produire quelque chose qui dure. Mais cette œuvre sera-t-elle celle d’une seule personne ou celle de la population ? Et quels habitants solliciter ? Les jeunes, qui seront les adultes de demain ? Les personnes migrantes ? Les personnes les plus vulnérables ? ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">L’idée était claire : reconstruire Mayotte ne peut se faire sans réfléchir à la participation et à la place de tous ses habitants. Georgeta Steca, anthropologue, a apporté un éclairage venu du terrain : <em>« Ce n’est pas une catastrophe naturelle, mais une catastrophe politique »</em>, lui rapportait un habitant au lendemain de Chido. Elle a partagé les travaux réalisés avec ses étudiants, basés sur des témoignages directs des personnes touchées.</p>
<p style="text-align: justify;">Les souffrances des enfants et des étudiants ont été particulièrement mises en avant : traumatisés par le cyclone, beaucoup n’ont pas bénéficié d’un suivi psychologique. L’<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/10/unicef-france-salarme-de-la-situation-des-enfants-a-mayotte/">UNICEF</a> avait déjà alerté sur ce point. Cette dimension humaine donne au colloque un ton à la fois scientifique et profondément humain : un moment qui fait du bien au cœur, tout en pointant des failles à corriger.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L’eau, fil conducteur des vulnérabilités mahoraises</b></h2>
<figure id="attachment_20428" aria-describedby="caption-attachment-20428" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-20428" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani-300x202.jpg" alt="Mayotte, eau, crise, choléra, ARS," width="300" height="202" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani-300x202.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani-150x101.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani-696x470.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-20428" class="wp-caption-text">À Mayotte, les bornes fontaines et rampes d’eau, qui assurent moins de 1 % de la consommation totale, restent pourtant vitales pour plus de 30 % de la population non raccordée, une vulnérabilité aggravée depuis le cyclone Chido.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’eau est au cœur de la vulnérabilité de Mayotte. Loïc Grard a rappelé que 30 % de la population n’a toujours pas accès à l’eau courante, tandis que Damien Devault, spécialiste en écotoxicologie marine, a dressé un tableau inquiétant.<em> « Mayotte est un territoire déforesté, avec une forte érosion des sols. L’urbanisation et la montée du niveau de la mer fragilisent la ressource en eau. Durant Chido, le réseau d’eau, électrique et routier s’est effondré ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">95 % de l’eau potable de l’île dépend directement de la pluie et des nappes phréatiques, le dessalement ne représentant que 5 %. Cette dépendance extrême rend Mayotte particulièrement vulnérable aux aléas climatiques. Les chercheurs en psychologie et sociologie des crises, Maud Devès, Clara Duchet et Louise Le Vagueresse, ont montré que ce déficit ne se limite pas à un problème matériel : il affecte profondément le quotidien et le bien-être des habitants, accentuant le traumatisme post-cyclonique, notamment chez les enfants.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Enjeux environnementaux et responsabilité de l’État : Mayotte face à l’avenir</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="317" data-end="527">Après avoir exploré l’humain et l’eau, la matinée du colloque s’est tournée vers les défis économiques et environnementaux, ainsi que vers la coopération régionale, autant de leviers pour l’avenir de Mayotte.</p>
<figure id="attachment_43525" aria-describedby="caption-attachment-43525" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43525" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/colloque-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/colloque-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/colloque-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/colloque-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/colloque-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/colloque-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/colloque.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43525" class="wp-caption-text">De nombreux experts sont intervenus à l&rsquo;occasion du premier jour du colloque.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="529" data-end="1081">Victor Bianchi, spécialiste en sciences économiques, a jeté un regard lucide sur l’économie informelle, souvent critiquée mais ici salvatrice :<em> « C’est une économie de survie, plus ou moins morale, qui encadre les activités humaines dans les grandes villes. À Mayotte, elle a été malgré tout indispensable après la catastrophe ».</em> Une économie qui a permis à l’île de tenir debout… mais qui ne suffit pas à combler toutes les lacunes. Un an après Chido, de nombreux Mahorais n’ont toujours pas été indemnisés, révélant les limites de la reconstruction.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1083" data-end="2094">Puis Vincent Roux, docteur en droit, est monté au créneau pour parler de ce qui reste invisible mais fondamental : l’environnement. Pour lui, Chido n’est pas seulement un événement ponctuel, mais un accélérateur d’un processus écologique à long terme. Forêts, mangroves, lagon, reliefs volcaniques… autant de zones fragiles qui ont subi vents, vagues, ruissellements et glissements de terrain. Les sols érodés, les plages fragilisées, les mangroves endommagées… tous ces dommages mettent en lumière les limites d’un développement territorial qui ignore le climat. <em>« Ces perturbations exigent une approche intégrée du droit de l’environnement et des politiques climatiques »,</em> alerte-t-il, rappelant que l’absence de plan de prévention ou de consolidation de certaines zones pourrait engager la responsabilité de l’État. Submersion marine, dérèglements climatiques, volcan sous-marin susceptible de provoquer séismes et tsunamis : Chido est un signal d’alerte, et Mayotte n’a pas le droit à l’improvisation.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2822" data-end="3157">Entre réalisme et optimisme, c&rsquo;est ce qui fait aujourd’hui la force du colloque : au-delà des dégâts, Mayotte peut se projeter, avec des outils, des experts et des partenaires, vers un développement durable et une résilience accrue. Le cyclone n’a pas enterré l’île, il lui a, d&rsquo;une certaine façon, montré la route à suivre.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/16/colloque-a-mayotte-tirer-les-lecons-de-chido/">Colloque à Mayotte : tirer les leçons de Chido</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Musicale Plage : Des « Vacances de ouf » pour tourner la page de Chido</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/11/musicale-plage-des-vacances-de-ouf-pour-tourner-la-page-de-chido/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 01:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bandrélé]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[plage Musicale]]></category>
		<category><![CDATA[Secours populaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un an après le cyclone Chido, plus de 500 enfants de Mayotte, de La Réunion et de Madagascar s’apprêtent à envahir la plage Musicale de Bandrélé pour une journée de jeux, de solidarité et de grand air. Une parenthèse joyeuse dans une île qui tente encore de panser ses plaies.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/11/musicale-plage-des-vacances-de-ouf-pour-tourner-la-page-de-chido/">Musicale Plage : Des « Vacances de ouf » pour tourner la page de Chido</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, le Secours populaire ne compte plus les allers-retours : huit missions en douze mois, c’est presque un abonnement fidélité. Mais derrière cette cadence soutenue, une volonté tenace : accompagner les habitants après les catastrophes successives et soutenir un tissu associatif parfois épuisé mais déterminé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 13 décembre prochain, l’organisation organise une journée <em>« Vacances de Ouf à Mayotte »</em> histoire de rappeler que l’île ne se résume ni à ses problèmes, ni à ses ruines, et que les enfants, eux, n’ont pas renoncé à retrouver le goût du rire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Après Chido, reconstruction des possibles </strong></h2>
<figure id="attachment_32395" aria-describedby="caption-attachment-32395" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32395" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-225x300.jpg" alt="Mayotte, Chido, cyclone, établissement scolaire, école," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8.jpg 720w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32395" class="wp-caption-text">Chido a été particulièrement éprouvant pour les enfants de Mayotte, qui ont vu, en plus de leurs habitations, leurs établissements scolaires et leurs lieux de jeux, ravagés par le cyclone.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1004" data-end="1321">Lorsque Chido a balayé Mayotte il y a un an, le 14 décembre 2024, entraînant dans son sillage inondations, destructions et une précarité renforcée, le Secours populaire a été l’une des premières organisations à se mobiliser. Collectes, acheminements de matériel, soutien aux associations locales : une mécanique solidaire désormais rodée.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1323" data-end="1674">Depuis, les équipes sont revenues sept fois pour structurer une réponse durable. Leur huitième mission, conduite par une délégation nationale composée de Danielle Alexandre, Christian Causse, Corinne Makowski et Michaël Pozo, doit permettre d’évaluer les besoins, consolider les projets lancés et ouvrir de nouveaux partenariats dans l’océan Indien.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1676" data-end="2155">Au menu : santé de proximité, lutte contre les maladies hydriques, accès à l’eau potable (750 filtres distribués à Kaweni en novembre dernier), permettant à 5 000 personnes de boire sainement, mais aussi réouverture d’espaces éducatifs. L’école Gnumba ya Wanatsa, spécialement destinée aux enfants non scolarisés, a repris vie pour offrir remise à niveau, accompagnement et réintégration progressive dans le système scolaire. Une brèche de stabilité dans un quotidien souvent incertain.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1676" data-end="2155"><strong>Le pouvoir des sourires</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2214" data-end="2491">Le 13 décembre, la plage Musicale de Bandrélé se transformera en gigantesque cour de récréation à ciel ouvert. Plus de 500 enfants, venus de Mayotte, de La Réunion et de Madagascar, s’y retrouveront pour une journée de loisirs qui a tout d’un antidote aux mois de chaos passés.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2493" data-end="2953">Au programme dès 9 heures du matin : beach-volley, football, aquagym, paddle, kayak, plongée avec palmes et tuba, trampoline géant, châteaux gonflables… La liste ressemble à celle d’un catalogue de vacances, sauf qu’ici la récré a un supplément d’âme. Entre deux plongeons, les enfants participeront à des ateliers de sensibilisation à l’environnement, à la santé, à l’eau et même à l’insertion professionnelle, parce qu’on peut très bien apprendre en t-shirt mouillé. Un pique-nique partagé scellera ce vivre-ensemble tant chahuté sur l’île. Puis un concert d’artistes locaux clôturera la journée, comme une façon d’ancrer la fête dans le territoire.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2955" data-end="3137"><strong>Une île qui veut réinventer son avenir </strong></h2>
<figure id="attachment_24183" aria-describedby="caption-attachment-24183" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Carnaval-3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24183" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Carnaval-3-300x200.jpg" alt="carnaval, Koungou, fête, masques, développement durable" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Carnaval-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Carnaval-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Carnaval-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Carnaval-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Carnaval-3.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-24183" class="wp-caption-text">Pour les enfants, tous les moyens sont bons pour retrouver le sourire après une année particulièrement éprouvante.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3194" data-end="3424">Car au-delà de cette parenthèse festive, l’enjeu est bien là : montrer un autre visage de Mayotte. Celui d’une population éprouvée par les difficultés mais digne, d’un tissu associatif combatif, d’initiatives qui fleurissent malgré, parfois des obstacles et des vents contraires.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3426" data-end="3760">Les projets soutenus par le Secours populaire s’inscrivent dans cette logique : accompagner des agriculteurs dans la relance de leurs cultures (bananiers notamment), déployer un<em> « Sport’bus »</em> pour proposer des activités aux jeunes en errance, ou encore soutenir les traditionnelles opérations des Pères Noël verts ce mois de décembre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3762" data-end="4185" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Un an après Chido, la reconstruction matérielle avance, lentement. La reconstruction symbolique, elle, se joue aussi dans des moments comme ces<em> « Vacances de Ouf ».</em> Un rappel que l’île ne se définit pas seulement par ses crises mais par sa capacité à inventer des réponses collectives. Et peut-être, comme les enfants le feront sur la plage de Bandrélé, à prendre une grande inspiration et replonger vers des jours meilleurs.</p>
<p data-start="3762" data-end="4185" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/11/musicale-plage-des-vacances-de-ouf-pour-tourner-la-page-de-chido/">Musicale Plage : Des « Vacances de ouf » pour tourner la page de Chido</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Mayotte : le sénateur Oili dénonce un plan de refondation « vague et irréaliste » face aux risques naturels</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/25/mayotte-le-senateur-oili-denonce-un-plan-de-refondation-vague-et-irrealiste-face-aux-risques-naturels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 02:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Risques naturels]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Omar Oili]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<category><![CDATA[Sénateur]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie quinquennale]]></category>
		<category><![CDATA[Tsunami]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=33952</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le sénateur Saïd Omar Oili dénonce l’impréparation du Gouvernement face aux risques naturels à Mayotte et promet une contre-analyse d’ici fin août.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/25/mayotte-le-senateur-oili-denonce-un-plan-de-refondation-vague-et-irrealiste-face-aux-risques-naturels/">Mayotte : le sénateur Oili dénonce un plan de refondation « vague et irréaliste » face aux risques naturels</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="781" data-end="1585">Le sénateur Saïd Omar Oili <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/20/said-omar-oili-pas-convaincu-par-le-rapport-sur-la-strategie-quinquennale-de-refondation-de-mayotte/">poursuit sa critique</a> de la stratégie quinquennale pour la reconstruction et le développement de Mayotte, présentée au Comité interministériel des Outre-mer le 9 juillet. Dans un communiqué transmis à la presse, jeudi 24 juillet 2025, il annonce la transmission d’une contribution écrite au ministre des Outre-mer, Manuel Valls, d’ici la fin du mois d&rsquo;août 2025. Le parlementaire entend y prioriser les politiques publiques majeures pour l’avenir de l’île.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="781" data-end="1585">Première cible : la gestion des risques naturels, qu’il juge mal cadrée, imprécise et insuffisamment financée. Il estime que ce chapitre, pourtant crucial notamment après le passage du cyclone Chido, <em>« doit être revu en définissant des priorités, en précisant les acteurs et les moyens humains avec un calendrier réaliste pour atteindre des objectifs précis et quantifiables. »</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1592" data-end="1663"><strong data-start="1596" data-end="1663">Un plan jugé déconnecté du terrain et élaboré sans concertation</strong></h2>
<figure id="attachment_23933" aria-describedby="caption-attachment-23933" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23933" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--300x225.jpg" alt="Mayotte, nature dévastée, Cyclone Chido, environnement, arbres cassés, dégâts," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste--1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Paysage-devaste-.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23933" class="wp-caption-text">Le sénateur Oili réclame une évaluation indépendante de la gestion de la crise Chido (photographie/DR)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1665" data-end="2103">Dans ce communiqué, Saïd Omar Oili revient d’abord sur les conditions de présentation de la stratégie quinquennale pour la reconstruction et le développement de Mayotte 2026-2031, soumise, d&rsquo;après lui, <em>« sans concertation préalable avec les élus »,</em> bien qu’il s’agisse selon lui d’<em>« une feuille de route pour la mise en œuvre de la loi de programmation et de refondation de Mayotte ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2105" data-end="2633">Le sénateur indique qu’il transmettra d’ici fin août prochain, au ministre des Outre-mer, une analyse détaillée, précisant :<em> « Ma contribution va prioriser les politiques publiques majeures pour le développement et la refondation de Mayotte. »</em> Il déplore en particulier le traitement réservé à la politique de prévention des risques : <em>« Le contenu du rapport est loin d’être satisfaisant dans le domaine des risques naturels »</em>, écrit-il, évoquant une stratégie trop générale, des objectifs mal définis, et une absence de moyens identifiés.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2640" data-end="2717"><strong data-start="2644" data-end="2717">Des objectifs flous et une gouvernance incertaine</strong></h2>
<figure id="attachment_21822" aria-describedby="caption-attachment-21822" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21822" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF-300x180.jpg" alt="" width="300" height="180" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF-300x180.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF-150x90.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF-696x418.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Verdon-kwassa-PAF.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21822" class="wp-caption-text">La politique sécuritaire de l’État à Mayotte contre l&rsquo;immigration est également <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/17/mayotte-une-strategie-quinquennale-ambitieuse-face-aux-limites-persistantes-de-la-lutte-contre-limmigration-clandestine/">remise en cause</a> par le sénateur, qui appelle à une approche plus équilibrée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2719" data-end="3260">Dans la fiche d’analyse transmise en complément du communiqué, le sénateur examine la section 3.1.1 de la stratégie quinquennale, intitulée <em data-start="2840" data-end="2891">« Protéger les Mahorais face aux aléas naturels »</em>. Il critique d’abord le cadre d’ensemble du plan : <em>« Cet intitulé ne semble pas approprié : il aurait été plus logique de partir d’un bilan de l’existant dans ce domaine ».</em> Il pointe également l’absence de mention du volcan sous-marin Fani Maoré, alors que le risque sismo-volcanique est mentionné ailleurs, notamment pour justifier la construction d’une piste longue.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3262" data-end="3563">La critique se concentre aussi sur les insuffisances opérationnelles : <em>« Faut-il en conclure que les moyens humains destinés à ces objectifs sont insuffisants ? »</em> interroge-t-il, en référence à un groupe de travail entre la Préfecture et la DEAL, et à la mention d’un renforcement temporaire du Service Interministériel de Défense et de Protection Civiles de la Préfecture (SIDPC).</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3565" data-end="4102">D&rsquo;après lui, l&rsquo;objectif 11, tel que formulé dans le document, est jugé trop vague : <em>« Sa rédaction s’apparente plus à des enjeux qu’à des objectifs précis et quantifiables »,</em> met-il en avant. Il en déduit que les effets attendus sont <em>« trop vagues</em> » et que le <em>« déroulement prévisionnel »</em> proposé dès 2025 présente une série d’actions <em>« très foisonnante avec une absence de priorités »</em>. Plus inquiétant, il note <em>« une absence de clarification de la gouvernance »</em> et s’interroge sur l&rsquo;existence d&rsquo;un référent opérationnel : <em>« Qui a en charge l’animation et la mise en œuvre au niveau local ? »</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4109" data-end="4206"><strong data-start="4113" data-end="4206">Un doute croissant sur la sincérité de l’État</strong></h2>
<figure id="attachment_27506" aria-describedby="caption-attachment-27506" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27506" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg" alt="Mayotte, volcan, Fani Maoré, BRGM, REVOSIMA, IFREMER," width="300" height="171" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--150x86.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan-.jpeg 664w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-27506" class="wp-caption-text">Alors que le volcan « Fani Maoré », à l&rsquo;Est de Petite-Terre provoque une dizaine de secousses sismiques par jour à Mayotte, la stratégie gouvernementale ne prévoit pas la création d’un observatoire local, regrette le sénateur.<br />(photographie d&rsquo;illustration/MAYOBS – IPGP/CNRS/Ifremer/BRGM)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4208" data-end="4601">Dans son communiqué, le sénateur rappelle plusieurs amendements qu’il avait portés dans le cadre de la loi de refondation pour la reconstruction de Mayotte. L’un visait à instaurer un observatoire sismo-volcanique pour Fani Maoré. Adopté à l’Assemblée nationale, il a été supprimé en commission mixte paritaire (CMP). Pour Saïd Omar Oili, cela <em>« fait douter de la volonté d’un renforcement des moyens locaux dans le domaine des risques naturels ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4603" data-end="4844">Il souligne aussi que la surveillance des phénomènes volcaniques reste assurée par l’Observatoire du Piton de la Fournaise, basé sur l&rsquo;île de La Réunion, ce qui <em>« donne un argument supplémentaire (&#8230;) pour la création de cet observatoire »</em> directement à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4846" data-end="5109">Deux autres amendements avaient pourtant été retenus : l’un sur un bilan des dispositifs ORSEC <em>« au plus tard au 1er mars 2026 »</em>, non mentionné dans le rapport, l’autre sur <em>« la création d’une réserve de moyens destinée à la sauvegarde et au soutien des populations ». </em>Le sénateur évoque enfin l’annonce d’un retour d&rsquo;expérience sur le cyclone Chido, prévue pour septembre 2025, mais regrette que sa méthodologie ne soit pas précisée : <em>« Ce RETEX constitue une pièce importante à cette évaluation de la gestion de crise de Chido. Toutefois, en raison de son origine, l’administration, ne peut être considérée comme objective, n’ayant pas la démarche du contradictoire instaurée par une commission d’enquête ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5565" data-end="5818">Pour Saïd Omar Oili, ce chapitre crucial<em> « doit être revu »</em> en profondeur. Il en fait le point de départ de sa future contribution, en cours d’élaboration, et ambitionne d’ouvrir un débat de fond sur l’avenir institutionnel et opérationnel de l’île.</p>
<p data-start="5565" data-end="5818">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/25/mayotte-le-senateur-oili-denonce-un-plan-de-refondation-vague-et-irrealiste-face-aux-risques-naturels/">Mayotte : le sénateur Oili dénonce un plan de refondation « vague et irréaliste » face aux risques naturels</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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