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	<title>Archives des Portrait - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Portrait - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>À Bandrélé, les dernières « mama shingo » à bout de souffle</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/18/a-bandrele-les-dernieres-mama-shingo-a-bout-de-souffle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 02:30:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bandrélé]]></category>
		<category><![CDATA[mama shingo]]></category>
		<category><![CDATA[sel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une vingtaine de femmes perpétuent la fabrication traditionnelle de sel à partir du limon marin. Mais les « mama shingo » vieillissent, la relève se fait rare et le littoral se dégrade. Un savoir-faire ancestral, emblématique de l’île, menacé de disparition.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/18/a-bandrele-les-dernieres-mama-shingo-a-bout-de-souffle/">À Bandrélé, les dernières « mama shingo » à bout de souffle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À quelques mètres de la mangrove, à Bandrélé, la terre a séché et blanchi par endroits. Ce limon, mélange de terre et de matières déposées par la mer, constitue la matière première du sel produit ici par les « mama shigo » ou « mères de sel ».</p>
<figure id="attachment_56819" aria-describedby="caption-attachment-56819" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-56819" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9756-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9756-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9756-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9756-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9756-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9756-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9756.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56819" class="wp-caption-text">L&rsquo;eau récupérée est bouillie pour la faire évaporer et en récupérer le sel. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Un savoir-faire qui se transmet depuis des générations. « <em>Personne ne vient travailler ici s’il n’y a pas quelqu’un de sa famille </em>», explique Salimata Hamidani, secrétaire générale de l’association qui regroupe les productrices. La présidente, Anssifati Velou, 63 ans, a commencé à aider sa mère dès l’âge de 7 ans. <em>« C’est</em> <em>ma mère et ma grand-mère qui m’ont tout appris </em>», confie-t-elle.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Aujourd’hui, une vingtaine de femmes sont adhérentes à l’association. Leur moyenne d’âge avoisine désormais les 60 ans. « <em>Avant, il y avait beaucoup plus de production, mais ça diminue à mesure qu’elles s’épuisent </em>», déplore Salimata Hamidani. Deux productrices sont mortes l’an dernier. Une situation qui fait craindre le pire pour la transmission de ce savoir-faire. « <em>Si on ne trouve pas de relève, dans quelques années, il n’y aura plus de sel de Mayotte</em> », redoute-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un travail saisonnier et éprouvant</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pendant la saison des pluies, qui dure environ six mois, les « mama shingo » cessent de récolter le limon, qui doit être parfaitement sec pour être travaillé. Privées de revenus durant cette période, certaines se tournent alors vers l’artisanat.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais même en saison sèche, leur activité reste suspendue au rythme des marées. Si initialement ces marées hautes sont indispensables à la fabrication du sel, l’évolution de l’intensité de celles-ci pose problème. « <em>On peut désormais attendre que l’eau se retire pendant dix jours au lieu de cinq normalement </em>», explique Anssifati Velou. Un temps durant lequel elles ne peuvent plus le récolter. <em>« La dégradation du littoral empire encore la situation »</em>, estime la secrétaire générale de l’association « <em>La mangrove recule et ne nous protège plus de la montée des eaux. Si ça continue, le terrain sera tout le temps sous l’eau et il n’y aura plus de sel de Bandrélé ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Pas de sel, pas de sous ! »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_56820" aria-describedby="caption-attachment-56820" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-56820" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9803-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9803-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9803-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9803-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9803-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9803-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9803.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56820" class="wp-caption-text">L&rsquo;eau salée récupérée du limon. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’association, créée officiellement en 2001, rachète chaque mois la production aux « mama shingo ». En moyenne, 120 kilos de sel sont achetés. « <em>Mais pas de sel, pas de sous</em> », résume Salimata Hamidani.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En saison sèche, chaque productrice gagne autour de 200 euros par mois. Pour Salimata Hamidani, cette dépendance au climat justifierait la mise en place d’un système d’indemnisation. Elle évoque aussi un « régime d’intermittence », qui permettrait de protéger et de financer les productrices pendant les périodes où elles ne peuvent pas exercer.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Car les « mama shingo » ne bénéficient d’aucune retraite, ni couverture sociale. « <em>Elles travaillent jusqu’à la fin de leur vie </em>», constate la secrétaire générale. La présidente en rit : « <em>Il faudrait déjà que je gagne un salaire pour prétendre à la retraite »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un savoir-faire qui ne trouve plus preneur</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« <em>Le sel ici est unique et meilleur. C’est un savoir-faire ancestral qui va se perdre</em> », redoute Salimata Hamidani. Les productrices défendent un sel fabriqué sans additifs ni transformation industrielle, qu’elles considèrent comme meilleur pour la santé.</p>
<figure id="attachment_56821" aria-describedby="caption-attachment-56821" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="wp-image-56821 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9705-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9705-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9705-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9705-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9705-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9705-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9705.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56821" class="wp-caption-text">Les productrices défendent un sel fabriqué sans additifs ni transformation industrielle, qu’elles considèrent comme meilleur pour la santé.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais ce savoir-faire peine à trouver une relève. Face à la pénibilité du travail et au faible salaire, les mères préfèrent désormais encourager leurs filles à poursuivre leurs études plutôt qu’à reprendre le flambeau. « <em>C’est trop dur comme travail. Moi, je ne veux pas faire ça</em> », explique la petite-fille d’une « mama shingo ». « <em>Depuis la création, ce sont les filles qui font le sel à Mayotte</em> », rappelle Anssifati Velou, avant d’ajouter en riant : « <em>Les hommes sont trop faibles et fainéants ».</em></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mina, elle, n’écarte pas complètement l’idée de prendre un jour le relais. <em>« Pour nos mamies, je serais triste que tout ça s’arrête »</em>, confie-t-elle. À 15 ans, elle vient aider sa grand-mère plusieurs fois par semaine, comme elle le fait depuis son enfance. « <em>Ça me permettait de la voir quand elle travaillait. Aujourd’hui, c’est pour la soulager. Elle a de grosses douleurs au dos et aux pieds </em>», raconte-t-elle.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Des aides pour continuer</strong></h2>
<figure id="attachment_56822" aria-describedby="caption-attachment-56822" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56822" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9775-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9775-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9775-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9775-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9775-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9775-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A9775.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56822" class="wp-caption-text">Anssifati Velou, la présidente des « mama shingo » confectionne des objets avec des feuilles de coco. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour les productrices, la reconnaissance symbolique ne suffit plus. Le sel de Bandrele a été inscrit au patrimoine culturel immatériel français en 2025. Mais, selon Boina Halima, « mama shingo » de 70 ans, <em>« ça n’a rien changé pour nous »</em>. « <em>On est exposées partout dans le monde. On nous voit, mais ça ne nous aide pas </em>», regrette-t-elle.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Elle demande désormais des aides concrètes. « <em>Pour qu’on puisse survivre et que les jeunes générations recommencent à s’y intéresser</em> ».</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une table ronde réunissant la mairie, la préfecture et la direction de l’environnement est prévue lors de la prochaine Fête du sel, les 10 et 11 octobre 2026. « <em>Les autorités ne s’intéressent pas à nos conditions de travail. Elles s’intéressent surtout aux photos et à notre image pour se mettre elles-mêmes en valeur. Mais on espère que cette réunion permettra de faire avancer les choses »</em>, témoigne Boina Halima.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Joséphine Puig</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/18/a-bandrele-les-dernieres-mama-shingo-a-bout-de-souffle/">À Bandrélé, les dernières « mama shingo » à bout de souffle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le pari de faire renaître la filière café à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/le-pari-de-faire-renaitre-la-filiere-cafe-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 02:30:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Banga au Chocolat]]></category>
		<category><![CDATA[café de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[filière café]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le café pousse depuis longtemps dans les jardins mahorais. Pourtant, l’immense majorité de celui consommé sur l’île est importée. À Combani, l’atelier Le Banga au chocolat et l’association Café Cacao Maoré tentent de structurer une filière locale, en allant du producteur jusqu’au consommateur. Un pari agricole et économique encore fragilisé par le cyclone Chido.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/le-pari-de-faire-renaitre-la-filiere-cafe-a-mayotte/">Le pari de faire renaître la filière café à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le bruit métallique du torréfacteur couvre les conversations. Dans l’atelier du Banga au chocolat, à Combani, ancienne bergerie rénovée, Abdel surveille les grains qui tournent dans le tambour chauffé à plus de 200 °C. Quelques minutes plus tôt, ils étaient encore en train de sécher.</p>
<figure id="attachment_56736" aria-describedby="caption-attachment-56736" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56736" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8037-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8037-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8037-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8037-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8037-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8037-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8037.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56736" class="wp-caption-text">Une fois sec, les grains sont passés dans une machine pour enlever la coquille. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À mesure que la cuisson avance, ils libèrent leurs arômes et emplissent la pièce d’une odeur de café fraîchement torréfié. « <em>C’est le seul endroit à Mayotte qui fait du café et du chocolat. J’avais envie de valoriser ça</em> », sourit le salarié, arrivé il y a quatre mois au sein de la structure. Ici, les cerises de café récoltées auprès d’une trentaine de producteurs sont dépulpées, séchées, décortiquées, triées, torréfiées puis conditionnées pour être commercialisées. De la récolte au produit fini, la transformation est intégralement réalisée sur place.</p>
<p style="text-align: justify;">Le paradoxe est frappant : alors que le café pousse depuis longtemps dans les jardins mahorais, près de 100 tonnes sont importées chaque année. La production locale reste donc marginale. « <em>La ressource est là, </em>insiste Valérie Ferrier, créatrice du Banga au chocolat et à l’initiative de l’association <em>Café Cacao Maoré</em>.<em> Il faut maintenant réussir à la valoriser ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une culture peu gourmande en eau</strong></h2>
<figure id="attachment_56737" aria-describedby="caption-attachment-56737" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56737" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7800-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7800-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7800-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7800-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7800-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7800-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7800.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56737" class="wp-caption-text">Valérie Ferrier fait sécher les grains de café qui viennent d&rsquo;être récoltés sous une serre. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour l’association, le café présente un avantage : il demande peu d’eau et relativement peu d’entretien. « <em>Il n’y a quasiment pas d’arrosage </em>», explique la maîtresse des lieux. À Mayotte, les parcelles consacrées au café dépassent rarement un hectare et la plante peut ainsi être intégrée aux cultures déjà présentes.</p>
<p style="text-align: justify;">L’absence de monoculture limite également certaines maladies qui touchent les grandes régions productrices. Les makis et les rats prélèvent bien quelques cerises de café, mais les pertes restent limitées.</p>
<p style="text-align: justify;">Les producteurs cultivent principalement du robusta et de l’arabica. Plus riche en caféine et plus amer, le robusta est souvent moins valorisé que l’arabica. « <em>Nous, on essaie justement de le mettre en valeur</em> », indique Valérie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un complément de revenu pour les agriculteurs</strong></h2>
<figure id="attachment_56738" aria-describedby="caption-attachment-56738" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56738" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7791-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7791-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7791-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7791-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7791-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7791-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7791.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56738" class="wp-caption-text">En 2023, près de cinq tonnes ont ainsi été récoltées. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’ambition du Banga au chocolat n’est pas de transformer les exploitants en caféiculteurs à plein temps. Le café vient compléter les cultures déjà présentes dans les exploitations. « <em>On ne veut pas que cela leur prenne trop de temps. Ils plantent, récoltent et nous nous occupons de la transformation », </em>souligne-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2023, près de cinq tonnes ont ainsi été récoltées. Après les différentes étapes de transformation, elles ont donné environ une tonne de café. Une tonne de cerises ne permet finalement d’obtenir qu’environ 200 kilos de café prêt à être consommé.</p>
<p style="text-align: justify;">Les cerises sont achetées deux euros le kilo aux producteurs, mais l&rsquo;objectif à terme est de les acheter à quatre euros le kilo. Pour Valérie Ferrier, <em>« le</em> <em>café, c’est un complément de revenu pour les agriculteurs. Je cultive moi-même de la salade et d’autres produits maraîchers à côté », </em>raconte-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Après Chido, reconstruire avant de produire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La dynamique engagée par l’association <em>Café Cacao Maoré</em> a cependant été brutalement interrompue par le cyclone Chido. « <em>En 2024, il n’y a eu aucune récolte », </em>se désole Valérie<em>.</em> Les serres ont été détruites et une partie des installations endommagée. « <em>Il n’y avait plus rien. Après Chido, on a dû tout refaire ! ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Près de 400.000 euros ont été nécessaires pour reconstruire les installations, notamment grâce à un nouveau prêt et à des aides exceptionnelles de la part du Département entre autres. Pour une structure dont le chiffre d’affaires demeure encore fragile, le choc est considérable. « <em>Psychologiquement, c’est difficile. Tous les jours, on voit encore ce qu’il reste à reconstruire. Mais c’est notre métier. On replante, on continue ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Trouver un marché pour le café mahorais</strong></h2>
<figure id="attachment_56739" aria-describedby="caption-attachment-56739" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56739" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8069-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8069-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8069-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8069-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8069-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8069-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8069.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56739" class="wp-caption-text">Les grains sont emballés et prêts à être vendus. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Reste une autre difficulté : trouver suffisamment de points de vente pour faire vivre la filière. Le café est commercialisé en grains ou moulu. Il est notamment vendu au marché de Coconi, dans certains magasins Carrefour, chez Baraka Frais à Kahani et dans le magasin des producteurs Kanya Ya Maore à Combani.</p>
<p style="text-align: justify;">L’activité génère aujourd’hui environ 50.000 euros de chiffre d’affaires, répartis entre le café et le chocolat. « <em>Ce n’est pas encore véritablement rentable, </em>confie Valérie, <em>mais ça peut le devenir et c’est un système à voir dans sa globalité »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Faire renaître un savoir-faire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">« <em>Le café à d’autres vertus que seulement économique. C’est un patrimoine local ! », </em>insiste la productrice. Dans l’atelier, les visiteurs ne viennent pas seulement acheter du café. Des scolaires viennent parfois découvrir les caféiers, les cacaoyers et les différentes étapes de transformation. « <em>Beaucoup pensent que le café ne vient pas de Mayotte</em> », regrette-t-elle. « <em>Pourtant, il existe un véritable savoir-faire ici. C’est important que les jeunes le découvrent ».</em></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Derrière les grains torréfiés se joue un enjeu plus large : celui de la capacité de l’île à produire, transformer et commercialiser une partie de ce qu’elle consomme. Pour Valérie Ferrier, « <em>la ressource est là ».</em></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Joséphine Puig</p>
<h1></h1>
<h1 style="text-align: center;"><strong>Dhoul-Karim : <em>« Quand je ne suis pas au travail, je suis au champ »</em></strong></h1>
<figure id="attachment_56741" aria-describedby="caption-attachment-56741" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56741 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8375.jpg" alt="" width="800" height="533" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8375.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8375-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8375-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8375-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8375-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8375-500x333.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-56741" class="wp-caption-text">Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>Dhoul-Karim est cultivateur. Il passe l’essentiel de ses week-ends sur sa parcelle située à côté de la retenue collinaire de Combani. Ouvrier du génie écologique la semaine, il se transforme en agriculteur-producteur le week-end pour son plus grand bonheur.</strong></p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Un retour à Mayotte sur sa terre</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dhoul-karim, 30 ans, fait partie de ces amoureux de la nature attaché à la terre. <em>« Chaque week-end je viens sur ma parcelle tout seul pour cueillir et l’entretenir »</em>. Mais avant cela, Dhoul-Karim était gardien de prison en métropole. <em>« Il y a quelques années j’étais au RSMA… puis j’ai passé le concours pour être surveillant pénitentiaire. Je l’ai eu et j’ai été classé 151<sup>e</sup>. Du coup je suis parti à Agen où se trouve l’école pour suivre la formation »</em>. Une fois cette dernière terminée, Dhoul-Karim a travaillé à la Maison d’arrêt de Lyon-Corbas, pendant 3 ans et demi, mais il n’arrivait pas à s’acclimater. <em>« J’avais un souci… c’était le froid ! », </em>grelotte-t-il encore. <em>« J’avais le bout des doigts noirs, le sang ne circulait plus ! Pourtant je gagnais bien ma vie mais j’ai décidé de démissionner car la santé passe avant tout »</em>. Il rentre donc à Mayotte en 2024.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><em>« J’ai trouvé un équilibre entre mon travail et mon champ »</em></strong></h2>
<figure id="attachment_56746" aria-describedby="caption-attachment-56746" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56746 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9041-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9041-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9041-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9041-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9041-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9041-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9041-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9041.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56746" class="wp-caption-text">Le café pousse partout sur la parcelle de Dhoul-Karim.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">De retour sur sa terre natale, il bifurque totalement de voie et choisit de travailler en lien avec la nature. <em>« J’ai déposé mon CV… puis j’ai décidé de suivre une formation du génie écologique. Je l’ai commencée en septembre 2025 et je l’ai terminée il y a trois mois. Je travaille actuellement pour Alomalavouni en tant qu’ouvrier du génie écologique et ma mission est de restaurer la faune dégradée par Chido. Je nettoie et ensuite je replante quand c’est nécessaire »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour Dhoul-Karim le travail et le plaisir se complètent. <em>« J’ai trouvé un équilibre entre mon travail et mon champ »</em>, sur lequel il se rend chaque week-end et rien ne pourrait l’en dissuader, pas même son épouse. <em>« Je viens sur ma parcelle tous les samedis et les dimanches aussi. Quand je ne suis pas au travail, je suis au champ. J’essaie d’optimiser ma parcelle, même si ma femme me dit que j’y suis trop souvent. Je lui réponds : ma parcelle c’est ma maîtresse ! »</em>, plaisante-t-il.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>L’amour de la terre transmis par son grand-père</strong></h2>
<figure id="attachment_56742" aria-describedby="caption-attachment-56742" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56742" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9011-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9011-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9011-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9011-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9011-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9011-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9011-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9011.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56742" class="wp-caption-text">Le jardin mahorais de Dhoul-Karim.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans son jardin mahorais parfaitement entretenu, Dhoul-Karim cultive toutes sortes de choses : banane, songe, ylang ylang, ananas, gingembre, goyave, citron, papaye, tomate, concombre, piment, … et la liste est longue. <em>« Je me lance dans toutes les productions, je n’ai pas de préférences. Je fais un peu de tout, tout ce qui est plantable si ça pousse je cultive ! »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette année c’est la première fois qu’il récolte du café. <em>« Avant il pourrissait sur les arbres… Je me suis dit plutôt qu’arracher je préfère le rentabiliser et le cultiver. Ça pousse partout ! Je ne sais pas combien j’en ai »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En tant qu’agriculteur averti et passionné Dhoul-Karim privilégie la qualité. <em>« Je veux mettre en confiance les gens plutôt que vendre pour vendre et mettre l’argent en avant. Aussi, je préfère attendre avant de récolter le café, quand il est rouge afin d’avoir la meilleure qualité possible »</em>. Et quand on regarde Dhoul-Karim le cueillir délicatement, grain par grain, sans stress et avec délicatesse, on se doute que la nature récompense le fruit de son travail en retour. <em>« Je cueille entre 5 et 10kg chaque week-end. Je commence le matin et je termine sur les coups de 14-15 heures. Je vais être à environ 100kg récoltés je pense cette année »</em>.</p>
<figure id="attachment_56744" aria-describedby="caption-attachment-56744" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56744" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8328-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8328-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8328-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8328-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8328-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8328-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8328.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56744" class="wp-caption-text">Dhoul-Karim récolte tous les grains de café à la main, un par un, et délicatement. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Si Dhoul-Karim cultive avec autant de patience et de passion c’est grâce à son grand-père. <em>« Je viens sur cette parcelle depuis mon plus jeune âge. Avant je venais en famille le week-end avec mon grand-père</em>, se souvient-il. <em>Il cultivait de l’ylang ylang et des ananas. Il faisait que ça ! C’est lui qui m’a tout appris. Cette passion pour la culture et la nature, c’est lui qui me l’a transmise. J’ai ça dans le sang ! »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dhoul-Karim essaie de perpétuer cette tradition ainsi que son amour de la nature, et de transmettre à son tour sa passion à ses deux enfants âgés de 6 et 2 ans. <em>« Dès que je peux je les emmène sur ma parcelle le samedi et le dimanche. Je leur montre comment faire : plante ici, plante là… et toujours avec amour »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Benoît Jaëglé</p>
<h1></h1>
<h1 style="text-align: center;"><strong>Valérie Ferrier ou l’art de torréfier</strong></h1>
<figure id="attachment_56748" aria-describedby="caption-attachment-56748" style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56748 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7875.jpg" alt="" width="800" height="533" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7875.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7875-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7875-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7875-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7875-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7875-500x333.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-56748" class="wp-caption-text">Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>Valérie Ferrier nous a reçus dans son Banga au chocolat, chez elle, au milieu de son univers aromatique, pour nous faire partager une de ses passions : la culture du café et du cacao.</strong></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Originaire de la Réunion, et ingénieure agronome de formation, Valérie Ferrier n’avait qu’une seule envie à l’issue de ses études : s’installer en tant qu’agriculteurs avec son conjoint. <em>« Après l’école d’agro, on recherchait une expérience de volontariat dans des pays pauvres ou en voie de développement pour mettre en place des programmes agricoles… C’est comme ça que l’on s’est retrouvés aux Comores, à Moroni, c’était en 2004-2005 »</em>, se remémore-t-elle. <em>« Je m’occupais de projets pour le développement local, je faisais notamment de la recherche de subventions pour aider les petits producteurs »</em>.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>L’installation à Mayotte : un bon compromis</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Après avoir passé un an et demi aux Comores, le couple a pour ambition de s’installer afin de produire et cultiver. <em>« Après les Comores on a réfléchi pour s’installer à La Réunion mais il fallait lourdement s’endetter pour reprendre une exploitation et il y avait un côté très technique que nous ne maîtrisions pas »</em>, confie Valérie. Leur expérience aux Comores s’étant bien passée, ils décident de regarder vers les autres îles de l’océan Indien. <em>« On avait bien aimé notre expérience aux Comores. A l’époque il y avait des propositions pour monter des projets agricoles dans l’océan Indien, et notamment à Mayotte. On s’est dit que c’était alors un bon compromis pour s’y installer »</em>, sourit-elle.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Du radis… au café et chocolat</strong></h2>
<figure id="attachment_56749" aria-describedby="caption-attachment-56749" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56749" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7876-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7876-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7876-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7876-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7876-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7876-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A7876.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56749" class="wp-caption-text">Au Banga au chocolat la majorité du café provient de producteurs extérieurs. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une fois installés à Mayotte, nous sommes en 2007, Valérie et son conjoint commencent au tout début à cultiver… des radis. <em>« Parce que c’est facile ! »</em>, dit-elle en rigolant. <em>« On attendait des projets de financement pour lancer notre exploitation. D’autant que quand on s’est installés on n’avait pas de matériel et qu’il fallait monter des dossiers pour faire des demandes d’investissement. C’est long mais nécessaire »</em>, ajoute Valérie.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais le couple voit plus loin que le bout de son radis. <em>« On est passionnés des fruits tropicaux, on adore ça ! Le problème c’est que ça met du temps à produire… Du coup, pour avoir de la rentabilité, on a fait du maraîchage en produisant de la salade, des radis, des tomates, des poivrons, des concombres, des courgettes, etc., avant de se lancer dans la production de café et de chocolat »</em>.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><em><strong>« Valoriser une ressource qui est déjà là »</strong></em></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ce n’est qu’en 2018 que Valérie a le projet de construire un atelier : Le Banga au chocolat pour produire du café et du cacao, et en 2019 elle décide de lancer l’association <em>Café Cacao Maoré</em>. <em>« Avec Laurent mon conjoint, on avait la volonté de se diversifier, de cultiver un maximum de choses, et qu’un jour on ferait notre propre café et notre propre chocolat »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ni une ni deux, le couple se lance dans l’aventure, non sans une certaine appréhension, mais comme dit le proverbe : qui ne tente rien n’a rien ! Pour mener à bien ce projet, Valérie a suivi une formation de deux semaines au lycée agricole de Coconi et a bénéficié de l’aide du Département. <em>« On a fait venir un spécialiste du café … »</em>, se souvient-elle. Quand ils ont commencé à cultiver leur café rien ne garantissait que ça allait marcher. <em>« A l’époque il y avait un mzungu qui avait un vieux torréfacteur&#8230; on a testé et on s’est dit : y’a du potentiel ! La première récolte était toute petite, c’était plus un test »</em>.</p>
<figure id="attachment_56750" aria-describedby="caption-attachment-56750" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56750 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9008-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56750" class="wp-caption-text">Le café cerise se cueille à maturité quand il est rouge.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Au début, Valérie était davantage encline à produire du chocolat, mais les deux plantes (caféier et cacaoyer) poussent dans les mêmes conditions de culture et ont les mêmes procédés de transformation (séchage, torréfaction), nous explique la cultivatrice-transformatrice. <em>« J’aime bien le caféier, c’est une plante intéressante. La floraison est magnifique, ça sent super bon et ça pousse hyper bien ici à Mayotte »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ce qui a permis de (re)lancer la filière café c’est grâce notamment au réseau de producteurs que le couple avait pu construire depuis de nombreuses années. <em>« On avait déjà notre réseau…</em><em> J’ai demandé aux producteurs s’ils étaient motivés pour replanter et cultiver du café et si on se lançait dans l&rsquo;aventure. Tous ont une passion des plantes et ont une nostalgie du patrimoine de Mayotte ce qui a permis à la filière de repartir et de se structurer »</em>, raconte la cultivatrice.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Benoît Jaëglé</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/le-pari-de-faire-renaitre-la-filiere-cafe-a-mayotte/">Le pari de faire renaître la filière café à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 02:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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		<category><![CDATA[Psycho-trauma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant huit ans, Malika Bouti a reçu des femmes, des hommes, des adolescents et des familles dans les centres de protection maternelle et infantile de Mayotte. À quelques mois de la retraite, la conseillère conjugale et familiale souhaite transmettre la mémoire d'un métier discret, où l'écoute devient parfois le premier rempart contre les violences.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/">« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sa voix arrive avant le reste. Légèrement éraillée, un peu cassée, elle oblige presque à ralentir. Rien ne semble pressé chez Malika Bouti. Les mots sont choisis, pesés. Elle cherche parfois la formulation la plus juste, s&rsquo;interrompt quelques secondes, reprend. Dans son bureau, le silence n&rsquo;est jamais un vide : il fait partie de la rencontre.</p>
<figure id="attachment_56251" aria-describedby="caption-attachment-56251" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56251" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-300x193.png" alt="Mayotte, Malika Bouti, conseillère conjugale et familiale, PMI, Département-Région," width="300" height="193" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-300x193.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-1024x659.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-768x494.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-150x97.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-696x448.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-1068x688.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-500x322.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-800x515.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression.png 1134w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56251" class="wp-caption-text">Conseillère conjugale et familiale au Département-Région de Mayotte, Malika Bouti accompagne des femmes, des hommes, des couples et des mineurs confrontés à des difficultés affectives, relationnelles ou à des violences, depuis huit ans sur le 101ème département français. Photographie / DR.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis huit ans, cette conseillère conjugale et familiale du Département-Région de Mayotte reçoit celles et ceux qui franchissent la porte des institutions sanitaires et sociales, avec une inquiétude, une question, une souffrance ou un choix difficile à faire. Des mineurs, des couples, des femmes enceintes, des familles, des personnes en situation de handicap. Toutes trouvent la même disponibilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Son métier, résume-t-elle immédiatement, consiste à <em>« écouter, informer, orienter »</em>. Puis elle ajoute : <em>« Cela tourne autour du cycle de la vie des personnes. On propose des entretiens individuels, des entretiens de couple ou en famille. Je reçois tous les publics, du mineur à la famille ».</em>  Trois verbes. Une mission immense.</p>
<p style="text-align: justify;">À quelques mois de son départ à la retraite, elle n&rsquo;a pas souhaité raconter sa carrière pour parler d&rsquo;elle-même. Elle veut surtout laisser une trace d&rsquo;un métier que beaucoup connaissent mal, alors même qu&rsquo;il accompagne les violences conjugales, les conflits familiaux, les séparations, les grossesses précoces, les demandes d&rsquo;interruption volontaire de grossesse ou encore les traumatismes laissés par les parcours de vie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Derrière chaque entretien, une vie qui cherche un appui</b></h2>
<figure id="attachment_56252" aria-describedby="caption-attachment-56252" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56252 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--300x224.jpeg" alt="Mayotte, Malika Bouti, conseillère conjugale et familiale, PMI, Département-Région," width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--300x224.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1024x766.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--768x575.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1536x1149.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--150x112.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--485x360.jpeg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--696x521.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1068x799.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--500x374.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--800x599.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1280x958.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1320x988.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants-.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56252" class="wp-caption-text">Au-delà des entretiens individuels, les conseillers conjugaux et familiaux interviennent auprès de tous les publics, notamment des enfants et des adolescents, pour aborder les relations, le consentement, les émotions et la santé sexuelle.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Avant de devenir conseillère conjugale et familiale, Malika Bouti était éducatrice spécialisée. Si elle s&rsquo;est orientée vers cette profession, c&rsquo;est d&rsquo;abord par engagement. <em>« Je faisais beaucoup de bénévolat et j&rsquo;ai rencontré des femmes qui étaient seules face aux difficultés de la vie, à la précarité, aux violences qu&rsquo;elles subissaient. C&rsquo;est difficile quand tu dois élever des enfants, que tu n&rsquo;as jamais travaillé et que tu te retrouves seule ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette rencontre avec la vulnérabilité a façonné sa manière d&rsquo;exercer. Aujourd&rsquo;hui encore, elle refuse de réduire les personnes qu&rsquo;elle reçoit à leur difficulté du moment. <em>« J&rsquo;accompagne dans toutes les étapes de la vie affective et relationnelle : du début de la relation jusqu&rsquo;à une rupture, un décès, une séparation, un conflit. On va s&rsquo;intéresser à la personne victime de violences conjugales et intrafamiliales. Nous, on fait du psycho-social, on s&rsquo;appuie sur les ressources des personnes pour les aider à élaborer la pensée ». </em>Dans son discours, un mot revient souvent : accompagner. Jamais sauver. Jamais décider. Accompagner. Cette nuance résume toute une philosophie professionnelle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><em>« Une demande »</em>, jamais <em>« un problème » </em></b></h2>
<figure id="attachment_41929" aria-describedby="caption-attachment-41929" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41929" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg" alt="PMI, Koungou, grossesse, santé, parents, enfants, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41929" class="wp-caption-text">Les entretiens se déroulent en toute confidentialité. « Les gens viennent toujours avec une demande et pas avec un problème », résume Malika Bouti.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au fil de l&rsquo;entretien, une phrase surgit comme un manifeste.<em> « Les gens viennent toujours avec une demande et pas un problème. Pour moi, un problème, il faut le résoudre, alors qu&rsquo;une demande, c&rsquo;est plus complet ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette différence de vocabulaire dit beaucoup de sa manière de regarder les autres. Une jeune fille mineure demande une IVG ? L&rsquo;entretien ne s&rsquo;arrête pas à une procédure médicale. <em>« Je vais m&rsquo;assurer qu&rsquo;il y a consentement (&#8230;) parfois dans un entretien ça marche, parfois non. Dans cet entretien psycho-social, je dois repérer les difficultés. Est-ce qu&rsquo;elle a besoin d&rsquo;aide alimentaire ? Je vais faire un point avec des associations. Une difficulté peut en cacher une autre ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le travail consiste autant à écouter ce qui est exprimé qu&rsquo;à comprendre ce qui reste enfoui. Les entretiens deviennent alors un point d&rsquo;entrée vers d&rsquo;autres formes d&rsquo;accompagnement : protection de l&rsquo;enfance, soutien psychologique, aide sociale, accès aux droits ou orientation médicale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Après Chido, les blessures invisibles</b></h2>
<figure id="attachment_43502" aria-describedby="caption-attachment-43502" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43502" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, Vahibé 1, école, établissement scolaire, cyclone, Chido," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43502" class="wp-caption-text">Après le passage du cyclone Chido, de nombreux entretiens ont fait ressurgir d&rsquo;anciens traumatismes. « Les personnes parlaient de leurs difficultés mais pas du cyclone », raconte Malika Bouti. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le cyclone Chido, qui a frappé Mayotte le 14 décembre 2024, a profondément marqué son exercice. Lorsque les premiers entretiens reprennent, en janvier 2025, Malika Bouti s&rsquo;attend à entendre des récits de maisons détruites ou de pertes matérielles.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se passe autre chose. <em>« Les personnes parlaient de leurs problèmes et de leurs difficultés mais pas du cyclone. Elles ne disaient pas qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient plus de maison. Il y avait de gros psychotraumatismes, des violences, des viols vécus dans l&rsquo;enfance ou le passé. Tout cela est remonté à la surface après le cyclone ».  </em>Comme si la catastrophe avait fissuré des silences beaucoup plus anciens. Dans ces moments-là, le métier dépasse largement le cadre de la vie conjugale. Il devient un lieu où des traumatismes longtemps enfouis trouvent enfin une possibilité d&rsquo;être nommés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Protéger sans rompre la confiance</b></h2>
<figure id="attachment_53521" aria-describedby="caption-attachment-53521" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53521" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, CMR, Dzoumogné," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53521" class="wp-caption-text">Médecins, sages-femmes, éducateurs, associations, protection maternelle et infantile&#8230; Le métier de conseiller conjugal et familial repose sur un travail permanent de coordination entre acteurs sanitaires et sociaux. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Certaines confidences obligent aussi à agir. Lorsqu&rsquo;un mineur est en danger, le signalement s&rsquo;impose. <em>« C&rsquo;est important de les faire. Surtout pour protéger les mineurs. On est dans l&rsquo;obligation au niveau de la loi de faire des signalements ».</em> Mais elle refuse que cette obligation détruise la relation de confiance. <em>« Je laisse toujours une porte ouverte aux jeunes, aux mineurs, en disant : « Je te crois et si tu as besoin, on peut en reparler. ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis elle ajoute une phrase qui résume sa pratique : <em>« Je peux dire à une jeune fille : je te comprends mais je suis inquiète pour toi aussi. Pas pour la faire culpabiliser ou lui faire peur, mais pour que les jeunes aient leur place aussi, intègrent mes émotions et se sentent à égalité avec moi. On est humains. L&rsquo;échange doit être humain, posé à égalité, dans la confiance ». </em>Cette égalité, elle y revient souvent. Dans son bureau, chacun doit pouvoir retrouver une place de sujet.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Huit ans pour comprendre Mayotte</b></h2>
<figure id="attachment_6784" aria-describedby="caption-attachment-6784" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6784" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-300x203.jpeg" alt="" width="300" height="203" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-300x203.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-768x520.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-150x102.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-696x472.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-6784" class="wp-caption-text">Mayotte, les violences conjugales et intrafamiliales s&rsquo;entremêlent parfois avec des pressions familiales et sociales. Une réalité que Malika Bouti dit avoir appris à appréhender au fil de ses huit années d&rsquo;exercice sur le territoire.(illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;elle arrive sur le territoire, elle découvre une société dont elle ne connaît ni les équilibres ni les codes. Plutôt que d&rsquo;appliquer des recettes apprises ailleurs, elle choisit d&rsquo;observer. <em>« Je ne suis pas arrivée de métropole en disant que je connaissais mieux. Je suis venue avec mes valeurs et mon engagement mais j&rsquo;ai pris le temps de comprendre ce qu&rsquo;était Mayotte, ce que représentait son ADN, pour mieux être au service des personnes, comprendre la culture, la religion. Je lis encore des articles, je lis des romans, je prends le temps ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce temps consacré à comprendre le territoire lui paraît indispensable. Dans les situations qu&rsquo;elle rencontre, les violences s&rsquo;entremêlent parfois avec les normes sociales, les pressions familiales ou les représentations de la sexualité.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les différences sont surtout autour de la sexualité et des violences. Quand une jeune mineure est enceinte, parfois les familles préfèrent la marier de force, s&rsquo;arranger avec l&rsquo;autre famille. La famille met la pression ». </em>Le mot revient plusieurs fois : pression.<em> « Ce qu&rsquo;il faut réduire, c&rsquo;est cette pression dont sont victimes les jeunes sur leur sexualité, leur corps, leur vie, leur liberté ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une parole qui commence à se libérer</b></h2>
<figure id="attachment_52091" aria-describedby="caption-attachment-52091" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52091" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, maman, enfant," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52091" class="wp-caption-text">Information sur les violences, contraception, IVG, consentement&#8230; La prévention constitue une part importante du travail des conseillers conjugaux et familiaux en lien avec l&rsquo;ensemble des professionnels du médico-social. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Malika Bouti observe pourtant des évolutions. Lorsqu&rsquo;elle est arrivée à Mayotte, les grossesses précoces la frappaient particulièrement. Aujourd&rsquo;hui, les demandes d&rsquo;IVG occupent davantage son activité et les IVG médicamenteuses se développent progressivement dans les centres de protection maternelle et infantile (PMI). Surtout, elle constate que la parole circule davantage.<em> « J&rsquo;ai remarqué que maintenant la parole se libère de plus en plus. Cela ne s&rsquo;est pas fait comme ça. Il y a eu un gros travail collectif ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle cite notamment le collectif CIDE, d&rsquo;autres associations, institutions, campagnes de communication, et nouvelles instances de coordination. Mais elle reste lucide. <em>« Il manque des maillons. Ce qui manque beaucoup ici, c&rsquo;est de l&rsquo;organisation et de la coordination. Il faut que tout soit articulé comme un wagon et qu&rsquo;on aille de l&rsquo;un à l&rsquo;autre, mais ensemble ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Son métier, explique-t-elle, n&rsquo;a de sens que dans cette articulation permanente avec les autres professionnels. <em>« On n&rsquo;est pas des travailleurs sociaux comme les autres. On est à la frange entre le médical et le social. C&rsquo;est du médico-social pour informer et orienter les personnes ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Je reçois aussi beaucoup » </b></em></h2>
<p style="text-align: justify;">À la fin de l&rsquo;entretien, la conversation quitte les procédures et les dispositifs. Elle devient plus personnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi était-il important de parler aujourd&rsquo;hui ? Malika Bouti sourit. <em>« Mayotte m&rsquo;a accueillie dès que je suis arrivée. Je voulais aller au-delà d&rsquo;aider les personnes. Bien sûr, je les aide, mais pas que ça. On dit beaucoup, en tant que travailleur social : « j&rsquo;ai donné ». D&rsquo;accord. Mais on reçoit aussi. Il ne faut pas oublier ça. On reçoit tous les jours. Souvent, je finis ma journée et je me dis : waouh, qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est beau. Quand je me lève le matin, je me dis que c&rsquo;est génial ce que je fais. Je sais que ça va être difficile mais je me sens utile. Je suis réconciliée dans ma fonction et mon travail psycho-social. C&rsquo;est un bilan positif ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis sa voix retrouve sa consistance. <em>« C&rsquo;est une mission profondément humaine, encore plus à Mayotte. Elle a donné du sens à mon engagement. Je leur dis aux gens : merci. Maharaba. Ici, ils sont dans un endroit sécurisé avec moi. S&rsquo;ils sont en danger, j&rsquo;ai une obligation de faire des signalements. Mais d&rsquo;abord, j&rsquo;instaure une relation de confiance ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle marque une dernière pause. <em>« Je crois beaucoup à l&rsquo;engagement et à l&rsquo;humanité dans ce travail-là. Tu ne peux pas mettre de côté cela. J&rsquo;ai rencontré de belles personnes dans mes entretiens mais aussi des partenaires, des gens formidables… et même dans le journalisme, c&rsquo;est magnifique ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">À quelques mois de la retraite, Malika Bouti ne laissera pas seulement derrière elle des dossiers ou des rendez-vous. Elle laissera une manière d&rsquo;exercer, qui consiste à considérer que derrière chaque demande se trouve une personne entière, digne d&rsquo;être écoutée avant d&rsquo;être orientée. Dans un territoire souvent raconté à travers ses urgences, où les sujets sont mouvementés par les crises successives, cet engagement discret est certainement son héritage le plus précieux.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/">« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Imany Bacar change de terrain et rejoint le Pôle Espoir de La Réunion</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/12/imany-bacar-change-de-terrain-et-rejoint-le-pole-espoir-de-la-reunion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 10:18:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Basketball]]></category>
		<category><![CDATA[Fuz’ellipse]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La jeune joueuse U13 de Fuz’Ellipse à Cavani, rejoindra, pour la saison 2026-2027, le Pôle Espoir de La Réunion afin de poursuivre sa progression dans une structure offrant un accompagnement sportif renforcé et un entraînement adapté à son potentiel.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/12/imany-bacar-change-de-terrain-et-rejoint-le-pole-espoir-de-la-reunion/">Imany Bacar change de terrain et rejoint le Pôle Espoir de La Réunion</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après avoir évolué et progressé plusieurs saisons sous les couleurs de Fuz&rsquo;Ellipse à Cavani, Imany Bacar s&rsquo;apprête à franchir une nouvelle étape dans son parcours de basketteuse en quittant le territoire pour rejoindre le Pôle Espoir de La Réunion.</p>
<p style="text-align: justify;">Une nouvelle expérience pour la jeune basketteuse mahoraise qui pourra, sur place, bénéficier d’un volume d’entraînement adapté à son potentiel tout en poursuivant sa scolarité. Elle va découvrir un nouvel environnement et un rythme différent, avec l’objectif de continuer à progresser.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Fuz’Ellipse, ce départ montre aussi le travail mené dans la formation des jeunes à Mayotte, où les joueuses et les joueurs peuvent progresser avant de poursuivre leur parcours dans des structures adaptées.</p>
<p style="text-align: justify;">À 13 ans, Imany Bacar s’apprête ainsi à quitter son île pour une nouvelle aventure sportive chez nos voisins réunionnais. Elle pourra compter sur le soutien de son club, de ses éducateurs et de ses coéquipières pour cette nouvelle saison et son ascension vers le niveau professionnel.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/12/imany-bacar-change-de-terrain-et-rejoint-le-pole-espoir-de-la-reunion/">Imany Bacar change de terrain et rejoint le Pôle Espoir de La Réunion</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« Il faut avoir son propre univers », le regard singulier de Thierry Kabugoyi, photographe à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/10/il-faut-avoir-son-propre-univers-le-regard-singulier-de-thierry-kabugoyi-photographe-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 02:00:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Partage]]></category>
		<category><![CDATA[photographe]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Immortaliser les moments » : c’est ce qui guide Thierry Kabugoyi derrière son appareil photo. Arrivé à Mayotte après avoir quitté Goma, en République démocratique du Congo, le photographe construit peu à peu son univers entre événements, projets personnels et ambition de faire voyager son regard au-delà de l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/10/il-faut-avoir-son-propre-univers-le-regard-singulier-de-thierry-kabugoyi-photographe-a-mayotte/">« Il faut avoir son propre univers », le regard singulier de Thierry Kabugoyi, photographe à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Discret, presque invisible, mais pourtant toujours au plus proche de l’action, Thierry Kabugoyi, son appareil photo à la main, maîtrise l’art du positionnement. Celui de se mouvoir sans jamais obstruer la vue des autres, de s’arrêter quelques secondes avant de changer de position, à la recherche du bon angle, de la bonne lumière, du bon moment à immortaliser.</p>
<figure id="attachment_55575" aria-describedby="caption-attachment-55575" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55575" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-2-300x200.jpg" alt="TKH, photographie, photo, portrait, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-2-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-2-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-2-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55575" class="wp-caption-text">« À travers des plans rapprochés, des cadrages qui expriment quelque chose, j’essaie de transmettre une émotion ». (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le 15 mars au soir, après la réélection du maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, Thierry est là, au rond-point de Cavani. Dans l&rsquo;obscurité, aux côtés des caméras de Mayotte La Première, il attend le bon moment pour déclencher. Comme à son habitude, il saisit quelques clichés avant de laisser l&rsquo;élu rejoindre la foule. Le travail est fait. Pas besoin de jouer des coudes pour se faire une place, ni de s&rsquo;imposer pour obtenir un meilleur angle de vue. Encore moins de s&rsquo;immiscer dans l&rsquo;instant au risque d&rsquo;en briser la spontanéité. Thierry préfère la discrétion à l&rsquo;agitation, observant la scène sans jamais s&rsquo;y imposer. Une manière de photographier qui lui ressemble, héritée de son père dès son plus jeune âge.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Immortaliser les instants, raconter des histoires</strong></h2>
<figure id="attachment_55580" aria-describedby="caption-attachment-55580" style="width: 240px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55580" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-7-e1784117369108-240x300.jpg" alt="TKH, photographie, photo, portrait, Mayotte" width="240" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-7-e1784117369108-240x300.jpg 240w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-7-e1784117369108-150x187.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-7-e1784117369108-300x375.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-7-e1784117369108.jpg 495w" sizes="auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px" /><figcaption id="caption-attachment-55580" class="wp-caption-text">Un portrait réalisé avec Real Astro&rsquo;o. (DR / Tkh Creatives).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;"><em>« Tout a commencé quand j’étais petit, mon père avait un appareil photo Nikon et il m’a appris comment faire des photos dans la rue »</em>, raconte Thierry, 24 ans, plus connu sous le pseudonyme TKH Creatives, sur les réseaux sociaux. <em>« Quand on marchait, il me disait de faire attention à la lumière, aux détails. De regarder si l&rsquo;endroit était éclairé ou sombre, de réfléchir à mon positionnement, à la façon de tenir l&rsquo;appareil. Petit à petit, j&rsquo;ai commencé à prendre goût à la photographie ». </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Très vite, il devient le photographe attitré de la famille. Ses cousines et ses sœurs ne cessent de lui demander de les prendre en photo. Le garçon prend alors confiance en lui et s&rsquo;entraîne, sans le savoir, à la maîtrise du portrait. Il dirige déjà les séances photo, faisant poser ses modèles et les mettant à l&rsquo;aise devant l’objectif.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></p>
<figure id="attachment_55577" aria-describedby="caption-attachment-55577" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55577" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-4-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-4-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-4-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-4-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-4-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-4-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-4-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-4-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-4-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-4-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55577" class="wp-caption-text">Une photo pour promouvoir un magasin de vêtements et de tissus à Mamoudzou. (DR / Tkh Creatives).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ce que j’aime avant t</em><em>out dans la photo, c’est d’immortaliser les moments. Il y a des instants qui peuvent disparaître comme ça, sans laisser de trace, s’il n’y a pas de photos pour les conserver. Un mariage, un événement familial, un anniversaire, une rencontre…, la photographie permet de garder une mémoire de ces moments, de raconter une histoire à travers une image », </em>observe-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« J’aime particulièrement faire des portraits, donner une vraie histoire à une photo. À travers des plans rapprochés, des cadrages qui expriment quelque chose, j’essaie de transmettre une émotion. Je joue avec le cadrage et la retouche pour donner du sens à l’image ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong data-start="315" data-end="383">Photographe indépendant, construire sa place, image après image</strong></h2>
<figure id="attachment_55579" aria-describedby="caption-attachment-55579" style="width: 200px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55579" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-6-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-6-200x300.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-6-683x1024.jpg 683w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-6-768x1152.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-6-1024x1536.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-6-1365x2048.jpg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-6-150x225.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-6-300x450.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-6-696x1044.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-6-1068x1602.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-6-1920x2880.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-6-500x750.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-6-800x1200.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-6-1280x1920.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-6-1320x1980.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-6-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /><figcaption id="caption-attachment-55579" class="wp-caption-text">Un autre portrait réalisé au Mont Choungui avant la Coupe du Monde 2026. (DR / Tkh Creatives).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais avant même de passer des heures sur la retouche, avant même de pouvoir photographier, Thierry consacre une grande partie de son temps à remplir son carnet de contacts, envoyer des mails, démarcher de potentiels clients. Une réalité du métier de photographe qu’il ne cache pas, bien au contraire. À son compte, il faut aussi apprendre à se faire une place dans un secteur où la concurrence est importante. C’est tout ce travail en amont qui lui permet de se faire connaître, de vivre de son activité et de payer son loyer.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Être indépendant, c’est une vraie difficulté, car pour être contacté ou trouver des clients, tout passe par le bouche-à-oreille. Si on ne te connaît pas, on ne t’appelle pas, c’est aussi simple que ça. Pour travailler de façon régulière, il faut que les gens te connaissent », </em>insiste le photographe.</p>
<p style="text-align: justify;">À force de travail, Thierry a réussi à se faire un nom dans le milieu de la photographie à Mayotte. Il est régulièrement sollicité par la Ville de Mamoudzou pour couvrir différents événements municipaux : présentations de projets, inaugurations, réunions&#8230;, un travail davantage tourné vers la communication et la <em>« mise en valeur »</em> des actions menées, qui laisse moins de place à sa créativité débordante, mais qu’il a appris à maîtriser.</p>
<figure id="attachment_55612" aria-describedby="caption-attachment-55612" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55612" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-8-500x667-1-300x203.jpg" alt="" width="300" height="203" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-8-500x667-1-300x203.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-8-500x667-1-150x101.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-8-500x667-1.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55612" class="wp-caption-text">Le groupe Congo Acoustic Band en concert à Dzaoudzi en juillet 2025. (DR / Tkh Creatives)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En début de soirée, il rejoint souvent le groupe de musique <em>Congo Acoustic Band</em> pour photographier leurs concerts à travers le territoire. La nuit, il trie et prépare ses clichés avant de les envoyer dans la foulée. Le lendemain, à peine a-t-il le temps de se pencher sur ses projets personnels qu’une nouvelle demande arrive sur son téléphone : photographier un manzaraka.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Dès que je reçois une demande, je me rends sur place pour préparer le « shooting » dans ma tête. Je regarde si les lieux sont éclairés ou non, si j’ai besoin d’apporter une lumière, d’utiliser un flash, si c’est à l’extérieur. Je me visualise l’événement avant qu’il se tienne »</em>, relève Thierry. <em>« Parfois, j’y vais aussi à l’instinct, notamment sur les événements sportifs. Tu arrives avec ta caméra, tu regardes, tu photographies ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Thierry maîtrise aussi la vidéo. Il lui arrive même d’emporter son drone avec lui, afin de prendre de la hauteur et proposer un autre regard sur les scènes qu’il capture. <em>« Aujourd’hui, tout passe par la communication visuelle et les réseaux sociaux, encore plus à Mayotte avec une population très jeune. C’est bien de maîtriser la photo et la vidéo ».</em></p>
<blockquote><p>« Faire du drone, c’est une façon de faire revivre ce que j’aimais quand j’étais enfant »</p></blockquote>
<figure id="attachment_55594" aria-describedby="caption-attachment-55594" style="width: 240px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55594" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-9-240x300.jpg" alt="TKH, photographie, photo, portrait, Mayotte" width="240" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-9-240x300.jpg 240w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-9-150x187.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-9-300x374.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-9-500x624.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-9.jpg 508w" sizes="auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px" /><figcaption id="caption-attachment-55594" class="wp-caption-text">Une photographie aérienne de Sada. (DR / Tkh Creatives).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Malgré l’aspect commercial de son activité et un milieu de plus en plus concurrentiel, Thierry ne perd pas le goût de la photographie. Ses initiatives personnelles, comme ses courtes vidéos publiées sur Instagram ou les portraits qu’il réalise en mettant en scène ses modèles, lui permettent de ralentir, de revenir à ce qu’il préfère : créer et échanger. Une véritable bouffée d’oxygène.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je fais des vidéos de drone parce que, depuis que je suis petit, je suis fan d’hélicoptères. Je jouais avec une chaussure, je faisais comme si c’était un hélico, j’imitais les sons. Les films, les vues aériennes, le fait de montrer une scène dans sa globalité… Je suis fan de ça. Faire de la vidéo avec un drone, c’est une façon de faire revivre ce que j’aimais quand j’étais enfant. Pourquoi ne pas le faire aujourd’hui et le vivre comme je l’imaginais quand j&rsquo;étais petit ? ».</em></p>
<figure id="attachment_55601" aria-describedby="caption-attachment-55601" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55601" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-10-300x300.jpg" alt="TKH, photographie, photo, portrait, Mayotte" width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-10-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-10-1024x1024.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-10-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-10-768x768.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-10-696x696.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-10-1068x1068.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-10-500x500.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-10-800x800.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-10-1280x1280.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-10-1320x1320.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-10.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55601" class="wp-caption-text">Lors de la victoire de l&rsquo;équipe féminine du Basket Club de M&rsquo;tsapéré en coupe de France régionale, en novembre 2025. (DR / Tkh Creatives).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ce qui me fait plaisir, c’est d’avoir mon appareil en main et de me dire que je vais photographier quelqu’un. Prendre une personne, la mettre en valeur, lui donner le sourire à travers l’image, l’échange, le moment partagé, c’est quelque chose qui me fait plaisir. Si on ne prend pas de plaisir dans l’échange avec les gens, dans la prise de vue, dans le fait de partir dans des lieux différents, ce métier n’a pas de sens », </em>confie Thierry, très sensible à la description de son métier.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Mon envie, dans le futur, c’est de faire le tour du monde en immortalisant les moments que je traverserai. J’aimerais travailler sur différents projets, dans le cinéma, dans des campagnes publicitaires… De manière générale, dès qu’il s’agit de photographier un instant, j’aimerais pouvoir participer à ce genre de projets, partout dans le monde ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais actuellement, les projets de Thierry s’écrivent à Mayotte, où il a posé ses valises après avoir dû quitter Goma, sa ville natale de l’est de la République démocratique du Congo, marquée par la guerre et l’insécurité. C’est là qu’il a grandi et effectué sa scolarité jusqu’au secondaire, avant d’obtenir une licence en multimédia et communication digitale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Mon adaptation à Mayotte n&rsquo;a pas été facile »</strong></h2>
<figure id="attachment_55576" aria-describedby="caption-attachment-55576" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55576" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-3-300x200.jpg" alt="TKH, photographie, photo, portrait, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-3-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-3-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-3-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-3-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-3-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-3-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-3-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-3-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-3-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55576" class="wp-caption-text">En comparaison avec Goma notamment, Thierry estime que le milieu de la photographie à Mayotte reste difficile à intégrer. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Mon adaptation à Mayotte n’a pas été facile, vu les traversées, le passé, vu comment je suis arrivé ici</em><em>« </em>, remarque-t-il. <em>« J’ai essayé de garder la tête haute, de ne pas me laisser faire par les situations de la vie, les hauts et les bas. J’étais obligé d’être plus fort, plus fort, plus fort »,</em> confie-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est notamment grâce à Léonelle Redjekra, rencontrée à l’église, que Thierry a trouvé un premier point d’ancrage et a pu se reconcentrer sur la photographie. Après une sortie sur une plage du sud de Mayotte, où il réalise ses premières photos et vidéos pour elle, son travail séduit. Ensemble, ils créent alors<em> Léo Event</em>, une structure qui lui permet de mettre en avant ses compétences et de développer son activité dans l’image.</p>
<p style="text-align: justify;">Comparant avec les nombreux échanges qui existaient dans la ville bouillonnante de Goma, Thierry estime que le milieu de la photographie à Mayotte reste difficile à intégrer.<em> « En tant que photographe il y a beaucoup de choses à faire, à exploiter, mais je ne suis pas bien entouré par d’autres professionnels », </em>regrette-t-il,<em> « c’est difficile de se fier aux autres collègues, à d’autres photographes, je sens qu’il y a un renfermement. Collaborer, initier d’autres photographes à des missions, à des projets, ça n’existe pas vraiment ici »</em>.</p>
<figure id="attachment_55603" aria-describedby="caption-attachment-55603" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55603" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-11-300x200.jpg" alt="TKH, photographie, photo, portrait, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-11-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-11-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-11-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-11-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-11-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-11-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-11-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-11-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-11-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-11-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-11-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-11-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/TKH-11-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55603" class="wp-caption-text">« C’est possible de réussir partout. Ce qui fera la différence, c’est ta touche personnelle », assure Thierry. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, Thierry refuse de laisser ce constat freiner ses ambitions. Il garde une ligne de conduite qu’il souhaite désormais transmettre : continuer à avancer, croire en ses projets et rester fidèle à sa créativité.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il faut persévérer, mais il ne faut pas trop se fier aux avis des gens qui peuvent empêcher ta progression », </em>estime-t-il. <em>« C’est possible de réussir partout. Ce qui fera la différence, c’est ta touche personnelle. Il faut avoir son propre univers, proposer quelque chose de différent. Les gens te contacteront parce qu’ils savent que tu feras des choses différentes et que tu resteras sur ta propre ligne artistique »</em>, assure-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Il faut se fier à ton instinct, à ta créativité. Il faut y aller, toujours pousser, aller au-delà de ses limites et ne pas abandonner ».</em></p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/10/il-faut-avoir-son-propre-univers-le-regard-singulier-de-thierry-kabugoyi-photographe-a-mayotte/">« Il faut avoir son propre univers », le regard singulier de Thierry Kabugoyi, photographe à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Mayotte, une lycéenne publie un livre avec l&#8217;aide de l&#8217;intelligence artificielle, révélateur d&#8217;une île où écrire reste un défi</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/06/a-mayotte-une-lyceenne-publie-un-livre-avec-laide-de-lintelligence-artificielle-revelateur-dune-ile-ou-ecrire-reste-un-defi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 02:15:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence Artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56411</guid>

					<description><![CDATA[<p>À 17 ans, elle vient de finaliser son deuxième livre. Un essai d'une cinquantaine de pages intitulé : Combien de temps faudra-t-il encore crier ?, dans lequel elle raconte son sentiment d’abandon en tant que Mahoraise, face à des difficultés trop souvent ignorées. Mais derrière cette publication se cache une particularité : la lycéenne reconnaît avoir eu recours à l'intelligence artificielle (IA) pour mener son projet à bien.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/06/a-mayotte-une-lyceenne-publie-un-livre-avec-laide-de-lintelligence-artificielle-revelateur-dune-ile-ou-ecrire-reste-un-defi/">À Mayotte, une lycéenne publie un livre avec l&rsquo;aide de l&rsquo;intelligence artificielle, révélateur d&rsquo;une île où écrire reste un défi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_56414" aria-describedby="caption-attachment-56414" style="width: 212px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56414 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-04-a-11.13.42-212x300.png" alt="" width="212" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-04-a-11.13.42-212x300.png 212w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-04-a-11.13.42-150x212.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-04-a-11.13.42-300x425.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-04-a-11.13.42-500x708.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-04-a-11.13.42.png 565w" sizes="auto, (max-width: 212px) 100vw, 212px" /><figcaption id="caption-attachment-56414" class="wp-caption-text">Dès les premières pages, elle interpelle la République : « Je suis Française. Pourquoi dois-je encore le prouver ? ».</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« Plus de la moitié du travail, c&rsquo;est moi ! »</em>, insiste la lycéenne dont le nom de plume, ou pseudonyme, est <em>Anonyma</em>. L&rsquo;IA lui aurait principalement servi à reformuler les phrases, corriger ses fautes d&rsquo;orthographe et concevoir l&rsquo;illustration de couverture.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dès les premières pages, elle interpelle la République : <em>« Je suis Française. Pourquoi dois-je encore le prouver ? »</em>. Un peu plus loin, elle questionne : <em>« La France. Je suis ton enfant. Pourquoi ai-je parfois l&rsquo;impression d&rsquo;être adoptée ? »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Si elle s&rsquo;est tournée vers l&rsquo;intelligence artificielle, c&rsquo;est d&rsquo;abord par manque de confiance. <em>« Je fais beaucoup de fautes. Je ne suis pas très forte en français. Mes parents ne parlent pas français. J&rsquo;avais peur qu&rsquo;on se moque de mon orthographe »</em>, confie-t-elle.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Elle raconte avoir également demandé à l&rsquo;outil d&rsquo;adoucir certaines formulations lorsqu&rsquo;elle évoquait le Gouvernement. <em>« Je voulais que les dirigeants prennent mon message au sérieux »</em>.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>L’IA va encore davantage fragiliser les choses</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour Vincent Lahoche, directeur de l&rsquo;Agence régionale du livre et de la lecture (ARLL) de Mayotte, <em>« c’est un non-sens »</em>, qui soulève toutefois une question plus large que celle de cette jeune auteure.</p>
<figure id="attachment_10706" aria-describedby="caption-attachment-10706" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-10706" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IA-300x199.png" alt="" width="300" height="199" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IA-300x199.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IA-1024x679.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IA-768x510.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IA-1536x1019.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IA-2048x1359.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IA-150x100.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IA-696x462.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IA-1068x709.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IA-1920x1274.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IA-1320x876.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-10706" class="wp-caption-text">Des pratiques numériques très différentes émergent autour de l’intelligence artificielle selon les territoires et les usages des réseaux sociaux.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« Je ne suis pas opposé au progrès ni aux nouvelles technologies. Mais lorsqu&rsquo;une personne a quelque chose à dire, il faut qu’elle l’écrive avec ses propres mots. Le rôle d&rsquo;un éditeur est précisément d&rsquo;accompagner un auteur, de retravailler son texte. Utiliser l’intelligence artificielle c’est nier ce travail »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« On parle de création et tout est automatisé. C’est un vrai problème ! »</em>, estime-t-il. D&rsquo;autant que le marché du livre est déjà saturé, avec près de 72.000 nouveautés publiées chaque année en France. <em>« Il n’y a pas besoin d’une surproduction. L’IA va encore davantage fragiliser les choses »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour autant, le directeur de l&rsquo;ARLL refuse de réduire le débat à l&rsquo;usage de l&rsquo;intelligence artificielle. Selon lui, cette publication met surtout en lumière les fragilités du territoire.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Une librairie pour environ 120.000 habitants</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À Mayotte, seuls une quinzaine d&rsquo;auteurs sont publiés. L&rsquo;île ne dispose que d&rsquo;une librairie pour environ 120.000 habitants, contre une pour près de 20.000 en métropole. Plusieurs bibliothèques détruites par le cyclone Chido n&rsquo;ont toujours pas rouvert, tandis que certaines communes, comme Sada, n’en ont tout simplement pas. Dans le nord de l&rsquo;île également, l&rsquo;accès aux livres demeure particulièrement limité. <em>« On a fait venir à Mayotte pour 600.000 euros de livres qui sont restés dans les cartons »</em>, se désole le directeur de l’association.</p>
<figure id="attachment_19500" aria-describedby="caption-attachment-19500" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19500" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecole-classe-tableau-illettrisme-heure-pendule-300x208.jpg" alt="Illettrisme, Mayotte, ANLCI" width="300" height="208" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecole-classe-tableau-illettrisme-heure-pendule-300x208.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecole-classe-tableau-illettrisme-heure-pendule-150x104.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecole-classe-tableau-illettrisme-heure-pendule-218x150.jpg 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecole-classe-tableau-illettrisme-heure-pendule-696x483.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ecole-classe-tableau-illettrisme-heure-pendule.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19500" class="wp-caption-text"><span class="titre-titre">Selon l&rsquo;Insee, en 2022 à Mayotte, six adultes sur dix étaient en difficulté à l’écrit en langue française.</span></figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À cela s&rsquo;ajoute un taux d&rsquo;illettrisme bien supérieur à la moyenne nationale. <em>« C&rsquo;est un véritable fléau »</em>, déplore Vincent Lahoche. Il regrette l&rsquo;absence, depuis huit ans, d&rsquo;un schéma de lecture publique, pourtant obligatoire. <em>« Ça va devenir une catastrophe. Mayotte est en train de perdre ses talents et sans culture, une société elle meurt. Mais ce n’est pas une priorité pour les élus locaux », </em>déplore-t-il.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour tenter d&rsquo;inverser la tendance, l’ARLL proposent régulièrement des ateliers d&rsquo;écriture, mène des projets auprès de personnes détenues et lance des concours d&rsquo;écriture. <em>« On va passer dans la majorité des communes durant l’été »</em>, déclare-t-il, <em>« j’invite cette jeune fille à venir y participer avec grand plaisir ! »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Joséphine Puig</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/06/a-mayotte-une-lyceenne-publie-un-livre-avec-laide-de-lintelligence-artificielle-revelateur-dune-ile-ou-ecrire-reste-un-defi/">À Mayotte, une lycéenne publie un livre avec l&rsquo;aide de l&rsquo;intelligence artificielle, révélateur d&rsquo;une île où écrire reste un défi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Yannick Hivin nouveau Directeur Général des Services de la CCSud</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/yannick-hivin-nouveau-directeur-general-des-services-de-la-ccsud/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 11:21:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[CCSud]]></category>
		<category><![CDATA[DGS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir exercé les responsabilités de DGS de la mairie d’Agde (Occitanie) pendant 25 ans, Yannick Hivin va rejoindre la communauté de communes Sud de Mayotte en qualité de DGS. « Je suis particulièrement enthousiaste à l’idée de relever ce nouveau challenge au service d’un territoire aussi dynamique qu’exigeant. Contribuer à l’accompagnement du développement du sud [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/yannick-hivin-nouveau-directeur-general-des-services-de-la-ccsud/">Yannick Hivin nouveau Directeur Général des Services de la CCSud</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Après avoir exercé les responsabilités de DGS de la mairie d’Agde (Occitanie) pendant 25 ans, Yannick Hivin va rejoindre la communauté de communes Sud de Mayotte en qualité de DGS.</p>
<p><em>« Je suis particulièrement enthousiaste à l’idée de relever ce nouveau challenge au service d’un territoire aussi dynamique qu’exigeant. Contribuer à l’accompagnement du développement du sud de Mayotte représente pour moi une mission riche de sens, que j’aborde avec engagement, détermination et humilité.<br />
Place désormais à cette nouvelle étape, avec l’envie forte de contribuer, aux côtés du Président DJAE, des élus et des agents, aux projets et aux ambitions du sud de Mayotte. Ce territoire a des atouts extraordinaires qui méritent d’être valorisés »</em>, a écrit Yannick Hivin sur le réseau LinkedIn.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/yannick-hivin-nouveau-directeur-general-des-services-de-la-ccsud/">Yannick Hivin nouveau Directeur Général des Services de la CCSud</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Le savoir-faire des bijoutiers traditionnels menacé par la montée du plaqué or</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/le-savoir-faire-des-bijoutiers-traditionnels-menace-par-la-montee-du-plaque-or/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 01:45:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[Bijoux]]></category>
		<category><![CDATA[Mariage]]></category>
		<category><![CDATA[Tradition]]></category>
		<category><![CDATA[Transmission]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En pleine saison des Grands Mariages, période où les bijoux traditionnels occupent une place centrale dans les cérémonies, les artisans mahorais peinent pourtant à maintenir leur activité face à plusieurs difficultés qui menacent un savoir-faire transmis depuis des générations.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/le-savoir-faire-des-bijoutiers-traditionnels-menace-par-la-montee-du-plaque-or/">Le savoir-faire des bijoutiers traditionnels menacé par la montée du plaqué or</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, les mois de juillet et d&rsquo;août marquent le début de la saison des Grands Mariages. Pour les femmes mahoraises, deux éléments restent indissociables au quotidien et lors de ces événements  : le salouva et les bijoux traditionnels, généralement en or, ou parfois en argent. Ces parures sont offertes à la mariée, soit pendant le Manzaraka, ou lors d&rsquo;une cérémonie entièrement consacrée.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Pendant longtemps, ces bijoux étaient presque exclusivement fabriqués à Mayotte par des artisans spécialisés dans l&rsquo;orfèvrerie traditionnelle. Aujourd&rsquo;hui, ils sont de moins en moins nombreux à exercer. À Labattoir, Abdallah Saïd fait partie de ceux qui continuent à perpétuer ce métier appris au sein de sa famille.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un savoir-faire transmis de génération en génération</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cela fait maintenant quarante-huit ans qu&rsquo;il travaille l&rsquo;or et l&rsquo;argent. Lorsqu&rsquo;il a commencé, Mayotte n&rsquo;était pas encore un département français. « <em>Mon grand frère était bijoutier, c&rsquo;est lui qui m&rsquo;a tout appris et lui-même avait appris avec les anciens de la famille. Chez nous, ce métier se transmet de génération en génération</em> », raconte le bijoutier.</p>
<p style="text-align: justify;">Il avait quatorze ans lorsqu&rsquo;il a commencé son apprentissage après ne pas avoir été admis en classe de sixième, donc forcé de quitter les bancs de l&rsquo;école. « <em>Je ne voulais pas rester sans rien faire. J&rsquo;ai appris le métier et j&rsquo;ai tout de suite aimé créer et travailler ces matières</em> ».</p>
<figure id="attachment_55261" aria-describedby="caption-attachment-55261" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55261" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-696x391.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1320x742.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55261" class="wp-caption-text">Le fameux bijoux emblématique « cigarette ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans son atelier, chaque bijou demande du temps, Abdallah Saïd est spécialisé dans le travail du filigrane, une technique minutieuse qui consiste à réaliser de fins motifs avec des fils d&rsquo;or ou d&rsquo;argent. « <em>Il faut être calme, minutieux et ne surtout pas se précipiter. Par exemple, pour fabriquer un bijou avec le motif « cigarette », il me faut une dizaine de jours</em> », explique-t-il.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Parmi les créations les plus recherchées figurent le bijou « cigarette » en raison de sa forme, l&rsquo;Ylang-Ylang, le Gnora, qui signifie « étoile », ou encore le Msoila, dont la forme rappelle un tapis de prière. Ces modèles font partie du patrimoine culturel mahorais et restent associés aux mariages traditionnels.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une profession confrontée à de nouvelles difficultés</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette période, autrefois la plus importante de l&rsquo;année pour les artisans, ne connaît plus le même engouement. « <em>Il y a trois ou quatre ans, pendant les grandes vacances, on avait énormément de clients. Aujourd&rsquo;hui, les gens viennent, regardent les vitrines et repartent</em> », déplore-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, le passage de Chido a profondément bouleversé la situation économique des familles. Beaucoup ont dû consacrer leur budget à la réparation de leur maison et certains mariages ont été reportés. Même si sa boutique n&rsquo;a pas été directement touchée, Abdallah Saïd dit avoir subi une série de cambriolages juste après le cyclone, pour un préjudice d&rsquo;environ 120.000 euros.</p>
<figure id="attachment_55256" aria-describedby="caption-attachment-55256" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55256" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-300x125.jpg" alt="" width="300" height="125" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-300x125.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-1024x427.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-768x320.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-150x63.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-696x290.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-1068x445.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-500x208.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-800x333.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55256" class="wp-caption-text">Un panneau, composé de plusieurs bijoux en or, est offert à la mariée par la belle-famille. CR : Département de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À ces difficultés s&rsquo;ajoute une concurrence de plus en plus forte. En effet, de nombreuses familles choisissent désormais d&rsquo;acheter leurs bijoux à Dubaï, ou en Inde, où les prix sont souvent plus attractifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Une situation qui pénalise les artisans locaux, même si certains clients reviennent finalement vers eux.  « <em>Il y a des personnes qui achètent là-bas mais qui préfèrent finalement les modèles traditionnels. Alors ont fait fondre leurs bijoux pour en fabriquer de nouveaux</em> ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Cependant, le phénomène qui inquiète le plus les bijoutiers reste toutefois le plaqué or. À première vue, certaines copies ressemblent fortement aux bijoux traditionnels, et leur prix, beaucoup plus bas, attire beaucoup d&rsquo;acheteurs. « <em>C&rsquo;est vraiment ce qui nous assomme ! Dans notre tradition, c&rsquo;est de l&rsquo;or véritable que l&rsquo;on offre à la mariée. Cette tradition existe toujours, mais le plaqué or risque de l&rsquo;effacer</em> ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Autre obstacle de taille, la hausse spectaculaire du prix de l&rsquo;or. Selon lui, le gramme se trouvait autrefois autour de 30 euros, contre environ 200 euros aujourd&rsquo;hui dans l&rsquo;Hexagone et près de 120 euros à Madagascar, une augmentation qui impacte forcément le coût des bijoux fabriqués à la main.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Transmettre le métier pour préserver la tradition</strong></h2>
<figure id="attachment_55260" aria-describedby="caption-attachment-55260" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55260" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55260" class="wp-caption-text">L&rsquo;artisan a formé son fils qui aujourd&rsquo;hui détient sa propre bijouterie, non loin de celle de son père.</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Malgré ces difficultés, l&rsquo;artisan ne compte pas abandonner son métier et continue à transmettre son savoir. Son fils a appris à ses côtés et quelques jeunes viennent régulièrement dans son atelier pour découvrir les techniques de fabrication.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je suis prêt à former des jeunes ! Il faut transmettre ce savoir-faire comme nos anciens l&rsquo;ont fait avec nous. Pour cela, il faudrait qu&rsquo;on soit accompagnés pour pouvoir former cette nouvelle génération</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Après près d&rsquo;un demi-siècle passé derrière son établi, le bijoutier reste animé par la même passion. « <em>Ce métier, c&rsquo;est toute ma vie, c&rsquo;est grâce à lui que j&rsquo;ai nourri ma famille pendant des années</em> ».</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/le-savoir-faire-des-bijoutiers-traditionnels-menace-par-la-montee-du-plaque-or/">Le savoir-faire des bijoutiers traditionnels menacé par la montée du plaqué or</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« Elles Tech Tour Maroc » : des entrepreneuses mahoraises voient plus grand pour développer leur activité</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/08/ne-pas-pdfelles-tech-tour-maroc-des-entrepreneuses-mahoraises-voient-plus-grand-pour-developper-leur-activite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 01:30:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Elles Tech Tour Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Entrepreunariat]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[French Tech Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[start-up]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55001</guid>

					<description><![CDATA[<p>Invitées à participer à la deuxième édition du Elles Tech Tour Maroc grâce au soutien de la French Tech Mayotte, quatre entrepreneuses de Mayotte ont passé une semaine à la rencontre des acteurs de l'innovation marocaine, avec l'ambition de développer leurs projets au-delà de l'île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/08/ne-pas-pdfelles-tech-tour-maroc-des-entrepreneuses-mahoraises-voient-plus-grand-pour-developper-leur-activite/">« Elles Tech Tour Maroc » : des entrepreneuses mahoraises voient plus grand pour développer leur activité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Une semaine peut parfois suffire à changer la manière de voir son entreprise. C’est le sentiment partagé par quatre entrepreneuses mahoraises invitées à participer à la deuxième édition du « Elles Tech Tour Maroc », grâce au soutien financier de la Direction générale des Outre-mer (DGOM), dans le cadre des actions portées par Mayotte in Tech et la French Tech.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant plusieurs jours, elles ont rencontré des startups, des investisseurs, de grandes entreprises et des acteurs de l’innovation marocaine, avec l’objectif de créer des contacts et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour leurs projets.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une immersion qui dépasse les attentes</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/15/de-mayotte-au-monde-youmna-mouhamad-ou-le-parcours-dune-entrepreneuse-hors-norme/">Pour Youmna Mouhamad, fondatrice de Nyfasi</a>, le voyage répondait d’abord à un besoin très concret : trouver des distributeurs pour développer sa marque de produits capillaires sur le marché marocain. Mais au fil des rencontres, ses attentes ont évolué. « <em>Je suis venue avec l’idée de rencontrer des distributeurs. Finalement, je repars avec beaucoup plus</em> », raconte-t-elle.</p>
<figure id="attachment_55006" aria-describedby="caption-attachment-55006" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55006" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-300x224.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-1024x763.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-768x573.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-696x519.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-1068x796.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-500x373.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848-800x596.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8848.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55006" class="wp-caption-text">Le port de Tanger Med a également retenu l&rsquo;attention des Mahoraises. L&rsquo;un des principaux ports du Maroc, connecté aux marchés européens et africains. CR : French Tech Casablanca</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’une des rencontres qui l’a le plus marquée est celle d’une professionnelle qui lui a proposé de la former au « design thinking », une méthode qui permet de repenser un produit à partir des besoins des utilisateurs afin de continuer à l’innover. « <em>Elle a vu le potentiel de mon produit et elle m’a proposé de m’accompagner, même à distance. Je n’étais pas venue pour ça, mais c’est une vraie opportunité</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Les discussions avec plusieurs marocaines lui ont également permis de mieux cerner le marché local. Entre conseils, habitudes d&rsquo;achat et recommandations de points de vente, elle dit avoir recueilli des informations qu&rsquo;elle n&rsquo;aurait pas obtenues de la même manière en menant une recherche à distance. « <em>C&rsquo;était presque une première étude de marché. J&rsquo;ai pu voir qu&rsquo;il y avait un vrai intérêt</em> », confie-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des opportunités pour les entrepreneuses</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Les autres entrepreneuses mahoraises présentes au Maroc ont elles aussi trouvé de nouvelles pistes de développement. Anazra Mohamed, fondatrice de Nouringa Coffee, y a participé avec l’idée de faire avancer concrètement sa startup.</p>
<figure id="attachment_55007" aria-describedby="caption-attachment-55007" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55007" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-1024x767.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-768x575.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-696x521.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-1068x800.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-500x374.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830-800x599.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8830.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55007" class="wp-caption-text">La société Capgemini, spécialisée dans les technologies, a mis son équipe de leadership à la disposition des quatre mahoraises. <em data-start="259" data-end="290">CR : French Tech Maroc.</em></figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur place, elle cherchait surtout des idées pour renforcer la partie digitale de son activité, que ce soit autour des recettes, de la gestion des franchises, des commandes ou encore de l’expérience client.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>L’objectif, c’était vraiment de voir comment on peut faire évoluer tout ça et accélérer le développement technologique de Nouringa</em> », explique-t-elle, tout en profitant du séjour pour rencontrer des experts et des investisseurs susceptibles d’accompagner la suite de son développement.</p>
<p style="text-align: justify;">Lenonelle Redjeraka, vidéaste et porteuse du projet LEO DIGIT, est venue défendre une autre vision de l&rsquo;entrepreneuriat. Son objectif est de créer une plateforme numérique qui met en valeur les femmes entrepreneures et facilite les liens entre Mayotte, l&rsquo;océan Indien, l&rsquo;Afrique et l&rsquo;Europe. « <em>Le concept a beaucoup plus au Maroc, on m&rsquo;a demandé si j&rsquo;étais intéressée de faire le même, mais pour les femmes marocaines</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Youmna Mouhamad, cette engouement montre que les entreprises mahoraises ont des cartes à jouer sur le marché marocain. « <em>Jane Jaquin, ses robes en nabawane sont toutes parties sur le site</em> », explique la fondatrice de Nyfasi.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le défi des infrastructures à Mayotte</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Si cette immersion ouvre de nouvelles perspectives, elle met aussi en évidence les différences entre les deux territoires. Pour les entrepreneuses, le principal écart concerne les infrastructures.</p>
<p style="text-align: justify;">Elles décrivent un écosystème où universités, centres de recherche, investisseurs et grandes entreprises travaillent ensemble pour accompagner les startups,  des outils et des moyens dont les entreprises mahoraises ne disposent pas toujours. « <em>L&rsquo;infrastructure, c&rsquo;est le mot qu&rsquo;on a tous évoqué. Ici c&rsquo;est vraiment très développé. Quand on a visité le Technopark, ça nous a fait rêver à ce que pourrait devenir la Technopole de Mayotte. Il y a beaucoup à faire, mais Mayotte est un jeune territoire et il y a des choses qui sont en train d&rsquo;être faites</em> », explique Youmna Mouhamad.</p>
<figure id="attachment_55008" aria-describedby="caption-attachment-55008" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55008" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-300x166.jpg" alt="" width="300" height="166" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-300x166.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-1024x566.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-768x425.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-150x83.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-696x385.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-1068x591.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-500x277.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846-800x442.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8846.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55008" class="wp-caption-text">Après une semaine d&rsquo;immersion, les participantes repartent avec plein d&rsquo;initiatives pluridisciplinaires pour leurs entreprises. CR : French Tech Casablanca.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La question de la logistique est également revenue dans les échanges avec les différents acteurs. La jeune femme cite notamment les délais d&rsquo;approvisionnement, bien plus courts au Maroc. « <em>Un colis qui vient de Chine, ici ils le reçoivent en 20 jours. À Mayotte, certains d&rsquo;entre nous peuvent attendre jusqu&rsquo;à trois mois pour le recevoir ! </em>», poursuit-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré ces différences, les quatre participantes repartent avec la conviction que les projets développés à Mayotte peuvent trouver leur place bien au-delà de l&rsquo;île. « <em>Ce séjour m&rsquo;a permis de prendre conscience de l&rsquo;opportunité que le Maroc offre pour l&rsquo;internationalisation des technologies mahoraises et des entreprises mahoraises</em> », résume Youmna Mouhamad.</p>
<p style="text-align: justify;">Un constat qu&rsquo;elle souhaite partager avec les jeunes entrepreneurs de l&rsquo;île. Selon elle, les innovations développées sur le territoire ne doivent pas être pensées uniquement pour le marché local. Elles peuvent aussi être construites avec l&rsquo;ambition de s&rsquo;ouvrir à d&rsquo;autres pays.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI</p>
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		<title>Nizar ASSANI HANAFFI élu conseiller fédéral de la Fédération des Entreprises Sociales pour l’Habitat</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/29/nizar-assani-hanaffi-elu-conseiller-federal-de-la-federation-des-entreprises-sociales-pour-lhabitat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 12:40:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[AL’MA Action Logement]]></category>
		<category><![CDATA[Fédération des Entreprises Sociales pour l’Habitat]]></category>
		<category><![CDATA[Nizar ASSANI HANAFFI]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nizar ASSANI HANAFFI, Président d’AL’MA Action Logement sera conseiller fédéral de la Fédération des Entreprises Sociales pour l’Habitat (ESH) pour les quatre prochaines années. Au sein de cette instance qui rassemble l&#8217;ensemble des ESH de France, Nizar ASSANI HANAFFI représentera les territoires de l&#8217;océan Indien aux côtés de Valérie Lenormand, Directrice Générale de la Société [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Nizar ASSANI HANAFFI, Président d’AL’MA Action Logement sera conseiller fédéral de la Fédération des Entreprises Sociales pour l’Habitat (ESH) pour les quatre prochaines années.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Au sein de cette instance qui rassemble l&rsquo;ensemble des ESH de France, Nizar ASSANI HANAFFI représentera les territoires de l&rsquo;océan Indien aux côtés de Valérie Lenormand, Directrice Générale de la Société anonyme d&rsquo;Habitations à Loyer Modéré de la Réunion (SHLMR). À travers ce mandat, Nizar ASSANI HANAFFI prendra part aux travaux des commissions fédérales et mettra l&rsquo;expertise construite sur notre territoire au service de tout le réseau.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/29/nizar-assani-hanaffi-elu-conseiller-federal-de-la-federation-des-entreprises-sociales-pour-lhabitat/">Nizar ASSANI HANAFFI élu conseiller fédéral de la Fédération des Entreprises Sociales pour l’Habitat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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