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	<title>Archives des Bien-être - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Bien-être - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Kalathoumi Hamada Madi, la savonnière qui mise sur les plantes de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/kalathoumi-hamada-madi-la-savonniere-qui-mise-sur-les-plantes-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 01:45:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Cosmétique]]></category>
		<category><![CDATA[Entrepreneure]]></category>
		<category><![CDATA[Hippocampe Nature]]></category>
		<category><![CDATA[Kalathoumi Hamada Madi]]></category>
		<category><![CDATA[Made in Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir perdu son laboratoire à Chiconi lors du cyclone Chido, la créatrice d’Hippocampe Nature a relancé son activité autour des savons fabriqués à partir de plantes utilisées depuis longtemps à Mayotte, avec l’objectif de valoriser un savoir-faire local à travers la cosmétique.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/kalathoumi-hamada-madi-la-savonniere-qui-mise-sur-les-plantes-de-mayotte/">Kalathoumi Hamada Madi, la savonnière qui mise sur les plantes de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Kalathoumi Hamada Madi fait partie de cette nouvelle génération d’entrepreneures mahoraises qui cherchent à construire leurs propres marques sur le territoire. Avec « Hippocampe Nature », la jeune femme a choisi une autre voie que celle du commerce basé sur les achats à l’étranger. Son projet repose sur la fabrication de cosmétiques <em>made in</em> Mayotte à partir de plantes locales comme le curcuma, le moringa ou encore le henné.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’origine, « Hippocampe Nature » est une savonnerie artisanale. L’entreprise propose des savons fabriqués avec des plantes, sans odeur et sans colorants, notamment pour répondre aux besoins des peaux sensibles.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>On fait des savons sans parfum, sans produits chimiques, avec des ingrédients bio pour le bien de la peau</em> », explique-t-elle. L’entreprise propose aussi des savons exfoliants, toujours dans cette volonté de travailler autour de produits issus de Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une transmission des savoirs</strong></h2>
<figure id="attachment_53008" aria-describedby="caption-attachment-53008" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-53008 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-300x300.jpg" alt="Mayotte, " width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-1024x1024.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-768x768.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-696x696.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-1068x1068.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-500x500.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-800x800.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-1280x1280.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-1320x1320.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n.jpg 1440w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53008" class="wp-caption-text">La jeune femme utilise des produits bio locaux comme le curcuma. Photographie / DR.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Son intérêt pour les plantes est venu d’une rencontre qui a changé la direction de son projet. Une ancienne savonnière burkinabé installée sur l&rsquo;île lui a transmis ses connaissances sur les plantes et leur utilisation. « <em>Elle m’a appris les plantes et leurs bienfaits, après elle m’a dit maintenant que tu connais les plantes, je vais t’apprendre comment utiliser les plantes dans d’autres aspects</em> », raconte Kalathoumi Hamada Madi.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à partir de là qu’elle commence à expérimenter la fabrication de savons avec des plantes connues sur le territoire. Le moringa, par exemple, une plante très présente dans la cuisine mahoraise et qui pousse aussi à l’état sauvage. Celle ci va devenir l&rsquo;une des plantes phares utilisées dans ses produits cosmétiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la jeune femme, cette démarche s’inscrit dans une continuité des traditions mahoraises. « <em>L’utilisation des plantes dans la cosmétique et la médecine, c’est un savoir que nos ancêtres avaient à l’époque, c’est comme ça qu’elles se soignaient. C’est un peu comme une continuité de ce savoir-là, mais à ma façon</em> », raconte-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong data-start="506" data-end="543">Un long parcours de certification</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Derrière le développement de son entreprise, il y a aussi un parcours marqué par plusieurs obstacles. Son premier laboratoire situé à Chiconi a été détruit par le cyclone Chido en décembre 2024. Elle perd alors son espace de travail ainsi que ses matières premières recueillies tout au long de l&rsquo;année. Le projet aurait pu s’arrêter, mais elle décide de continuer malgré la difficulté.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>On a tout perdu. Mais on ne s’est pas laissé abattre. J&rsquo;ai dû recommencer à zéro</em> », confie l&rsquo;entrepreneure. Le laboratoire n’a pas pu être reconstruit au même endroit, ce qui l’a obligée à revoir l’organisation de son activité. « <em>Il y&rsquo;a un énorme trou sur le site donc son exploitation est devenue impossible</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de pouvoir vendre ses savons, elle a également dû passer par plusieurs étapes de tests et d’évaluations pour certifier que ses produits respectent bien les normes de santé. Kalathoumi Hamada Madi explique avoir commencé des démarches en 2020 et avoir travaillé pendant plusieurs années avant de pouvoir mettre ses produits sur le marché. « <em>Je fais tout tester en France car ici il n&rsquo;y a pas les structures nécessaires. J&rsquo;ai été dans plusieurs laboratoires, ce qui m&rsquo;a fait perdre beaucoup d&rsquo;argent. Ça a beaucoup affecté mon moral, des fois on lâche puis on revient !</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Il faut oser se lancer ! »</strong></em></h2>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, « Hippocampe Nature » continue de se développer avec de nouveaux produits en préparation. L’entreprise travaille sur des huiles, des baumes et des gommages sans parfum. L’idée est d’habituer les Mahorais à utiliser des produits sans parfum, mais avant tout naturels et bons pour la santé. « <em>Je sais qu&rsquo;on aime trop les parfums, mais ils ne sont pas toujours adaptés à la peau, parfois il y&rsquo;a des produits chimiques. C&rsquo;est pour ça que j&rsquo;ai choisi de travailler avec des plantes locales</em> ».</p>
<figure id="attachment_52550" aria-describedby="caption-attachment-52550" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-52550" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52550" class="wp-caption-text">Aujourd&rsquo;hui, Kalathoumi Hamada Madi participe à des événements pour montrer l&rsquo;exemple aux autres femmes. Léo Vignal / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4625" data-end="4840">Son message s’adresse aussi aux femmes qui souhaiteraient entreprendre. « <em>Il faut oser se lancer. On a tous des peurs mais il faut savoir les affronter. Ça va être long et sûrement compliqué mais on doit tenir  </em>», affirme-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4625" data-end="4840">Kalathoumi Hamada Madi rappelle que les générations précédentes ont déjà entrepris à leur manière, notamment à travers le commerce, et estime que la nouvelle génération, elle, dispose aujourd’hui de davantage de connaissances et d’outils pour développer ses projets.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/kalathoumi-hamada-madi-la-savonniere-qui-mise-sur-les-plantes-de-mayotte/">Kalathoumi Hamada Madi, la savonnière qui mise sur les plantes de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Face au piège du « diabète sourd », le dépistage s&#8217;installe au cœur des administrations</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/face-au-piege-du-diabete-sourd-le-depistage-sinstalle-au-coeur-des-administrations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 02:00:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[Diabète]]></category>
		<category><![CDATA[Fonction publics]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<category><![CDATA[UROPS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Union du Régime Obligatoire Prévention Santé (Urops) déploie depuis ce lundi une vaste campagne de tests gratuits dans plus de quinze administrations de Mayotte pour détecter les agents diabétiques qui s'ignorent, alors que les données officielles du Panorama Statistique de la Santé révèlent que la maladie touche plus d'un adulte sur dix dans l'île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/face-au-piege-du-diabete-sourd-le-depistage-sinstalle-au-coeur-des-administrations/">Face au piège du « diabète sourd », le dépistage s&rsquo;installe au cœur des administrations</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce lundi matin, <span data-path-to-node="2,0">l&rsquo;ambiance habituelle des bureaux de la Direction régionale des douanes à Dzaoudzi avait légèrement changé de décor avec l&rsquo;installation de stands de santé éphémères</span><span data-path-to-node="2,2">. </span><span data-path-to-node="2,2">Pour ce top départ, les agents peuvent examiner gratuitement leur glycémie, leur tension et leur cholestérol. Si l&rsquo;initiative peut surprendre dans des lieux de travail, elle répond à une urgence que les autorités ne peuvent plus ignorer. </span></p>
<p style="text-align: justify;">Pour Dominique Delock Jasiak, secrétaire général à la direction régionale des douanes,  accueillir cette campagne était une évidence. « <em>Les agents ils sont cinq jours sur sept au travail. C&rsquo;est un moyen simple pour eux de se faire dépister à l&rsquo;avance et aussi d&rsquo;acquérir les bonnes manières de la diététique</em> ». Sur les 78 agents que compte sa direction, une vingtaine se sont fait dépister dans la matinée, une réactivité saluée.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des malades qui s&rsquo;ignorent sur l&rsquo;île</strong></h2>
<figure id="attachment_52962" aria-describedby="caption-attachment-52962" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-52962" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3764-300x200.jpeg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3764-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3764-1024x683.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3764-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3764-1536x1024.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3764-2048x1365.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3764-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3764-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3764-1068x712.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3764-1920x1280.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3764-500x333.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3764-800x533.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3764-1280x853.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3764-1320x880.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52962" class="wp-caption-text">Dominique Delock Jasiak, secrétaire général à la direction régionale des douanes à Mayotte et Marina Molin Orru, directrice générale de l’Urops. Léo Vignal / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span data-path-to-node="5,0">La directrice générale de l’Urops, Marina Molin Orru, rappelle que l&rsquo;organisme gère l&rsquo;assurance maladie des fonctionnaires d&rsquo;État et déploie ces programmes sur tout le territoire français mais vient à Mayotte pour la toute première fois</span><span data-path-to-node="5,2">. L&rsquo;objectif premier de cette venue est la détection de diabète sourd. « <em>C&rsquo;est une maladie qui est plutôt sourde. Il n&rsquo;y a pas de symptômes spécifiques, sauf quand ça devient grave ou sauf via une prise de sang</em> », explique-t-elle. </span></p>
<p style="text-align: justify;">La directrice précise que la situation locale est particulièrement alarmante avec une prévalence qui frôle les 13 %. « <em>C&rsquo;est pratiquement le double de l&rsquo;Hexagone, qui est à peu près à 6 %. Les autres Drom, ça navigue entre 11 et 12</em> », confie <span data-path-to-node="5,0">Marina Molin Orru</span>.</p>
<p style="text-align: justify;"><span data-path-to-node="5,4">La structure a ouvert 600 créneaux répartis sur 16 sites accueillants autour de Mamoudzou et en Petite-Terre, ce qui permet de proposer l&rsquo;action à environ 10 % des agents publics en activité sur l&rsquo;île. Le Panorama Statistique de la Santé à Mayotte (2024) lui donne raison, en effet, au-delà de la forte prévalence, le risque majeur réside dans le fait que 4 % des Mahorais sont diabétiques sans le savoir.  </span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le casse-tête de l&rsquo;assiette équilibrée</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span data-path-to-node="7,0">Le parcours des agents commence par une conférence d&rsquo;éducation le matin, avant de se poursuivre par un dépistage rapide et une consultation individuelle de dix minutes avec une diététicienne</span><span data-path-to-node="7,2">. </span></p>
<figure id="attachment_52960" aria-describedby="caption-attachment-52960" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52960" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3706-300x200.jpeg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3706-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3706-1024x683.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3706-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3706-1536x1024.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3706-2048x1365.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3706-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3706-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3706-1068x712.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3706-1920x1280.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3706-500x333.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3706-800x533.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3706-1280x853.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3706-1320x880.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52960" class="wp-caption-text">Les agents ont pu faire contrôler leur tension. Léo Vignal / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Doralie Nzuzi, diététicienne engagée sur l&rsquo;opération, rappelle les chiffres frappants de la crise nutritionnelle : le taux d&rsquo;obésité atteint 29 % à Mayotte, contre 14 % en métropole.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce nombre représente un facteur de risque majeur, l&rsquo;excès de poids étant le principal carburant du diabète de type 2. « <em>Je conseille de manger tous les jours des légumes. Je sais que dans le contexte de l&rsquo;île c&rsquo;est très compliqué car il y a très peu de produits frais et beaucoup d&rsquo;importations. Du coup il faut prendre tout ce qui est surgelé, même en boîte de conserve</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Un problème auquel les soignants se heurtent sur le territoire, documenté <span data-path-to-node="7,2">par l&rsquo;ARS et l&rsquo;ORS, montre que seuls 9 % des adultes ici consomment des légumes tous les jours, un chiffre extrêmement bas qui s&rsquo;explique par la cherté de la vie mais aussi par la concurrence de produits transformés beaucoup plus accessibles</span><span data-path-to-node="7,4">.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Quand les habitudes bousculent la santé</strong></h2>
<figure id="attachment_52959" aria-describedby="caption-attachment-52959" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52959" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3745-300x200.jpeg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3745-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3745-1024x683.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3745-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3745-1536x1024.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3745-2048x1365.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3745-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3745-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3745-1068x712.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3745-1920x1280.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3745-500x333.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3745-800x533.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3745-1280x853.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3745-1320x880.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52959" class="wp-caption-text">Plusieurs structures de la fonction publique, telles que la douane, le tribunal judiciaire de Mamoudzou ou encore la Police aux Frontières, vont pouvoir bénéficier de ces dépistages gratuits. Léo Vignal / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le territoire, ces habitudes de consommation s&rsquo;installent pour certains dès l&rsquo;enfance. Aux abords des écoles, il est fréquent de voir des vendeurs proposer des biscuits, des bonbons ou des boissons sucrées pour le goûter. Les chiffres montrent d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;en 2019 15 % des adultes et surtout 22 % des pré-adolescents boivent du sucre liquide quotidiennement.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;enjeu de cette semaine de prévention dépasse donc le simple contrôle de routine. Le bilan humain est particulièrement lourd sur l&rsquo;île. D&rsquo;après les statistiques, les hommes meurent cinq fois plus du diabète ici que dans l&rsquo;Hexagone, et les femmes près de huit fois plus !</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation, la mobilisation se poursuit sur le terrain pour l&rsquo;Union du Régime Obligatoire Prévention Santé qui continue ses actions de dépistage jusqu’au 12 juin auprès des agents de la fonction publique.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/face-au-piege-du-diabete-sourd-le-depistage-sinstalle-au-coeur-des-administrations/">Face au piège du « diabète sourd », le dépistage s&rsquo;installe au cœur des administrations</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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