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	<title>Archives des Justice - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Justice - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Le barreau de Mayotte poursuit la grève suite au projet de loi SURE</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/11/le-barreau-de-mayotte-poursuit-la-greve-suite-au-projet-de-loi-sure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 14:38:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Grève du barreau de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de loi SURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réuni en assemblée générale lundi après-midi, le barreau de Mayotte a décidé de maintenir la grève, commencée il y a de cela plusieurs semaines maintenant, « mais les actions seront limitées aux audiences de CRPC classique et CRPC de déferrement jusqu’au lendemain de l’examen du projet de loi SURE à l’Assemblée nationale », nous a-t-on indiqué. Par [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/11/le-barreau-de-mayotte-poursuit-la-greve-suite-au-projet-de-loi-sure/">Le barreau de Mayotte poursuit la grève suite au projet de loi SURE</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Réuni en assemblée générale lundi après-midi, le barreau de Mayotte a décidé de maintenir la grève, commencée il y a de cela plusieurs semaines maintenant, <em>« mais les actions seront limitées aux audiences de CRPC classique et CRPC de déferrement jusqu’au lendemain de l’examen du projet de loi SURE à l’Assemblée nationale »</em>, nous a-t-on indiqué.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Par ailleurs, le barreau n’exclut pas de déclencher des actions ponctuelles sans préavis.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/11/le-barreau-de-mayotte-poursuit-la-greve-suite-au-projet-de-loi-sure/">Le barreau de Mayotte poursuit la grève suite au projet de loi SURE</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Nicolas Péhau quitte la présidence des chambres régionales des comptes de La Réunion et Mayott</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/07/nicolas-pehau-quitte-la-presidence-des-chambres-regionales-des-comptes-de-la-reunion-et-mayott/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 10:10:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre régionale des Comptes]]></category>
		<category><![CDATA[Cour des comptes]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le conseiller maître à la Cour des comptes rejoindra prochainement la chambre régionale des comptes Grand Est, pour en prendre la présidence.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/07/nicolas-pehau-quitte-la-presidence-des-chambres-regionales-des-comptes-de-la-reunion-et-mayott/">Nicolas Péhau quitte la présidence des chambres régionales des comptes de La Réunion et Mayott</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis bientôt six ans, le 1er juillet 2021, Nicolas Péhau préside les chambres régionales des comptes de La Réunion et de Mayotte. Dans un communiqué transmis à la presse ce jeudi 7 mai, il est annoncé qu&rsquo;il quittera ses fonctions le 18 mai prochain, afin de prendre la tête de la chambre régionale des comptes Grand Est.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une présidence marquée par des enjeux financiers et institutionnels</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le conseiller maître à la Cour des comptes avait été nommé à la tête d’une juridiction couvrant deux territoires <em>« aux enjeux distincts » </em>que sont les départements de La Réunion et Mayotte. Nicolas Péhau a conduit les chambres<em> « dans un contexte marqué par des défis financiers et institutionnels importants pour les collectivités locales de l’océan Indien »</em>, rapporte le communiqué.</p>
<p style="text-align: justify;">Sous sa présidence, les juridictions se sont également engagées dans la réforme JF2025, qui a <em>« profondément fait évoluer les missions et les méthodes de travail des chambres régionales des comptes ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une prochaine affectation dans le Grand Est</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le 18 mai 2026, Nicolas Péhau rejoindra la chambre régionale des comptes Grand Est, <em>« l’une des plus importantes juridictions financières régionales de France hexagonale »</em>. Cette juridiction couvre les territoires des anciennes régions Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine. Le communiqué conclut enfin que <em>« la désignation de son successeur fera l’objet d’une communication ultérieure ». </em></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/07/nicolas-pehau-quitte-la-presidence-des-chambres-regionales-des-comptes-de-la-reunion-et-mayott/">Nicolas Péhau quitte la présidence des chambres régionales des comptes de La Réunion et Mayott</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Durcissement du droit du sol à Mayotte : des preuves de séjour renforcées</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/06/durcissement-du-droit-du-sol-a-mayotte-des-preuves-de-sejour-renforcees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 02:30:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Accès à la nationalité française]]></category>
		<category><![CDATA[Arrêté]]></category>
		<category><![CDATA[Droits des étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Enfants nés de parents étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50942</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un arrêté publié le 30 avril 2026 précise les documents permettant de justifier la régularité du séjour des parents d’enfants nés à Mayotte. Le dispositif, fondé depuis 2019 sur un contrôle administratif au moment de la naissance, est élargi dans ses modalités de preuve, sans remise en cause de son architecture générale.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/06/durcissement-du-droit-du-sol-a-mayotte-des-preuves-de-sejour-renforcees/">Durcissement du droit du sol à Mayotte : des preuves de séjour renforcées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, devenir Français lorsqu’on est né de parents étrangers n’est plus seulement une question de naissance sur le territoire. C’est désormais un parcours strictement encadré, où la situation administrative des parents, la durée de leur séjour et les documents fournis jouent un rôle décisif.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec la publication d’un décret du 2 mai 2026 et d’un arrêté du 30 avril 2026, rendus publics au <em>Journal officiel</em> ce mardi 5 mai 2026, le Gouvernement achève la mise en œuvre d’un dispositif déjà fortement durci depuis plusieurs années.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="w8xi01" data-start="923" data-end="980"><strong>Un droit du sol déjà profondément aménagé à Mayotte</strong></h2>
<figure id="attachment_16648" aria-describedby="caption-attachment-16648" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-16648" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-225x300.jpg" alt="Mayotte, immigration, enfants, parents étrangers," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immigration-malgache-1.jpg 1530w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-16648" class="wp-caption-text">La situation administrative d’un enfant né de parents étrangers dépend désormais du contrôle effectué à la naissance, de la régularité du séjour des deux parents.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="982" data-end="1311">Le droit de la nationalité à Mayotte ne fonctionne pas selon les mêmes règles que dans le reste du territoire français. En Hexagone, un enfant né sur le sol français, peut, sous certaines conditions, acquérir automatiquement la nationalité française à sa majorité.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="982" data-end="1311">Ce principe, connu sous le nom de droit du sol, est ici fortement encadré. À Mayotte, ce mécanisme a été progressivement adapté pour tenir compte de spécificités locales, notamment liées à la pression migratoire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1313" data-end="1757">La logique générale n’est plus uniquement fondée sur le lieu de naissance, mais sur la situation administrative des parents au moment de cette naissance. Le territoire est ainsi entré dans un régime dérogatoire, construit par étapes successives au fil des réformes.</p>
<h2></h2>
<h2></h2>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un durcissement progressif depuis 2018, renforcé en 2025</b></h2>
<p style="text-align: justify;">La première transformation majeure remonte à 2018, lorsque le législateur introduit une condition supplémentaire à l’accès à la nationalité. À compter de cette réforme, un enfant né à Mayotte de parents étrangers ne peut prétendre à la nationalité française à sa majorité que si l’un de ses parents résidait de manière régulière en France depuis au moins trois mois avant sa naissance. Cette évolution marque déjà un éloignement du droit commun.</p>
<p style="text-align: justify;">La réforme de 2025 accentue nettement cette logique. Après plusieurs mois de débats parlementaires, une nouvelle étape est franchie : il ne suffit plus qu’un seul parent soit en situation régulière, mais les deux parents doivent désormais remplir cette condition. La durée de résidence exigée est également portée à un an, contre trois mois auparavant. Cette réforme traduit un resserrement significatif du dispositif, qui devient plus exigeant sur la stabilité administrative des familles au moment de la naissance de l’enfant.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>2026 : la traduction réglementaire d’un dispositif durci</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Les textes publiés au<em> Journal officiel</em> du 5 mai 2026 viennent transformer ces principes législatifs en règles concrètes applicables par les administrations. Le décret du 2 mai 2026 constitue la pièce centrale de ce dispositif. Il confirme que, pour qu’un enfant né à Mayotte puisse accéder à la nationalité française, ses deux parents doivent justifier d’une résidence régulière en France depuis un an au moment de sa naissance. Il prévoit également que, lorsque la filiation n’est établie qu’à l’égard d’un seul parent, cette exigence ne s’applique qu’à celui-ci.</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte introduit également une exigence documentaire renforcée avec la mention du passeport biométrique comme justificatif de référence. Toutefois, afin de tenir compte des situations dans lesquelles ce document n’est pas délivré par certains États, le décret prévoit une exception permettant la présentation d’un autre justificatif d’identité en cours de validité. Cette adaptation reprend une réserve formulée par le Conseil constitutionnel lors de l’examen de la loi de 2025, qui avait insisté sur la nécessité de ne pas rendre le dispositif matériellement inaccessible à certains ressortissants étrangers.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L’arrêté du 30 avril 2026 : une précision des preuves administratives</b></h2>
<figure id="attachment_21673" aria-describedby="caption-attachment-21673" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/restaurant.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-21673" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/restaurant-300x173.jpg" alt="Mayotte, service, restaurant" width="300" height="173" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/restaurant-300x173.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/restaurant-150x87.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/restaurant.jpg 454w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21673" class="wp-caption-text">Les titres de séjour portant la mention « travailleur saisonnier », auparavant exclus du dispositif de justification de la régularité du séjour à Mayotte, peuvent désormais être pris en compte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Parallèlement au décret, l’arrêté du 30 avril 2026 vient préciser les modalités pratiques de preuve de la régularité du séjour des parents. Il ne modifie pas les règles de fond, mais encadre la manière dont les administrations doivent apprécier les justificatifs présentés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte élargit d’abord la liste des documents recevables en intégrant explicitement les autorisations provisoires de séjour, quelle que soit leur nature. Cela permet de prendre en compte des situations temporaires, notamment liées à des soins médicaux ou à des missions spécifiques. Il supprime également une restriction antérieure concernant certaines catégories de titres de séjour. Les titres portant la mention de « travailleur saisonnier », auparavant exclus, peuvent désormais être utilisés pour prouver la régularité du séjour. Cette évolution élargit donc le champ des situations reconnues par l’administration.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, l’arrêté apporte des précisions sur certains régimes particuliers. Il confirme la prise en compte des citoyens de l’Union européenne et de leurs familles, et maintient la référence aux ressortissants algériens dans le cadre de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui continue de structurer leur statut administratif dans ce dispositif.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un système désormais stabilisé mais plus strict</b></h2>
<figure id="attachment_43696" aria-describedby="caption-attachment-43696" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-43696" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-300x173.jpg" alt="Mayotte, ANEF, ministère de l'intérieur," width="300" height="173" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-300x173.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-1024x589.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-768x442.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-150x86.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-696x400.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF-1068x614.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/ANEF.jpg 1200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-43696" class="wp-caption-text">L’arrêté du 30 avril 2026 modifie également certaines modalités de preuve en matière de séjour régulier, en substituant à la référence antérieure de trois mois une période pouvant désormais s’étendre jusqu’à un an pour certains justificatifs.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Avec ces textes, l&rsquo;arsenal juridique applicable à Mayotte en matière de nationalité et des droits de l&rsquo;enfant se durcit. Il s’inscrit dans une évolution continue entamée en 2018, renforcée en 2025 et désormais pleinement mise en œuvre en 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">La logique générale du système reste inchangée dans son principe : le droit du sol n’est pas supprimé. Mais son application est désormais fortement conditionnée à la situation administrative des parents, à la durée de leur résidence et à la nature des justificatifs fournis.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même temps, les textes introduisent certains ajustements techniques destinés à rendre le dispositif applicable dans des situations administratives variées. Cette combinaison entre durcissement des conditions de fond et adaptation des modalités de preuve dessine un équilibre nouveau, dans lequel l’accès à la nationalité à Mayotte est à la fois plus strict et plus encadré juridiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, le régime mahorais apparaît aujourd’hui comme un système spécifique, distinct du droit commun, dans lequel le principe du droit du sol subsiste, mais dans un cadre désormais fortement conditionné et précisément défini par ces réformes successives.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/06/durcissement-du-droit-du-sol-a-mayotte-des-preuves-de-sejour-renforcees/">Durcissement du droit du sol à Mayotte : des preuves de séjour renforcées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mamoudzou : une audience convoquée mais non programmée au tribunal</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/06/mamoudzou-une-audience-convoquee-mais-non-programmee-au-tribunal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 01:15:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Convocation]]></category>
		<category><![CDATA[Erreur]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50972</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des personnes convoquées se sont présentées ce matin au tribunal judiciaire de Mamoudzou pour une audience qui n’était en réalité pas inscrite au rôle, la date ayant été fixée en pleine période de vacations judiciaires.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/06/mamoudzou-une-audience-convoquee-mais-non-programmee-au-tribunal/">Mamoudzou : une audience convoquée mais non programmée au tribunal</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="107" data-end="317">Une audience prévue ce mardi matin au tribunal judiciaire de Mamoudzou n’a finalement pas eu lieu, alors que des convocations avaient été envoyées et que quelques personnes s’étaient déplacées pour y assister.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="107" data-end="317">En effet, la date retenue est tombée en pleine période de vacations judiciaires (ndlr, période pendant laquelle les magistrats des Cours et des Tribunaux cessent de tenir des audiences pendant la période des congés annuels), moment où les tribunaux tournent au ralenti et où certaines audiences ne sont pas maintenues.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="107" data-end="317">Devant la salle, aucun rôle n’était affiché et greffiers comme magistrats n’avaient pas connaissance de la tenue de cette audience. Les personnes appelées ont donc découvert sur place que l’affaire ne serait pas jugée. Une erreur d’agenda semble être à l’origine de cette situation.</p>
<p data-start="107" data-end="317">
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/06/mamoudzou-une-audience-convoquee-mais-non-programmee-au-tribunal/">Mamoudzou : une audience convoquée mais non programmée au tribunal</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les chambres régionales des comptes mettent en lumière des fragilités persistantes dans l’action publique de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/23/la-chambre-regionale-des-comptes-met-en-lumiere-des-fragilites-persistantes-dans-laction-publique-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 02:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre régionale des Comptes]]></category>
		<category><![CDATA[Cour des comptes]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50340</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans son rapport d’activité 2025 publié le 22 avril 2026, les chambres régionales des comptes de La Réunion et de Mayotte soulignent un décalage marqué entre l’ampleur des besoins à Mayotte et la mise en œuvre effective des politiques publiques.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/23/la-chambre-regionale-des-comptes-met-en-lumiere-des-fragilites-persistantes-dans-laction-publique-de-mayotte/">Les chambres régionales des comptes mettent en lumière des fragilités persistantes dans l’action publique de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Entre évaluation des politiques publiques, contrôles budgétaires et suivi des recommandations, la juridiction financière constate durant l&rsquo;année 2025 une activité soutenue, mais aussi des écarts importants entre La Réunion et Mayotte dans la capacité à transformer les constats en actions.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une activité de contrôle soutenue et recentrée sur l’efficacité de l’action publique</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans leur rapport d’activité 2025 rendu public ce 22 avril 2026, les chambres régionales des comptes de La Réunion et de Mayotte mettent en avant une activité dense et diversifiée. Les juridictions indiquent avoir notifié 17 rapports d’observations définitives, 21 rapports provisoires, 21 avis budgétaires et 9 communications administratives. Elles ont également formulé 82 recommandations, dont 38 sur la régularité et 44 sur la performance, avec un délai moyen de contrôle de 7,5 mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette activité s’inscrit dans un mouvement plus large de transformation des juridictions financières, visant à rendre les contrôles<em> « plus lisibles et plus utiles aux citoyens »</em>, selon les orientations fixées pour 2026.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Mayotte, territoire sous tension dans la mise en œuvre des politiques publiques</b></h2>
<figure id="attachment_49325" aria-describedby="caption-attachment-49325" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49325" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-300x225.jpeg" alt="Pamandzi, école, mairie, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49325" class="wp-caption-text">L&rsquo;école élémentaire Pamandzi 1, en Petite-Terre à Mayotte, toujours dans cet état, plus d&rsquo;un an après le passage du cyclone Chido.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le rapport met particulièrement en lumière la situation de Mayotte, où la chambre a dressé des constats sur l’école primaire, qualifié de <em>« sujet majeur pour le territoire ». </em>La juridiction y décrit une pression démographique exceptionnelle, avec une hausse de 22 % des effectifs scolaires entre 2019 et 2024, entraînant un déficit estimé à près de 1 200 salles de classe. Dans ce contexte, 57 % des élèves sont scolarisés par rotations, faute d’infrastructures suffisantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les contraintes sont multiples : rareté du foncier, faiblesse de l’ingénierie locale et exposition aux risques naturels. Le rapport souligne que 96 % des écoles sont exposées à au moins un risque naturel, ce qui complique la mise en œuvre des projets d’investissement. Malgré des financements importants, la chambre relève des difficultés persistantes de mise en œuvre et un suivi incomplet des recommandations.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle indique que : <em>« À Mayotte, en 2024, cinq collectivités étaient concernées par l’obligation d’informer la chambre de la mise en œuvre de leurs recommandations, seules deux d’entre elles ont satisfait à celle-ci. Il ressort du rapport de la chambre publié en 2026 que : 45 % des recommandations suivies par la chambre avaient été totalement ou partiellement mises en œuvre ». </em>Le cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, est également identifié comme un facteur ayant perturbé l’action publique locale et ralenti certains chantiers.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La Réunion, des politiques publiques plus structurées mais des défis persistants</b></h2>
<figure id="attachment_50394" aria-describedby="caption-attachment-50394" style="width: 257px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6230-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50394" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6230-257x300.jpg" alt="La Réunion, tri, déchets, " width="257" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6230-257x300.jpg 257w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6230-876x1024.jpg 876w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6230-768x897.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6230-1315x1536.jpg 1315w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6230-1753x2048.jpg 1753w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6230-150x175.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6230-300x350.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6230-696x813.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6230-1068x1248.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6230-1920x2243.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6230-1320x1542.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 257px) 100vw, 257px" /></a><figcaption id="caption-attachment-50394" class="wp-caption-text">À La Réunion, d&rsquo;après les chambres régionales des comptes, la gestion des déchets illustre des politiques publiques plus structurées, avec « 87 % des recommandations » suivies, malgré des contraintes environnementales et territoriales persistantes.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À La Réunion, la chambre met en avant une dynamique plus avancée dans la mise en œuvre des recommandations. La première évaluation de politique publique territoriale, consacrée à la gestion des déchets, illustre une approche plus intégrée des enjeux environnementaux et sanitaires dans un contexte insulaire contraint.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport souligne également un meilleur taux d’exécution des recommandations : <em>« 87% des 52 recommandations suivies par la chambre avaient été totalement ou partiellement mises en œuvre ». </em>Cette différence avec Mayotte reflète des capacités administratives plus consolidées, même si des difficultés structurelles demeurent, notamment en matière de gestion des infrastructures et de soutenabilité financière des politiques publiques.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une juridiction plus visible dans le débat public</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des contrôles, les chambres régionales des comptes insistent sur leur présence accrue dans l’espace public. En 2025, elles revendiquent 673 citations presse et 221 183 vues sur les réseaux sociaux, témoignant d’une exposition médiatique en hausse.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ouverture du château Lauratet lors des Journées européennes du patrimoine a également constitué un temps fort, avec 2 171 visiteurs, un record pour la juridiction. La visite de <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/13/fonds-publics-la-reunion-et-mayotte-sous-le-regard-vigilant-des-juridictions-financieres/">Véronique Hamayon</a>, procureure générale près la Cour des comptes, le 10 octobre dernier, avait par ailleurs permis de renforcer les échanges autour de la réforme de la responsabilité financière des gestionnaires publics et d’organiser une rencontre inter-juridictionnelle avec les acteurs judiciaires locaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour 2026, les chambres annoncent la poursuite de la transformation engagée, autour de trois priorités : concentrer les contrôles sur les enjeux les plus significatifs, renforcer le volet probité et mieux répondre aux attentes des usagers. Dans ce cadre, Mayotte demeure un territoire particulièrement suivi, où les écarts entre besoins publics et capacités de mise en œuvre continuent d’interroger l’efficacité de l’action publique locale, tandis que La Réunion apparaît davantage engagée dans une logique de consolidation et d’ajustement des politiques existantes.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/23/la-chambre-regionale-des-comptes-met-en-lumiere-des-fragilites-persistantes-dans-laction-publique-de-mayotte/">Les chambres régionales des comptes mettent en lumière des fragilités persistantes dans l’action publique de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Diffamation : la condamnation de Mahamoudou Azihary annulée en appel</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/22/diffamation-la-condamnation-de-mahamoudou-azihary-annulee-en-appel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 08:33:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre d'appel]]></category>
		<category><![CDATA[Mahamoudou Azihary]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[société Matis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50321</guid>

					<description><![CDATA[<p>En appel, la procédure a été annulée pour irrégularité de la citation, entraînant la prescription des poursuites.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/22/diffamation-la-condamnation-de-mahamoudou-azihary-annulee-en-appel/">Diffamation : la condamnation de Mahamoudou Azihary annulée en appel</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par une décision rendue le 9 avril 2026, la chambre d&rsquo;appel a annulé la décision du tribunal correctionnel de Mamoudzou ayant condamné Mahamoudou Azihary pour diffamation à l’encontre de la société Matis.</p>
<p style="text-align: justify;">En première instance, le tribunal l’avait condamné à une amende avec sursis ainsi qu’au paiement de dommages et intérêts, à la suite de propos tenus en avril 2024 lors d’une émission télévisée. Ces déclarations concernaient notamment l’attribution de marchés publics de transport scolaire à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">En appel, la juridiction a examiné la régularité de la citation directe délivrée en juillet 2024 par la partie civile et a relevé une irrégularité tenant à l’élection de domicile, effectuée en dehors du ressort juridictionnel compétent, en contradiction avec les règles procédurales applicables en matière de diffamation.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette irrégularité a conduit la juridiction à prononcer la nullité de la citation, considérée comme n’ayant jamais produit d’effet juridique. En conséquence, aucun acte valable n’a pu interrompre le délai de prescription de trois mois prévu dans ce type de contentieux. La juridiction a constaté que ce délai était expiré au moment de la régularisation de la procédure. Elle en a déduit la prescription de l’action publique, rendant les poursuites impossibles.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/22/diffamation-la-condamnation-de-mahamoudou-azihary-annulee-en-appel/">Diffamation : la condamnation de Mahamoudou Azihary annulée en appel</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Faux papiers : un réseau pyramidal jugé à Mamoudzou</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/22/faux-papiers-un-reseau-pyramidal-juge-a-mamoudzou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 01:15:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Comores]]></category>
		<category><![CDATA[Hexagone]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Trafic de faux papiers]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50293</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce mardi 21 avril 2026, le tribunal correctionnel de Mamoudzou a examiné un dossier de trafic de faux documents administratifs remontant à 2016. Huit prévenus étaient jugés pour leur participation présumée à un réseau organisé entre Mayotte, les Comores et l'Hexagone. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/22/faux-papiers-un-reseau-pyramidal-juge-a-mamoudzou/">Faux papiers : un réseau pyramidal jugé à Mamoudzou</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’affaire débute en 2016 lors d’un contrôle d’identité à l’aéroport de Pamandzi. Une brigade de police vérifie les documents de passagers fraîchement arrivés sur le territoire mahorais. Trois individus sont interpellés au cours de la journée, suspectés d’avoir utilisé des documents falsifiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Au commissariat, les enquêteurs relèvent des similitudes entre les passeports présentés. Ces éléments déclenchent l’ouverture d’une enquête qui met progressivement au jour un système organisé de fabrication et de circulation de faux passeports et de titres de séjour. Les investigations témoignent d&rsquo;une organisation structurée reposant sur des relais à Mayotte et des faussaires installés en région parisienne. Deux intermédiaires assurent la diffusion locale des documents, tandis que leur production est réalisée en Hexagone. L’ensemble est coordonné par un individu connu sous le pseudonyme de <em>« Kalfane »</em>, chargé d’assurer la liaison entre les différents acteurs.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un système pyramidal et des peines lourdes prononcées</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au fil de l’enquête, les magistrats décrivent un fonctionnement en chaîne. Chaque client pouvait devenir <em>« rabatteur »</em> en recrutant de nouveaux demandeurs, en échange de réductions ou de la gratuité des documents falsifiés. Ce mode opératoire a permis l’extension progressive du réseau.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, deux hommes sont identifiés comme relais principaux, l’un en Petite-Terre pour les cartes d’identité et les passeports, l’autre en Grande-Terre pour les titres de séjour. Trois faussaires basés en Île-de-France sont également mis en cause pour la fabrication des documents, ensuite acheminés vers le 101ème département français. Les flux financiers transitaient par virements bancaires et servaient à financer la production de nouvelles contrefaçons, pour un montant estimé à environ 7 700 euros.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’issue de l’audience, plusieurs lourdes condamnations ont été prononcées. Le principal prévenu, Kalfane, a été condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, ainsi qu’à 15 000 euros d’amende. Les autres prévenus ont écopé de peines comprises entre deux et quatre ans d’emprisonnement, assorties pour certains de sursis et d’amendes, en fonction de leur rôle dans le réseau.</p>
<p>Léo Vignal et Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/22/faux-papiers-un-reseau-pyramidal-juge-a-mamoudzou/">Faux papiers : un réseau pyramidal jugé à Mamoudzou</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Trafic de cocaïne à Mayotte : des peines lourdes pour les principaux protagonistes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/21/trafic-de-cocaine-a-mayotte-des-peines-lourdes-pour-les-principaux-protagonistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 09:30:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Audience correctionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Blanchiment d'argent]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[drogue]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Trafic de stupéfiants]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50254</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mardi 21 avril, le tribunal a rendu son jugement dans une affaire complexe et inédite sur le territoire, mêlant trafic de stupéfiants, corruption et blanchiment d'argent entre 2023 et 2024. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/21/trafic-de-cocaine-a-mayotte-des-peines-lourdes-pour-les-principaux-protagonistes/">Trafic de cocaïne à Mayotte : des peines lourdes pour les principaux protagonistes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le 21 avril 2026, le tribunal correctionnel de Mamoudzou a mis fin à plusieurs semaines de débats dans une <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/31/trafic-de-cocaine-et-blanchiment-a-mayotte-larchitecture-dun-reseau-face-a-la-justice/">affaire complexe de trafic</a> de cocaïne et de blanchiment d’argent. Huit prévenus étaient jugés pour des faits présumés commis entre les mois de mars 2023 et de juin 2024, dans un dossier mêlant importation de stupéfiants, revente locale et infractions financières connexes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des peines lourdes pour les figures du dossier</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le principal prévenu, présenté comme étant à l’origine du trafic, a été condamné à la sanction la plus sévère. Relaxé du chef d’association de malfaiteurs, il a néanmoins écopé de sept années de prison dont deux années avec sursis, assortis de 70 000 euros d’amende et d’une inéligibilité de cinq ans. Le tribunal a retenu qu’il avait progressivement développé un trafic de cocaïne, notamment lors d’événements festifs, avant de structurer son activité en s’appuyant sur différents intermédiaires dans la zone industrielle de Kawéni.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi ces derniers, un agent du service des transports maritimes a été reconnu coupable de corruption, transport et usage de stupéfiants. Il a été condamné à quatre années de prison dont deux années avec sursis, avec mandat d’arrêt, 25 000 euros d’amende et une inéligibilité de cinq ans. Un autre prévenu, entrepreneur en auto-entreprise, a été condamné pour corruption passive à dix-huit mois de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende et une inéligibilité de cinq ans.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Relaxes partielles et peines plus légères</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur les huit prévenus, un seul a été totalement relaxé. Le tribunal a également prononcé plusieurs relaxes partielles, notamment sur le chef d’association de malfaiteurs, tout en retenant des infractions liées aux stupéfiants ou au blanchiment.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux prévenus ont été condamnés à des peines de trois années d’emprisonnement dont deux années avec sursis : l’un pour transport et usage de stupéfiants, l’autre pour transport, détention et blanchiment, assorti de 10 000 euros d’amende. Enfin, deux autres mis en cause ont écopé de peines avec sursis d’un à deux ans de prison pour leur participation à l’importation ou à la circulation des produits stupéfiants.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/21/trafic-de-cocaine-a-mayotte-des-peines-lourdes-pour-les-principaux-protagonistes/">Trafic de cocaïne à Mayotte : des peines lourdes pour les principaux protagonistes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Réforme SURE : à Mayotte, une lecture contrastée d’une justice criminelle en mutation</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/20/reforme-sure-a-mayotte-une-lecture-contrastee-dune-justice-criminelle-en-mutation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 01:45:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Barreau de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[cour d'assises]]></category>
		<category><![CDATA[Magistrats]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de loi SURE]]></category>
		<category><![CDATA[Réforme]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50132</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que les avocats poursuivent leur mobilisation contre le projet de loi SURE, des magistrats de Mayotte en proposent une lecture plus technique et mesurée. À leurs yeux, la réforme, strictement encadrée, ne bouleverserait qu’à la marge le fonctionnement des cours d’assises, mais elle ravive des désaccords anciens sur le rythme et la philosophie de la justice criminelle.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/20/reforme-sure-a-mayotte-une-lecture-contrastee-dune-justice-criminelle-en-mutation/">Réforme SURE : à Mayotte, une lecture contrastée d’une justice criminelle en mutation</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le projet de loi SURE, qui prévoit l’introduction d’une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité en matière criminelle, continue de susciter une opposition marquée du barreau de Mayotte, dans le sillage d’un mouvement national de contestation de la réforme par des avocats. Ceux-ci dénoncent un risque d’affaiblissement du procès d’assises et une justice <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/14/justice-morte-a-mayotte-les-avocats-vent-debout-contre-la-reforme-sure/"><em>« négociée »</em>. </a></p>
<p style="text-align: justify;">Interrogés, plusieurs magistrats du tribunal judiciaire de Mamoudzou et de la chambre d’appel, livrent une analyse différente, insistant sur le caractère très encadré du dispositif, son champ d’application limité, et les garanties procédurales qui l’entourent.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un dispositif criminel encadré, adossé à une logique de consentement</b></h2>
<figure id="attachment_34586" aria-describedby="caption-attachment-34586" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/tribunal-Mamoudzou.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-34586" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/tribunal-Mamoudzou-300x225.jpg" alt="Tribunal, délinquance, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/tribunal-Mamoudzou-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/tribunal-Mamoudzou-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/tribunal-Mamoudzou-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/tribunal-Mamoudzou-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/tribunal-Mamoudzou.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-34586" class="wp-caption-text">Depuis plusieurs jours, la réforme SURE divise magistrats et avocats sur l’avenir de la justice criminelle.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le projet de loi SURE s’inscrit dans une évolution déjà ancienne du droit pénal français, marquée par l’extension de procédures simplifiées en matière délictuelle, comme la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Son extension au champ criminel constitue toutefois un changement de périmètre plus sensible.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mécanisme envisagé repose sur une architecture stricte. Il ne pourrait être mobilisé que si l’accusé reconnaît les faits, accepte la peine proposée, et si cette proposition recueille l’accord de la victime et du parquet, avant validation par un magistrat. Certaines infractions en seraient exclues de façon explicite, notamment les crimes relevant des juridictions spécialisées comme le terrorisme ou les crimes contre l’humanité, les procédures impliquant des mineurs ou les cas d’irresponsabilité pénale. Mais au-delà de ces exclusions, le dispositif ne pourrait s’appliquer qu’aux affaires dans lesquelles les faits sont intégralement reconnus et ne donnent lieu à aucune contestation, écartant ainsi en pratique de nombreux dossiers complexes ou conflictuels.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce cadre, plusieurs magistrats interrogés à Mayotte insistent d’abord sur la portée limitée du dispositif.<em> « Honnêtement, je ne vois pas beaucoup de dossiers, ici, qui pourraient faire l’objet d’un plaider-coupable »</em>, indique l’un* d’eux. Dans une juridiction où les affaires criminelles sont souvent lourdes, parfois multiples ou impliquant plusieurs mis en examen, les hypothèses d’application apparaissent réduites.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il faudra imaginer des dossiers très spécifiques, comme une tentative de meurtre ou des violences graves reconnues, et encore&#8230; »</em>, précise un magistrat. « <em>Il faut l’accord de tout le monde : la victime, l’accusé et les avocats ». </em>Le consentement constitue ici un point central du dispositif, présenté comme un garde-fou. La procédure ne peut être engagée sans l’adhésion des parties, et reste soumise au contrôle du juge. Les magistrats interrogés soulignent à cet égard qu’il ne s’agit pas d’une justice automatique ou imposée, mais d’un circuit procédural conditionné.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une réponse à des délais structurels, mais des causes débattues</b></h2>
<figure id="attachment_17705" aria-describedby="caption-attachment-17705" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-17705" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-300x225.jpeg" alt="Mayotte, tribunal judiciaire, salle d'audience, assises, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17705" class="wp-caption-text">La salle d’audience « B » du tribunal judiciaire de Mayotte, où se tiennent les procès d’assises, que le projet de loi SURE ne viendrait compléter que par une procédure alternative, applicable à certains cas strictement encadrés.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La réforme SURE s’inscrit dans un contexte plus large de réflexion sur les délais de la justice criminelle. En France, le temps entre l’ouverture d’une procédure et le jugement peut atteindre plusieurs années, notamment en matière d’assises. Le fonctionnement procédural explique en partie ces délais : après la clôture de l’instruction, une ordonnance de mise en accusation est rendue, ouvrant la voie à la cour d’assises. Celle-ci dispose en principe d’un délai d’un an pour audiencer, prorogeable dans certaines conditions.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, ces contraintes se combinent à des réalités locales. Les magistrats évoquent des dossiers particulièrement lourds et une organisation contrainte par le volume et la complexité des affaires. <em>« Un dossier avec vingt-deux personnes mises en examen ne s’instruit pas en un an »</em>, souligne l’un d’eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, la procédure prévue par SURE est présentée par ses promoteurs comme un outil de régulation, permettant de traiter plus rapidement certains dossiers dans lesquels les faits ne sont pas contestés. Toutefois, cette logique ne remet pas en cause la place des assises, qui demeurent la juridiction de droit commun en matière criminelle, expliquent les magistrats interrogés. Il s’agit, selon eux, d’un mécanisme complémentaire, mobilisable dans des cas encadrés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une justice criminelle déjà en recomposition</b></h2>
<figure id="attachment_14048" aria-describedby="caption-attachment-14048" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-jpg-2.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14048" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-jpg-2-300x225.webp" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-jpg-2-300x225.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-jpg-2-768x576.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-jpg-2-150x113.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-jpg-2-696x522.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-jpg-2.webp 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-14048" class="wp-caption-text">Le projet de loi vise uniquement certains cas dans lesquels les faits sont reconnus et non contestés.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du texte lui-même, certains magistrats replacent la réforme dans une évolution plus ancienne de la justice pénale. L’un d’eux souligne notamment les transformations intervenues dans le traitement des violences sexuelles : <em>« Cette réforme s’inscrit aussi dans une évolution de la société. Longtemps, on a correctionnalisé des viols en agressions sexuelles. Aujourd’hui, il y a de moins en moins de classements sans suite et de plus en plus de viols, notamment conjugaux, vont devant la cour d’assises ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution a contribué à renforcer la charge des juridictions criminelles, tout en modifiant la nature des contentieux portés devant les assises. Elle interroge également la temporalité judiciaire : entre le dépôt de plainte et le jugement, plusieurs années peuvent s’écouler.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce cadre, la réforme SURE est présentée par certains magistrats comme une tentative de réponse procédurale à une justice criminelle plus sollicitée.<em> « Aux assises, on prend le temps : on entend les experts, les témoins, on analyse la personnalité des accusés »</em>, rappelle l’un d’eux. Mais il ajoute : <em>« il y a des dossiers qui, au correctionnel, prendraient deux heures et aux assises deux jours ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une contestation des avocats jugée déconnectée par certains magistrats</b></h2>
<figure id="attachment_49480" aria-describedby="caption-attachment-49480" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/4738c6e2-e0c7-48cf-811a-f27b4a09e964.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-49480 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/4738c6e2-e0c7-48cf-811a-f27b4a09e964-300x169.jpg" alt="Mayotte, avocats, tribunal, barreau," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/4738c6e2-e0c7-48cf-811a-f27b4a09e964-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/4738c6e2-e0c7-48cf-811a-f27b4a09e964-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/4738c6e2-e0c7-48cf-811a-f27b4a09e964-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/4738c6e2-e0c7-48cf-811a-f27b4a09e964-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/4738c6e2-e0c7-48cf-811a-f27b4a09e964-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/4738c6e2-e0c7-48cf-811a-f27b4a09e964-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/4738c6e2-e0c7-48cf-811a-f27b4a09e964.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49480" class="wp-caption-text">Depuis le 7 avril dernier, les avocats du barreau de Mayotte étaient en grève contre le projet de loi SURE.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, la réforme a suscité une mobilisation du barreau, dans le prolongement du mouvement national des avocats opposés au texte. Les critiques portent principalement sur le risque d’affaiblissement du procès criminel, la place du jury et les garanties offertes aux victimes, comme aux accusés. Les magistrats interrogés expriment, eux, une lecture plus distanciée de cette opposition. <em>« La réaction du barreau est une totale incompréhension dans le fond »</em>, estime l’un d’eux, qui ne comprend pas l’ampleur de la contestation au regard du périmètre réel de la réforme.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, cette mobilisation dépasse le seul contenu du texte : <em>« Cela vient cristalliser autre chose (&#8230;) autre chose est en jeu à Mayotte »</em>, ajoute-t-il, sans préciser davantage. Un magistrat évoque également une distance croissante entre les professions judiciaires. <em>« Je constate à Mayotte une tension ou plutôt une distance entre le barreau et les magistrats que je n’ai jamais vue ailleurs »</em>, confie-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même temps, les magistrats rappellent que des dispositifs de renforcement des juridictions ultramarines existent, notamment par des postes ouverts à la mobilité et des renforts ponctuels. Ils interrogent en miroir la capacité des autres acteurs judiciaires, comme le barreau de Mayotte, à répondre aux enjeux d’effectifs et de continuité du service. <em>« Qu’est-ce que le barreau fait pour être plus efficace, être plus nombreux ? À longueur de piquets de grève et lors des audiences, ils répètent qu’ils ne sont pas assez nombreux pour assurer leurs missions, de la garde à vue jusqu’à la cour d’assises. Mais que font-ils pour augmenter leurs effectifs ? »</em>, demande-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Entre garanties procédurales et débats de principe</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au terme de ces échanges, la réforme SURE apparaît à Mayotte comme un dispositif à double lecture. D’un côté, un outil encadré, limité dans son champ d’application et reposant sur le consentement des parties. De l’autre, un texte qui ravive des interrogations plus larges sur la nature du procès criminel et le rôle des assises.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une justice marquée par des contraintes de temps, des dossiers complexes et des attentes fortes des victimes, la question de la temporalité judiciaire demeure centrale. Mais elle se heurte à une autre exigence : celle de maintenir un cadre procédural garantissant le débat contradictoire et la solennité du jugement criminel.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Dans un monde idéal, toutes les affaires seraient jugées aux assises »</em>, résume un magistrat.<em> « Mais on n’est pas dans ce monde ». </em>Entre ces deux horizons, la réforme SURE s’inscrit moins comme une rupture que comme un ajustement procédural dont la portée réelle dépendra, in fine, de son usage concret par les acteurs de la chaîne pénale.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p style="text-align: justify;"><em>*Les éléments d’identification des fonctionnaires interrogés ont été modifiés afin de préserver leur anonymat. </em></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/20/reforme-sure-a-mayotte-une-lecture-contrastee-dune-justice-criminelle-en-mutation/">Réforme SURE : à Mayotte, une lecture contrastée d’une justice criminelle en mutation</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Le barreau de Mayotte opte pour une grève allégée contre la réforme SURE</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/17/le-barreau-de-mayotte-opte-pour-une-greve-allegee-contre-la-reforme-sure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 15:13:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Barreau de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Projet de loi SURE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50083</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le barreau de Mayotte adapte son mouvement tout en maintenant son opposition au projet de loi sur la justice criminelle.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/17/le-barreau-de-mayotte-opte-pour-une-greve-allegee-contre-la-reforme-sure/">Le barreau de Mayotte opte pour une grève allégée contre la réforme SURE</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Réuni en assemblée générale le 17 avril 2026, le barreau de Mayotte a décidé de faire évoluer son<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/14/justice-morte-a-mayotte-les-avocats-vent-debout-contre-la-reforme-sure/"> mouvement de contestation</a> contre le projet de loi « SURE », adopté en première lecture au Sénat. Sans mettre fin à la mobilisation, les avocats annoncent une reprise partielle de leur activité.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une motion adoptée en séance extraordinaire, les avocats reconnaissent que <em>« le mouvement de grève initié le 1er avril 2026 n’a pas atteint les objectifs escomptés ». </em>Dans ce contexte, le barreau annonce <em>« une grève allégée »</em> consistant à <em>« refuser toutes assistances en matière de CRPC et à la Cour d’Assises »</em>. Les avocats précisent que<em> « pour tous les autres contentieux, le barreau répondra présent à partir du 18 avril 2026 »</em> et que <em>« les tableaux de permanence sont rétablis à compter du vendredi 17 avril à midi »</em>, tout en affirmant leur intention de poursuivre la mobilisation dans les semaines à venir.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/17/le-barreau-de-mayotte-opte-pour-une-greve-allegee-contre-la-reforme-sure/">Le barreau de Mayotte opte pour une grève allégée contre la réforme SURE</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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