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	<title>Archives des ASCA - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des ASCA - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Octobre Rose veut aller directement à la rencontre des femmes à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/02/octobre-rose-veut-aller-directement-a-la-rencontre-des-femmes-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 02:15:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AMALCA]]></category>
		<category><![CDATA[ASCA]]></category>
		<category><![CDATA[CRCDC]]></category>
		<category><![CDATA[Octobre Rose]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La campagne Octobre Rose 2026 est lancée depuis ce 1er octobre, avec un message central : pour améliorer le dépistage du cancer du sein, les acteurs du territoire veulent aller davantage à la rencontre des femmes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/02/octobre-rose-veut-aller-directement-a-la-rencontre-des-femmes-a-mayotte/">Octobre Rose veut aller directement à la rencontre des femmes à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Qui dit 1er octobre dit lancement d’Octobre Rose, la campagne 2026 démarre avec une priorité claire : faire sortir le dépistage du cancer du sein des cabinets et aller au plus près des femmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Environ 15.000 femmes de 50 à 74 ans sont concernées à Mayotte par le dépistage organisé, soit près de 7.500 femmes. Pourtant, sur la période 2024-2025, moins d’une femme sur deux a participé.</p>
<p style="text-align: justify;">Celui-ci est pourtant gratuit pour les femmes concernées. « <em>Le frein financier ne doit stopper aucune femme</em> », rappelle Cécile Chevalier, de la CSSM. Et lorsqu’elles ne reçoivent pas leur invitation par courrier ou via leur compte Ameli, les femmes peuvent la retirer directement auprès de la CSSM, car la distribution constitue également un frein.</p>
<p style="text-align: justify;">Et les obstacles sont nombreux, déplacements compliqués, difficultés pour identifier ou contacter certaines femmes, problèmes d’affiliation aux droits sociaux, mais aussi manque d’équipements.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Aller vers celles qui ne viennent pas</b></h2>
<p style="text-align: justify;">« <em>Attendre que les femmes viennent spontanément vers le dépistage ne suffit pas</em> », résume Kassandra Chanfi, vice-présidente du CRCDC (Centres régional de coordination des dépistages des cancers). Alors les équipes se déplacent dans les villages, les administrations, les entreprises, au plus près des lieux de vie et de travail. L’objectif est d’expliquer, rassurer et surtout, aider à franchir le pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette stratégie commence déjà à porter ses fruits. L&rsquo;année dernière, le centre a réalisé 1.307 palpations auprès de femmes âgées de 25 à 74 ans, et remis 278 invitations à la mammographie à des femmes de 50 à 74 ans. Dont plus de la moitié directement lors d’actions d’aller-vers.  Parmi elles, 42,8 % ont réalisé leur mammographie, au total, c&rsquo;est 1.611 femmes  qui ont effectué le dépistage en 2025.</p>
<figure id="attachment_59567" aria-describedby="caption-attachment-59567" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-59567" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0994-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0994-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0994-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0994-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0994-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0994-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0994-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0994-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0994-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0994-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0994-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0994-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0994-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0994-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-59567" class="wp-caption-text">Kassandra Chanfi, vice-présidente du CRCDC</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres montrent surtout qu’à Mayotte, le dépistage doit être effectué auprès des populations. L’aller-vers ne consiste donc pas seulement à installer un stand et distribuer des documents. Le travail passe aussi par les associations, les professionnels de santé, les communes et les établissements scolaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Manarsana Boina, qui intervient au nom de la Direction régionale aux droits des femmes et à l’égalité, insiste notamment sur l’importance de parler du cancer dans des espaces où les femmes se sentent à l’aise. Comme les Manzarakas, les maoulida shengué ou les Debaa. Un mode opératoire, qui aurait permis de dépister près de 80 femmes en quatre matinées.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un dépistage aussi pour les plus jeunes</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le programme organisé concerne les femmes de 50 à 74 ans sans symptômes ni facteur de risque particulier, avec une mammographie tous les deux ans associée à un examen clinique des seins.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les professionnels présents ont rappelé que sur l&rsquo;île, des cancers du sein sont observés chez des jeunes, parfois avant l’âge d’entrée dans le programme organisé. « <em>Il est essentiel de rappeler l’importance de connaître son corps et ses seins</em> », explique Dr Hai Rou Mboreha, et trésorière de l’ASCA.</p>
<figure id="attachment_45957" aria-describedby="caption-attachment-45957" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-45957" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mannequin-palaption--300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mannequin-palaption--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mannequin-palaption--1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mannequin-palaption--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mannequin-palaption--1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mannequin-palaption--2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mannequin-palaption--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mannequin-palaption--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mannequin-palaption--1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mannequin-palaption--1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mannequin-palaption--265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mannequin-palaption--1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-45957" class="wp-caption-text">L&rsquo;auto-palaption reste un geste quotidien nécessaire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’auto-palpation peut permettre de repérer un changement inhabituel, sans remplacer un examen médical ni une mammographie. Une boule au niveau du sein ou sous le bras, une modification de la forme du sein, du mamelon ou encore un écoulement inhabituel sont les signes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les sages-femmes ont également un rôle à jouer dans cette prévention. Depuis 2009, elles peuvent réaliser des consultations gynécologiques de prévention et de dépistage auprès des femmes en bonne santé.  Sur un territoire où l’accès aux médecins généralistes et aux gynécologues reste limité, ces 56 sages-femmes libérales représentent donc un relais important pour la prévention.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un seul mammographe sur l’île </b></h2>
<p style="text-align: justify;">Reste une difficulté très concrète : le manque de moyens techniques. « <em>Il n’y a qu’un seul mammographe disponible sur l’île</em> », rappelle le docteur Abdou Goudjo, de la PMI. À cela s’ajoute l’absence de radiologue habilité localement pour la deuxième lecture réglementaire.</p>
<figure id="attachment_59568" aria-describedby="caption-attachment-59568" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-59568" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0995-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0995-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0995-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0995-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0995-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0995-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0995-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0995-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0995-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0995-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0995-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0995-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0995-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0995-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-59568" class="wp-caption-text">DR Abdou Madi, président du CRCDC.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le docteur Abdou Madi, président du CRCDC, précise toutefois qu’un deuxième mammographe est normalement prévu et pourrait être opérationnel prochainement. En attendant, il appelle les femmes à ne pas renoncer au dépistage malgré les délais. « <em>Les gens, ils y vont, même s’il y a la queue, on attend son tour</em>. <em>Il ne faut pas attendre que la maladie soit là pour aller la dépister </em>», insiste-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Les acteurs veulent donc développer des solutions à distance. La dématérialisation de cette deuxième lecture fait partie des pistes de travail, tandis que le CRCDC réfléchit également à une offre de technologie mobile qui permettrait de rapprocher les équipements des femmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans oublier l&rsquo;unité de gynécologie au CHM qui peut accueillir les patientes présentant une suspicion de pathologie mammaire et les accompagner dans leur diagnostic et les soins.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une campagne qui doit continuer après octobre</b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’autre enjeu de cette édition 2026 est justement de ne pas tout miser sur un seul mois. Le CRCDC a ainsi préparé un kit de communication commun pour les partenaires, avec des messages de prévention et de dépistage et des ressources utilisables lors des différentes actions. Une dizaine de sessions de formation sont également prévues pour les mobilisateurs communautaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Le calendrier d’Octobre Rose doit démarrer dès le 3 octobre au marché paysan de Coconi, avec des actions de prévention et des consultations gratuites. D’autres rendez-vous sont prévus tout au long du mois dans les communes, les entreprises et les établissements scolaires. La campagne doit se terminer le 30 octobre, place de la République à Mamoudzou, aux côtés  d&rsquo;ASCA et AMALCA.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/02/octobre-rose-veut-aller-directement-a-la-rencontre-des-femmes-a-mayotte/">Octobre Rose veut aller directement à la rencontre des femmes à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Mayotte, le dépistage s’invite dans les manzaraka : « J&#8217;ai une boule dans le sein, je ne savais pas quoi faire »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/04/a-mayotte-le-depistage-sinvite-dans-les-manzaraka-jai-une-boule-dans-le-sein-je-ne-savais-pas-quoi-faire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Sep 2026 02:15:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ASCA]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer du col de l'utérus]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer du sein]]></category>
		<category><![CDATA[CRCDC]]></category>
		<category><![CDATA[Département-Région]]></category>
		<category><![CDATA[Dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mouhamadi Noor]]></category>
		<category><![CDATA[REPEMA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=57799</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce jeudi 3 septembre, la campagne de santé des femmes s’est installée place de la République, à Mamoudzou. Des professionnels de santé et des associations y proposaient des informations et des dépistages, notamment autour des cancers du sein et du col de l’utérus.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/04/a-mayotte-le-depistage-sinvite-dans-les-manzaraka-jai-une-boule-dans-le-sein-je-ne-savais-pas-quoi-faire/">À Mayotte, le dépistage s’invite dans les manzaraka : « J&rsquo;ai une boule dans le sein, je ne savais pas quoi faire »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, la prévention ne se joue pas seulement au centre hospitalier ou dans les cabinets médicaux. Depuis plusieurs semaines, des professionnels de santé vont à la rencontre des femmes directement dans les lieux et événements où elles se retrouvent, en s’appuyant sur les réseaux associatifs. Une démarche qui vise notamment celles qui restent éloignées du dépistage.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce jeudi 3 septembre, la campagne s’est installée sur la place de la République, à Mamoudzou. Des stands consacrés à la santé des femmes, à la planification familiale et au dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus accueillaient le public. Le Département-Région, la gendarmerie, le REPEMA, l’ASCA, le CRCDC et ADEP Assurance participaient notamment à cette journée.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais pourquoi parler de santé au milieu des manzaraka ? À Mayotte, ces rassemblements organisés autour des mariages réunissent de nombreuses femmes, de différentes générations. Pour les acteurs de la prévention, ils constituent surtout une occasion d’aller vers un public qui ne vient pas nécessairement de lui-même chercher ces informations.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La prévention au plus près des mariages</strong></h2>
<figure id="attachment_57812" aria-describedby="caption-attachment-57812" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2763-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57812" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2763-300x200.jpg" alt="Mayotte, Département-Région, REDECA, ASCA, CRCDC," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2763-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2763-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2763-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2763-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2763-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2763-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2763-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2763-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2763-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2763-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2763-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2763-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2763-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57812" class="wp-caption-text">Une membre de l’association ASCA échange avec une participante autour des questions de santé et de prévention. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour Halifa Toumani, mandataire d’ADEP, l’enjeu est de profiter de ces moments de rassemblement pour sensibiliser la population. <em>« C’est un événement autour de la santé dans les manzaraka, tout ce qu’on nous consommons, le dépistage, et aujourd’hui c’est pour sensibiliser la population, les femmes, et nous on est là pour soutenir cela »</em>, explique-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">L’idée n’est donc pas de transformer le mariage en rendez-vous médical, mais de profiter d’un moment où les femmes sont déjà réunies pour faire circuler des informations et proposer, lorsque cela est possible, un dépistage. Cette démarche répond à un constat dressé par les acteurs de la campagne. En effet, certaines femmes restent éloignées des dispositifs de prévention et ne pensent pas forcément à se renseigner ou à se faire dépister.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong><em>« Une population qui n’a pas forcément l’habitude de se dépister » </em></strong></h2>
<figure id="attachment_57813" aria-describedby="caption-attachment-57813" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2771-1-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-57813 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2771-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, Département-Région, REDECA, ASCA, CRCDC," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2771-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2771-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2771-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2771-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2771-1-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2771-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2771-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2771-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2771-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2771-1-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2771-1-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2771-1-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2771-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57813" class="wp-caption-text">Manarssana Boina, directrice régionale aux droits des femmes et à l’égalité de Mayotte, participe à la journée de sensibilisation organisée place de la République à Mamoudzou. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour Manarssana Boina, directrice régionale aux droits des femmes et à l’égalité de Mayotte, il fallait donc revoir la manière de faire de la prévention. Les équipes ont souhaité <em>« mettre en place cette campagne de sensibilisation d’aller-vers en s’appuyant sur des associations culturelles »</em>, une approche <em>« qu’on ne fait pas d’habitude ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Habituellement, explique-t-elle, les campagnes s’appuient sur des partenaires<em> « rodés, formés, aux droits des femmes, à la lutte contre les violences faites aux femmes, le droit à la contraception »</em>. Mais ces réseaux ne permettent pas toujours d’atteindre les femmes les plus éloignées de ces sujets.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ce qui nous manquait c’était une population qui n’a pas forcément l’habitude de se renseigner ou de se dépister »</em>, résume-t-elle. C’est là qu’intervient l’association Mouhamadi Noor de Bouéni. Pendant l’hiver austral, les équipes ont travaillé avec ses membres pour aller au contact des femmes, notamment lors de rassemblements organisés dans les communes. Le principe est volontairement simple. <em>« On ramène juste le professionnel et les informations de santé, on dépiste avec la sage-femme qui est là, le CRCDC, on sensibilise »</em>, détaille Manarssana Boina.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La culture comme relais entre les générations</strong></h2>
<figure id="attachment_57809" aria-describedby="caption-attachment-57809" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2744-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57809" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2744-300x200.jpg" alt="Mayotte, Département-Région, REDECA, ASCA, CRCDC," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2744-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2744-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2744-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2744-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2744-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2744-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2744-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2744-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2744-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2744-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2744-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2744-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2744-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57809" class="wp-caption-text">Une jeune femme prend le temps de passer d’un stand à l’autre pour s’informer sur les différents dispositifs de prévention et de santé proposés lors de la journée. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Derrière cette méthode, il y a aussi une question de transmission. Comment parler de dépistage, de contraception ou de santé sexuelle à des femmes qui n’ont pas toujours été habituées à aborder ces questions ? Et comment faire circuler ces messages entre des générations qui n’ont pas forcément le même rapport à la prévention ?</p>
<p style="text-align: justify;">L’association joue ici un rôle de relais. Sa présidente, Dahyati Mistoihi, permet notamment de faire le lien avec des femmes plus âgées. <em>« La présidente de l’association, Dahyati Mistoihi, elle est plus moderne, elle arrive à faire ce lien avec les personnes plus âgées, cela fonctionne très bien »</em>, souligne Manarssana Boina.</p>
<p style="text-align: justify;">La mobilisation dépasse d’ailleurs les seules adhérentes de l’association. Les liens tissés autour de la culture permettent de faire venir d’autres femmes. <em>« Il y a vraiment une solidarité autour de la culture, elles fonctionnent comme ça, elles s’appellent, elles se mobilisent, et nous on en profitent, pour leur proposer de se faire dépister »</em>, raconte la directrice régionale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les manzaraka deviennent ainsi un point de rencontre entre ces différents publics. La prévention vient s’y greffer sans être au centre du mariage, avec l’idée que les informations puissent ensuite circuler d’une femme à l’autre, d’une génération à l’autre.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Quand les questions sortent enfin</strong></h2>
<figure id="attachment_57810" aria-describedby="caption-attachment-57810" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2760-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57810" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2760-300x200.jpg" alt="Mayotte, Département-Région, REDECA, ASCA, CRCDC," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2760-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2760-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2760-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2760-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2760-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2760-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2760-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2760-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2760-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2760-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2760-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2760-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2760-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57810" class="wp-caption-text">Malika Bouti, conseillère conjugale et familiale au Département-Région de Mayotte, manie l’humour et l’échange pour aborder avec les participants les questions liées au couple et à la vie conjugale. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans les communes où la campagne s’est déjà déplacée, cette proximité semble porter ses fruits. Selon Manarssana Boina, les équipes ont parfois rencontré un tel succès qu’elles ne parvenaient pas à dépister toutes les femmes qui se présentaient.</p>
<p style="text-align: justify;">Surtout, ces rencontres permettent de faire émerger des questions qui restent parfois sans réponses. Certaines femmes profitent de la présence de la sage-femme pour parler de symptômes ou de situations qui les inquiètent. <em>« Beaucoup nous ont dit : moi j’ai une boule dans le sein je ne savais pas quoi faire »</em>, rapporte Manarssana Boina.</p>
<p style="text-align: justify;">Un professionnel peut alors rassurer, orienter et procéder au dépistage. Une situation qui résume à elle seule l’intérêt de cette démarche : parfois, il suffit que le professionnel soit là pour qu’une question qui n’avait jamais été posée puisse enfin l’être.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>À Mamoudzou, un succès plus mesuré</strong></h2>
<figure id="attachment_57808" aria-describedby="caption-attachment-57808" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2741-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57808" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2741-300x200.jpg" alt="Mayotte, Département-Région, REDECA, ASCA, CRCDC," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2741-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2741-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2741-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2741-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2741-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2741-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2741-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2741-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2741-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2741-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2741-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2741-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2741-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57808" class="wp-caption-text">Sur la place de la République, les stands de prévention accueillent un public moins nombreux que lors des précédentes étapes organisées dans d&rsquo;autres communes de Mayotte. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ce jeudi, à Mamoudzou, la fréquentation était toutefois moins importante que prévu. Sur la place de la République, le passage des voitures non loin et le bruit de la route nationale couvrent parfois les échanges autour des stands. La circulation est <em>« compliquée »</em>, constate Manarssana Boina. Rien à voir avec les rendez-vous organisés dans les zones plus reculées de Mayotte, où les femmes étaient parfois si nombreuses que les équipes ne parvenaient pas à toutes les dépister.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les organisateurs, l’expérience permet néanmoins de confirmer l’intérêt d’une prévention qui ne repose pas uniquement sur les structures de santé. En allant là où les femmes se retrouvent déjà, notamment lors des mariages, les professionnels peuvent toucher un public qui ne serait pas forcément venu jusqu’à eux. Et parfois, derrière un rassemblement familial, une conversation et une question posée au détour d’un stand, il y a simplement l’occasion de parler de santé autrement, sans attendre que la maladie impose elle-même la conversation.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/04/a-mayotte-le-depistage-sinvite-dans-les-manzaraka-jai-une-boule-dans-le-sein-je-ne-savais-pas-quoi-faire/">À Mayotte, le dépistage s’invite dans les manzaraka : « J&rsquo;ai une boule dans le sein, je ne savais pas quoi faire »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Au CHM, un service d’hémato-oncologie à 200 % d’activité</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/ici-le-plan-cancer-cest-la-theorie-au-chm-un-service-dhemato-oncologie-a-200-dactivite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 02:30:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ASCA]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[Évacuation sanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[evasan]]></category>
		<category><![CDATA[Hémato-oncologie]]></category>
		<category><![CDATA[Mammographe]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Prise en charge]]></category>
		<category><![CDATA[Soins palliatifs]]></category>
		<category><![CDATA[Un autre regard]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54661</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Centre hospitalier de Mayotte a inauguré un espace de bien-être destiné aux patients suivis en oncologie et en soins palliatifs. Porté par l’Association des Soignants Contre le Cancer, en lien avec plusieurs partenaires associatifs, il propose des soins de support comme la socio-esthétique, la musicothérapie, le yoga ou encore des ateliers créatifs.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/ici-le-plan-cancer-cest-la-theorie-au-chm-un-service-dhemato-oncologie-a-200-dactivite/">Au CHM, un service d’hémato-oncologie à 200 % d’activité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans le service d’hémato-oncologie du Centre hospitalier de Mayotte, le temps semble rythmé par une tension discrète mais permanente. Le bâtiment, organisé en U autour d’une cour intérieure végétalisée, offre une architecture lisible, presque apaisante. La lumière y circule, les couloirs sont propres, les espaces entretenus sentent bon. À certains moments, le silence domine, seulement interrompu par les pas rapides des soignants ou le passage de certains proches de patients.</p>
<figure id="attachment_54678" aria-describedby="caption-attachment-54678" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54678" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54678" class="wp-caption-text">Le service d&rsquo;hémato-oncologie du Centre hospitalier de Mayotte, organisé autour d&rsquo;une cour intérieure végétalisée. Seul service spécialisé de l&rsquo;île, il fonctionne aujourd&rsquo;hui à près de 200 % de son activité. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais cette apparente tranquillité se fissure dès que l’on s’attarde : chambres occupées au-delà de leur capacité, fauteuils transformés en lits d’appoint, circulation constante des équipes. Le service d’hémato-oncologie du CHM est aujourd’hui le seul de l’île à prendre en charge les cancers du sang et des tissus hématopoïétiques, en lien avec les équipes dédiées aux soins palliatifs, dans un contexte de saturation extrême.</p>
<p style="text-align: justify;">À 200 % d’activité, selon les équipes, il fonctionne bien au-delà de ses moyens. C’est dans cet environnement que vient d’être inauguré un espace de bien-être, pensé comme un complément aux soins médicaux mais encore dépourvu de personnel dédié permanent. Une initiative qui met en lumière, autant qu’elle tente d’y répondre, les fragilités structurelles de la prise en charge du cancer à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un espace de soins de support encore en construction </b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’espace inauguré ce mardi 30 juin au CHM doit accueillir ses premiers patients dès le 2 juillet prochain. Il s’agit d’un dispositif de soins de support destiné aux personnes suivies en oncologie et en soins palliatifs, avec une offre progressive d’activités : socio-esthétique, trichologie, musicothérapie, yoga, massages bien-être ou encore ateliers créatifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Porté par l’Association des Soignants Contre le Cancer (ASCA), en lien avec des associations partenaires, le projet repose sur une organisation hybride, mêlant interventions bénévoles et professionnels extérieurs. Dans un premier temps, trois à quatre activités mensuelles sont prévues, avant une phase d’évaluation destinée à ajuster l’offre.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le papier, il s’agit d’un premier espace structuré de ce type au CHM. Dans la pratique, il reste étroitement dépendant du fonctionnement du service hospitalier et ne constitue pas encore une unité autonome. Surtout, il ne dispose à ce stade d’aucun professionnel permanent dédié. <em>« Le souci c’est qu’on n’a pas de professionnel dédié dans cette unité de soins de confort »</em>, reconnaît une cadre du service, qui insiste sur la fragilité organisationnelle du dispositif.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un service d’hémato-oncologie saturé à 200 %</b></h2>
<figure id="attachment_54679" aria-describedby="caption-attachment-54679" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-54679 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2480-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54679" class="wp-caption-text">Faute de places, certaines chambres du service accueillent jusqu&rsquo;à trois patients. Les soignants composent quotidiennement avec un service saturé. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À quelques mètres d&rsquo;un espace extérieur d&rsquo;accueil, le service d’hémato-oncologie concentre l’essentiel des tensions hospitalières. Il constitue le cœur de la prise en charge des cancers du sang et les maladies touchant les tissus qui fabriquent les cellules sanguines à Mayotte, aux côtés des autres équipes hospitalières qui interviennent tout au long du parcours des patients, notamment les soins palliatifs.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« C’est un service relativement petit par rapport à l’activité qu’on a (…) aujourd’hui on avoisine les 200 % d’activité »</em>, explique Sarah Madi, cadre du service de médecine ambulatoire, qui coordonne les activités paramédicales avec le chef de service, le Dr Kone Moumini.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chiffre est répété comme un constat structurel. Le service compte seulement six chambres et cinq fauteuils. Dans les périodes de forte affluence, les patients sont installés à deux, parfois trois par chambre.</p>
<figure id="attachment_54682" aria-describedby="caption-attachment-54682" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-54682 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2484-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54682" class="wp-caption-text">Vers 12 h, une aide-soignante traverse le service avec un chariot chargé de repas, reflet du nombre de patients hospitalisés. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« On fait avec ce qu’on a, avec les moyens du bord »</em>, poursuit-elle. <em>« Et quand on ne peut pas mettre de patients sur un fauteuil, on les met dans les chambres comme on peut ». </em>L’organisation repose sur une adaptation permanente, au gré des arrivées, des traitements et des urgences. Les patients, eux, suivent des parcours souvent longs, marqués par la répétition des hospitalisations et la lourdeur des chimiothérapies.</p>
<p style="text-align: justify;">Le service, d&rsquo;apparence calme, propre et fonctionnel, est visuellement nettement sous-dimensionné. <em>« On aimerait avoir beaucoup plus de chambres mais c’est pas possible »</em>, ajoute Sarah Madi.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des soins de support face à la réalité des traitements lourds</b></h2>
<figure id="attachment_54681" aria-describedby="caption-attachment-54681" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-54681 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2481-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54681" class="wp-caption-text">Une étudiante infirmière en stage dans le service, où le rythme de travail est particulièrement soutenu. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans cet environnement saturé, les soins de support apparaissent comme un complément indispensable, au moins sur le plan humain. Ils visent à accompagner les patients confrontés à des traitements longs et éprouvants, notamment les chimiothérapies, dont les effets secondaires dépassent largement la seule dimension médicale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les activités proposées dans le nouvel espace doivent permettre un accompagnement global : massage, socio-esthétique, travail sur l’image corporelle, soutien psychologique indirect. <em>« Pour se sentir un peu joli, pour savoir comment attacher sa perruque, mieux mettre un foulard… on les accompagne »</em>, explique Sarah Madi. <em>« C’est pas parce qu’on est malade que la vie s’arrête et qu’on est moins beau ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Derrière ces gestes, les soignants évoquent une réalité fréquente : la perte d’estime de soi chez les patients atteints de cancer, particulièrement dans un contexte où l’accès à certains soins de support reste limité ou irrégulier. Mais la mise en œuvre de ces activités repose encore largement sur des interventions ponctuelles d’associations et de bénévoles, sans continuité garantie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une chaîne de soins incomplète et fragmentée</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du service d’hémato-oncologie, les professionnels décrivent une prise en charge du cancer incomplète sur le territoire. Certains examens essentiels, comme le PET-scan (ndlr, examen de médecine nucléaire permettant l&rsquo;analyse de la quasi-totalité des organes), ne sont pas disponibles à Mayotte et nécessitent un transfert vers La Réunion.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres équipements de diagnostic, notamment en matière de dépistage, restent insuffisants ou inexistants. L’absence de mammographe au Centre hospitalier de Mayotte est régulièrement citée comme un frein majeur au diagnostic précoce.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des délais qui aggravent la perte de chance</b></h2>
<figure id="attachment_5723" aria-describedby="caption-attachment-5723" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5723 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg-300x219.webp" alt="Evasan, évacuations sanitaires, Mayotte, La Réunion, CHU, CHM, Cimade" width="300" height="219" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg-300x219.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg-768x560.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg-150x109.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg-696x507.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Civieres-avion-sanitaire-jpeg.webp 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-5723" class="wp-caption-text">Faute de spécialistes et d’équipements spécifiques à Mayotte, de nombreux patients atteints d&rsquo;un cancer doivent être évacués vers des établissements de santé de La Réunion, allongeant les délais de prise en charge, parfois déjà jugés critiques par les équipes médicales.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La question des délais d’évacuation sanitaire constitue un autre point de tension. Lorsque les soins ne peuvent être assurés sur place, les patients doivent être transférés vers d’autres établissements.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ces évacuations ne sont pas toujours immédiates.<em> « Certains patients doivent être « évasanés » aujourd’hui et le seront finalement dans deux semaines »</em>, confie une soignante.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ça représente une énorme perte de chance pour eux ». </em>Ces délais, combinés aux diagnostics tardifs, contribuent à renforcer les inégalités de prise en charge, selon les équipes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Quand le « Plan cancer » se heurte aux réalités mahoraises</strong></h2>
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: justify;" data-start="352" data-end="721">Pour le Dr Jaouali Zouheir, oncologue au Centre hospitalier de Mayotte et unique spécialiste de l&rsquo;île, les difficultés rencontrées ne relèvent pas seulement d&rsquo;un manque de lits ou de personnel. Elles traduisent, selon lui, un décalage plus profond entre les politiques nationales de lutte contre le cancer et les réalités sanitaires, sociales, économiques et culturelles de Mayotte.</p>
<figure id="attachment_54684" aria-describedby="caption-attachment-54684" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54684" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2489-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54684" class="wp-caption-text">Sur un fauteuil, un patient partage une chambre avec deux autres hommes dans le service, confronté à une saturation chronique de ses capacités d’accueil. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="723" data-end="1108">Le premier « Plan cancer », lancé en 2003, a profondément transformé la prise en charge de l&rsquo;oncologie en France. Dépistage organisé, accès à des plateaux techniques spécialisés, parcours de soins coordonnés, prise en charge de la douleur, développement des soins de support : il repose sur une filière complète permettant au patient d&rsquo;être accompagné du diagnostic jusqu&rsquo;à l&rsquo;après-cancer. À Mayotte, d&rsquo;après l&rsquo;oncologue, cette architecture existe surtout sur le papier.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1171" data-end="1472"><em>« Il y a un gap entre le Plan cancer adopté en 2003 (&#8230;) et Mayotte. On a un modèle mais on fonctionne à notre façon. Je m&rsquo;inspire tous les jours de ce modèle, qui est excellent, du moins, je fais ce que je peux, car le Plan cancer a vraiment été pensé pour les patients dans le bon sens. Mais ici, c&rsquo;est la théorie, ça n&rsquo;existe pas »</em>, tranche le médecin.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1474" data-end="2099">Le constat n&rsquo;est pas celui d&rsquo;un rejet des recommandations nationales. Au contraire. Selon lui, elles doivent être adaptées à un territoire où les contraintes sont d&rsquo;une tout autre nature. Certains examens essentiels, comme le PET-scan, ne sont pas disponibles sur l&rsquo;île et imposent des transferts vers La Réunion. Le CHM ne dispose toujours pas de mammographe, alors que le dépistage précoce constitue l&rsquo;un des piliers de la lutte contre le cancer. Les équipes voient ainsi arriver de nombreuses patientes atteintes d&rsquo;un cancer du sein à un stade déjà très avancé, réduisant considérablement les possibilités thérapeutiques.</p>
<figure id="attachment_7275" aria-describedby="caption-attachment-7275" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/205861-selon-nouvelle-etude-norvegienne-mammographie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-7275" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/205861-selon-nouvelle-etude-norvegienne-mammographie-300x200.jpg" alt="Mayotte, mammographie, dépistage, cancer du sein, panne," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/205861-selon-nouvelle-etude-norvegienne-mammographie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/205861-selon-nouvelle-etude-norvegienne-mammographie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/205861-selon-nouvelle-etude-norvegienne-mammographie.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-7275" class="wp-caption-text">Le pôle médico-technique du Centre hospitalier de Mayotte ne dispose pas de mammographe, outil essentiel au dépistage, alors que le cancer du sein demeure la première cause de mortalité par cancer chez les femmes à Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2101" data-end="2493">À ces difficultés s&rsquo;ajoute une réalité sociale singulière. <em>« 80 % de nos patients sont sans papiers. On a un contexte culturel très particulier. On est plus près de l&rsquo;Afrique que de l&rsquo;Europe, ce n&rsquo;est pas péjoratif, c&rsquo;est culturel. Chaque culture a ses codes, et il faut adapter les codes. Ce n&rsquo;est pas possible d&rsquo;avoir un plan vu par la métropole à appliquer ici à Mayotte »</em>, poursuit-il les mains dessinant de larges gestes pour tenter d&#8217;embrasser la complexité de la situation.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2495" data-end="3056">L&rsquo;inauguration d&rsquo;un espace de bien-être illustre ainsi toute l&rsquo;ambivalence de la cancérologie mahoraise. Les soins de support répondent à un besoin réel : ils contribuent à soulager la douleur, à restaurer l&rsquo;estime de soi et à mieux accompagner des traitements particulièrement éprouvants. Mais ils ne masquent pas les difficultés plus fondamentales de la filière : des diagnostics encore trop tardifs, des examens indisponibles sur place, des évacuations sanitaires indispensables, parfois retardées, et un service d&rsquo;hémato-oncologie qui fonctionne à près de 200 % de ses capacités.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3058" data-end="3412">Loin d&rsquo;être anecdotique, ce nouvel espace raconte finalement une autre histoire : celle de soignants mahorais qui cherchent à humaniser les parcours de soins alors même que les fondations de la prise en charge du cancer demeurent fragiles. Une médecine qui innove, s&rsquo;adapte et invente des solutions, sans jamais perdre de vue, ni pouvoir tout à fait combler, l&rsquo;urgence d&rsquo;un rattrapage structurel.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/ici-le-plan-cancer-cest-la-theorie-au-chm-un-service-dhemato-oncologie-a-200-dactivite/">Au CHM, un service d’hémato-oncologie à 200 % d’activité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« J&#8217;avais l&#8217;impression d&#8217;être folle ! », l&#8217;endométriose sort de l&#8217;ombre à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/24/javais-limpression-detre-folle-lendometriose-sort-de-lombre-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 02:15:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ASCA]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Département-Région]]></category>
		<category><![CDATA[Endo Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[endométriose]]></category>
		<category><![CDATA[Gynécologie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54166</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réunis à Mamoudzou, patientes, entourage de femmes atteintes de la maladie, associations et soignants ont partagé leurs expériences autour de l'endométriose. Une maladie qui touche une femme sur dix en France mais qui reste encore trop souvent diagnostiquée tardivement, notamment à Mayotte.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/24/javais-limpression-detre-folle-lendometriose-sort-de-lombre-a-mayotte/">« J&rsquo;avais l&rsquo;impression d&rsquo;être folle ! », l&rsquo;endométriose sort de l&rsquo;ombre à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans l&rsquo;hémicycle Younoussa Bamana du Département-Région de Mayotte, à Mamoudzou, les visages sont attentifs, réceptifs. Parfois graves. Parfois apaisés. Souvent émus. Ce mardi 23 juin, près de soixante personnes se sont réunies pour une journée entièrement consacrée à l&rsquo;endométriose. Parmi elles, des patientes, des personnes de leur entourage, quelques hommes intéressés ou concernés par la maladie, des gynécologues, venus de Mayotte et de La Réunion, mais aussi des élus et des représentants associatifs.</p>
<figure id="attachment_54188" aria-describedby="caption-attachment-54188" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54188" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-300x225.jpg" alt="Mayotte, département-région, hémicycle, endométriose, CHM, ASCA, Endo Mayotte," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6777-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54188" class="wp-caption-text">Acteurs de la PMI, soignants, conseillers conjugaux, associations ainsi que des hommes concernés ou sensibilisés à la maladie ont pris part à une journée d’échanges consacrée à l’endométriose, encore largement sous-diagnostiquée. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Très vite, les témoignages prennent le dessus sur les chiffres. Dans la salle, plusieurs femmes racontent leur parcours, leurs douleurs et parfois leur sentiment d&rsquo;avoir longtemps souffert sans être entendues. <em>« Je suis là aujourd&rsquo;hui parce qu&rsquo;on m&rsquo;a diagnostiqué une endométriose sans vraiment m&rsquo;expliquer ce que c&rsquo;était »</em>, témoigne une participante d&rsquo;une quarantaine d&rsquo;années.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je voulais juste vous dire bon courage à toutes et à tous car c&rsquo;est très difficile, pendant quatorze ans j&rsquo;ai multiplié les consultations, les PMA. Aujourd&rsquo;hui, Dieu merci, je suis mère d&rsquo;une fille, et je pense que je n&rsquo;aurai pas d&rsquo;autres enfants »</em>, confie-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Une autre femme, les larmes aux yeux, interpelle les soignants présents : <em>« Quand on va au CHM et qu&rsquo;on nous dit que ce n&rsquo;est pas urgent »</em>, elle marque un temps de pause, reprend son souffle et poursuit. <em>« Alors que l&rsquo;on souffre, est-ce qu&rsquo;il existe des dispositifs pour les femmes qui arrivent tardivement ou qui ont subi des maltraitances, c&rsquo;est ça que je me demande »</em>, interroge-t-elle. Face à elle, une gynécologue rappelle que des accompagnements psychologiques peuvent être proposés aux patientes qui en ressentent le besoin au Centre hospitalier de Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><em>« Quand j&rsquo;ai parlé de cette maladie, j&rsquo;avais l&rsquo;impression d&rsquo;être folle »</em> </b></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette journée était aussi l&rsquo;aboutissement d&rsquo;années de sensibilisation menées par l&rsquo;association <em>Endo Mayotte</em>, créée en 2022.<em> « Quand j&rsquo;ai crié haut et fort que cette maladie existait à Mayotte, j&rsquo;avais l&rsquo;impression d&rsquo;être folle ! »</em>, raconte sa fondatrice, Abouchirou Mattoir. <em>« Aujourd&rsquo;hui, voir que cette maladie prend de l&rsquo;ampleur me rend heureuse. Votre présence ici n&rsquo;est pas anodine ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis sa création, l&rsquo;association intervient dans les établissements scolaires, organise des actions de sensibilisation et accompagne les femmes dans leurs démarches administratives et psychologiques. À ses côtés, Ahamada, un bénévole de l&rsquo;association, souligne les difficultés persistantes. <em>« Des personnes ont dû quitter le territoire parce qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas trouvé de spécialiste. Il y a aussi beaucoup de personnes qui ne sont pas diagnostiquées. Ensemble, nous pouvons faire la différence »</em>, déclare-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Déconstruire les idées reçues</b></h2>
<figure id="attachment_54192" aria-describedby="caption-attachment-54192" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54192" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-300x225.jpg" alt="Mayotte, département-région, hémicycle, endométriose, CHM, ASCA, Endo Mayotte," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6788-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54192" class="wp-caption-text">Lors d&rsquo;un exercice grandeur nature entre les intervenants et le public, les participants ont levé des cartons jaunes pour répondre « oui » à la question : l’endométriose est une maladie bénigne, inflammatoire et chronique. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Vers 10h du matin, pour mieux informer le public et dynamiser l&rsquo;hémicycle, l&rsquo;association ASCA (Association des Soignants contre le Cancer) du CHM lance un atelier interactif immédiat autour des nombreuses idées reçues qui entourent encore l&rsquo;endométriose.</p>
<p style="text-align: justify;">Des feuilles jaunes et roses sont disposées sur les sièges. Les participants doivent en lever une à chaque réponse d&rsquo;une question posée. Rose pour non, jaune pour oui. Une femme atteinte d&rsquo;endométriose développera-t-elle forcément un cancer ? Non. La feuille rose est levée unanimement. Une masse détectée chez une patiente est-elle forcément cancéreuse ? Non plus. <em>« Je félicite quand même les feuilles jaunes levées car si toute masse n&rsquo;est pas un cancer, toute masse nécessite quand même une consultation spécialisée »</em>, rappelle une gynécologue.</p>
<p style="text-align: justify;">Les professionnels insistent également sur le fait que l&rsquo;endométriose est une maladie bénigne, même si elle est chronique et inflammatoire. Autre idée reçue balayée lors des échanges : l&rsquo;ablation de l&rsquo;utérus ne permet pas nécessairement de guérir. <em>« Les ovaires restent présents et le cycle hormonal continue »</em>, explique encore la gynécologue. <em>« Le traitement principal consiste à bloquer ce cycle hormonal et non à retirer l&rsquo;utérus »</em>, ajoute-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une maladie fréquente mais encore largement sous-diagnostiquée</b></h2>
<figure id="attachment_54191" aria-describedby="caption-attachment-54191" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54191" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-300x225.jpg" alt="Mayotte, département-région, hémicycle, endométriose, CHM, ASCA, Endo Mayotte," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6787-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54191" class="wp-caption-text">Dans la salle, une participante a témoigné avoir attendu quatorze ans avant de pouvoir donner naissance à sa fille, après un long parcours de consultations et de traitements liés à l’endométriose. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Selon le ministère de la Santé et l&rsquo;Assurance maladie, l&rsquo;endométriose touche entre 1,5 et 2,5 millions de femmes en âge de procréer en France, soit environ une femme sur dix. Et malgré ce chiffre particulièrement élevé, les femmes restent confrontées à une errance diagnostique importante, qui peut atteindre plusieurs années avant qu&rsquo;un diagnostic soit posé.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Zouhourya Mouayad Ben, quatrième Vice-présidente du Département-Région chargée des Sports, de la Culture et de la Jeunesse, ces chiffres ne reflètent probablement qu&rsquo;une partie de la réalité. <em>« Les chiffres d&rsquo;une femme sur dix, je suis sûre et certaine qu&rsquo;il y en a beaucoup d&rsquo;autres qui sont concernées, mais qui malheureusement ne souhaitent pas témoigner, veulent rester dans le silence ou ne sont pas prises en charge</em>« , affirme-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="571" data-end="1228">Pour l&rsquo;élue, cette difficulté à parler de la maladie renvoie plus largement aux tabous qui entourent encore certains sujets liés à la santé féminine. <em>« Notre objectif, c&rsquo;est aussi de leur dire qu&rsquo;il faut en parler. Tout à l&rsquo;heure, j&rsquo;y ai pensé, je me suis dit qu&rsquo;il faut aussi en parler au même titre que les règles »</em>, explique-t-elle. Elle évoque notamment le regard porté sur les femmes confrontées à des fuites pendant les menstruations, un sujet qui demeure source de gêne et de jugement. Selon elle, l&rsquo;endométriose souffre du même silence. <em>« Il faut que les gens puissent en parler librement, sans se sentir jugés, et puissent surtout être accompagnés »</em>, conclut-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une filière de soins construite entre Mayotte et La Réunion</b></h2>
<figure id="attachment_52091" aria-describedby="caption-attachment-52091" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-52091 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, maman, enfant," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52091" class="wp-caption-text">Au Centre hospitalier de Mayotte, une filière de soins dédiée à la prise en charge de l’endométriose a été progressivement mise en place afin d’améliorer le diagnostic, le suivi et l’orientation des patientes vers des parcours spécialisés, en lien avec le CHU de La Réunion. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au Centre hospitalier de Mayotte, une véritable filière de prise en charge a progressivement vu le jour. Le docteur Roger Serhal, chef du pôle gynécologie-obstétrique, explique avoir rapidement identifié un besoin important dès son arrivée sur le territoire.<em> « Dès mon arrivée à Mayotte, en 2020, j&rsquo;ai constaté une prévalence importante de patientes présentant une endométriose pelvienne. Il est rapidement devenu nécessaire de structurer une filière dédiée ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif initial était de développer localement une prise en charge multidisciplinaire associant gynécologues, radiologues spécialisés et chirurgiens digestifs. Mais les contraintes hospitalières ont compliqué ce projet. <em>« Les difficultés d&rsquo;accès au bloc opératoire ont constitué un frein majeur. Nous avons donc orienté la filière vers un partenariat avec le CHU de La Réunion »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&rsquo;hui, les patientes sont évaluées à Mayotte avant que leur dossier soit présenté lors de réunions de concertation pluridisciplinaires spécialisées organisées tous les deux mois à La Réunion. <em>« Cette organisation permet aux patientes mahoraises d&rsquo;accéder à une expertise spécialisée malgré les contraintes structurelles locales »</em>, souligne le médecin.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des besoins importants mais encore peu de patientes suivies</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour la docteure Hairou Mboreha Zafy, gynécologue-obstétricienne au CHM, un paradoxe demeure.<em> « Nous avons créé cette filière parce que nous avons identifié un besoin réel. Pourtant, les patientes arrivent souvent tardivement, soit lorsqu&rsquo;elles rencontrent des difficultés de fertilité, soit lorsque les douleurs deviennent insupportables ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La spécialiste constate que les consultations restent moins nombreuses qu&rsquo;espérées.<em> « L&rsquo;année dernière déjà, nous avions expliqué que cette filière existait. Pourtant, nous n&rsquo;avons toujours pas autant de patientes que prévu ».  </em>Les associations jouent désormais un rôle essentiel pour orienter les femmes vers les consultations spécialisées. <em>« Heureusement, Endo Mayotte agit beaucoup sur le terrain. Grâce à l&rsquo;association, nous recevons de plus en plus de demandes de rendez-vous ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b><em>« Ce sont des vies qui ne sont malheureusement pas roses »</em> </b></h2>
<p style="text-align: justify;">Tout au long de la journée, les témoignages se succèdent. Ils racontent les douleurs chroniques, les difficultés familiales, les conséquences sur la vie professionnelle, intime ou encore sur les projets de maternité. Pour Zouhourya Mouayad Ben, ce sont ces récits qui justifient l&rsquo;organisation de tels événements. <em>« Nous avons entendu aujourd&rsquo;hui des témoignages très touchants et cela montre que ce sont des vies qui ne sont malheureusement pas roses ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Avant d&rsquo;ajouter : <em>« Ces femmes, ces proches, ces agents, ont besoin d&rsquo;être accompagnées. Cette journée était aussi là pour leur dire qu&rsquo;ils ne sont pas seuls dans ce combat ». </em>En fin de matinée, le public est sorti de la salle pour une pause. Les échanges se sont prolongés encore dans l&rsquo;après-midi, comme pour ancrer ce qui a été dit dans une réalité désormais difficile à ignorer.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/24/javais-limpression-detre-folle-lendometriose-sort-de-lombre-a-mayotte/">« J&rsquo;avais l&rsquo;impression d&rsquo;être folle ! », l&rsquo;endométriose sort de l&rsquo;ombre à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Première mobilisation au CHM pour la campagne nationale « Une Jonquille contre le cancer »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/13/premiere-mobilisation-au-chm-pour-la-campagne-nationale-une-jonquille-contre-le-cancer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 02:00:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AMALCA]]></category>
		<category><![CDATA[ASCA]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[CRCDC]]></category>
		<category><![CDATA[Institut Curie]]></category>
		<category><![CDATA[Jonquille contre le cancer]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=48174</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis le 9 mars, un marché solidaire s’est installé à l’entrée principale du Centre hospitalier de Mayotte pour sensibiliser le public et collecter des dons dans le cadre de la campagne nationale "Une Jonquille contre le cancer".</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/13/premiere-mobilisation-au-chm-pour-la-campagne-nationale-une-jonquille-contre-le-cancer/">Première mobilisation au CHM pour la campagne nationale « Une Jonquille contre le cancer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis lundi matin, l’entrée du Centre hospitalier de Mayotte (CHM) a un air un peu différent. Entre les patients venus en consultation, les accompagnants et les membres du personnel, plusieurs stands colorés ont pris place.</p>
<p style="text-align: justify;">L’initiative est portée par l’Association des soignants contre le cancer à Mayotte (ASCA) dans le cadre de la campagne nationale « Une Jonquille contre le cancer », menée en collaboration avec l’Institut Curie. Chaque jour, de 7h à 14h, visiteurs et passants peuvent s’arrêter pour s’informer, échanger, faire un don en achetant une jonquille mais aussi quelques produits dont une partie des recettes sera reversée à la recherche contre le cancer.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong> Un marché qui mêle artisanat et santé</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur les tables, des objets artisanaux, comme de l&rsquo;huile essentielle, ou encore des décorations pour la Ide qui approche. Un coin gourmand attire aussi les curieux avec des cookies colorés de saveurs diverses. En plus des stands d’artisans, plusieurs coins de santé sont également présents. L’ASCA est accompagnée notamment par l’association AMALCA et par le CRCDC, qui intervient sur les questions de dépistage des cancers. Sur place, l&rsquo;équipe prend le temps d’expliquer aux visiteurs l’importance de se faire dépister pour le cancer du sein ou celui du col de l’utérus. Des démonstrations sont aussi proposées pour montrer les gestes de palpation.</p>
<figure id="attachment_48188" aria-describedby="caption-attachment-48188" style="width: 295px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48188" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5646-2-295x300.jpg" alt="" width="295" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5646-2-295x300.jpg 295w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5646-2-768x781.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5646-2-150x153.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5646-2-300x305.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5646-2-696x708.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5646-2.jpg 866w" sizes="auto, (max-width: 295px) 100vw, 295px" /><figcaption id="caption-attachment-48188" class="wp-caption-text">L&rsquo;évènement a aussi permis de mettre en avant l&rsquo;artisanat mahorais.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour plusieurs exposants, l’événement est aussi l’occasion de soutenir une action qui leur tient à cœur. Habiba Nahouda, créatrice de bijoux, participe pour la troisième année à des actions organisées par l’ASCA. « <em>C&rsquo;est une association qui représente quelque chose d&rsquo;important, donc il faut donner ce qu&rsquo;on peut pour aider</em> », confie la jeune femme, rappelant que le cancer n&rsquo;est pas un cas à part et que « tout le monde est concerné».</p>
<p style="text-align: justify;">Certaines figures locales ont également tenu à être présentes pour soutenir l’initiative. Taambati Moussa, gardienne du patrimoine culturel, traditionnel et culinaire mahorais, fait partie des personnes venues participer à cette mobilisation. « <em>Ça ne doit pas s’arrêter là, ça doit être mis en place plus souvent car la lutte pour la santé c’est important</em> », explique-t-elle.</p>
<h2></h2>
<h2 style="text-align: center;"><strong> Une première édition pleine de défis et d’adaptations </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour l’ASCA, cette première participation à la campagne «  Jonquille contre le cancer  » à Mayotte représente une nouvelle manière de mobiliser autour de la lutte contre la maladie. « <em>Nous avons beaucoup de visiteurs sur les stands, les exposants sont vraiment contents de participer à cette campagne. C&rsquo;est très motivant !</em> », explique Anrifia Ali Hamadi, présidente de l’association.</p>
<figure id="attachment_48181" aria-describedby="caption-attachment-48181" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48181" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5577-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48181" class="wp-caption-text">Le but de la campagne est de récolter des fonds pour aider la recherche.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Malgré des difficultés logistiques, les <em>goodies</em> de l’Institut Curie n’étant pas arrivés à temps, l’association a su s&rsquo;adapter. «<em> On a acheté des jonquilles, fabriqué des brochures nous-mêmes et trouvé des produits à vendre toute la semaine</em>  ».  Les exposants reversent 20 euros par jour, auxquels s’ajoutent les ventes réalisées sur place. À la fin de la semaine, l’association fera le total et transmettra la somme à l’Institut Curie, conformément aux règles établies.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ASCA prévoit de poursuivre ses actions tout au long de l’année, avec un gala de charité en octobre, le Noël solidaire ainsi que le marché de décembre. « <em>Fière , ce serait un grand mot, je dirais soulagée, parce que malgré les difficultés l’événement se passe bien</em>  », confie la présidente.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une mobilisation collective</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="5572" data-end="5992">Au-delà des exposants, ce marché montre aussi l’engagement des visiteurs et du personnel. <em>« J&rsquo;ai acheté un bouquet de jonquilles, quand je peux participer à faire avancer la santé, je n&rsquo;hésite pas  »</em>, raconte Samira Ali, une mère de famille. Les agents du CHM aussi se mobilisent autour des stands dès qu&rsquo;ils en ont l&rsquo;occasion, que ce soit pour faire des achats ou bien inviter les passants à faire un tour dans les stands. « <em>C’est un petit geste pour les visiteurs, mais pour les chercheurs et les soignants, c’est un grand pas</em> », indique l&rsquo;une d&rsquo;entre elle.</p>
<figure id="attachment_48184" aria-describedby="caption-attachment-48184" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48184" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5573-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48184" class="wp-caption-text">L&rsquo;initiative a été très bien reçue par le public.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="6231" data-end="6617">Cette mobilisation permet aussi de rappeler l’importance du dépistage à Mayotte. Selon des données de l’ARS en 2019, 60 % des femmes n&rsquo;ont jamais fait de dépistage du col de l’utérus, quant à la mammographie le chiffre était établi à 80%, et pour le cancer colorectal au moins 94% des habitants de l&rsquo;île ne l&rsquo;avait jamais fait. L’initiative du CHM vise donc autant la collecte de fonds que la sensibilisation et la prévention.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6619" data-end="6832">Le marché solidaire se poursuit jusqu’à ce dimanche 15 mars, offrant à chacun la possibilité de s’informer et de soutenir la recherche en faveur de la santé.</p>
<p data-start="6619" data-end="6832">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/13/premiere-mobilisation-au-chm-pour-la-campagne-nationale-une-jonquille-contre-le-cancer/">Première mobilisation au CHM pour la campagne nationale « Une Jonquille contre le cancer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Clôture d’Octobre Rose : entre prévention, ateliers, mobilisation et dépistage</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/31/cloture-doctobre-rose-entre-prevention-ateliers-mobilisation-et-depistage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 02:00:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AMALCA]]></category>
		<category><![CDATA[ASCA]]></category>
		<category><![CDATA[Auto-palaption]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer du sein]]></category>
		<category><![CDATA[CRCDC]]></category>
		<category><![CDATA[Dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[Encouragement]]></category>
		<category><![CDATA[Frottis]]></category>
		<category><![CDATA[Octobre Rose]]></category>
		<category><![CDATA[Palpation]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=40317</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce jeudi, la place de la République à Mamoudzou s’est transformée en un espace de prévention et d’échanges pour clôturer le mois d’Octobre Rose. Initié par le Centre Régional de Coordination de Dépistage des Cancers (CRCDC) de 9h à 14h, associations, professionnels de santé et habitants se sont rassemblés autour d’un même mot d’ordre : parler du cancer du sein, apprendre à se dépister et briser les tabous qui entourent encore la maladie.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/31/cloture-doctobre-rose-entre-prevention-ateliers-mobilisation-et-depistage/">Clôture d’Octobre Rose : entre prévention, ateliers, mobilisation et dépistage</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dès les premières heures de la matinée, la place de la République s’est animée sous la musique et les chapiteaux blancs dressés pour l’occasion. Partout, le rose dominait : t-shirts, foulards, salouvas… une couleur devenue symbole de solidarité et de prévention. Le personnel du Centre Régional de Coordination de Dépistage des Cancers (CRCDC), en tenues traditionnelles roses, s’activait autour des stands. À côté, les membres des associations comme l’Association des Soignants Contre le Cancer (ASCA) et l’Association mahoraise pour la lutte contre le cancer (Amalca) étaient présents pour répondre aux questions des passants et les orienter vers les stands du CRCDC, afin que chacun puisse découvrir le parcours de dépistage et s’informer correctement.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="1865" data-end="1922"><strong data-start="1869" data-end="1920">Un parcours pensé pour rassurer et sensibiliser</strong></h3>
<figure id="attachment_40348" aria-describedby="caption-attachment-40348" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40348" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40348" class="wp-caption-text">Sensibilisation et démonstration de l&rsquo;auto-palpation.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1924" data-end="2642">Le CRCDC avait mis en place trois stands, formant un véritable petit parcours. Le premier, consacré à la sensibilisation, était animé par deux intervenantes qui expliquaient, avec pédagogie, les gestes d’auto-palpation à adopter, l&rsquo;accent a été fortement mis sur la palpation pour rappeler que ce n&rsquo;est pas que les seins il faut aussi se masser au niveau des aisselles et du cou car il peut y avoir des ganglions. Cela permet d&rsquo;être alerté le plus tôt possible. À l’aide de mannequins, elles montraient comment repérer certains signes : « <em>On explique les différents symptômes parce que certains pensent qu&rsquo;il n&rsquo;y a que la sensation de boule alors qu&rsquo;il y&rsquo;en a d&rsquo;autres comme la peau d’orange, la lourdeur des seins, les écoulements anormaux c&rsquo;est à dire hors période de grossesse et d&rsquo;allaitement »</em>, explique l&rsquo;une d&rsquo;entre elles. Elles prenaient aussi le temps d’aborder le frottis, souvent redouté, pour rassurer le public et dédramatiser l’examen. Les participantes pouvaient poser toutes leurs questions, pendant que des flyers explicatifs circulaient de main en main. Le deuxième stand offrait un moment plus intime : un espace d’expression où chacun pouvait laisser un mot d’encouragement, un témoignage, ou un message d’espoir à destination des femmes concernées.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="1924" data-end="2642"><strong>Le pas vers l’action : s’inscrire pour se protéger et franchir le cap</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="2644" data-end="2847">Enfin, la troisième tente servait à l’enregistrement pour le dépistage. Là, les visiteurs précisaient s’ils souhaitaient réaliser la palpation, le frottis, ou les deux. Pour celles qui ne pouvaient pas le faire sur le moment par manque de temps, ou pour des raisons personnelles, il suffisait de laisser son numéro pour qu&rsquo;elles soient recontactées plus tard. Juste derrière, sous d’autres tentes, les infirmières prenaient le relais, pendant qu’un chapiteau d’attente accueillait les patientes. Une fois le dépistage terminé, les participantes revenaient vers le stand d’accueil, où un t-shirt leur était offert. Une manière simple mais symbolique de les remercier pour leur participation et leur confiance ainsi que de les féliciter pour leur courage. Les sage-femmes ont également tenu à donner le mot d’ordre : « Le dépistage, c’est super important et plus tôt c’est fait, mieux c’est ! ». Elles rappellent aussi que l’on peut commencer par la simple palpation pour se familiariser avec son corps et détecter les signes à surveiller. « <em>Notre objectif aujourd’hui, c’est vraiment d’accompagner les femmes, de les informer, mais surtout de leur enlever la peur du dépistage</em> », explique Claire Bertin, la coordinatrice du CRCDC. « <em>Beaucoup hésitent encore à venir faire un frottis ou une palpation, alors qu’ici, tout est fait pour que ce soit simple, bienveillant et sans jugement</em> ».</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="2745" data-end="2808"><strong data-start="2749" data-end="2806">Des associations mobilisées bien au-delà du dépistage</strong></h3>
<figure id="attachment_40352" aria-describedby="caption-attachment-40352" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40352" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40352" class="wp-caption-text">Le stand de l&rsquo;association Amalca.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2810" data-end="3280">Juste à côté, l’ASCA attire aussi les curieux. Zakia Mambo, membre de l’association, détaille avec passion leurs actions. « <em>On n’est pas là que pour parler du dépistage. On accompagne aussi les personnes atteintes du cancer, ici et ailleurs</em> ». En plus de la sensibilisation, l’association aide matériellement les patients qui doivent se rendre à La Réunion pour leurs soins, notamment grâce à des “kits de voyage” remplis de produits d’hygiène et d’objets essentiels. « <em>Nous voulons qu’ils partent sereins, qu’ils se sentent entourés</em> », ajoute-t-elle. L’association gère aussi des hébergements et des animations à La Réunion pour soutenir les malades et leurs familles. Tsarafine Moussa Ali, d’Amalca, elle, s’occupe d’orienter les visiteurs vers les stands médicaux. « <em>Beaucoup ne savent pas vraiment pourquoi nous sommes là, alors on leur explique. Et on leur dit toujours : il vaut mieux prévenir que guérir !</em> ». Entre deux discussions, elle vend les derniers t-shirts pour la célèbre marche d’Octobre Rose.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="3864" data-end="3939"><strong data-start="3868" data-end="3937">Des témoignages forts qui montrent l’impact de la sensibilisation</strong></h3>
<figure id="attachment_40350" aria-describedby="caption-attachment-40350" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40350" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40350" class="wp-caption-text">Des personnes attendaient pour se faire dépister et palper.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3941" data-end="4225">Dans la foule, Rifda Bacar, 24 ans, découvre tout un univers qu’elle ne connaissait pas. « <em>Franchement, j’ai appris plein de choses. Je ne savais pas comment faire l’auto-palpation, ni qu’il existait d’autres cancers, je trouve que c&rsquo;est une bonne initiative</em> ». Elle repart motivée à faire le vaccin contre le papillomavirus qui est aussi une cause de cancer chez la femme et l&rsquo;homme. Sous le chapiteau du dépistage, d’autres patientes attendent leur tour, entre stress et sourire. Aëlina Maurice sort apaisée : « <em>Franchement, ça s’est bien passé. Ce n’était pas douloureux. Je conseille à tout le monde de le faire</em> ». À côté d’elle, une jeune femme avoue avoir eu un peu peur. « <em>C’est toujours stressant, on a toujours peur d&rsquo;avoir des résultats négatifs mais je me dis qu’il vaut mieux le faire maintenant que jamais parce que je risque encore de me défiler</em> ». Les femmes n&rsquo;étaient pas les seules à répondre présent au rendez-vous, les hommes aussi étaient là. Pour accompagner, par solidarité, mais aussi pour en apprendre plus car la maladie peut aussi les toucher. Assad Abdou est venu accompagné sa conjointe qui souhaitait se faire dépister.  « <em>C’est important d’être là pour elle, mais aussi pour apprendre à nous protéger ainsi que les autres. Le cancer, ça ne touche pas que les femmes et en plus se sentir soutenu ça donne du courage </em>».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="253" data-end="590">Les visiteurs pouvaient également découvrir les œuvres réalisées dans le cadre du Fil Rose : dessins, textes et créations artistiques qui reflétaient les combats, les victoires et l’espoir. Et pour finir ce mois d’Octobre Rose en beauté, la traditionnelle marche « Mwendro wa tama » organisée par Almaca se tiendra ce dimanche 2 novembre à Mamoudzou comme chaque année.</p>
<p data-start="253" data-end="590">Shanyce MATHIAS ALI</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/31/cloture-doctobre-rose-entre-prevention-ateliers-mobilisation-et-depistage/">Clôture d’Octobre Rose : entre prévention, ateliers, mobilisation et dépistage</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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