<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Comores|Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
	<atom:link href="https://lejournaldemayotte.yt/tag/comoresmayotte/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/comoresmayotte/</link>
	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Mon, 24 Feb 2025 22:45:33 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/favicon-jdm-150x150.png</url>
	<title>Archives des Comores|Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/comoresmayotte/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Comores : Un plan d’aide aux mosquées et madrasas détruits à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/02/25/comores-un-plan-daide-aux-mosquees-et-madrasas-detruits-a-mayotte/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2025/02/25/comores-un-plan-daide-aux-mosquees-et-madrasas-detruits-a-mayotte/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Kemba]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 22:45:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Comores|Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/2025/02/25/comores-un-plan-daide-aux-mosquees-et-madrasas-detruits-a-mayotte/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les autorités comoriennes, le muftorat de la République, les chefs religieux et des maîtres coraniques se mobilisent pour collecter des fonds qui seront remis aux responsables en charge de la gestion des mosquées et écoles coraniques détruits à Mayotte par le cyclone Chido, le 14 décembre dernier.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/02/25/comores-un-plan-daide-aux-mosquees-et-madrasas-detruits-a-mayotte/">Comores : Un plan d’aide aux mosquées et madrasas détruits à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Un plan d’aide au profit des mosquées et des madrasas de Mayotte a été annoncé, dimanche 23 février à l’occasion d’une cérémonie organisée au Palais du peuple à Moroni en présence du président comorien, Azali Assoumani, de la première dame des Comores, Ambari Darouech Azali, du Mufti, des membres du gouvernement et des députés. « <em>Un appel à don a été lancé officiellement</em> », a indiqué le journal Al-watwan qui précise que les fonds seront versés à des structures de Mayotte qui s’occupent de l’entretien et de la gestion des mosquées et des madrasas de l’île.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>Pas de chiffres communiqués</strong></p>
<figure id="attachment_59470" aria-describedby="caption-attachment-59470" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-59470" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/02/comores3-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /><figcaption id="caption-attachment-59470" class="wp-caption-text">La secrétaire générale de l’Association, venue de Mayotte</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’initiative vient de l’association « <em>Wuzuri wa Dini</em> » dont la représentante de Mayotte, Kouroussa Ombad, a fait le déplacement à Moroni pour « <em>faire le bilan des 5 ans d’existence de notre structure</em> » mais aussi « <em>voir comment nous mobiliser en faveur des mosquées détruites après le passage du cyclone Chido</em> », le 14 décembre dernier. « <em>Cet événement est une occasion non seulement de faire le point sur le chemin parcouru, mais également pour nous mobiliser pour la cause commune qui nous tient à cœur, celle qui consiste à collecter des fonds destinés à la population de Mayotte durement touchée par le cyclone Chido en décembre dernier </em>», a-t-elle fait savoir, citée par le journal Al-watwan.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il est difficile de se faire une idée des dégâts enregistrés dans les mosquées et madrasas à Mayotte et les besoins en reconstruction après la catastrophe. Il n’y a pas de chiffres publiés ni sur le nombre de mosquées et madrasas à construire ou à réhabiliter ni sur le coût estimatif des chantiers à mener. L’initiative a été hautement saluée par le gouvernement comorien qui a apporté son soutien total à l’association « <em>Wuzuri wa Dini</em> » dans ses actions de promotion des valeurs socio-religieuses dans les îles. L’école coranique est considérée comme le sanctuaire privilégié pour apprendre les valeurs sociales de base, lesquelles contribuent à une meilleure compréhension de l’environnement socio-religieux immédiat de l’enfant comorien.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>Promouvoir des actions d’échanges entre les îles</strong></p>
<figure id="attachment_59469" aria-describedby="caption-attachment-59469" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-59469" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/02/comores2-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /><figcaption id="caption-attachment-59469" class="wp-caption-text">L’initiative de l’association « Wuzur wa Dini » bien accueillie</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’association « <em>Wuzuri wa Dini</em> » souhaite incarner le leadership dans la défense des traditions et des principes religieux aux Comores. La structure a recruté 53 enseignants dans les îles payés grâce à des fonds propres provenant de ses activités génératrices de revenus. Son président, Moussa Adam Mbalia, très présent à Mayotte, a justifié ses actions par le souci de « <em>préserver les valeurs de l’Islam »  </em>et à lutter contre le fanatisme religieux. « <em>Dès le départ, notre mission est de lutter contre la délinquance, de promouvoir l’entente entre nos îles et de nous opposer fermement à toute forme de radicalisme de l’Islam</em>», a-t-il ajouté.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le président comorien n’a pas manqué de souligner la nécessité de soutenir toutes les bonnes volontés pour accompagner les habitants de Mayotte à se relever progressivement du cyclone Chido. Azali Assoumani a rendu hommage à l’association « <em>Wuzur wa Dini</em> » et à la délégation de Mayotte avant de faire savoir que « <em>quelles que soient les erreurs de l’histoire de part et d’autre, nous devons rester unis et solidaires les uns des autres et promouvoir des actions d’échanges et de partage pour asseoir un vivre-ensemble durable dans nos îles</em>».</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>A.S.Kemba, Moroni</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/02/25/comores-un-plan-daide-aux-mosquees-et-madrasas-detruits-a-mayotte/">Comores : Un plan d’aide aux mosquées et madrasas détruits à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lejournaldemayotte.yt/2025/02/25/comores-un-plan-daide-aux-mosquees-et-madrasas-detruits-a-mayotte/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rétablissement des liaisons maritimes entre Mayotte et Anjouan</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2024/12/24/retablissement-des-liaisons-maritimes-entre-mayotte-et-anjouan/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2024/12/24/retablissement-des-liaisons-maritimes-entre-mayotte-et-anjouan/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 12:48:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Comores|Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/2024/12/24/retablissement-des-liaisons-maritimes-entre-mayotte-et-anjouan/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre des rapatriements humanitaires effectués par la France pour les ressortissants étrangers présents à Mayotte, l’État annonce avoir réquisitionné les bateaux de la SGTM pour permettre le rétablissement de la ligne maritime entre Mayotte et l’Union des Comores (Anjouan) à compter du 25 décembre. Tous les ressortissants comoriens, sans conditions de statut et [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2024/12/24/retablissement-des-liaisons-maritimes-entre-mayotte-et-anjouan/">Rétablissement des liaisons maritimes entre Mayotte et Anjouan</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans le cadre des rapatriements humanitaires effectués par la France pour les ressortissants étrangers présents à Mayotte, l’État annonce avoir réquisitionné les bateaux de la SGTM pour permettre le rétablissement de la ligne maritime entre Mayotte et l’Union des Comores (Anjouan) à compter du 25 décembre.<br />
Tous les ressortissants comoriens, sans conditions de statut et de ressources financières, pourront donc regagner leur pays.<br />
Le premier départ s’effectuera demain le 25 décembre au quai de la gare maritime internationale (Quai Ballou) à partir de 9h00. Les passagers ne pourront emporter avec eux qu’un bagage par personne.<br />
La préfecture de Mayotte communiquera les dates et horaires des prochains.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2024/12/24/retablissement-des-liaisons-maritimes-entre-mayotte-et-anjouan/">Rétablissement des liaisons maritimes entre Mayotte et Anjouan</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lejournaldemayotte.yt/2024/12/24/retablissement-des-liaisons-maritimes-entre-mayotte-et-anjouan/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tribune – « Les Mahorais veulent être français simplement mais complètement »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2022/02/16/tribune-les-mahorais-veulent-etre-francais-simplement-mais-completement/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2022/02/16/tribune-les-mahorais-veulent-etre-francais-simplement-mais-completement/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Feb 2022 00:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[orange]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Comores|Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/2022/02/16/tribune-les-mahorais-veulent-etre-francais-simplement-mais-completement/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au lendemain de l’abandon du projet de loi Mayotte, l’écrivain Mouhoutar Salim rappelle les enjeux de Mayotte française. La liberté et l’égalité déboucheront sur la fraternité, pourrions-nous résumer sa réflexion. Dans le marasme des informations quotidiennes, il nous offre une pause pour réorienter la politique menée</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2022/02/16/tribune-les-mahorais-veulent-etre-francais-simplement-mais-completement/">Tribune – « Les Mahorais veulent être français simplement mais complètement »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Si on se réfère au chapitre « Mayotte française » du Ministère des Outre-Mer, Mayotte est française depuis fort longtemps. Comment expliquer un tel attachement et un tel engagement à rester française ?</p>
<p style="text-align: justify;">Tout commence sous Louis-Philippe. « Le 25 avril 1841, le sultan ANDRIANTSOULI, d’origine malgache, cède l’île de Mayotte à la France, représentée par le Commandant PASSOT pour faire échapper l’île aux attaques venues de l’extérieur, notamment des Comores. Mayotte devient alors colonie française. L’esclavage y est aboli dès 1846. Sous le second empire, Mayotte se transforme en société de plantations, recourant à une main d’œuvre immigrée, les « travailleurs engagés ». De 1886 à 1892, la France établit un protectorat sur les trois autres îles des Comores, l’archipel est alors placé sous l’autorité du gouverneur de Mayotte.<br />
Par la loi du 25 juillet 1912, l’ensemble comorien, dont Mayotte, devient une province de la colonie de « Madagascar et Dépendances ». »</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis 1958 au congrès des notables de Mayotte à Tsoundzou 1, les Mahorais ont toujours réaffirmé leur volonté de demeurer français et de garantir ce choix par le statut stable et fort de département d’outre-mer. Voici bientôt onze ans, le 31 mars 2011, que Mayotte devenait le 5ième département d’Outre-Mer français. Traduite en termes individuels, cette revendication collective des Mahorais, poursuivait un triple objectif : échapper au destin des Comores promises à l’indépendance, garantir leur avenir français et leurs libertés et promouvoir le développement de l’île dans la République française. Onze ans plus tard, il est évident que le compte concernant cette départementalisation de Mayotte, n’y est pas.</p>
<figure id="attachment_140373" aria-describedby="caption-attachment-140373" style="width: 180px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://old1.lejournaldemayotte.com/wp-content/uploads/2021/05/Carte-villages-2017.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-140373 size-medium" src="https://old1.lejournaldemayotte.com/wp-content/uploads/2021/05/Carte-villages-2017-180x300.jpg" alt="" width="180" height="300" /></a><figcaption id="caption-attachment-140373" class="wp-caption-text">Ceintures de bidonvilles dans de nombreuses communes urbaines (Carte INSEE)</figcaption></figure>
<p><strong>Déséquilibre géographique</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>S’agissant du premier objectif</strong>, celui-ci est atteint en 1974, date à laquelle, les Comores ont choisi de devenir indépendantes, tandis que Mayotte choisissait de rester française. Cependant, cette victoire n’est pas définitive. Car chaque année, des milliers d’immigrés clandestins, viennent généralement des Comores et plus spécifiquement d’Anjouan et dans une moindre mesure de Madagascar et de la région des grands lacs, à Mayotte, pour y conforter à contrario le choix des Mahorais. Par ailleurs, les risques de convulsions politiques (plusieurs coups d’état depuis l’indépendance), de restriction des libertés publiques, du sous-développement aux Comores n’ont jamais allégé ce fardeau de la société mahoraise.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, Mayotte est donc confrontée à une croissance démographique soutenue, qui s’effectue aux deux tiers par l’accroissement naturel, avec plus de 10 000 naissances en 2021, et par le solde migratoire, lui-même résultat d’une immigration massive et d’une émigration, importante des Mahorais, ou Mahoraises, à la recherche d’un emploi, de conditions de vie meilleures, ou aussi de prestations familiales ou sociales à la Réunion ou en métropole.</p>
<p style="text-align: justify;">Mayotte avec ses faibles ressources et son exigüité, ne pourra pas supporter un tel accroissement de population. L’autosuffisance qui domine encore en milieu rural ne pourra plus répondre aux besoins des habitants. L’urbanisation massive qui se traduit par un déséquilibre géographique de plus en plus net au détriment du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, est accompagnée par le développement de ceintures de bidonvilles dans des nombreuses communes urbaines, l’insuffisance des conditions de salubrité publique, l’émergence des phénomènes de délinquance et l’évidence d’une violence juvénile à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">En conséquence, la crainte manifestée par les Mahorais et notamment par leur député Mansour Kamardine devant un « remplacement démographique », en constatant les Comoriens devenir progressivement majoritaires sur l’île et la création progressive des conditions de mise en place d’une communauté de destin entre Mayotte et les Comores planent toujours sur le territoire de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">La maitrise de la natalité est donc un impératif, et les pouvoirs publics doivent jouer un rôle moteur en la matière pour poursuivre et amplifier fortement ce qui a déjà été réalisé avec les deux précédentes campagnes de maîtrise démographique intitulé : « Bass Kandre Karamba » pour l’espacement de naissance en 1985 et celle de « 1, 2,3 Bass » en 1994 pour la limitation des naissances. Ces campagnes ont porté leurs fruits dans la population locale. Aujourd’hui, il convient de les reprendre à l’endroit des étrangers dont le taux de fécondité est deux fois plus élevé (6 enfants par femme en 2017) que les femmes nées à Mayotte (3,5 enfants par femme). Cette réduction très forte de la fécondité, indispensable vu la masse de moins de 20 ans doit aller de pair avec la lutte contre l’immigration clandestine.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« On peut être différent tout en étant égal »</strong></p>
<figure id="attachment_103804" aria-describedby="caption-attachment-103804" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://old1.lejournaldemayotte.com/wp-content/uploads/2018/09/Banderolle-bureau-étrangers-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-103804 size-medium" src="https://old1.lejournaldemayotte.com/wp-content/uploads/2018/09/Banderolle-bureau-étrangers-1-300x201.jpg" alt="" width="300" height="201" /></a><figcaption id="caption-attachment-103804" class="wp-caption-text">Les collectifs avaient manifesté en septembre 2018 devant le service des étrangers de la préfecture</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Comme le scandaient les Mahorais en 1974, « Nous voulons être français pour être libre », <strong>le second objectif</strong>, qui est celui de la protection des libertés par l’appartenance à la France, n’est donc pas non plus définitivement atteint. La volonté mahoraise dans cet objectif, se justifie tout simplement parce que les Mahorais croient profondément aux valeurs de liberté, de l’égalité et de la fraternité, et que par ailleurs, leur histoire récente comme ancienne leur a appris qu’ils avaient tout à redouter des autres statuts et notamment de l’autonomie interne et de l’indépendance et des autorités comoriennes, qui ont utilisé entre 1958 et 1975, tous les moyens juridiques et financiers de l’autonomie interne pour équiper leurs îles au détriment de Mayotte abandonnée .</p>
<p style="text-align: justify;">En 2018 par exemple, l’instrumentalisation de Mayotte par les autorités comoriennes à des fins de politique intérieure a généré une crise diplomatique conduisant au blocage de la reconduite aux Comores des étrangers en situation illégale entre le 21 mars au 6 novembre 2018. En effet, le gouvernement comorien avait décidé de ne plus réadmettre ses propres ressortissants expulsés de Mayotte au sein de l’Union des Comores. Cette situation a provoqué un des plus importants différends diplomatiques entre la France et les Comores.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette décision avait provoqué la colère d’une partie de la population et avait motivé le collectif des citoyens de Mayotte à bloquer certains services publics dont celui des migrations et de l’intégration de la Préfecture. Contrairement à une analyse assez répandue dans les milieux de l’administration française et chez de nombreux métropolitains, cette revendication mahoraise de l’égalité sociale, si légitime qu’elle ait pu paraître, n’était absolument pas à l’origine du combat politique des Mahorais (voir supra). Cependant, dans la mesure où la république est indivisible, Mayotte, une partie de la France, revendique l’égalité sociale. C’est dans ce contexte, que les Mahorais souhaitent à travers ce statut de département parachever la décolonisation, en affirmant leur droit à la ressemblance par l’application des principes républicains en voulant être français tout simplement mais complètement, en faisant valoir aussi leurs droits à la différence. On peut être différent tout en étant égal.</p>
<p style="text-align: justify;">En définitive, c’est le respect des différences (cultes, langues, cultures en somme le mode de vie) qui fonde l’égalité. Il est observé que de plus en plus des Mahorais refusent cette assignation de « sous-français » revendiquant l’extension sur le territoire de l’ensemble du droit commun. Cette égalité reste ainsi la condition sine qua non pour l’accès à la liberté et à la fraternité. Des inégalités accentuées aggravent le plus souvent la pauvreté et l’infériorité relatives, ce qui compromet tout simplement la liberté. Elle ne se réduit pas seulement à la liberté de choix, ou celle du consommateur, ou de l’électeur, mais cette liberté signifie aussi ne pas être soumis au pouvoir arbitraire des délinquants, des coupeurs de route, de la violence juvénile jusqu’à parfois à l’homicide qui progresse de façon alarmante. Ce contexte ambiant d’insécurité et la réalité de l’immigration clandestine qui apparaît comme organisée, fragilisent les équilibres sociaux et démographiques du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant et surtout, il faut résister à l’analyse des autorités parisiennes qui proposent de lutter contre l’immigration en évitant de rendre Mayotte attractive pour son environnement. En clair, cela signifie qu’il faut freiner le progrès social à Mayotte et même diminuer les droits sociaux pour que les étrangers ne soient plus tentés d’y venir. Cette idée est scandaleuse, elle doit être abandonnée. Même progressive, l’application du droit commun permettrait aux différentes communautés de vivre en parfaite cordialité. Cette conformité à la loi dissuadera les clandestins de rentrer à Mayotte comme elle punira les auteurs des délits qui minent le développement de l’île.</p>
<figure id="attachment_142082" aria-describedby="caption-attachment-142082" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://old1.lejournaldemayotte.com/wp-content/uploads/2021/09/Piste-aéroport-1-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-142082 size-medium" src="https://old1.lejournaldemayotte.com/wp-content/uploads/2021/09/Piste-aéroport-1-1-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a><figcaption id="caption-attachment-142082" class="wp-caption-text">La protection du lagon comme argument face au développement des infrastructures</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Déception</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour <strong>le développement économique et social</strong>, la poursuite du progrès à Mayotte a toujours été affichée comme une des priorités majeures dans des nombreux instruments du développement proposés par l’Etat ces dernières années : Accord du 27 janvier 2000, pacte pour la départementalisation, Mayotte 2025, Plan d’avenir pour Mayotte, Plan de convergence et Projet de loi programme pour Mayotte. Mais en pratique, rien dans les orientations définies dans ces instruments ne vient conforter cette intention d’autant plus que tous ces instruments &#8211; excepté le dernier « mort-né » projet de loi programme Mayotte -, ont été abandonnés en cours de route.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, les grandes infrastructures de désenclavent aérien (piste longue), maritime (réhabilitation du quai n°1 de Longoni), conditionnant l’ouverture de ce port, comme base arrière du projet gazier du Mozambique, et terrestre (contournement du grand Mamoudzou), impatiemment attendues par les Mahorais tardent à voir le jour. Pour des raisons dit-on de protection du lagon, d’urbanisation et de nuisances, la piste longue promise par J. Chirac, lors de sa première visite à Mayotte, en octobre 1986, alors Premier Ministre, qui avait estimé qu’il ne fallait pas « mettre la charrue avant les bœufs » et qu’il fallait donc préférer le développement au statut, et réaffirmé par plusieurs gouvernements français est reportée sine die, le billet d’avion est toujours aussi cher. Il faut rappeler ici que la France n’a pas hésité à le réaliser à Moroni, comme un cadeau de divorce à la veille de l’indépendance, et pour un trafic dix fois inférieur à celui de l’aéroport de Dzaoudzi aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faudra un véritable projet de développement économique, social et culturel remettant Mayotte sur les voies de la prospérité mais aussi de l’égalité sociale et de la responsabilité locale. Le développement de Mayotte doit davantage associer la population locale au devenir de leur île. Les Mahorais, et en particulier les jeunes, souhaitent obtenir les moyens de travailler et de créer de la valeur ajoutée. Ils ne veulent pas installer Mayotte dans un assistanat sans gloire et en réalité dangereux. Dans ce cadre, il y faudra une attention accrue aux préoccupations de la population mahoraise et de ses élus. Malgré les 1600 participants et les 16 débats authentiquement démocratiques, menés par le Préfet Colombet, en 2021, les orientations annoncées finalement par le projet de loi Mayotte ne confortent pas cette intention. Plutôt que régler les problèmes économiques et sociaux urgents, il est plus facile là encore d’agresser la société mahoraise (délinquance, violence, assainissement insuffisant, collecte et traitement des déchets insuffisant, surpeuplement et habitat insalubre, crise de l’eau), que d’apporter aux Mahorais, la sécurité, l’alignement des droits sociaux, la formation et l’emploi pour les rendre maîtres de leur destin.</p>
<p style="text-align: justify;">Salim MOUHOUTAR<br />
Auteur-Conférencier</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2022/02/16/tribune-les-mahorais-veulent-etre-francais-simplement-mais-completement/">Tribune – « Les Mahorais veulent être français simplement mais complètement »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lejournaldemayotte.yt/2022/02/16/tribune-les-mahorais-veulent-etre-francais-simplement-mais-completement/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
