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	<title>Archives des Wuambushu - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Wuambushu - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Le « choc » Kingia : l’État relance une opération de sécurité d’ampleur à Mayotte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 02:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence de sécurité]]></category>
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		<category><![CDATA[Wuambushu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec "Kingia", les autorités déploient un nouveau dispositif renforcé pour lutter contre la délinquance. Une stratégie qui s’inscrit dans la continuité des opérations précédentes, sans ouvrir le débat sur leur réelle efficacité sur le long terme. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/le-choc-kingia-letat-relance-une-operation-de-securite-dampleur-a-mayotte/">Le « choc » Kingia : l’État relance une opération de sécurité d’ampleur à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis quelques jours, à Mayotte l’État a lancé, une opération de sécurité baptisée <em>« Kingia ».</em> Pendant deux mois, forces de l’ordre et services de l’État seront mobilisés pour <em>« renforcer durablement la sécurité des Mahorais et préserver l’ordre public sur l’ensemble du territoire »</em>, a annoncé le préfet du département, François-Xavier Bieuville. Présentée comme une action coordonnée et ciblée, cette initiative prolonge des dispositifs déjà expérimentés ces dernières années.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une nouvelle opération dans une longue série déjà engagée</b></h2>
<figure id="attachment_26150" aria-describedby="caption-attachment-26150" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-26150" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-300x169.jpg" alt="Mayotte, décasage, bidonville, Dzoumogné," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26150" class="wp-caption-text">Une opération de décasage à Dzoumogné le 7 avril 2025, dans le cadre de l’opération Wuambushu, visant à une forme d’externalisation de la gestion des flux migratoires.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Après<em> « Wuambushu »</em> en 2023 et <em>« Place nette »</em> en 2024, l’opération <em>« Kingia »</em> s’inscrit dans une continuité assumée. Lors d&rsquo;une « conférence de sécurité », à destination des élus, organisée le 10 avril pour présenter l&rsquo;opération, le préfet François Xavier-Bieuville a rappelé cette filiation : <em>« L’opération Kingia est une opération qui est dans la droite ligne des opérations que Mayotte a déjà connues ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le dispositif repose sur un renforcement temporaire des moyens, avec l’arrivée de renforts venus de métropole et la mobilisation accrue des services judiciaires. Des effectifs supplémentaires ont été déployés dans les zones de police comme de gendarmerie, tandis que des magistrats sont spécifiquement affectés au suivi des procédures liées à l’opération. L’objectif est de concentrer les moyens sur une période courte afin de produire des résultats rapides.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« L’objectif est d’avoir un choc de sécurité pendant deux mois »</em>, a précisé le préfet, en assumant une logique d’intervention brève et intensive qui, au fil des opérations, tend à s’imposer comme la principale réponse publique à une situation pourtant ancienne et profondément enracinée.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une mécanique sécuritaire assumée, face à des réalités plus complexes</b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’opération s’appuie sur une organisation centralisée et quotidienne, pilotée par un poste de commandement interservices chargé de coordonner l’ensemble des actions. <em>« Concrètement, il y a un poste de commandement inter-service (PCIS) qui coordonne l’ensemble des opérations (&#8230;) avec des programmations quotidiennes »</em>, a détaillé le préfet.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce cadre, les interventions visent à la fois les réseaux de délinquance structurée, les situations d’habitat informel et les activités relevant de l’économie illégale. Le préfet évoque un objectif fixé par le ministère de l’intérieur de <em>« 70 interpellations de chefs de bande »</em>, tout en soulignant que <em>« 23 personnes » </em>considérées comme impliquées dans des exactions en groupe ont déjà été arrêtées.</p>
<p style="text-align: justify;">La dimension partenariale est également mise en avant. Les maires, nombreux lors de la conférence, sont appelés à jouer un rôle central dans ce dispositif. <em>« Le maire est un acteur de sécurité (…) c’est un continuum avec le travail de la police et de la gendarmerie »</em>, a rappelé le préfet.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des<em> « chocs »</em> répétés et leurs effets durables : une promesse discutée</b></h2>
<figure id="attachment_49722" aria-describedby="caption-attachment-49722" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR-.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-49722" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--300x225.jpg" alt="Mayotte, délinquance, violences, Mamoudzou " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR-.jpg 1440w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49722" class="wp-caption-text">Dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 juin 2024, en pleine opération « Place nette Mayotte », le village de Kawéni a été le théâtre de violences et de dégradations importantes conduisant les élus, dont le maire de Mamoudzou, à se rendre sur place pour constater les dégâts et réaffirmer la poursuite des travaux malgré les incidents (photographie/Ville de Mamoudzou)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’État justifie cette nouvelle mobilisation sécuritaire par les résultats des opérations précédentes.<em> « Les résultats sont très probants »</em>, a affirmé le préfet François Xavier-Bieuville, évoquant notamment une <em>« baisse substantielle de 6 % de la délinquance »</em> à l’issue de l’opération <i>Place nette</i>, déployée entre le 16 avril et le 3 juillet 2024. Ce chiffre, toutefois, ne précise pas la nature de l’indicateur retenu (plaintes enregistrées, faits constatés ou données judiciaires consolidées&#8230;) ni ses variations selon les types d’infractions.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est également la conception même du temps sécuritaire qui interroge.<em> « Il faut que nous ayons des chocs de sécurité réguliers. Avoir ou donner le sentiment d’une sécurité permanente est excessif (…) ce que nos compatriotes mahorais attendent ce sont des chocs de sécurité »</em>, a déclaré le préfet. Une approche par séquences, qui repose sur l’idée d’effets différés après des interventions concentrées. <em>« Il y a un effet extrêmement durable après l’opération »</em>, a-t-il ajouté.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un territoire marqué ces dernières années par des épisodes récurrents de violences, y compris pendant et après des dispositifs similaires, cette lecture continue de susciter des interrogations. Le préfet en décrit lui-même la dynamique initiale : <em>« Nous l’avions vu pendant Place Nette, il y a, au démarrage, des troubles à l’ordre public mais très rapidement ces troubles sont maîtrisés », </em>estimant que ces phases de tension s’inscrivent dans un processus pérenne de retour à l’ordre.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, le bilan officiel de l’opération <i>Mayotte Place nette</i> (avril–juillet 2024), transmis par la préfecture après la conférence, fait état de 938 interpellations, 270 armes saisies, 4 190 reconduites à la frontière et 650 habitats déconstruits. Ces données traduisent une intensification nette des moyens mobilisés. Elles coexistent cependant avec une succession d’épisodes de violences signalés sur la même période, y compris dans les mois suivants, notamment à Mamoudzou (Kawéni, Cavani, Tsoundzou), à Koungou, à Vahibé en avril et mai 2024, à Passamaïnty et Ironi entre juin, juillet et août, ainsi que des caillassages de bus du CHM à Majicavo à la rentrée scolaire, ou encore des faits rapportés à Kahani et dans plusieurs établissements scolaires au mois de novembre 2024.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ensemble dessine un décalage entre des indicateurs globaux issus des bilans d’opération et une série d’événements de terrain qui, dans leur répétition, nuancent l’idée d’une amélioration linéaire et stabilisée.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard avec Léo Vignal</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/le-choc-kingia-letat-relance-une-operation-de-securite-dampleur-a-mayotte/">Le « choc » Kingia : l’État relance une opération de sécurité d’ampleur à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« On est tous en panique », les habitants des bidonvilles de Chirongui attendent sans solution les décasages</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/on-est-tous-en-panique-les-habitants-des-bidonvilles-de-chirongui-attendent-sans-solution-les-decasages/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 01:45:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la commune de Chirongui, la préfecture a prévu la destruction de deux quartiers informels au niveau de l’ancien stade et derrière le centre de tri La Poste. A quelques jours de l’opération, les habitants sont inquiets, la grande majorité n’a pas reçu de proposition de relogement.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/on-est-tous-en-panique-les-habitants-des-bidonvilles-de-chirongui-attendent-sans-solution-les-decasages/">« On est tous en panique », les habitants des bidonvilles de Chirongui attendent sans solution les décasages</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Entre les cases en tôle, mercredi 8 avril, les enfants jouent, les poules caquettent, des femmes préparent des brèdes et d’autres se tressent. Des scènes de vie quotidienne dans le bidonville de l’ancien stade de Chirongui. Pourtant, bientôt elles ne pourront plus avoir lieu. Le quartier est concerné par une opération de démolition des <em>« constructions bâties illicitement » </em>selon les termes de la préfecture.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un arrêté préfectoral publié le 26 mars, il a été notifié aux habitants d’évacuer les lieux dans un délai maximum de 23 jours. D’ici quelques jours donc les bulldozers et tractopelles vont entrer en action pour détruire ces cases en tôle construites au fond d’un terrain vague à la lisière de la forêt. Les services de l’État justifient ces démolitions par <em>« les risques graves pour la salubrité et la sécurité et la tranquillité publique en l’absence d’alimentation en eau potable, de collecte des eaux usées et des eaux pluviales ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Comment je vais faire seule avec mes cinq enfants? » </strong></em></h2>
<figure id="attachment_49741" aria-describedby="caption-attachment-49741" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-49741" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-300x200.jpg" alt="Mayotte, démantèlement, Chirongui, Kingia, Préfecture," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-1920x1281.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49741" class="wp-caption-text">Le quartier de l’ancien stade qui sera décasé dans les prochaines semaines.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur place, les habitants dont de nombreux enfants en bas âge se retrouvent pris au dépourvu. Vêtue d’un boubou rouge, Amilati Hamidou ignore où elle va vivre. <em>« Je ne sais pas comment je vais faire seule avec mes cinq enfants »</em>, exprime-t-elle pendant qu’elle se fait coiffer par une de ses proches. Depuis 2012, cette trentenaire comorienne régularisée est installée ici. Dans le quartier, seul un ménage a reçu une proposition d’hébergement dans un logement situé à Labattoir. Depuis l’annonce de la démolition, <em>« dans le quartier, on est tous en panique »</em>, confie un jeune de 16 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre quartier de Chirongui, le lieu-dit Mangrove-La Poste est aussi ciblé par une opération similaire. Un arrêté de démolition a été publié le même jour, ce qui laisse penser que le décasage pourrait intervenir au même moment. Selon la police municipale, des individus vivant dans le secteur c’est-à-dire derrière le centre de tri de la Poste sont à l’origine de caillassages, c’est l’une des raisons qui a amené la municipalité à demander la mise en oeuvre d’une telle opération.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L’Etat n’a plus l’obligation de proposer une solution de relogement</strong></h2>
<figure id="attachment_49742" aria-describedby="caption-attachment-49742" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49742" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-300x200.jpg" alt="Mayotte, démantèlement, Chirongui, Kingia, Préfecture," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49742" class="wp-caption-text">La maison de Asmahani et de son mari a été numérotée, elle sera détruite lors<br />de l’opération.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Asmahani, originaire de Grande Comore, habite dans l’une de ces parcelles avec son mari<br />
mahorais et leurs trois enfants. Il y a quelques semaines, sa maison en tôle a été numérotée à la bombe orange, il est prévu qu’elle soit détruite. La mère de famille est angoissée. <em>« Pour l’instant, on a pas de nouvelles, on a peur, on ne sait pas où on va aller, on a des enfants c’est ça le souci. On nous a dit qu’on va nous proposer des maisons, jusqu’à maintenant on en sait rien »</em>, redoute-t-elle. Selon l’arrêté préfectoral, là aussi dans cette zone un seul ménage s’est vu proposé un hébergement, il se trouve également dans la commune de Labattoir.</p>
<p style="text-align: justify;">La loi pour la refondation de Mayotte adoptée en août 2025 a fait évoluer la législation sur la question du relogement lors d’action de destruction de l’habitat illicite. Désormais, à Mayotte l&rsquo;État peut <em>« déroger à l&rsquo;obligation d&rsquo;annexer une proposition de relogement ou d&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence »</em> lors des décasages. Selon la préfecture, 161 personnes vivent sur ces deux zones Mangrove-La Poste et quartier de l’ancien stade, ce qui représente 31 ménages. Selon la préfecture, 161 personnes vivent sur ces deux zones Mangrove-La Poste et quartier de l’ancien stade, ce qui représente 31 ménages.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les décasages s’accélèrent</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La commune de Chirongui n’est pas la seule à connaître un décasage imminent. La trêve du<br />
Ramadan étant passé, plusieurs arrêtés ont été publiés en ce sens. C’est le cas à Combani, Mangajou et Sada. A Sada, il a déjà eu lieu ce mardi 7 avril, 18 logements ont été mis à terre. Dans le même temps, l’État lance <em>« Kingia »</em>, un dispositif d’ampleur dans la lignée de <em>« Wambushu »</em> et<em> « Place nette Mayotte »</em> pour “intensifier la lutte contre la délinquance, l’économie informelle et l’habitat insalubre&amp;quot;, annoncent les services de l’État. Nul doute donc que d’autres bidonvilles seront détruits au cours des prochaines semaines.</p>
<p style="text-align: justify;">Lisa Morisseau</p>
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