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	<title>Archives des Acfav - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Acfav - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 02:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant huit ans, Malika Bouti a reçu des femmes, des hommes, des adolescents et des familles dans les centres de protection maternelle et infantile de Mayotte. À quelques mois de la retraite, la conseillère conjugale et familiale souhaite transmettre la mémoire d'un métier discret, où l'écoute devient parfois le premier rempart contre les violences.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/">« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sa voix arrive avant le reste. Légèrement éraillée, un peu cassée, elle oblige presque à ralentir. Rien ne semble pressé chez Malika Bouti. Les mots sont choisis, pesés. Elle cherche parfois la formulation la plus juste, s&rsquo;interrompt quelques secondes, reprend. Dans son bureau, le silence n&rsquo;est jamais un vide : il fait partie de la rencontre.</p>
<figure id="attachment_56251" aria-describedby="caption-attachment-56251" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-56251" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-300x193.png" alt="Mayotte, Malika Bouti, conseillère conjugale et familiale, PMI, Département-Région," width="300" height="193" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-300x193.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-1024x659.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-768x494.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-150x97.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-696x448.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-1068x688.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-500x322.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-800x515.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression.png 1134w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56251" class="wp-caption-text">Conseillère conjugale et familiale au Département-Région de Mayotte, Malika Bouti accompagne des femmes, des hommes, des couples et des mineurs confrontés à des difficultés affectives, relationnelles ou à des violences, depuis huit ans sur le 101ème département français. Photographie / DR.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis huit ans, cette conseillère conjugale et familiale du Département-Région de Mayotte reçoit celles et ceux qui franchissent la porte des institutions sanitaires et sociales, avec une inquiétude, une question, une souffrance ou un choix difficile à faire. Des mineurs, des couples, des femmes enceintes, des familles, des personnes en situation de handicap. Toutes trouvent la même disponibilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Son métier, résume-t-elle immédiatement, consiste à <em>« écouter, informer, orienter »</em>. Puis elle ajoute : <em>« Cela tourne autour du cycle de la vie des personnes. On propose des entretiens individuels, des entretiens de couple ou en famille. Je reçois tous les publics, du mineur à la famille ».</em>  Trois verbes. Une mission immense.</p>
<p style="text-align: justify;">À quelques mois de son départ à la retraite, elle n&rsquo;a pas souhaité raconter sa carrière pour parler d&rsquo;elle-même. Elle veut surtout laisser une trace d&rsquo;un métier que beaucoup connaissent mal, alors même qu&rsquo;il accompagne les violences conjugales, les conflits familiaux, les séparations, les grossesses précoces, les demandes d&rsquo;interruption volontaire de grossesse ou encore les traumatismes laissés par les parcours de vie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Derrière chaque entretien, une vie qui cherche un appui</b></h2>
<figure id="attachment_56252" aria-describedby="caption-attachment-56252" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants-.jpeg"><img decoding="async" class="wp-image-56252 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--300x224.jpeg" alt="Mayotte, Malika Bouti, conseillère conjugale et familiale, PMI, Département-Région," width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--300x224.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1024x766.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--768x575.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1536x1149.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--150x112.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--485x360.jpeg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--696x521.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1068x799.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--500x374.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--800x599.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1280x958.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1320x988.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants-.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56252" class="wp-caption-text">Au-delà des entretiens individuels, les conseillers conjugaux et familiaux interviennent auprès de tous les publics, notamment des enfants et des adolescents, pour aborder les relations, le consentement, les émotions et la santé sexuelle.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Avant de devenir conseillère conjugale et familiale, Malika Bouti était éducatrice spécialisée. Si elle s&rsquo;est orientée vers cette profession, c&rsquo;est d&rsquo;abord par engagement. <em>« Je faisais beaucoup de bénévolat et j&rsquo;ai rencontré des femmes qui étaient seules face aux difficultés de la vie, à la précarité, aux violences qu&rsquo;elles subissaient. C&rsquo;est difficile quand tu dois élever des enfants, que tu n&rsquo;as jamais travaillé et que tu te retrouves seule ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette rencontre avec la vulnérabilité a façonné sa manière d&rsquo;exercer. Aujourd&rsquo;hui encore, elle refuse de réduire les personnes qu&rsquo;elle reçoit à leur difficulté du moment. <em>« J&rsquo;accompagne dans toutes les étapes de la vie affective et relationnelle : du début de la relation jusqu&rsquo;à une rupture, un décès, une séparation, un conflit. On va s&rsquo;intéresser à la personne victime de violences conjugales et intrafamiliales. Nous, on fait du psycho-social, on s&rsquo;appuie sur les ressources des personnes pour les aider à élaborer la pensée ». </em>Dans son discours, un mot revient souvent : accompagner. Jamais sauver. Jamais décider. Accompagner. Cette nuance résume toute une philosophie professionnelle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><em>« Une demande »</em>, jamais <em>« un problème » </em></b></h2>
<figure id="attachment_41929" aria-describedby="caption-attachment-41929" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-41929" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg" alt="PMI, Koungou, grossesse, santé, parents, enfants, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41929" class="wp-caption-text">Les entretiens se déroulent en toute confidentialité. « Les gens viennent toujours avec une demande et pas avec un problème », résume Malika Bouti.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au fil de l&rsquo;entretien, une phrase surgit comme un manifeste.<em> « Les gens viennent toujours avec une demande et pas un problème. Pour moi, un problème, il faut le résoudre, alors qu&rsquo;une demande, c&rsquo;est plus complet ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette différence de vocabulaire dit beaucoup de sa manière de regarder les autres. Une jeune fille mineure demande une IVG ? L&rsquo;entretien ne s&rsquo;arrête pas à une procédure médicale. <em>« Je vais m&rsquo;assurer qu&rsquo;il y a consentement (&#8230;) parfois dans un entretien ça marche, parfois non. Dans cet entretien psycho-social, je dois repérer les difficultés. Est-ce qu&rsquo;elle a besoin d&rsquo;aide alimentaire ? Je vais faire un point avec des associations. Une difficulté peut en cacher une autre ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le travail consiste autant à écouter ce qui est exprimé qu&rsquo;à comprendre ce qui reste enfoui. Les entretiens deviennent alors un point d&rsquo;entrée vers d&rsquo;autres formes d&rsquo;accompagnement : protection de l&rsquo;enfance, soutien psychologique, aide sociale, accès aux droits ou orientation médicale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Après Chido, les blessures invisibles</b></h2>
<figure id="attachment_43502" aria-describedby="caption-attachment-43502" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43502" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, Vahibé 1, école, établissement scolaire, cyclone, Chido," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43502" class="wp-caption-text">Après le passage du cyclone Chido, de nombreux entretiens ont fait ressurgir d&rsquo;anciens traumatismes. « Les personnes parlaient de leurs difficultés mais pas du cyclone », raconte Malika Bouti. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le cyclone Chido, qui a frappé Mayotte le 14 décembre 2024, a profondément marqué son exercice. Lorsque les premiers entretiens reprennent, en janvier 2025, Malika Bouti s&rsquo;attend à entendre des récits de maisons détruites ou de pertes matérielles.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se passe autre chose. <em>« Les personnes parlaient de leurs problèmes et de leurs difficultés mais pas du cyclone. Elles ne disaient pas qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient plus de maison. Il y avait de gros psychotraumatismes, des violences, des viols vécus dans l&rsquo;enfance ou le passé. Tout cela est remonté à la surface après le cyclone ».  </em>Comme si la catastrophe avait fissuré des silences beaucoup plus anciens. Dans ces moments-là, le métier dépasse largement le cadre de la vie conjugale. Il devient un lieu où des traumatismes longtemps enfouis trouvent enfin une possibilité d&rsquo;être nommés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Protéger sans rompre la confiance</b></h2>
<figure id="attachment_53521" aria-describedby="caption-attachment-53521" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53521" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, CMR, Dzoumogné," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53521" class="wp-caption-text">Médecins, sages-femmes, éducateurs, associations, protection maternelle et infantile&#8230; Le métier de conseiller conjugal et familial repose sur un travail permanent de coordination entre acteurs sanitaires et sociaux. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Certaines confidences obligent aussi à agir. Lorsqu&rsquo;un mineur est en danger, le signalement s&rsquo;impose. <em>« C&rsquo;est important de les faire. Surtout pour protéger les mineurs. On est dans l&rsquo;obligation au niveau de la loi de faire des signalements ».</em> Mais elle refuse que cette obligation détruise la relation de confiance. <em>« Je laisse toujours une porte ouverte aux jeunes, aux mineurs, en disant : « Je te crois et si tu as besoin, on peut en reparler. ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis elle ajoute une phrase qui résume sa pratique : <em>« Je peux dire à une jeune fille : je te comprends mais je suis inquiète pour toi aussi. Pas pour la faire culpabiliser ou lui faire peur, mais pour que les jeunes aient leur place aussi, intègrent mes émotions et se sentent à égalité avec moi. On est humains. L&rsquo;échange doit être humain, posé à égalité, dans la confiance ». </em>Cette égalité, elle y revient souvent. Dans son bureau, chacun doit pouvoir retrouver une place de sujet.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Huit ans pour comprendre Mayotte</b></h2>
<figure id="attachment_6784" aria-describedby="caption-attachment-6784" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6784" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-300x203.jpeg" alt="" width="300" height="203" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-300x203.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-768x520.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-150x102.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-696x472.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-6784" class="wp-caption-text">Mayotte, les violences conjugales et intrafamiliales s&rsquo;entremêlent parfois avec des pressions familiales et sociales. Une réalité que Malika Bouti dit avoir appris à appréhender au fil de ses huit années d&rsquo;exercice sur le territoire.(illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;elle arrive sur le territoire, elle découvre une société dont elle ne connaît ni les équilibres ni les codes. Plutôt que d&rsquo;appliquer des recettes apprises ailleurs, elle choisit d&rsquo;observer. <em>« Je ne suis pas arrivée de métropole en disant que je connaissais mieux. Je suis venue avec mes valeurs et mon engagement mais j&rsquo;ai pris le temps de comprendre ce qu&rsquo;était Mayotte, ce que représentait son ADN, pour mieux être au service des personnes, comprendre la culture, la religion. Je lis encore des articles, je lis des romans, je prends le temps ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce temps consacré à comprendre le territoire lui paraît indispensable. Dans les situations qu&rsquo;elle rencontre, les violences s&rsquo;entremêlent parfois avec les normes sociales, les pressions familiales ou les représentations de la sexualité.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les différences sont surtout autour de la sexualité et des violences. Quand une jeune mineure est enceinte, parfois les familles préfèrent la marier de force, s&rsquo;arranger avec l&rsquo;autre famille. La famille met la pression ». </em>Le mot revient plusieurs fois : pression.<em> « Ce qu&rsquo;il faut réduire, c&rsquo;est cette pression dont sont victimes les jeunes sur leur sexualité, leur corps, leur vie, leur liberté ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une parole qui commence à se libérer</b></h2>
<figure id="attachment_52091" aria-describedby="caption-attachment-52091" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52091" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, maman, enfant," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52091" class="wp-caption-text">Information sur les violences, contraception, IVG, consentement&#8230; La prévention constitue une part importante du travail des conseillers conjugaux et familiaux en lien avec l&rsquo;ensemble des professionnels du médico-social. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Malika Bouti observe pourtant des évolutions. Lorsqu&rsquo;elle est arrivée à Mayotte, les grossesses précoces la frappaient particulièrement. Aujourd&rsquo;hui, les demandes d&rsquo;IVG occupent davantage son activité et les IVG médicamenteuses se développent progressivement dans les centres de protection maternelle et infantile (PMI). Surtout, elle constate que la parole circule davantage.<em> « J&rsquo;ai remarqué que maintenant la parole se libère de plus en plus. Cela ne s&rsquo;est pas fait comme ça. Il y a eu un gros travail collectif ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle cite notamment le collectif CIDE, d&rsquo;autres associations, institutions, campagnes de communication, et nouvelles instances de coordination. Mais elle reste lucide. <em>« Il manque des maillons. Ce qui manque beaucoup ici, c&rsquo;est de l&rsquo;organisation et de la coordination. Il faut que tout soit articulé comme un wagon et qu&rsquo;on aille de l&rsquo;un à l&rsquo;autre, mais ensemble ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Son métier, explique-t-elle, n&rsquo;a de sens que dans cette articulation permanente avec les autres professionnels. <em>« On n&rsquo;est pas des travailleurs sociaux comme les autres. On est à la frange entre le médical et le social. C&rsquo;est du médico-social pour informer et orienter les personnes ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Je reçois aussi beaucoup » </b></em></h2>
<p style="text-align: justify;">À la fin de l&rsquo;entretien, la conversation quitte les procédures et les dispositifs. Elle devient plus personnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi était-il important de parler aujourd&rsquo;hui ? Malika Bouti sourit. <em>« Mayotte m&rsquo;a accueillie dès que je suis arrivée. Je voulais aller au-delà d&rsquo;aider les personnes. Bien sûr, je les aide, mais pas que ça. On dit beaucoup, en tant que travailleur social : « j&rsquo;ai donné ». D&rsquo;accord. Mais on reçoit aussi. Il ne faut pas oublier ça. On reçoit tous les jours. Souvent, je finis ma journée et je me dis : waouh, qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est beau. Quand je me lève le matin, je me dis que c&rsquo;est génial ce que je fais. Je sais que ça va être difficile mais je me sens utile. Je suis réconciliée dans ma fonction et mon travail psycho-social. C&rsquo;est un bilan positif ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis sa voix retrouve sa consistance. <em>« C&rsquo;est une mission profondément humaine, encore plus à Mayotte. Elle a donné du sens à mon engagement. Je leur dis aux gens : merci. Maharaba. Ici, ils sont dans un endroit sécurisé avec moi. S&rsquo;ils sont en danger, j&rsquo;ai une obligation de faire des signalements. Mais d&rsquo;abord, j&rsquo;instaure une relation de confiance ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle marque une dernière pause. <em>« Je crois beaucoup à l&rsquo;engagement et à l&rsquo;humanité dans ce travail-là. Tu ne peux pas mettre de côté cela. J&rsquo;ai rencontré de belles personnes dans mes entretiens mais aussi des partenaires, des gens formidables… et même dans le journalisme, c&rsquo;est magnifique ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">À quelques mois de la retraite, Malika Bouti ne laissera pas seulement derrière elle des dossiers ou des rendez-vous. Elle laissera une manière d&rsquo;exercer, qui consiste à considérer que derrière chaque demande se trouve une personne entière, digne d&rsquo;être écoutée avant d&rsquo;être orientée. Dans un territoire souvent raconté à travers ses urgences, où les sujets sont mouvementés par les crises successives, cet engagement discret est certainement son héritage le plus précieux.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/">« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>« Suku ya M&#8217;trumché », un village pour parler des droits des femmes et briser les tabous</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/11/suku-ya-mtrumche-un-village-pour-parler-des-droits-des-femmes-et-briser-les-tabous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 02:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Acfav]]></category>
		<category><![CDATA[Apprentis d'Auteuil]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Croix-Rouge]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Suku ya M’trumché]]></category>
		<category><![CDATA[Village de la femme mahoraise]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47955</guid>

					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, associations, institutions et élèves se sont retrouvés mardi matin sur la place Zakia Madi pour la deuxième édition du Village de la Femme Mahoraise.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/11/suku-ya-mtrumche-un-village-pour-parler-des-droits-des-femmes-et-briser-les-tabous/">« Suku ya M&rsquo;trumché », un village pour parler des droits des femmes et briser les tabous</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Malgré le mauvais temps, dès 7h30, la place Zakia Madi s’est peu à peu remplie de stands, d’élèves et d’associations, venus participer à la deuxième édition du Village de la Femme Mahoraise, baptisé « Suku ya M’trumché ». Organisé par l’Association pour la Condition Féminine &amp; l&rsquo;Aide aux Victimes (ACFAV), avec plusieurs partenaires, l’événement s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes et avait pour objectif de parler des droits, de la prévention des violences, mais aussi de santé, et d’accompagnement social.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout au long de la matinée, le public a pu circuler entre les différents stands installés sur la place. « <em>La journée aujourd’hui c’est une journée de convivialité, et de sensibilisation</em> », explique Scott Volarova, animatrice en santé et santé sexuelle à l’ACFAV. Pour elle, ces rencontres restent importantes dans un territoire où certains sujets restent difficiles à aborder. « <em> L’idée c’est de briser les tabous et rappeler la valeur d’une femme. On est tous né d’une femme, on est élevé par une femme, donc elles méritent du respect</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des associations et des élèves mobilisés</strong></h2>
<figure id="attachment_47966" aria-describedby="caption-attachment-47966" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-47966 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5423-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47966" class="wp-caption-text">Des femmes ont été récompensés par la présidente de l&rsquo;ACFAV, la vice-présidente, le président de l&rsquo;UDAF.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs établissements scolaires ont fait le déplacement, dont les élèves du collège de Koungou et ceux des Apprentis d’Auteuil. Sur leur stand, l&rsquo;équipe présentait notamment leur lycée d’enseignement adapté situé à Kawéni, mais aussi leur internat éducatif réservé aux jeunes filles. « <em>On accueille 25 jeunes filles du lundi au vendredi. Ce choix a été fait pour lutter contre le décrochage scolaire des filles</em> », explique une animatrice. L&rsquo;équipe rappelle que certaines difficultés touchent particulièrement les adolescentes, entre tâches ménagères à la maison ou risques de grossesses précoces. « <em>L’idée c’est de créer un espace où elles peuvent prendre confiance en elles, dans un esprit de solidarité entre femmes</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la sensibilisation, la matinée a aussi été marquée par plusieurs moments symboliques. Une vingtaine de femmes du territoire ont été mises à l’honneur pour leur parcours de vie. « <em>Ce sont des mamans qui se sont battues pour élever leurs enfants malgré les difficultés, et aujourd’hui leurs enfants sont devenus des responsables, des directeurs d’école ou des pilotes</em> », explique Sophiata Souffou, présidente de l’ACFAV, rappelant qu&rsquo;il est important de montrer aux jeunes à travers ces parcours que la femme mahoraise à toute sa place.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>De l&rsquo;art pour parler de violences </strong></h2>
<figure id="attachment_47969" aria-describedby="caption-attachment-47969" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47969" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5455-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47969" class="wp-caption-text">Les élèves du collège de Koungou ont interprété la pièce « Raissa ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;événement s’est poursuivi avec la lecture d’un conte traditionnel mahorais consacré au mariage forcé, avant de laisser place au théâtre. Sur scène, les élèves du collège de Koungou ont présenté une pièce intitulée « <em data-start="4014" data-end="4022">Raïssa »</em>, qui raconte l’histoire d’une adolescente témoin des violences que son père fait subir à sa mère.</p>
<p style="text-align: justify;">Le professeur de français Rachadi Miradji, à l’origine du projet, explique avoir voulu parler des conséquences de ces violences sur les enfants et s&rsquo;être inspiré de certains témoignages de ses élèves. « <em>L’idée était de montrer l’impact que ça peut avoir sur les enfants</em> », partage-t-il. La pièce dure une quinzaine de minutes et a déjà été jouée plusieurs fois à la demande d’organisateurs. Pour l’enseignant, voir ses élèves monter sur scène reste un moment fort. Sur scène justement, les élèves reconnaissent être à la fois contents et un peu stressés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Informer et accompagner les femmes</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Autour de la place, d’autres stands proposaient également des activités autour du bien-être.  Samawia, qui propose un accompagnement en nutrition et des massages, explique vouloir rappeler aux femmes l’importance de prendre soin de sa santé. « <em>Elles s&rsquo;occupent de tout le monde donc moi avec mon stand et mes produits à base de plantes traditionnels je les invite à venir se relaxer car la santé c&rsquo;est important</em> », explique-t-elle.</p>
<figure id="attachment_47971" aria-describedby="caption-attachment-47971" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47971" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5444-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47971" class="wp-caption-text">Des stands proposaient de l&rsquo;henné et des dessins au msindzano pour embellir les participantes.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="5782" data-end="6346">Plusieurs structures étaient aussi présentes pour informer sur les violences et les démarches possibles pour les victimes mais restent méconnues. Cynthia Mohamed, assistante sociale au centre hospitalier de Mayotte et intervenante à l’unité médico-judiciaire, rappelle que ces services accompagnent les victimes de tout type de violence. « <em>On accompagne les personnes victimes de violences conjugales, sexuelles ou d&rsquo;harcèlement. On peut recevoir les personnes avec ou sans rendez-vous pour expliquer les démarches et les procédures</em> ».</p>
<figure id="attachment_47970" aria-describedby="caption-attachment-47970" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47970" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-300x224.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-1024x766.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-768x575.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-696x521.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-1068x799.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/eleve-2.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47970" class="wp-caption-text">Les lycéens et collégiens avaient une fiche de quizz à remplir en échangeant avec les différentes structures.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="5782" data-end="6346">Pour Zabibou Djabiri, juriste au service d’aide aux victimes de l’association ACFAV, l’objectif de ces rencontres est aussi de rappeler que des dispositifs existent sur l’île. « <em>Il y&rsquo;a des structures maintenant le plus important c’est d’oser en parler et venir chercher de l’aide</em> ».  Elle insiste aussi sur la présence des jeunes pendant l’événement. « <em>On voit beaucoup de scolaires aujourd’hui, et c’est important parce que ce sont les adultes de demain </em>», explique-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5782" data-end="6346">La présidente de l&rsquo;ACFAV a conclu avec un message fort pour les mahoraises. « <em>La femme mahoraise est importante , c&rsquo;est la meilleure et la plus belle</em> ».</p>
<p data-start="4122" data-end="4783">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/11/suku-ya-mtrumche-un-village-pour-parler-des-droits-des-femmes-et-briser-les-tabous/">« Suku ya M&rsquo;trumché », un village pour parler des droits des femmes et briser les tabous</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>2e édition du Village de la Femme Mahoraise « Suku ya M’trumché »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/27/2e-edition-du-village-de-la-femme-mahoraise-suku-ya-mtrumche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 09:51:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Acfav]]></category>
		<category><![CDATA[Journée Internationale des Droits des Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Village de la Femme Mahoraise « Suku ya M’trumché »]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47366</guid>

					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, l’ACFAV organise la 2e édition du Village de la Femme Mahoraise « Suku ya M’trumché », le mardi 10 mars 2026, de 07h30 à 13h30, sur la Place Zakia Madi à Mamoudzou. Cet événement, porté en partenariat avec l’OTI CADEMA « KARIDEM » et la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/27/2e-edition-du-village-de-la-femme-mahoraise-suku-ya-mtrumche/">2e édition du Village de la Femme Mahoraise « Suku ya M’trumché »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p style="text-align: justify;">À l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, l’ACFAV organise la 2e édition du Village de la Femme Mahoraise « Suku ya M’trumché », le mardi 10 mars 2026, de 07h30 à 13h30, sur la Place Zakia Madi à Mamoudzou.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Cet événement, porté en partenariat avec l’OTI CADEMA « KARIDEM » et la DRDFE, mobilise l’ensemble des acteurs institutionnels, associatifs, éducatifs et sanitaires du territoire autour du thème : « Droits, Justice, Actions &#8211; Exiger l’égalité des droits et une justice équitable ».</p>
<p>Tout au long de la matinée, le public pourra bénéficier d’actions de sensibilisation, de dépistages, de stands partenaires ainsi que d’animations de proximité. Le village est ouvert au grand public : familles, femmes, jeunes et citoyens de Mayotte. Plusieurs établissements scolaires et organismes de formation sont également invités à participer.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Au programme : conte traditionnel « La voix des jasmins », représentation théâtrale du Collège de Koungou, pitchs des exposantes, exposition culturelle Zangoma, ou encore Zumba géante UFOLEP.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>&nbsp;</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>L’objectif de cet événement est de :</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>&#8211; Promouvoir l’accès à une justice respectueuse des droits fondamentaux des femmes mahoraises.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>&#8211; Informer le grand public sur les droits des femmes, la prévention des violences et les recours existants.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>&#8211; Valoriser les actions de santé, d’insertion professionnelle et d’accompagnement social.</p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Fédérer les acteurs associatifs et institutionnels de Mayotte autour d’un engagement commun.</p>
</div>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/27/2e-edition-du-village-de-la-femme-mahoraise-suku-ya-mtrumche/">2e édition du Village de la Femme Mahoraise « Suku ya M’trumché »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Violences faites aux femmes : « la peur doit changer de camp ! »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/01/violences-faites-aux-femmes-la-peur-doit-changer-de-camp/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 02:15:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Acfav]]></category>
		<category><![CDATA[Agressions sexuelles]]></category>
		<category><![CDATA[CDAD]]></category>
		<category><![CDATA[CIDFF]]></category>
		<category><![CDATA[Croix-Rouge]]></category>
		<category><![CDATA[Gendarmerie]]></category>
		<category><![CDATA[Harcèlement]]></category>
		<category><![CDATA[PMI]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
		<category><![CDATA[UDAF]]></category>
		<category><![CDATA[Violences éducatives]]></category>
		<category><![CDATA[Violences faites aux femmes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=42284</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi, le Conseil départemental a organisé une matinée de sensibilisation et d’échanges à l’hémicycle Younoussa Bamana. L’objectif était d'informer, de prévenir et de mieux accompagner les femmes victimes de violences, au travail comme à la maison.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/01/violences-faites-aux-femmes-la-peur-doit-changer-de-camp/">Violences faites aux femmes : « la peur doit changer de camp ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La conférence a débuté avec une ouverture faite par Zamimou Ahamadi et Zouhourya Mouayad Ben qui a tenu à rappeler l’importance de la mobilisation institutionnelle pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Deux tables rondes ont ensuite suivi, avec plusieurs acteurs du domaines qui ont répondu présent au rendez-vous : L&rsquo;Acfav, l&rsquo;Udaf, le Conseil départemental d&rsquo;accès au droit (CDAD) ou encore la PMI.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Harcèlement au travail : briser le silence</strong></h3>
<figure id="attachment_42294" aria-describedby="caption-attachment-42294" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42294" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42294" class="wp-caption-text">La première table ronde a porté sur le harcèlement moral au travail.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="872" data-end="1224">La première table ronde a porté sur le harcèlement moral au travail, un phénomène considéré comme tabou et encore trop répandu sur le territoire. Laoura Ahmed, directrice du Centre d&rsquo;information sur les droits des femmes et des familles à Mayotte (CIDFF), a décrit la réalité vécue par de nombreuses femmes sur leur lieu de travail. « <em>Beaucoup de femmes se voient confier des missions qui ne correspondent pas à leur niveau, simplement parce qu’elles sont des femmes</em> », a exprimé la Mahoraise.  Elle a également insisté sur la banalisation des violences telles que les remarques sur l’apparence, la minimisation des compétences, les tâches dévalorisantes, etc. Des situations qui génèrent anxiété, isolement et parfois départ forcé de postes aimés de la part des victimes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="872" data-end="1224">Après ce constat, Zabibou Djabiri, conseillère judiciaire à l&rsquo;Acfav a expliqué que les victimes ont de nombreuses options : informer la hiérarchie, contacter l’inspection du travail ou les associations spécialisées. « <em>Quand un collectif se lève, ça a du poids</em> », a-t-elle rappelé. L’objectif est clair, il ne faut plus laisser les victimes seules face à leurs agresseurs. Le CDAD, a quant à lui souligné que l’employeur a une responsabilité légale en matière d&rsquo;harcèlement au travail. Si aucune réaction n’est prise face à des comportements problématiques, l’entreprise peut être considérée comme responsable et complice.</p>
<figure id="attachment_42295" aria-describedby="caption-attachment-42295" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42295" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42295" class="wp-caption-text">Zarianti Nourdine Abdallah, conseillère judiciaire victime d&rsquo;harcèlement au travail.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="872" data-end="1224">Entre les prises de paroles, le public a également pu témoigner. Deux agents du Conseil départemental ont raconté leurs expériences et le manque de soutien administratif, dont Zarianti Nourdine Abdallah. Conseillère judiciaire depuis dix ans elle a marqué l&rsquo;hémicycle lors de son discours pour partager son quotidien depuis le mois de septembre. « <em>Je subis des insultes et du dénigrement quotidiennement, j’ai tenté de relater les faits à ma hiérarchie, mais on m’a conseillée de laisser passer</em> », a expliqué la jeune femme. En plus de nuire à son travail, ce poids impacte aussi sa santé mentale. « <em>Cette situation a eu de graves conséquences sur ma santé mentale et physique, nuits sans sommeil, stress, j&rsquo;ai même eu des pensées suicidaires</em> ». Même si elle est désormais suivie par un spécialiste, son rétablissement complet reste compliqué car la conseillère continue a côtoyer son harceleur tous les jours pour le travail.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="872" data-end="1224"><strong>Accompagner les victimes de violences intra-familiales</strong></h3>
<figure id="attachment_42296" aria-describedby="caption-attachment-42296" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42296" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42296" class="wp-caption-text">La Gendarmerie, via la Maison des protections des familles a pris la parole pour parler des violences faites aux jeunes et de l&rsquo;inceste.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième temps d&rsquo;échange a mis l’accent sur les violences intra-familiales comme l&rsquo;inceste ainsi que les violences éducatives et leurs conséquences sur la mère mais aussi les enfants. Mathilde Lozano, coordinatrice sage-femme à la PMI, a rappelé que la grossesse est une période particulièrement vulnérable. « <em>Une femme sur six qui poursuit sa grossesse est victime de violences conjugales </em>». Les conséquences physiques et psychologiques peuvent être graves pour la mère et le nourrisson, soulignant l’importance d’un dépistage systématique et d’un accompagnement adapté. La Croix-Rouge quant à elle, a présenté trois axes d’action de son organisation : la prévention, la protection ainsi que l&rsquo;accompagnement. « <em>Il est essentiel de libérer la parole et de protéger les victimes</em> », a affirmé leur représentante.</p>
<p style="text-align: justify;">En plus des professionnels de santé et des associations, la Gendarmerie via la Maison de protections des familles a insisté sur la prévention le plus tôt possible concernant les violences faites aux jeunes . Selon leur représentante, Vanessa Cuny, ils reçoivent énormément de cas où les victimes considèrent normal le fait de recevoir des coups de la part de leurs parents. Elle a aussi expliqué que pour palier le fléau de la violence éducative mais aussi de l&rsquo;inceste il faudrait non seulement éduquer les enfants mais surtout les parents.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong> Sensibiliser tout au long de l’année</strong></h3>
<figure id="attachment_42297" aria-describedby="caption-attachment-42297" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42297" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42297" class="wp-caption-text">Stand de l&rsquo;Acfav animé par Amandine Galerne animatrice en santé relationnelle et sexuelle.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’après-midi a été consacré à des ateliers interactifs, dont un animé par Amandine Galerne, animatrice à l’Acfav. Jeux, quiz et mises en situation ont permis aux participants de mieux comprendre ce qui relève du harcèlement ou des violences sexuelles, et de réfléchir à leurs impacts. «<em> On est là pour que les gens puissent mettre des mots sur ce qui se passe, pour qu’ils sachent reconnaître ce qui n’est pas normal tout en créant un espace d’échanges</em> », a partagé la jeune femme.  Une exposition de toiles peintes par des femmes ayant subi des violences avait également été mise en place par l&rsquo;association. Parmi les participantes : Vanella, victime de violences intra-familiales, a présenté un tableau symbolique de son parcours : « ce tableau représente ce que j&rsquo;ai vécu, l&rsquo;abandon de mes parents mais aussi la prière qui m&rsquo;a beaucoup aidée ».</p>
<p style="text-align: justify;">En clôture de la matinée, Zouhourya Mouayad Ben a annoncé qu’un nouvel événement serait prochainement dédié aux violences faites aux hommes. Des cas moins fréquents mais encore plus tabous sur l&rsquo;île comme ailleurs.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/01/violences-faites-aux-femmes-la-peur-doit-changer-de-camp/">Violences faites aux femmes : « la peur doit changer de camp ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Journée de la contraception, les professionnels “confrontés très régulièrement” aux grossesses précoces</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/29/journee-de-la-contraception-les-professionnels-confrontes-tres-regulierement-aux-grossesses-precoces/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 02:15:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Acfav]]></category>
		<category><![CDATA[Croix-Rouge]]></category>
		<category><![CDATA[Journée de la contraception]]></category>
		<category><![CDATA[Médecins du Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Protection maternelle et Infantile]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=37803</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l’occasion de la Journée mondiale de la contraception, un village dédié était installé à Koungou vendredi 26 septembre. Il venait clôturer une semaine de sensibilisation à travers Mayotte. Une prévention importante alors que Mayotte est le département qui enregistre le plus de grossesses précoces en France derrière la Guyane.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ce vendredi, plusieurs associations étaient installées place de la Poste à Koungou pour informer sur la contraception à l’occasion de la Journée mondiale dédiée, parmi elles, la Protection maternelle et Infantile (PMI), La Croix-Rouge, Médecins du Monde, ou encore l’association pour la condition féminine et l’aide aux victimes (Acfav). <em>“Les collégiens de Koungou devaient venir au village, malheureusement, ils ne peuvent pas sortir suite aux affrontements qui ont eu lieu au lycée des Lumières cette semaine”</em>, explique Mathilde Lozano, coordinatrice des sages-femmes de la PMI. Dommage, car l’événement avait notamment pour but de renseigner les plus jeunes sur le sujet. A Mayotte, les besoins de prévention sont essentiels dans la mesure où le territoire est le deuxième département français qui enregistre le plus de grossesses précoces après la Guyane. En 2022, près de 500 jeunes filles sont devenues mères avant 18 ans à Mayotte.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Des jeunes pas assez renseignés</strong></h3>
<figure id="attachment_37806" aria-describedby="caption-attachment-37806" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-37806" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-300x200.jpeg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-1024x683.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-1536x1024.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-2048x1365.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-1068x712.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-1920x1280.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-1320x880.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-37806" class="wp-caption-text">Plusieurs associations ont fait de l’éducation à la sexualité ce vendredi</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Koulthoum, lycéenne de 17 ans, est venue au village avec sa mère, elle pense que les jeunes de sa génération ne sont pas assez renseignés sur les risques d’un rapport non protégé. <em>“Beaucoup, des gars et des filles, ne se protègent pas car ils se disent qu’ils n’ont pas les mêmes sensations avec un préservatif, de mon côté je trouve que c’est mieux de le faire à cause des maladies et du risque de tomber enceinte”</em>. Certaines de ses connaissances sont tombées enceintes très jeunes. <em>“A Mayotte, des filles tombent enceintes à 11, 12 ans. Beaucoup ne pensent pas aux conséquences, elles pensent juste à leur fantasme”</em>, estime-t-elle.</p>
<h4 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><em>“L’avortement n’est pas hyper admis à Mayotte, surtout si on n’est pas marié.”</em></strong></h4>
<figure id="attachment_37805" aria-describedby="caption-attachment-37805" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-37805" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-300x200.jpeg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-1024x683.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-1536x1024.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-2048x1365.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-1068x712.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-1920x1280.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-1320x880.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-37805" class="wp-caption-text">Morgane Choquet-Perzo, sage-femme à la PMI de Koungou</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Sage-femme à la PMI de Koungou, Morgane Choquet-Perzo est <em>“confrontée très régulièrement” </em>à ce type de grossesse.<em>“Cela s’explique aussi parce qu’on est l’une des plus grosses PMI de l’île”</em>, précise-t-elle. Une partie de ses patientes dans cette situation considère que<em> “c’est normal d’être enceintes avant 18 ans, elles sont mariées. Quand on décortique la situation psychosociale, on apprend qu’elles sont en couple stable, certaines continuent leur scolarité jusqu’à la terminale. Elles sont plutôt bien dans leur peau”</em>. Mais des cas sont également plus compliqués, <em>“des jeunes filles ont été mariées de force, des grossesses sont issues de viols.” </em>Dans ces cas, elles sont suivies par la psychologue et la conseillère conjugale”. Selon la professionnelle, le nombre de mères avant 18 ans est important aussi parce que<em>“l’avortement n’est pas hyper admis à Mayotte, surtout si on n’est pas mariée. Elles peuvent connaître aussi des difficultés pour se faire avorter car il faut être accompagné d’une personne majeure lorsqu’on est mineure”</em>.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Des adolescentes rejetées par leur entourage </strong></h3>
<figure id="attachment_37807" aria-describedby="caption-attachment-37807" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-37807" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-300x200.jpeg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-1024x683.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-1536x1024.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-2048x1365.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-1068x712.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-1920x1280.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-1320x880.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-37807" class="wp-caption-text">Toutes les générations sont venues se renseigner</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En même temps que le village de la contraception, une conférence sur les grossesses précoces était animée au collège de Kwalé à destination des classes de troisième. Charline Furst, psychologue à la Maison des adolescents, y participait. Dans son travail, elle mène les entretiens psychosociaux obligatoires avant de recourir à une interruption volontaire de grossesse (IVG). Ensuite, un travailleur social joue le rôle d’adulte qui va accompagner la jeune lors de l’avortement à la place de leur famille ou d’une de leurs proches. Les adolescentes qu’elle suit sont très isolées et globalement rejetées par leur famille.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">“<em>Certaines vont préférer garder l’enfant car avorter est interdit par la religion. Pour autant d&rsquo;autres, si elles veulent le garder, seront chassées par leur famille car selon eux, le village saura que leur fille a été déviergée et qu’elle n’est plus honorable et donc c’est la honte sociale. Aussi beaucoup de familles acceptent l’enfant, la mère n’est pas mise dehors, mais en revanche, elle ne bénéficie d’aucun soutien, ni moral, ni financier.</em> Certains parents ne parlent plus à leur enfant”.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans ce contexte, ces adolescentes peuvent se retrouver aussi démunies pour apprendre à devenir parents, <em>“sans forcément d’exemple, sans avoir de personne à qui poser des questions pour avoir du soutien”</em>, explique la psychologue. Deux lieux de vie et d’accueil existent sur le territoire pour héberger ces mères marginalisées mais ils ne disposent que de 10 places chacun, une capacité bien inférieure aux besoins.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>Lisa Morisseau</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/29/journee-de-la-contraception-les-professionnels-confrontes-tres-regulierement-aux-grossesses-precoces/">Journée de la contraception, les professionnels “confrontés très régulièrement” aux grossesses précoces</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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