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	<title>Archives des Justice - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Justice - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>« Trois illégalités identifiées », six mois pour les corriger : la justice suspend l&#8217;autorisation de l&#8217;usine de dessalement d&#8217;Ironi Bé</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/31/trois-illegalites-six-mois-pour-les-corriger-la-justice-suspend-lautorisation-de-lusine-de-dessalement-dironi-be/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 12:13:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Crise de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Ironi Bé]]></category>
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		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal administratif]]></category>
		<category><![CDATA[usine de dessalement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le tribunal administratif de Mayotte suspend l'autorisation environnementale de la future usine de dessalement d'Ironi Bé, tout en laissant six mois à l'État et au Syndicat Les Eaux de Mayotte (LEMA) pour régulariser trois manquements jugés illégaux. Une décision qui ne remet pas en cause le projet mais qui rappelle que l'urgence ne dispense pas du respect du droit de l'environnement. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/31/trois-illegalites-six-mois-pour-les-corriger-la-justice-suspend-lautorisation-de-lusine-de-dessalement-dironi-be/">« Trois illégalités identifiées », six mois pour les corriger : la justice suspend l&rsquo;autorisation de l&rsquo;usine de dessalement d&rsquo;Ironi Bé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La justice a tracé une ligne de crête entre urgence sanitaire et exigences environnementales. Dans une décision rendue ce vendredi 31 juillet 2026, le tribunal administratif de Mayotte a suspendu l&rsquo;autorisation environnementale délivrée le 3 juillet 2025 pour la construction de la future usine de dessalement d&rsquo;Ironi Bé, à Dembéni.</p>
<p style="text-align: justify;">Les juges ont toutefois choisi de ne pas annuler immédiatement le projet. Ils accordent au préfet de Mayotte et au Syndicat mixte Les Eaux de Mayotte (LEMA) un délai de six mois pour corriger trois irrégularités avant de statuer définitivement sur le recours porté par les associations Mayotte Nature Environnement (MNE), France Nature Environnement (FNE) et GEPOMAY. Dans un premier jugement rendu le 22 juillet dernier, le tribunal avait en revanche déclaré irrecevable la requête de Sea Shepherd France, déposée après la clôture de l&rsquo;instruction.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Trois manquements environnementaux jugés suffisamment sérieux</b></h2>
<figure id="attachment_11662" aria-describedby="caption-attachment-11662" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-11662" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3778.jpg 2048w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-11662" class="wp-caption-text">La mangrove d&rsquo;Ironi Bé, à Dembéni, est au cœur des enjeux environnementaux du projet de dessalement, pour lequel le tribunal administratif de Mayotte a notamment relevé une compensation insuffisante de la destruction des zones humides et l&rsquo;absence de mesures spécifiques en faveur du palétuvier gros poumon, une espèce végétale protégée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le tribunal a retenu <em>« trois illégalités »</em> précises. La première concerne le non-respect de plusieurs réserves émises dans l&rsquo;avis conforme du ministre chargé de la protection de la nature.</p>
<p style="text-align: justify;">Les juges relèvent notamment que le Parc naturel marin de Mayotte n&rsquo;avait pas été informé de <em>« la nature des molécules chimiques rejetées dans le lagon »</em> et que les mesures compensatoires prévues pour la destruction des zones humides restaient insuffisantes. Selon le jugement, <em>« les modalités de compensation (&#8230;) sont suffisantes au titre d&rsquo;un facteur un, mais insuffisantes au titre d&rsquo;un facteur trois</em>« , comme l&rsquo;exigeait l&rsquo;avis ministériel.</p>
<p style="text-align: justify;">La deuxième irrégularité vise l&rsquo;absence de mise en œuvre d&rsquo;un écran anti-matières en suspension (MES), destiné à limiter les impacts des travaux sur les fonds marins. Enfin, le tribunal relève qu&rsquo;aucune mesure spécifique n&rsquo;avait été prévue pour protéger le palétuvier gros poumon (<i>Bruguiera gymnorhiza</i>), une espèce végétale protégée.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces trois manquements sont toutefois considérés comme régularisables. C&rsquo;est précisément ce qui conduit les juges à suspendre l&rsquo;autorisation tout en sursoyant à statuer, plutôt qu&rsquo;à prononcer son annulation immédiate. Si ces corrections interviennent dans le délai de six mois, le tribunal examinera alors si elles permettent de maintenir l&rsquo;autorisation environnementale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une usine jugée indispensable malgré les irrégularités</b></h2>
<figure id="attachment_12440" aria-describedby="caption-attachment-12440" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-12440" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-300x225.jpg" alt="Mayotte, TA, tribunal administratif, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5748-scaled-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-12440" class="wp-caption-text">Le tribunal administratif de Mayotte, a suspendu, ce 31 juillet 2026, l&rsquo;autorisation environnementale de la future usine de dessalement d&rsquo;Ironi Bé et accordé six mois au préfet de Mayotte et au Syndicat Les Eaux de Mayotte (LEMA) pour régulariser trois irrégularités avant de statuer définitivement sur le recours des associations environnementales.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La décision marque aussi une victoire pour l&rsquo;État sur plusieurs autres points contestés par les associations. Le tribunal reconnaît notamment que le projet répond à une situation exceptionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Il rappelle que l&rsquo;usine de dessalement vise à faire face à <em>« une grave crise d&rsquo;approvisionnement de la population de Grande Terre en eau potable »</em>, aggravée par les conséquences du passage du cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024 et de la tempête Dikéledi, passée le 18 janvier 2025. Dans ces conditions, les juges estiment que le projet participe<em> « directement à la mise en œuvre de préoccupations de santé et de salubrité publique »</em>, relevant de l&rsquo;ordre public.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre point sensible : la participation du public. Les magistrats reconnaissent que le projet aurait dû, en principe, faire l&rsquo;objet d&rsquo;une enquête publique en raison de son emprise sur le domaine public maritime. Mais ils considèrent que cette irrégularité n&rsquo;a pas privé les citoyens d&rsquo;une garantie, compte tenu de l&rsquo;importante consultation organisée entre le 18 mars et le 17 avril 2025. Le dossier a été consulté plus de 7 300 fois, téléchargé près de 1 300 fois et a recueilli 419 contributions. Dans ces conditions, le tribunal estime que l&rsquo;absence d&rsquo;enquête publique n&rsquo;a pas eu d&rsquo;influence sur le sens de la décision administrative.</p>
<p style="text-align: justify;">La bataille judiciaire est donc loin d&rsquo;être achevée. En suspendant son jugement plutôt qu&rsquo;en annulant immédiatement l&rsquo;autorisation, le tribunal laisse une possibilité de régularisation, tout en rappelant que les exigences du droit de l&rsquo;environnement s&rsquo;imposent également aux projets présentés comme répondant à une situation d&rsquo;urgence. La décision définitive est désormais suspendue aux réponses qu&rsquo;apporteront l&rsquo;État et le LEMA dans les six mois à venir.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/31/trois-illegalites-six-mois-pour-les-corriger-la-justice-suspend-lautorisation-de-lusine-de-dessalement-dironi-be/">« Trois illégalités identifiées », six mois pour les corriger : la justice suspend l&rsquo;autorisation de l&rsquo;usine de dessalement d&rsquo;Ironi Bé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Mayotte, la justice accélère le traitement des violences sexuelles sur mineurs</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/23/a-mayotte-la-justice-accelere-le-traitement-des-violences-sexuelles-sur-mineurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 02:30:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[procureure générale de La Réunion-Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences sexuelles sur mineurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après le réexamen de 452 procédures à Mayotte, le parquet assure avoir enclenché une nouvelle dynamique dans le traitement des violences sexuelles commises sur des mineurs. Mais la procureure générale de La Réunion-Mayotte reconnaît que le territoire manque toujours de moyens humains pour répondre durablement à l'ampleur de la tâche.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/23/a-mayotte-la-justice-accelere-le-traitement-des-violences-sexuelles-sur-mineurs/">À Mayotte, la justice accélère le traitement des violences sexuelles sur mineurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Suite à l&rsquo;affaire Lyhanna*, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, avait demandé aux procureurs de toute la France de réexaminer l&rsquo;ensemble des procédures en cours concernant les infractions sexuelles commises sur des mineurs afin d&rsquo;identifier les dossiers les plus sensibles et d&rsquo;accélérer leur traitement. Une opération inédite, menée avec les services de police et de gendarmerie, qui a conduit à la révision de plus de 69.000 dossiers au niveau national.</p>
<figure id="attachment_33035" aria-describedby="caption-attachment-33035" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-33035" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33035" class="wp-caption-text">À Mayotte, 452 procédures ont été passées au crible en seize jours, mobilisant les sept magistrats du parquet de Mamoudzou.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À Mayotte, 452 procédures ont été passées au crible en seize jours, mobilisant les sept magistrats du parquet de Mamoudzou. Une tâche d&rsquo;autant plus complexe que le territoire concentre les dossiers les plus anciens.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« <em>C&rsquo;est un surcroît de travail conséquent </em>», reconnaît le procureur de la République de Mayotte, Guillaume Dupont. « <em>Cet exercice a été très difficile. Il a fallu identifier les procédures, les recouper, parfois entre plusieurs services d&rsquo;enquête. Et le plus dur reste à faire</em> », complète la procureure générale, Fabienne Atzori.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une accélération des gardes à vue</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour le parquet, ce réexamen produit déjà des effets concrets. Alors que 66 gardes à vue pour des faits de violences sexuelles sur mineurs avaient été enregistrées au premier semestre 2026, une nette accélération a été réalisée ces dernières semaines. À lui seul, le mois de juin a donné lieu à 21 gardes à vue, auxquelles s&rsquo;ajoutent 16 nouvelles mesures lors de la première semaine de juillet. « <em>Nous avons également dix gardes à vue pour viol. Ça, c&rsquo;est du concret </em>», souligne Guillaume Dupont.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des procédures encore trop longues</strong></h2>
<figure id="attachment_11813" aria-describedby="caption-attachment-11813" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-11813" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-300x258.png" alt="" width="300" height="258" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-300x258.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-1024x882.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-768x661.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-1536x1323.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-150x129.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-696x599.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-1068x920.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4-1320x1137.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/audience-sol4.png 1644w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-11813" class="wp-caption-text">La procureure générale de la République, Fabienne Atzori.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« <em>Il y a des procédures qui durent trop longtemps </em>», admet cependant <span lang="fr">Fabienne Atzori </span>qui insiste sur la nécessité de « <em>savoir détecter l&rsquo;urgence d&rsquo;un dossier »</em> afin de respecter l&rsquo;objectif de trois mois fixé pour les situations les plus sensibles. Parmi les principaux obstacles figure l&rsquo;absence d&rsquo;un outil informatique permettant de croiser automatiquement les procédures visant un même auteur. « <em>Pour l&rsquo;instant, on n&rsquo;a aucun outil </em>», regrette la procureure générale.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Autre chantier identifié : alléger le travail de retranscription des auditions d&rsquo;enfants, afin d&rsquo;éviter aux victimes de répéter plusieurs fois leur récit et de dégager davantage de temps pour les enquêteurs.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un manque criant de moyens</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Au-delà des outils, c&rsquo;est surtout le manque de moyens qui inquiète. À Mayotte, le déficit d&rsquo;experts psychiatres et psychologues ralentit les enquêtes, tandis que les recrutements de magistrats restent particulièrement difficiles.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La forte rotation des effectifs complique également le fonctionnement de la juridiction. « <em>Ici, les deux magistrats les plus anciens ont dix-huit mois d&rsquo;ancienneté </em>», rappelle Guillaume Dupont. La Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), de son côté, fonctionne presque exclusivement avec des agents contractuels. <em>« Et nous n’avons pour l’instant aucune candidature à Mayotte pour exercer le rôle de vice-procureur </em>», déplore Fabienne Atzori.</p>
<figure id="attachment_46001" aria-describedby="caption-attachment-46001" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46001" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/proc-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/proc-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/proc-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/proc-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/proc-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/proc-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/proc.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46001" class="wp-caption-text">Pour le procureur de la République, Guillaume Dupont, le chantier ne fait que commencer. À Mayotte « <em>tout est prioritaire, tout est urgent</em> »</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Interrogée sur la capacité de la justice mahoraise à absorber durablement cette charge de travail supplémentaire sans moyens actuellement suffisants, la procureure générale répond : <em>« c&rsquo;est un impératif. Il va falloir qu&rsquo;on soit imaginatif »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Parmi les pistes évoquées figurent le développement d&rsquo;expertises psychiatriques en visioconférence ou encore la traduction d&rsquo;imprimés en shimaoré afin de faciliter les démarches des victimes, dont certaines renoncent encore à saisir la justice en raison de leur situation administrative ou sociale.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour Guillaume Dupont, le chantier ne fait que commencer. <em>« Je suis convaincu qu’il va y avoir une libération de la parole à Mayotte et ça supposera un effort en matière de ressources humaines parce que ça va impacter nos organisations</em> ». Il précise cependant qu’à Mayotte « <em>tout est prioritaire, tout est urgent</em> ». En congés à partir de demain, il sera remplacé par l&rsquo;avocate générale, Françoise Toillon, faute de vice-procureur en poste à Mamoudzou…</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Joséphine Puig</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">*L&rsquo;affaire Lyhanna est une affaire criminelle survenue en France. Elle concerne l&rsquo;enlèvement, puis le viol, et l&rsquo;assassinat de Lyhanna, une collégienne de 11 ans disparue le 29 mai 2026 à Fleurance (Gers).</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/23/a-mayotte-la-justice-accelere-le-traitement-des-violences-sexuelles-sur-mineurs/">À Mayotte, la justice accélère le traitement des violences sexuelles sur mineurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Port de Longoni : le recours judiciaire d’Ida Nel déclaré irrecevable est rejeté</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/22/port-de-longoni-le-recours-judiciaire-dida-nel-declare-irrecevable-est-rejete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 09:05:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[DSP]]></category>
		<category><![CDATA[Ida Nel|Longoni|Mayotte|MCG|PNF]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte Channel Gateway]]></category>
		<category><![CDATA[Port de Longoni]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55885</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Conseil d’État a rejeté le recours de la société Mayotte Channel Gateway dirigée par la femme d’affaires Ida Nel qui demandait un sursis quant à l’exécution de la fin de sa délégation de service public pour le port de Longoni à compter du 1er septembre 2026. Cette décision confirme l’arrêt de la cour administrative [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/22/port-de-longoni-le-recours-judiciaire-dida-nel-declare-irrecevable-est-rejete/">Port de Longoni : le recours judiciaire d’Ida Nel déclaré irrecevable est rejeté</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le Conseil d’État a rejeté le recours de la société Mayotte Channel Gateway dirigée par la femme d’affaires Ida Nel qui demandait un sursis quant à l’exécution de la <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/20/resiliation-de-la-dsp-du-port-lappel-dida-nel-ne-suspend-pas-la-decision-selon-lunion-maritime/">fin de sa délégation de service public pour le port de Longoni à compter du 1<sup>er</sup> septembre 2026</a>. Cette décision confirme l’arrêt de la cour administrative d’appel de Bordeaux en date du 2 juin 2026, ainsi que le <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/16/le-tribunal-administratif-prononce-la-resiliation-de-la-dsp-du-port-de-longoni-au-1er-septembre-2026/">jugement du tribunal administratif de Mayotte</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/22/port-de-longoni-le-recours-judiciaire-dida-nel-declare-irrecevable-est-rejete/">Port de Longoni : le recours judiciaire d’Ida Nel déclaré irrecevable est rejeté</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Un couple condamné pour avoir loué des logements insalubres à des familles vulnérables</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/21/un-couple-condamne-pour-avoir-loue-des-logements-insalubres-a-des-familles-vulnerables/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 02:30:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Marchand de sommeil]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Seize habitations et des milliers d’euros de loyers perçus : le tribunal judiciaire de Mamoudzou a condamné ce lundi un couple poursuivi pour avoir proposé à la location des logements jugés indignes. La défense, elle, évoque un geste d’entraide dans un contexte de crise du logement après le passage du cyclone Chido.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’affaire débute lors d’un contrôle réalisé par des militaires sur un terrain où sont installées ces constructions. Ils constatent des conditions d’hébergement dégradées, avec notamment des problèmes d’accès à l’eau et à l’électricité, ainsi que de la moisissure. Le dossier porte sur 16 habitations, majoritairement des bangas en tôle, occupées par 8 familles dont 44 enfants.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>23.000 euros en espèces retrouvés au domicile du couple</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’enquête révèle également l’existence de revenus locatifs. Selon les éléments présentés à l’audience, un locataire leur aurait versé jusqu’à 1.780 euros par mois. Lors d’une perquisition au domicile des propriétaires, les enquêteurs découvrent également une boîte contenant 23.000 euros en espèces.</p>
<figure id="attachment_6195" aria-describedby="caption-attachment-6195" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6195 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-300x200.webp" alt="Mayotte, surendettement, IEDOM," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-300x200.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-1024x682.webp 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-768x512.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-150x100.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-696x464.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-1068x712.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg.webp 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-6195" class="wp-caption-text">Lors d’une perquisition au domicile des propriétaires, les enquêteurs ont découvert une boîte contenant 23.000 euros en espèces.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À la barre, la prévenue, une retraitée née à Moroni et installée à Mayotte depuis son enfance, explique que les constructions ont été réalisées dans un contexte particulièrement difficile après Chido, alors que de nombreuses familles cherchaient un toit. Une locataire venue témoigner la défend : après avoir perdu son logement, elle dit avoir été accueillie par la prévenue qui ne voulait pas la laisser avec ses enfants à la rue. Elle dit avoir payé 150 euros par mois.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais pour le parquet, cela ne peut justifier des logements illégaux et dangereux. La substitute du procureur estime que le couple a profité de la vulnérabilité de personnes en grande précarité et dénonce <em>« une entreprise familiale »</em>, un système de locations non déclarées et insalubres. Le mari, poursuivi dans cette affaire, était quant à lui absent à l’audience.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Un système fondé sur <em>« l’abus de la misère humaine »</em></strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La procureure estime que ces faits participent à un phénomène qui <em>« gangrène le territoire mahorais »</em> et dénonce un système fondé sur <em>« l’abus de la misère humaine »</em>. Elle a requis trois ans d’emprisonnement, dont deux ans assortis d’un sursis probatoire, ainsi qu’une amende de 20.000 euros.</p>
<figure id="attachment_49865" aria-describedby="caption-attachment-49865" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49865" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-300x201.png" alt="Mayotte, Kingia, démantèlement, banga, forces de l'ordre, préfecture," width="300" height="201" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-300x201.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1024x685.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-768x514.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1536x1027.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-2048x1370.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-150x100.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-696x466.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1068x714.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1920x1284.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1320x883.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49865" class="wp-caption-text">La substitute du procureur estime que le couple a profité de la vulnérabilité de personnes en grande précarité (illustration). Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La défense conteste. L’avocat de la prévenue estime qu’aucun élément ne démontre un enrichissement personnel de sa cliente et dénonce une approche trop éloignée de la réalité sociale mahoraise. <em>« Prouvez-moi que si ces logements sont sales, c’est la faute de madame »</em>, plaide-t-il, avant d’accuser la procureure de faire <em>« de la politique »</em>. <em>« On n’est pas là pour juger de la morale, mais de la loi »</em>, a rappelé la présidente du tribunal.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À l’issue du délibéré, les deux prévenus sont déclarés coupables et condamnés à 18 mois d’emprisonnement assortis d’un sursis simple, à une amende de 10.000 euros pour la femme et 7.000 pour le mari, ainsi qu’à une interdiction, pendant cinq ans, d’acquérir des biens immobiliers ou de les mettre en location à usage d’habitation. Le tribunal ordonne également la confiscation des sommes et gains issus de l’activité poursuivie, ainsi que la destruction des constructions irrégulières.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Joséphine Puig</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kwassa et immigrés clandestins : une histoire sans fin</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/17/kwassa-et-immigres-clandestins-une-histoire-sans-fin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 02:15:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Anjouan|Comores|immigration|kwassa|Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55633</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que les grandes vacances ont débuté, les affaires impliquant des passeurs pour l’aide à l’entrée irrégulière d’étrangers sur le territoire s’enchainent au tribunal judiciaire de Mamoudzou.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/17/kwassa-et-immigres-clandestins-une-histoire-sans-fin/">Kwassa et immigrés clandestins : une histoire sans fin</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pas moins de 6 affaires sur 12 inscrites au rôle des comparutions immédiates, lundi dernier, concernaient des prévenus impliqués dans l’organisation de traversées en kwassa, depuis Anjouan, pour faire entrer illégalement des gens sur notre territoire. Entre le 9 et 11 juillet 2026, pas moins de 55 personnes réparties sur 4 embarcations ont été arraisonnées par la police aux frontières (PAF), dont de nombreux mineurs et parfois même des nourrissons.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les pilotes de ces kwassa comparaissaient tour à tour devant le tribunal. Faits aggravants pour eux, aucune embarcation n’était équipée de matériel de sauvetage et de sécurité et aucun des pilotes n’avaient de formation ou de compétences pour naviguer alors que soufflent les alizés, rendant la traversée encore plus dangereuse avec une mer agitée.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Jack Bauer à la manœuvre ?</strong></h2>
<figure id="attachment_5391" aria-describedby="caption-attachment-5391" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-5391" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg-300x211.webp" alt="PAF, Mayotte" width="300" height="211" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg-300x211.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg-768x540.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg-150x106.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg-696x490.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interpellation-plusieurs-kwassa-PAF-jpeg.webp 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-5391" class="wp-caption-text">La semaine dernière, plusieurs dizaines de personnes ont été interceptées par la police aux frontières dans des kwassa. (illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Toutes les affaires traitées par le tribunal se ressemblent telle une histoire sans fin… Tous les prévenus, qui ont été désignés par les passagers comme étant les pilotes, ont reconnu les faits qui leur étaient reprochés ainsi que leur participation à l’organisation des traversées. Après avoir présenté ses excuses, un premier pilote explique qu’il a payé 600 euros pour venir jusqu’à Mayotte mais qu’au milieu du périple en mer on lui a dit que ce n’était pas suffisant et que pour compléter le manque il devait se déclarer comme étant le pilote de kwassa en cas d’interception par les forces de l’ordre. <em>« Je ne suis pas propriétaire de la barque, c’est Jack Bauer le commandant, c’est lui qui a piloté jusqu’à Mayotte. Il a éteint le moteur pour se mêler aux autres passagers quand il a vu le bateau de la PAF arriver. J’ai montré aux policiers qui était le vrai pilote et leur ai dit que ce n’était pas moi. </em><em>– Pourtant tous les passagers vous ont désigné comme étant le pilote</em>, rétorque la présidente du tribunal. <em>Et ce d’autant plus que votre propre frère vous a désigné aussi »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il raconte que s’il a voulu venir à Mayotte c’est pour fuir les Comores car il est poursuivi par la justice là-bas pour avoir frappé un policier en voulant aider quelqu’un. <em>« Je l’ai aidé pour éviter son incarcération »</em>, se justifie-t-il. Pour le substitut du procureur, la ficelle impliquant un dénommé Jack Bauer est un peu grosse. <em>« C’est un alias… Certes, il reconnait avoir participé mais il y a plusieurs circonstances aggravantes »</em>. Il a demandé son maintien en détention, 6 mois de prison, 3 ans d’interdiction du territoire, et la confiscation des biens.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><em>Bis repetita…</em></strong></h2>
<figure id="attachment_19725" aria-describedby="caption-attachment-19725" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19725" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19725" class="wp-caption-text">Les pilotes de kwassa ont été condamnés à de la prison avec sursis.(illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le second passeur emmenait lui 17 personnes, et pareil que pour l’affaire précédente il a accepté d’endosser le rôle du pilote en cas d’interception. <em>« Je suis malade… j’ai essayé de m’en sortir comme je pouvais… J’ai quitté les Comores pour me faire soigner à Mayotte. Si j’acceptais d’endosser le rôle du pilote j’avais le droit de monter dans le kwassa. J’ai accepté car je n’ai pas grand-chose à perdre vu que je suis malade »</em>, raconte-t-il à la barre du tribunal. Même histoire et même demande de peine du procureur : 6 mois de prison et 3 ans d’interdiction du territoire français. Deux autres affaires similaires ont suivi entrainant sensiblement les mêmes réquisitions du ministère public.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Après délibération, le tribunal les a condamnés à de la prison avec sursis : 3 mois pour l’un, 14 et 12 mois pour les autres, ainsi que des interdictions de territoire français. Ils vont pouvoir rentrer chez eux, aux Comores, avant sans doute de prendre à nouveau le risque de revenir à Mayotte. Bref une histoire sans fin…</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>A Mayotte 96,5% des étrangers expulsés sont de nationalité comorienne</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">D’après les chiffres du ministère de l’Intérieur, avec 21.409 expulsions l&rsquo;an dernier (2025), Mayotte concentre près de 90% des éloignements depuis les Outre-mer. Dans le 101e département, 96,5% des étrangers expulsés sont de nationalité comorienne (20.662 personnes), le reste étant des Malgaches (718 éloignements) et 7 Yéménites.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ce bilan est en légère hausse par rapport à 2024, pourtant marquée par l&rsquo;opération Mayotte Place Nette, avec 19.262 reconduites à la frontière, mais de loin inférieur à l&rsquo;année 2023 avec l&rsquo;opération Wuambushu, où 24.467 expulsions avaient été effectuées.</p>
<figure id="attachment_22497" aria-describedby="caption-attachment-22497" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-22497" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux-300x201.jpg" alt="" width="300" height="201" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux-300x201.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux-768x515.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux-150x101.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux-696x466.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CRA-locaux.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-22497" class="wp-caption-text">En 2025, 21.409 expulsions ont eu lieu selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La semaine dernière, les maires des communes de Mayotte ainsi que les présidents des EPCI ont été conviés par le préfet, Frédéric Poisot, à bord du Champlain, un navire de la Marine nationale, pour une réunion d’information consacrée aux enjeux maritimes dans le Canal du Mozambique. Le préfet a présenté les moyens mobilisés par l’État pour prévenir, détecter et combattre les trafics en mer, et notamment lutter contre l&rsquo;immigration irrégulière… Pour quels résultats ?</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une fois encore, il serait plus que temps que les autorités françaises agissent enfin de façon ferme avec les Comores pour empêcher les kwassa de partir d’Anjouan et de laisser les filières criminelles prospérer en profitant de la misère humaine.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En outre, la traversée jusqu’à Mayotte devient un « cimetière marin », mais là aussi c’est une histoire sans fin car la France manque « cruellement », depuis de trop nombreuses années, de réelle volonté politique pour faire pression sur le gouvernement comorien et empêcher ces départs et, <em>de facto,</em> ces traversées parfois mortelles entre les deux îles.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">B.J.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Cinq ans de prison ferme en appel pour l&#8217;homme d&#8217;affaires Théophane Narayanin</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/15/cinq-ans-de-prison-ferme-en-appel-pour-lhomme-daffaires-theophane-narayanin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 07:47:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre d'appel de Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[guito]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Théophane Narayanin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55551</guid>

					<description><![CDATA[<p>La chambre d'appel de Mayotte a confirmé, vendredi 10 juillet 2026, la condamnation de l'homme d'affaires Théophane Narayanin, dit "Guito", à cinq ans d'emprisonnement ferme avec mandat de dépôt pour avoir commandité l'agression d'une avocate à Mayotte il y a plus de dix ans. Le mandat de dépôt a entraîné son incarcération à l'issue de l'audience.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/15/cinq-ans-de-prison-ferme-en-appel-pour-lhomme-daffaires-theophane-narayanin/">Cinq ans de prison ferme en appel pour l&rsquo;homme d&rsquo;affaires Théophane Narayanin</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">La cour a ainsi confirmé le jugement rendu le 20 janvier dernier, par le tribunal correctionnel de Mamoudzou. Au mois d&rsquo;avril, elle avait remis le prévenu en liberté dans l&rsquo;attente de son procès en appel, après plusieurs semaines de détention au centre pénitentiaire de Saint-Denis de La Réunion.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Les juges ont retenu que Théophane Narayanin était le commanditaire de l&rsquo;agression d&rsquo;Emma Buttet, alors avocate au barreau de Mayotte, sans en être l&rsquo;auteur matériel. Selon les décisions de justice, cette expédition punitive visait en réalité Maître Sylvie Sévin, qui défendait à l&rsquo;époque l&rsquo;ancien maire de Koungou, Frédéric Dachery, dans un contentieux l&rsquo;opposant à l&rsquo;homme d&rsquo;affaires. Emma Buttet aurait été agressée violemment après avoir été prise par erreur pour sa consœur.</p>
<p style="text-align: justify;">En première instance, Théophane Narayanin avait également été condamné à une amende de 75.000 euros et à une interdiction d&rsquo;exercer une activité commerciale pendant quinze ans. La confirmation de ce jugement en appel rend cette condamnation définitive, sous réserve d&rsquo;un éventuel pourvoi en cassation.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« À un moment donné, le système va craquer » : le cri d&#8217;alarme de Yanis Souhaïli, bâtonnier de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/a-un-moment-donne-le-systeme-va-craquer-le-cri-dalarme-de-yanis-souhaili-batonnier-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 02:15:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[avocats|bâtonnier|Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Yanis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55267</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que la justice mahoraise fait face à une activité soutenue et à un manque chronique de moyens, Yanis Souhaili, bâtonnier de l’ordre des avocats de Mayotte tire la sonnette d'alarme. Entre pénurie d'avocats, difficultés de recrutement, absence d'experts judiciaires et surcharge de travail, il décrit une institution qui fonctionne grâce à l'engagement de ses professionnels, mais dont les limites sont désormais atteintes. Entretien.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/a-un-moment-donne-le-systeme-va-craquer-le-cri-dalarme-de-yanis-souhaili-batonnier-de-mayotte/">« À un moment donné, le système va craquer » : le cri d&rsquo;alarme de Yanis Souhaïli, bâtonnier de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p class="Corps" style="text-align: justify;"><b>Pourquoi le barreau de Mayotte peine-t-il à attirer de nouveaux avocats ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>« Les candidats regardent avant tout les conditions de vie sur le territoire : l&rsquo;insécurité, les difficultés d&rsquo;acc</i><i><span lang="IT">è</span>s à l&rsquo;eau, la scolarisation des enfants&#8230; Même lorsque les rémunérations sont attractives, beaucoup préf</i><i><span lang="IT">è</span>rent rester en mé</i><i><span lang="IT">tropole.</span>Mais le probl</i><i><span lang="IT">è</span>me dépasse largement notre profession.</i><i> </i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Aussi, même si le métier est le même qu&rsquo;ailleurs, les conditions d&rsquo;exercice ne le sont pas. Pour fonctionner correctement à Mayotte, nous devrions être une centaine d&rsquo;avocats. Pourtant, nous ne sommes qu&rsquo;une trentaine, dont seulement une vingtaine interviennent en mati</i><i><span lang="IT">è</span>re pénale. C&rsquo;est largement insuffisant pour assurer les gardes à vue, les comparutions immédiates, les informations judiciaires, les cours d&rsquo;assises et l&rsquo;ensemble des audiences. Nous travaillons donc davantage, souvent plus de 60 heures par semaine et constamment dans l’urgence ».</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><b>Concr</b><b><span lang="IT">è</span>tement, que provoque ce manque d&rsquo;avocats sur le fonctionnement de la justice ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_26878" aria-describedby="caption-attachment-26878" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26878" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-300x225.jpg" alt="Mayotte, tribunal judiciaire, barreau de Mayotte, avocats," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2445-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-26878" class="wp-caption-text"><i>Pour fonctionner correctement à Mayotte, il faudrait une centaine d&rsquo;avocats. Pourtant, ils ne sont qu&rsquo;une trentaine.</i></figcaption></figure>
<p class="Corps"><i>« Les conséquences sont tr</i><i><span lang="IT">è</span></i><i><span lang="PT">s concr</span></i><i><span lang="IT">è</span>tes. Lorsque plusieurs personnes sont jugées dans une même affaire, il faut un avocat pour chacune d&rsquo;elles. En raison des conflits d&rsquo;intérêts, il devient parfois impossible de trouver suffisamment de défenseurs disponibles. Les audiences doivent alors souvent être renvoyé</i><i><span lang="PT">es.</span> Pendant ce temps, les autres dossiers continuent d&rsquo;arriver. À un moment donné, le syst</i><i><span lang="IT">è</span>me va finir par craquer.</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Nous qui sommes sur le territoire, continuerons à faire ce que nous pouvons, mais nous sommes épuisés et nous ne pourrons pas faire davantage. Peut-être que si nous avions un peu plus de temps, nous arriverions à mieux traiter certains dossiers ».</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><b>Face à cette situation, existe-t-il des solutions pour renforcer les effectifs ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>« Pour les magistrats, la Chancellerie peut mettre en place des brigades temporaires. Pour les avocats, cela n&rsquo;existe pas. Nous sommes des professionnels libéraux. Un avocat qui souhaite venir à Mayotte doit quitter son barreau d&rsquo;origine pour s&rsquo;inscrire ici. Ce n&rsquo;est pas aussi simple que pour un magistrat ou un fonctionnaire. Nous essayons de trouver des solutions provisoires, mais à Mayotte, les solutions provisoires finissent souvent par devenir des solutions durables.</i><i> </i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Former davantage d&rsquo;étudiants mahorais ne suffira pas non plus. Beaucoup de jeunes avocats originaires de Mayotte choisissent, eux aussi, de rester en mé</i><i><span lang="IT">tropole aprè</span>s leurs études. Je n&rsquo;ai pas de solution miracle. La seule serait que davantage de confr</i><i><span lang="IT">è</span>res acceptent de venir s&rsquo;installer à Mayotte, mais aujourd&rsquo;hui, ils ne le souhaitent pas. Nous demandons plus de moyens. »</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><b>Vous alertez également sur le manque d&rsquo;experts judiciaires. Pourquoi est-ce un probl</b><b><span lang="IT">è</span>me majeur ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_19725" aria-describedby="caption-attachment-19725" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19725" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barre-tribunal-correctionnel.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19725" class="wp-caption-text">Mayotte manque aussi cruellement d&rsquo;experts judiciaires. (Illustration)</figcaption></figure>
<p class="Corps"><i>« Dans les affaires d&rsquo;infractions de nature sexuelle par exemple, la loi impose des expertises psychologiques et psychiatriques. Lorsqu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;experts, comment fait-on ? À cause de ce manque de moyens, nous ne sommes plus en mesure d&rsquo;appliquer pleinement la loi.</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>En comparaison immédiate, nous jugeons souvent des personnes qui ne sont pas responsables de leurs actes, mais comme il n&rsquo;y a pas d’experts et pas d&rsquo;endroit pour les interner, on décide de les envoyer en prison, alors que l&rsquo;incarcération n&rsquo;est pas forcément la réponse la plus adapté</i><i><span lang="IT">e.</span> Sans prise en charge mé</i><i><span lang="IT">dicale, </span>il y a un risque qu’elles ressortent et récidivent. C&rsquo;est un cercle vicieux.</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut"><span class="Aucun"><i>Tout le monde est au courant de la situation, mais personne ne fait rien. Au niveau du Gouvernement, ce n&rsquo;est pas urgent pour eux. »</i></span><i></i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><b>Et quel regard portez-vous sur la loi SURE ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_26874" aria-describedby="caption-attachment-26874" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26874" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-300x198.jpg" alt="Mayotte, tribunal judiciaire, barreau de Mayotte, avocats," width="300" height="198" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-300x198.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-1024x676.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-768x507.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-1536x1014.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-2048x1353.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-150x99.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-696x460.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-1068x705.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-1920x1268.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2438-1320x872.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-26874" class="wp-caption-text">Une partie des avocats du barreau de Mayotte avait protester contre la loi SURE au travers d&rsquo;une « mouvement d&rsquo;humeur ».</figcaption></figure>
<p class="Corps"><i>« Cette réforme est présentée comme un moyen d&rsquo;accélérer le traitement des affaires. Mais, en réalité, elle revient sur un certain nombre de droits des personnes mises en cause. La profession s&rsquo;y est fortement opposé</i><i><span lang="IT">e.</span></i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Ce dont nous avons besoin, ce sont des moyens humains et matériels supplémentaires. Réduire les délais laissés aux avocats ou revenir sur des droits importants des mis en cause ne permettra pas de mieux rendre la justice. »</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>&nbsp;</p>
<p class="Corps"><b>Vous critiquez également le fonctionnement de la cour d&rsquo;assises à Mayotte. Pourquoi ?</b></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_9709" aria-describedby="caption-attachment-9709" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-9709" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9617-scaled-1.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-9709" class="wp-caption-text"><i>A Mayotte, la cour d&rsquo;assises fonctionne avec un syst</i><i><span lang="IT">è</span></i><i><span lang="PT">me de jur</span>és semi-professionnels. (I</i>llustration)</figcaption></figure>
<p class="Corps"><i>« Aujourd’</i><i><span lang="NL">hui</span> à Mayotte, la cour d&rsquo;assises fonctionne avec un syst</i><i><span lang="IT">è</span></i><i><span lang="PT">me de jur</span>és semi-professionnels. Une trentaine de personnes si</i><i><span lang="IT">è</span>gent quasiment à toutes les sessions, anné</i><i><span lang="PT">e apr</span></i><i><span lang="IT">è</span>s année. Pourtant, le principe d&rsquo;une cour d&rsquo;assises est que chaque citoyen puisse être appelé à être juré une seule fois dans sa vie.</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Ce syst</i><i><span lang="IT">è</span>me dérogatoire avait été instauré à Mayotte, au motif qu&rsquo;une partie de la population maîtrisait mal le franç</i><i><span lang="IT">ais. Le pr</span>éfet et la présidente du tribunal arrêtent donc la liste des juré</i><i><span lang="PT">s.</span> Mais ce dispositif n&rsquo;est plus satisfaisant aujourd’hui. J&rsquo;ai demandé à ce </i><i><span lang="ES-TRAD">que </span>ce mode de désignation des jurés soit revu, mais rien n&rsquo;a changé.</i></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Corps"><i>Une fois encore, Mayotte se voit appliquer des <span class="Aucun">dispositifs</span> dérogatoires, alors qu&rsquo;il serait tout à fait possible d’<span class="Aucun">appliquer</span>le droit commun ».</i></p>
</div>
<div>
<p class="Corps" style="text-align: justify;"><strong>Joséphine Puig</strong></p>
</div>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/a-un-moment-donne-le-systeme-va-craquer-le-cri-dalarme-de-yanis-souhaili-batonnier-de-mayotte/">« À un moment donné, le système va craquer » : le cri d&rsquo;alarme de Yanis Souhaïli, bâtonnier de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le tribunal de Mamoudzou évacué après une alerte à la fumée suspecte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/le-tribunal-de-mamoudzou-evacue-apres-une-alerte-a-la-fumee-suspecte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 08:06:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fermeture]]></category>
		<category><![CDATA[Fumée]]></category>
		<category><![CDATA[Panne]]></category>
		<category><![CDATA[Pompiers]]></category>
		<category><![CDATA[Risque]]></category>
		<category><![CDATA[SDIS]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55120</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une alerte déclenchée par une fumée suspecte et un possible départ de feu a entraîné l'évacuation du tribunal de Mamoudzou ce mardi 7 juillet au matin, avant que le site ne soit finalement fermé pour la journée.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/le-tribunal-de-mamoudzou-evacue-apres-une-alerte-a-la-fumee-suspecte/">Le tribunal de Mamoudzou évacué après une alerte à la fumée suspecte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;alarme incendie s&rsquo;est déclenchée ce mardi 7 juillet, en début de matinée, poussant le personnel de la justice et le public à évacuer le tribunal judiciaire. Selon les premiers éléments, l&rsquo;incident serait lié à une panne électrique et un court circuit. Sur place, les agents de sécurité ont expliqué aux personnes présentes qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un problème technique, alors que l&rsquo;alarme a continué de retentir pendant près d&rsquo;une heure.</p>
<figure id="attachment_55123" aria-describedby="caption-attachment-55123" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-55123 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-300x225.jpg" alt="Mayotte, pompiers, tribunal, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8871-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55123" class="wp-caption-text">Deux camions de pompiers sont arrivés sur place, vers 9 heures du matin, pour effectuer de nouvelles vérifications.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les pompiers sont intervenus une première fois sans détecter d&rsquo;élément suspect. Mais l&rsquo;alarme ne s&rsquo;arrêtant toujours pas, ils ont été rappelés. Deux camions sont arrivés sur place aux alentours de neuf heures, tandis qu&rsquo;un électricien a également été sollicité pour rechercher l&rsquo;origine de la panne. D&rsquo;après certains employés, des coupures de courant surviennent régulièrement dans plusieurs secteurs du bâtiment.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les pompiers font le diagnostic et nous diront si on doit fermer le site. Dans ce cas-là, les audiences seront reconduite, je vous demande un peu de patience »</em>, a exprimé Sophie de Borggraef, présidente du tribunal de Mayotte devant le public rassemblé à l&rsquo;extérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques minutes plus tard, la présidente est revenue s&rsquo;adresser au public pour annoncer la fermeture du tribunal pour la journée, précisant qu&rsquo;elle préférait « <em>éviter tout risque</em> ». Les agents ont été invités à faire du télétravail, tandis que les personnes concernées par les audiences seront prochainement recontactées pour de nouvelles convocations.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/le-tribunal-de-mamoudzou-evacue-apres-une-alerte-a-la-fumee-suspecte/">Le tribunal de Mamoudzou évacué après une alerte à la fumée suspecte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi une audience de comparutions immédiates à Mayotte ne fonctionne-t-elle pas comme ailleurs en France ?</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/pourquoi-une-audience-de-comparutions-immediates-a-mayotte-ne-fonctionne-t-elle-pas-comme-ailleurs-en-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 01:45:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Comparutions immédiates]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55018</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après-midi du jeudi 2 juillet, quatre dossiers étaient inscrits à l'audience de comparutions immédiates du tribunal judiciaire de Mamoudzou, mais aucun n'a été examiné sur le fond. Plus qu'une succession de contretemps, cette audience révèle les fragilités d'une justice mahoraise confrontée à des contraintes sans équivalent dans l’Hexagone.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/pourquoi-une-audience-de-comparutions-immediates-a-mayotte-ne-fonctionne-t-elle-pas-comme-ailleurs-en-france/">Pourquoi une audience de comparutions immédiates à Mayotte ne fonctionne-t-elle pas comme ailleurs en France ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p class="Pardfaut" style="text-align: justify;"><span class="Aucun"><i>« Il est 16 heures et on n&rsquo;a pas jugé un seul dossier ! </i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">»</span>.</i></span><span class="AucunA"> Dans la salle d&rsquo;audience, la remarque de la présidente du tribunal sonne comme un constat d’impuissance. Les renvois se succèdent, sans qu&rsquo;aucune des comparutions immédiates inscrites n&rsquo;ait pu être examinée.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<h2 class="Pardfaut" style="text-align: center;"><span class="Aucun"><b><span lang="IT">Des audiences qui se suivent et qui se ressemblent…</span></b></span></h2>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut"><span class="Aucun"><span lang="IT">La premiè</span></span><span class="AucunA">re affaire concerne quatre jeunes hommes poursuivis pour des violences aggravé</span><span class="Aucun"><span lang="PT">es. Mais tr</span></span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">s vite, l&rsquo;audience rencontre une difficulté procé</span><span class="Aucun"><span lang="IT">durale</span></span><span class="AucunA">, seuls deux avocats sont présents pour assurer la défense des quatre prévenus, alors que leurs situations pénales sont distinctes et imposent une dé</span><span class="Aucun">fense individualis</span><span class="AucunA">ée. Le tribunal n&rsquo;a d&rsquo;autre choix que de renvoyer l&rsquo;affaire au 6 aoû</span><span class="Aucun"><span lang="IT">t. D&rsquo;ici l</span></span><span class="AucunA">à, tous restent en détention provisoire.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_8080" aria-describedby="caption-attachment-8080" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-8080" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-audience-barre--300x215.jpg" alt="" width="300" height="215" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-audience-barre--300x215.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-audience-barre--150x107.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-audience-barre-.jpg 680w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-8080" class="wp-caption-text">Certains dossiers ont dû être renvoyés faute d&rsquo;interprète.(illustration)</figcaption></figure>
<p class="Pardfaut"><span class="AucunA">Le deuxi</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">me dossier illustre encore davantage les fragilités de la juridiction. Deux ressortissants malgaches, poursuivis notamment pour aide à l&rsquo;entré</span><span class="Aucun"><span lang="IT">e irr</span></span><span class="AucunA">éguli</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">re et proxénétisme aggravé, devaient enfin être jugés. Il est finalement renvoyé&#8230; pour la troisi</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">me fois. Apr</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">s un premier report lié à la gr</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">ve des avocats, puis un second faute d&rsquo;interpr</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">te en langue malgache, cette fois c’est un dysfonctionnement dans la transmission du dossier qui empê</span><span class="Aucun"><span lang="IT">che le procè</span></span><span class="AucunA">s de se tenir. Les deux avocats dé</span><span class="Aucun">sign</span><span class="AucunA">és assurent n&rsquo;avoir jamais été </span><span class="Aucun">inform</span><span class="AucunA">és de leur désignation et n&rsquo;ont pu préparer la défense de leurs clients. Le renvoi est fixé au 27 juillet, prolongeant d&rsquo;autant leur détention provisoire.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut"><span class="Aucun">Pris s</span><span class="AucunA">éparément, ces incidents n&rsquo;ont rien d&rsquo;exceptionnel. Dans n&rsquo;importe quel tribunal, un avocat peut être indisponible, un interpr</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">te manquer ou un dossier être mal orienté. Ce qui distingue Mayotte, c&rsquo;est que ces difficultés s’additionnent et ne sont plus absorbées par l&rsquo;organisation de la juridiction. Elles suffisent à bloquer l&rsquo;audience.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<h2 class="Pardfaut" style="text-align: center;"><span class="Aucun"><b><span lang="IT">Une justice au ralenti par manque de moyens et de personnels</span></b></span><b></b></h2>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut"><span class="Aucun"><span lang="IT">La premiè</span></span><span class="AucunA">re explication tient aux effectifs. Selon la Défenseure des droits, Mayotte compte </span><span class="Aucun"><i>« un avocat pour 13.000 habitants, contre un pour 900 en moyenne nationale »</i></span><span class="AucunA">. Le déficit concerne également les magistrats, les greffiers, les personnels administratifs et les experts judiciaires. Autrement dit, chaque professionnel disponible porte une charge de travail beaucoup plus importante qu&rsquo;ailleurs.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_49493" aria-describedby="caption-attachment-49493" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49493" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/12788643-f512-4979-8b78-51fe96001b39-300x169.jpg" alt="Mayotte, avocat, audience, tribunal judiciaire," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/12788643-f512-4979-8b78-51fe96001b39-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/12788643-f512-4979-8b78-51fe96001b39-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/12788643-f512-4979-8b78-51fe96001b39-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/12788643-f512-4979-8b78-51fe96001b39-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/12788643-f512-4979-8b78-51fe96001b39-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/12788643-f512-4979-8b78-51fe96001b39-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/12788643-f512-4979-8b78-51fe96001b39.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49493" class="wp-caption-text"><span class="AucunA">Mayotte compte </span><span class="Aucun"><i>un avocat pour 13.000 habitants, contre un pour 900 en moyenne nationale</i></span>. (illustration)</figcaption></figure>
<p class="Pardfaut"><span class="AucunA">Cette faiblesse des moyens intervient pourtant dans un département o</span><span class="Aucun"><span lang="IT">ù </span></span><span class="AucunA">la justice traite des contentieux particuli</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">rement exigeants. Les comparutions immédiates concernent fréquemment des affaires d&rsquo;aide à l&rsquo;entré</span><span class="Aucun"><span lang="IT">e irr</span></span><span class="AucunA">éguli</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="Aucun"><span lang="NL">re, de transports en kwassa-kwassa</span></span><span class="AucunA"> ou de violences commises en bande. Ces procédures impliquent souvent plusieurs prévenus, plusieurs victimes, plusieurs avocats et presque systématiquement des interpr</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="Aucun"><span lang="PT">tes.</span></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut"><span class="AucunA">C&rsquo;est là une autre spécificité de Mayotte. Une part importante des personnes poursuivies ne maîtrise pas suffisamment le français pour être jugée sans traduction. Chaque audience dépend donc de la présence d&rsquo;interpr</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">tes en shimaoré, shibushi, ou encore en grand comorien. Leur absence ne ralentit pas seulement la procédure, elle peut empêcher le proc</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">s de se tenir.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut"><span class="AucunA">Le tribunal lui-même fonctionne avec des effectifs incomplets. D&rsquo;apr</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">s une mission d&rsquo;information parlementaire sur la justice à Mayotte, </span><span class="Aucun"><i>« seuls 14 des 18 magistrats du si</i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">è</span></i></span><span class="Aucun"><i><span lang="DA">ge pr</span>évus étaient effectivement en poste en septembre 2025 »</i></span><span class="AucunA">. Pour assurer la continuité du service public, la juridiction dé</span><span class="Aucun">pend </span><span class="AucunA">donc de magistrats envoyés pour quelques mois par les « brigades d&rsquo;urgence outre-mer </span><span class="Aucun"><span lang="IT">»</span></span><span class="AucunA">. Un dispositif imaginé comme un renfort ponctuel, devenu indispensable. </span></p>
<figure id="attachment_46002" aria-describedby="caption-attachment-46002" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46002" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/pdte-tribunal-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/pdte-tribunal-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/pdte-tribunal-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/pdte-tribunal-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/pdte-tribunal-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/pdte-tribunal-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/pdte-tribunal.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46002" class="wp-caption-text">La présidente du tribunal judiciaire de Mamoudzou, Sophie De Borggraef.</figcaption></figure>
<p class="Pardfaut"><span class="AucunA">Auditionnée par les députés, la présidente du tribunal l&rsquo;a reconnu : </span><span class="Aucun"><i>« Le tribunal judiciaire de Mamoudzou ne pourrait pas tourner en l&rsquo;absence de ces brigades de six mois </i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">»</span>. </i></span><span class="AucunA">Si trois nouvelles greffi</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">res viennent récemment de rejoindre la juridiction, les responsables judiciaires rappellent que les recrutements peinent encore à compenser les vacances de postes.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut"><span class="Aucun">Enfin, Mayotte ne dispose que d&rsquo;un seul tribunal judiciaire pour l&rsquo;ensemble du département. Contrairement à de nombreuses juridictions métropolitaines, il n&rsquo;existe pas d&rsquo;autre tribunal susceptible de reprendre une audience ou d&rsquo;absorber une partie du contentieux. Lorsqu&rsquo;une comparution immédiate est renvoyée, elle vient directement s’additionner au calendrier déjà saturé.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut"><span class="AucunA">Et les conséquences sont concr</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">tes. Les victimes attendent davantage avant que leur affaire ne soit examinée. Les audiences s&rsquo;alourdissent. Et les prévenus placé</span><span class="Aucun"><span lang="NL">s en d</span></span><span class="AucunA">étention provisoire restent parfois plusieurs semaines supplémentaires derri</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">re les barreaux avant d&rsquo;être jugé</span><span class="Aucun"><span lang="PT">s.</span></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="Pardfaut">C<span class="AucunA">e qui serait ailleurs un simple contretemps ne ralentit ici pas seulement la justice, il peut l&#8217;empêcher de juger.</span></p>
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<div>
<p class="Pardfaut" style="text-align: justify;"><b>Joséphine Puig</b></p>
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<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/06/pourquoi-une-audience-de-comparutions-immediates-a-mayotte-ne-fonctionne-t-elle-pas-comme-ailleurs-en-france/">Pourquoi une audience de comparutions immédiates à Mayotte ne fonctionne-t-elle pas comme ailleurs en France ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Procès pour viols incestueux : 13 ans de réclusion criminelle pour l&#8217;ancien proviseur du lycée de Petite-Terre</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/03/proces-pour-viols-incestueux-14-ans-de-reclusion-requis-contre-lancien-proviseur-du-lycee-de-petite-terre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 02:15:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[inceste]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Petite-Terre]]></category>
		<category><![CDATA[proviseur]]></category>
		<category><![CDATA[Viol]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54856</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors qu'il dirigeait le lycée de Petite-Terre entre 2016 et 2017, Jacques G. était accusé d'avoir commis des viols incestueux et des agressions sexuelles incestueuses sur une fillette de 8 ans qu'il avait adoptée. La cour criminelle départementale de La Réunion l'a condamné à 13 ans de réclusion criminelle.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/03/proces-pour-viols-incestueux-14-ans-de-reclusion-requis-contre-lancien-proviseur-du-lycee-de-petite-terre/">Procès pour viols incestueux : 13 ans de réclusion criminelle pour l&rsquo;ancien proviseur du lycée de Petite-Terre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le verdict est tombé, ce jeudi 2 juillet. La cour criminelle départementale de La Réunion a condamné Jacques G., ancien chef d&rsquo;établissement de l&rsquo;Éducation nationale, à 13 ans de réclusion criminelle pour les viols de sa fille adoptive et de sa fille aînée.</p>
<p style="text-align: justify;">La cour a également prononcé une injonction de soins, une interdiction de paraître au domicile des victimes ainsi qu&rsquo;une interdiction définitive d&rsquo;exercer une activité professionnelle ou bénévole en contact avec des mineurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Son ex-compagne a, de son côté, été condamnée à trois mois d&#8217;emprisonnement avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les faits.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des faits commis à Mayotte sur une enfant de 8 ans</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Âgé de 65 ans et aujourd&rsquo;hui retraité, l&rsquo;ancien proviseur du lycée de Petite-Terre était poursuivi pour des faits commis à Mayotte entre 2016 et 2017, alors qu&rsquo;il dirigeait l&rsquo;établissement, ainsi que pour d&rsquo;autres faits remontant aux années 1990 dans l&rsquo;Hexagone.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon l&rsquo;accusation, Jacques G. avait imposé des relations sexuelles à une enfant de 8 ans, qu&rsquo;il avait adoptée en 2014. Cette adoption concernait la sœur biologique de son épouse de l&rsquo;époque.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;affaire avait éclaté en mars 2020 lorsque Jacques G., alors principal du collège Juliette-Dodu à Saint-Denis, s&rsquo;était présenté de lui-même au commissariat pour dénoncer les faits. Il avait expliqué agir dans un contexte de séparation avec son épouse.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de l&rsquo;enquête, les investigations avaient conduit les magistrats à examiner d&rsquo;autres faits visant une autre mineure de son entourage familial, en métropole, dans les années 1990.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une clé USB contenant des vidéos</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Selon les informations rapportées par Réunion La Première, les faits reprochés à Mayotte seraient intervenus après le départ du domicile familial de son épouse. L&rsquo;enfant aurait alors vécu seule avec l&rsquo;accusé pendant plusieurs mois. Les enquêteurs s&rsquo;étaient également intéressés à la découverte, par l&rsquo;ex-épouse, d&rsquo;une clé USB contenant des vidéos qui auraient montré les abus dénoncés.</p>
<p style="text-align: justify;">Au premier jour des débats, la jeune femme concernée par les faits commis à Mayotte n&rsquo;avait pas souhaité revenir en détail sur les viols dénoncées. Selon Réunion La Première, elle avait simplement déclaré qu&rsquo;elle ne pourrait <em>« jamais pardonner à cette personne ce qu&rsquo;elle m&rsquo;a fait ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de son réquisitoire, le ministère public avait requis 14 ans de réclusion criminelle à l&rsquo;encontre de Jacques G., ainsi qu&rsquo;un suivi socio-judiciaire de six ans et plusieurs interdictions, notamment d&rsquo;entrer en contact avec des mineurs et avec les victimes.</p>
<p style="text-align: justify;">La cour a finalement prononcé une peine de 13 ans de réclusion criminelle, assortie d&rsquo;une injonction de soins, d&rsquo;une interdiction de paraître au domicile des victimes et d&rsquo;une interdiction définitive d&rsquo;exercer toute activité professionnelle ou bénévole en contact avec des mineurs.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/03/proces-pour-viols-incestueux-14-ans-de-reclusion-requis-contre-lancien-proviseur-du-lycee-de-petite-terre/">Procès pour viols incestueux : 13 ans de réclusion criminelle pour l&rsquo;ancien proviseur du lycée de Petite-Terre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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	</channel>
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