<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Portrait - Le Journal De Mayotte</title>
	<atom:link href="https://lejournaldemayotte.yt/category/portrait/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/category/portrait/</link>
	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Wed, 08 Jul 2026 15:59:26 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/favicon-jdm-150x150.png</url>
	<title>Archives des Portrait - Le Journal De Mayotte</title>
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/category/portrait/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Le savoir-faire des bijoutiers traditionnels menacé par la montée du plaqué or</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/le-savoir-faire-des-bijoutiers-traditionnels-menace-par-la-montee-du-plaque-or/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 01:45:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[Bijoux]]></category>
		<category><![CDATA[Mariage]]></category>
		<category><![CDATA[Tradition]]></category>
		<category><![CDATA[Transmission]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55250</guid>

					<description><![CDATA[<p>En pleine saison des Grands Mariages, période où les bijoux traditionnels occupent une place centrale dans les cérémonies, les artisans mahorais peinent pourtant à maintenir leur activité face à plusieurs difficultés qui menacent un savoir-faire transmis depuis des générations.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/le-savoir-faire-des-bijoutiers-traditionnels-menace-par-la-montee-du-plaque-or/">Le savoir-faire des bijoutiers traditionnels menacé par la montée du plaqué or</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, les mois de juillet et d&rsquo;août marquent le début de la saison des Grands Mariages. Pour les femmes mahoraises, deux éléments restent indissociables au quotidien et lors de ces événements  : le salouva et les bijoux traditionnels, généralement en or, ou parfois en argent. Ces parures sont offertes à la mariée, soit pendant le Manzaraka, ou lors d&rsquo;une cérémonie entièrement consacrée.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Pendant longtemps, ces bijoux étaient presque exclusivement fabriqués à Mayotte par des artisans spécialisés dans l&rsquo;orfèvrerie traditionnelle. Aujourd&rsquo;hui, ils sont de moins en moins nombreux à exercer. À Labattoir, Abdallah Saïd fait partie de ceux qui continuent à perpétuer ce métier appris au sein de sa famille.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un savoir-faire transmis de génération en génération</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cela fait maintenant quarante-huit ans qu&rsquo;il travaille l&rsquo;or et l&rsquo;argent. Lorsqu&rsquo;il a commencé, Mayotte n&rsquo;était pas encore un département français. « <em>Mon grand frère était bijoutier, c&rsquo;est lui qui m&rsquo;a tout appris et lui-même avait appris avec les anciens de la famille. Chez nous, ce métier se transmet de génération en génération</em> », raconte le bijoutier.</p>
<p style="text-align: justify;">Il avait quatorze ans lorsqu&rsquo;il a commencé son apprentissage après ne pas avoir été admis en classe de sixième, donc forcé de quitter les bancs de l&rsquo;école. « <em>Je ne voulais pas rester sans rien faire. J&rsquo;ai appris le métier et j&rsquo;ai tout de suite aimé créer et travailler ces matières</em> ».</p>
<figure id="attachment_55261" aria-describedby="caption-attachment-55261" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-55261" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-696x391.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1320x742.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55261" class="wp-caption-text">Le fameux bijoux emblématique « cigarette ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans son atelier, chaque bijou demande du temps, Abdallah Saïd est spécialisé dans le travail du filigrane, une technique minutieuse qui consiste à réaliser de fins motifs avec des fils d&rsquo;or ou d&rsquo;argent. « <em>Il faut être calme, minutieux et ne surtout pas se précipiter. Par exemple, pour fabriquer un bijou avec le motif « cigarette », il me faut une dizaine de jours</em> », explique-t-il.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Parmi les créations les plus recherchées figurent le bijou « cigarette » en raison de sa forme, l&rsquo;Ylang-Ylang, le Gnora, qui signifie « étoile », ou encore le Msoila, dont la forme rappelle un tapis de prière. Ces modèles font partie du patrimoine culturel mahorais et restent associés aux mariages traditionnels.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une profession confrontée à de nouvelles difficultés</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette période, autrefois la plus importante de l&rsquo;année pour les artisans, ne connaît plus le même engouement. « <em>Il y a trois ou quatre ans, pendant les grandes vacances, on avait énormément de clients. Aujourd&rsquo;hui, les gens viennent, regardent les vitrines et repartent</em> », déplore-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, le passage de Chido a profondément bouleversé la situation économique des familles. Beaucoup ont dû consacrer leur budget à la réparation de leur maison et certains mariages ont été reportés. Même si sa boutique n&rsquo;a pas été directement touchée, Abdallah Saïd dit avoir subi une série de cambriolages juste après le cyclone, pour un préjudice d&rsquo;environ 120.000 euros.</p>
<figure id="attachment_55256" aria-describedby="caption-attachment-55256" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-55256" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-300x125.jpg" alt="" width="300" height="125" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-300x125.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-1024x427.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-768x320.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-150x63.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-696x290.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-1068x445.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-500x208.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-800x333.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914.jpg 1200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55256" class="wp-caption-text">Un panneau, composé de plusieurs bijoux en or, est offert à la mariée par la belle-famille. CR : Département de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À ces difficultés s&rsquo;ajoute une concurrence de plus en plus forte. En effet, de nombreuses familles choisissent désormais d&rsquo;acheter leurs bijoux à Dubaï, ou en Inde, où les prix sont souvent plus attractifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Une situation qui pénalise les artisans locaux, même si certains clients reviennent finalement vers eux.  « <em>Il y a des personnes qui achètent là-bas mais qui préfèrent finalement les modèles traditionnels. Alors ont fait fondre leurs bijoux pour en fabriquer de nouveaux</em> ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Cependant, le phénomène qui inquiète le plus les bijoutiers reste toutefois le plaqué or. À première vue, certaines copies ressemblent fortement aux bijoux traditionnels, et leur prix, beaucoup plus bas, attire beaucoup d&rsquo;acheteurs. « <em>C&rsquo;est vraiment ce qui nous assomme ! Dans notre tradition, c&rsquo;est de l&rsquo;or véritable que l&rsquo;on offre à la mariée. Cette tradition existe toujours, mais le plaqué or risque de l&rsquo;effacer</em> ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Autre obstacle de taille, la hausse spectaculaire du prix de l&rsquo;or. Selon lui, le gramme se trouvait autrefois autour de 30 euros, contre environ 200 euros aujourd&rsquo;hui dans l&rsquo;Hexagone et près de 120 euros à Madagascar, une augmentation qui impacte forcément le coût des bijoux fabriqués à la main.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Transmettre le métier pour préserver la tradition</strong></h2>
<figure id="attachment_55260" aria-describedby="caption-attachment-55260" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-55260" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55260" class="wp-caption-text">L&rsquo;artisan a formé son fils qui aujourd&rsquo;hui détient sa propre bijouterie, non loin de celle de son père.</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Malgré ces difficultés, l&rsquo;artisan ne compte pas abandonner son métier et continue à transmettre son savoir. Son fils a appris à ses côtés et quelques jeunes viennent régulièrement dans son atelier pour découvrir les techniques de fabrication.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je suis prêt à former des jeunes ! Il faut transmettre ce savoir-faire comme nos anciens l&rsquo;ont fait avec nous. Pour cela, il faudrait qu&rsquo;on soit accompagnés pour pouvoir former cette nouvelle génération</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Après près d&rsquo;un demi-siècle passé derrière son établi, le bijoutier reste animé par la même passion. « <em>Ce métier, c&rsquo;est toute ma vie, c&rsquo;est grâce à lui que j&rsquo;ai nourri ma famille pendant des années</em> ».</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/le-savoir-faire-des-bijoutiers-traditionnels-menace-par-la-montee-du-plaque-or/">Le savoir-faire des bijoutiers traditionnels menacé par la montée du plaqué or</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Elles Tech Tour Maroc » : des entrepreneuses mahoraises voient plus grand pour développer leur activité</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/08/ne-pas-pdfelles-tech-tour-maroc-des-entrepreneuses-mahoraises-voient-plus-grand-pour-developper-leur-activite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 01:30:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Elles Tech Tour Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Entrepreunariat]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[French Tech Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[start-up]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55001</guid>

					<description><![CDATA[<p>Invitées à participer à la deuxième édition du Elles Tech Tour Maroc grâce au soutien de la French Tech Mayotte, quatre entrepreneuses de Mayotte ont passé une semaine à la rencontre des acteurs de l'innovation marocaine, avec l'ambition de développer leurs projets au-delà de l'île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/08/ne-pas-pdfelles-tech-tour-maroc-des-entrepreneuses-mahoraises-voient-plus-grand-pour-developper-leur-activite/">« Elles Tech Tour Maroc » : des entrepreneuses mahoraises voient plus grand pour développer leur activité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Une semaine peut parfois suffire à changer la manière de voir son entreprise. C’est le sentiment partagé par quatre entrepreneuses mahoraises invitées à participer à la deuxième édition du « Elles Tech Tour Maroc », grâce au soutien financier de la Direction générale des Outre-mer (DGOM), dans le cadre des actions portées par Mayotte in Tech et la French Tech.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant plusieurs jours, elles ont rencontré des startups, des investisseurs, de grandes entreprises et des acteurs de l’innovation marocaine, avec l’objectif de créer des contacts et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour leurs projets.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une immersion qui dépasse les attentes</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/15/de-mayotte-au-monde-youmna-mouhamad-ou-le-parcours-dune-entrepreneuse-hors-norme/">Pour Youmna Mouhamad, fondatrice de Nyfasi</a>, le voyage répondait d’abord à un besoin très concret : trouver des distributeurs pour développer sa marque de produits capillaires sur le marché marocain. Mais au fil des rencontres, ses attentes ont évolué. « <em>Je suis venue avec l’idée de rencontrer des distributeurs. Finalement, je repars avec beaucoup plus</em> », raconte-t-elle.</p>
<figure id="attachment_55006" aria-describedby="caption-attachment-55006" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55006" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-300x224.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-1024x763.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-768x573.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-696x519.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-1068x796.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-500x373.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-800x596.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55006" class="wp-caption-text">Le port de Tanger Med a également retenu l&rsquo;attention des Mahoraises. L&rsquo;un des principaux ports du Maroc, connecté aux marchés européens et africains. CR : French Tech Casablanca</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’une des rencontres qui l’a le plus marquée est celle d’une professionnelle qui lui a proposé de la former au « design thinking », une méthode qui permet de repenser un produit à partir des besoins des utilisateurs afin de continuer à l’innover. « <em>Elle a vu le potentiel de mon produit et elle m’a proposé de m’accompagner, même à distance. Je n’étais pas venue pour ça, mais c’est une vraie opportunité</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Les discussions avec plusieurs marocaines lui ont également permis de mieux cerner le marché local. Entre conseils, habitudes d&rsquo;achat et recommandations de points de vente, elle dit avoir recueilli des informations qu&rsquo;elle n&rsquo;aurait pas obtenues de la même manière en menant une recherche à distance. « <em>C&rsquo;était presque une première étude de marché. J&rsquo;ai pu voir qu&rsquo;il y avait un vrai intérêt</em> », confie-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des opportunités pour les entrepreneuses</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Les autres entrepreneuses mahoraises présentes au Maroc ont elles aussi trouvé de nouvelles pistes de développement. Anazra Mohamed, fondatrice de Nouringa Coffee, y a participé avec l’idée de faire avancer concrètement sa startup.</p>
<figure id="attachment_55007" aria-describedby="caption-attachment-55007" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55007" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-1024x767.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-768x575.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-696x521.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-1068x800.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-500x374.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-800x599.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55007" class="wp-caption-text">La société Capgemini, spécialisée dans les technologies, a mis son équipe de leadership à la disposition des quatre mahoraises. <em data-start="259" data-end="290">CR : French Tech Maroc.</em></figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur place, elle cherchait surtout des idées pour renforcer la partie digitale de son activité, que ce soit autour des recettes, de la gestion des franchises, des commandes ou encore de l’expérience client.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>L’objectif, c’était vraiment de voir comment on peut faire évoluer tout ça et accélérer le développement technologique de Nouringa</em> », explique-t-elle, tout en profitant du séjour pour rencontrer des experts et des investisseurs susceptibles d’accompagner la suite de son développement.</p>
<p style="text-align: justify;">Lenonelle Redjeraka, vidéaste et porteuse du projet LEO DIGIT, est venue défendre une autre vision de l&rsquo;entrepreneuriat. Son objectif est de créer une plateforme numérique qui met en valeur les femmes entrepreneures et facilite les liens entre Mayotte, l&rsquo;océan Indien, l&rsquo;Afrique et l&rsquo;Europe. « <em>Le concept a beaucoup plus au Maroc, on m&rsquo;a demandé si j&rsquo;étais intéressée de faire le même, mais pour les femmes marocaines</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Youmna Mouhamad, cette engouement montre que les entreprises mahoraises ont des cartes à jouer sur le marché marocain. « <em>Jane Jaquin, ses robes en nabawane sont toutes parties sur le site</em> », explique la fondatrice de Nyfasi.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le défi des infrastructures à Mayotte</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Si cette immersion ouvre de nouvelles perspectives, elle met aussi en évidence les différences entre les deux territoires. Pour les entrepreneuses, le principal écart concerne les infrastructures.</p>
<p style="text-align: justify;">Elles décrivent un écosystème où universités, centres de recherche, investisseurs et grandes entreprises travaillent ensemble pour accompagner les startups,  des outils et des moyens dont les entreprises mahoraises ne disposent pas toujours. « <em>L&rsquo;infrastructure, c&rsquo;est le mot qu&rsquo;on a tous évoqué. Ici c&rsquo;est vraiment très développé. Quand on a visité le Technopark, ça nous a fait rêver à ce que pourrait devenir la Technopole de Mayotte. Il y a beaucoup à faire, mais Mayotte est un jeune territoire et il y a des choses qui sont en train d&rsquo;être faites</em> », explique Youmna Mouhamad.</p>
<figure id="attachment_55008" aria-describedby="caption-attachment-55008" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55008" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-300x166.jpg" alt="" width="300" height="166" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-300x166.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-1024x566.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-768x425.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-150x83.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-696x385.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-1068x591.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-500x277.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-800x442.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55008" class="wp-caption-text">Après une semaine d&rsquo;immersion, les participantes repartent avec plein d&rsquo;initiatives pluridisciplinaires pour leurs entreprises. CR : French Tech Casablanca.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La question de la logistique est également revenue dans les échanges avec les différents acteurs. La jeune femme cite notamment les délais d&rsquo;approvisionnement, bien plus courts au Maroc. « <em>Un colis qui vient de Chine, ici ils le reçoivent en 20 jours. À Mayotte, certains d&rsquo;entre nous peuvent attendre jusqu&rsquo;à trois mois pour le recevoir ! </em>», poursuit-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré ces différences, les quatre participantes repartent avec la conviction que les projets développés à Mayotte peuvent trouver leur place bien au-delà de l&rsquo;île. « <em>Ce séjour m&rsquo;a permis de prendre conscience de l&rsquo;opportunité que le Maroc offre pour l&rsquo;internationalisation des technologies mahoraises et des entreprises mahoraises</em> », résume Youmna Mouhamad.</p>
<p style="text-align: justify;">Un constat qu&rsquo;elle souhaite partager avec les jeunes entrepreneurs de l&rsquo;île. Selon elle, les innovations développées sur le territoire ne doivent pas être pensées uniquement pour le marché local. Elles peuvent aussi être construites avec l&rsquo;ambition de s&rsquo;ouvrir à d&rsquo;autres pays.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/08/ne-pas-pdfelles-tech-tour-maroc-des-entrepreneuses-mahoraises-voient-plus-grand-pour-developper-leur-activite/">« Elles Tech Tour Maroc » : des entrepreneuses mahoraises voient plus grand pour développer leur activité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Nizar ASSANI HANAFFI élu conseiller fédéral de la Fédération des Entreprises Sociales pour l’Habitat</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/29/nizar-assani-hanaffi-elu-conseiller-federal-de-la-federation-des-entreprises-sociales-pour-lhabitat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 12:40:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[AL’MA Action Logement]]></category>
		<category><![CDATA[Fédération des Entreprises Sociales pour l’Habitat]]></category>
		<category><![CDATA[Nizar ASSANI HANAFFI]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54590</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nizar ASSANI HANAFFI, Président d’AL’MA Action Logement sera conseiller fédéral de la Fédération des Entreprises Sociales pour l’Habitat (ESH) pour les quatre prochaines années. Au sein de cette instance qui rassemble l&#8217;ensemble des ESH de France, Nizar ASSANI HANAFFI représentera les territoires de l&#8217;océan Indien aux côtés de Valérie Lenormand, Directrice Générale de la Société [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/29/nizar-assani-hanaffi-elu-conseiller-federal-de-la-federation-des-entreprises-sociales-pour-lhabitat/">Nizar ASSANI HANAFFI élu conseiller fédéral de la Fédération des Entreprises Sociales pour l’Habitat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Nizar ASSANI HANAFFI, Président d’AL’MA Action Logement sera conseiller fédéral de la Fédération des Entreprises Sociales pour l’Habitat (ESH) pour les quatre prochaines années.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Au sein de cette instance qui rassemble l&rsquo;ensemble des ESH de France, Nizar ASSANI HANAFFI représentera les territoires de l&rsquo;océan Indien aux côtés de Valérie Lenormand, Directrice Générale de la Société anonyme d&rsquo;Habitations à Loyer Modéré de la Réunion (SHLMR). À travers ce mandat, Nizar ASSANI HANAFFI prendra part aux travaux des commissions fédérales et mettra l&rsquo;expertise construite sur notre territoire au service de tout le réseau.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/29/nizar-assani-hanaffi-elu-conseiller-federal-de-la-federation-des-entreprises-sociales-pour-lhabitat/">Nizar ASSANI HANAFFI élu conseiller fédéral de la Fédération des Entreprises Sociales pour l’Habitat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Aurélie Pavageau nommée Directrice du territoire Outre-mer de SUEZ Recyclage &#038; Valorisation</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/29/aurelie-pavageau-nommee-directrice-du-territoire-outre-mer-de-suez-recyclage-valorisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 01:15:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe SUEZ]]></category>
		<category><![CDATA[OUtre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Recyclage & Valorisation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54379</guid>

					<description><![CDATA[<p>Aurélie Pavageau va prendre la direction des activités Recyclage &#038; Valorisation Outre-mer de SUEZ à compter du 1er juillet 2026. Elle succède à Hervé Madiec.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/29/aurelie-pavageau-nommee-directrice-du-territoire-outre-mer-de-suez-recyclage-valorisation/">Aurélie Pavageau nommée Directrice du territoire Outre-mer de SUEZ Recyclage &#038; Valorisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Aurélie Pavageau a plus de vingt années d&rsquo;expérience au sein du Groupe SUEZ. Elle y a exercé plusieurs responsabilités opérationnelles, notamment à La Réunion, à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie, avant de diriger les activités du Groupe dans la région lyonnaise. Son parcours allie expertise opérationnelle, connaissance des enjeux environnementaux et expérience du management d&rsquo;équipes et d&rsquo;infrastructures de recyclage et de valorisation. Elle est notamment titulaire d’un Executive MBA à l’EM Lyon Business School</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À la tête des activités Recyclage &amp; Valorisation de SUEZ à La Réunion et à Mayotte, elle aura pour mission d&rsquo;accompagner le développement des services aux collectivités et aux industriels, de poursuivre l&rsquo;amélioration de la performance opérationnelle des installations et de contribuer aux objectifs de transition écologique des deux territoires.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« Je suis heureuse de rejoindre la direction des activités Outre-</em><em>mer</em><em> de SUEZ. Ces territoires présentent des enjeux environnementaux forts et spécifiques. Je suis convaincue que l&rsquo;engagement des équipes ainsi que notre expertise permettront de développer des solutions durables, au plus proche des besoins des collectivités et de nos clients ».</em></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette nomination s&rsquo;inscrit dans la continuité de l&rsquo;engagement de SUEZ en faveur de l&rsquo;économie circulaire et de la valorisation des déchets à La Réunion et à Mayotte.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/29/aurelie-pavageau-nommee-directrice-du-territoire-outre-mer-de-suez-recyclage-valorisation/">Aurélie Pavageau nommée Directrice du territoire Outre-mer de SUEZ Recyclage &#038; Valorisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La course de pneus, entre espoir et échappatoire</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/26/la-course-de-pneus-entre-espoir-et-echappatoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Léo VIGNAL]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 01:30:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Course de pneus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54151</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce dimanche 28 juin aura lieu la course de pneus. Pour Frahati, 13 ans, ce sera l’occasion de s’amuser et de s’évader le temps d’un après-midi. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/26/la-course-de-pneus-entre-espoir-et-echappatoire/">La course de pneus, entre espoir et échappatoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans une maison faite de quatre murs, au milieu de ruelles étroites, Frahati vit avec sa maman et ses quatre frères et sœurs. Troisième fille de la famille, elle est née à la Grande Comore en 2013. Cela fait maintenant 11 ans qu’elle est à Mayotte.</p>
<figure id="attachment_54156" aria-describedby="caption-attachment-54156" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54156" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4389-copie-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4389-copie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4389-copie-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4389-copie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4389-copie-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4389-copie-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4389-copie.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54156" class="wp-caption-text">Frahati a toujours vécu à Tsoundzou 2. Elle rêve de partir vivre dans le sud de la France. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Depuis son arrivée, elle habite à Tsoundzou 2. Un peu timide mais toujours souriante, elle ne cache pas ses ambitions : gagner la course de pneus le 28 juin prochain. Le 26 avril dernier, Frahati a fini cinquième lors des qualifications de Mamoudzou à M’tsapere. C’est la troisième fois qu’elle participera à la course de pneus.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Anrifina, sa maman, est fière. Allongée sur le sol, dans la seule pièce de la maison, elle nous confie : <em>« j’aime que mes enfants participent à des activités comme ça, ça les occupe »</em>. En effet, elle n’apprécie pas trop que ses enfants traînent dehors après l’école. En général, ils restent à la maison ou sont chez leur tante qui habite juste à côté. <em>« La course de pneus ça leur change les idées, ils voient autre chose que la violence quotidienne de Tsoundzou »</em>, raconte-t-elle.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong> </strong><strong>Une échappatoire au quotidien </strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À demi-mot, ses enfants à côté, elle avoue avoir peur pour eux. <em>« Je n’ose pas sortir pour jouer dans Tsoundzou. Sauf des fois pour aller à la MJC »,</em> indique Frahati. Avant les qualifications du 26 avril, elle s’était entraînée là-bas. <em>« Mon objectif est de gagner. Mais le plus important c’est de m’amuser »</em>, dit-elle en esquissant un sourire. Dans sa classe, au collège de Tsoundzou, elle ne connaît personne qui y participera. D’un regard complice, Frahati espère que sa maman sera présente dimanche prochain.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Anrifina travaille beaucoup pour subvenir aux besoins de ses cinq enfants. La jeune mère est femme de ménage depuis 6 ans et le père n’est pas très présent. Du haut de ses treize ans, Frahati a conscience de la valeur du travail et du dur labeur que fait sa maman pour nourrir la famille. Elle a aussi conscience que la course de pneus n’est pas une finalité mais plutôt un moment de plaisir. En dépit de cela, elle sait que ce loisir ne lui offrira pas une situation stable, ni de perspectives d’avenir pour autant<strong> </strong></p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Un futur incertain </strong></h2>
<figure id="attachment_54157" aria-describedby="caption-attachment-54157" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54157" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4397-copie-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4397-copie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4397-copie-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4397-copie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4397-copie-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4397-copie-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A4397-copie.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54157" class="wp-caption-text">Sa maison se situe juste à côté de la MJC. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« Je fais du foot, j’ai peut-être plus de chances d’en vivre. Et puis je voudrais aller étudier en France. Peut-être la médecine »</em>, partage Frahati. Son plus grand frère arrive et commence à éplucher du manioc dans le salon qui fait aussi office de chambre et de cuisine. Anrifina se lève et lave le linge à la main, dehors, dans une des rues devant chez elle. En action, elle confie : <em>« J’aimerais retourner au pays et que mes enfants découvrent notre terre… Mais la vie est trop dure là-bas. L’école est trop chère et on ne gagne pas d’argent même après avoir fait des études »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À 13 ans, Frahati rêve déjà de gagner de l’argent pour sortir sa famille de la misère. Devenir médecin ou joueuse de foot professionnelle, des rêves plein la tête pour la jeune fille ! Mais avant de plonger dans la vie d’adulte, elle peut encore profiter de son enfance et espérer remporter la finale de la course de pneus ce dimanche 28 juin.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Léo Vignal</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/26/la-course-de-pneus-entre-espoir-et-echappatoire/">La course de pneus, entre espoir et échappatoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Abdou Mrendada : l’exception qui confirme que tout est possible</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/23/abdou-mrendada-lexception-qui-confirme-que-tout-est-possible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 02:15:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[études supérieures]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse mahoraise]]></category>
		<category><![CDATA[Koungou]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Réussite]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54033</guid>

					<description><![CDATA[<p>Abdou Mrendada, âgé de moins de 30 ans, pourrait être l’exception qui confirme la règle… Né en 1997 à Koungou dans une famille extrêmement modeste, il a réussi de brillantes études sans jamais redoubler jusqu’à devenir le plus jeune directeur de cabinet de l’île. Preuve que même si le système éducatif à Mayotte est en décalage avec les autres territoires de la République, avec persévérance et goût de l’effort on peut s’en sortir et réussir.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/23/abdou-mrendada-lexception-qui-confirme-que-tout-est-possible/">Abdou Mrendada : l’exception qui confirme que tout est possible</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Abdou Mrendada est le symbole de cette jeunesse mahoraise qui a compris que l’éducation est un moyen de s’élever et de sortir de sa condition, et que même si à Mayotte on n’a pas les mêmes armes qu’en métropole, il est possible de réussir. <em>« Mes parents vendaient des bananes… Illettrés, ils n’ont pas fait d’études et ne possèdent aucun diplôme. Les conditions de vie étaient difficiles à la maison : pas de TV, pas d’Internet&#8230; En tant qu’aîné de la famille et seul garçon j’avais l’obligation de réussir, je me devais de donner l’exemple »</em>, explique-t-il.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><em><strong>« Je me suis débrouillé tout seul »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_23120" aria-describedby="caption-attachment-23120" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23120" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-Koungou2-300x156.jpg" alt="commune de Koungou, police municipale, sécurité" width="300" height="156" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-Koungou2-300x156.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-Koungou2-150x78.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-Koungou2.jpg 660w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-23120" class="wp-caption-text">Abdou a suivi ses années de collège à Koungou. (illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Après avoir effectué son école primaire et son collège à Koungou, Abdou a fait ses années de lycée à Chirongui. <em>« Au début de ma seconde j’étais au lycée de Kawéni mais à cette époque il y avait pas mal de problèmes avec des bandes… Mon père habitant à Malamani j’ai fait seul les démarches et utilisé son adresse pour m’inscrire au lycée de Chirongui où la situation était plus apaisée »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il faut dire qu’Abdou était motivé pour suivre ses études sereinement en évitant un maximum d’obstacles et en mettant toutes les chances de son côté, même au prix de nombreux efforts et sacrifices. <em>« Tous les jours je me levais à 4h, je prenais le premier bus vers 4h30 à Koungou… il nous déposait à la rocade de Mamoudzou vers 6h et là je reprenais un autre bus direction Chirongui où j’arrivais vers 6h50 juste avant le début des cours », </em>se souvient-il<em>. </em></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le soir, il fallait faire le même trajet mais cette fois-ci dans l’autre sens.<em> « Après 8h de cours je reprenais le bus, j’arrivais chez moi à Koungou sur les coups de 20h. C’était compliqué, fatiguant, épuisant, j’étais KO ! Je mangeais et après je faisais mes devoirs et le lendemain je recommençais. Je n’avais pas le choix, pour réussir à Mayotte, il faut mettre les bouchées doubles »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Abdou a adopté ce rythme de vie pendant trois ans, de la seconde à la terminale, et a eu son bac L avec mention « assez bien » (AB). <em>« Durant tout ce temps je me suis débrouillé tout seul, je n’avais personne pour m’accompagner dans mes devoirs à la maison. Mes parents n’ont pas pu bénéficier d’un système éducatif… Aussi ma mère se battait pour payer mes études jusqu’à réussir à me trouver un smartphone ».</em></p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><em>« Rien de grand ne s&rsquo;est jamais accompli dans le monde sans passion »</em></strong></h2>
<figure id="attachment_54035" aria-describedby="caption-attachment-54035" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54035" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/images-300x300.jpeg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/images-300x299.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/images-150x149.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/images.jpeg 419w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54035" class="wp-caption-text">Le philosophe Hegel a nourri la pensée d&rsquo;Abdou (illustration/ source : German Culture)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En 2015, une fois son bac en poche, Abdou a poursuivi ses études en licence de philosophie à l’université d’Aix-Marseille. <em>« Plus jeune je rêvais d’intégrer le GIGN, </em>sourit-il<em>. J’allais souvent chez ma voisine pour regarder des séries TV avec le FBI… »</em>. Mais la vie en a visiblement décidé autrement et l’a orienté, dans un premier temps, vers la philosophie. <em>« C’est mon professeur de philosophie en terminale au lycée de Chirongui, Hamidani-Attoumani AMBRIRIKI, qui m’a donné envie de poursuivre dans cette voie. Il était docteur en philosophie, le premier Mahorais docteur en philosophie ! Cela m’a frappé d’emblée ! Je me suis dit : je veux devenir comme lui ! »</em>, raconte le jeune homme.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une fois arrivé à Aix, après un parcours non moins éprouvant (1<sup>er</sup> voyage en avion et en métropole, changement de climat…), Abdou a dû s’adapter à son nouvel environnement. <em>« C’était la première fois que je quittais Mayotte… J’ai choisi Aix car je savais qu’il y avait une importante communauté comorienne. Je me suis dit que ce serait plus facile pour moi d’avoir de l’aide et m’adapter à cette vie nouvelle »</em>. Une fois inscrit en licence de philosophie, Abdou constate qu’il est l’unique Mahorais. <em>« J’étais seul, il y avait que des mzungu ! »,</em> dit-il en plaisantant. <em>« Toutefois je voulais devenir philosophe, j’avais l’ambition de réussir, de faire quelque chose de grand, prouver que tout est possible même quand on vient de Koungou. Comme disait le philosophe Hegel : Rien de grand ne s&rsquo;est jamais accompli dans le monde sans passion »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Durant les vacances, Abdou ne rentrait pas dans son île natale mais restait en métropole, à Aix, où il faisait des petits boulots pour payer ses études. <em>« Je n’avais pas d’autre choix que de réussir. Je n’étais pas dans les mêmes conditions qu’un étudiant originaire de métropole… Aussi, je finançais mes études en travaillant dans un hôpital psychiatrique. J’accompagnais notamment les personnes malades dépendantes à la drogue et à l’alcool »</em>, se remémore-t-il.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Professeur de philosophie puis directeur de cabinet</strong></h2>
<figure id="attachment_46240" aria-describedby="caption-attachment-46240" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46240" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46240" class="wp-caption-text">Abdou a enseigné la philosophie durant 2 ans au lycée des Lumières à Kawéni.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Lauréat d’une licence de philosophie, le Mahorais se destine à être enseignant. Pour cela il s’inscrit à l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPE), devenue par la suite l’INSPE (Institut National Supérieur du Professorat et de l’Éducation), où il obtient son master du premier coup. <em>« J’ai suivi cette formation pour être professeur avec une spécialité ingénierie de la formation mais je n’ai pas passé le concours »</em>, précise-t-il. Abdou décide alors de rentrer à Mayotte, nous sommes en 2020. Il postule pour devenir professeur contractuel. <em>« J’ai enseigné la philosophie pendant 2 ans au lycée de Kaweni. J’étais le plus jeune prof de l’établissement »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">C’est un <em>« concours de circonstances »</em>, comme il dit, qui le fera démissionner de son poste de professeur pour s’investir dans sa commune natale. <em>« En 2021 il y a eu l’incendie de l’Hôtel de ville à Koungou… il y avait une rupture des liens avec la jeunesse, elle saccageait tout. J’ai alors proposé un projet au maire de l’époque : « les assises de la jeunesse » afin de recréer du lien entre la municipalité et les jeunes. Visiblement ça lui a plu puisque peu de temps après il a fait appel à moi en me proposant de devenir son directeur de cabinet. Je suis devenu alors le plus jeune « dircab » de l’île »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ne se reposant pas sur ses lauriers et poursuivant sa philosophie de : on n’a rien sans rien, le Kounguai décide de reprendre ses études et d’intégrer l’École des directeurs de cabinet. <em>« J’ai souhaité aller plus loin, comprendre les choses, j’avais besoin de formation… J’ai alors déposé un dossier pour faire l’École des directeurs de cabinet et j’ai été accepté »</em>. Une surcharge de travail en plus pour le jeune « dircab » puisqu’il suivait ses cours en distantiel les week-ends.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« C’était compliqué car cela s’ajoutait en plus de mon travail. Je devais quand même continuer à gérer les urgences au sein de la mairie, sans compter qu’il y avait le décalage horaire… C’était des semaines très denses »</em>, raconte Abdou. Mais une fois de plus, il fait un parcours sans fautes puisqu’il réussit ses examens et obtient son diplôme de directeur de cabinet. <em>« J’ai encore dû travailler double pour réussir, au prix de nombreux sacrifices, mais ça a payé ! Je suis le premier à l’avoir eu en étant originaire de Koungou »</em>.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Mettre plus de moyens pour accompagner la jeunesse mahoraise</strong></h2>
<figure id="attachment_54036" aria-describedby="caption-attachment-54036" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-54036 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-300x249.jpg" alt="" width="300" height="249" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-300x249.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-768x638.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-150x125.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-696x578.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-500x415.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab-800x664.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Abdou-Mrendada-remise-diplome-dircab.jpg 903w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54036" class="wp-caption-text">Abdou a été le plus jeune directeur de cabinet de l&rsquo;île, à seulement 25 ans. Ici lors de la cérémonie de remise de son diplôme à Paris.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Malgré son brillant parcours, Abdou reste lucide concernant les conditions d’enseignement sur notre territoire et porte un regard parfois critique. <em>« C’est plus difficile ici… A Mayotte on n’a pas le choix, on n’a pas les mêmes conditions qu’en métropole. Pour moi, l’égalité des chances à Mayotte est discutable, moi je n’y crois pas ! »</em>, soutient-il.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il en veut pour preuve la fragilité sociale de nombreuses familles mahoraises, des classes surchargées, l’absence d’accueil périscolaire et de moyens pour accompagner la jeunesse, ou encore des méthodes d’enseignement inadaptées au territoire. <em>« Le niveau est très hétérogène ici à Mayotte. La fragilité sociale est omniprésente. Pour la plupart des élèves il n’y a pas de continuité éducative à la maison, c’est un véritable handicap, les conditions sont extrêmement fragiles. Le cyclone Chido a été un révélateur et n’a fait qu’aggraver les choses. Pour s’en sortir il ne faut pas travailler deux fois plus mais au moins quatre fois plus ! »</em>, martèle le Kounguai.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il déplore ainsi l’absence d’accompagnement des familles et des élèves qui pourrait selon lui résoudre bien des problèmes. <em>« Je pense qu’il est nécessaire de s’adapter pour amener les élèves à la réussite. Cela passe par de l’innovation pédagogique, par une autre méthodologie. L’enseignement à Mayotte est différent de celui que l’on peut avoir à Paris ou à Lyon par exemple. Pour moi, les méthodes de la métropole sont difficilement applicables ici »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En outre, il plaide pour une collaboration renforcée entre les municipalités et le Rectorat afin d’encadrer les élèves après les cours notamment. <em>« Il faut mettre plus de moyens pour accompagner la jeunesse en généralisant par exemple l’aide aux devoirs et en recrutant des éducateurs pour suivre et rassurer les familles. Il faut apprendre dès le plus jeune âge le goût du travail, de l’effort, le sens du sacrifice pour réussir. Les jeunes n’ont pas les mêmes chances à la maison, ils n’ont d’autres choix que de s’accrocher aux études pour s’en sortir »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Abdou souhaiterait également voir se mettre en place un petit déjeuner gratuit chaque matin dans les établissements scolaires. Une idée que l’ancien recteur, Jacques Mikulovic, avait déjà posé sur la table. <em>« Les élèves se lèvent très tôt, ils arrivent à l’école le matin le ventre vide. Pas étonnant qu’à la mi-journée ils dorment ! »</em>, déplore le Mahorais.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Enfin selon lui, il faudrait mettre l’accent sur l’école primaire. <em>« Il faut donner des réponses pour encourager les études, cela peut passer par exemple par la distribution de kits scolaires. Beaucoup de familles n’ont pas accès à Internet et ont encore moins les moyens d’acheter des tablettes… Leur priorité c’est de manger en achetant notamment des cartons de poulet ! Il faut changer les choses, ouvrir les esprits, combler les manques, proposer des alternatives aux jeunes. En somme, offrir des rêves, un idéal »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">B.J.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/23/abdou-mrendada-lexception-qui-confirme-que-tout-est-possible/">Abdou Mrendada : l’exception qui confirme que tout est possible</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Mahoraise Leonelle Redjekra à l’honneur au Salon VivaTech 2026</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/22/la-mahoraise-leonelle-redjekra-a-lhonneur-au-salon-vivatech-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 08:18:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Challenge Innov’Ultramarin]]></category>
		<category><![CDATA[France Travail Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[LEO Digit]]></category>
		<category><![CDATA[Salon VivaTech 2026]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54029</guid>

					<description><![CDATA[<p>Leonelle Redjekra, dirigeante de LEO Digit, a reçu le trophée du Challenge Innov’Ultramarin des mains d’Éric Heller, Directeur Régional France Travail Mayotte, à l’occasion du Salon VivaTech, le rendez-vous annuel consacré à l&#8217;innovation technologique et aux start-up. « Cette distinction met à l’honneur une entrepreneure qui incarne avec force les valeurs de la femme mahoraise : [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/22/la-mahoraise-leonelle-redjekra-a-lhonneur-au-salon-vivatech-2026/">La Mahoraise Leonelle Redjekra à l’honneur au Salon VivaTech 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Leonelle Redjekra, dirigeante de LEO Digit, a reçu le trophée du Challenge Innov’Ultramarin des mains d’Éric Heller, Directeur Régional France Travail Mayotte, à l’occasion du Salon VivaTech, le rendez-vous annuel consacré à l&rsquo;innovation technologique et aux start-up.</p>
<p style="text-align: justify;"><em style="font-weight: 400;">« Cette distinction met à l’honneur une entrepreneure qui incarne avec force les valeurs de la femme mahoraise : le courage, l’audace, la persévérance et l’innovation. À travers son engagement dans le numérique, secteur stratégique pour l’avenir de notre territoire, Leonelle démontre que les talents de Mayotte sont capables d’innover, de créer de la valeur et de rayonner bien au-delà de notre île. Son parcours est une source d’inspiration pour toute une génération et illustre la capacité de Mayotte à faire émerger des entrepreneures d’exception, porteuses de transformation, de modernité et de développement économique pour notre territoire »</em><span style="font-weight: 400;">, a indiqué Éric Heller sur son compte LinkedIn.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/22/la-mahoraise-leonelle-redjekra-a-lhonneur-au-salon-vivatech-2026/">La Mahoraise Leonelle Redjekra à l’honneur au Salon VivaTech 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kalathoumi Hamada Madi, la savonnière qui mise sur les plantes de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/kalathoumi-hamada-madi-la-savonniere-qui-mise-sur-les-plantes-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 01:45:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Cosmétique]]></category>
		<category><![CDATA[Entrepreneure]]></category>
		<category><![CDATA[Hippocampe Nature]]></category>
		<category><![CDATA[Kalathoumi Hamada Madi]]></category>
		<category><![CDATA[Made in Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52996</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après avoir perdu son laboratoire à Chiconi lors du cyclone Chido, la créatrice d’Hippocampe Nature a relancé son activité autour des savons fabriqués à partir de plantes utilisées depuis longtemps à Mayotte, avec l’objectif de valoriser un savoir-faire local à travers la cosmétique.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/kalathoumi-hamada-madi-la-savonniere-qui-mise-sur-les-plantes-de-mayotte/">Kalathoumi Hamada Madi, la savonnière qui mise sur les plantes de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Kalathoumi Hamada Madi fait partie de cette nouvelle génération d’entrepreneures mahoraises qui cherchent à construire leurs propres marques sur le territoire. Avec « Hippocampe Nature », la jeune femme a choisi une autre voie que celle du commerce basé sur les achats à l’étranger. Son projet repose sur la fabrication de cosmétiques <em>made in</em> Mayotte à partir de plantes locales comme le curcuma, le moringa ou encore le henné.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’origine, « Hippocampe Nature » est une savonnerie artisanale. L’entreprise propose des savons fabriqués avec des plantes, sans odeur et sans colorants, notamment pour répondre aux besoins des peaux sensibles.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>On fait des savons sans parfum, sans produits chimiques, avec des ingrédients bio pour le bien de la peau</em> », explique-t-elle. L’entreprise propose aussi des savons exfoliants, toujours dans cette volonté de travailler autour de produits issus de Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une transmission des savoirs</strong></h2>
<figure id="attachment_53008" aria-describedby="caption-attachment-53008" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-53008 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-300x300.jpg" alt="Mayotte, " width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-1024x1024.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-768x768.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-696x696.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-1068x1068.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-500x500.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-800x800.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-1280x1280.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-1320x1320.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53008" class="wp-caption-text">La jeune femme utilise des produits bio locaux comme le curcuma. Photographie / DR.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Son intérêt pour les plantes est venu d’une rencontre qui a changé la direction de son projet. Une ancienne savonnière burkinabé installée sur l&rsquo;île lui a transmis ses connaissances sur les plantes et leur utilisation. « <em>Elle m’a appris les plantes et leurs bienfaits, après elle m’a dit maintenant que tu connais les plantes, je vais t’apprendre comment utiliser les plantes dans d’autres aspects</em> », raconte Kalathoumi Hamada Madi.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à partir de là qu’elle commence à expérimenter la fabrication de savons avec des plantes connues sur le territoire. Le moringa, par exemple, une plante très présente dans la cuisine mahoraise et qui pousse aussi à l’état sauvage. Celle ci va devenir l&rsquo;une des plantes phares utilisées dans ses produits cosmétiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la jeune femme, cette démarche s’inscrit dans une continuité des traditions mahoraises. « <em>L’utilisation des plantes dans la cosmétique et la médecine, c’est un savoir que nos ancêtres avaient à l’époque, c’est comme ça qu’elles se soignaient. C’est un peu comme une continuité de ce savoir-là, mais à ma façon</em> », raconte-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong data-start="506" data-end="543">Un long parcours de certification</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Derrière le développement de son entreprise, il y a aussi un parcours marqué par plusieurs obstacles. Son premier laboratoire situé à Chiconi a été détruit par le cyclone Chido en décembre 2024. Elle perd alors son espace de travail ainsi que ses matières premières recueillies tout au long de l&rsquo;année. Le projet aurait pu s’arrêter, mais elle décide de continuer malgré la difficulté.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>On a tout perdu. Mais on ne s’est pas laissé abattre. J&rsquo;ai dû recommencer à zéro</em> », confie l&rsquo;entrepreneure. Le laboratoire n’a pas pu être reconstruit au même endroit, ce qui l’a obligée à revoir l’organisation de son activité. « <em>Il y&rsquo;a un énorme trou sur le site donc son exploitation est devenue impossible</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de pouvoir vendre ses savons, elle a également dû passer par plusieurs étapes de tests et d’évaluations pour certifier que ses produits respectent bien les normes de santé. Kalathoumi Hamada Madi explique avoir commencé des démarches en 2020 et avoir travaillé pendant plusieurs années avant de pouvoir mettre ses produits sur le marché. « <em>Je fais tout tester en France car ici il n&rsquo;y a pas les structures nécessaires. J&rsquo;ai été dans plusieurs laboratoires, ce qui m&rsquo;a fait perdre beaucoup d&rsquo;argent. Ça a beaucoup affecté mon moral, des fois on lâche puis on revient !</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Il faut oser se lancer ! »</strong></em></h2>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, « Hippocampe Nature » continue de se développer avec de nouveaux produits en préparation. L’entreprise travaille sur des huiles, des baumes et des gommages sans parfum. L’idée est d’habituer les Mahorais à utiliser des produits sans parfum, mais avant tout naturels et bons pour la santé. « <em>Je sais qu&rsquo;on aime trop les parfums, mais ils ne sont pas toujours adaptés à la peau, parfois il y&rsquo;a des produits chimiques. C&rsquo;est pour ça que j&rsquo;ai choisi de travailler avec des plantes locales</em> ».</p>
<figure id="attachment_52550" aria-describedby="caption-attachment-52550" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52550" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52550" class="wp-caption-text">Aujourd&rsquo;hui, Kalathoumi Hamada Madi participe à des événements pour montrer l&rsquo;exemple aux autres femmes. Léo Vignal / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4625" data-end="4840">Son message s’adresse aussi aux femmes qui souhaiteraient entreprendre. « <em>Il faut oser se lancer. On a tous des peurs mais il faut savoir les affronter. Ça va être long et sûrement compliqué mais on doit tenir  </em>», affirme-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4625" data-end="4840">Kalathoumi Hamada Madi rappelle que les générations précédentes ont déjà entrepris à leur manière, notamment à travers le commerce, et estime que la nouvelle génération, elle, dispose aujourd’hui de davantage de connaissances et d’outils pour développer ses projets.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/kalathoumi-hamada-madi-la-savonniere-qui-mise-sur-les-plantes-de-mayotte/">Kalathoumi Hamada Madi, la savonnière qui mise sur les plantes de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une femme, une entrepreneure, une nouvelle page pour le MEDEF Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/10/une-femme-une-entrepreneure-une-nouvelle-page-pour-le-medef-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 02:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement des Entreprises de France]]></category>
		<category><![CDATA[patronat]]></category>
		<category><![CDATA[Renaissance]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52626</guid>

					<description><![CDATA[<p>À 36 ans, Yasmine Nidhoire, dirigeante de Générale des Services Mayotte, est devenue la première femme mahoraise à présider le Mouvement des entreprises de France (Medef) Mayotte. Elle prend la tête d’une organisation en reconstruction, avec l’ambition de la recentrer sur la jeunesse, l’accompagnement des entreprises et une vision plus ouverte du monde économique.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/10/une-femme-une-entrepreneure-une-nouvelle-page-pour-le-medef-mayotte/">Une femme, une entrepreneure, une nouvelle page pour le MEDEF Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Première femme mahoraise à la tête du Mouvement des entreprises de France Mayotte, Yasmine Nidhoire avance aujourd’hui entre son rôle de cheffe d’entreprise et celui de présidente. À la tête de Générale des Services Mayotte depuis 2020, elle dirige une structure de service à la personne qui emploie une centaine de salariés sur l&rsquo;île.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un départ marqué par les obstacles </strong></h2>
<figure id="attachment_52651" aria-describedby="caption-attachment-52651" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52651" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8138-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8138-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8138-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8138-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8138-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8138-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8138-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8138-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8138-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8138-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8138-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8138-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8138-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8138-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52651" class="wp-caption-text">À la tête de Générale des Services Mayotte, elle évolue déjà pleinement dans le monde de l’entrepreneuriat.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Derrière cette réussite, elle raconte un démarrage moins évident que ce que son parcours actuel laisse croire. À son retour sur le territoire pour créer son entreprise, la jeune femme se heurte rapidement à une réalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Les démarches sont longues et les informations difficiles à trouver. Même l’ouverture d’un compte professionnel devient un combat. « <em>J’ai dû me battre pour ouvrir un compte, pour déposer mon capital et simplement pouvoir créer mon entreprise</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Les premières années sont particulièrement éprouvantes. L’entreprise ne dégage pas encore de bénéfices, pourtant, elle ne baisse pas les bras. Quand la présidente du Medef évoque cette période, c’est vers sa fille que ses pensées reviennent le plus souvent.  « <em>Je voulais lui montrer qu’il fallait aller jusqu’au bout des choses</em> » confie-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette persévérance est d’ailleurs ce dont Yasmina Nidhoire se dit le plus fière aujourd’hui. Plus encore que les responsabilités, elle retient le fait d’avoir tenu malgré les obstacles. « <em>J’aurais pu abandonner plusieurs fois</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une prise de responsabilité inédite </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sa nomination à la tête du Medef représente une nouvelle phase dans son parcours. Une étape que la mère de famille n’avait jamais envisagée, car pendant longtemps, le monde patronal lui semblait réservé à d’autres profils. « <em>Quand on pense au Medef, on imagine souvent des hommes d’un certain âge, des grands patrons, hyper riche</em> », explique-t-elle. « <em>Je n’avais jamais rêvé de cette fonction parce que je pensais que ce n’était pas pour quelqu’un comme moi</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;ailleurs c&rsquo;est ce qui donne à cette nomination une dimension particulière. Première mahoraise à présider l’organisation patronale, elle sait ce que cette responsabilité représente symboliquement. Cette fierté, elle la relie aussi à l’histoire de Mayotte et aux « Chatouilleuses », ces femmes qui se sont battues pour le territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>À notre petite échelle, on continue leur combat</em> », estime-t-elle. « <em>Nous sommes leurs héritières. Chaque femme qui ouvre une porte aujourd’hui permet à une autre de passer derrière</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La renaissance du Medef Mayotte </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette nouvelle responsabilité intervient également à un moment important pour le Medef. Après une période de rupture et de réorganisation, la structure est en pleine reconstruction. Nouveaux statuts, nouvelle équipe, nouvelle dynamique : tout a été rebâti. « <em>On est repartis de zéro. Il a fallu recréer la structure, refaire toute la partie administrative et relancer les adhésions</em> », résume la présidente.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, une cinquantaine d’entreprises a rejoint le mouvement. Un chiffre encore modeste, mais qui marque selon la cheffe d&rsquo;entreprise un premier retour de confiance. Cependant, elle ne cache pas que celles-ci restent prudentes et observent encore cette nouvelle étape.</p>
<figure id="attachment_52648" aria-describedby="caption-attachment-52648" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52648" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8131-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8131-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8131-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8131-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8131-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8131-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8131-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8131-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8131-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8131-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8131-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8131-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8131-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8131-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52648" class="wp-caption-text">Yasmine Nidhoire est la première Mahoraise à porter ce titre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’objectif affiché est désormais d’atteindre une centaine d’adhérents d’ici la fin de l’année afin de consolider la structure et d’élargir son action sur le terrain. Dans cette phase de relance, le Medef national les accompagne sur tous les points.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Yasmine Nidhoire, cette renaissance ne doit cependant pas être synonyme de division. Elle refuse l’idée d’une rivalité entre les différentes organisations présentes et plaide plutôt pour une coopération. «<em> Il n’y a pas de guéguerre</em> », affirme-t-elle. « <em>Il y a de la place pour tout le monde. Les enjeux sont tellement importants que nous devons travailler ensemble</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une vision tournée vers la jeunesse </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette nouvelle version du mouvement repose aussi sur une orientation claire : la jeunesse. Avec une population parmi les plus jeunes de France, Mayotte dispose d’un potentiel qu’il faut accompagner davantage. Pour cela, plusieurs conventions sont ainsi en préparation avec des acteurs de l’emploi, de la formation et de l’insertion afin de faciliter l’accès des jeunes au monde professionnel. « <em>On veut être le pont entre les entreprises, les institutions et la population</em> », explique Yasmine Nidhoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette volonté d’ouverture résume la vision qu’elle souhaite porter pour la renaissance du Mouvement des entreprises de France : plus accessible, plus proche du terrain et davantage tourné vers l’accompagnement. « <em>On est le Medef de tous</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">La cheffe d&rsquo;entreprise, compte notamment s&rsquo;inspirer de son propre vécu pour mieux comprendre et suivre les entreprises mahoraises. « <em>Si j’ai autant galéré pour arriver là où j’en suis, alors il faut que cela serve à quelque chose. Aujourd’hui, je me mets au service des autres pour qu’ils n’aient pas à vivre le même parcours</em> », conclut-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">  Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/10/une-femme-une-entrepreneure-une-nouvelle-page-pour-le-medef-mayotte/">Une femme, une entrepreneure, une nouvelle page pour le MEDEF Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Au volant du même métier, deux histoires bien différentes&#8230;</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/03/au-volant-du-meme-metier-deux-histoires-bien-differentes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 02:00:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Petit-Terre]]></category>
		<category><![CDATA[taxi]]></category>
		<category><![CDATA[Taximan]]></category>
		<category><![CDATA[Taxiwoman]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=51322</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’un a connu les débuts du métier de taximan à Mayotte, l’autre s’y est lancée après plusieurs vies professionnelles. À Petite-Terre, deux chauffeurs racontent un quotidien marqué par des réalités différentes mais un même attachement à la route.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/03/au-volant-du-meme-metier-deux-histoires-bien-differentes/">Au volant du même métier, deux histoires bien différentes&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il connaît Petite-Terre comme sa poche, chauffeur de taxi depuis plus de vingt ans, Fakhi Ahmed a commencé en 2004, à une époque où le métier était encore peu développé sur l’île. « <em>Je voulais devenir taximan parce que je pensais que c’était un travail confortable, ça m’attirait beaucoup</em> », raconte-t-il, en se souvenant de ses débuts, après avoir passé le permis et les formations nécessaires pour se lancer.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Très vite rattrapé par la réalité du terrain</strong></h2>
<figure id="attachment_51323" aria-describedby="caption-attachment-51323" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51323" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Fakhi-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51323" class="wp-caption-text">Ahmed Fakhi, est taximan en Petite-Terre depuis 2004. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pourtant très rapidement, il va découvrir que l&rsquo;image qu&rsquo;il se faisait du métier est très différente de la réalité. Il parle d’un quotidien déjà difficile à l’époque, avec des revenus faibles et une activité encore en construction. « <em>C’était compliqué pour moi, car la course  était à 60 centimes</em> <em>! »</em>, se rappelle-t-il. Malgré tout, le chauffeur insiste sur ce qui l’a toujours retenu dans ce métier : les rencontres, les échanges et le lien avec ses clients. « <em>On rencontre beaucoup de personnes et on connaît beaucoup de gens</em> », explique le taximan, pour qui chaque journée est riche humainement.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec les années, il dit ne pas avoir assisté à une véritable révolution dans sa profession, à part l’évolution des tarifs, passés de 60 centimes à 2 euros le trajet. Pour le reste, le taximan évoque un métier resté globalement le même, avec des horaires lourds. « <em>On est toute la journée sur la route, on quitte la maison très tôt et on rentre tard</em> », partage le chauffeur.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong data-start="764" data-end="795">Conduire, plus qu’un métier</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cependant, il dit n&rsquo;avoir jamais envisagé d&rsquo;arrêter le métier de taximan ou même de se reconvertir. « <em>Même si parfois c’est compliqué, je préfère rester car j’aime mon métier, conduire c&rsquo;est la seule chose que je sais faire</em> », confie-t-il. Il va plus loin en décrivant une forme d’attachement presque physique à la conduite. « <em>Une journée sans conduire, je me sens bizarre</em> », ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil des trajets, le chauffeur évoque aussi des moments où le taxi sort de son rôle habituel, devenant un lieu d’échange où des passagers, parfois en difficulté, trouvent une oreille, des conseils ou simplement un peu de réconfort.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré les difficultés, Fakhi Ahmed continue donc de rouler, fidèle à une activité qu’il connaît depuis sa jeunesse et qu’il n’a jamais quittée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une même route, des expériences différentes</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2737" data-end="2840">À quelques kilomètres de là, une taxiwoman exerce le même métier, mais avec un parcours bien différent.</p>
<figure id="attachment_52352" aria-describedby="caption-attachment-52352" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52352" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3429-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3429-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3429-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3429-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3429-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3429-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3429.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52352" class="wp-caption-text">Raiminati Mohamed Lihady est Taxi woman depuis 4 ans sur Petite-Terre. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À 41 ans, Raiminati Mohamed Lihady fait partie des trois taxiwoman de Petite-Terre depuis  quatre ans. Après un parcours pourtant opposé à ce métier, puisqu’elle a d’abord travaillé comme couturière en brodant des tenues traditionnelles, avant de devenir commerçante faisant des voyages réguliers à Dubaï et en Thaïlande.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est finalement au fil de ces expériences mais également en observant ses anciens compagnons qui étaient eux-mêmes taximan, que son aventure débute. « <em>Je me suis dit : pourquoi pas moi ? Pourquoi pas nous les femmes ?</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Elle passe son permis de conduire, puis enchaîne avec la formation obligatoire de taxi, une étape décrite comme assez intense. « <em>Il y&rsquo;avait six jurys qui me posaient plein de question c&rsquo;était vraiment chaud !</em> », dit la taxiwoman en riant.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un métier assumé, malgré les regards</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Elle raconte notamment qu’on la surnomme « Madame Casquette », ce qui ne la dérange pas du tout. «<em> Je m’en fous, appelez-moi Madame Casquette, je fais mon travail, je rentre chez moi avec des sous dans ma poche</em> », dit-elle sans détour. Raiminati Mohamed Lihady insiste sur sa manière d’aborder le métier sans se laisser impressionner. « <em>Si lui il peut faire, moi aussi je peux le faire, c&rsquo;est le challenge qui m&rsquo;a donné envie de me lancer</em> », affirme-t-elle.</p>
<figure id="attachment_52353" aria-describedby="caption-attachment-52353" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52353" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3466-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3466-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3466-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3466-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3466-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3466-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3466.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52353" class="wp-caption-text">Raiminati Mohamed Lihady fait partie des trois seules femmes qui exercent la profession sur Petite-Terre. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Du côté de ses collègues, au début, certains pensaient que sa présence dans le métier serait temporaire, “juste un ou deux mois”. « <em>Maintenant ils ont accepté, quand ils nous voient, ils sont contents </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Le regard des clients, souvent positif, ne la gêne pas non plus. Certains lui font des compliments sur sa conduite et la décoration assumée de son véhicule au point de lui laisser parfois des pourboires. « <em>Les femmes me disent que je suis courageuse et qu&rsquo;elles ne pourraient pas faire ce métier</em> », dit-elle le sourire aux lèvres.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Passion du métier et nouveaux projets</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Avec le temps, la chauffeuse dit avoir vu le métier évoluer, notamment avec l’arrivée des bus qui ont réduit la demande de taxis. Cependant, elle continue à y trouver un intérêt, surtout dans le contact humain. «<em> Avec le travail, je rencontre des gens avec qui causer, et j&rsquo;oublie mes soucis ! »</em>, confie-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Mère de deux enfants, elle parvient à organiser son quotidien entre travail et vie familiale, malgré des journées qui commencent tôt et se terminent en fin d’après-midi. Si elle se projette encore dans le métier aujourd’hui, elle ne s’imagine pas y rester indéfiniment. La mère de famille évoque déjà d’autres projets, comme devenir chauffeur de bus ou se reconvertir dans la restauration avec un camion-restaurant ambulant. <em>« J’ai d’autres idées en tête</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4153" data-end="4326">Pour celles qui hésitent encore à se lancer, son message reste simple et direct : ne pas se limiter à cause du genre ou des peurs. « <em>Pour moi, il n’y a pas de boulot de femme ou d’homme</em> », conclut la taxiwoman.</p>
<p> Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/03/au-volant-du-meme-metier-deux-histoires-bien-differentes/">Au volant du même métier, deux histoires bien différentes&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
