Après une immersion de 5 jours à Mayotte, dans le quartier de Doujani, à la mosquée d’Antanabe de Poroani, et sur la commune de M’tsangamouji, 7 étudiants en architecture venus de La Réunion, ont exposé leurs idées pour reconstruire Mayotte durablement après le passage du cyclone Chido, ce lundi dans l'hémicycle du Conseil départemental.
Face à la « baisse continue des compétences fondamentales » à Mayotte, l’écrivain et professeur de lettre Madi Abdou N’tro, veut élever le débat en philosophant. Il n’aborde pas l’hyper concentration scolaire, et n’évoque le cas des élèves allophones qu’en fin de réflexion, mais appelle à décentraliser la gestion des établissements du second degré dans les mains du conseil départemental. Pour autant, sa critique de l'hypermatérialisme des parents doit inciter à pousser la réflexion.
Après le passage du cyclone Chido, les entreprises locales ont dû faire face à d’importantes difficultés pour reprendre leurs activités. Parmi elles, Five Five, une entreprise de restauration scolaire, témoigne des obstacles rencontrés, des solutions mises en place et de ses attentes pour garantir l’alimentation des élèves.
Arrivé lundi 3 février à Mayotte, David Lisnard, président de l’association des maires de France (AMF) est venu constater les dégâts et apporter son soutien aux élus après le passage de Chido. Il espère une reconstruction qui prend en compte les réalités du terrain et notamment la question de la démographie et de l’immigration, pour un développement sur le long terme.
Favoriser pour ses élèves l’accès aux nouvelles technologies et à la science afin de susciter des vocations dans un monde qui utilise de plus en plus les drones et l'intelligence artificielle, c’est l’objectif de Daniel Moustoifa, professeur de Technologie au collège Frédéric d’Achery de Koungou, à travers ses ateliers “Techno & Science”. Pour financer les projets de 2025, il recherche des partenaires.
Attractivité du métier d’enseignant, sécurité des établissements, conditions des examens, budget dédié à la reconstruction… Après ces deux jours de visite, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, a annoncé plusieurs mesures, pour la reprise mais aussi le futur de l'enseignement à Mayotte.
Venue pour faire le point sur la reprise de l’enseignement à Mayotte, Elisabeth Borne a constaté, jeudi 30 janvier, qu’en plus d’une forte demande en fournitures scolaires, les problèmes d’accès à l'eau potable, à la nourriture et aux vêtements contraignent toujours autant les enseignants et les élèves.
Après avoir été repoussée d’une semaine suite au cyclone Chido mais aussi à la tempête Dikeledi, la rentrée scolaire a eu lieu ce lundi 27 janvier à l’école élémentaire Cheikh Abdourahamane Ben Omar de M’Gombani à Mamoudzou. Un soulagement pour enfants et parents même si certains écoliers n’ont pas pu rentrer dans l'établissement, leurs professeurs étant absents.
Après s‘être rendu dans une école élémentaire de Mamoudzou plus tôt dans la matinée, le recteur Jacques Mikulovic, accompagné du préfet de Mayotte, est allé au lycée de Chirongui qui héberge notamment des membres de la Sécurité civile.