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	<title>Archives des Banga au Chocolat - Le Journal De Mayotte</title>
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	<title>Archives des Banga au Chocolat - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Le pari de faire renaître la filière café à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/le-pari-de-faire-renaitre-la-filiere-cafe-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 02:30:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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		<category><![CDATA[Banga au Chocolat]]></category>
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		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le café pousse depuis longtemps dans les jardins mahorais. Pourtant, l’immense majorité de celui consommé sur l’île est importée. À Combani, l’atelier Le Banga au chocolat et l’association Café Cacao Maoré tentent de structurer une filière locale, en allant du producteur jusqu’au consommateur. Un pari agricole et économique encore fragilisé par le cyclone Chido.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/le-pari-de-faire-renaitre-la-filiere-cafe-a-mayotte/">Le pari de faire renaître la filière café à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le bruit métallique du torréfacteur couvre les conversations. Dans l’atelier du Banga au chocolat, à Combani, ancienne bergerie rénovée, Abdel surveille les grains qui tournent dans le tambour chauffé à plus de 200 °C. Quelques minutes plus tôt, ils étaient encore en train de sécher.</p>
<figure id="attachment_56736" aria-describedby="caption-attachment-56736" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-56736" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8037-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8037-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8037-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8037-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8037-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8037-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8037.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56736" class="wp-caption-text">Une fois sec, les grains sont passés dans une machine pour enlever la coquille. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À mesure que la cuisson avance, ils libèrent leurs arômes et emplissent la pièce d’une odeur de café fraîchement torréfié. « <em>C’est le seul endroit à Mayotte qui fait du café et du chocolat. J’avais envie de valoriser ça</em> », sourit le salarié, arrivé il y a quatre mois au sein de la structure. Ici, les cerises de café récoltées auprès d’une trentaine de producteurs sont dépulpées, séchées, décortiquées, triées, torréfiées puis conditionnées pour être commercialisées. De la récolte au produit fini, la transformation est intégralement réalisée sur place.</p>
<p style="text-align: justify;">Le paradoxe est frappant : alors que le café pousse depuis longtemps dans les jardins mahorais, près de 100 tonnes sont importées chaque année. La production locale reste donc marginale. « <em>La ressource est là, </em>insiste Valérie Ferrier, créatrice du Banga au chocolat et à l’initiative de l’association <em>Café Cacao Maoré</em>.<em> Il faut maintenant réussir à la valoriser ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une culture peu gourmande en eau</strong></h2>
<figure id="attachment_56737" aria-describedby="caption-attachment-56737" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-56737" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7800-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7800-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7800-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7800-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7800-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7800-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7800.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56737" class="wp-caption-text">Valérie Ferrier fait sécher les grains de café qui viennent d&rsquo;être récoltés sous une serre. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour l’association, le café présente un avantage : il demande peu d’eau et relativement peu d’entretien. « <em>Il n’y a quasiment pas d’arrosage </em>», explique la maîtresse des lieux. À Mayotte, les parcelles consacrées au café dépassent rarement un hectare et la plante peut ainsi être intégrée aux cultures déjà présentes.</p>
<p style="text-align: justify;">L’absence de monoculture limite également certaines maladies qui touchent les grandes régions productrices. Les makis et les rats prélèvent bien quelques cerises de café, mais les pertes restent limitées.</p>
<p style="text-align: justify;">Les producteurs cultivent principalement du robusta et de l’arabica. Plus riche en caféine et plus amer, le robusta est souvent moins valorisé que l’arabica. « <em>Nous, on essaie justement de le mettre en valeur</em> », indique Valérie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un complément de revenu pour les agriculteurs</strong></h2>
<figure id="attachment_56738" aria-describedby="caption-attachment-56738" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-56738" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7791-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7791-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7791-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7791-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7791-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7791-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7791.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56738" class="wp-caption-text">En 2023, près de cinq tonnes ont ainsi été récoltées. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’ambition du Banga au chocolat n’est pas de transformer les exploitants en caféiculteurs à plein temps. Le café vient compléter les cultures déjà présentes dans les exploitations. « <em>On ne veut pas que cela leur prenne trop de temps. Ils plantent, récoltent et nous nous occupons de la transformation », </em>souligne-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2023, près de cinq tonnes ont ainsi été récoltées. Après les différentes étapes de transformation, elles ont donné environ une tonne de café. Une tonne de cerises ne permet finalement d’obtenir qu’environ 200 kilos de café prêt à être consommé.</p>
<p style="text-align: justify;">Les cerises sont achetées deux euros le kilo aux producteurs, mais l&rsquo;objectif à terme est de les acheter à quatre euros le kilo. Pour Valérie Ferrier, <em>« le</em> <em>café, c’est un complément de revenu pour les agriculteurs. Je cultive moi-même de la salade et d’autres produits maraîchers à côté », </em>raconte-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Après Chido, reconstruire avant de produire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La dynamique engagée par l’association <em>Café Cacao Maoré</em> a cependant été brutalement interrompue par le cyclone Chido. « <em>En 2024, il n’y a eu aucune récolte », </em>se désole Valérie<em>.</em> Les serres ont été détruites et une partie des installations endommagée. « <em>Il n’y avait plus rien. Après Chido, on a dû tout refaire ! ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Près de 400.000 euros ont été nécessaires pour reconstruire les installations, notamment grâce à un nouveau prêt et à des aides exceptionnelles de la part du Département entre autres. Pour une structure dont le chiffre d’affaires demeure encore fragile, le choc est considérable. « <em>Psychologiquement, c’est difficile. Tous les jours, on voit encore ce qu’il reste à reconstruire. Mais c’est notre métier. On replante, on continue ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Trouver un marché pour le café mahorais</strong></h2>
<figure id="attachment_56739" aria-describedby="caption-attachment-56739" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56739" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8069-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8069-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8069-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8069-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8069-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8069-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8069.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56739" class="wp-caption-text">Les grains sont emballés et prêts à être vendus. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Reste une autre difficulté : trouver suffisamment de points de vente pour faire vivre la filière. Le café est commercialisé en grains ou moulu. Il est notamment vendu au marché de Coconi, dans certains magasins Carrefour, chez Baraka Frais à Kahani et dans le magasin des producteurs Kanya Ya Maore à Combani.</p>
<p style="text-align: justify;">L’activité génère aujourd’hui environ 50.000 euros de chiffre d’affaires, répartis entre le café et le chocolat. « <em>Ce n’est pas encore véritablement rentable, </em>confie Valérie, <em>mais ça peut le devenir et c’est un système à voir dans sa globalité »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Faire renaître un savoir-faire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">« <em>Le café à d’autres vertus que seulement économique. C’est un patrimoine local ! », </em>insiste la productrice. Dans l’atelier, les visiteurs ne viennent pas seulement acheter du café. Des scolaires viennent parfois découvrir les caféiers, les cacaoyers et les différentes étapes de transformation. « <em>Beaucoup pensent que le café ne vient pas de Mayotte</em> », regrette-t-elle. « <em>Pourtant, il existe un véritable savoir-faire ici. C’est important que les jeunes le découvrent ».</em></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Derrière les grains torréfiés se joue un enjeu plus large : celui de la capacité de l’île à produire, transformer et commercialiser une partie de ce qu’elle consomme. Pour Valérie Ferrier, « <em>la ressource est là ».</em></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Joséphine Puig</p>
<h1></h1>
<h1 style="text-align: center;"><strong>Dhoul-Karim : <em>« Quand je ne suis pas au travail, je suis au champ »</em></strong></h1>
<figure id="attachment_56741" aria-describedby="caption-attachment-56741" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56741 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8375.jpg" alt="" width="800" height="533" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8375.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8375-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8375-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8375-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8375-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8375-500x333.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-56741" class="wp-caption-text">Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>Dhoul-Karim est cultivateur. Il passe l’essentiel de ses week-ends sur sa parcelle située à côté de la retenue collinaire de Combani. Ouvrier du génie écologique la semaine, il se transforme en agriculteur-producteur le week-end pour son plus grand bonheur.</strong></p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Un retour à Mayotte sur sa terre</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dhoul-karim, 30 ans, fait partie de ces amoureux de la nature attaché à la terre. <em>« Chaque week-end je viens sur ma parcelle tout seul pour cueillir et l’entretenir »</em>. Mais avant cela, Dhoul-Karim était gardien de prison en métropole. <em>« Il y a quelques années j’étais au RSMA… puis j’ai passé le concours pour être surveillant pénitentiaire. Je l’ai eu et j’ai été classé 151<sup>e</sup>. Du coup je suis parti à Agen où se trouve l’école pour suivre la formation »</em>. Une fois cette dernière terminée, Dhoul-Karim a travaillé à la Maison d’arrêt de Lyon-Corbas, pendant 3 ans et demi, mais il n’arrivait pas à s’acclimater. <em>« J’avais un souci… c’était le froid ! », </em>grelotte-t-il encore. <em>« J’avais le bout des doigts noirs, le sang ne circulait plus ! Pourtant je gagnais bien ma vie mais j’ai décidé de démissionner car la santé passe avant tout »</em>. Il rentre donc à Mayotte en 2024.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><em>« J’ai trouvé un équilibre entre mon travail et mon champ »</em></strong></h2>
<figure id="attachment_56746" aria-describedby="caption-attachment-56746" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56746 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9041-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9041-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9041-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9041-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9041-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9041-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9041-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9041.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56746" class="wp-caption-text">Le café pousse partout sur la parcelle de Dhoul-Karim.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">De retour sur sa terre natale, il bifurque totalement de voie et choisit de travailler en lien avec la nature. <em>« J’ai déposé mon CV… puis j’ai décidé de suivre une formation du génie écologique. Je l’ai commencée en septembre 2025 et je l’ai terminée il y a trois mois. Je travaille actuellement pour Alomalavouni en tant qu’ouvrier du génie écologique et ma mission est de restaurer la faune dégradée par Chido. Je nettoie et ensuite je replante quand c’est nécessaire »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour Dhoul-Karim le travail et le plaisir se complètent. <em>« J’ai trouvé un équilibre entre mon travail et mon champ »</em>, sur lequel il se rend chaque week-end et rien ne pourrait l’en dissuader, pas même son épouse. <em>« Je viens sur ma parcelle tous les samedis et les dimanches aussi. Quand je ne suis pas au travail, je suis au champ. J’essaie d’optimiser ma parcelle, même si ma femme me dit que j’y suis trop souvent. Je lui réponds : ma parcelle c’est ma maîtresse ! »</em>, plaisante-t-il.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>L’amour de la terre transmis par son grand-père</strong></h2>
<figure id="attachment_56742" aria-describedby="caption-attachment-56742" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56742" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9011-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9011-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9011-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9011-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9011-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9011-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9011-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9011.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56742" class="wp-caption-text">Le jardin mahorais de Dhoul-Karim.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans son jardin mahorais parfaitement entretenu, Dhoul-Karim cultive toutes sortes de choses : banane, songe, ylang ylang, ananas, gingembre, goyave, citron, papaye, tomate, concombre, piment, … et la liste est longue. <em>« Je me lance dans toutes les productions, je n’ai pas de préférences. Je fais un peu de tout, tout ce qui est plantable si ça pousse je cultive ! »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette année c’est la première fois qu’il récolte du café. <em>« Avant il pourrissait sur les arbres… Je me suis dit plutôt qu’arracher je préfère le rentabiliser et le cultiver. Ça pousse partout ! Je ne sais pas combien j’en ai »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En tant qu’agriculteur averti et passionné Dhoul-Karim privilégie la qualité. <em>« Je veux mettre en confiance les gens plutôt que vendre pour vendre et mettre l’argent en avant. Aussi, je préfère attendre avant de récolter le café, quand il est rouge afin d’avoir la meilleure qualité possible »</em>. Et quand on regarde Dhoul-Karim le cueillir délicatement, grain par grain, sans stress et avec délicatesse, on se doute que la nature récompense le fruit de son travail en retour. <em>« Je cueille entre 5 et 10kg chaque week-end. Je commence le matin et je termine sur les coups de 14-15 heures. Je vais être à environ 100kg récoltés je pense cette année »</em>.</p>
<figure id="attachment_56744" aria-describedby="caption-attachment-56744" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56744" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8328-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8328-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8328-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8328-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8328-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8328-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8328.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56744" class="wp-caption-text">Dhoul-Karim récolte tous les grains de café à la main, un par un, et délicatement. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Si Dhoul-Karim cultive avec autant de patience et de passion c’est grâce à son grand-père. <em>« Je viens sur cette parcelle depuis mon plus jeune âge. Avant je venais en famille le week-end avec mon grand-père</em>, se souvient-il. <em>Il cultivait de l’ylang ylang et des ananas. Il faisait que ça ! C’est lui qui m’a tout appris. Cette passion pour la culture et la nature, c’est lui qui me l’a transmise. J’ai ça dans le sang ! »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dhoul-Karim essaie de perpétuer cette tradition ainsi que son amour de la nature, et de transmettre à son tour sa passion à ses deux enfants âgés de 6 et 2 ans. <em>« Dès que je peux je les emmène sur ma parcelle le samedi et le dimanche. Je leur montre comment faire : plante ici, plante là… et toujours avec amour »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Benoît Jaëglé</p>
<h1></h1>
<h1 style="text-align: center;"><strong>Valérie Ferrier ou l’art de torréfier</strong></h1>
<figure id="attachment_56748" aria-describedby="caption-attachment-56748" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56748 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7875.jpg" alt="" width="800" height="533" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7875.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7875-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7875-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7875-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7875-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7875-500x333.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-56748" class="wp-caption-text">Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>Valérie Ferrier nous a reçus dans son Banga au chocolat, chez elle, au milieu de son univers aromatique, pour nous faire partager une de ses passions : la culture du café et du cacao.</strong></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Originaire de la Réunion, et ingénieure agronome de formation, Valérie Ferrier n’avait qu’une seule envie à l’issue de ses études : s’installer en tant qu’agriculteurs avec son conjoint. <em>« Après l’école d’agro, on recherchait une expérience de volontariat dans des pays pauvres ou en voie de développement pour mettre en place des programmes agricoles… C’est comme ça que l’on s’est retrouvés aux Comores, à Moroni, c’était en 2004-2005 »</em>, se remémore-t-elle. <em>« Je m’occupais de projets pour le développement local, je faisais notamment de la recherche de subventions pour aider les petits producteurs »</em>.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>L’installation à Mayotte : un bon compromis</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Après avoir passé un an et demi aux Comores, le couple a pour ambition de s’installer afin de produire et cultiver. <em>« Après les Comores on a réfléchi pour s’installer à La Réunion mais il fallait lourdement s’endetter pour reprendre une exploitation et il y avait un côté très technique que nous ne maîtrisions pas »</em>, confie Valérie. Leur expérience aux Comores s’étant bien passée, ils décident de regarder vers les autres îles de l’océan Indien. <em>« On avait bien aimé notre expérience aux Comores. A l’époque il y avait des propositions pour monter des projets agricoles dans l’océan Indien, et notamment à Mayotte. On s’est dit que c’était alors un bon compromis pour s’y installer »</em>, sourit-elle.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Du radis… au café et chocolat</strong></h2>
<figure id="attachment_56749" aria-describedby="caption-attachment-56749" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56749" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7876-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7876-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7876-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7876-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7876-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7876-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7876.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56749" class="wp-caption-text">Au Banga au chocolat la majorité du café provient de producteurs extérieurs. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une fois installés à Mayotte, nous sommes en 2007, Valérie et son conjoint commencent au tout début à cultiver… des radis. <em>« Parce que c’est facile ! »</em>, dit-elle en rigolant. <em>« On attendait des projets de financement pour lancer notre exploitation. D’autant que quand on s’est installés on n’avait pas de matériel et qu’il fallait monter des dossiers pour faire des demandes d’investissement. C’est long mais nécessaire »</em>, ajoute Valérie.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais le couple voit plus loin que le bout de son radis. <em>« On est passionnés des fruits tropicaux, on adore ça ! Le problème c’est que ça met du temps à produire… Du coup, pour avoir de la rentabilité, on a fait du maraîchage en produisant de la salade, des radis, des tomates, des poivrons, des concombres, des courgettes, etc., avant de se lancer dans la production de café et de chocolat »</em>.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><em><strong>« Valoriser une ressource qui est déjà là »</strong></em></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ce n’est qu’en 2018 que Valérie a le projet de construire un atelier : Le Banga au chocolat pour produire du café et du cacao, et en 2019 elle décide de lancer l’association <em>Café Cacao Maoré</em>. <em>« Avec Laurent mon conjoint, on avait la volonté de se diversifier, de cultiver un maximum de choses, et qu’un jour on ferait notre propre café et notre propre chocolat »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ni une ni deux, le couple se lance dans l’aventure, non sans une certaine appréhension, mais comme dit le proverbe : qui ne tente rien n’a rien ! Pour mener à bien ce projet, Valérie a suivi une formation de deux semaines au lycée agricole de Coconi et a bénéficié de l’aide du Département. <em>« On a fait venir un spécialiste du café … »</em>, se souvient-elle. Quand ils ont commencé à cultiver leur café rien ne garantissait que ça allait marcher. <em>« A l’époque il y avait un mzungu qui avait un vieux torréfacteur&#8230; on a testé et on s’est dit : y’a du potentiel ! La première récolte était toute petite, c’était plus un test »</em>.</p>
<figure id="attachment_56750" aria-describedby="caption-attachment-56750" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56750 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56750" class="wp-caption-text">Le café cerise se cueille à maturité quand il est rouge.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Au début, Valérie était davantage encline à produire du chocolat, mais les deux plantes (caféier et cacaoyer) poussent dans les mêmes conditions de culture et ont les mêmes procédés de transformation (séchage, torréfaction), nous explique la cultivatrice-transformatrice. <em>« J’aime bien le caféier, c’est une plante intéressante. La floraison est magnifique, ça sent super bon et ça pousse hyper bien ici à Mayotte »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ce qui a permis de (re)lancer la filière café c’est grâce notamment au réseau de producteurs que le couple avait pu construire depuis de nombreuses années. <em>« On avait déjà notre réseau…</em><em> J’ai demandé aux producteurs s’ils étaient motivés pour replanter et cultiver du café et si on se lançait dans l&rsquo;aventure. Tous ont une passion des plantes et ont une nostalgie du patrimoine de Mayotte ce qui a permis à la filière de repartir et de se structurer »</em>, raconte la cultivatrice.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Benoît Jaëglé</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/le-pari-de-faire-renaitre-la-filiere-cafe-a-mayotte/">Le pari de faire renaître la filière café à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Cacao et café : la jeune filière toujours debout après Chido, grâce aux producteurs</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/29/cacao-et-cafe-la-jeune-filiere-toujours-debout-apres-chido-grace-aux-producteurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 02:30:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Banga au Chocolat]]></category>
		<category><![CDATA[cacao]]></category>
		<category><![CDATA[café]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=37680</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après plusieurs minutes de route, au bout d’une piste sèche et cabossée, la parcelle de Nabouhani Ahamada apparaît au milieu de la forêt, sur les hauteurs de Bouyouni. « Il n’y a plus beaucoup d’arbres, on aperçoit les collines autour, ça fait bizarre », remarque Valérie Ferrier, animatrice de l’association Café Cacao Maoré et gérante [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/29/cacao-et-cafe-la-jeune-filiere-toujours-debout-apres-chido-grace-aux-producteurs/">Cacao et café : la jeune filière toujours debout après Chido, grâce aux producteurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="283" data-end="796">Après plusieurs minutes de route, au bout d’une piste sèche et cabossée, la parcelle de Nabouhani Ahamada apparaît au milieu de la forêt, sur les hauteurs de Bouyouni. <em data-start="451" data-end="538">« Il n’y a plus beaucoup d’arbres, on aperçoit les collines autour, ça fait bizarre »</em>, remarque Valérie Ferrier, animatrice de l’association Café Cacao Maoré et gérante de la société de transformation Le Banga au Chocolat. C’est la première fois qu’elle rend visite à l’agriculteur depuis le passage du cyclone Chido, le 14 décembre dernier.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="283" data-end="796"><strong>Chido, un énième défi pour la jeune filière</strong></h2>
<figure id="attachment_37710" aria-describedby="caption-attachment-37710" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-37710" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-8-300x200.jpg" alt="Cacao, café, Banga au chocolat, Café Cacao Maoré, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-8-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-8-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-8-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-8-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-8.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-37710" class="wp-caption-text">Nabouhani Ahamada sur sa parcelle à Bouyouni. Lui et les 27 autres producteurs de l&rsquo;association Café Cacao Maoré ont perdu de nombreux arbres.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="798" data-end="1242">Autrefois cultures de rente coloniales, au même titre que la canne à sucre ou les bananes, le café et le cacao font partie de l’histoire et du patrimoine de Mayotte. L’association, créée en 2020, vise à relancer cette filière longtemps abandonnée. Au total, 28 agriculteurs, dont Nabouhani Ahamada, se sont engagés dans la production de ces denrées à travers le territoire, pour diversifier leurs cultures et générer un revenu supplémentaire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1244" data-end="1796">Mais après le Covid et les mouvements sociaux, le cyclone Chido a accentué les difficultés et freiné la structuration de la filière. L’association n’est pas rentable et survit grâce aux subventions, notamment celles du Département. <em data-start="1476" data-end="1681">« Ce qui est dommage, c’est que le cyclone est arrivé juste au moment où les arbres étaient à maturité. Il faut trois ans pour qu’un cacaotier produise des cabosses. Désormais, il faut tout recommencer »</em>, explique Valérie, fatiguée par neuf mois éprouvants, mais toujours déterminée à poursuivre ses efforts.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1798" data-end="2256">Nabouhani Ahamada est le plus important producteur de l&rsquo;association, avec près de 700 kilos de cabosses par an, sur les 2 tonnes que collecte l’association. <em data-start="1955" data-end="2157">« Le vent s’est engouffré, tout mon banga a été cassé, je dois tout reconstruire. Je produis 7 variétés différentes et je vends 2 euros le kilo de cabosses, ça commençait à devenir rentable pour moi »</em>, indique le producteur, qui vit sur sa parcelle où il pratique aussi l&rsquo;élevage et le maraîchage.</p>
<figure id="attachment_37705" aria-describedby="caption-attachment-37705" style="width: 200px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-37705" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-3-200x300.jpg" alt="Cacao, café, Banga au chocolat, Café Cacao Maoré, Mayotte" width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-3-200x300.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-3-683x1024.jpg 683w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-3-768x1152.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-3-150x225.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-3-300x450.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-3-696x1044.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-3-rotated.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /><figcaption id="caption-attachment-37705" class="wp-caption-text">Il faut attendre 3 ans pour qu&rsquo;un jeune cacaotier puisse faire des cabosses.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2258" data-end="2788">Sur son terrain, les grands cacaotiers, parfois hauts de plus de huit mètres, sont à terre. Lorsqu&rsquo;elles ne sont pas dévorées par les rats et les makis, quelques cabosses restent visibles le long des troncs. Ces derniers, de couleur noire, commencent à être parsemés de petits gourmands (ramifications), signe qu&rsquo;ils ne sont pas totalement morts. <em data-start="2605" data-end="2759">« On ne sait pas si ces pousses vont pouvoir produire des cabosses dans le futur, il faut examiner chaque arbre pour établir un état des lieux complet »</em>, constate Valérie.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2790" data-end="2966">Avant de repartir, l’animatrice récupère deux sacs de cabosses auprès du producteur pour les transformer dans son atelier, signe d’espoir quant à la reprise de la production.</p>
<h2 data-start="2790" data-end="2966"></h2>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2790" data-end="2966"><strong>Sauver et replanter : un travail colossal en marge des exploitations principales</strong></h2>
<figure id="attachment_37706" aria-describedby="caption-attachment-37706" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-37706" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-4-300x200.jpg" alt="Cacao, café, Banga au chocolat, Café Cacao Maoré, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-4.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-37706" class="wp-caption-text">Le cacao représente près de 30% du chiffre d&rsquo;affaire de l&rsquo;exploitation de Valérie Ferrier. En 5 ans la filière commence à se structurer petit à petit, malgré les difficultés.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2968" data-end="3574">Sur sa parcelle de Combani, nommée Kanga Maoré, qu&rsquo;elle gère avec Laurent, le constat reste difficile : il n’y aura pas de production de cacao cette année. <em data-start="3077" data-end="3361">« J’ai environ 400 arbres, répartis entre un verger avec d’autres fruitiers — citronniers verts, papayers, mangoustaniers, corossoliers — et une parcelle en agroforesterie. Même à terre, ils n’étaient pas tous morts. On ne sait pas encore comment ils vont évoluer, c’est incertain »</em>, observe Valérie. Les quelques cabosses restantes serviront à produire de nouveaux plants dans les pépinières. Les caféiers, eux, sont déjà en fleurs et la récolte est prévue pour juin/ juillet prochain.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3576" data-end="3929"><em data-start="3576" data-end="3926">« Après le cyclone, il a fallu s’occuper du reste de nos exploitations, reconstruire les serres… Il y avait tellement de choses à faire. Ce n&rsquo;est que depuis quelques semaines que nous avons fait l’état des lieux de nos plantations de cacao et de café, et nous les avons réorganisées. Nous avons constaté que nous avions perdu 40 à 50 % des arbres »</em>.</p>
<figure id="attachment_37711" aria-describedby="caption-attachment-37711" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-37711" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-225x300.jpeg" alt="Cacao, café, Banga au chocolat, Café Cacao Maoré, Mayotte" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-1536x2048.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-scaled.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-1320x1760.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-37711" class="wp-caption-text">Il faut trois cabosses pour faire 100 grammes de chocolat.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3931" data-end="4245">L’association a répondu à l’appel à projets de la Fondation de France et obtenu une aide de 17.000 euros. <em data-start="4037" data-end="4218">« C’est bien, ça va nous permettre de racheter du matériel, comme des tarières, et de replanter des arbres. Cette année, nous avons pour objectif de mettre en terre 1.000 plants »</em>, ajoute Valérie.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4247" data-end="4548">Café mais aussi chocolat, de l’arbre à la tablette, elle peut tout faire dans son atelier de transformation. <em data-start="4367" data-end="4518">« Nous torréfions les fèves, nous les séchons, les décortiquons, les broyons, les pressons et les conchons. Nous avons tout l’équipement nécessaire »</em>, souligne-t-elle fièrement.</p>
<h2 data-start="4247" data-end="4548"></h2>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4247" data-end="4548"><strong>« Quand on voit les fruits revenir, ça donne de l&rsquo;espoir »</strong></h2>
<figure id="attachment_37709" aria-describedby="caption-attachment-37709" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-37709" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-7-300x200.jpg" alt="Cacao, café, Banga au chocolat, Café Cacao Maoré, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-7-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-7-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-7-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-7-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Cacao-7.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-37709" class="wp-caption-text">Les machines du laboratoire sont miraculeusement intactes, ce qui laisse présager une reprise rapide de la production.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4550" data-end="5028">Véritable miracle, les machines n’ont pas été endommagées malgré les nombreux dégâts et la fabrication peut reprendre. « <em data-start="5030" data-end="5345">Sur le moment, j’avais l’impression que tout ce que nous avions construit depuis vingt ans avait disparu. C’est un traumatisme qui revient par vagues : certains jours sont positifs, d’autres non »</em>, confie Valérie, émue. <em data-start="4633" data-end="5025">« Mais maintenant cela va dans le bon sens et on espère enfin pouvoir passer un cap. Les gens cherchent des produits locaux à offrir ou à rapporter, et la demande est réelle. Nous faisons aussi beaucoup de pédagogie : les écoles visitent notre laboratoire, nous travaillons avec des pâtissiers et le lycée hôtelier de Kawéni, et nous participons aux évènements comme la fête de la vanille. Tout cela montre le véritable potentiel de ces produits ! »</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5380" data-end="5715"><em data-start="5380" data-end="5712">« Certes nous avons été sinistrés, mais 50 % des plants tiennent encore. Quand on voit les arbres repartir, les fruits revenir, et Nabouhani livrer ses cabosses, c’est hyper encourageant, ça donne de l’espoir », </em>relève Valérie<em data-start="5380" data-end="5712">, « on redémarre. C’est ça être agriculteur : on a ça dans le sang, on replante, on recommence ! »</em>.</p>
<p data-start="5380" data-end="5715">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/29/cacao-et-cafe-la-jeune-filiere-toujours-debout-apres-chido-grace-aux-producteurs/">Cacao et café : la jeune filière toujours debout après Chido, grâce aux producteurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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