<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des CMPEA - Le Journal De Mayotte</title>
	<atom:link href="https://lejournaldemayotte.yt/tag/cmpea/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/cmpea/</link>
	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Sun, 12 Apr 2026 09:03:24 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/favicon-jdm-150x150.png</url>
	<title>Archives des CMPEA - Le Journal De Mayotte</title>
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/cmpea/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>L’offre de soins en pédopsychiatrie se renforce dans le Nord de l’île</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/loffre-de-soins-en-pedopsychiatrie-se-renforce-dans-le-nord-de-lile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 01:30:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[CMP]]></category>
		<category><![CDATA[CMPEA]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Pédopsychiatrie]]></category>
		<category><![CDATA[Santé mantale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49708</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi, un deuxième centre médico-psychologique pour enfants et adolescents a ouvert dans le nord de Mayotte, avec l’objectif de rapprocher les soins et de mieux répondre aux besoins du territoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/loffre-de-soins-en-pedopsychiatrie-se-renforce-dans-le-nord-de-lile/">L’offre de soins en pédopsychiatrie se renforce dans le Nord de l’île</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans la commune de Bandraboua, la matinée n’avait rien d’une inauguration classique. Entre les prises de parole et les visites, les partenaires présents se sont prêtés au jeu d’une chasse au trésor organisée dans les locaux. Une manière simple de faire connaissance, de comprendre le rôle de chacun et de rendre plus concret le travail mené autour de la santé mentale des jeunes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une offre de soins élargie dans le nord</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Car derrière cet événement, il y a un enjeu très concret, celui d&rsquo;améliorer l’accès aux soins pour les habitants du territoire. Jusqu’à récemment, dans le nord de l’île, les consultations en pédopsychiatrie étaient limitées à une seule journée par semaine, puis deux jours à partir de 2023.</p>
<figure id="attachment_49711" aria-describedby="caption-attachment-49711" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-49711" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55-1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/ac2e64a9-9f33-4f16-a99d-6fd3cf970b55.jpg 1920w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49711" class="wp-caption-text">Le nouveau bâtiment de la CMPEA.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="719" data-end="1424">Avec l’ouverture de ce nouveau centre, l’accueil passe désormais à cinq jours sur sept pour les jeunes de 0 à 18 ans. « <em>Ça permet une offre de soins bien plus conséquente</em> », explique Virginie Briard, pédopsychiatre et cheffe du service au Centre Hospitalier de Mayotte. Une évolution importante, à la fois en termes de fréquence, mais aussi de proximité, puisque les familles du secteur de Koungou à Acoua, n’auront plus à se déplacer jusqu’à M’tsapéré.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="719" data-end="1424">De plus, l&rsquo;établissement s&rsquo;adresse désormais aux enfants comme aux adolescents, une évolution liée à l’adaptation des structures locales. « <em>Avant, on s’arrêtait à 15 ans, aujourd’hui on est sur du 0-18 ans, avec une prise en charge plus adaptée</em> », précise la pédopsychiatre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1426" data-end="2041">Une prise en charge qui repose également sur une équipe pluridisciplinaire, avec des professionnels qu’on ne retrouve pas toujours en psychiatrie adulte, comme des psychomotriciens, des orthophonistes ou encore des éducateurs. À cela s’ajoute un travail étroit avec les familles, mais aussi avec les partenaires du territoire, notamment l’Éducation nationale.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1426" data-end="2041"><strong>Des besoins importants, surtout chez les adolescents</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, les besoins sont bien identifiés, en effet, chez les plus petits, les professionnels observent surtout des troubles du développement, des retards de langage ou encore des difficultés d’apprentissage. Pour les adolescents, les situations sont souvent différentes, avec davantage de souffrances liées à des traumatismes, du harcèlement ou des troubles anxio-dépressifs. « <em>On peut être aussi face à des situations de scarification ou de tentatives de suicide</em> », ajoute Virginie Briard, en soulignant que ces problématiques restent plus fréquentes à l’adolescence.</p>
<figure id="attachment_49127" aria-describedby="caption-attachment-49127" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-49127" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49127" class="wp-caption-text">Virginie Briard, pédopsychiatre et cheffe du Centre Médico-Psychologique pour Enfants et Adolescents  (CMPEA)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne l&rsquo;accès à la structure, il se fera uniquement sur rendez-vous, soit à l’initiative des familles, soit sur orientation d’un partenaire. Enseignants, professionnels de santé, associations ou structures sociales peuvent ainsi signaler une situation préoccupante. « <em>On n’a pas une réponse identique pour tout le monde, on s’adapte vraiment au contexte</em> », insiste la cheffe de service. De plus, la prise en charge est gratuite et accessible à tous, sans condition administrative. « <em>Dès qu’un enfant est en souffrance, il ne faut pas hésiter à consulter</em> », rappelle la pédopsychiatre, en insistant sur l’importance d’une prise en charge précoce.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="t2iclb" data-start="3049" data-end="3101"><strong>Un réseau en construction et des défis à relever</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l’ouverture de ce nouveau site, c’est tout un réseau qui est en train de se former. Il s’agit du deuxième centre médico-psychologique pour enfants et adolescents sur l’île et un troisième doit ouvrir prochainement à Petite-Terre. À terme, le CHM, vise le sud de Mayotte, jugé avec un besoin urgent d&rsquo;après la spécialiste, au vu des 130 enfants déjà suivis sur deux jours et d’environ 70 enfants actuellement sur liste d’attente.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais malgré ces avancées, certains défis persistent, mais le principal reste la visibilité. « <em>Il y a encore des enfants qui ne nous sont pas adressés parce que certains partenaires ne nous connaissent pas</em> », reconnaît Virginie Briard. À cela s’ajoutent des réticences, de la part de certaines familles en lien avec des préjugés ou à la peur de la stigmatisation autour de la psychiatrie.</p>
<figure id="attachment_49712" aria-describedby="caption-attachment-49712" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-49712" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6678.jpg 1600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49712" class="wp-caption-text">Le CHM a aussi inauguré le cinquième centre médico-psychologique à Mtsamboro.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au total, une trentaine de partenaires étaient présents pour cet événement, issus de structures très diverses, comme des associations locales ou encore des réseaux de santé. Tous ont participé à cette journée pensée comme un temps d’échange, mais aussi comme un moyen de mieux coordonner les actions. Pour les familles, l&rsquo;inauguration est prévue au mois de juin, celle-ci permettra de présenter le centre ainsi que les activités qui y sont proposées.  En parallèle, le centre médico-psychologique pour adultes, ouvert en janvier dernier, a lui aussi été inauguré ce vendredi à Mtsamboro par le directeur du CHM, Jean-Michel Beaumarchais.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, la dynamique est lancée, avec l’ambition affichée de se rapprocher toujours un peu plus des besoins des familles.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/loffre-de-soins-en-pedopsychiatrie-se-renforce-dans-le-nord-de-lile/">L’offre de soins en pédopsychiatrie se renforce dans le Nord de l’île</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Les abus sont des crimes, pas des affaires de famille ! »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/31/les-abus-sont-des-crimes-pas-des-affaires-de-famille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 02:15:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[associations]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[CMPEA]]></category>
		<category><![CDATA[Harcèlement]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Victimes]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49122</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce lundi, à l'hémicycle Younoussa Bamana, professionnels, associations et habitants se sont réunis pour échanger autour des violences, du harcèlement et des liens entre relations humaines et santé mentale.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/31/les-abus-sont-des-crimes-pas-des-affaires-de-famille/">« Les abus sont des crimes, pas des affaires de famille ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="286" data-end="780">Dès le début de la matinée, l’hémicycle s’est rempli rapidement, au point que certains participants ont dû s’asseoir à même le sol pour pouvoir suivre les échanges. Ce qui prouve que le sujet intéresse et que les attentes sont fortes sur un territoire où ces questions restent encore tabou. Le public, attentif et impliqué, n’a pas hésité à intervenir, poser des questions, partager des situations vécues, que ce soit dans le cadre scolaire, professionnel ou dans la sphère privée.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="286" data-end="780"><strong>Une violence qui s’installe progressivement</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="831" data-end="1518">Les intervenants se sont succédé pour tenter de rendre compréhensibles des mécanismes parfois invisibles. La docteure Virginie Briard, pédopsychiatre et cheffe du Centre Médico-Psychologique pour Enfants et Adolescents (CMPEA), a insisté sur la manière dont les violences s’installent progressivement, loin de l’image d’un basculement brutal. « <em>Une relation perverse c’est comme un piège, on y rentre sans s’en rendre compte et c’est difficile d’en sortir</em> », explique-t-elle.</p>
<figure id="attachment_49127" aria-describedby="caption-attachment-49127" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49127" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49127" class="wp-caption-text">Virginie Briard, pédopsychiatre et cheffe du Centre Médico-Psychologique pour Enfants et Adolescents  (CMPEA)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="831" data-end="1518">Pour elle, comprendre ces mécanismes est essentiel pour repérer plus tôt les situations à risque et protéger les personnes les plus vulnérables. Les échanges ont aussi permis de rappeler une réalité encore trop souvent minimisée : « <em>les abus sont des crimes, pas des affaires de famille</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="831" data-end="1518">Un message répété plusieurs fois au cours de la matinée, dans un contexte où le poids des tabous et du silence reste important à Mayotte. « <em>La question des tabous et du silence figure dans pas mal d’affaires que nous suivons, notamment des viols, des violences intrafamiliales ou encore des violences à l’école coranique</em> », souligne la cheffe de la pédopsychiatrie au CHM, en rappelant que les mouvements de libération de la parole restent récents, surtout à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="831" data-end="1518"><strong>Comprendre les mécanismes pour mieux agir</strong></h2>
<figure id="attachment_49128" aria-describedby="caption-attachment-49128" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49128" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49128" class="wp-caption-text">Beaucoup de monde était présent au sein de L’hémicycle Younoussa Bamana ce lundi matin.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le psychologue Antoine Navalon a de son côté apporté un éclairage sur les différentes formes que peuvent prendre les violences. « <em>Toutes les violences ne fonctionnent pas de la même façon</em> », rappelle-t-il, en expliquant que le passage du conflit au harcèlement ne se fait pas par explosion mais « <em>par fixation</em> ». Il insiste aussi sur la diversité des formes de harcèlement, qu’il soit physique, psychologique ou numérique.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3159" data-end="3757">Le spécialiste explique que dans un territoire marqué par des situations de précarité et des parcours de vie parfois instables, les fragilités peuvent être accentuées. Selon lui, chez les plus jeunes, la violence est souvent visible, alors que chez les adolescents, elle tend davantage à se cacher, à se retourner contre soi, parfois sans que l’entourage ne s’en rende compte.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="idfyzf" data-start="4690" data-end="4755"><strong>Briser le silence et agir sur le territoire </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Les acteurs associatifs locaux étaient aussi présents pour partager leur expérience de terrain. Pour Philippe Novel, de l’association Haki Za Wanatsa, ce type de colloque permet de mieux comprendre les mécanismes à l’origine des violences et de rappeler que celles-ci ne naissent pas d’elles-mêmes. « <em>La violence c’est pas quelque chose qui naît comme ça, mais ça vient d’un problème de santé mentale</em> », partage-t-il. Il évoque aussi les résultats d’une enquête menée en 2021, selon laquelle 35 % des répondants déclaraient avoir été victimes de violences, dont une partie sans être sûre de pouvoir qualifier ce qu’elle avait vécu.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5345" data-end="5766">Même constat du côté de Saïrati Assimakou, présidente de l’association Souboutou Ouhédzé Jilaho, « Ose libérer ta voix », pour qui ces rencontres permettent surtout de repartir avec des outils de compréhension. « <em>La base du changement, c’est l’éducation</em> », insiste la Mahoraise, en reconnaissant toutefois le décalage entre la théorie et la réalité du terrain, notamment dans une société où certains repères éducatifs évoluent encore.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5345" data-end="5766">Parmi le public, Mélissa, mère de famille, explique être venue après avoir été confrontée au harcèlement scolaire de sa fille. « <em>À travers cette matinée j&rsquo;ai trouvé des pistes concrètes sur l’importance de la communication et de la mise en place d’un espace de confiance à la maison pour éviter que ce type de situation ne se reproduise pas</em> ».</p>
<figure id="attachment_49126" aria-describedby="caption-attachment-49126" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49126" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49126" class="wp-caption-text">Plusieurs intervenants ont pris la parole tout au long de la journée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="6307" data-end="6676">Ce colloque s’inscrit dans une démarche plus large du Centre Hospitalier de Mayotte qui organise régulièrement ce genre de rencontres pour sensibiliser la population. Une nouvelle structure doit d’ailleurs ouvrir prochainement en Petite-Terre, après celle du Nord, afin de renforcer la prise en charge sur le territoire et faciliter l’accès aux soins en pédopsychiatrie.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6678" data-end="7032" data-is-last-node="" data-is-only-node="">La journée s&rsquo;est poursuivie jusqu’à 16 heures, avec des échanges consacrés aux violences intrafamiliales et sexuelles, ainsi que des tables rondes réunissant des représentants de la loi et de la prise en charge, notamment la gendarmerie, avec pour objectif de continuer à informer, mais aussi de mieux orienter les victimes vers les dispositifs existants.</p>
<p data-start="6678" data-end="7032" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/31/les-abus-sont-des-crimes-pas-des-affaires-de-famille/">« Les abus sont des crimes, pas des affaires de famille ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CHM : Dix mois après Chido, la psychiatrie en grande souffrance</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/22/chm-dix-mois-apres-chido-la-psychiatrie-en-grande-souffrance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 02:30:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[CMP]]></category>
		<category><![CDATA[CMPEA]]></category>
		<category><![CDATA[Locaux]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Psychiatrie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=39541</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dix mois après le cyclone, l’équipe de psychiatrie de Mamoudzou alerte sur des conditions de travail "extrêmes" et réclame des locaux dignes pour ses patients, comme ses professionnels. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/22/chm-dix-mois-apres-chido-la-psychiatrie-en-grande-souffrance/">CHM : Dix mois après Chido, la psychiatrie en grande souffrance</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au Centre Hospitalier de Mayotte, trouver le service de psychiatrie relève du parcours du combattant. Les panneaux se contredisent, le personnel peine à guider les visiteurs. Depuis le cyclone Chido, le 14 décembre 2024, les bureaux ont disparu : écroulés, rasés. Les rares consultations se tiennent dans <em>« un bureau et demi »,</em> dans des espaces prêtés et partagés, souvent trop exigus pour garantir la confidentialité. Depuis ce mardi 21 octobre, l’équipe dit stop. Elle se mobilise, pour être vue, pour pouvoir travailler. Pour soigner.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Dix mois de survie</strong></h2>
<figure id="attachment_39558" aria-describedby="caption-attachment-39558" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-01-16-at-10.39.55.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-39558" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-01-16-at-10.39.55-300x225.jpeg" alt="Mayotte, CHM, psychiatrie, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-01-16-at-10.39.55-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-01-16-at-10.39.55-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-01-16-at-10.39.55-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-01-16-at-10.39.55-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-01-16-at-10.39.55-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-01-16-at-10.39.55-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-01-16-at-10.39.55-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-01-16-at-10.39.55-1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-01-16-at-10.39.55-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-01-16-at-10.39.55-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-01-16-at-10.39.55.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-39558" class="wp-caption-text">Les anciens locaux du CHM, dédiés aux consultations médico-psychologiques, en ruines après le cyclone Chido.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="707" data-end="1229">Depuis le cyclone, l’équipe jongle avec les moyens du bord. Dans un bureau prêté par la médecine interne et le juge des libertés et de la détention, les consultations s’improvisent au jour le jour. Une psychologue se déplace au Centre Médico-Psychologique Enfant et Adolescents (CMPEA) de Mtsapéré faute de bureau disponible à Mamoudzou. Les secrétaires et aides-soignants sont redéployés ailleurs, rendant le fonctionnement encore plus précaire. Depuis plusieurs mois, certaines consultations ont tout simplement cessé.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1231" data-end="1777"><em>« On se partage des bureaux depuis dix mois »,</em> souffle une soignante, lassée. <em>« On est censés récupérer les shelters actuellement à la maternité, mais ce n’est pas maintenant. Pendant ce temps, la maternité ira s’installer dans les nouveaux préfabriqués quasiment terminés sur notre ancien site. Les préfabriqués qui doivent être construits pour nous à l’extérieur, eux, ce sera dans six à neuf mois… ». </em>Derrière ces chiffres, il y a des patients en souffrance, des listes d’attente qui s’allongent et des rendez-vous impossibles à tenir.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1504" data-end="1859"><strong>Sur le papier, des solutions&#8230; </strong></h2>
<figure id="attachment_39543" aria-describedby="caption-attachment-39543" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sante-mentale-2.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-39543" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sante-mentale-2-300x225.jpeg" alt="Mayotte, CHM, psychiatrie, manifestation," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sante-mentale-2-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sante-mentale-2-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sante-mentale-2-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sante-mentale-2-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sante-mentale-2-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sante-mentale-2-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sante-mentale-2-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sante-mentale-2-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sante-mentale-2-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sante-mentale-2.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-39543" class="wp-caption-text">« En plus, on est en sous-effectif&#8230; On devrait recruter, mais sans locaux, c’est impossible. C’est vraiment très compliqué », confie une professionnelle de l&rsquo;équipe.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1858" data-end="2155">La direction du CHM a réagi à la mobilisation.<em> « Nous avons prévu d’installer des modulaires à l’identique de ce que souhaite récupérer la psychiatrie mais qui sont dédiés à la maternité »,</em> explique Jean-Michel Beaumarchais, directeur par intérim, avec un délai d’installation d’environ un mois.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2157" data-end="2432">Mais l’équipe reste sceptique. Les locaux qui leur sont proposés sont trop petits, ouverts et en nombre insuffisant pour accueillir les patients dignement ou garantir la confidentialité des consultations.<em> « C’est mieux que rien, mais ça ne suffit pas »,</em> résume un soignant.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1504" data-end="1859"><strong>&#8230; sur le terrain, l&rsquo;urgence latente </strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2434" data-end="2767">Dans le même temps, un projet plus pérenne doit offrir<em> « environ 14 bureaux en modulaire sur un espace proche du CHM »,</em> avec une livraison estimée à huit mois, rapporte la direction du CHM. <em>« La psychiatrie sera associée aux étapes chaque mois pour pouvoir suivre en toute transparence l’avancée des travaux »,</em> assure le directeur.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2769" data-end="2987">Sur le terrain, la tension reste vive. Les besoins sont immédiats, les patients attendent, et l’équipe est à bout. Pour les adultes en souffrance mentale à Mayotte, il ne reste pour l’instant que patience et courage.</p>
<p data-start="757" data-end="1100">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/22/chm-dix-mois-apres-chido-la-psychiatrie-en-grande-souffrance/">CHM : Dix mois après Chido, la psychiatrie en grande souffrance</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quand l’art soigne : à Mtsapéré, des fresques murales pour réparer les âmes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/14/quand-lart-soigne-a-mtsapere-des-fresques-murales-pour-reparer-les-ames/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/14/quand-lart-soigne-a-mtsapere-des-fresques-murales-pour-reparer-les-ames/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 02:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[art-thérapeutique]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[CMPEA]]></category>
		<category><![CDATA[fresque murale]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mtsapéré]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=26659</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au CMPEA de Mtsapéré, enfants et adolescents en souffrance redonnent vie à leur lieu de soins — une fresque pour colorer leur reconstruction.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/14/quand-lart-soigne-a-mtsapere-des-fresques-murales-pour-reparer-les-ames/">Quand l’art soigne : à Mtsapéré, des fresques murales pour réparer les âmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="" style="text-align: justify;" data-start="339" data-end="876">Tandis que la nuit se tisse lentement sur les hauteurs de Mtsapéré, une trentaine de jeunes se rassemblent, intrigués, devant les murs du Centre Médico-Psychologique Enfants et Adolescents (CMPEA). Curieux, ils observent les premiers gestes d’un projet hors du commun. Il ne s’agit pas d’un simple atelier artistique, ni d’une animation de quartier : ce qui prend forme là, entre béton et lumière, est une initiative thérapeutique, sociale et inclusive &#8211; une première à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1175" data-end="1216"><strong>Guérir par la couleur et la création</strong></h2>
<figure id="attachment_26681" aria-describedby="caption-attachment-26681" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26681" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-300x226.jpg" alt="Mayotte, CMPEA, santé mentale, Mtsapéré, fresque," width="300" height="226" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-300x226.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-1024x770.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-768x577.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-1536x1155.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-2048x1539.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-696x523.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-1068x803.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-1920x1443.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-1320x992.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26681" class="wp-caption-text">La fresque extérieure du centre, prochainement inaugurée</figcaption></figure>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="329" data-end="906">Le projet démarre un soir de mars, à 17h, devant le Centre Médico-Psychologique Enfants et Adolescents (CMPEA) de Mtsapéré. Ce soir-là, à 17h, le Dr. Briard, pédopsychiatre, une psychologue du CMPEA et des membres de l’association artistique, Mihono, tracent au marqueur les premiers contours de la fresque. Les adolescents du centre ne sont pas encore là. Seuls les regards de quelques passants du quartier assistent au coup d’envoi silencieux de ce chantier créatif.</p>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="908" data-end="1387">Quelques jours plus tard, pendant les vacances scolaires, le cœur du projet bat enfin : des enfants et des adolescents suivis au CMPEA, d’autres venus du quartier, ainsi qu’un jeune de l’association Mihono s&rsquo;approprient la fresque. Ensemble, ils transforment les murs du centre en un espace de création partagé. Le projet est né d’une intuition simple : et si la réappropriation artistique d’un lieu de soin pouvait tisser des liens, réconcilier des destins, offrir un espace de résilience ?</p>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="1389" data-end="1869">Sarah, psychologue auprès des enfants du centre, et Léa, présidente de l’association Mihono, lancent l’idée. Très vite, la Direction des Affaires Culturelles (DAC) soutient l’initiative, en finançant non seulement la fresque, mais aussi une future collaboration artistique. D’autres partenaires emboîtent le pas, tel l&rsquo;Agence Régionale de Lecture et du Livre (ARLL), qui organise des ateliers lecture aux jeunes du centre, initiative symbolique et concrète d’ouverture vers la culture.</p>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="1871" data-end="2513">« <em>Le but est de leur permettre de s’approprier ce centre, de le transformer en un lieu à leur image, un lieu de vie</em>« , explique Sandra, psychologue auprès des adolescents de 13 à 18 ans. « <em>Beaucoup d’entre eux ont connu le rejet et la violence. Ici, ils retrouvent une place.</em> » Le projecteur est en place. Des bénévoles d&rsquo;une association sécurisent les lieux. La majorité des jeunes qui participent à la fresque sont suivis au CMPEA de Mtsapéré au sein d&rsquo;un groupe thérapeutique, d’autres viennent d&rsquo;associations voisines. Des mamans s’impliquent, des passants s’arrêtent, observant la scène. L’art devient un langage, et les murs deviennent des ponts.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2356" data-end="2424"><strong data-start="2356" data-end="2424">Un cadre thérapeutique pour enfants et adolescents en souffrance</strong></h2>
<figure id="attachment_26680" aria-describedby="caption-attachment-26680" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26680" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-300x225.jpeg" alt="Mayotte, CMPEA, santé mentale, Mtsapéré, fresque," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26680" class="wp-caption-text">Un adolescent du centre, une maman du quartier et une bénévole d&rsquo;une association, peignent la fresque extérieure</figcaption></figure>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="2426" data-end="2911">Les jeunes enfants du centre, qui participent à la création des fresques souffrent majoritairement de troubles du spectre autistique (TSA) ou de troubles du développement. La peinture s’intègre dans leur prise en charge, parallèlement à des groupes de contes ou le groupe psychotiques. « <em>Ce sont des enfants qui ont souvent échoué sur le plan scolaire. À travers ce projet, ils réussissent, ils créent. C’est thérapeutique</em>« , explique le Dr Briard. « <em>Ils apprennent à être ensemble, à respecter une consigne, à attendre leur tour. »</em> Les adolescents, quant à eux, luttent contre l’isolement, les troubles du lien social. Pour eux, la fresque devient un moyen doux de réintégrer le collectif.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3161" data-end="3209"><strong data-start="3161" data-end="3209">Soigner au-delà des murs, avec peu de moyens</strong></h2>
<figure id="attachment_26788" aria-describedby="caption-attachment-26788" style="width: 135px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26788" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1-135x300.jpeg" alt="Mayotte, CMPEA, santé mentale, Mtsapéré, fresque," width="135" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1-135x300.jpeg 135w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1-461x1024.jpeg 461w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1-691x1536.jpeg 691w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1-150x333.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1-300x667.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1-696x1547.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1.jpeg 720w" sizes="auto, (max-width: 135px) 100vw, 135px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26788" class="wp-caption-text">Enfants participant à la conception d&rsquo;une fresque intérieure au centre</figcaption></figure>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="3211" data-end="3874">Si ce projet a vu le jour, c’est grâce à la débrouille et à l’engagement sans faille de l’équipe. Car à Mayotte, la santé mentale ne fait pas toujours partie des priorités des autorités sanitaires. Le Centre Hospitalier de Mayotte n’a pas financé la fresque ; tout repose sur les épaules des partenaires extérieurs. L’Agence régionale de santé soutient financièrement la psychiatrie du CHM, mais ce financement se dilue dans un budget global, sans lignes budgétaires spécifiquement fléchées aux actions du pôle de santé mentale, pour des actions thérapeutiques spécifiques de ce type. « <em>Nous montons actuellement une association adossée au service pour chercher des financements et développer ces actions hors les murs</em>« , précise l’équipe. « <em>L’objectif est clair : aller vers, ouvrir notre pratique, relier soins et société</em>. »</p>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="3876" data-end="4007">L’équipe se projette désormais vers une inauguration officielle de ces oeuvres, espérant que le CHM s’engagera à ses côtés pour pérenniser cette initiative. Ce que les jeunes ont laissé sur les murs du CMPEA va bien au-delà de simples dessins. Ce sont des traces de passage, des gestes partagés, parfois même des prises de parole. Là où les mots s’épuisent, les couleurs prennent le relais. « <em>Parfois, ce qu’on laisse, c’est juste un peu de présence. Et ici, cela a un sens</em>« , confie Sarah.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/14/quand-lart-soigne-a-mtsapere-des-fresques-murales-pour-reparer-les-ames/">Quand l’art soigne : à Mtsapéré, des fresques murales pour réparer les âmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/14/quand-lart-soigne-a-mtsapere-des-fresques-murales-pour-reparer-les-ames/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
