Education : La rentrée repoussée au collège de Kwalé
Une semaine après l’arrivée de centaines d’exilés au collège de Kwalé à Tsoundzou 1, la situation n’a pas changé, résultat la rentrée n’a pas eu lieu et aucune date n'a pour le moment été définie.
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Une semaine après l’arrivée de centaines d’exilés au collège de Kwalé à Tsoundzou 1, la situation n’a pas changé, résultat la rentrée n’a pas eu lieu et aucune date n'a pour le moment été définie.
Alors que la rentrée scolaire vient enfin d’avoir lieu, en mode dégradé, pour la majorité des élèves mahorais, le syndicat CGT Educ’action Mayotte appelle à un mouvement de grève dénonçant notamment les conditions dans lesquelles se déroule cette rentrée. Son secrétaire général, Bruno Dezile, a adressé une lettre dans ce sens ce mardi à Elisabeth Borne.
Malgré des résistances, le Recteur de Mayotte et le maire de Mamoudzou organisent un retour progressif des élèves dès lundi 27 janvier, en fonction des moyens humains et matériels disponibles après le passage du cyclone Chido six semaines plus tôt.
Suite au passage du cyclone Chido et la tempête Dikeledi, l’université de Mayotte met en place des journées d’accueil social et solidaire à partir du lundi 27 janvier, sur le campus de l’université de 8h à 16h. Ces journées sont conçues pour offrir un soutien individuel à la communauté universitaire.
Deux jours après l’arrivée de centaines de demandeurs d’asiles et de réfugiés dans le collège de Kwalé à Tsoundzou, la situation est critique. A l’intérieur l'état sanitaire se dégrade, et certains n’ont pas mangé depuis trois jours. Sur le parvis, parents d’élèves et habitants du quartier continuent de montrer leur colère et souhaitent reprendre en main leur établissement. A cinq jours de la rentrée, tous attendent des mesures de la préfecture.
Ces derniers jours, tous les regards sont tournés vers la rentrée scolaire, où au-delà des considérations matérielles et logistiques, se nichent des craintes de la population autour du bilan humain laissé par Chido.
Accueillir les enfants coûte que coûte, voici le cap suivi par le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, qui lance dès demain, mardi 21 janvier, une série de réunions publiques à destination des parents d'élèves pour la rentrée scolaire des élèves du premier degré.
Accueillir les enfants coûte que coûte, et même s’il faut momentanément passer par la triple rotation et les « écoles de campagne », c’est l’objectif du volontaire Ambdilwahedou Soumaïla. Décoiffés par un double cyclone, mobilisés comme centres d’hébergement d’urgence et parfois pillés, les établissements scolaires ont beaucoup donné.
Des cahiers, des cartables, des dictionnaires... la mobilisation de BSF, de Cultura, de Stabilo International et d'Hachette permettra de doter environ 1.000 élèves. Une action menée avec le rectorat.
Dans une lettre adressée aux présidents des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat, le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, demande « des réponses à la hauteur » concernant la loi d’Urgence pour Mayotte.