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	<title>Archives des Chambre d&#039;appel de Mamoudzou - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Chambre d&#039;appel de Mamoudzou - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Cour d&#8217;assises : en appel, un accusé conteste une partie des faits</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/26/cour-dassises-en-appel-un-accuse-conteste-une-partie-des-faits/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 02:00:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre d'appel de Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[cour d'assises]]></category>
		<category><![CDATA[Crime]]></category>
		<category><![CDATA[Séquestration]]></category>
		<category><![CDATA[vol]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Six ans après les faits, la cour d’assises d’appel de Mamoudzou rouvre le dossier d’une séquestration violente qui avait profondément marqué la victime ainsi que le paysage local et conduit à de lourdes condamnations en 2023.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/26/cour-dassises-en-appel-un-accuse-conteste-une-partie-des-faits/">Cour d&rsquo;assises : en appel, un accusé conteste une partie des faits</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans la salle d’audience, ce mercredi, sept jurés tirés au sort écoutent, observent, feuillettent les photos du dossier, pendant que l’un des accusés, ayant fait appel de son jugement en 2024, revient sur une nuit qui remonte à 2020 et dont les traces restent encore présentes dans les témoignages. À la vue des photos prises par la gendarmerie sur les lieux de l&rsquo;intervention, notamment celles de la victime attachée à l’arbre et couverte de bleus, un silence s’installe dans la salle. Sur les visages des jurés, le choc se lit sans difficulté.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une nuit de cambriolage qui bascule</strong></h2>
<figure id="attachment_18414" aria-describedby="caption-attachment-18414" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-18414" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycée-agricole-300x231.jpg" alt="Lycée agricole, Coconi, Mayotte" width="300" height="231" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycée-agricole-300x231.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycée-agricole-150x116.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycée-agricole-696x537.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycée-agricole.jpg 768w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-18414" class="wp-caption-text">Dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2020, cinq hommes armés, dont certains de coupe-coupe, s’introduisent au domicile d’un cadre du lycée agricole de Coconi</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À l’époque, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2020, cinq hommes armés, dont certains de coupe-coupe, s’introduisent au domicile d’un cadre du lycée agricole de Coconi pour un cambriolage qui va basculer rapidement. La victime est ligotée, menacée avec une arme blanche, puis forcée de monter dans son propre véhicule. Le groupe circule ensuite de commune en commune, s’arrête à un distributeur du Crédit agricole pour effectuer trois retraits de 150 euros, avant de passer par une station-service à Chirongui.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la voiture, les échanges sont tendus, le quinquagénaire supplie celui qu&rsquo;il identifie comme le chef de le laisser partir, mais aucune réponse. Le trajet va continuer et s&rsquo;arrêtera finalement dans une zone isolée, près de M’zouazia. Là, l’homme est attaché à un arbre, les pieds ligotés au niveau des chevilles, les poignets attachés et un bâillon sur la bouche, également relié à l&rsquo;arbre. Le véhicule est abandonné un peu plus loin sur un chemin de terre, vers Kahani.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une découverte dans un lieu difficilement visible</strong></h2>
<div class="mceTemp"></div>
<figure id="attachment_15867" aria-describedby="caption-attachment-15867" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-15867" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ouangani-barrage-gendarmerie-copie-jpg-300x225.webp" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ouangani-barrage-gendarmerie-copie-jpg-300x225.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ouangani-barrage-gendarmerie-copie-jpg-768x576.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ouangani-barrage-gendarmerie-copie-jpg-150x113.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ouangani-barrage-gendarmerie-copie-jpg-696x522.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ouangani-barrage-gendarmerie-copie-jpg.webp 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-15867" class="wp-caption-text">Le gendarme affirme être passé une première fois en voiture et n&rsquo;avoir rien remarqué d&rsquo;anormal.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le premier à intervenir sera un gendarme, en service ce jour-là, il est arrêté sur le bord de la route par un homme qui dit entendre des appels à l’aide, sans oser s’approcher lui-même, craignant un piège dans un contexte d’insécurité. La scène se situe pourtant à quelques mètres à peine de la route entre cinq et dix mètres, mais reste difficilement visible à cause de la végétation. « <em>Je suis allé voir et j’ai trouvé un homme attaché à un arbre</em> », raconte le gendarme contacté en visioconférence.</p>
<p style="text-align: justify;">Il décrit une victime exténuée, qui avait du mal à parler, qui demandait de l’eau et qui semblait soulagée de voir quelqu’un arriver, surtout un représentant de l&rsquo;autorité. Sur instruction de sa hiérarchie, il ne la détache pas immédiatement, prend des photos et sécurise les lieux en attendant les pompiers.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3194" data-end="3573">Ce n’est que dans un second temps qu’un infirmier, attiré par un regroupement de personnes, va découvrir à son tour la scène. <em>« La victime était épuisée, les mains gonflées, le moral à plat et affirmait être là depuis la nuit »</em>, explique-t-il. À la barre, qu’il s’agisse du gendarme ou de l’infirmier, tous évoquent le choc ressenti face à cette scène.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3194" data-end="3573"><strong>Des responsabilités contestées</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L’enquête avait permis d’identifier rapidement les suspects, notamment grâce à des traces ADN retrouvées dans le véhicule du cadre. Tous avaient reconnu leur participation, tout en minimisant leur rôle. En mars 2023, cinq hommes, âgés de 21 à 27 ans au moment du procès, avaient été condamnés à des peines allant de 10 à 21 ans de réclusion criminelle pour vol avec arme, séquestration et extorsion.</p>
<figure id="attachment_10879" aria-describedby="caption-attachment-10879" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-10879" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-Chambre-dappel-300x250.jpg" alt="Wuambushu, Gérald Darmanin, Observatoire de l’Immigration et de la Démographie, Jérôme Millet, Mayotte, loi ELAN" width="300" height="250" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-Chambre-dappel-300x250.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-Chambre-dappel-150x125.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-Chambre-dappel.jpg 613w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-10879" class="wp-caption-text">L&rsquo;accusé a présenté ses excuses à la barre six ans après les faits.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’accusé rejugé cette semaine, surnommé « Satche », encourt jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle, incarcéré à la prison de Majicavo, il a fait appel de sa condamnation en première instance. « <em>Je tiens d&rsquo;abord à présenter mes excuses à la victime. Ce qui m’a poussé à faire appel, c’est qu’on m’a reproché des choses que je n’ai pas faites. Alors que j’ai reconnu dès le début ce que j’avais fait</em> », déclare-t-il devant la cour d&rsquo;assises.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la salle, ses proches sont présents, notamment ses parents. En face, les avocats interrogent, reviennent sur les détails, questionnent les choix faits sur le moment. <em>« Pourquoi ne pas avoir détaché immédiatement la victime ? »</em>. <em>« Pourquoi rester à distance ? »</em>. Les réponses s’appuient sur la prudence, mais aussi sur la peur. Au fil de l’audience, le dossier se recompose, morceau par morceau et les objets volés comme le téléphone, le drone, ou encore les cigarettes et l’argent liquide ne sont plus que des éléments secondaires face à la violence des faits et à leurs conséquences.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5480" data-end="5763">En effet, au-delà des blessures physiques, la victime reste marquée à vie. Les cicatrices, déjà évoquées lors du premier procès, s’accompagnent de séquelles psychologiques importantes : Angoisses, impact sur la vie sociale et familiale, départ précipité de Mayotte après les faits.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5765" data-end="5961">Le procès doit se poursuivre ce jeudi où jurés et magistrats continueront d’examiner un dossier qui, malgré les années, reste lourd de conséquences.</p>
<p data-start="5765" data-end="5961">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/26/cour-dassises-en-appel-un-accuse-conteste-une-partie-des-faits/">Cour d&rsquo;assises : en appel, un accusé conteste une partie des faits</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Devenir greffier à Mayotte : la justice recrute « local »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/14/devenir-greffier-a-mayotte-la-justice-recrute-local/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 02:00:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre d'appel de Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Concours]]></category>
		<category><![CDATA[Greffier]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un concours de greffier à affectation locale sera prochainement organisé à Mayotte. Destiné aux candidats du territoire, il vise à renforcer durablement les juridictions du département. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/14/devenir-greffier-a-mayotte-la-justice-recrute-local/">Devenir greffier à Mayotte : la justice recrute « local »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, devenir greffier, ce n’est pas seulement passer un concours : c’est s’installer durablement sur l’île et participer à la vie quotidienne de la justice. Confrontées à des conditions de vie difficiles et à un <em>turn-over</em> important, les juridictions locales misent sur un vivier de candidats mahorais pour garantir la continuité du service public.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="607" data-end="657"><strong>Des conditions de vie qui compliquent le recrutement</strong></h2>
<figure id="attachment_9600" aria-describedby="caption-attachment-9600" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pare-brise-Guillaume-caillasse.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-9600" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pare-brise-Guillaume-caillasse-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pare-brise-Guillaume-caillasse-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pare-brise-Guillaume-caillasse-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pare-brise-Guillaume-caillasse-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Pare-brise-Guillaume-caillasse.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9600" class="wp-caption-text">D’après la direction des services de greffe, l&rsquo;insécurité complique le recrutement des greffiers dans le département.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, travailler dans la justice n’est pas toujours une sinécure. Le tribunal judiciaire et la chambre d’appel de Mamoudzou font face à des contraintes qui freinent l’arrivée de nouveaux greffiers. Selon la direction des services de greffe, <em>« le contexte sécuritaire actuel à Mayotte, la pénurie de logements, les tours d’eau constituent des facteurs dissuasifs pour de nombreux candidats issus de la métropole ou d’autres territoires d’outre-mer ».</em> Résultat : les juridictions locales rencontrent <em>« des difficultés persistantes de recrutement »</em> et doivent composer avec un <em>turn-over</em> particulièrement élevé.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette situation a des conséquences concrètes : la chambre d’appel, qui devrait normalement disposer de quatre greffiers, ne comptera plus qu’ « <em>une seule greffière »</em> à partir de mars 2026, ce qui risque de compromettre<em> « gravement la continuité et la qualité du service public de la justice »</em>. Face à ce constat, le concours local vise à créer <em>« un vivier de greffiers locaux, durablement implantés sur le territoire, désireux de s’engager au service de la justice mahoraise ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le métier, soulignent les responsables, reste attrayant pour ceux qui souhaitent s’investir sur le long terme. Il offre <em>« des perspectives professionnelles stables, un rôle essentiel au fonctionnement de la justice et un engagement au cœur de la vie judiciaire du territoire ».</em> Une carrière sérieuse, mais avec l’avantage de contribuer directement au bon fonctionnement de la justice sur l’île.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un concours local pour renforcer les juridictions</b></h2>
<figure id="attachment_8359" aria-describedby="caption-attachment-8359" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/T1-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-8359" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/T1-1-300x169.jpg" alt="Mayotte, tribunal judiciaire, " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/T1-1-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/T1-1-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/T1-1-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/T1-1.jpg 716w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-8359" class="wp-caption-text">Les candidats peuvent s’inscrire en ligne ou retirer leur dossier directement auprès du service du procureur de la République, avant de l’adresser par voie postale au ministère de la Justice.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour répondre à ces difficultés, le tribunal judiciaire et la chambre d’appel lancent un concours spécialement destiné aux candidats locaux. L’initiative, intitulée <em>« Devenez greffier à Mayotte : un concours ouvert aux candidats locaux »</em>, s’inscrit dans <em>« un concours national à affectation locale (CNAL) relevant du ressort de la cour d’appel de Saint-Denis »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif est d’attirer des candidats qui souhaitent exercer durablement sur le territoire. Le communiqué précise que le concours <em>« s’adresse aux candidats locaux souhaitant s’engager au service de la justice, tout en ayant vocation à exercer leur métier à Mayotte, au sein du tribunal judiciaire ou de la chambre d’appel de Mamoudzou »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Côté pratique, les inscriptions s’effectuent <em>« prioritairement en ligne »</em> sur le<a href="http://www.lajusticerecrute.fr/"> site</a> du ministère de la Justice. Pour les candidats ne pouvant recourir à cette voie électronique, une procédure papier est prévue, avec des dossiers pouvant être retirés <em>« auprès du service du procureur de la République près le tribunal judiciaire, puis adressés par voie postale au ministère de la Justice ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le calendrier est fixé : la date limite d’inscription est le mercredi 4 février 2026 à 23h59 (heure de Paris), tandis que les épreuves écrites auront lieu les 31 mars et 1er avril 2026 (après-midis), et les épreuves orales se tiendront du 25 au 30 juin 2026. Pour toute information complémentaire, les candidats peuvent <em>« se rapprocher de l’accueil de la chambre d’appel de Mamoudzou, située zone NEL à Kawéni »</em>, conclut la direction des services de greffe.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/14/devenir-greffier-a-mayotte-la-justice-recrute-local/">Devenir greffier à Mayotte : la justice recrute « local »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Assises : 8 ans de prison pour une mère accusée d’infanticide</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/20/assises-8-ans-de-prison-pour-une-mere-accusee-dinfanticide/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 02:00:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Assises]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre d'appel de Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[infanticide]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=39389</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Chambre d’appel de Mamoudzou a jugé en fin de semaine dernière une jeune femme d’à peine 25 ans pour infanticide.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/20/assises-8-ans-de-prison-pour-une-mere-accusee-dinfanticide/">Assises : 8 ans de prison pour une mère accusée d’infanticide</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Même si l’affaire est moins médiatique que celles jugées en métropole ces derniers temps, elle n’en demeure pas moins dramatique puisque qu’une jeune femme comparaissait mercredi et jeudi derniers devant la cour d’assises pour « meurtre aggravé » sur son nourrisson de 2 mois.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>« Le syndrome du bébé secoué »</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Tout commence le 12 août 2022 lorsqu’une équipe médicale du CHM constate le décès d’un nourrisson âgé d’environ 2 mois que les pompiers ont amené en urgence suite à un appel de la maman s’inquiétant de voir que son bébé respirait un peu trop vite, qu’il ne mangeait pas depuis la veille et qu’elle ne savait pas quoi faire. Le certificat des médecins suite au décès du nourrisson fait état du « syndrome du bébé secoué ». Le bodyscan n’a révélé aucune fracture mais « des hématomes avec une hypertension crânienne majeure », laissant suspecter un enfant « hautement secoué ».</p>
<figure id="attachment_12900" aria-describedby="caption-attachment-12900" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-12900" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-225x300.jpg" alt="Mayotte, maternité, hôpital, Combani, CHM, Velletoux, Borne, Macron, naissances" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-12900" class="wp-caption-text">Le nourrisson, prématuré, était atteint de trisomie 21 et avait des problèmes cardiaques (illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Quelques mois après, en janvier 2023, la maman sera placée en garde à vue suite à des « éléments médicaux probants ». Elle accuse tout d’abord sa fille de 2 ans d’être à l’origine de la mort du nourrisson indiquant aux enquêteurs qu’elle l’a vue le secouer. Puis elle passe rapidement aux aveux, comme un besoin de se soulager, expliquant que c’est elle qui l’a secoué et avoue être à l’origine du décès.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le nourrisson, prématuré, était atteint de trisomie 21 et avait des problèmes cardiaques. A sa naissance, l’équipe médicale était pessimiste concernant sa santé en indiquant « peu de chance de survie pour cet enfant ». Mais après deux mois passés au service de néonatalogie, il allait mieux et sa mère pouvait le récupérer chez elle. Du fait de la détection d’une trisomie 21, l’équipe médicale avait proposé à la jeune femme, avant son accouchement, une interruption médicale de grossesse. Après en avoir discuté avec son mari, ils décidèrent tous les deux de le garder considérant que « c’était dieu qui leur avait envoyé ».</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Toutefois, lors de sa garde à vue, la mère a déclaré aux enquêteurs que depuis l’accouchement elle avait <em>« une réflexion pour envoyer cet enfant au ciel »,</em> et qu’elle cherchait depuis sa naissance à s’en débarrasser évoquant même une possibilité pour le faire adopter. Ce 12 aout 2022, alors que son mari était absent, elle a reconnu avoir secoué le nourrisson pour <em>« qu’il arrête de faire des grimaces, lui avoir donné une gifle, et l’avoir griffé près de l’œil ».</em></p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Le poids de la religion et le tabou du handicap dans la société mahoraise</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le président du tribunal, Olivier NOEL, à la lecture des faits et des PV de garde à vue explique à l’accusée qu’elle risque la réclusion criminelle à perpétuité. <em>« Je souhaite demander pardon. J’ai conscience de ce que j’ai fait, mon intention n’était pas de le secouer et de le tuer. Pour moi c’était difficile… »</em>, déclare-t-elle devant la cour.</p>
<figure id="attachment_18610" aria-describedby="caption-attachment-18610" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-18610" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maternité-urgence-CHM-300x199.jpg" alt="CHM, Mayotte, INSEE, naissance" width="300" height="199" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maternité-urgence-CHM-300x199.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maternité-urgence-CHM-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maternité-urgence-CHM-696x462.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maternité-urgence-CHM.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-18610" class="wp-caption-text"><em>A sa sortie de l’hôpital, la maman n’a pas bénéficié d’aide ni d’accompagnement</em></figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Interrogée, la directrice d’enquête à l’époque évoque <em>« une attitude fuyante de la maman vis-à-vis de son bébé avec un rapport maternel complexe. La trisomie 21 est un handicap très lourd et difficile à gérer pour une maman… A sa sortie de l’hôpital, elle n’a pas bénéficié d’aide ni d’accompagnement</em>, raconte-t-elle. <em>Je pense qu’en secouant son bébé elle voulait faire disparaitre la grimace la renvoyant au handicap qu’il avait. Elle s’est rendu compte, deux mois après la naissance, que son nourrisson commençait à avoir les traits physiques de la trisomie 21 et qu’il ne ressemblait pas à son autre fille… »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’enquêtrice ajoutant même qu&rsquo;après l&rsquo;accouchement, la maman n’est quasiment pas venue voir son enfant quand il était au service de néonatalogie. <em>« Il n’y avait pas d’amour maternel, comme un rejet »</em>. Elle a par ailleurs été choquée quand, en garde à vue, la mère lui a indiqué qu’« elle voulait le ramener au ciel ». <em>« J’ai trouvé ça glaçant, cela m’a fait froid dans le dos. On voit que l’impact religieux est très important à Mayotte… »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ce qui est sans doute encore plus choquant, c’est le regard des autres sur le handicap puisque l’une des voisines de la maman lui aurait dit que son bébé ressemblait à un trisomique, ajoutant un poids supplémentaire, comme une honte sur ses épaules. <em>« J’avais peur du jugement des autres, je ne voulais pas sortir dehors avec mon bébé qui avait la trisomie 21 »</em>, aurait-elle dit aux enquêteurs.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">A Mayotte le poids de la religion et les préjugés sur les personnes en situation de handicap sont encore très pesants et ont malheureusement la vie dure, d’autant que le territoire manque cruellement de structures d’accompagnement, de suivi, et d’aides pour ce genre de cas.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Après s’être retirés pour délibérer, les membres du jury ont déclaré l’accusée coupable du meurtre sur sa fille mineure et l’ont condamnée à 8 ans de prison, conformément aux réquisitions de l’avocate générale.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">B.J.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/20/assises-8-ans-de-prison-pour-une-mere-accusee-dinfanticide/">Assises : 8 ans de prison pour une mère accusée d’infanticide</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Entre solennité et renaissance, la chambre d’appel installe ses nouveaux magistrats</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/03/entre-solennite-et-renaissance-la-chambre-dappel-installe-ses-nouveaux-magistrats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2025 01:45:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Audience solennelle]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre d'appel de Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Cour d'appel de Saint-Denis]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=36237</guid>

					<description><![CDATA[<p>Neuf mois après le cyclone Chido, la première audience solennelle tenue à Mamoudzou a pris des allures de symbole : celui d’une justice qui, malgré les vents contraires, continue de se dresser.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/03/entre-solennite-et-renaissance-la-chambre-dappel-installe-ses-nouveaux-magistrats/">Entre solennité et renaissance, la chambre d’appel installe ses nouveaux magistrats</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="192" data-end="656">Il est quinze heures trente à Kawéni. La salle d’audience de la chambre d’appel s’anime doucement, emplie du froissement des pas et des chuchotements des invités. Puis surgissent, éclatantes sous la lumière tamisée, les silhouettes des magistrats en robes rouges et blanches. Les étoffes solennelles imposent le respect et rappellent la gravité de l’instant : l’installation de nouveaux magistrats, moment toujours chargé d’émotion dans la vie d’une juridiction.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="658" data-end="1475">La solennité se teinte toutefois d’un brin de légèreté. Les deux invitées d’honneur, Fabienne Le Roy, première présidente de la Cour d’appel de Saint-Denis, et Fabienne Atzori, procureure générale, sont retenues par un vol retardé depuis La Réunion. <em>« C’est un de ces tours que nous joue la liaison aérienne entre nos deux îles »,</em> sourit Françoise Toillon, avocat général, prenant la parole en leur nom. À ses côtés, Vincent Aldeano-Galimard, président de chambre, préside la cérémonie avec sérieux et malice. <em>« Nous allons tenter de ne pas faire pâle figure devant le ministre des outre-mer qui nous prive de certains invités »,</em> ajoute-t-il, déclenchant quelques rires dans l’assemblée. Ce jour-là, la justice se montre à la fois digne et accessible, neuf mois seulement après qu’un cyclone a failli tout emporter.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1793" data-end="1852"><strong>Le souvenir de Chido, une justice cabossée mais debout</strong></h2>
<figure id="attachment_36293" aria-describedby="caption-attachment-36293" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1410-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36293" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1410-300x200.jpg" alt="Mayotte, Chambre d'appel à Mamoudzou, magistrats, installation," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1410-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1410-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1410-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1410-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1410-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1410-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1410-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1410-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1410-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1410-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-36293" class="wp-caption-text">La chambre d&rsquo;appel de Mamoudzou, neuf mois après Chido.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1854" data-end="2227">Car Chido reste dans toutes les mémoires. <em>« Nous avons perdu un bâtiment, mais nous n’avons pas perdu la partie »,</em> rappelle Françoise Toillon, évoquant les conditions de travail <em>« extrêmement dégradées »</em>, les modulaires, les salles rafistolées. Et pourtant, la justice a continué, sans jamais renoncer. Cette audience, première de l&rsquo;année et depuis le passage du cyclone, a valeur de renaissance.</p>
<figure id="attachment_36294" aria-describedby="caption-attachment-36294" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1411-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36294" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1411-300x200.jpg" alt="Mayotte, Chambre d'appel à Mamoudzou, magistrats, installation," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1411-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1411-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1411-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1411-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1411-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1411-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1411-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1411-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1411-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1411-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-36294" class="wp-caption-text">Des constructions modulaires, transformées en bureaux, ont été installées dans la cour de la chambre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2229" data-end="2888">Au fil des interventions, l’ambiance oscille entre sourires et émotion contenue. Sur les bancs, les représentants des institutions locales — magistrats, responsables administratifs, membres des forces de l’ordre et personnalités du monde judiciaire — écoutent avec attention.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2229" data-end="2888">Leur présence rappelle la place centrale que tient la chambre d’appel de Mamoudzou dans l’équilibre institutionnel de l’île.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2895" data-end="2941"><strong>Trois nouveaux visages, une même promesse</strong></h2>
<figure id="attachment_36289" aria-describedby="caption-attachment-36289" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1371-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36289" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1371-300x200.jpg" alt="Mayotte, Chambre d'appel à Mamoudzou, magistrats, installation," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1371-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1371-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1371-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1371-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1371-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1371-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1371-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1371-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1371-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1371-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-36289" class="wp-caption-text">De gauche à droite : Rachel Fresse, directrice de greffe déléguée, Olivier Noël, président de chambre, et Nathalie Malardel conseillère, ont été installés dans leurs fonctions.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2943" data-end="3638">Puis vient le moment tant attendu : l’installation officielle des trois nouveaux magistrats. Olivier Noël, président de chambre, à la carrière riche en expériences outre-mer, prend la parole, sobre et direct : <em>« Je suis très heureux. Habitué des outre-mer, je mesure la richesse et les défis que représente Mayotte. »</em> À ses côtés, Nathalie Malardel, conseillère, confie retrouver <em>« avec plaisir »</em> les juridictions ultramarines, après vingt ans dans l&rsquo;Hexagone : <em>« J’avais quitté l’outre-mer et l’instruction pour élever mes enfants. Maintenant qu’ils ont grandi, j’ai choisi de venir à Mayotte. Après le passage de Chido, ce qui me motive avant tout, c’est de participer à cet effort collectif. » </em>Enfin, Rachel Fresse, directrice de greffe déléguée, sourit largement : <em>« Je suis très heureuse »</em>, dit-elle légèrement émue, et la sincérité de son ton suffit à convaincre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2943" data-end="3638">Leur arrivée intervient dans un contexte encore marqué par les conséquences du cyclone. Les départs de nombreux magistrats et fonctionnaires, motivés par les conditions difficiles et la perte de logements ou d’infrastructures, avaient rendu l’attractivité de Mayotte pour les nouvelles recrues particulièrement complexe.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2943" data-end="3638">Puis, l’avocat général rappelle les défis qui les attendent : un contentieux des étrangers important, une criminalité violente et plus d’une centaine d’affaires criminelles à juger, certaines audiences pouvant durer jusqu’à deux semaines. Autant dire que les jours d’une année ne suffisent jamais à tout traiter. La mission des nouveaux arrivants s’annonce donc aussi lourde qu’indispensable. Pourtant, dans la salle, flotte un sentiment de calme confiant : malgré l’ampleur de la tâche, chacun sait qu’avec ces renforts, la justice pourra continuer à tenir son rang.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="169" data-end="758">À seize heures, l’instant est scellé. Dans le hall, un buffet attend les invités. On échange quelques assiettes, des sourires, des conversations. Tout autour, le décor raconte encore le passage de Chido : dans la cour, le bâtiment soufflé n’est plus qu’un squelette, ses murs aspirés par les vents, tandis que des modulaires improvisés abritent désormais les bureaux de quelques magistrats.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="169" data-end="758">Rien de clinquant. La justice ici n’a pas la rigidité des palais parisiens : elle se vit comme une maison rafistolée mais accueillante.<em> « Vos nominations montrent aussi que Mayotte peut susciter des vocations et même de l’attachement, j&rsquo;en suis la preuve, puisque je suis revenue »</em>, glisse Françoise Toillon. Une phrase qui sonne à la fois comme un remerciement et comme une promesse : la justice, même après la tempête, conserve son souffle et sa présence.</p>
<p data-start="4556" data-end="4761">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/03/entre-solennite-et-renaissance-la-chambre-dappel-installe-ses-nouveaux-magistrats/">Entre solennité et renaissance, la chambre d’appel installe ses nouveaux magistrats</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Bouéni : l’ancien maire face à la justice, entre trous de mémoire et favoritisme non assumé</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/04/boueni-lancien-maire-face-a-la-justice-entre-trous-de-memoire-et-favoritisme-non-assume/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 02:30:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouéni]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre d'appel de Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Maire de Bouéni]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mouslim Abdourahaman]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=25796</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Bouéni, la gestion des marchés publics ressemblait plus à une réunion de famille qu’à une administration transparente. Face à la justice, l’ancien maire Mouslim Abdourahaman plaide l’ignorance, mais le parquet voit en lui l’incarnation d’un système gangrené par le clientélisme, monnaie courante à Mayotte.  </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/04/boueni-lancien-maire-face-a-la-justice-entre-trous-de-memoire-et-favoritisme-non-assume/">Bouéni : l’ancien maire face à la justice, entre trous de mémoire et favoritisme non assumé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le spectacle était attendu, et il a tenu toutes ses promesses. Fini la planque à Majicavo, place aux explications. Mais à la barre, l’ancien maire de Bouéni, Mouslim Abdourahaman, préfère jouer la carte du poisson rouge fatigué. Il ne savait pas, il ne voyait pas, il n’avait pas le temps… Étrange, surtout quand il s’agit de millions d’euros de marchés publics distribués dans des conditions pour le moins douteuses. Sauf que, la justice n’a pas l’intention de se laisser rouler.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à lui, la présidente de chambre, Chantal Combeau n’est pas dupe. À chaque excuse, elle le reprend, à chaque explication vaseuse, elle enfonce le clou. « <i>Vous ne sortez pas du ruisseau !</i> », finit-elle par lâcher, excédée par tant de mauvaise foi.<span class="Apple-converted-space">  </span>Le parquet, lui, ne cache pas sa lassitude. « <i>Ce type d’infractions est particulièrement développé à Mayotte. Ce n’est pas le seul département concerné, mais </i><i>il était important que la justice s’intéresse de près à ce type d’agissements. Ce type </i><i>de gestion ne développe pas Mayotte, il l&rsquo;appauvrit. » </i>Car l’affaire Mouslim Abdourahaman n’est pas un simple dérapage. C’est un système.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Franchir les seuils sans se faire prendre : le saucissonnage en action</strong></h2>
<figure id="attachment_5309" aria-describedby="caption-attachment-5309" style="width: 226px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mouslim-Abdourahamane-Boueni-jpg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-5309" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mouslim-Abdourahamane-Boueni-jpg-226x300.webp" alt="Chambre régionale des comptes, Mayotte" width="226" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mouslim-Abdourahamane-Boueni-jpg-226x300.webp 226w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mouslim-Abdourahamane-Boueni-jpg-150x199.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mouslim-Abdourahamane-Boueni-jpg-300x399.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mouslim-Abdourahamane-Boueni-jpg.webp 382w" sizes="auto, (max-width: 226px) 100vw, 226px" /></a><figcaption id="caption-attachment-5309" class="wp-caption-text">Mouslim Abdourahamane est incarcéré à la prison de Majicavo depuis le 3 janvier 2025</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’audience est une longue litanie de marchés publics découpés en petits morceaux pour éviter les appels d’offres. Débroussaillage, nettoyage des caniveaux, rénovation d’école, achats de photocopieurs… Tout y passe, et toujours de la même manière : un découpage stratégique juste en dessous des seuils légaux. <span class="Apple-converted-space"> </span>La présidente déroule la liste des dix-neufs marchés concernés, point par point. « <em>42 bons de commande pour du matériel informatique, 27 bons pour curer des caniveaux… Vous signez tout cela sans vous poser de questions ? »</em></p>
<p style="text-align: justify;">L’ancien maire, juriste aguerri, passé par des fonctions de directeurs administratifs et financiers, joue soudainement les étourdis. « <em>Je finissais tard le travail, je signais les parafeurs le soir après mes déplacements. Je faisais confiance à mes services mais ils étaient débordés de travail.</em> » Sur cette déclaration, la juge ironise : « <em>Quand on est surchargé de travail, on fait une seule procédure, on ne la divise pas en 27 fois ! » </em>Puis vient le marché du débroussaillage, confié à une entreprise où le maire possédait des parts. 80.000 euros pour quelques coupes d’arbres. Coïncidence ? « <em>C’est un hasard</em>« , se défend-il mollement. « <em>Comme par hasard, un marché pour votre frère, un autre pour un de vos associés, des sommes saucissonnées toujours en dessous des seuils de la procédure des marchés publics… Ça commence à sentir la fraude, non ?</em> » persifle la présidente. <span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une mairie en famille ou l’art du piston</b></h2>
<figure id="attachment_17978" aria-describedby="caption-attachment-17978" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mairie-de-Boueni-Image-AMM-1-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-17978" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mairie-de-Boueni-Image-AMM-1-1-300x182.jpg" alt="" width="300" height="182" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mairie-de-Boueni-Image-AMM-1-1-300x182.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mairie-de-Boueni-Image-AMM-1-1-150x91.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mairie-de-Boueni-Image-AMM-1-1.jpg 689w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17978" class="wp-caption-text">D&rsquo;après la présidente, seize entrepreneurs impliqués dans le dossier avaient reconnu les infractions liées au non-respect des règles des marchés publics, notamment l&rsquo;absence de mise en concurrence.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais les marchés publics ne sont qu’une partie du problème. Dans la mairie de Bouéni, on ne fait pas appel d’offres, mais on fait appel à la famille. « <em>Vous avez embauché votre beau-frère, certaines de vos sœurs…</em>« , énumère la présidente. L’ancien maire tente un dernier baroud d’honneur : « <em>Deux de mes sœurs étaient déjà en poste avant mon élection ! ». </em>Une réponse qui ne satisfait guère les magistrats. « <em>Et votre beau-frère ? Comment expliquez-vous qu’il soit recruté alors qu’un autre candidat était arrivé premier après ce processus de recrutement ? », demande la présidente. </em></p>
<p style="text-align: justify;">Son beau-frère, Eric Noutai, justement, est à son tour invité à s’expliquer. Ex-directeur administratif et financier de la mairie, il a vu son salaire grimper de 2.400 euros à 6.700 euros nets en moins de dix ans. Une promotion express qui intrigue le parquet : « <em>Comment justifiez-vous une telle évolution ?</em> » Voix tremblante, il bredouille : « <em>Je le vis comme une injustice… J’ai tout donné à cette mairie.</em> » Le parquet ne se laisse pas attendrir. « <em>En vérité, vous avez surtout tout pris</em>. » Et ce n’est pas tout. Eric Noutai a également touché une somme jugée « astronomique » pour quarante-et-un jours de congés qu’il n’avait pas pris. Problème : selon un rapport de la chambre régionale des comptes, ce paiement était sept fois supérieur au montant légal, et surtout totalement illégal, les jours de congés étant normalement perdus après un certain délai… que Monsieur Noutai n’avait pas respecté.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Mayotte, victime d’un système bien rodé</b></h2>
<figure id="attachment_17651" aria-describedby="caption-attachment-17651" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Koungou-vote-urne-présidentielle-2022.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-17651" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Koungou-vote-urne-présidentielle-2022-300x222.jpg" alt="" width="300" height="222" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Koungou-vote-urne-présidentielle-2022-300x222.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Koungou-vote-urne-présidentielle-2022-150x111.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Koungou-vote-urne-présidentielle-2022-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Koungou-vote-urne-présidentielle-2022-696x515.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Koungou-vote-urne-présidentielle-2022.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17651" class="wp-caption-text">La délinquance à col blanc particulièrement active à Mayotte est une menace pour l&rsquo;économie de l&rsquo;île, la confiance publique et la justice sociale</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais au-delà du cas de Bouéni, le ministère public voit plus grand. Cette affaire, pour lui, n’est qu’un énième exemple du détournement systématique des finances publiques à Mayotte. L’avocat général, Françoise Toillon, est implacable : « <em>Ce type d’infractions gangrène le département. Nous sommes tous victimes de ces pratiques. Le contribuable français est victime de cela et Mayotte mérite mieux</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 3,4 millions d’euros de marchés passés hors cadre légal, un déficit communal abyssal de quatre millions d’euros. Un département qui peine déjà à se développer ne peut pas se permettre des élus qui jouent avec l’argent public. L&rsquo;avocat général assène : « <em>Ce n’est pas un maire dépassé, c’est un maire qui a su exploiter le système à son avantage. Ces pratiques doivent cesser. Il faut que ces élus se rendent compte que ces infractions sont punies par la loi et se traduire par des condamnations sévères. C’est à ce prix là que Mayotte retrouvera une gestion plus saine de ses finances car malheureusement cette île en a bien besoin. » </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle demande donc la confirmation intégrale de la peine prononcée en première instance : trois ans de prison dont un an avec sursis, 50.000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité. Mouslim Abdourahaman reste impassible. Il attend son sort, qui sera scellé le 9 mai prochain. Mayotte, elle, attend mieux.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/04/boueni-lancien-maire-face-a-la-justice-entre-trous-de-memoire-et-favoritisme-non-assume/">Bouéni : l’ancien maire face à la justice, entre trous de mémoire et favoritisme non assumé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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