Salimata Hamidani, Directrice du Festival, et Jeanne Charreron
Salimata Hamidani, Directrice du Festival, et Jeanne Charreron

Porté par la Compagnie Ariart, le « Wana Mitse Festival » (« Festival des jeunes pousses ») est financé à hauteur de 33.000 euros par la DAC accompagnée par les communes de Bandrélé et de Koungou. « C’est un festival dont l’ambition est de garantir un accès à la culture au plus grand nombre, puisque si nous visons les enfants à partir de 3 ans, les adultes ou les grands qui les accompagnent sont aussi concernés par les textes », explique Jeanne Charreron, Ariart/FERE de La Réunion, qui porte haut et fort l’événement.

Il se veut itinérant, mais c’est la ville de Bandrélé qui va l’accueillir pour cette 1ère édition. « Nous avons une MJC et le chantier de la médiathèque va démarrer. Nous travaillons maintenant sur l’animation de ces espaces, explique le maire Ali Moussa Moussa Ben, un Plan communal de lecture est en cours de délibération, et nous sommes content d’avoir signé ce partenariat avec Ariart pour ce Festival qui se tiendra sur la place de l’ancien foyer le week-end prochain ».

Dans une rue adjacente à la mairie, on s’affaire en effet, la scène est montée à ciel ouvert, et les gradins sont en cours.

Marionnettes et contes

Daba, l'enfant qui n'aimait pas l'école
Daba, l’enfant qui n’aimait pas l’école

Parmi les spectacles au programme des 16 et 17 septembre, les marionnettes de Thomas Bréant, directeur de la compagnie Stratagème, qui résume « Daba, l’enfant qui n’aimait pas l’école », jouée avec Soumette : « C’est une histoire écrite par le défunt Salim Hatubou, qui raconte les mésaventures de Daba qui refuse catégoriquement d’aller à l’école, et qui ne fait que des bêtises, et devient de plus en plus idiot ».

En résidence d’écriture avec la DAC, Jean-Luc Raharimanana a proposé ses « Contes de la Grande Ile », inspirés des contes traditionnels de Madagascar, « avec comme objectif de faire de lien entre Mada et Mayotte étant donné notre proximité de cultures. » Ce sera un tissage entre le rythme de son récit et les mélodies de Tao Ravao, « un musicien issu du blues qui a décidé de revenir à un instrument traditionnel et à un rythme ternaire pour inventer une autre musique ».

Le jeune public a déjà été informé de l’existence d’un nouveau festival dans la commune par le biais du vice-rectorat et des écoles, « un groupe d’étudiants de l’option théâtre du CUFR doit aussi venir pour se rendre compte de ce qu’est l’organisation d’un festival ». Une quinzaine de bénévoles travaillent autour, notamment recrutés comme colleurs d’affiches de ce premier festival qui se veut itinérant, « avant de cibler d’autre communes, nous tirerons un bilan de cette première édition. »

Thomas Bréant et Jean-Luc Raharimanana
Thomas Bréant et Jean-Luc Raharimanana

Programme (plan ci-contre)

Des spectacles contemporains avec des auteurs d’aujourd’hui. Prix entre 3€ et 7€

Jour 1 : Samedi 16 septembre :
– 15h00 : Groupe Kinga Folk (conférence-dansée)
– 15h40 : Discours d’ouverture du festival
– 16h00 : Conte traditionnel – Salim Bacar (conte)
– 16h30 : « Daba » de Salim Hatubou – cie Stratagème (spectacle de marionnette) co-production CCAC Mavuna et la Cie Coatimundi
– 18h00 : « Les contes de la grande île » de Jean Luc Raharimanana – cie SoaZara (conte musical)
Jour 2 : Dimanche 17 septembre :

– 15h00 : « Utende » avec El-Had Dahalani (concert acoustique)
– 15h40 : Conte traditionnel – Mama Haidar (conte) suivi des wano – échanges avec le public
– 17h30 : « J’ai avalé un Pépin » par la Cie Ces temps-ci (spectacle musical)
– 18h30 : Discours de cloture du festivalPlan

Un conteur traditionnel de Mayotte ouvrira chaque soir les festivités.