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	<title>Archives des Justice - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Justice - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Port de Longoni : la nouvelle gestion publique garde le cap, mais navigue à vue avec l’État</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/20/port-de-longoni-la-nouvelle-gestion-publique-garde-le-cap-mais-navigue-a-vue-avec-letat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 02:30:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[DSP]]></category>
		<category><![CDATA[EPPCM]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Port de l'État]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte Channel Gateway]]></category>
		<category><![CDATA[Port de Longoni]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce mercredi 19 août, le Conseil d’administration de l’Établissement Public du Port de Commerce de Mayotte s’est réuni  pour valider son budget et fixer une nouvelle grille tarifaire. À douze jours de la prise en main directe du port de Longoni, la collectivité veut rassurer les usagers. Elle doit pourtant composer avec l'ancien délégataire MCG et l'absence de calendrier précis de la part de l'État.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/20/port-de-longoni-la-nouvelle-gestion-publique-garde-le-cap-mais-navigue-a-vue-avec-letat/">Port de Longoni : la nouvelle gestion publique garde le cap, mais navigue à vue avec l’État</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C’est une vraie course contre la montre qui se joue actuellement au Département. Suite aux décisions de justice prononçant la résiliation anticipée de la DSP accordée à Mayotte Channel Gateway (MCG), initialement prévue jusqu’en 2027, le Département-Région de Mayotte prépare activement le grand basculement du 1er septembre prochain. Réuni en Conseil d’administration, l’EPPCM, la structure publique créée pour assurer la transition  a franchi une étape décisive lors de sa troisième séance de travail.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong data-start="214" data-end="277">Des tarifs revus à la baisse après des années d’incertitude</strong></h2>
<figure id="attachment_56927" aria-describedby="caption-attachment-56927" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-56927" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9834-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9834-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9834-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9834-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9834-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9834-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9834-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9834-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9834-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9834-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9834-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9834-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9834-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9834-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9834-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56927" class="wp-caption-text">La collectivité se dit prête pour la reprise du port prévue, dans les prochains jours.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C’était l&rsquo;une des grandes questions qui préoccupait la population et les acteurs économiques. Pour bien comprendre l&rsquo;enjeu, il faut rappeler que l&rsquo;annulation de la DSP reposait en partie sur les pratiques de l&rsquo;ancien délégataire, accusé d&rsquo;avoir appliqué pendant des années des tarifs sans base légale ni validation officielle de la collectivité.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la nouvelle gestion publique, il fallait donc revoir la procédure. Après une première version présentée en commission financière fin juillet et retravaillée suite aux retours du Conseil portuaire, les nouveaux tarifs ont été affichés le 4 août. Ce mercredi, le Conseil d&rsquo;administration les a validés à l&rsquo;unanimité.</p>
<p>Pour la construire, l’EPPCM s’est appuyé sur les prix pratiqués anciennement, certains sont restés les mêmes, d’autres ont été baissés. Des tarifs pourtant très critiqués ces dernières années par les acteurs économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">La Présidente Zamimou Ahamadi, rappelle que la CCI, opposée au départ, a finalement voté pour : <i data-path-to-node="10" data-index-in-node="402">« Si on a eu la validation de tout le monde, ça veut dire qu&rsquo;on a tenu compte des observations ».</i> Alors que les derniers tarifs validés datent de 2015 et que l&rsquo;inflation post-cyclonique pèse sur les ménages, l&rsquo;établissement a fait le choix de ne pas augmenter les prix pour préserver le pouvoir d&rsquo;achat.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le Grand Port de l&rsquo;État : calendrier incertain</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;urgence du démarrage est financée par le Département grâce à une avance remboursable de 4 millions d&rsquo;euros, ajustée aux besoins réels du port, la vision à long terme reste encore floue. En effet, la structure doit assurer la transition jusqu&rsquo;à la création du « Grand Port Maritime de l’État », annoncée par le président de la République et inscrite dans la loi. Mais, sur le terrain, aucun calendrier n’a encore été fixé avec Paris.</p>
<figure id="attachment_29256" aria-describedby="caption-attachment-29256" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-29256" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Macron-300x200.jpg" alt="Appel au Président, reconstruction, aide, Chido, Emmanuel Macron" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Macron-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Macron-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Macron-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Macron-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Macron.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29256" class="wp-caption-text">Le président Emmanuel Macron avait annoncé la reprise du port par l&rsquo;Etat.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Interrogée sur l&rsquo;avenir financier du port et sur la manière dont le Département sera compensé quand l&rsquo;État reprendra la main, Mariam Saïd Kalame reconnaît que la décision de justice a bousculé tout le monde. <i data-path-to-node="13" data-index-in-node="209">« On a tous été pris de court par rapport à la décision de la justice d&rsquo;interrompre la DSP prématurément. Je pense que l&rsquo;État aussi se trouve dans la même situation que nous ! ». </i></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;élue demande donc de laisser l&rsquo;établissement s&rsquo;installer : «<i data-path-to-node="13" data-index-in-node="510"> Ce qui nous intéresse là aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est d&rsquo;assurer déjà la continuité de l&rsquo;activité portuaire à partir du 1er septembre. Laissez-nous démarrer l&rsquo;établissement. Après, on va aller à la réponse de votre question à savoir le projet du port de l&rsquo;État </i>»<i data-path-to-node="13" data-index-in-node="510">. </i>Le sujet pourrait rapidement revenir sur la table, avec la venue annoncée de Sébastien Lecornu à Mayotte la semaine prochaine.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-path-to-node="14"><strong>Comment le port s&rsquo;organise pour le jour J ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour faire tourner le site dans moins de deux semaines, la nouvelle direction doit aussi organiser la transition avec l’équipe sortante, la direction de l’EPPCM confirme échanger avec MCG à ce sujet. Mais un désaccord majeur reste à régler sur la propriété des gros équipements, notamment les grues et les portiques RTG. Une expertise judiciaire est par ailleurs toujours en cours sur ce dossier.</p>
<figure id="attachment_20516" aria-describedby="caption-attachment-20516" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-20516" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hélico-Longoni-porte-container-copie-300x213.jpg" alt="" width="300" height="213" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hélico-Longoni-porte-container-copie-300x213.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hélico-Longoni-porte-container-copie-150x107.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hélico-Longoni-porte-container-copie-696x495.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hélico-Longoni-porte-container-copie.jpg 750w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-20516" class="wp-caption-text">Les grues du port de Longoni au cœur du désaccord sur la propriété des équipements.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour éviter tout blocage le jour j au matin, la Présidente Zamimou Ahamadi affirme que ses équipes préparent plusieurs options. <i data-path-to-node="14" data-index-in-node="136">« La DSP dit que les grues ce sont des biens du Département. On n&rsquo;a pas toujours la même lecture avec MCG qui considère peut-être que ce sont ses biens. Donc on est obligé de réfléchir à plusieurs scénarios. Si la solution A ne fonctionne pas, on a la solution B ». </i></p>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan administratif et humain, l&rsquo;organisation est parée. L&rsquo;établissement a nommé son Directeur général, Henri Dupuis. Le budget voté ce 19 août garantit la reprise des salariés du port, comme le prévoit la loi, ainsi que les recrutements et commandes nécessaires.</p>
<p style="text-align: justify;">«<em> On assure aux Mahorais qu&rsquo;on sera prêt. On fait tout pour qu&rsquo;il y ait une continuité du service public parce que nous savons tous que c&rsquo;est le poumon économique de Mayotte et on ne peut que réussir</em> », conclut la Présidente Zamimou Ahamadi.</p>
<p>Le rendez-vous est pris dans moins de deux semaines sur les quais de Longoni pour voir si la transition se fera sans complications.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Justice : Au mauvais endroit au mauvais moment</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/11/justice-au-mauvais-endroit-au-mauvais-moment/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 02:15:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunes de Cavani]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes de M’Gombani]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[victime]]></category>
		<category><![CDATA[Violences aggravées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quatre jeunes d’une vingtaine d’années comparaissaient la semaine dernière devant le tribunal pour violence aggravée, évitant de peu la cour d’assises. La victime ? Un homme qui rentrait tranquillement chez lui et qui n’avait rien demandé.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les faits se sont déroulés à l‘occasion de la grande finale de la course de pneus fin juin. L’ambiance dans les rues de Mamoudzou était plutôt festive et bon enfant, de nombreuses personnes étaient venues assister en famille à cet événement incontournable dans l’île. Un jeune d’une vingtaine d’années originaire de M’Gombani, seul, croise alors un groupe de jeunes d’un autre quartier, celui de Cavani. Un de ces membres le reconnait et commence à lui jeter des pierres. Il arrive à s’enfuir en évitant de se faire lyncher et appelle ses amis situés non loin de là. Bien alcoolisés…, ils décident de retrouver le groupe de Cavani pour en découdre.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><em>« Je me suis fait agresser alors que je n’ai rien fait »</em></strong></h2>
<figure id="attachment_46194" aria-describedby="caption-attachment-46194" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46194" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-300x169.jpeg" alt="Mayotte, jeunes, violences, Kawéni," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-300x169.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-1024x576.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-768x432.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-1536x864.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-150x84.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-696x392.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-1068x601.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-1320x743.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46194" class="wp-caption-text">Un jeune d’une vingtaine d’années originaire de M’Gombani, seul, croise alors un groupe de jeunes d’un autre quartier, celui de Cavani, s&rsquo;en suit des jets de pierres.(Illustration).</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le groupe de jeunes de M’Gombani ne retrouvant pas celui de Cavani s’en est pris alors à un homme seul qui se trouvait malencontreusement sur leur route. <em>« J’étais au bar Fly le jour de la course de pneus… je suis passé par là pour descendre chez moi à Cavani. Je me suis fait agresser alors que ne n’ai rien fait. Je n’accompagnais personne, j’étais tranquille »</em>, raconte la victime à la barre du tribunal.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Elle a essuyé un véritable déchainement de violence de la part de ce groupe de jeunes : jet de pierres, puis ils l’ont coursé avant de le mettre au sol, s’en est suivi des coups de pied, des jets de parpaing sur son corps alors qu’il était à terre. La procureure n’a pas manqué de leur rappeler qu’ils ont évité de justesse la cour d’assises. Devant le tribunal, les quatre prévenus ont reconnu les faits et ont présenté leurs plus plates excuses : <em>« Je suis désolé de ce que j’ai fait »</em>. <em>« Je m’excuse je ne veux pas de conflit avec la victime »</em>. <em>« C’était pas ma volonté de le blesser »</em>.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Plusieurs années de prison ferme requises pour deux d’entre eux</strong></h2>
<figure id="attachment_16332" aria-describedby="caption-attachment-16332" style="width: 199px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-16332 " src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Tribunal-Illustration-®MLGIMG_5438-jpg-225x300.webp" alt="Tribunal de Mamoudzou, agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans à Bandraboua" width="199" height="265" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Tribunal-Illustration-®MLGIMG_5438-jpg-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Tribunal-Illustration-®MLGIMG_5438-jpg-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Tribunal-Illustration-®MLGIMG_5438-jpg-1152x1536.webp 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Tribunal-Illustration-®MLGIMG_5438-jpg-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Tribunal-Illustration-®MLGIMG_5438-jpg-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Tribunal-Illustration-®MLGIMG_5438-jpg-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Tribunal-Illustration-®MLGIMG_5438-jpg-1068x1424.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Tribunal-Illustration-®MLGIMG_5438-jpg-1320x1760.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Tribunal-Illustration-®MLGIMG_5438-jpg.webp 1536w" sizes="auto, (max-width: 199px) 100vw, 199px" /><figcaption id="caption-attachment-16332" class="wp-caption-text">La procureure a demandé 5 et 4 ans de prison ferme ; et pour les deux autres 3 ans et 18 mois de prison ferme.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La procureure, visiblement choquée par un tel déchainement de violence gratuite, ne s’est pas laisser attendrir par leurs jeunes âges. <em>« Les faits sont d’une extrême violence, ils auraient pu le tuer ! Ils n’ont même pas eu des mots d’excuse pour la victime. C’est un groupe d’individus qui a pourchassé un homme seul. Les vidéos du drone et la présence d’un témoin sur place ne font aucun doute sur leur culpabilité. Mes réquisitions seront donc à la hauteur de la gravité des faits et seront élevées »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En effet, le ministère public a requis de la prison ferme et le maintien en détention des quatre jeunes. Pour les deux qui avaient un casier judiciaire, la procureure a demandé 5 et 4 ans de prison ferme ; et pour les deux autres 3 ans et 18 mois de prison ferme.</p>
<h2></h2>
<p>&nbsp;</p>
<h2></h2>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><em>« Un dossier qui illustre les difficultés de la jeunesse à Mayotte »</em></strong></h2>
<figure id="attachment_4835" aria-describedby="caption-attachment-4835" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4835" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avocat-Fatih-Rahmani-jpg-225x300.webp" alt="Tribunal de Mamoudzou, vol avec armes, vol avec séquestration" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avocat-Fatih-Rahmani-jpg-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avocat-Fatih-Rahmani-jpg-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avocat-Fatih-Rahmani-jpg-1152x1536.webp 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avocat-Fatih-Rahmani-jpg-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avocat-Fatih-Rahmani-jpg-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avocat-Fatih-Rahmani-jpg-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avocat-Fatih-Rahmani-jpg-1068x1424.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avocat-Fatih-Rahmani-jpg-1320x1760.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Avocat-Fatih-Rahmani-jpg.webp 1530w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-4835" class="wp-caption-text">Me Rahmani a interjeté appel de la décision du tribunal pour deux des prévenus.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour l’un des avocats de la défense, Me Rahmani, ces quatre jeunes n’avaient pas d’intention criminelle, contrairement à ce que pense le ministère public. <em>« Certes il y a eu des violences et ils avaient bu et consommé du cannabis… mais il n’y avait pas d’intention criminelle. Ce dossier illustre les difficultés de la jeunesse à Mayotte. C’est malheureusement un cas classique à Mayotte quand des jeunes de quartiers différents se croisent »</em>. Il a plaidé pour une certaine indulgence de la part du tribunal. <em>« Ils n’ont pas besoin d’être maintenus en détention. D’accord pour qu’ils soient condamnés mais avec un aménagement de peine d’autant qu’elles sont beaucoup trop importantes »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Quant à Me Idriss, autre avocat de la défense, il s’est étonné des réquisitions demandées. <em>« Je ne comprends pas la sévérité du ministère public alors que pour deux des prévenus ils n’ont pas de casier judiciaire, et qu’ils ont tous reconnu les faits. L’enfermement n’est pas la solution »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Après avoir délibéré, le tribunal a finalement suivi les réquisitions sévères du ministère public en prononçant des condamnations de 5 ans, 4 ans et 2 ans de prison ferme pour trois d’entre eux ; et 2 ans, dont un an avec sursis, pour le dernier.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Contacté, Me Rahamani nous a indiqué avoir interjeté appel pour les deux jeunes condamnés à 5 ans et 4 ans de prison ferme.</p>
<p style="text-align: justify;">B.J.</p>
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		<title>« Trois illégalités identifiées », six mois pour les corriger : la justice suspend l&#8217;autorisation de l&#8217;usine de dessalement d&#8217;Ironi Bé</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/31/trois-illegalites-six-mois-pour-les-corriger-la-justice-suspend-lautorisation-de-lusine-de-dessalement-dironi-be/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 12:13:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Crise de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Ironi Bé]]></category>
		<category><![CDATA[LEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal administratif]]></category>
		<category><![CDATA[usine de dessalement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le tribunal administratif de Mayotte suspend l'autorisation environnementale de la future usine de dessalement d'Ironi Bé, tout en laissant six mois à l'État et au Syndicat Les Eaux de Mayotte (LEMA) pour régulariser trois manquements jugés illégaux. Une décision qui ne remet pas en cause le projet mais qui rappelle que l'urgence ne dispense pas du respect du droit de l'environnement. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La justice a tracé une ligne de crête entre urgence sanitaire et exigences environnementales. Dans une décision rendue ce vendredi 31 juillet 2026, le tribunal administratif de Mayotte a suspendu l&rsquo;autorisation environnementale délivrée le 3 juillet 2025 pour la construction de la future usine de dessalement d&rsquo;Ironi Bé, à Dembéni.</p>
<p style="text-align: justify;">Les juges ont toutefois choisi de ne pas annuler immédiatement le projet. Ils accordent au préfet de Mayotte et au Syndicat mixte Les Eaux de Mayotte (LEMA) un délai de six mois pour corriger trois irrégularités avant de statuer définitivement sur le recours porté par les associations Mayotte Nature Environnement (MNE), France Nature Environnement (FNE) et GEPOMAY. Dans un premier jugement rendu le 22 juillet dernier, le tribunal avait en revanche déclaré irrecevable la requête de Sea Shepherd France, déposée après la clôture de l&rsquo;instruction.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Trois manquements environnementaux jugés suffisamment sérieux</b></h2>
<figure id="attachment_11662" aria-describedby="caption-attachment-11662" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-11662" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-11662" class="wp-caption-text">La mangrove d&rsquo;Ironi Bé, à Dembéni, est au cœur des enjeux environnementaux du projet de dessalement, pour lequel le tribunal administratif de Mayotte a notamment relevé une compensation insuffisante de la destruction des zones humides et l&rsquo;absence de mesures spécifiques en faveur du palétuvier gros poumon, une espèce végétale protégée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le tribunal a retenu <em>« trois illégalités »</em> précises. La première concerne le non-respect de plusieurs réserves émises dans l&rsquo;avis conforme du ministre chargé de la protection de la nature.</p>
<p style="text-align: justify;">Les juges relèvent notamment que le Parc naturel marin de Mayotte n&rsquo;avait pas été informé de <em>« la nature des molécules chimiques rejetées dans le lagon »</em> et que les mesures compensatoires prévues pour la destruction des zones humides restaient insuffisantes. Selon le jugement, <em>« les modalités de compensation (&#8230;) sont suffisantes au titre d&rsquo;un facteur un, mais insuffisantes au titre d&rsquo;un facteur trois</em>« , comme l&rsquo;exigeait l&rsquo;avis ministériel.</p>
<p style="text-align: justify;">La deuxième irrégularité vise l&rsquo;absence de mise en œuvre d&rsquo;un écran anti-matières en suspension (MES), destiné à limiter les impacts des travaux sur les fonds marins. Enfin, le tribunal relève qu&rsquo;aucune mesure spécifique n&rsquo;avait été prévue pour protéger le palétuvier gros poumon (<i>Bruguiera gymnorhiza</i>), une espèce végétale protégée.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces trois manquements sont toutefois considérés comme régularisables. C&rsquo;est précisément ce qui conduit les juges à suspendre l&rsquo;autorisation tout en sursoyant à statuer, plutôt qu&rsquo;à prononcer son annulation immédiate. Si ces corrections interviennent dans le délai de six mois, le tribunal examinera alors si elles permettent de maintenir l&rsquo;autorisation environnementale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une usine jugée indispensable malgré les irrégularités</b></h2>
<figure id="attachment_12440" aria-describedby="caption-attachment-12440" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-12440" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-300x225.jpg" alt="Mayotte, TA, tribunal administratif, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-12440" class="wp-caption-text">Le tribunal administratif de Mayotte, a suspendu, ce 31 juillet 2026, l&rsquo;autorisation environnementale de la future usine de dessalement d&rsquo;Ironi Bé et accordé six mois au préfet de Mayotte et au Syndicat Les Eaux de Mayotte (LEMA) pour régulariser trois irrégularités avant de statuer définitivement sur le recours des associations environnementales.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La décision marque aussi une victoire pour l&rsquo;État sur plusieurs autres points contestés par les associations. Le tribunal reconnaît notamment que le projet répond à une situation exceptionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Il rappelle que l&rsquo;usine de dessalement vise à faire face à <em>« une grave crise d&rsquo;approvisionnement de la population de Grande Terre en eau potable »</em>, aggravée par les conséquences du passage du cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024 et de la tempête Dikéledi, passée le 18 janvier 2025. Dans ces conditions, les juges estiment que le projet participe<em> « directement à la mise en œuvre de préoccupations de santé et de salubrité publique »</em>, relevant de l&rsquo;ordre public.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre point sensible : la participation du public. Les magistrats reconnaissent que le projet aurait dû, en principe, faire l&rsquo;objet d&rsquo;une enquête publique en raison de son emprise sur le domaine public maritime. Mais ils considèrent que cette irrégularité n&rsquo;a pas privé les citoyens d&rsquo;une garantie, compte tenu de l&rsquo;importante consultation organisée entre le 18 mars et le 17 avril 2025. Le dossier a été consulté plus de 7 300 fois, téléchargé près de 1 300 fois et a recueilli 419 contributions. Dans ces conditions, le tribunal estime que l&rsquo;absence d&rsquo;enquête publique n&rsquo;a pas eu d&rsquo;influence sur le sens de la décision administrative.</p>
<p style="text-align: justify;">La bataille judiciaire est donc loin d&rsquo;être achevée. En suspendant son jugement plutôt qu&rsquo;en annulant immédiatement l&rsquo;autorisation, le tribunal laisse une possibilité de régularisation, tout en rappelant que les exigences du droit de l&rsquo;environnement s&rsquo;imposent également aux projets présentés comme répondant à une situation d&rsquo;urgence. La décision définitive est désormais suspendue aux réponses qu&rsquo;apporteront l&rsquo;État et le LEMA dans les six mois à venir.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
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		<title>À Mayotte, la justice accélère le traitement des violences sexuelles sur mineurs</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/23/a-mayotte-la-justice-accelere-le-traitement-des-violences-sexuelles-sur-mineurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 02:30:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[procureure générale de La Réunion-Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences sexuelles sur mineurs]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55915</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après le réexamen de 452 procédures à Mayotte, le parquet assure avoir enclenché une nouvelle dynamique dans le traitement des violences sexuelles commises sur des mineurs. Mais la procureure générale de La Réunion-Mayotte reconnaît que le territoire manque toujours de moyens humains pour répondre durablement à l'ampleur de la tâche.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Suite à l&rsquo;affaire Lyhanna*, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, avait demandé aux procureurs de toute la France de réexaminer l&rsquo;ensemble des procédures en cours concernant les infractions sexuelles commises sur des mineurs afin d&rsquo;identifier les dossiers les plus sensibles et d&rsquo;accélérer leur traitement. Une opération inédite, menée avec les services de police et de gendarmerie, qui a conduit à la révision de plus de 69.000 dossiers au niveau national.</p>
<figure id="attachment_33035" aria-describedby="caption-attachment-33035" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33035" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33035" class="wp-caption-text">À Mayotte, 452 procédures ont été passées au crible en seize jours, mobilisant les sept magistrats du parquet de Mamoudzou.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À Mayotte, 452 procédures ont été passées au crible en seize jours, mobilisant les sept magistrats du parquet de Mamoudzou. Une tâche d&rsquo;autant plus complexe que le territoire concentre les dossiers les plus anciens.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« <em>C&rsquo;est un surcroît de travail conséquent </em>», reconnaît le procureur de la République de Mayotte, Guillaume Dupont. « <em>Cet exercice a été très difficile. Il a fallu identifier les procédures, les recouper, parfois entre plusieurs services d&rsquo;enquête. Et le plus dur reste à faire</em> », complète la procureure générale, Fabienne Atzori.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une accélération des gardes à vue</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour le parquet, ce réexamen produit déjà des effets concrets. Alors que 66 gardes à vue pour des faits de violences sexuelles sur mineurs avaient été enregistrées au premier semestre 2026, une nette accélération a été réalisée ces dernières semaines. À lui seul, le mois de juin a donné lieu à 21 gardes à vue, auxquelles s&rsquo;ajoutent 16 nouvelles mesures lors de la première semaine de juillet. « <em>Nous avons également dix gardes à vue pour viol. Ça, c&rsquo;est du concret </em>», souligne Guillaume Dupont.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des procédures encore trop longues</strong></h2>
<figure id="attachment_11813" aria-describedby="caption-attachment-11813" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-11813" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-300x258.png" alt="" width="300" height="258" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-300x258.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-1024x882.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-768x661.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-1536x1323.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-150x129.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-696x599.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-1068x920.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-1320x1137.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4.png 1644w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-11813" class="wp-caption-text">La procureure générale de la République, Fabienne Atzori.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« <em>Il y a des procédures qui durent trop longtemps </em>», admet cependant <span lang="fr">Fabienne Atzori </span>qui insiste sur la nécessité de « <em>savoir détecter l&rsquo;urgence d&rsquo;un dossier »</em> afin de respecter l&rsquo;objectif de trois mois fixé pour les situations les plus sensibles. Parmi les principaux obstacles figure l&rsquo;absence d&rsquo;un outil informatique permettant de croiser automatiquement les procédures visant un même auteur. « <em>Pour l&rsquo;instant, on n&rsquo;a aucun outil </em>», regrette la procureure générale.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Autre chantier identifié : alléger le travail de retranscription des auditions d&rsquo;enfants, afin d&rsquo;éviter aux victimes de répéter plusieurs fois leur récit et de dégager davantage de temps pour les enquêteurs.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un manque criant de moyens</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Au-delà des outils, c&rsquo;est surtout le manque de moyens qui inquiète. À Mayotte, le déficit d&rsquo;experts psychiatres et psychologues ralentit les enquêtes, tandis que les recrutements de magistrats restent particulièrement difficiles.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La forte rotation des effectifs complique également le fonctionnement de la juridiction. « <em>Ici, les deux magistrats les plus anciens ont dix-huit mois d&rsquo;ancienneté </em>», rappelle Guillaume Dupont. La Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), de son côté, fonctionne presque exclusivement avec des agents contractuels. <em>« Et nous n’avons pour l’instant aucune candidature à Mayotte pour exercer le rôle de vice-procureur </em>», déplore Fabienne Atzori.</p>
<figure id="attachment_46001" aria-describedby="caption-attachment-46001" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46001" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/proc-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/proc-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/proc-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/proc-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/proc-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/proc-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/proc.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46001" class="wp-caption-text">Pour le procureur de la République, Guillaume Dupont, le chantier ne fait que commencer. À Mayotte « <em>tout est prioritaire, tout est urgent</em> »</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Interrogée sur la capacité de la justice mahoraise à absorber durablement cette charge de travail supplémentaire sans moyens actuellement suffisants, la procureure générale répond : <em>« c&rsquo;est un impératif. Il va falloir qu&rsquo;on soit imaginatif »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Parmi les pistes évoquées figurent le développement d&rsquo;expertises psychiatriques en visioconférence ou encore la traduction d&rsquo;imprimés en shimaoré afin de faciliter les démarches des victimes, dont certaines renoncent encore à saisir la justice en raison de leur situation administrative ou sociale.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour Guillaume Dupont, le chantier ne fait que commencer. <em>« Je suis convaincu qu’il va y avoir une libération de la parole à Mayotte et ça supposera un effort en matière de ressources humaines parce que ça va impacter nos organisations</em> ». Il précise cependant qu’à Mayotte « <em>tout est prioritaire, tout est urgent</em> ». En congés à partir de demain, il sera remplacé par l&rsquo;avocate générale, Françoise Toillon, faute de vice-procureur en poste à Mamoudzou…</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Joséphine Puig</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">*L&rsquo;affaire Lyhanna est une affaire criminelle survenue en France. Elle concerne l&rsquo;enlèvement, puis le viol, et l&rsquo;assassinat de Lyhanna, une collégienne de 11 ans disparue le 29 mai 2026 à Fleurance (Gers).</p>
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		<title>Port de Longoni : le recours judiciaire d’Ida Nel déclaré irrecevable est rejeté</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/22/port-de-longoni-le-recours-judiciaire-dida-nel-declare-irrecevable-est-rejete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 09:05:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[DSP]]></category>
		<category><![CDATA[Ida Nel|Longoni|Mayotte|MCG|PNF]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte Channel Gateway]]></category>
		<category><![CDATA[Port de Longoni]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55885</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Conseil d’État a rejeté le recours de la société Mayotte Channel Gateway dirigée par la femme d’affaires Ida Nel qui demandait un sursis quant à l’exécution de la fin de sa délégation de service public pour le port de Longoni à compter du 1er septembre 2026. Cette décision confirme l’arrêt de la cour administrative [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/22/port-de-longoni-le-recours-judiciaire-dida-nel-declare-irrecevable-est-rejete/">Port de Longoni : le recours judiciaire d’Ida Nel déclaré irrecevable est rejeté</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le Conseil d’État a rejeté le recours de la société Mayotte Channel Gateway dirigée par la femme d’affaires Ida Nel qui demandait un sursis quant à l’exécution de la <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/20/resiliation-de-la-dsp-du-port-lappel-dida-nel-ne-suspend-pas-la-decision-selon-lunion-maritime/">fin de sa délégation de service public pour le port de Longoni à compter du 1<sup>er</sup> septembre 2026</a>. Cette décision confirme l’arrêt de la cour administrative d’appel de Bordeaux en date du 2 juin 2026, ainsi que le <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/16/le-tribunal-administratif-prononce-la-resiliation-de-la-dsp-du-port-de-longoni-au-1er-septembre-2026/">jugement du tribunal administratif de Mayotte</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/22/port-de-longoni-le-recours-judiciaire-dida-nel-declare-irrecevable-est-rejete/">Port de Longoni : le recours judiciaire d’Ida Nel déclaré irrecevable est rejeté</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Un couple condamné pour avoir loué des logements insalubres à des familles vulnérables</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/21/un-couple-condamne-pour-avoir-loue-des-logements-insalubres-a-des-familles-vulnerables/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 02:30:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Marchand de sommeil]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55817</guid>

					<description><![CDATA[<p>Seize habitations et des milliers d’euros de loyers perçus : le tribunal judiciaire de Mamoudzou a condamné ce lundi un couple poursuivi pour avoir proposé à la location des logements jugés indignes. La défense, elle, évoque un geste d’entraide dans un contexte de crise du logement après le passage du cyclone Chido.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/21/un-couple-condamne-pour-avoir-loue-des-logements-insalubres-a-des-familles-vulnerables/">Un couple condamné pour avoir loué des logements insalubres à des familles vulnérables</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’affaire débute lors d’un contrôle réalisé par des militaires sur un terrain où sont installées ces constructions. Ils constatent des conditions d’hébergement dégradées, avec notamment des problèmes d’accès à l’eau et à l’électricité, ainsi que de la moisissure. Le dossier porte sur 16 habitations, majoritairement des bangas en tôle, occupées par 8 familles dont 44 enfants.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>23.000 euros en espèces retrouvés au domicile du couple</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’enquête révèle également l’existence de revenus locatifs. Selon les éléments présentés à l’audience, un locataire leur aurait versé jusqu’à 1.780 euros par mois. Lors d’une perquisition au domicile des propriétaires, les enquêteurs découvrent également une boîte contenant 23.000 euros en espèces.</p>
<figure id="attachment_6195" aria-describedby="caption-attachment-6195" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6195 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-300x200.webp" alt="Mayotte, surendettement, IEDOM," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-300x200.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-1024x682.webp 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-768x512.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-150x100.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-696x464.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-1068x712.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg.webp 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-6195" class="wp-caption-text">Lors d’une perquisition au domicile des propriétaires, les enquêteurs ont découvert une boîte contenant 23.000 euros en espèces.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À la barre, la prévenue, une retraitée née à Moroni et installée à Mayotte depuis son enfance, explique que les constructions ont été réalisées dans un contexte particulièrement difficile après Chido, alors que de nombreuses familles cherchaient un toit. Une locataire venue témoigner la défend : après avoir perdu son logement, elle dit avoir été accueillie par la prévenue qui ne voulait pas la laisser avec ses enfants à la rue. Elle dit avoir payé 150 euros par mois.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais pour le parquet, cela ne peut justifier des logements illégaux et dangereux. La substitute du procureur estime que le couple a profité de la vulnérabilité de personnes en grande précarité et dénonce <em>« une entreprise familiale »</em>, un système de locations non déclarées et insalubres. Le mari, poursuivi dans cette affaire, était quant à lui absent à l’audience.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Un système fondé sur <em>« l’abus de la misère humaine »</em></strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La procureure estime que ces faits participent à un phénomène qui <em>« gangrène le territoire mahorais »</em> et dénonce un système fondé sur <em>« l’abus de la misère humaine »</em>. Elle a requis trois ans d’emprisonnement, dont deux ans assortis d’un sursis probatoire, ainsi qu’une amende de 20.000 euros.</p>
<figure id="attachment_49865" aria-describedby="caption-attachment-49865" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49865" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-300x201.png" alt="Mayotte, Kingia, démantèlement, banga, forces de l'ordre, préfecture," width="300" height="201" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-300x201.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1024x685.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-768x514.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1536x1027.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-2048x1370.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-150x100.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-696x466.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1068x714.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1920x1284.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1320x883.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49865" class="wp-caption-text">La substitute du procureur estime que le couple a profité de la vulnérabilité de personnes en grande précarité (illustration). Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La défense conteste. L’avocat de la prévenue estime qu’aucun élément ne démontre un enrichissement personnel de sa cliente et dénonce une approche trop éloignée de la réalité sociale mahoraise. <em>« Prouvez-moi que si ces logements sont sales, c’est la faute de madame »</em>, plaide-t-il, avant d’accuser la procureure de faire <em>« de la politique »</em>. <em>« On n’est pas là pour juger de la morale, mais de la loi »</em>, a rappelé la présidente du tribunal.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À l’issue du délibéré, les deux prévenus sont déclarés coupables et condamnés à 18 mois d’emprisonnement assortis d’un sursis simple, à une amende de 10.000 euros pour la femme et 7.000 pour le mari, ainsi qu’à une interdiction, pendant cinq ans, d’acquérir des biens immobiliers ou de les mettre en location à usage d’habitation. Le tribunal ordonne également la confiscation des sommes et gains issus de l’activité poursuivie, ainsi que la destruction des constructions irrégulières.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Joséphine Puig</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kwassa et immigrés clandestins : une histoire sans fin</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/17/kwassa-et-immigres-clandestins-une-histoire-sans-fin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 02:15:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Anjouan|Comores|immigration|kwassa|Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55633</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que les grandes vacances ont débuté, les affaires impliquant des passeurs pour l’aide à l’entrée irrégulière d’étrangers sur le territoire s’enchainent au tribunal judiciaire de Mamoudzou.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/17/kwassa-et-immigres-clandestins-une-histoire-sans-fin/">Kwassa et immigrés clandestins : une histoire sans fin</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pas moins de 6 affaires sur 12 inscrites au rôle des comparutions immédiates, lundi dernier, concernaient des prévenus impliqués dans l’organisation de traversées en kwassa, depuis Anjouan, pour faire entrer illégalement des gens sur notre territoire. Entre le 9 et 11 juillet 2026, pas moins de 55 personnes réparties sur 4 embarcations ont été arraisonnées par la police aux frontières (PAF), dont de nombreux mineurs et parfois même des nourrissons.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les pilotes de ces kwassa comparaissaient tour à tour devant le tribunal. Faits aggravants pour eux, aucune embarcation n’était équipée de matériel de sauvetage et de sécurité et aucun des pilotes n’avaient de formation ou de compétences pour naviguer alors que soufflent les alizés, rendant la traversée encore plus dangereuse avec une mer agitée.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Jack Bauer à la manœuvre ?</strong></h2>
<figure id="attachment_5391" aria-describedby="caption-attachment-5391" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-5391" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg-300x211.webp" alt="PAF, Mayotte" width="300" height="211" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg-300x211.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg-768x540.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg-150x106.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg-696x490.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg.webp 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-5391" class="wp-caption-text">La semaine dernière, plusieurs dizaines de personnes ont été interceptées par la police aux frontières dans des kwassa. (illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Toutes les affaires traitées par le tribunal se ressemblent telle une histoire sans fin… Tous les prévenus, qui ont été désignés par les passagers comme étant les pilotes, ont reconnu les faits qui leur étaient reprochés ainsi que leur participation à l’organisation des traversées. Après avoir présenté ses excuses, un premier pilote explique qu’il a payé 600 euros pour venir jusqu’à Mayotte mais qu’au milieu du périple en mer on lui a dit que ce n’était pas suffisant et que pour compléter le manque il devait se déclarer comme étant le pilote de kwassa en cas d’interception par les forces de l’ordre. <em>« Je ne suis pas propriétaire de la barque, c’est Jack Bauer le commandant, c’est lui qui a piloté jusqu’à Mayotte. Il a éteint le moteur pour se mêler aux autres passagers quand il a vu le bateau de la PAF arriver. J’ai montré aux policiers qui était le vrai pilote et leur ai dit que ce n’était pas moi. </em><em>– Pourtant tous les passagers vous ont désigné comme étant le pilote</em>, rétorque la présidente du tribunal. <em>Et ce d’autant plus que votre propre frère vous a désigné aussi »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il raconte que s’il a voulu venir à Mayotte c’est pour fuir les Comores car il est poursuivi par la justice là-bas pour avoir frappé un policier en voulant aider quelqu’un. <em>« Je l’ai aidé pour éviter son incarcération »</em>, se justifie-t-il. Pour le substitut du procureur, la ficelle impliquant un dénommé Jack Bauer est un peu grosse. <em>« C’est un alias… Certes, il reconnait avoir participé mais il y a plusieurs circonstances aggravantes »</em>. Il a demandé son maintien en détention, 6 mois de prison, 3 ans d’interdiction du territoire, et la confiscation des biens.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><em>Bis repetita…</em></strong></h2>
<figure id="attachment_19725" aria-describedby="caption-attachment-19725" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19725" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19725" class="wp-caption-text">Les pilotes de kwassa ont été condamnés à de la prison avec sursis.(illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le second passeur emmenait lui 17 personnes, et pareil que pour l’affaire précédente il a accepté d’endosser le rôle du pilote en cas d’interception. <em>« Je suis malade… j’ai essayé de m’en sortir comme je pouvais… J’ai quitté les Comores pour me faire soigner à Mayotte. Si j’acceptais d’endosser le rôle du pilote j’avais le droit de monter dans le kwassa. J’ai accepté car je n’ai pas grand-chose à perdre vu que je suis malade »</em>, raconte-t-il à la barre du tribunal. Même histoire et même demande de peine du procureur : 6 mois de prison et 3 ans d’interdiction du territoire français. Deux autres affaires similaires ont suivi entrainant sensiblement les mêmes réquisitions du ministère public.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Après délibération, le tribunal les a condamnés à de la prison avec sursis : 3 mois pour l’un, 14 et 12 mois pour les autres, ainsi que des interdictions de territoire français. Ils vont pouvoir rentrer chez eux, aux Comores, avant sans doute de prendre à nouveau le risque de revenir à Mayotte. Bref une histoire sans fin…</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>A Mayotte 96,5% des étrangers expulsés sont de nationalité comorienne</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">D’après les chiffres du ministère de l’Intérieur, avec 21.409 expulsions l&rsquo;an dernier (2025), Mayotte concentre près de 90% des éloignements depuis les Outre-mer. Dans le 101e département, 96,5% des étrangers expulsés sont de nationalité comorienne (20.662 personnes), le reste étant des Malgaches (718 éloignements) et 7 Yéménites.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ce bilan est en légère hausse par rapport à 2024, pourtant marquée par l&rsquo;opération Mayotte Place Nette, avec 19.262 reconduites à la frontière, mais de loin inférieur à l&rsquo;année 2023 avec l&rsquo;opération Wuambushu, où 24.467 expulsions avaient été effectuées.</p>
<figure id="attachment_22497" aria-describedby="caption-attachment-22497" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-22497" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux-300x201.jpg" alt="" width="300" height="201" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux-300x201.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux-768x515.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux-150x101.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux-696x466.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-22497" class="wp-caption-text">En 2025, 21.409 expulsions ont eu lieu selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La semaine dernière, les maires des communes de Mayotte ainsi que les présidents des EPCI ont été conviés par le préfet, Frédéric Poisot, à bord du Champlain, un navire de la Marine nationale, pour une réunion d’information consacrée aux enjeux maritimes dans le Canal du Mozambique. Le préfet a présenté les moyens mobilisés par l’État pour prévenir, détecter et combattre les trafics en mer, et notamment lutter contre l&rsquo;immigration irrégulière… Pour quels résultats ?</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une fois encore, il serait plus que temps que les autorités françaises agissent enfin de façon ferme avec les Comores pour empêcher les kwassa de partir d’Anjouan et de laisser les filières criminelles prospérer en profitant de la misère humaine.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En outre, la traversée jusqu’à Mayotte devient un « cimetière marin », mais là aussi c’est une histoire sans fin car la France manque « cruellement », depuis de trop nombreuses années, de réelle volonté politique pour faire pression sur le gouvernement comorien et empêcher ces départs et, <em>de facto,</em> ces traversées parfois mortelles entre les deux îles.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">B.J.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cinq ans de prison ferme en appel pour l&#8217;homme d&#8217;affaires Théophane Narayanin</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/15/cinq-ans-de-prison-ferme-en-appel-pour-lhomme-daffaires-theophane-narayanin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 07:47:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre d'appel de Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[guito]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Théophane Narayanin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55551</guid>

					<description><![CDATA[<p>La chambre d'appel de Mayotte a confirmé, vendredi 10 juillet 2026, la condamnation de l'homme d'affaires Théophane Narayanin, dit "Guito", à cinq ans d'emprisonnement ferme avec mandat de dépôt pour avoir commandité l'agression d'une avocate à Mayotte il y a plus de dix ans. Le mandat de dépôt a entraîné son incarcération à l'issue de l'audience.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/15/cinq-ans-de-prison-ferme-en-appel-pour-lhomme-daffaires-theophane-narayanin/">Cinq ans de prison ferme en appel pour l&rsquo;homme d&rsquo;affaires Théophane Narayanin</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">La cour a ainsi confirmé le jugement rendu le 20 janvier dernier, par le tribunal correctionnel de Mamoudzou. Au mois d&rsquo;avril, elle avait remis le prévenu en liberté dans l&rsquo;attente de son procès en appel, après plusieurs semaines de détention au centre pénitentiaire de Saint-Denis de La Réunion.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Les juges ont retenu que Théophane Narayanin était le commanditaire de l&rsquo;agression d&rsquo;Emma Buttet, alors avocate au barreau de Mayotte, sans en être l&rsquo;auteur matériel. Selon les décisions de justice, cette expédition punitive visait en réalité Maître Sylvie Sévin, qui défendait à l&rsquo;époque l&rsquo;ancien maire de Koungou, Frédéric Dachery, dans un contentieux l&rsquo;opposant à l&rsquo;homme d&rsquo;affaires. Emma Buttet aurait été agressée violemment après avoir été prise par erreur pour sa consœur.</p>
<p style="text-align: justify;">En première instance, Théophane Narayanin avait également été condamné à une amende de 75.000 euros et à une interdiction d&rsquo;exercer une activité commerciale pendant quinze ans. La confirmation de ce jugement en appel rend cette condamnation définitive, sous réserve d&rsquo;un éventuel pourvoi en cassation.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/15/cinq-ans-de-prison-ferme-en-appel-pour-lhomme-daffaires-theophane-narayanin/">Cinq ans de prison ferme en appel pour l&rsquo;homme d&rsquo;affaires Théophane Narayanin</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« À un moment donné, le système va craquer » : le cri d&#8217;alarme de Yanis Souhaïli, bâtonnier de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/a-un-moment-donne-le-systeme-va-craquer-le-cri-dalarme-de-yanis-souhaili-batonnier-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 02:15:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[avocats|bâtonnier|Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Yanis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55267</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que la justice mahoraise fait face à une activité soutenue et à un manque chronique de moyens, Yanis Souhaili, bâtonnier de l’ordre des avocats de Mayotte tire la sonnette d'alarme. Entre pénurie d'avocats, difficultés de recrutement, absence d'experts judiciaires et surcharge de travail, il décrit une institution qui fonctionne grâce à l'engagement de ses professionnels, mais dont les limites sont désormais atteintes. Entretien.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p class="Corps" style="text-align: justify;"><b>Pourquoi le barreau de Mayotte peine-t-il à attirer de nouveaux avocats ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>« Les candidats regardent avant tout les conditions de vie sur le territoire : l&rsquo;insécurité, les difficultés d&rsquo;acc</i><i><span lang="IT">è</span>s à l&rsquo;eau, la scolarisation des enfants&#8230; Même lorsque les rémunérations sont attractives, beaucoup préf</i><i><span lang="IT">è</span>rent rester en mé</i><i><span lang="IT">tropole.</span>Mais le probl</i><i><span lang="IT">è</span>me dépasse largement notre profession.</i><i> </i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Aussi, même si le métier est le même qu&rsquo;ailleurs, les conditions d&rsquo;exercice ne le sont pas. Pour fonctionner correctement à Mayotte, nous devrions être une centaine d&rsquo;avocats. Pourtant, nous ne sommes qu&rsquo;une trentaine, dont seulement une vingtaine interviennent en mati</i><i><span lang="IT">è</span>re pénale. C&rsquo;est largement insuffisant pour assurer les gardes à vue, les comparutions immédiates, les informations judiciaires, les cours d&rsquo;assises et l&rsquo;ensemble des audiences. Nous travaillons donc davantage, souvent plus de 60 heures par semaine et constamment dans l’urgence ».</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><b>Concr</b><b><span lang="IT">è</span>tement, que provoque ce manque d&rsquo;avocats sur le fonctionnement de la justice ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_26878" aria-describedby="caption-attachment-26878" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26878" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-300x225.jpg" alt="Mayotte, tribunal judiciaire, barreau de Mayotte, avocats," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-26878" class="wp-caption-text"><i>Pour fonctionner correctement à Mayotte, il faudrait une centaine d&rsquo;avocats. Pourtant, ils ne sont qu&rsquo;une trentaine.</i></figcaption></figure>
<p class="Corps"><i>« Les conséquences sont tr</i><i><span lang="IT">è</span></i><i><span lang="PT">s concr</span></i><i><span lang="IT">è</span>tes. Lorsque plusieurs personnes sont jugées dans une même affaire, il faut un avocat pour chacune d&rsquo;elles. En raison des conflits d&rsquo;intérêts, il devient parfois impossible de trouver suffisamment de défenseurs disponibles. Les audiences doivent alors souvent être renvoyé</i><i><span lang="PT">es.</span> Pendant ce temps, les autres dossiers continuent d&rsquo;arriver. À un moment donné, le syst</i><i><span lang="IT">è</span>me va finir par craquer.</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Nous qui sommes sur le territoire, continuerons à faire ce que nous pouvons, mais nous sommes épuisés et nous ne pourrons pas faire davantage. Peut-être que si nous avions un peu plus de temps, nous arriverions à mieux traiter certains dossiers ».</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><b>Face à cette situation, existe-t-il des solutions pour renforcer les effectifs ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>« Pour les magistrats, la Chancellerie peut mettre en place des brigades temporaires. Pour les avocats, cela n&rsquo;existe pas. Nous sommes des professionnels libéraux. Un avocat qui souhaite venir à Mayotte doit quitter son barreau d&rsquo;origine pour s&rsquo;inscrire ici. Ce n&rsquo;est pas aussi simple que pour un magistrat ou un fonctionnaire. Nous essayons de trouver des solutions provisoires, mais à Mayotte, les solutions provisoires finissent souvent par devenir des solutions durables.</i><i> </i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Former davantage d&rsquo;étudiants mahorais ne suffira pas non plus. Beaucoup de jeunes avocats originaires de Mayotte choisissent, eux aussi, de rester en mé</i><i><span lang="IT">tropole aprè</span>s leurs études. Je n&rsquo;ai pas de solution miracle. La seule serait que davantage de confr</i><i><span lang="IT">è</span>res acceptent de venir s&rsquo;installer à Mayotte, mais aujourd&rsquo;hui, ils ne le souhaitent pas. Nous demandons plus de moyens. »</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><b>Vous alertez également sur le manque d&rsquo;experts judiciaires. Pourquoi est-ce un probl</b><b><span lang="IT">è</span>me majeur ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_19725-2" aria-describedby="caption-attachment-19725-2" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19725" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19725-2" class="wp-caption-text">Mayotte manque aussi cruellement d&rsquo;experts judiciaires. (Illustration)</figcaption></figure>
<p class="Corps"><i>« Dans les affaires d&rsquo;infractions de nature sexuelle par exemple, la loi impose des expertises psychologiques et psychiatriques. Lorsqu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;experts, comment fait-on ? À cause de ce manque de moyens, nous ne sommes plus en mesure d&rsquo;appliquer pleinement la loi.</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>En comparaison immédiate, nous jugeons souvent des personnes qui ne sont pas responsables de leurs actes, mais comme il n&rsquo;y a pas d’experts et pas d&rsquo;endroit pour les interner, on décide de les envoyer en prison, alors que l&rsquo;incarcération n&rsquo;est pas forcément la réponse la plus adapté</i><i><span lang="IT">e.</span> Sans prise en charge mé</i><i><span lang="IT">dicale, </span>il y a un risque qu’elles ressortent et récidivent. C&rsquo;est un cercle vicieux.</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut"><span class="Aucun"><i>Tout le monde est au courant de la situation, mais personne ne fait rien. Au niveau du Gouvernement, ce n&rsquo;est pas urgent pour eux. »</i></span><i></i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><b>Et quel regard portez-vous sur la loi SURE ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_26874" aria-describedby="caption-attachment-26874" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26874" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-300x198.jpg" alt="Mayotte, tribunal judiciaire, barreau de Mayotte, avocats," width="300" height="198" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-300x198.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-1024x676.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-768x507.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-1536x1014.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-2048x1353.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-150x99.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-696x460.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-1068x705.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-1920x1268.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-1320x872.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-26874" class="wp-caption-text">Une partie des avocats du barreau de Mayotte avait protester contre la loi SURE au travers d&rsquo;une « mouvement d&rsquo;humeur ».</figcaption></figure>
<p class="Corps"><i>« Cette réforme est présentée comme un moyen d&rsquo;accélérer le traitement des affaires. Mais, en réalité, elle revient sur un certain nombre de droits des personnes mises en cause. La profession s&rsquo;y est fortement opposé</i><i><span lang="IT">e.</span></i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Ce dont nous avons besoin, ce sont des moyens humains et matériels supplémentaires. Réduire les délais laissés aux avocats ou revenir sur des droits importants des mis en cause ne permettra pas de mieux rendre la justice. »</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>&nbsp;</p>
<p class="Corps"><b>Vous critiquez également le fonctionnement de la cour d&rsquo;assises à Mayotte. Pourquoi ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_9709" aria-describedby="caption-attachment-9709" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-9709" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-9709" class="wp-caption-text"><i>A Mayotte, la cour d&rsquo;assises fonctionne avec un syst</i><i><span lang="IT">è</span></i><i><span lang="PT">me de jur</span>és semi-professionnels. (I</i>llustration)</figcaption></figure>
<p class="Corps"><i>« Aujourd’</i><i><span lang="NL">hui</span> à Mayotte, la cour d&rsquo;assises fonctionne avec un syst</i><i><span lang="IT">è</span></i><i><span lang="PT">me de jur</span>és semi-professionnels. Une trentaine de personnes si</i><i><span lang="IT">è</span>gent quasiment à toutes les sessions, anné</i><i><span lang="PT">e apr</span></i><i><span lang="IT">è</span>s année. Pourtant, le principe d&rsquo;une cour d&rsquo;assises est que chaque citoyen puisse être appelé à être juré une seule fois dans sa vie.</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Ce syst</i><i><span lang="IT">è</span>me dérogatoire avait été instauré à Mayotte, au motif qu&rsquo;une partie de la population maîtrisait mal le franç</i><i><span lang="IT">ais. Le pr</span>éfet et la présidente du tribunal arrêtent donc la liste des juré</i><i><span lang="PT">s.</span> Mais ce dispositif n&rsquo;est plus satisfaisant aujourd’hui. J&rsquo;ai demandé à ce </i><i><span lang="ES-TRAD">que </span>ce mode de désignation des jurés soit revu, mais rien n&rsquo;a changé.</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Une fois encore, Mayotte se voit appliquer des <span class="Aucun">dispositifs</span> dérogatoires, alors qu&rsquo;il serait tout à fait possible d’<span class="Aucun">appliquer</span>le droit commun ».</i></p>
</div>
<div>
<p class="Corps" style="text-align: justify;"><strong>Joséphine Puig</strong></p>
</div>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/a-un-moment-donne-le-systeme-va-craquer-le-cri-dalarme-de-yanis-souhaili-batonnier-de-mayotte/">« À un moment donné, le système va craquer » : le cri d&rsquo;alarme de Yanis Souhaïli, bâtonnier de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le tribunal de Mamoudzou évacué après une alerte à la fumée suspecte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/le-tribunal-de-mamoudzou-evacue-apres-une-alerte-a-la-fumee-suspecte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 08:06:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fermeture]]></category>
		<category><![CDATA[Fumée]]></category>
		<category><![CDATA[Panne]]></category>
		<category><![CDATA[Pompiers]]></category>
		<category><![CDATA[Risque]]></category>
		<category><![CDATA[SDIS]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55120</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une alerte déclenchée par une fumée suspecte et un possible départ de feu a entraîné l'évacuation du tribunal de Mamoudzou ce mardi 7 juillet au matin, avant que le site ne soit finalement fermé pour la journée.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/le-tribunal-de-mamoudzou-evacue-apres-une-alerte-a-la-fumee-suspecte/">Le tribunal de Mamoudzou évacué après une alerte à la fumée suspecte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;alarme incendie s&rsquo;est déclenchée ce mardi 7 juillet, en début de matinée, poussant le personnel de la justice et le public à évacuer le tribunal judiciaire. Selon les premiers éléments, l&rsquo;incident serait lié à une panne électrique et un court circuit. Sur place, les agents de sécurité ont expliqué aux personnes présentes qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un problème technique, alors que l&rsquo;alarme a continué de retentir pendant près d&rsquo;une heure.</p>
<figure id="attachment_55123" aria-describedby="caption-attachment-55123" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-55123 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-300x225.jpg" alt="Mayotte, pompiers, tribunal, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55123" class="wp-caption-text">Deux camions de pompiers sont arrivés sur place, vers 9 heures du matin, pour effectuer de nouvelles vérifications.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les pompiers sont intervenus une première fois sans détecter d&rsquo;élément suspect. Mais l&rsquo;alarme ne s&rsquo;arrêtant toujours pas, ils ont été rappelés. Deux camions sont arrivés sur place aux alentours de neuf heures, tandis qu&rsquo;un électricien a également été sollicité pour rechercher l&rsquo;origine de la panne. D&rsquo;après certains employés, des coupures de courant surviennent régulièrement dans plusieurs secteurs du bâtiment.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les pompiers font le diagnostic et nous diront si on doit fermer le site. Dans ce cas-là, les audiences seront reconduite, je vous demande un peu de patience »</em>, a exprimé Sophie de Borggraef, présidente du tribunal de Mayotte devant le public rassemblé à l&rsquo;extérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques minutes plus tard, la présidente est revenue s&rsquo;adresser au public pour annoncer la fermeture du tribunal pour la journée, précisant qu&rsquo;elle préférait « <em>éviter tout risque</em> ». Les agents ont été invités à faire du télétravail, tandis que les personnes concernées par les audiences seront prochainement recontactées pour de nouvelles convocations.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
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