Pamandzi : la justice tranche et met fin au bras de fer au CCAS
L’ancienne directrice du CCAS, qui contestait sa mutation et dénonçait un harcèlement, voit toutes ses requêtes rejetées par le tribunal administratif.
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L’ancienne directrice du CCAS, qui contestait sa mutation et dénonçait un harcèlement, voit toutes ses requêtes rejetées par le tribunal administratif.
Ce 22 janvier était consacré aux questions de « saucissonnage » de marchés publics et de fractionnement de commandes. Si la veille, l’après-midi a permis de revenir sur les conventions de formation professionnelle ou sur les marchés de débroussaillage, ce jeudi matin, ce sont les liens entre la société EIC (ou ETIC), l’ancien président du syndicat et son ancien directeur des services techniques qui ont été soulevés
Ce mercredi 21 janvier, le procès de l’affaire SIEAM a pris des allures de bras de fer juridique au tribunal correctionnel de Paris. En cause : des documents autour de la question de l’extension des bureaux du siège de l’institution. Les échanges entamés la veille en fin de journée avaient entraîné la suspension de l’audience après 20 h. Ont à nouveau, été entendus Mouhamadi Vitta dit Bavi, son ancien directeur des services techniques Fardi Bacar Chebane, ainsi que, pour la première fois ce matin, le chef d’entreprise Soibahadine Dahalani, représentant les structures BET 976 et Mahore Inspection Coordination et Études (MICE)
« Je n’ai jamais vu de telles pratiques durant toute ma carrière », expliquait à la barre Fardi Bacar Chebane, qui fut révoqué de la fonction publique par Bavi pour s’y être opposé, témoigne-t-il. Un bout de la pelote de laine vient d’être déroulé
Les premiers chefs d’entreprise à être entendus ne sont pas les plus impliqués, estimant avoir répondu aux marchés sans trop de concertation avec le Sieam. « Les Dieux sont tombés sur la tête ! », s’exclamera même Tanchiki Maore
Dans cette deuxième partie d’audience de la mandature Bavi, il s’agissait de pointer les responsabilités dans un système où les pouvoirs sont dénoncés somme hypercentralisés dans les mains du président. Planaient les ombres de son ancien DGS et de Vinci…
Les autres prévenus ont écopé de peines allant de 2 à 5 ans d’emprisonnement, certains avec sursis, pour violences aggravées et subornation de témoin dans le cadre de l’agression de Me Emma Buttet en 2015.
Jusqu’à vingt infractions sont reprochées au président Bavi du Syndicat Intercommunal des Eaux de Mayotte et à quatre de ses adjoints, pour détournement d’argent public sur la période allant de 2014 et 2020. Douze chefs d’entreprise sont également sur les bancs des accusés pour avoir supposément bénéficié de ces largesses
C’est le procès d’un système, celui adopté par encore trop d’élus à Mayotte, octroyant de l’argent public à qui bon leur semble sur de gros marchés, permettant toutes les dérives. Moussa Mouhamadi tombera-t-il comme d’autres avant lui ? Cette fois ci, c’est la gestion de l’eau potable et de l’assainissement du Sieam qui est en cause.
Une déclaration d’impôts frauduleuse, un remboursement de 3.450 euros et des responsabilités difficiles à établir.
Un concours de greffier à affectation locale sera prochainement organisé à Mayotte. Destiné aux candidats du territoire, il vise à renforcer durablement les juridictions du département.
A l’occasion des rentrées solennelles des juridictions, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, annonce le renforcement du nombre de magistrats et de greffiers au sein des 36 cours d’appel et des 164 tribunaux judiciaires de France, dont le tribunal de Mamoudzou.