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	<title>Archives des Justice - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Justice - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Kwassa et immigrés clandestins : une histoire sans fin</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/17/kwassa-et-immigres-clandestins-une-histoire-sans-fin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 02:15:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Anjouan|Comores|immigration|kwassa|Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les grandes vacances ont débuté, les affaires impliquant des passeurs pour l’aide à l’entrée irrégulière d’étrangers sur le territoire s’enchainent au tribunal judiciaire de Mamoudzou.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/17/kwassa-et-immigres-clandestins-une-histoire-sans-fin/">Kwassa et immigrés clandestins : une histoire sans fin</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pas moins de 6 affaires sur 12 inscrites au rôle des comparutions immédiates, lundi dernier, concernaient des prévenus impliqués dans l’organisation de traversées en kwassa, depuis Anjouan, pour faire entrer illégalement des gens sur notre territoire. Entre le 9 et 11 juillet 2026, pas moins de 55 personnes réparties sur 4 embarcations ont été arraisonnées par la police aux frontières (PAF), dont de nombreux mineurs et parfois même des nourrissons.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les pilotes de ces kwassa comparaissaient tour à tour devant le tribunal. Faits aggravants pour eux, aucune embarcation n’était équipée de matériel de sauvetage et de sécurité et aucun des pilotes n’avaient de formation ou de compétences pour naviguer alors que soufflent les alizés, rendant la traversée encore plus dangereuse avec une mer agitée.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Jack Bauer à la manœuvre ?</strong></h2>
<figure id="attachment_5391" aria-describedby="caption-attachment-5391" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-5391" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg-300x211.webp" alt="PAF, Mayotte" width="300" height="211" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg-300x211.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg-768x540.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg-150x106.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg-696x490.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg.webp 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-5391" class="wp-caption-text">La semaine dernière, plusieurs dizaines de personnes ont été interceptées par la police aux frontières dans des kwassa. (illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Toutes les affaires traitées par le tribunal se ressemblent telle une histoire sans fin… Tous les prévenus, qui ont été désignés par les passagers comme étant les pilotes, ont reconnu les faits qui leur étaient reprochés ainsi que leur participation à l’organisation des traversées. Après avoir présenté ses excuses, un premier pilote explique qu’il a payé 600 euros pour venir jusqu’à Mayotte mais qu’au milieu du périple en mer on lui a dit que ce n’était pas suffisant et que pour compléter le manque il devait se déclarer comme étant le pilote de kwassa en cas d’interception par les forces de l’ordre. <em>« Je ne suis pas propriétaire de la barque, c’est Jack Bauer le commandant, c’est lui qui a piloté jusqu’à Mayotte. Il a éteint le moteur pour se mêler aux autres passagers quand il a vu le bateau de la PAF arriver. J’ai montré aux policiers qui était le vrai pilote et leur ai dit que ce n’était pas moi. </em><em>– Pourtant tous les passagers vous ont désigné comme étant le pilote</em>, rétorque la présidente du tribunal. <em>Et ce d’autant plus que votre propre frère vous a désigné aussi »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il raconte que s’il a voulu venir à Mayotte c’est pour fuir les Comores car il est poursuivi par la justice là-bas pour avoir frappé un policier en voulant aider quelqu’un. <em>« Je l’ai aidé pour éviter son incarcération »</em>, se justifie-t-il. Pour le substitut du procureur, la ficelle impliquant un dénommé Jack Bauer est un peu grosse. <em>« C’est un alias… Certes, il reconnait avoir participé mais il y a plusieurs circonstances aggravantes »</em>. Il a demandé son maintien en détention, 6 mois de prison, 3 ans d’interdiction du territoire, et la confiscation des biens.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><em>Bis repetita…</em></strong></h2>
<figure id="attachment_19725" aria-describedby="caption-attachment-19725" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-19725" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19725" class="wp-caption-text">Les pilotes de kwassa ont été condamnés à de la prison avec sursis.(illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le second passeur emmenait lui 17 personnes, et pareil que pour l’affaire précédente il a accepté d’endosser le rôle du pilote en cas d’interception. <em>« Je suis malade… j’ai essayé de m’en sortir comme je pouvais… J’ai quitté les Comores pour me faire soigner à Mayotte. Si j’acceptais d’endosser le rôle du pilote j’avais le droit de monter dans le kwassa. J’ai accepté car je n’ai pas grand-chose à perdre vu que je suis malade »</em>, raconte-t-il à la barre du tribunal. Même histoire et même demande de peine du procureur : 6 mois de prison et 3 ans d’interdiction du territoire français. Deux autres affaires similaires ont suivi entrainant sensiblement les mêmes réquisitions du ministère public.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Après délibération, le tribunal les a condamnés à de la prison avec sursis : 3 mois pour l’un, 14 et 12 mois pour les autres, ainsi que des interdictions de territoire français. Ils vont pouvoir rentrer chez eux, aux Comores, avant sans doute de prendre à nouveau le risque de revenir à Mayotte. Bref une histoire sans fin…</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>A Mayotte 96,5% des étrangers expulsés sont de nationalité comorienne</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">D’après les chiffres du ministère de l’Intérieur, avec 21.409 expulsions l&rsquo;an dernier (2025), Mayotte concentre près de 90% des éloignements depuis les Outre-mer. Dans le 101e département, 96,5% des étrangers expulsés sont de nationalité comorienne (20.662 personnes), le reste étant des Malgaches (718 éloignements) et 7 Yéménites.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ce bilan est en légère hausse par rapport à 2024, pourtant marquée par l&rsquo;opération Mayotte Place Nette, avec 19.262 reconduites à la frontière, mais de loin inférieur à l&rsquo;année 2023 avec l&rsquo;opération Wuambushu, où 24.467 expulsions avaient été effectuées.</p>
<figure id="attachment_22497" aria-describedby="caption-attachment-22497" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-22497" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux-300x201.jpg" alt="" width="300" height="201" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux-300x201.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux-768x515.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux-150x101.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux-696x466.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-22497" class="wp-caption-text">En 2025, 21.409 expulsions ont eu lieu selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La semaine dernière, les maires des communes de Mayotte ainsi que les présidents des EPCI ont été conviés par le préfet, Frédéric Poisot, à bord du Champlain, un navire de la Marine nationale, pour une réunion d’information consacrée aux enjeux maritimes dans le Canal du Mozambique. Le préfet a présenté les moyens mobilisés par l’État pour prévenir, détecter et combattre les trafics en mer, et notamment lutter contre l&rsquo;immigration irrégulière… Pour quels résultats ?</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une fois encore, il serait plus que temps que les autorités françaises agissent enfin de façon ferme avec les Comores pour empêcher les kwassa de partir d’Anjouan et de laisser les filières criminelles prospérer en profitant de la misère humaine.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En outre, la traversée jusqu’à Mayotte devient un « cimetière marin », mais là aussi c’est une histoire sans fin car la France manque « cruellement », depuis de trop nombreuses années, de réelle volonté politique pour faire pression sur le gouvernement comorien et empêcher ces départs et, <em>de facto,</em> ces traversées parfois mortelles entre les deux îles.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">B.J.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cinq ans de prison ferme en appel pour l&#8217;homme d&#8217;affaires Théophane Narayanin</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/15/cinq-ans-de-prison-ferme-en-appel-pour-lhomme-daffaires-theophane-narayanin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 07:47:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre d'appel de Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[guito]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Théophane Narayanin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La chambre d'appel de Mayotte a confirmé, vendredi 10 juillet 2026, la condamnation de l'homme d'affaires Théophane Narayanin, dit "Guito", à cinq ans d'emprisonnement ferme avec mandat de dépôt pour avoir commandité l'agression d'une avocate à Mayotte il y a plus de dix ans. Le mandat de dépôt a entraîné son incarcération à l'issue de l'audience.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">La cour a ainsi confirmé le jugement rendu le 20 janvier dernier, par le tribunal correctionnel de Mamoudzou. Au mois d&rsquo;avril, elle avait remis le prévenu en liberté dans l&rsquo;attente de son procès en appel, après plusieurs semaines de détention au centre pénitentiaire de Saint-Denis de La Réunion.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Les juges ont retenu que Théophane Narayanin était le commanditaire de l&rsquo;agression d&rsquo;Emma Buttet, alors avocate au barreau de Mayotte, sans en être l&rsquo;auteur matériel. Selon les décisions de justice, cette expédition punitive visait en réalité Maître Sylvie Sévin, qui défendait à l&rsquo;époque l&rsquo;ancien maire de Koungou, Frédéric Dachery, dans un contentieux l&rsquo;opposant à l&rsquo;homme d&rsquo;affaires. Emma Buttet aurait été agressée violemment après avoir été prise par erreur pour sa consœur.</p>
<p style="text-align: justify;">En première instance, Théophane Narayanin avait également été condamné à une amende de 75.000 euros et à une interdiction d&rsquo;exercer une activité commerciale pendant quinze ans. La confirmation de ce jugement en appel rend cette condamnation définitive, sous réserve d&rsquo;un éventuel pourvoi en cassation.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« À un moment donné, le système va craquer » : le cri d&#8217;alarme de Yanis Souhaïli, bâtonnier de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/a-un-moment-donne-le-systeme-va-craquer-le-cri-dalarme-de-yanis-souhaili-batonnier-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 02:15:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[avocats|bâtonnier|Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Yanis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55267</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que la justice mahoraise fait face à une activité soutenue et à un manque chronique de moyens, Yanis Souhaili, bâtonnier de l’ordre des avocats de Mayotte tire la sonnette d'alarme. Entre pénurie d'avocats, difficultés de recrutement, absence d'experts judiciaires et surcharge de travail, il décrit une institution qui fonctionne grâce à l'engagement de ses professionnels, mais dont les limites sont désormais atteintes. Entretien.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/a-un-moment-donne-le-systeme-va-craquer-le-cri-dalarme-de-yanis-souhaili-batonnier-de-mayotte/">« À un moment donné, le système va craquer » : le cri d&rsquo;alarme de Yanis Souhaïli, bâtonnier de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p class="Corps" style="text-align: justify;"><b>Pourquoi le barreau de Mayotte peine-t-il à attirer de nouveaux avocats ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>« Les candidats regardent avant tout les conditions de vie sur le territoire : l&rsquo;insécurité, les difficultés d&rsquo;acc</i><i><span lang="IT">è</span>s à l&rsquo;eau, la scolarisation des enfants&#8230; Même lorsque les rémunérations sont attractives, beaucoup préf</i><i><span lang="IT">è</span>rent rester en mé</i><i><span lang="IT">tropole.</span>Mais le probl</i><i><span lang="IT">è</span>me dépasse largement notre profession.</i><i> </i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Aussi, même si le métier est le même qu&rsquo;ailleurs, les conditions d&rsquo;exercice ne le sont pas. Pour fonctionner correctement à Mayotte, nous devrions être une centaine d&rsquo;avocats. Pourtant, nous ne sommes qu&rsquo;une trentaine, dont seulement une vingtaine interviennent en mati</i><i><span lang="IT">è</span>re pénale. C&rsquo;est largement insuffisant pour assurer les gardes à vue, les comparutions immédiates, les informations judiciaires, les cours d&rsquo;assises et l&rsquo;ensemble des audiences. Nous travaillons donc davantage, souvent plus de 60 heures par semaine et constamment dans l’urgence ».</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><b>Concr</b><b><span lang="IT">è</span>tement, que provoque ce manque d&rsquo;avocats sur le fonctionnement de la justice ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_26878" aria-describedby="caption-attachment-26878" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26878" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-300x225.jpg" alt="Mayotte, tribunal judiciaire, barreau de Mayotte, avocats," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-26878" class="wp-caption-text"><i>Pour fonctionner correctement à Mayotte, il faudrait une centaine d&rsquo;avocats. Pourtant, ils ne sont qu&rsquo;une trentaine.</i></figcaption></figure>
<p class="Corps"><i>« Les conséquences sont tr</i><i><span lang="IT">è</span></i><i><span lang="PT">s concr</span></i><i><span lang="IT">è</span>tes. Lorsque plusieurs personnes sont jugées dans une même affaire, il faut un avocat pour chacune d&rsquo;elles. En raison des conflits d&rsquo;intérêts, il devient parfois impossible de trouver suffisamment de défenseurs disponibles. Les audiences doivent alors souvent être renvoyé</i><i><span lang="PT">es.</span> Pendant ce temps, les autres dossiers continuent d&rsquo;arriver. À un moment donné, le syst</i><i><span lang="IT">è</span>me va finir par craquer.</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Nous qui sommes sur le territoire, continuerons à faire ce que nous pouvons, mais nous sommes épuisés et nous ne pourrons pas faire davantage. Peut-être que si nous avions un peu plus de temps, nous arriverions à mieux traiter certains dossiers ».</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><b>Face à cette situation, existe-t-il des solutions pour renforcer les effectifs ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>« Pour les magistrats, la Chancellerie peut mettre en place des brigades temporaires. Pour les avocats, cela n&rsquo;existe pas. Nous sommes des professionnels libéraux. Un avocat qui souhaite venir à Mayotte doit quitter son barreau d&rsquo;origine pour s&rsquo;inscrire ici. Ce n&rsquo;est pas aussi simple que pour un magistrat ou un fonctionnaire. Nous essayons de trouver des solutions provisoires, mais à Mayotte, les solutions provisoires finissent souvent par devenir des solutions durables.</i><i> </i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Former davantage d&rsquo;étudiants mahorais ne suffira pas non plus. Beaucoup de jeunes avocats originaires de Mayotte choisissent, eux aussi, de rester en mé</i><i><span lang="IT">tropole aprè</span>s leurs études. Je n&rsquo;ai pas de solution miracle. La seule serait que davantage de confr</i><i><span lang="IT">è</span>res acceptent de venir s&rsquo;installer à Mayotte, mais aujourd&rsquo;hui, ils ne le souhaitent pas. Nous demandons plus de moyens. »</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><b>Vous alertez également sur le manque d&rsquo;experts judiciaires. Pourquoi est-ce un probl</b><b><span lang="IT">è</span>me majeur ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_19725" aria-describedby="caption-attachment-19725" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19725" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19725" class="wp-caption-text">Mayotte manque aussi cruellement d&rsquo;experts judiciaires. (Illustration)</figcaption></figure>
<p class="Corps"><i>« Dans les affaires d&rsquo;infractions de nature sexuelle par exemple, la loi impose des expertises psychologiques et psychiatriques. Lorsqu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;experts, comment fait-on ? À cause de ce manque de moyens, nous ne sommes plus en mesure d&rsquo;appliquer pleinement la loi.</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>En comparaison immédiate, nous jugeons souvent des personnes qui ne sont pas responsables de leurs actes, mais comme il n&rsquo;y a pas d’experts et pas d&rsquo;endroit pour les interner, on décide de les envoyer en prison, alors que l&rsquo;incarcération n&rsquo;est pas forcément la réponse la plus adapté</i><i><span lang="IT">e.</span> Sans prise en charge mé</i><i><span lang="IT">dicale, </span>il y a un risque qu’elles ressortent et récidivent. C&rsquo;est un cercle vicieux.</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut"><span class="Aucun"><i>Tout le monde est au courant de la situation, mais personne ne fait rien. Au niveau du Gouvernement, ce n&rsquo;est pas urgent pour eux. »</i></span><i></i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><b>Et quel regard portez-vous sur la loi SURE ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_26874" aria-describedby="caption-attachment-26874" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26874" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-300x198.jpg" alt="Mayotte, tribunal judiciaire, barreau de Mayotte, avocats," width="300" height="198" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-300x198.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-1024x676.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-768x507.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-1536x1014.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-2048x1353.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-150x99.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-696x460.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-1068x705.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-1920x1268.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-1320x872.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-26874" class="wp-caption-text">Une partie des avocats du barreau de Mayotte avait protester contre la loi SURE au travers d&rsquo;une « mouvement d&rsquo;humeur ».</figcaption></figure>
<p class="Corps"><i>« Cette réforme est présentée comme un moyen d&rsquo;accélérer le traitement des affaires. Mais, en réalité, elle revient sur un certain nombre de droits des personnes mises en cause. La profession s&rsquo;y est fortement opposé</i><i><span lang="IT">e.</span></i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Ce dont nous avons besoin, ce sont des moyens humains et matériels supplémentaires. Réduire les délais laissés aux avocats ou revenir sur des droits importants des mis en cause ne permettra pas de mieux rendre la justice. »</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>&nbsp;</p>
<p class="Corps"><b>Vous critiquez également le fonctionnement de la cour d&rsquo;assises à Mayotte. Pourquoi ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_9709" aria-describedby="caption-attachment-9709" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-9709" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-9709" class="wp-caption-text"><i>A Mayotte, la cour d&rsquo;assises fonctionne avec un syst</i><i><span lang="IT">è</span></i><i><span lang="PT">me de jur</span>és semi-professionnels. (I</i>llustration)</figcaption></figure>
<p class="Corps"><i>« Aujourd’</i><i><span lang="NL">hui</span> à Mayotte, la cour d&rsquo;assises fonctionne avec un syst</i><i><span lang="IT">è</span></i><i><span lang="PT">me de jur</span>és semi-professionnels. Une trentaine de personnes si</i><i><span lang="IT">è</span>gent quasiment à toutes les sessions, anné</i><i><span lang="PT">e apr</span></i><i><span lang="IT">è</span>s année. Pourtant, le principe d&rsquo;une cour d&rsquo;assises est que chaque citoyen puisse être appelé à être juré une seule fois dans sa vie.</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Ce syst</i><i><span lang="IT">è</span>me dérogatoire avait été instauré à Mayotte, au motif qu&rsquo;une partie de la population maîtrisait mal le franç</i><i><span lang="IT">ais. Le pr</span>éfet et la présidente du tribunal arrêtent donc la liste des juré</i><i><span lang="PT">s.</span> Mais ce dispositif n&rsquo;est plus satisfaisant aujourd’hui. J&rsquo;ai demandé à ce </i><i><span lang="ES-TRAD">que </span>ce mode de désignation des jurés soit revu, mais rien n&rsquo;a changé.</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Une fois encore, Mayotte se voit appliquer des <span class="Aucun">dispositifs</span> dérogatoires, alors qu&rsquo;il serait tout à fait possible d’<span class="Aucun">appliquer</span>le droit commun ».</i></p>
</div>
<div>
<p class="Corps" style="text-align: justify;"><strong>Joséphine Puig</strong></p>
</div>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/a-un-moment-donne-le-systeme-va-craquer-le-cri-dalarme-de-yanis-souhaili-batonnier-de-mayotte/">« À un moment donné, le système va craquer » : le cri d&rsquo;alarme de Yanis Souhaïli, bâtonnier de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le tribunal de Mamoudzou évacué après une alerte à la fumée suspecte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/le-tribunal-de-mamoudzou-evacue-apres-une-alerte-a-la-fumee-suspecte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 08:06:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fermeture]]></category>
		<category><![CDATA[Fumée]]></category>
		<category><![CDATA[Panne]]></category>
		<category><![CDATA[Pompiers]]></category>
		<category><![CDATA[Risque]]></category>
		<category><![CDATA[SDIS]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55120</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une alerte déclenchée par une fumée suspecte et un possible départ de feu a entraîné l'évacuation du tribunal de Mamoudzou ce mardi 7 juillet au matin, avant que le site ne soit finalement fermé pour la journée.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/le-tribunal-de-mamoudzou-evacue-apres-une-alerte-a-la-fumee-suspecte/">Le tribunal de Mamoudzou évacué après une alerte à la fumée suspecte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;alarme incendie s&rsquo;est déclenchée ce mardi 7 juillet, en début de matinée, poussant le personnel de la justice et le public à évacuer le tribunal judiciaire. Selon les premiers éléments, l&rsquo;incident serait lié à une panne électrique et un court circuit. Sur place, les agents de sécurité ont expliqué aux personnes présentes qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un problème technique, alors que l&rsquo;alarme a continué de retentir pendant près d&rsquo;une heure.</p>
<figure id="attachment_55123" aria-describedby="caption-attachment-55123" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-55123 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-300x225.jpg" alt="Mayotte, pompiers, tribunal, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55123" class="wp-caption-text">Deux camions de pompiers sont arrivés sur place, vers 9 heures du matin, pour effectuer de nouvelles vérifications.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les pompiers sont intervenus une première fois sans détecter d&rsquo;élément suspect. Mais l&rsquo;alarme ne s&rsquo;arrêtant toujours pas, ils ont été rappelés. Deux camions sont arrivés sur place aux alentours de neuf heures, tandis qu&rsquo;un électricien a également été sollicité pour rechercher l&rsquo;origine de la panne. D&rsquo;après certains employés, des coupures de courant surviennent régulièrement dans plusieurs secteurs du bâtiment.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les pompiers font le diagnostic et nous diront si on doit fermer le site. Dans ce cas-là, les audiences seront reconduite, je vous demande un peu de patience »</em>, a exprimé Sophie de Borggraef, présidente du tribunal de Mayotte devant le public rassemblé à l&rsquo;extérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques minutes plus tard, la présidente est revenue s&rsquo;adresser au public pour annoncer la fermeture du tribunal pour la journée, précisant qu&rsquo;elle préférait « <em>éviter tout risque</em> ». Les agents ont été invités à faire du télétravail, tandis que les personnes concernées par les audiences seront prochainement recontactées pour de nouvelles convocations.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/le-tribunal-de-mamoudzou-evacue-apres-une-alerte-a-la-fumee-suspecte/">Le tribunal de Mamoudzou évacué après une alerte à la fumée suspecte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Pourquoi une audience de comparutions immédiates à Mayotte ne fonctionne-t-elle pas comme ailleurs en France ?</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/pourquoi-une-audience-de-comparutions-immediates-a-mayotte-ne-fonctionne-t-elle-pas-comme-ailleurs-en-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 01:45:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Comparutions immédiates]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55018</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après-midi du jeudi 2 juillet, quatre dossiers étaient inscrits à l'audience de comparutions immédiates du tribunal judiciaire de Mamoudzou, mais aucun n'a été examiné sur le fond. Plus qu'une succession de contretemps, cette audience révèle les fragilités d'une justice mahoraise confrontée à des contraintes sans équivalent dans l’Hexagone.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/pourquoi-une-audience-de-comparutions-immediates-a-mayotte-ne-fonctionne-t-elle-pas-comme-ailleurs-en-france/">Pourquoi une audience de comparutions immédiates à Mayotte ne fonctionne-t-elle pas comme ailleurs en France ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p class="Pardfaut" style="text-align: justify;"><span class="Aucun"><i>« Il est 16 heures et on n&rsquo;a pas jugé un seul dossier ! </i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">»</span>.</i></span><span class="AucunA"> Dans la salle d&rsquo;audience, la remarque de la présidente du tribunal sonne comme un constat d’impuissance. Les renvois se succèdent, sans qu&rsquo;aucune des comparutions immédiates inscrites n&rsquo;ait pu être examinée.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<h2 class="Pardfaut" style="text-align: center;"><span class="Aucun"><b><span lang="IT">Des audiences qui se suivent et qui se ressemblent…</span></b></span></h2>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut"><span class="Aucun"><span lang="IT">La premiè</span></span><span class="AucunA">re affaire concerne quatre jeunes hommes poursuivis pour des violences aggravé</span><span class="Aucun"><span lang="PT">es. Mais tr</span></span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">s vite, l&rsquo;audience rencontre une difficulté procé</span><span class="Aucun"><span lang="IT">durale</span></span><span class="AucunA">, seuls deux avocats sont présents pour assurer la défense des quatre prévenus, alors que leurs situations pénales sont distinctes et imposent une dé</span><span class="Aucun">fense individualis</span><span class="AucunA">ée. Le tribunal n&rsquo;a d&rsquo;autre choix que de renvoyer l&rsquo;affaire au 6 aoû</span><span class="Aucun"><span lang="IT">t. D&rsquo;ici l</span></span><span class="AucunA">à, tous restent en détention provisoire.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_8080" aria-describedby="caption-attachment-8080" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-8080" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-audience-barre--300x215.jpg" alt="" width="300" height="215" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-audience-barre--300x215.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-audience-barre--150x107.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-audience-barre-.jpg 680w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-8080" class="wp-caption-text">Certains dossiers ont dû être renvoyés faute d&rsquo;interprète.(illustration)</figcaption></figure>
<p class="Pardfaut"><span class="AucunA">Le deuxi</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">me dossier illustre encore davantage les fragilités de la juridiction. Deux ressortissants malgaches, poursuivis notamment pour aide à l&rsquo;entré</span><span class="Aucun"><span lang="IT">e irr</span></span><span class="AucunA">éguli</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">re et proxénétisme aggravé, devaient enfin être jugés. Il est finalement renvoyé&#8230; pour la troisi</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">me fois. Apr</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">s un premier report lié à la gr</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">ve des avocats, puis un second faute d&rsquo;interpr</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">te en langue malgache, cette fois c’est un dysfonctionnement dans la transmission du dossier qui empê</span><span class="Aucun"><span lang="IT">che le procè</span></span><span class="AucunA">s de se tenir. Les deux avocats dé</span><span class="Aucun">sign</span><span class="AucunA">és assurent n&rsquo;avoir jamais été </span><span class="Aucun">inform</span><span class="AucunA">és de leur désignation et n&rsquo;ont pu préparer la défense de leurs clients. Le renvoi est fixé au 27 juillet, prolongeant d&rsquo;autant leur détention provisoire.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut"><span class="Aucun">Pris s</span><span class="AucunA">éparément, ces incidents n&rsquo;ont rien d&rsquo;exceptionnel. Dans n&rsquo;importe quel tribunal, un avocat peut être indisponible, un interpr</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">te manquer ou un dossier être mal orienté. Ce qui distingue Mayotte, c&rsquo;est que ces difficultés s’additionnent et ne sont plus absorbées par l&rsquo;organisation de la juridiction. Elles suffisent à bloquer l&rsquo;audience.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<h2 class="Pardfaut" style="text-align: center;"><span class="Aucun"><b><span lang="IT">Une justice au ralenti par manque de moyens et de personnels</span></b></span><b></b></h2>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut"><span class="Aucun"><span lang="IT">La premiè</span></span><span class="AucunA">re explication tient aux effectifs. Selon la Défenseure des droits, Mayotte compte </span><span class="Aucun"><i>« un avocat pour 13.000 habitants, contre un pour 900 en moyenne nationale »</i></span><span class="AucunA">. Le déficit concerne également les magistrats, les greffiers, les personnels administratifs et les experts judiciaires. Autrement dit, chaque professionnel disponible porte une charge de travail beaucoup plus importante qu&rsquo;ailleurs.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_49493" aria-describedby="caption-attachment-49493" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49493" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/12788643-f512-4979-8b78-51fe96001b39-300x169.jpg" alt="Mayotte, avocat, audience, tribunal judiciaire," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/12788643-f512-4979-8b78-51fe96001b39-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/12788643-f512-4979-8b78-51fe96001b39-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/12788643-f512-4979-8b78-51fe96001b39-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/12788643-f512-4979-8b78-51fe96001b39-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/12788643-f512-4979-8b78-51fe96001b39-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/12788643-f512-4979-8b78-51fe96001b39-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/12788643-f512-4979-8b78-51fe96001b39.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49493" class="wp-caption-text"><span class="AucunA">Mayotte compte </span><span class="Aucun"><i>un avocat pour 13.000 habitants, contre un pour 900 en moyenne nationale</i></span>. (illustration)</figcaption></figure>
<p class="Pardfaut"><span class="AucunA">Cette faiblesse des moyens intervient pourtant dans un département o</span><span class="Aucun"><span lang="IT">ù </span></span><span class="AucunA">la justice traite des contentieux particuli</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">rement exigeants. Les comparutions immédiates concernent fréquemment des affaires d&rsquo;aide à l&rsquo;entré</span><span class="Aucun"><span lang="IT">e irr</span></span><span class="AucunA">éguli</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="Aucun"><span lang="NL">re, de transports en kwassa-kwassa</span></span><span class="AucunA"> ou de violences commises en bande. Ces procédures impliquent souvent plusieurs prévenus, plusieurs victimes, plusieurs avocats et presque systématiquement des interpr</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="Aucun"><span lang="PT">tes.</span></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut"><span class="AucunA">C&rsquo;est là une autre spécificité de Mayotte. Une part importante des personnes poursuivies ne maîtrise pas suffisamment le français pour être jugée sans traduction. Chaque audience dépend donc de la présence d&rsquo;interpr</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">tes en shimaoré, shibushi, ou encore en grand comorien. Leur absence ne ralentit pas seulement la procédure, elle peut empêcher le proc</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">s de se tenir.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut"><span class="AucunA">Le tribunal lui-même fonctionne avec des effectifs incomplets. D&rsquo;apr</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">s une mission d&rsquo;information parlementaire sur la justice à Mayotte, </span><span class="Aucun"><i>« seuls 14 des 18 magistrats du si</i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">è</span></i></span><span class="Aucun"><i><span lang="DA">ge pr</span>évus étaient effectivement en poste en septembre 2025 »</i></span><span class="AucunA">. Pour assurer la continuité du service public, la juridiction dé</span><span class="Aucun">pend </span><span class="AucunA">donc de magistrats envoyés pour quelques mois par les « brigades d&rsquo;urgence outre-mer </span><span class="Aucun"><span lang="IT">»</span></span><span class="AucunA">. Un dispositif imaginé comme un renfort ponctuel, devenu indispensable. </span></p>
<figure id="attachment_46002" aria-describedby="caption-attachment-46002" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46002" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/pdte-tribunal-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/pdte-tribunal-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/pdte-tribunal-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/pdte-tribunal-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/pdte-tribunal-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/pdte-tribunal-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/pdte-tribunal.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46002" class="wp-caption-text">La présidente du tribunal judiciaire de Mamoudzou, Sophie De Borggraef.</figcaption></figure>
<p class="Pardfaut"><span class="AucunA">Auditionnée par les députés, la présidente du tribunal l&rsquo;a reconnu : </span><span class="Aucun"><i>« Le tribunal judiciaire de Mamoudzou ne pourrait pas tourner en l&rsquo;absence de ces brigades de six mois </i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">»</span>. </i></span><span class="AucunA">Si trois nouvelles greffi</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">res viennent récemment de rejoindre la juridiction, les responsables judiciaires rappellent que les recrutements peinent encore à compenser les vacances de postes.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut"><span class="Aucun">Enfin, Mayotte ne dispose que d&rsquo;un seul tribunal judiciaire pour l&rsquo;ensemble du département. Contrairement à de nombreuses juridictions métropolitaines, il n&rsquo;existe pas d&rsquo;autre tribunal susceptible de reprendre une audience ou d&rsquo;absorber une partie du contentieux. Lorsqu&rsquo;une comparution immédiate est renvoyée, elle vient directement s’additionner au calendrier déjà saturé.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut"><span class="AucunA">Et les conséquences sont concr</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">tes. Les victimes attendent davantage avant que leur affaire ne soit examinée. Les audiences s&rsquo;alourdissent. Et les prévenus placé</span><span class="Aucun"><span lang="NL">s en d</span></span><span class="AucunA">étention provisoire restent parfois plusieurs semaines supplémentaires derri</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">re les barreaux avant d&rsquo;être jugé</span><span class="Aucun"><span lang="PT">s.</span></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut">C<span class="AucunA">e qui serait ailleurs un simple contretemps ne ralentit ici pas seulement la justice, il peut l&#8217;empêcher de juger.</span></p>
</div>
<div>
<p class="Pardfaut" style="text-align: justify;"><b>Joséphine Puig</b></p>
</div>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/pourquoi-une-audience-de-comparutions-immediates-a-mayotte-ne-fonctionne-t-elle-pas-comme-ailleurs-en-france/">Pourquoi une audience de comparutions immédiates à Mayotte ne fonctionne-t-elle pas comme ailleurs en France ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Procès pour viols incestueux : 13 ans de réclusion criminelle pour l&#8217;ancien proviseur du lycée de Petite-Terre</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/03/proces-pour-viols-incestueux-14-ans-de-reclusion-requis-contre-lancien-proviseur-du-lycee-de-petite-terre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 02:15:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[inceste]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Petite-Terre]]></category>
		<category><![CDATA[proviseur]]></category>
		<category><![CDATA[Viol]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54856</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors qu'il dirigeait le lycée de Petite-Terre entre 2016 et 2017, Jacques G. était accusé d'avoir commis des viols incestueux et des agressions sexuelles incestueuses sur une fillette de 8 ans qu'il avait adoptée. La cour criminelle départementale de La Réunion l'a condamné à 13 ans de réclusion criminelle.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/03/proces-pour-viols-incestueux-14-ans-de-reclusion-requis-contre-lancien-proviseur-du-lycee-de-petite-terre/">Procès pour viols incestueux : 13 ans de réclusion criminelle pour l&rsquo;ancien proviseur du lycée de Petite-Terre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le verdict est tombé, ce jeudi 2 juillet. La cour criminelle départementale de La Réunion a condamné Jacques G., ancien chef d&rsquo;établissement de l&rsquo;Éducation nationale, à 13 ans de réclusion criminelle pour les viols de sa fille adoptive et de sa fille aînée.</p>
<p style="text-align: justify;">La cour a également prononcé une injonction de soins, une interdiction de paraître au domicile des victimes ainsi qu&rsquo;une interdiction définitive d&rsquo;exercer une activité professionnelle ou bénévole en contact avec des mineurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Son ex-compagne a, de son côté, été condamnée à trois mois d&#8217;emprisonnement avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les faits.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des faits commis à Mayotte sur une enfant de 8 ans</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Âgé de 65 ans et aujourd&rsquo;hui retraité, l&rsquo;ancien proviseur du lycée de Petite-Terre était poursuivi pour des faits commis à Mayotte entre 2016 et 2017, alors qu&rsquo;il dirigeait l&rsquo;établissement, ainsi que pour d&rsquo;autres faits remontant aux années 1990 dans l&rsquo;Hexagone.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon l&rsquo;accusation, Jacques G. avait imposé des relations sexuelles à une enfant de 8 ans, qu&rsquo;il avait adoptée en 2014. Cette adoption concernait la sœur biologique de son épouse de l&rsquo;époque.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;affaire avait éclaté en mars 2020 lorsque Jacques G., alors principal du collège Juliette-Dodu à Saint-Denis, s&rsquo;était présenté de lui-même au commissariat pour dénoncer les faits. Il avait expliqué agir dans un contexte de séparation avec son épouse.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de l&rsquo;enquête, les investigations avaient conduit les magistrats à examiner d&rsquo;autres faits visant une autre mineure de son entourage familial, en métropole, dans les années 1990.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une clé USB contenant des vidéos</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Selon les informations rapportées par Réunion La Première, les faits reprochés à Mayotte seraient intervenus après le départ du domicile familial de son épouse. L&rsquo;enfant aurait alors vécu seule avec l&rsquo;accusé pendant plusieurs mois. Les enquêteurs s&rsquo;étaient également intéressés à la découverte, par l&rsquo;ex-épouse, d&rsquo;une clé USB contenant des vidéos qui auraient montré les abus dénoncés.</p>
<p style="text-align: justify;">Au premier jour des débats, la jeune femme concernée par les faits commis à Mayotte n&rsquo;avait pas souhaité revenir en détail sur les viols dénoncées. Selon Réunion La Première, elle avait simplement déclaré qu&rsquo;elle ne pourrait <em>« jamais pardonner à cette personne ce qu&rsquo;elle m&rsquo;a fait ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de son réquisitoire, le ministère public avait requis 14 ans de réclusion criminelle à l&rsquo;encontre de Jacques G., ainsi qu&rsquo;un suivi socio-judiciaire de six ans et plusieurs interdictions, notamment d&rsquo;entrer en contact avec des mineurs et avec les victimes.</p>
<p style="text-align: justify;">La cour a finalement prononcé une peine de 13 ans de réclusion criminelle, assortie d&rsquo;une injonction de soins, d&rsquo;une interdiction de paraître au domicile des victimes et d&rsquo;une interdiction définitive d&rsquo;exercer toute activité professionnelle ou bénévole en contact avec des mineurs.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/03/proces-pour-viols-incestueux-14-ans-de-reclusion-requis-contre-lancien-proviseur-du-lycee-de-petite-terre/">Procès pour viols incestueux : 13 ans de réclusion criminelle pour l&rsquo;ancien proviseur du lycée de Petite-Terre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Trois nouvelles greffières pour la justice mahoraise</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/03/trois-nouvelles-greffieres-pour-la-justice-mahoraise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 01:30:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre d'appel de Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Concours national à affectation locale]]></category>
		<category><![CDATA[Cour d'appel de Saint-Denis]]></category>
		<category><![CDATA[Greffiers]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Dupont]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Procureur de la République]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54720</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les résultats sont tombés cette semaine. Haïthia Faïssouli, Chafantie Toumbou et Nadjida Saindou ont été admises au concours national à affectation locale de recrutement des greffiers. Une réussite qui permettra aux juridictions mahoraises de s'étoffer, même si tous les postes ouverts cette année ne seront pas pourvus.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/03/trois-nouvelles-greffieres-pour-la-justice-mahoraise/">Trois nouvelles greffières pour la justice mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La justice mahoraise pourra bientôt compter sur trois nouvelles greffières. Les résultats du concours national à affectation locale (CNAL) de recrutement des greffiers des services judiciaires ont été publiés à l&rsquo;issue des épreuves orales organisées lundi 29 juin à la préfecture de Mamoudzou. Les trois candidates admissibles, Haïthia Faïssouli, Chafantie Toumbou et Nadjida Saindou, ont toutes été déclarées admises.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ces trois lauréates, cette réussite marque le début d&rsquo;un parcours au sein de la fonction publique judiciaire. À l&rsquo;issue de leur formation, elles exerceront à Mayotte, conformément au principe même du concours national à affectation locale, créé pour permettre aux juridictions du territoire de recruter des professionnels appelés à y construire leur carrière. Cette nouvelle constitue un renfort particulièrement attendu pour les juridictions de l&rsquo;île, confrontées depuis plusieurs années à des difficultés de recrutement et de fidélisation de leurs effectifs.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un concours conçu pour répondre aux besoins de Mayotte</b></h2>
<figure id="attachment_54621" aria-describedby="caption-attachment-54621" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6806-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54621" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6806-300x225.jpg" alt="Mayotte, tribunal judiciaire," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6806-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6806-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6806-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6806-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6806-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6806-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6806-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6806-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6806-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6806-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6806-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6806-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6806-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6806-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54621" class="wp-caption-text">Le concours national à affectation locale garantit aux lauréats une affectation à Mayotte à l&rsquo;issue de leur formation, avec l&rsquo;objectif de renforcer durablement les effectifs des juridictions grâce à des candidats déjà ancrés sur le territoire. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le concours national à affectation locale a été pensé pour répondre aux spécificités du territoire. À notre rédaction, la chambre d&rsquo;appel de Mamoudzou rappelle qu&rsquo;il constitue <em>« un levier essentiel pour renforcer durablement les effectifs des juridictions mahoraises tout en offrant aux candidats du département une perspective professionnelle au plus près de leur territoire d&rsquo;origine ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif est clair : favoriser le recrutement de candidats déjà implantés à Mayotte et désireux d&rsquo;y exercer durablement leurs fonctions. L&rsquo;institution judiciaire estime que ce dispositif apporte <em>« une réponse concrète à ces enjeux en favorisant le recrutement de candidats disposant déjà d&rsquo;un ancrage territorial et d&rsquo;une connaissance des réalités locales ».</em> Selon elle, il contribue ainsi <em>« à sécuriser les parcours professionnels tout en consolidant les équipes au sein des juridictions ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les trois nouvelles lauréates, ce concours présente également un avantage majeur. Celui de bénéficier d&rsquo;une affectation garantie à Mayotte après leur formation. Une perspective qui permet, selon la chambre d&rsquo;appel, <em>« de concilier engagement au service public de la justice et volonté de construire un parcours professionnel dans son département d&rsquo;origine ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Trois admises pour sept postes ouverts</b></h2>
<figure id="attachment_54821" aria-describedby="caption-attachment-54821" style="width: 224px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/DG-GREFFE.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54821" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/DG-GREFFE-224x300.png" alt="Mayotte, justice, greffier, concours, " width="224" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/DG-GREFFE-224x300.png 224w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/DG-GREFFE-150x201.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/DG-GREFFE-300x401.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/DG-GREFFE-696x930.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/DG-GREFFE-500x668.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/DG-GREFFE.png 766w" sizes="auto, (max-width: 224px) 100vw, 224px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54821" class="wp-caption-text">La directrice des services de greffe judiciaires, responsable du centre d’examen et gestionnaire locale du service administratif régional, Stéphanie Andrieux, accueille les candidats sur le parvis du site d’examen avant le lancement des épreuves orales, le 29 juin 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Si les résultats constituent une bonne nouvelle pour les juridictions mahoraises, ils illustrent aussi les difficultés persistantes de recrutement auxquelles la justice reste confrontée sur le territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette session 2026 prévoyait l&rsquo;ouverture de sept postes, répartis entre quatre au concours externe et trois au concours interne. Pourtant, à l&rsquo;issue des épreuves écrites, seules trois candidates avaient été déclarées admissibles au concours externe. <em>« Aucun candidat n&rsquo;a été retenu pour les épreuves orales du concours interne »</em>, précise la chambre d&rsquo;appel.</p>
<p style="text-align: justify;">Les trois admissibles ont été auditionnées lundi 29 juin, à partir de 14 heures, à Mamoudzou, par un jury composé de quatre membres, réuni <em>« autour de critères d&rsquo;évaluation harmonisés lors d&rsquo;une réunion préparatoire dédiée ».</em> L&rsquo;organisation des épreuves était assurée par Stéphanie Andrieux, directrice des services de greffe judiciaires, responsable du centre d&rsquo;examen et gestionnaire locale du service administratif régional.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle a notamment veillé <em>« au bon déroulement des opérations, de l&rsquo;accueil des candidats jusqu&rsquo;à la gestion administrative des épreuves, en passant par l&rsquo;information du public et l&rsquo;accompagnement logistique du jury »</em>, précise la chambre d&rsquo;appel. Toutes les candidates encore en lice ont finalement été reçues. Toutefois, avec trois lauréates pour sept postes ouverts, quatre postes ne seront pas pourvus à l&rsquo;issue de cette session.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des difficultés d&rsquo;attractivité toujours présentes</b></h2>
<figure id="attachment_16604" aria-describedby="caption-attachment-16604" style="width: 211px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3793-211x300-2.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-16604" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3793-211x300-2.webp" alt="Mayotte, insécurité, barrages," width="211" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3793-211x300-2.webp 211w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3793-211x300-2-150x213.webp 150w" sizes="auto, (max-width: 211px) 100vw, 211px" /></a><figcaption id="caption-attachment-16604" class="wp-caption-text">À Mayotte, les difficultés liées à l&rsquo;insécurité, au logement et au coût de la vie compliquent le recrutement et la fidélisation des personnels de justice, poussant les juridictions à privilégier le recrutement de candidats déjà implantés sur le territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La chambre d&rsquo;appel rappelle que <em>« comme d&rsquo;autres administrations présentes sur le territoire, les juridictions de Mayotte sont confrontées à des difficultés persistantes d&rsquo;attractivité et de fidélisation des personnels judiciaires ». </em>Elle explique notamment que <em>« les contraintes propres au territoire »</em>, comme <em>« le coût élevé de la vie »</em>, les tensions diverses autour du logement, ou encore des<em> « difficultés d&rsquo;approvisionnement ponctuelles », </em>constituent des facteurs pouvant <em>« rendre plus complexe l&rsquo;installation durable des agents recrutés hors du département ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est précisément pour répondre à ces difficultés que le concours à affectation locale a été créé. En recrutant des candidats déjà ancrés à Mayotte, les juridictions espèrent stabiliser leurs effectifs sur le long terme et réduire le turn-over qui fragilise régulièrement leur fonctionnement.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette année, le dispositif a par ailleurs bénéficié d&rsquo;une campagne de communication renforcée. Selon la chambre d&rsquo;appel, <em>« la mobilisation de plusieurs relais d&rsquo;information locaux, notamment la presse mahoraise (&#8230;) a permis d&rsquo;accroître la visibilité du concours et de susciter un intérêt plus important auprès des candidats du territoire »</em>, conclut-elle<em>. </em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;admission de Haïthia Faïssouli, Chafantie Toumbou et Nadjida Saindou constitue ainsi une étape importante pour les juridictions mahoraises. Si elle ne permet pas de pourvoir l&rsquo;ensemble des postes ouverts, elle répond néanmoins à l&rsquo;objectif poursuivi par ce concours : former et fidéliser des greffières appelées à exercer durablement au service de la justice à Mayotte.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>« Je voulais seulement gagner de quoi soigner mon enfant » se justifie un pilote de kwassa</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/je-voulais-seulement-gagner-de-quoi-soigner-mon-enfant-se-justifie-un-pilote-de-kwassa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 02:00:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Comores]]></category>
		<category><![CDATA[Comparutions immédiates]]></category>
		<category><![CDATA[immigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[Kwassa-kwassa]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Soins]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54601</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un jeune Comorien a comparu pour avoir piloté un kwassa transportant huit passagers. Face aux juges, il raconte avoir accepté la traversée dans l'espoir de réunir 200 euros pour faire soigner son fils d'un an resté aux Comores. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/je-voulais-seulement-gagner-de-quoi-soigner-mon-enfant-se-justifie-un-pilote-de-kwassa/">« Je voulais seulement gagner de quoi soigner mon enfant » se justifie un pilote de kwassa</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au tribunal judiciaire de Mamoudzou les audiences s&rsquo;enchaînent à un rythme soutenu. Parmi les dossiers instruits, celui d&rsquo;Ahamed A. poursuivi pour aide à l&rsquo;entrée irrégulière sur le territoire français. Il raconte à sa manière les drames humains qui accompagnent les traversées clandestines entre les Comores et Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« C&rsquo;est une histoire triste, commune à Mayotte »</b></em></h2>
<figure id="attachment_21326" aria-describedby="caption-attachment-21326" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21326" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-300x225.jpeg" alt="Mayotte, tribunal judiciaire, salle d'audience," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21326" class="wp-caption-text">Lundi 29 juin 2026, au tribunal judiciaire de Mamoudzou, un homme a été jugé en comparution immédiate pour avoir piloté un kwassa-kwassa entre les Comores et Mayotte afin de subvenir aux besoins de son enfant malade. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La salle B est déjà bien remplie lorsque la présidente, Alexandra Nicolay, ouvre l&rsquo;audience. À sa droite et à sa gauche siègent les assesseures Jade Traxel et Flore Guiffan. Face au tribunal, les dossiers s&#8217;empilent. <em>« C&rsquo;est un après-midi fort chargé avec onze dossiers »,</em> annonce d&#8217;emblée la présidente.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis vient le tour d&rsquo;Ahamed A. Le jeune homme pénètre dans la salle d&rsquo;audience vêtu d&rsquo;un polo jaune et violet de la couleur de l&rsquo;équipe de basket-ball des Lakers, et d&rsquo;un jean bleu ciel troué. Il paraît frêle, de taille moyenne. Il écoute la présidente sans l&rsquo;interrompre. <em>« C&rsquo;est une histoire triste, commune à Mayotte »</em>, entonne Alexandra Nicolay avant de rappeler les faits.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 26 juin, au large de Mtsamboro, une embarcation est repérée au nord de l&rsquo;île sans s&rsquo;être signalée auprès des Affaires maritimes françaises. <em>« Il s&rsquo;agissait d&rsquo;un kwassa d&rsquo;un seul moteur »</em>, précise la présidente. À bord prennent place huit personnes : six hommes et deux femmes. Le prévenu est soupçonné d&rsquo;en être le pilote.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« C&rsquo;est un dossier classique comme tous les dossiers que nous voyons ici »</em>, poursuit la magistrate. L&rsquo;intéressé a reconnu avoir participé à la traversée. Il explique être pêcheur et avoir accepté cette mission parce qu&rsquo;il avait besoin d&rsquo;argent. Au début de l&rsquo;enquête, il affirme avoir effectué seul la traversée. Les investigations établissent pourtant que huit passagers étaient bien présents à bord de l&#8217;embarcation.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On ne saura jamais vraiment qui a commandité ce passage, ni si vous êtes véritablement le pilote ou celui qui a été désigné comme devant être le pilote »</em>, observe Alexandra Nicolay.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><em>« Je voulais seulement gagner de quoi soigner mon enfant »</em> </b></h2>
<figure id="attachment_52091" aria-describedby="caption-attachment-52091" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52091" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, maman, enfant," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52091" class="wp-caption-text">Au tribunal, la question de l’accès aux soins aux Comores a été évoquée par la présidente, le prévenu affirmant l’impossibilité de soigner son enfant sur place&#8230; une réalité régulièrement invoquée dans les dossiers de migration clandestine. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lorsque la présidente lui donne la parole, le ton change. Le jeune homme baisse légèrement les yeux avant de raconter pourquoi il a accepté cette traversée. <em>« Je voulais seulement gagner de quoi soigner mon enfant »</em>, confie-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis les mots sortent d&rsquo;un seul trait.<em> « La raison pour laquelle j&rsquo;ai fait ce voyage ce sont mes problèmes car je suis marié, j&rsquo;ai deux enfants, un de deux ans, et un de un an. Celui de un an est malade, je n&rsquo;ai pas d&rsquo;argent, il n&rsquo;y a pas de travail </em>(ndlr : aux Comores)<em> et mon chef m&rsquo;a dit que le seul travail qui existait c&rsquo;était conducteur de kwassa, je pensais avoir au moins 200 euros et retourner chez moi mais je ne vais même pas avoir les 200 euros&#8230; »</em>, explique-t-il par la voix d&rsquo;un interprète.</p>
<p style="text-align: justify;">Il affirme qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas l&rsquo;intention de rester à Mayotte. Son objectif, dit-il, était simplement d&rsquo;effectuer l&rsquo;aller-retour. La présidente revient alors sur un autre élément du dossier. <em>« On nous dit qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;unité de soins aux Comores, vous avez dit que vous n&rsquo;avez pas pu prendre votre enfant car votre patron a refusé, c&rsquo;est vrai ? &#8211; Oui si mon patron m&rsquo;avait autorisé, j&rsquo;aurais ramené mon enfant à Mayotte »</em>, répond-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dossier ne mentionne aucun antécédent judiciaire. Il explique également qu&rsquo;il ne lui reste que sa mère, malade, tandis que son épouse n&rsquo;a plus de famille. Avant de regagner sa place, sa voix se fait plus faible. <em>« Je veux être renvoyé chez moi pour être auprès de mon enfant car je n&rsquo;ai pas l&rsquo;idée de rester ici »</em>, soutient-il encore les yeux humides.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une réponse pénale « exemplaire » ou une peine avec sursis ?</b></h2>
<figure id="attachment_33656" aria-describedby="caption-attachment-33656" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Salle-TGI-Code-penal-1-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33656" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Salle-TGI-Code-penal-1-1-300x151.jpg" alt="Mayotte, Comores, tribunal, parquet, ministère public, " width="300" height="151" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Salle-TGI-Code-penal-1-1-300x151.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Salle-TGI-Code-penal-1-1-150x75.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Salle-TGI-Code-penal-1-1.jpg 679w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-33656" class="wp-caption-text">Pour le parquet, la réponse pénale doit être « exemplaire et uniforme », avec une réquisition de six mois d’emprisonnement, le maintien en détention et le retour du prévenu chez lui aux Comores.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour la substitut du procureur, Lucile Eder, ce dossier ressemble à beaucoup d&rsquo;autres. <em>« C&rsquo;est un dossier qui ressemble tristement à ceux qu&rsquo;on a l&rsquo;habitude de connaître&#8230; »</em>, souligne-t-elle. Si elle reconnaît que <em>« l&rsquo;histoire de monsieur, si elle est avérée, est d&rsquo;une tristesse profonde »</em>, elle rappelle néanmoins les risques des traversées clandestines.<em> « C&rsquo;est la période des alizés, il y a de la houle, on est dans des conditions qui sont encore plus dangereuses que d&rsquo;habitude ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour le parquet, il est indispensable que <em>« la réponse pénale soit exemplaire, claire et identique quand bien même les dossiers sont différents ». </em>Le ministère public requiert six mois d&#8217;emprisonnement, le maintien en détention ainsi que le retour du prévenu aux Comores.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;avocat de la défense ne nie pas la gravité des faits reprochés à son client mais demande au tribunal de regarder aussi l&rsquo;homme qui est assis sur un banc. <em>« C&rsquo;est une histoire crédible, je veux bien la croire (&#8230;) c&rsquo;est la première fois que monsieur se retrouve devant une juridiction ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;avocat rappelle que les huit passagers sont arrivés sans dommages corporels. <em>« L&rsquo;enfermement, depuis qu&rsquo;on a aboli la peine de mort, c&rsquo;est la pire peine qu&rsquo;on puisse donner (&#8230;) ça me semble trop sévère alors que les passagers n&rsquo;ont pas eu de dommages et que monsieur était inconnu de la justice (&#8230;) on peut partir sur une peine avec sursis »</em>, plaide-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Le tribunal a finalement suivi une réponse pénale plus sévère que celle de la défense en condamnant Ahamed A. à un an d’emprisonnement avec sursis et à une interdiction du territoire français pendant cinq ans, refermant l’audience sur une décision qui tranche avec les demandes de clémence.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/je-voulais-seulement-gagner-de-quoi-soigner-mon-enfant-se-justifie-un-pilote-de-kwassa/">« Je voulais seulement gagner de quoi soigner mon enfant » se justifie un pilote de kwassa</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Vous nous prenez pour des chiens ! » : dans la salle B du tribunal, un procès sous tension</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/30/vous-nous-prenez-pour-des-chiens-dans-la-salle-b-du-tribunal-un-proces-sous-tension/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 02:15:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Agression]]></category>
		<category><![CDATA[Comparutions immédiates]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Gendarme]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Petite-Terre]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54603</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un gendarme et un agent hospitalier racontent deux agressions en série dont ils ont été victimes, survenues dans la nuit du 21 juin 2026 en Petite-Terre. Face à eux, un jeune homme agité nie en bloc et conteste une identification centrale. Le tribunal doit trancher entre récits fragmentés et certitudes judiciaires.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/30/vous-nous-prenez-pour-des-chiens-dans-la-salle-b-du-tribunal-un-proces-sous-tension/">« Vous nous prenez pour des chiens ! » : dans la salle B du tribunal, un procès sous tension</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans la salle B du tribunal judiciaire de Mamoudzou, l’audience de comparutions immédiates s’installe dans une concentration presque immédiate. Les bancs sont presque pleins, les regards circulent, le public regarde silencieusement en direction du tribunal.</p>
<figure id="attachment_54620" aria-describedby="caption-attachment-54620" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54620" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-225x300.jpg" alt="Mayotte, tribunal judiciaire," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-scaled.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-500x667.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-800x1067.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-1280x1707.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-1320x1760.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54620" class="wp-caption-text">De nombreuses affaires ont été jugées en comparution immédiate lundi 29 juin 2026 au tribunal judiciaire de Mamoudzou. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le banc des prévenus, un jeune d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;années, Djadid D., est installé, mais rarement immobile. Il se retourne sans cesse, cherche sa mère du regard qui est assise dans la salle, lui adresse parfois un sourire, puis revient vers son avocat. Une agitation continue, presque nerveuse, qui tranche avec la rigidité attendue de l’audience.</p>
<p style="text-align: justify;">La présidente, Alexandra Nicolay, tente de dérouler les faits. Mais très vite, le prévenu interrompt, devance, coupe. Le ton monte sans exploser. <em>« Moi, madame ce que je veux savoir&#8230; »</em>, lance-t-il. Réponse immédiate : <em>« Je n’ai pas fini de dire ce qu’on vous reproche ! ». </em>Mais il insiste encore quelques minutes après. <em>« Voulez-vous être&#8230;? »</em>, entonne la présidente.<em> « Je veux être jugé maintenant ! »</em>, coupe brièvement le prévenu.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le rond-point du Mékong ou une nuit qui se répète à l’identique</b></h2>
<figure id="attachment_27887" aria-describedby="caption-attachment-27887" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27887" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6-300x200.jpg" alt="Interco' Outre-mer, intercommunalités, Chido, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-27887" class="wp-caption-text">Le jeune prévenu réside chez sa mère dans le quartier de la Vigie en Petite-Terre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les faits remontent au soir de la fête de la musique, le 21 juin dernier, en Petite-Terre. Deux agressions rapprochées ont été commises dans la même nuit, avec un même mode opératoire selon l’accusation, mais racontées à travers deux récits distincts.</p>
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="294">La première victime à la barre, Maxime B., est un gendarme mobile, en mission de renfort à Mayotte depuis le 5 mai. Cette nuit-là, il rentre à sa caserne après avoir surveillé un restaurant. Alors qu’il se trouve à proximité de l’entrée, son retour est interrompu net.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="296" data-end="785">Il décrit l’arrivée soudaine d’un groupe, puis très vite cette impression d’être encerclé sans avoir le temps de réagir. Un jeune homme se distingue alors, porteur d’un long couteau de cuisine. Autour du gendarme, les silhouettes s&rsquo;agitent. Le gendarme explique que ses agresseurs lui fouillent ses poches et ses effets personnels disparaissent — un briquet, des cigarettes, son téléphone, en le menaçant avec la lame du couteau, maintenue près du visage. Le gendarme précise qu’il s’en sort indemne physiquement. Mais surtout, au moment des faits, il fixe et se concentre sur le visage de celui qu’il décrit comme son agresseur. Il explique avoir cherché à mémoriser ses traits dans l’instant, malgré la pression de la scène.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis ses agresseurs s&rsquo;éloignent dans une autre direction. Quelques minutes plus tard, c’est Ali K. qui est victime à son tour. Lui aussi présent, à la barre du tribunal, explique qu’il s’apprêtait à passer la nuit chez lui avec ce qu’il décrit comme sa <em>« conquête du soir »</em> lorsqu’il est à son tour pris pour cible à proximité de son domicile. La scène, selon lui, est rapide. Un groupe l’entoure. Sa copine est menacée, couteau sous la gorge. La pression est immédiate.</p>
<p style="text-align: justify;">Devant le tribunal, il témoigne : <em>« J’étais entouré avec six ou sept personnes avec des machettes, c’est la première fois que ça m&rsquo;arrive (&#8230;) ils étaient tous cagoulés, j’étais stressé, je leur ai dit prenez tout ce que vous avez à prendre, ma copine elle a failli faire une crise cardiaque, j’ai eu peur pour elle »</em>. Il précise ne pas avoir pu identifier les auteurs, en raison des cagoules et des conditions de l’agression.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un prévenu qui nie et se contredit </strong></h2>
<figure id="attachment_17618" aria-describedby="caption-attachment-17618" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-17618" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17618" class="wp-caption-text">La veille de ces deux agressions, le jeune homme était entendu par les gendarmes pour une autre affaire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le banc, Djadid D. ne tient pas en place. Il se retourne souvent, fait des mouvements de bras, regarde tout autour de lui. Puis il se penche vers le public, revient dans l’audience, repart aussitôt. Une présence instable, qui tranche avec le rythme cadré des échanges.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand les faits sont rappelés : vols aggravés, violences en réunion, usage d’une arme, récidive, il coupe immédiatement.<em> « Non il ment, je ne suis pas un voleur, je suis connu pour avoir des couteaux, mais je ne suis pas un voleur »</em>, dit-il en s&rsquo;adressant au gendarme victime.</p>
<p style="text-align: justify;">La présidente tente de garder le fil. Elle revient sur les contradictions, notamment sur sa version de la rencontre avec le gendarme. Le prévenu nie, ajuste, puis revient sur une autre explication :<em> « Je l’ai vu une seule fois, j’étais en train de fumer et il m’a contrôlé »</em>, avant de s&rsquo;exclamer dans une colère.<em> « En France, ça se passe comme ça, y’a pas besoin de preuve, on dit c’est lui, vous nous prenez pour des chiens, et on va à Majikavo ! ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La phrase traverse la salle. Elle suspend un instant l’échange, sans pour autant l’interrompre. La présidente recadre :<em> « Vous avez dit au début que vous ne l’avez pas vu </em>(ndlr : le gendarme victime)<em>, et finalement vous avez dit que vous l’aviez vu ».</em> Mais le prévenu continue de bouger, de commenter, de répondre avant même la fin des questions.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand il évoque sa situation personnelle, le ton change encore, sans transition : <em>« Je vis chez ma mère, je fais des stages chez Carrefour pour trois mois (…) j’ai déposé mon CV à la mairie mais on m’a même pas répondu ».</em> Puis, dans le même mouvement : <em>« Si on m’appelle pas (…) je vais vendre de la drogue ». </em>La présidente conclut ce passage sans insister :<em> « On vous remercie pour votre sincérité ». </em></p>
<h2 class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: center;" data-section-id="1u13o53" data-start="1905" data-end="1969"><strong>Reconnaître dans la nuit : une certitude au centre du dossier</strong></h2>
<figure id="attachment_20965" aria-describedby="caption-attachment-20965" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-20965" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie-300x181.jpg" alt="Gendarmerie, Mayotte" width="300" height="181" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie-300x181.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie-150x91.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie-696x420.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-20965" class="wp-caption-text">À Mayotte, le port de cagoules par certains jeunes délinquants complique à la fois l’identification des auteurs par les enquêteurs et la reconnaissance des agresseurs par les victimes. Photographie d&rsquo;illustration / Gendarmerie de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1971" data-end="2083">Au cœur du procès, une question simple structure tout le reste : qui a été reconnu, et dans quelles conditions ? Le gendarme victime de cette agression affirme avoir formellement identifié le prévenu malgré son visage à moitié dissimulé. Il explique avoir fixé certains détails au moment de l’agression, dans un temps très court, en concentrant son attention sur un visage. <em>« Je me suis concentré pour mémoriser son visage »</em>, dit-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2349" data-end="2488">Il évoque des repères précis : le regard, le front, le nez. Une mémoire construite dans l’urgence, mais qu’il assume pleinement à la barre. Un élément renforce encore son témoignage : il affirme avoir interpellé le même jeune homme la veille des faits. Une proximité temporelle qui, selon l’accusation, donne du poids à la reconnaissance.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2690" data-end="2838">En face, la défense insiste sur la fragilité de ce type d’identification dans un contexte nocturne, avec plusieurs agresseurs et une forte pression. <em>« Dire c’est lui ce n’est pas suffisant (&#8230;) on ne peut pas transformer une impression en preuve, sinon on ne juge plus des faits, on juge des sensations (&#8230;) si une personne est en stress aigu comment peut-elle reconnaître précisément son agresseur ? »</em>, interroge l&rsquo;avocat en soulignant également qu’aucun objet volé n’a été retrouvé et qu’aucun élément matériel ne viendrait corroborer ces déclarations.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2690" data-end="2838"><strong>Le parquet plaide coupable </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le parquet, représenté par Lucile Eder, estime que les éléments du dossier convergent vers la culpabilité du prévenu malgré ses contestations. Elle souligne le contexte des faits et la situation des victimes, notamment du gendarme venu en mission sur l&rsquo;île. <em>« Il est détestable de se retrouver devant votre juridiction en tant que partie civile surtout quand on vient en mission de maintien de l’ordre ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la magistrate, la reconnaissance effectuée par l’une des victimes reste déterminante, même en contexte nocturne : <em>« Lorsqu’on reconnaît quelqu’un qui nous a agressé, on reconnaît le visage, le ton, le son de la voix ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle insiste également sur la cohérence des éléments entre les deux scènes et sur le passé judiciaire du prévenu en état de récidive légale. Le parquet a requis en conséquence quatre ans d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire de deux ans, avec une obligation de soins, une interdiction de port d’arme et interdiction de contact avec les victimes, estimant que la gravité des faits tient notamment à <em>« l’usage d’une arme »</em> et à leurs conséquences pour les parties civiles.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir délibéré, le tribunal a retenu la culpabilité du prévenu et prononcé une peine de trois ans d’emprisonnement, mettant un terme à une audience tendue où les versions se sont affrontées jusqu’au bout.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/30/vous-nous-prenez-pour-des-chiens-dans-la-salle-b-du-tribunal-un-proces-sous-tension/">« Vous nous prenez pour des chiens ! » : dans la salle B du tribunal, un procès sous tension</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>37 kg de résine de cannabis saisis à l&#8217;aéroport Marcel Henry</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/26/37-kg-de-resine-de-cannabis-saisis-a-laeroport-marcel-henry/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 13:32:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Aéroport Marcel-Henry]]></category>
		<category><![CDATA[résine de cannabis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dimanche 21 juin 2026, les agents de la direction régionale des douanes de Mayotte ont réalisé une saisie de près de 37 kg de résine de cannabis à l&#8217;aéroport international Marcel-Henry, à l&#8217;arrivée d&#8217;un vol en provenance de Paris-Roissy Charles-de-Gaulle. Lors du contrôle des passagers, le chien de la douane a marqué deux bagages, qui [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dimanche 21 juin 2026, les agents de la direction régionale des douanes de Mayotte ont réalisé une saisie de près de 37 kg de résine de cannabis à l&rsquo;aéroport international Marcel-Henry, à l&rsquo;arrivée d&rsquo;un vol en provenance de Paris-Roissy Charles-de-Gaulle.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Lors du contrôle des passagers, le chien de la douane a marqué deux bagages, qui ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;une fouille approfondie. La marchandise illicite était conditionnée sous forme de savonnettes individuelles d&rsquo;environ 100 grammes, emballées sous plastique et dissimulées dans deux valises contenant chacune plus de 18 kg de résine de cannabis.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À l&rsquo;issue de la retenue douanière, le passager mis en cause a été placé en garde à vue dans les locaux de la section de recherches de la gendarmerie, puis présenté devant le tribunal judiciaire de Mamoudzou dans le cadre d&rsquo;une comparution immédiate.</p>
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