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	<title>Archives des Arrêté - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Arrêté - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Durcissement du droit du sol à Mayotte : des preuves de séjour renforcées</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/06/durcissement-du-droit-du-sol-a-mayotte-des-preuves-de-sejour-renforcees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 02:30:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Accès à la nationalité française]]></category>
		<category><![CDATA[Arrêté]]></category>
		<category><![CDATA[Droits des étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Enfants nés de parents étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un arrêté publié le 30 avril 2026 précise les documents permettant de justifier la régularité du séjour des parents d’enfants nés à Mayotte. Le dispositif, fondé depuis 2019 sur un contrôle administratif au moment de la naissance, est élargi dans ses modalités de preuve, sans remise en cause de son architecture générale.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/06/durcissement-du-droit-du-sol-a-mayotte-des-preuves-de-sejour-renforcees/">Durcissement du droit du sol à Mayotte : des preuves de séjour renforcées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, devenir Français lorsqu’on est né de parents étrangers n’est plus seulement une question de naissance sur le territoire. C’est désormais un parcours strictement encadré, où la situation administrative des parents, la durée de leur séjour et les documents fournis jouent un rôle décisif.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec la publication d’un décret du 2 mai 2026 et d’un arrêté du 30 avril 2026, rendus publics au <em>Journal officiel</em> ce mardi 5 mai 2026, le Gouvernement achève la mise en œuvre d’un dispositif déjà fortement durci depuis plusieurs années.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="w8xi01" data-start="923" data-end="980"><strong>Un droit du sol déjà profondément aménagé à Mayotte</strong></h2>
<figure id="attachment_16648" aria-describedby="caption-attachment-16648" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-16648" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-225x300.jpg" alt="Mayotte, immigration, enfants, parents étrangers," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1.jpg 1530w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-16648" class="wp-caption-text">La situation administrative d’un enfant né de parents étrangers dépend désormais du contrôle effectué à la naissance, de la régularité du séjour des deux parents.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="982" data-end="1311">Le droit de la nationalité à Mayotte ne fonctionne pas selon les mêmes règles que dans le reste du territoire français. En Hexagone, un enfant né sur le sol français, peut, sous certaines conditions, acquérir automatiquement la nationalité française à sa majorité.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="982" data-end="1311">Ce principe, connu sous le nom de droit du sol, est ici fortement encadré. À Mayotte, ce mécanisme a été progressivement adapté pour tenir compte de spécificités locales, notamment liées à la pression migratoire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1313" data-end="1757">La logique générale n’est plus uniquement fondée sur le lieu de naissance, mais sur la situation administrative des parents au moment de cette naissance. Le territoire est ainsi entré dans un régime dérogatoire, construit par étapes successives au fil des réformes.</p>
<h2></h2>
<h2></h2>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un durcissement progressif depuis 2018, renforcé en 2025</b></h2>
<p style="text-align: justify;">La première transformation majeure remonte à 2018, lorsque le législateur introduit une condition supplémentaire à l’accès à la nationalité. À compter de cette réforme, un enfant né à Mayotte de parents étrangers ne peut prétendre à la nationalité française à sa majorité que si l’un de ses parents résidait de manière régulière en France depuis au moins trois mois avant sa naissance. Cette évolution marque déjà un éloignement du droit commun.</p>
<p style="text-align: justify;">La réforme de 2025 accentue nettement cette logique. Après plusieurs mois de débats parlementaires, une nouvelle étape est franchie : il ne suffit plus qu’un seul parent soit en situation régulière, mais les deux parents doivent désormais remplir cette condition. La durée de résidence exigée est également portée à un an, contre trois mois auparavant. Cette réforme traduit un resserrement significatif du dispositif, qui devient plus exigeant sur la stabilité administrative des familles au moment de la naissance de l’enfant.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>2026 : la traduction réglementaire d’un dispositif durci</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Les textes publiés au<em> Journal officiel</em> du 5 mai 2026 viennent transformer ces principes législatifs en règles concrètes applicables par les administrations. Le décret du 2 mai 2026 constitue la pièce centrale de ce dispositif. Il confirme que, pour qu’un enfant né à Mayotte puisse accéder à la nationalité française, ses deux parents doivent justifier d’une résidence régulière en France depuis un an au moment de sa naissance. Il prévoit également que, lorsque la filiation n’est établie qu’à l’égard d’un seul parent, cette exigence ne s’applique qu’à celui-ci.</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte introduit également une exigence documentaire renforcée avec la mention du passeport biométrique comme justificatif de référence. Toutefois, afin de tenir compte des situations dans lesquelles ce document n’est pas délivré par certains États, le décret prévoit une exception permettant la présentation d’un autre justificatif d’identité en cours de validité. Cette adaptation reprend une réserve formulée par le Conseil constitutionnel lors de l’examen de la loi de 2025, qui avait insisté sur la nécessité de ne pas rendre le dispositif matériellement inaccessible à certains ressortissants étrangers.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L’arrêté du 30 avril 2026 : une précision des preuves administratives</b></h2>
<figure id="attachment_21673" aria-describedby="caption-attachment-21673" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/restaurant.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-21673" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/restaurant-300x173.jpg" alt="Mayotte, service, restaurant" width="300" height="173" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/restaurant-300x173.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/restaurant-150x87.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/restaurant.jpg 454w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21673" class="wp-caption-text">Les titres de séjour portant la mention « travailleur saisonnier », auparavant exclus du dispositif de justification de la régularité du séjour à Mayotte, peuvent désormais être pris en compte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Parallèlement au décret, l’arrêté du 30 avril 2026 vient préciser les modalités pratiques de preuve de la régularité du séjour des parents. Il ne modifie pas les règles de fond, mais encadre la manière dont les administrations doivent apprécier les justificatifs présentés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte élargit d’abord la liste des documents recevables en intégrant explicitement les autorisations provisoires de séjour, quelle que soit leur nature. Cela permet de prendre en compte des situations temporaires, notamment liées à des soins médicaux ou à des missions spécifiques. Il supprime également une restriction antérieure concernant certaines catégories de titres de séjour. Les titres portant la mention de « travailleur saisonnier », auparavant exclus, peuvent désormais être utilisés pour prouver la régularité du séjour. Cette évolution élargit donc le champ des situations reconnues par l’administration.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, l’arrêté apporte des précisions sur certains régimes particuliers. Il confirme la prise en compte des citoyens de l’Union européenne et de leurs familles, et maintient la référence aux ressortissants algériens dans le cadre de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui continue de structurer leur statut administratif dans ce dispositif.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un système désormais stabilisé mais plus strict</b></h2>
<figure id="attachment_43696" aria-describedby="caption-attachment-43696" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-43696" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-300x173.jpg" alt="Mayotte, ANEF, ministère de l'intérieur," width="300" height="173" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-300x173.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-1024x589.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-768x442.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-150x86.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-696x400.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-1068x614.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF.jpg 1200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-43696" class="wp-caption-text">L’arrêté du 30 avril 2026 modifie également certaines modalités de preuve en matière de séjour régulier, en substituant à la référence antérieure de trois mois une période pouvant désormais s’étendre jusqu’à un an pour certains justificatifs.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Avec ces textes, l&rsquo;arsenal juridique applicable à Mayotte en matière de nationalité et des droits de l&rsquo;enfant se durcit. Il s’inscrit dans une évolution continue entamée en 2018, renforcée en 2025 et désormais pleinement mise en œuvre en 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">La logique générale du système reste inchangée dans son principe : le droit du sol n’est pas supprimé. Mais son application est désormais fortement conditionnée à la situation administrative des parents, à la durée de leur résidence et à la nature des justificatifs fournis.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même temps, les textes introduisent certains ajustements techniques destinés à rendre le dispositif applicable dans des situations administratives variées. Cette combinaison entre durcissement des conditions de fond et adaptation des modalités de preuve dessine un équilibre nouveau, dans lequel l’accès à la nationalité à Mayotte est à la fois plus strict et plus encadré juridiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, le régime mahorais apparaît aujourd’hui comme un système spécifique, distinct du droit commun, dans lequel le principe du droit du sol subsiste, mais dans un cadre désormais fortement conditionné et précisément défini par ces réformes successives.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/06/durcissement-du-droit-du-sol-a-mayotte-des-preuves-de-sejour-renforcees/">Durcissement du droit du sol à Mayotte : des preuves de séjour renforcées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Récif Hélicoptères perd sa licence : le ciel mahorais se réorganise</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/09/recif-helicopteres-perd-sa-licence-le-ciel-mahorais-se-reorganise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 02:15:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Arrêté]]></category>
		<category><![CDATA[Aviation civile]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Récif Hélicoptères]]></category>
		<category><![CDATA[Transporteur aérien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La société Récif Hélicoptères, habituée à survoler le lagon de Mayotte, doit désormais poser ses rotors. Sa licence d’exploitation a été officiellement retirée, mettant fin à quatre années de vols réguliers… et de petites turbulences administratives.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/09/recif-helicopteres-perd-sa-licence-le-ciel-mahorais-se-reorganise/">Récif Hélicoptères perd sa licence : le ciel mahorais se réorganise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis le 5 janvier 2026, Récif Hélicoptères n’est plus autorisée à transporter passagers ou marchandises dans le ciel de Mayotte. L’arrêté n°26/DSAC-OI/002, publié par la Direction de la sécurité de l’aviation civile océan Indien, officialise le retrait de sa licence, et abroge la suspension provisoire décidée en 2021.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1116" data-end="1159"><strong>Une décision administrative claire</strong></h2>
<figure id="attachment_44469" aria-describedby="caption-attachment-44469" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44469" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-300x200.jpg" alt="Mayotte, Récif Hélicoptères, aérien, hélicoptère," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-44469" class="wp-caption-text">En mai 2021, Récif Hélicoptères avait obtenu sa licence d’exploitation et pouvait transporter légalement passagers et marchandises (photographie d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1160" data-end="1479">En mai 2021, Récif Hélicoptères avait obtenu sa licence d’exploitation, qui lui permettait de transporter légalement des passagers et du fret dans l’océan Indien. Cette autorisation constituait une étape clé pour l’entreprise, qui pouvait ainsi opérer dans le respect des règles européennes et nationales.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1160" data-end="1479">Mais le 15 décembre 2025, la société a vu son certificat de transporteur aérien retiré. Pour rendre cette décision officielle, l’arrêté du 5 janvier 2026 a formalisé le retrait de la licence et abrogé l’arrêté de suspension temporaire datant de décembre 2021. Concrètement, cela signifie que Récif Hélicoptères n’a plus le droit d’exploiter ses hélicoptères à des fins commerciales. Tous les vols nécessitant la licence doivent cesser immédiatement, mettant fin à quatre années d’activité réglementée.</p>
<figure id="attachment_20234" aria-describedby="caption-attachment-20234" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-20234" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-300x169.jpg" alt="Mayotte, aérien, hélicoptère, hélilagon, " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/312213218_588409963040857_6957897095804338281_n-scaled-1-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-20234" class="wp-caption-text">Depuis le retrait de Récif Hélicoptères, les circuits touristiques sont notamment assurés par un autre prestataire, la société Helilagon.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1160" data-end="1479">Avant cette décision, la société proposait différents circuits touristiques permettant de découvrir Mayotte depuis le ciel, chacun avec sa durée et son tarif. Le plus court, <em>« Le Shipanga »</em>, durait quinze minutes et survolait Petite-Terre et la passe en S, offrant aux passagers une vue sur les plages de Moya et le Lac Dziani, pour un tarif de 125 euros par personne. Le vol <em>« Le Tsoholé »</em> s’étendait sur trente minutes au-dessus de la passe en S et de la barrière de corail, permettant de découvrir le Mont Choungui, le Mont Bénara et l’îlot Bandrélé, pour 249 euros.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1160" data-end="1479">Pour ceux qui souhaitaient un panorama plus complet, <em>« Le Kuba »</em>, d’une durée de quarante minutes, survolait les plages de Moya, le Grand Récif du Nord, l’îlot Mtsamboro et Choizil, avant de revenir sur Pamandzi, pour 329 euros. Enfin, <em>« L’Hippocampe »</em> proposait une expérience à 360° sur l’ensemble de l’île, du Nord au Sud, incluant Petite-Terre, le Grand Récif du Nord, les îlots Mtsamboro et Choizil, la baie d’Acoua et la passe en S, pour un tarif de 379 euros par personne.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1481" data-end="1712"><strong>Un cadre strict mais essentiel </strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1481" data-end="1712">Le retrait de licence repose sur un ensemble de textes européens et français qui encadrent très précisément l’exploitation commerciale aérienne. Ces règles concernent autant la sécurité des appareils que la qualification des pilotes et la fiabilité administrative et financière de l’entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1481" data-end="1712">Dans ce contexte, la licence d’exploitation n’est pas un simple papier : c’est la preuve que l’opérateur respecte toutes les obligations légales pour transporter des passagers et du fret. Même dans un territoire insulaire comme Mayotte, ces obligations s’appliquent pleinement et sans exception. La décision de retirer la licence montre que l’administration veille à ce que la sécurité reste la priorité absolue, et que tout exploitant doit se conformer strictement aux exigences nationales et européennes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les conséquences pour le trafic aérien mahorais</b></h2>
<figure id="attachment_44473" aria-describedby="caption-attachment-44473" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44473" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-300x168.jpg" alt="Mayotte, Récif Hélicoptères, aérien, hélicoptère," width="300" height="168" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-300x168.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-1024x575.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-768x431.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-1536x862.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-2048x1150.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-696x391.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-1068x600.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-1920x1078.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/helico2-1320x741.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-44473" class="wp-caption-text">La décision implique l’arrêt immédiat des vols commerciaux de Récif Hélicoptères, réduisant les options de transport aérien pour les Mahorais souhaitant survoler Mayotte ou d&rsquo;autres territoires de l&rsquo;océan Indien (photographie d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le directeur de la sécurité de l’aviation civile océan Indien est chargé de faire appliquer l’arrêté, qui sera publié dans le recueil des actes administratifs de la préfecture. Pour Récif Hélicoptères, cela implique l’arrêt immédiat de toutes ses activités de transport aérien nécessitant la licence. Pour les Mahorais, cela peut se traduire par une réorganisation des vols commerciaux et une réduction des options disponibles pour certains trajets ou missions spécifiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Au‑delà de l’impact opérationnel, cette décision souligne que voler légalement ne se limite pas à la compétence des pilotes ou à l’état des appareils. Chaque opérateur doit se conformer à un cadre administratif strict. Le retrait de la licence de Récif Hélicoptères illustre ainsi que la sécurité aérienne et le respect des régulations sont des impératifs incontournables, et que la moindre irrégularité peut entraîner des conséquences immédiates.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/09/recif-helicopteres-perd-sa-licence-le-ciel-mahorais-se-reorganise/">Récif Hélicoptères perd sa licence : le ciel mahorais se réorganise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Mayotte classée « désert médical total » : toute l’île en zone prioritaire</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/10/mayotte-classee-desert-medical-total-toute-lile-en-zone-prioritaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 02:30:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Arrêté]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Attractivité médicale]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[professionnels de santé]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<category><![CDATA[Système de soins]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=38492</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis le 29 septembre, l’Agence régionale de santé (ARS) a placé 100 % du territoire de Mayotte en zone d’intervention prioritaire (ZIP). Une décision inédite en France, qui consacre la gravité de la crise sanitaire sur l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/10/mayotte-classee-desert-medical-total-toute-lile-en-zone-prioritaire/">Mayotte classée « désert médical total » : toute l’île en zone prioritaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="816" data-end="1177">Mayotte ne dispose que d’un médecin pour 2.000 habitants, contre 3,5 en moyenne en métropole. Dans certains villages, les patients doivent parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour consulter un généraliste ou un pédiatre. À l’hôpital de Mamoudzou, seul établissement public, les urgences débordent, les maternités saturent, les soignants s’épuisent. Jusqu’ici, le zonage distinguait des secteurs <em>« sous-dotés »</em> et d’autres <em>« en tension ».</em> Désormais, toute l’île est rangée dans la catégorie la plus critique,<em> « très sous-dotée ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1468" data-end="1523"><strong>Des aides financières pour attirer les praticiens</strong></h2>
<figure id="attachment_6584" aria-describedby="caption-attachment-6584" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Medecin-visite-tension-college-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6584" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Medecin-visite-tension-college--300x216.jpg" alt="Wuambushu, Gérald Darmanin, Jean-François Carenco, Mayotte" width="300" height="216" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Medecin-visite-tension-college--300x216.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Medecin-visite-tension-college--150x108.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Medecin-visite-tension-college--696x501.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Medecin-visite-tension-college-.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6584" class="wp-caption-text">Les dispositifs financiers visent à encourager l’installation et le maintien des praticiens sur l’île, confrontée à une pénurie chronique.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1525" data-end="1839">Ce classement ouvre la voie à des mesures incitatives : prime à l’installation pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros (via le contrat d’aide à l’installation des médecins), exonérations fiscales, aides au maintien et à la création de maisons de santé, financements pour l’achat de matériel.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1841" data-end="2172">L’objectif est double : attirer de nouveaux médecins et soutenir ceux déjà installés.<em> « C’est une bonne nouvelle pour ceux qui voudraient venir, </em>explique un jeune médecin de Mamoudzou<em>. Mais encore faut-il que le reste suive : logement, sécurité, scolarité des enfants, accès à l&rsquo;eau… Sans ça, l’argent ne suffira pas ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2174" data-end="2449">Les soignants en poste bénéficieront eux aussi d’avantages élargis : primes de maintien, soutien aux remplacements, financement de projets de coordination. Autant de leviers pour éviter l’épuisement et le découragement de ceux qui tiennent encore le système à bout de bras.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les habitants dans l’attente</b></h2>
<figure id="attachment_10960" aria-describedby="caption-attachment-10960" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jacaranda-dispensaire-zoom.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-10960" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jacaranda-dispensaire-zoom-300x219.jpg" alt="Mayotte, Jacaranda, offre de soins, " width="300" height="219" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jacaranda-dispensaire-zoom-300x219.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jacaranda-dispensaire-zoom-768x562.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jacaranda-dispensaire-zoom-150x110.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jacaranda-dispensaire-zoom-696x509.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jacaranda-dispensaire-zoom.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-10960" class="wp-caption-text">Les habitants doivent souvent patienter longtemps pour consulter un médecin, un reflet de la pénurie de praticiens sur l’île.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans les communes de Kawéni, Chiconi ou Mtsamboro, les habitants espèrent un effet concret. <em>« Pour consulter, il faut souvent poser une journée entière. Quand mon fils a eu de la fièvre, je me suis levée à 2 heures du matin pour aller à Mamoudzou et attendre dans la file »,</em> témoigne Mariama, mère de trois enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ARS mise notamment sur la création de Maisons de santé pluridisciplinaires, le développement de Centres de santé associatifs et le recours accru à la téléconsultation. Mais la pénurie touche l’ensemble des professions : infirmiers, sages-femmes, kinés, orthophonistes. Les arrêtés publiés en même temps classent d’ailleurs toutes ces professions en zone <em>« très sous-dotée ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Pour vivre à Mayotte, il faut aller bien mais dès que tu as un problème de santé, c&rsquo;est compliqué. Pour un problème médical un peu spécialisé, il faut aller à La Réunion, et tout le monde n&rsquo;a pas les moyens de prendre l&rsquo;avion »,</em> confie un enseignant, installé sur l&rsquo;île depuis quatre ans.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un défi au-delà du zonage</b></h2>
<figure id="attachment_2373" aria-describedby="caption-attachment-2373" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/6-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-2373" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/6-scaled-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, Urgences, box pédiatrique, box adulte, déchocage, Frédéric Lecenne, Christophe Laplace, médecins," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/6-scaled-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/6-scaled-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/6-scaled-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/6-scaled-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/6-scaled-1-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/6-scaled-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/6-scaled-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/6-scaled-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/6-scaled-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/6-scaled-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2373" class="wp-caption-text">Un jeune garçon est pris en charge par une médecin urgentiste dans la salle de déchocage à l’hôpital de Mamoudzou.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ce classement ne résoudra pas, à lui seul, les obstacles structurels : manque de logements, de transports, d’écoles et de sécurité. <em>« On ne fera pas venir des soignants du jour au lendemain simplement avec une prime, </em>prévient une infirmière<em>. Il faut un cadre de vie attractif. C’est un tout à construire ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres démographiques compliquent encore la donne. Près d’un habitant sur deux a moins de 18 ans. Mayotte détient la natalité la plus élevée de France, et les besoins en santé augmentent d’année en année.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un « laboratoire » pour la politique nationale ?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Jamais un département n’avait été entièrement classé en ZIP. Mayotte devient ainsi un cas d’école pour le ministère de la Santé, qui pourrait y tester de nouvelles stratégies : recrutement de médecins salariés, déploiement de missions itinérantes, incitations à la formation locale, revalorisation des carrières hospitalières.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nouvel arrêté entrera en vigueur dès sa publication au recueil des actes administratifs de la préfecture. Il pourra être contesté dans les deux mois, mais aucun recours n’est attendu. L’île entre donc, officiellement, dans l’ère du <em>« tout sous-doté »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les habitants, une seule question reste : ce classement inédit changera-t-il enfin l’accès aux soins, ou ne sera-t-il qu’un signal de plus face à une situation déjà très tendue ? Car à Mayotte, la pénurie médicale dépasse la seule question de la santé, elle reflète aussi les défis complexes du quotidien sur l’île.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/10/mayotte-classee-desert-medical-total-toute-lile-en-zone-prioritaire/">Mayotte classée « désert médical total » : toute l’île en zone prioritaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>L&#8217;État réanime la santé après Chido, mais à quel prix ?</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/28/letat-reanime-la-sante-apres-chido-mais-a-quel-prix/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/28/letat-reanime-la-sante-apres-chido-mais-a-quel-prix/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 02:00:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Arrêté]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone Chido]]></category>
		<category><![CDATA[gestion de crise sanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[pharmaciens]]></category>
		<category><![CDATA[professionnels de santé]]></category>
		<category><![CDATA[système de santé à Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=25257</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 20 mars 2025, un arrêté d'urgence a été publié pour renforcer le système de santé à Mayotte après les ravages du cyclone Chido.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/28/letat-reanime-la-sante-apres-chido-mais-a-quel-prix/">L&rsquo;État réanime la santé après Chido, mais à quel prix ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis que le cyclone Chido a frappé Mayotte le 14 décembre 2024, la situation sanitaire file plus que jamais un mauvais coton. Alors que les infrastructures ont été abîmées par le cyclone et que l’accès aux soins s&rsquo;est dégradé, le Gouvernement a publié un<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051380684"> arrêté d’urgenc</a><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051380684">e pour gérer la crise sanitaire sur l&rsquo;île. </a>Le but ? Sauver les meubles, et surtout, éviter que la population ne se transforme en une armée de malades laissés à l’abandon. Surtout à une heure, où une épidémie de chikungunya pend au nez d&rsquo;un territoire déjà plus que fragile.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Traitements d&rsquo;urgence : les pharmaciens en première ligne<span class="Apple-converted-space"> </span></strong></h2>
<figure id="attachment_6678" aria-describedby="caption-attachment-6678" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/pharmacie-vanille.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6678" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/pharmacie-vanille-300x169.jpg" alt="Mayotte, pharmacie, grève," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/pharmacie-vanille-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/pharmacie-vanille-1024x577.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/pharmacie-vanille-768x433.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/pharmacie-vanille-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/pharmacie-vanille-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/pharmacie-vanille-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/pharmacie-vanille-1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/pharmacie-vanille.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6678" class="wp-caption-text">Dans cet arrêté, les pharmaciens sont au front</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Première urgence : de nombreux patients ont perdu leurs traitements pendant le cyclone. Merci Chido ! Pour y remédier, les pharmaciens peuvent désormais renouveler les médicaments perdus sans une ordonnance récente. Concrètement, si un patient a perdu ses pilules dans la tempête ou qu’elles ont été emportées par l’eau ou le vent, le pharmacien peut maintenant les délivrer sans nouvelle ordonnance. Il peut s&rsquo;agir de traitements chroniques, mais aussi de médicaments devenus inutilisables ou inadaptés à l&rsquo;état actuel du patient. Une décision qui permet de ne pas laisser des milliers de personnes sans soins, mais aussi de désengorger un système de santé déjà bien mal en point. Cette mesure est valable jusqu’en décembre 2025, au nom de la « continuité des soins ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Téléconsultation : soigner même avec une connexion en carton</strong></h2>
<figure id="attachment_912" aria-describedby="caption-attachment-912" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Les-differents-dispositifs-de-teleconsultations-mobiles-et-fixes-copie.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-912" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Les-differents-dispositifs-de-teleconsultations-mobiles-et-fixes-copie-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Les-differents-dispositifs-de-teleconsultations-mobiles-et-fixes-copie-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Les-differents-dispositifs-de-teleconsultations-mobiles-et-fixes-copie-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Les-differents-dispositifs-de-teleconsultations-mobiles-et-fixes-copie-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Les-differents-dispositifs-de-teleconsultations-mobiles-et-fixes-copie-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Les-differents-dispositifs-de-teleconsultations-mobiles-et-fixes-copie.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-912" class="wp-caption-text">Un exemple des différents dispositifs de téléconsultation mobiles et fixes</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis plusieurs années, les autorités sanitaires de l&rsquo;île planchent sur le déploiement de la téléconsultation sur l&rsquo;archipel. Cependant, alors que les réseaux de communication ont été aspirés avec les dégâts du cyclone, les médecins peuvent désormais recourir à tout outil numérique, y compris au système de consultations par téléphone, pour assurer la continuité des soins. Ces appels qui, jusque-là n’étaient pas remboursés par l&rsquo;Assurance maladie, font désormais partie de l’arsenal, pour pallier la dévastation des infrastructures de l&rsquo;île.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Soutien financier des praticiens : une bouée ou une encre ? </strong></h2>
<figure id="attachment_1085" aria-describedby="caption-attachment-1085" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/buu.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1085" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/buu-300x169.jpg" alt="Mayotte, ONAKIA, CSSM, santé, arrêté, ARS, médecins, salariés," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/buu-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/buu-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/buu-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/buu-1536x863.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/buu-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/buu-696x391.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/buu-1068x600.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/buu.jpg 1770w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1085" class="wp-caption-text">Pendant Chido, les professionnels de santé libéraux de l&rsquo;île ont déclaré s&rsquo;être sentis « abandonnés » par les autorités sanitaires</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Entre les destructions des infrastructures, les patients absents et les finances dans le rouge, l’État a décidé de faire une faveur aux professionnels de santé : une avance sur les remboursements d’Assurance Maladie, calculée à partir de leurs gains mensuels en 2024. Mais attention, cette avance n’est qu’un prêt, et ce prêt devra être remboursé d’ici la fin de l&rsquo;année 2025. Une aide bien intentionnée, certes, mais les professionnels devront jongler avec leur trésorerie déjà en crise. Est-ce que cela sera suffisant pour éviter une hémorragie de départs de professionnels de santé de l&rsquo;île ? La question reste en suspens.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Pansements et compresses : soigner vite, sans ordonnance<span class="Apple-converted-space"> </span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Enfin, pour que la situation ne devienne pas encore plus chaotique, l’arrêté assouplit les règles pour les pansements et compresses. Maintenant, plus besoin d’ordonnance pour obtenir des bandages. Les pharmaciens pourront en distribuer sans prescriptions à condition que le motif de recours aux soins soit urgent. Et comme les patients n’ont pas le temps, ni forcément les moyens de se rendre chez un médecin à chaque petit bobo, ces produits sont désormais pris en charge par l’Assurance Maladie. Une mesure qui, sur le papier, semble simple et efficace. Mais à force de déroger aux règles, la question reste : jusqu’où est-il possible d&rsquo;aller sans abîmer profondément le système ?</p>
<p style="text-align: justify;">En bref, cet arrêté du 20 mars 2025 vise à maintenir les services de santé à Mayotte en réponse à la crise sanitaire, en adaptant les règles pour faire face aux destructions causées par le cyclone. Une mesure nécessaire, mais qui soulève des questions sur la pérennité du système de santé sur l&rsquo;île.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/28/letat-reanime-la-sante-apres-chido-mais-a-quel-prix/">L&rsquo;État réanime la santé après Chido, mais à quel prix ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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