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	<title>Archives des violences - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des violences - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Le rectorat de Mayotte face à la violence scolaire : « Notre quotidien, ce sont les intrusions et les attaques à la machette »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/17/le-rectorat-de-mayotte-face-a-la-violence-scolaire-notre-quotidien-ce-sont-les-intrusions-et-les-attaques-a-la-machette/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 01:45:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Académie de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le rectorat de Mayotte reconnaît une réalité difficile à contenir : les violences font désormais partie du quotidien de nombreux établissements. Un nouveau service de sécurité académique tente d’organiser la réponse, mais l’institution admet encore courir après les crises.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/17/le-rectorat-de-mayotte-face-a-la-violence-scolaire-notre-quotidien-ce-sont-les-intrusions-et-les-attaques-a-la-machette/">Le rectorat de Mayotte face à la violence scolaire : « Notre quotidien, ce sont les intrusions et les attaques à la machette »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Réunis, ce jeudi 16 juillet après-midi, au cabinet de la rectrice, des représentants du rectorat ont dressé le bilan du climat scolaire à Mayotte. Derrière le langage administratif des nouveaux dispositifs, un constat, vécu tout au long de l&rsquo;année scolaire 2025/2026, s&rsquo;impose : intrusions, agressions, rivalités entre bandes et tensions territoriales ont continué de fortement peser sur la vie scolaire tout au long de l&rsquo;année. L’administration affirme progresser dans la gestion des urgences, tout en reconnaissant un retard dans l’anticipation.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une école qui tente d&rsquo;apprendre à gérer l’urgence</b></h2>
<figure id="attachment_55702" aria-describedby="caption-attachment-55702" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-55702" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-300x225.jpeg" alt="Mayotte, lycéen, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Lyceens-en-classe-dhistoire-geographie-au-lycee-Bamana.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-55702" class="wp-caption-text">Enseignants et élèves tentent de préserver le cadre scolaire dans un contexte marqué par les difficultés sociales et sécuritaires. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le constat est posé sans détour : <em>« Notre quotidien, ce sont les intrusions et les attaques à la machette »</em>, reconnaît la directrice de cabinet de la rectrice de Mayotte lors d’un point presse consacré au climat scolaire. Quelques minutes plus tôt pourtant, elle avait tenu à rappeler une distinction :<em> « Ce n’est pas la rectrice qui s’exprime aujourd&rsquo;hui car lutter contre les violences, ce n’est pas notre mission. Notre mission, c’est de faire progresser les élèves, générer de la plus-value scolaire ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Une contradiction qui résume la situation à laquelle l’Éducation nationale est confrontée sur le territoire. Sa mission première reste l’enseignement, mais les conditions pour l’exercer passent désormais par une question devenue incontournable : la sécurité des élèves et des personnels.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour tenter d’y répondre, le rectorat met en avant un nouveau service de défense et de sécurité académique, installé à Mayotte en septembre 2025 après une décision ministérielle concernant l’ensemble des académies. Cette structure doit coordonner les réponses aux violences, au harcèlement et aux situations de crise. Elle s’appuie notamment sur un pôle de veille et d’alertes, un pôle de signalements, ainsi que quatre axes principaux : prévention-sécurisation, sortie de crise et accompagnement des victimes, climat scolaire et engagement, sécurité numérique. Mais la responsable du dispositif reconnaît elle-même son caractère institutionnel. <em>« C’est une structure très administrative, très loin de nos élèves ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« On est plutôt bons dans la réactivité » </b></em></h2>
<p style="text-align: justify;">Le nouveau service a déjà été mobilisé dans plusieurs situations sensibles, comme par exemple, après les violences au collège de Ouangani. Le rectorat explique avoir déclenché un accompagnement comprenant un diagnostic de sécurité, une analyse des causes des affrontements et une cellule d’écoute pour les élèves et les familles. <em>« Il faut qu’on soit le plus réactif possible (…) il faut rétablir l’ordre pour que les élèves et les profs puissent revenir en toute sécurité »</em>, explique la directrice de cabinet.</p>
<p style="text-align: justify;">L’administration cite également les épisodes survenus au lycée de Kahani ou dans <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/07/affrontements-entre-bandes-a-kaweni-ecoles-perturbees-et-spectacle-annule/">les établissements scolaires de Kawéni</a>, marqués par des affrontements liés, selon le rectorat, à des rivalités territoriales et à des recompositions de bandes.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cela, le rectorat affirme pouvoir intervenir rapidement. <em>« Au total, notre capacité de déploiement est de maximum trois jours pour rétablir l’organisation ».</em> Mais une limite est reconnue ouvertement : la prévention reste une faille. <em>« On est plutôt bon dans la réactivité et là où on est moins bon, c’est passer d’une logique de gestion de crise à une logique d’anticipation »</em>, admet la directrice de cabinet.</p>
<p style="text-align: justify;">Une difficulté majeure dans un territoire où les tensions dépassent souvent l’enceinte scolaire. Le rectorat explique désormais chercher à comprendre les profils des élèves concernés, leur origine géographique et les dynamiques locales qui peuvent expliquer les <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/12/05/confidences-de-violences/">violences</a>, récurrentes sur le département depuis bientôt une décennie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>1.465 faits signalés, des violences contre élèves et adultes</b></h2>
<figure id="attachment_40879" aria-describedby="caption-attachment-40879" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p.jpeg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-40879" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-300x169.jpeg" alt="Mayotte, Kawéni, Lycée des Lumières, affrontements, jeunes, bandes," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-300x169.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-1024x576.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-768x432.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-1536x864.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-150x84.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-696x392.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-1068x601.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-1320x743.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-40879" class="wp-caption-text">En novembre 2025, de nombreux faits de violences avaient été recensés dans et aux abords des établissements scolaires de Kawéni, à Mamoudzou.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur l’année scolaire 2025-2026, le rectorat recense 1.465 faits signalés via l’application dédiée. Un volume qui représente, selon les chiffres présentés, 12,6 faits pour 1.000 élèves et près de six faits par établissement sur l’année.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais l’administration appelle à la prudence dans l’interprétation. Une comparaison avec l’année précédente ou les autres années est <em>« impossible »</em>, estime le rectorat, car les signalements auraient été moins systématiques.<em> « Comme c’est chronophage, ils [les chefs d&rsquo;établissements] ne le faisaient pas systématiquement dans le passé »</em>, explique la directrice de cabinet. Depuis le début de l&rsquo;année scolaire 2025, le rectorat assure effectuer un suivi avec les chefs d’établissement afin de mieux recenser les incidents, espérant ainsi faire augmenter le nombre de déclarations pour disposer de plus de visibilité sur ces faits.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le détail, 41 % des faits concernent des atteintes aux personnes, qu’il s’agisse d’élèves ou d’adultes. 35 % relèvent d’atteintes à la sécurité et au climat scolaire, notamment les intrusions ou les attaques.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rectorat observe également une évolution de la géographie des violences. Les tensions, auparavant davantage concentrées sur l’axe Nord, entre Dzoumogné et Dembéni, se déplaceraient désormais vers d’autres secteurs, notamment Bandrélé et Ouangani. Le lycée des Lumières de Kawéni à Mamoudzou, régulièrement cité après plusieurs incidents, n’est toutefois pas considéré comme un établissement <em>« à haut risque »</em> par la direction académique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Fouilles, sanctions et la question des moyens</b></h2>
<figure id="attachment_55704" aria-describedby="caption-attachment-55704" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-55704 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-300x225.jpg" alt="Mayotte, préau, élèves, lycée, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_5934-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-55704" class="wp-caption-text">Dans les établissements scolaires, des opérations de sécurisation se déroulent dans les cours et jusque dans les salles de classe : policiers et gendarmes peuvent intervenir à l’improviste pendant un cours pour procéder à la fouille des sacs, confirme le rectorat. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour répondre aux violences les plus graves, le rectorat met en avant plusieurs dispositifs : coordination avec la préfecture, la police, la gendarmerie et les transporteurs scolaires, mais aussi opérations de fouilles dans les établissements. Au total, 45 fouilles des forces de police ou de gendarmerie ont été réalisées et 160 objets ont été saisis.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les objets retrouvés, le rectorat cite des objets détournés de leur usage pédagogique, comme des stylos transformés ou des éléments métalliques utilisés pour blesser. <em>« Des stylos, remplacés par des mines pour planter une victime, des peignes en fer, des sacoches dont les boucles sont lourdes pour blesser ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La <em>« convergence des sanctions »</em>, mise en place depuis le mois de décembre 2025, est également présentée comme un facteur de baisse des violences les plus graves. Son objectif principal est d&rsquo;éviter qu’un élève perturbateur reçoive des réponses différentes selon les institutions. Selon le rectorat, tout au long de l&rsquo;année scolaire 2025-2026, suite à ces faits de violences, 164 élèves et leurs familles ont été reçus par la préfecture, tandis qu’environ 40 dossiers <em>« graves »</em> sont suivis directement par les services académiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Les personnels victimes de violences sont également davantage accompagnés. Le rectorat rappelle encourager le dépôt de plainte et la possibilité d’obtenir une protection fonctionnelle ainsi qu’un soutien psychologique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la rentrée scolaire 2026-2027, qui débutera le 24 août prochain, le rectorat affiche sa volonté de poursuivre le déploiement de ces dispositifs, avec davantage de prévention, de coordination et de suivi des situations sensibles. Des objectifs qui devront désormais se confronter à la réalité des établissements, alors que les équipes éducatives restent en première ligne face aux tensions du quotidien.</p>
<p style="text-align: justify;">Car derrière les chiffres, les cellules et les dispositifs de coordination, une réalité demeure : l’école mahoraise porte une partie d’une crise qui la dépasse. Le rectorat peut organiser la réponse, renforcer les signalements et accélérer les interventions. Mais il ne peut, seul, régler des tensions nourries par des fractures sociales, territoriales et générationnelles. À terme, la question n’est donc pas seulement celle de la sécurité des établissements, mais celle des moyens donnés à un territoire confronté à une crise qui dépasse le cadre scolaire.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/17/le-rectorat-de-mayotte-face-a-la-violence-scolaire-notre-quotidien-ce-sont-les-intrusions-et-les-attaques-a-la-machette/">Le rectorat de Mayotte face à la violence scolaire : « Notre quotidien, ce sont les intrusions et les attaques à la machette »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ouangani se dote d&#8217;un Groupe de partenariat opérationnel pour lutter plus efficacement contre la délinquance</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/ouangani-se-dote-dun-groupe-de-partenariat-operationnel-pour-lutter-plus-efficacement-contre-la-delinquance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 02:15:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[GPO]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ouangani]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réunissant forces de l’ordre, services de l’État, acteurs éducatifs, élus locaux et représentants de la population, le GPO vise à mieux coordonner les interventions et à renforcer la visibilité des forces de sécurité sur le terrain.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/ouangani-se-dote-dun-groupe-de-partenariat-operationnel-pour-lutter-plus-efficacement-contre-la-delinquance/">Ouangani se dote d&rsquo;un Groupe de partenariat opérationnel pour lutter plus efficacement contre la délinquance</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les violences survenues à la mi-juin ont marqué un tournant pour la commune de Ouangani. Pendant plusieurs jours, le village a été le théâtre d’affrontements impliquant des bandes rivales. Le mardi 16 juin, une trentaine d’individus armés de machettes ont pénétré en plein cœur de la localité, s’en prenant à des commerces et à des habitants. L’école élémentaire a également été visée par des jets de pierres lors de ces affrontements.</p>
<figure id="attachment_51851" aria-describedby="caption-attachment-51851" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51851" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_8107-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_8107-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_8107-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_8107-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_8107-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_8107-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_8107-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_8107.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51851" class="wp-caption-text">Le maire de Ouangani, Issoufi Madi. ( Archives).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le lendemain, le 17 juin, le maire de la commune, Issoufi Madi, dressait un constat préoccupant sur le plateau de Mayotte La 1ère. Il évoquait notamment <em>« une nouvelle forme de délinquance »</em>, liée selon lui à des groupes extérieurs circulant sur le territoire, rendant plus difficile la maîtrise des phénomènes de violence à l’échelle locale.</p>
<p style="text-align: justify;">Il mettait aussi en garde contre le risque de voir certains habitants céder à la tentation de se faire justice eux-mêmes, appelant au maintien du cadre républicain, tout en rappelant que les troubles à l’ordre public relèvent des compétences de l’État, la commune n’ayant selon lui qu’un rôle de prévention et de sensibilisation. L’élu alertait également sur la multiplication des points de tension et la nécessité de renforcer la coordination entre les acteurs concernés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Réunir tous les acteurs pour des actions coordonnées</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Un appel à la coordination qui s&rsquo;est concrétisé ce lundi 30 juin avec le lancement officiel d&rsquo;un Groupe de partenariat opérationnel (GPO). Piloté par la préfecture, ce dispositif réunit autour d&rsquo;une même table les différents acteurs concernés par les questions de sécurité et de prévention, parmi lesquels la gendarmerie, le rectorat, les directions du collège de Ouangani et du lycée de Kahani, les services de l&rsquo;État, les représentants de la commune, ainsi que d&rsquo;autres acteurs locaux mais aussi les représentants de la population.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le but est de renforcer la lutte contre la délinquance en réunissant tous les acteurs afin de mieux se coordonner, notamment pour agir plus rapidement face aux violences du quotidien »</em>, explique Anfina Dalali, adjointe au maire de Ouangani chargée de la sécurité. <em>« L&rsquo;idée est que chacun connaisse précisément son champ d&rsquo;action et son rôle, à travers des priorités définies et un plan d&rsquo;action établi pour une période donnée »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l&rsquo;élue, l&rsquo;implication des habitants constitue également un maillon essentiel du dispositif. <em>« Les représentants des différents villages permettront de faire remonter la parole de la population lors des réunions. On n&rsquo;arrivera pas à lutter contre l&rsquo;insécurité sans la population »</em>, insiste-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette volonté d’associer davantage les habitants, la commune a également mis en place, le 13 juin dernier, un conseil des droits et des devoirs. Cette instance permet de convoquer les représentants légaux de jeunes concernés afin de rappeler le cadre des règles en vigueur et les obligations des familles, dans une logique de responsabilisation des parents.</p>
<p style="text-align: justify;">À l&rsquo;issue de cette première réunion, deux axes de travail ont été retenus : la lutte contre la vente de produits illicites et celle contre les rixes entre jeunes délinquants. <em>« Les vacances approchent et il y aura davantage de monde sur la voie publique. Ces priorités permettront aussi de préparer la prochaine rentrée scolaire »</em>, poursuit l&rsquo;adjointe.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Renforcer l&rsquo;action et la visibilité des forces de l’ordre</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour la municipalité, ce GPO doit également permettre d&rsquo;améliorer la coordination avec les forces de l&rsquo;ordre.<em> « <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/20/au-college-de-ouangani-personnels-educatifs-et-parents-deleves-en-quete-de-solutions-face-aux-violences/">L&rsquo;intrusion de jeunes</a> venus d&rsquo;autres villages, notamment à bord de camionnettes, rend la situation de plus en plus compliquée »,</em> observe l&rsquo;adjointe.</p>
<figure id="attachment_50115" aria-describedby="caption-attachment-50115" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50115" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-300x200.jpg" alt="Collège Ouangani, violences, parents d'élèves, affrontements, violences, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6776-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50115" class="wp-caption-text">Jusqu’à présent, l’action de la gendarmerie dans les villages était peu visible, souligne l’élue. (Illustration, Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Si la Ville de Ouangani a souhaité mettre en place un GPO, c&rsquo;est aussi parce que nous avions jusqu&rsquo;à présent peu de visibilité sur l&rsquo;action de la gendarmerie dans nos villages. Les patrouilles et les rondes n&rsquo;étaient pas toujours perçues par la population. On s&rsquo;attend à en voir davantage grâce au GPO, c&rsquo;est important. On a réellement besoin de cet outil de coordination, il faut agir tous ensemble ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Une nouvelle réunion du Groupe de partenariat opérationnel est d&rsquo;ores et déjà programmée dans une quinzaine de jours. Le dispositif pourra toutefois être réuni de manière exceptionnelle à la demande de la municipalité si la situation l&rsquo;exige, notamment en cas de nouveaux incidents.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs autres communes ont déjà activé des GPO, notamment <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2024/10/11/delinquance-creation-dun-groupement-partenarial-operationnel-a-koungou/">Koungou</a>, Miréréni-Combani, Dembéni-Iloni, Tsoundzou, Petite-Terre. Ces dispositifs visent à mieux cibler les actions et à fluidifier la circulation de l’information entre partenaires, et s’ils sont régulièrement mis en avant par les autorités locales comme un moyen de renforcer la réponse opérationnelle, leurs effets restent avant tout mesurés en termes d’organisation et de coopération, plutôt que par des résultats quantifiés rendus publics.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/ouangani-se-dote-dun-groupe-de-partenariat-operationnel-pour-lutter-plus-efficacement-contre-la-delinquance/">Ouangani se dote d&rsquo;un Groupe de partenariat opérationnel pour lutter plus efficacement contre la délinquance</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>« Je n’ai qu’une chose en tête : partir », à Tsararano, obtenir le bac pour tourner la page des violences</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/je-nai-quune-chose-en-tete-partir-a-tsararano-obtenir-le-bac-pour-tourner-la-page-des-violences/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 02:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Affrontements]]></category>
		<category><![CDATA[Baccalauréat]]></category>
		<category><![CDATA[lycée]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Tsararano]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53566</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Tsararano, les épreuves du baccalauréat se déroulent dans un climat de tensions récurrentes autour et dans le lycée. Pour certains élèves, décrocher le diplôme représente aussi une manière de tourner la page des violences scolaires et de quitter un quotidien marqué par l’insécurité.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/je-nai-quune-chose-en-tete-partir-a-tsararano-obtenir-le-bac-pour-tourner-la-page-des-violences/">« Je n’ai qu’une chose en tête : partir », à Tsararano, obtenir le bac pour tourner la page des violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Devant le portail du lycée polyvalent de Dembéni, dans le village de Tsararano, ce mardi 16 juin, des agents de sécurité, assis sur des chaises, échangent quelques mots tout en jetant, par intermittence, des regards vers la route nationale 2 qui longe l&rsquo;établissement. Un peu plus loin, sur le parking, des gendarmes à bord d&rsquo;un véhicule banalisé restent eux aussi vigilants.</p>
<p style="text-align: justify;">Situé dans une zone régulièrement touchée par des <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/le-lycee-de-tsararano-confine-apres-une-intrusion-et-des-heurts/?fbclid=IwY2xjawSeP1ZleHRuA2FlbQIxMABicmlkETB5b0tZMGVTbm9uODNxc2loc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHlc3CdOJUps0iWCvfAbFUubdAMTLCrAuAkD-XZ80V0TzjR4gGnQgNuFwtbL9_aem_NK0N6U09LLd0TQPwIlKHxw">affrontements</a> entre bandes rivales venues de Dembéni, Tsararano ou encore Ongoujou, le lycée polyvalent de Dembéni demeure sous étroite surveillance. À la sortie du village, les affrontements donnent régulièrement lieu à des barrages et des caillassages, perturbant la circulation sur cet axe routier majeur.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Machettes et tournevis, des affrontements jusque dans le lycée</strong></h2>
<figure id="attachment_53588" aria-describedby="caption-attachment-53588" style="width: 171px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53588" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-171x300.jpg" alt="" width="171" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-171x300.jpg 171w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-584x1024.jpg 584w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-768x1346.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-876x1536.jpg 876w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-150x263.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-300x526.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-696x1220.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-500x877.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205-800x1403.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/violences-Tsararano-e1781617888205.jpg 944w" sizes="auto, (max-width: 171px) 100vw, 171px" /><figcaption id="caption-attachment-53588" class="wp-caption-text">Le 4 juin dernier, des jeunes munis de tournevis ont réussi à rentrer dans l&rsquo;enceinte du lycée. Un lycéen a été évacué au CHM. (Capture d&rsquo;écran, vidéo réseaux sociaux).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais les violences ne restent pas toujours cantonnées aux abords de l’établissement. Le lundi 1er juin, un jeune homme cagoulé s’introduit dans le lycée avec une machette, provoquant un mouvement de panique au sein de l’établissement. Le lendemain, des affrontements entre jeunes reprennent et perturbent à nouveau le fonctionnement du lycée.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux jours plus tard, le 4 juin, plusieurs individus parviennent de nouveau à rentrer dans l’enceinte du lycée par l’arrière du site, échappant à la vigilance des agents de sécurité.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/le-lycee-de-tsararano-confine-apres-une-intrusion-et-des-heurts/">Armés de tournevis</a>, ils provoquent de violents affrontements qui nécessitent l’intervention des forces de l’ordre. L’établissement est alors confiné avant que les élèves ne soient évacués progressivement. Un lycéen, blessé au dos par un coup de tournevis, est transporté au Centre hospitalier de Mayotte à Mamoudzou, tandis que trois autres élèves sont pris en charge après des malaises.</p>
<p style="text-align: justify;">Au total, huit jeunes ont été interpellés lors des opérations de sécurisation et quatre lycéens originaires de Tsoundzou et de Tsararano ont été placés en audition. Dans le même temps, des automobilistes ont été visés par des jets de projectiles à proximité du rond-point de Tsararano, causant plusieurs dégâts matériels et des blessés. Selon la gendarmerie, des groupes rivaux s&rsquo;étaient également retranchés sur les hauteurs du village avant d&rsquo;être contenus par les forces de l&rsquo;ordre. Le lendemain, les cours ont été suspendus durant toute la journée.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des violences banalisées, fil rouge de la scolarité</strong></h2>
<figure id="attachment_14615" aria-describedby="caption-attachment-14615" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-14615 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caillassage-bus-jpg-300x234.webp" alt="Transport scolaire, bus, caillassage, Mayotte" width="300" height="234" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caillassage-bus-jpg-300x234.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caillassage-bus-jpg-150x117.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caillassage-bus-jpg-696x544.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Caillassage-bus-jpg.webp 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-14615" class="wp-caption-text">Les élèves proviennent de différents villages, une situation qui donne régulièrement lieu à des affrontements et à des caillassages de bus. Photographie d&rsquo;illustration / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un épisode de violence que Kamel Abdallah, 17 ans, n’a pas oublié. Malgré le calme apparent de ce matin, le lycéen sait que la situation peut basculer à tout moment. <em>« Quand on arrive le matin, on s’attend à tout. À chaque instant, ils peuvent se battre. C’est devenu banal »</em>, confie-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Un mot, <em>« banal »</em>, qui traduit selon lui le quotidien des plus de 2.000 élèves de l’établissement, confrontés à des violences récurrentes tout au long de leur parcours scolaire, du collège jusqu’au lycée.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les agents de sécurité arrivent à calmer un peu les situations, mais ils sont souvent débordés, ils ne sont pas assez nombreux »</em>, poursuit Kamel, casquette noire vissée sur la tête. <em>« Depuis le début de l’année, on manque de professeurs, certains cours sont annulés, notamment à cause des violences et des caillassages. Ça impacte notre scolarité, on a du mal à travailler normalement ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Après les violences du 4 juin, ils ont envoyé tout le monde en vacances, sauf les élèves qui passent le baccalauréat »</em>, ajoute le jeune homme en bac professionnel couture. Selon lui, les cours des classes non concernées par les examens auraient pris fin plus tôt que prévu afin de limiter les risques de nouveaux affrontements. Une information qui n’a pu être vérifiée. Kamel, lui, passera le baccalauréat l’année prochaine. <em>« Ça va être chaud »</em>, souffle-t-il, conscient d’un quotidien qu’il n’imagine pas s’améliorer.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Après le bac, je vais pouvoir étudier ailleurs où il n&rsquo;y aura plus d&rsquo;affrontements »</strong></h2>
<figure id="attachment_20687" aria-describedby="caption-attachment-20687" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-20687 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom-300x192.jpg" alt="Gendarmerie, Mayotte" width="300" height="192" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom-300x192.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom-150x96.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom-696x446.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-20687" class="wp-caption-text">Un barrage enflammé à Tsararano. Photographie d&rsquo;illustration / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Peu après 11 h 00, plusieurs lycéens quittent l’établissement après avoir terminé les épreuves écrites, portant notamment sur les mathématiques, les sciences économiques et sociales, l’histoire-géographie ou encore la physique-chimie, selon les filières.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je suis toujours traumatisée par ce qui s&rsquo;est passé il y a quelques jours »</em>, confie Marine Ibrahim Ramadani, 18 ans, à la sortie des épreuves écrites de physique-chimie et de mathématique. « <em>Moi j’arrive de Tsoundzou tous les matins et souvent le bus est caillassé. On n&rsquo;a pas le choix que de vivre avec la violence ! ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour elle, l&rsquo;obtention du baccalauréat signifie la fin du lycée mais aussi, enfin, un échappatoire à la violence.<em> « J&rsquo;ai plusieurs projets et notamment de partir dans l&rsquo;Hexagone. Je n&rsquo;ai qu&rsquo;une chose en tête c&rsquo;est de partir car ici c&rsquo;est trop violent ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>On a l’habitude que les élèves se battent entre eux et même les jours du bac ils se mettent à faire la bagarre », </em>témoigne Nayam Maoulana Saïd Hachim, 18 ans. <em>« Je suis content parce qu&rsquo;après le bac je vais pouvoir étudier ailleurs et il n&rsquo;y aura plus d&rsquo;affrontements qui nous procurent du stress permanent ». </em>Le futur bachelier a été admis dans un établissement d&rsquo;enseignement supérieur à Rennes.</p>
<figure id="attachment_53585" aria-describedby="caption-attachment-53585" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53585" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Tsararano-lycee-3.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53585" class="wp-caption-text">Le préau central du lycée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En attendant, les candidats sont appelés à revenir dans les prochains jours au lycée pour poursuivre les épreuves restantes du baccalauréat, dont la session principale doit s’achever à la fin du mois de juin 2026. En cas d’échec, certains devront se rendre aux épreuves de rattrapage prévues début juillet 2026, selon le calendrier officiel.</p>
<p style="text-align: justify;">Jusqu’au dernier jour, le stress des examens se mêlera avec la peur de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/je-nai-quune-chose-en-tete-partir-a-tsararano-obtenir-le-bac-pour-tourner-la-page-des-violences/">« Je n’ai qu’une chose en tête : partir », à Tsararano, obtenir le bac pour tourner la page des violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tensions et incidents au lycée des Lumières de Kawéni, confinement et perturbations ce mardi</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/tensions-et-incidents-au-lycee-des-lumieres-de-kaweni-confinement-et-perturbations-ce-mardi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 14:34:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée des Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[rectorat]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53067</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des incidents ont éclaté ce mardi matin au lycée des Lumières de Kawéni. L’établissement a été placé en confinement avant une levée progressive des restrictions en fin de journée.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/tensions-et-incidents-au-lycee-des-lumieres-de-kaweni-confinement-et-perturbations-ce-mardi/">Tensions et incidents au lycée des Lumières de Kawéni, confinement et perturbations ce mardi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La situation a été marquée ce mardi 9 juin 2026 par des tensions et des violences au sein du lycée des Lumières de Kawéni, selon des témoignages concordants d’enseignants et d’élèves, ainsi que des éléments communiqués par le rectorat.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon ces sources, des heurts ont débuté dès la matinée dans et aux abords de l’établissement. Une mise à l’abri des élèves a été déclenchée entre 11h30 et 13h, avant un confinement du site. Le rectorat indique que <em>« les épreuves qui avaient lieu n’ont pas été empêchées malgré les perturbations à l’extérieur ».</em> Le confinement, déclenché à la mi-journée, n’a pas interrompu le déroulement des examens en cours. Cependant, les cours ont été banalisés pour les élèves non concernés par ces épreuves.</p>
<p style="text-align: justify;">Les élèves ayant terminé leurs compositions ont été progressivement évacués, avant une réouverture permettant leur départ en bus en fin de journée. <em>« Seule l’épreuve de cinéma de cet après-midi a été suspendue et sera réorganisée »</em>, précise encore le Rectorat. En fin de journée, la majorité des élèves avaient quitté l’établissement, désormais vidé, tandis que la présence des forces de l’ordre restait signalée aux abords du site. Des tensions demeuraient encore perceptibles vers 17h.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/tensions-et-incidents-au-lycee-des-lumieres-de-kaweni-confinement-et-perturbations-ce-mardi/">Tensions et incidents au lycée des Lumières de Kawéni, confinement et perturbations ce mardi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un bus de la 3CO caillassé à Ouangani lundi soir</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/un-bus-de-la-3co-caillasse-a-ouangani-lundi-soir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 08:26:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[3CO]]></category>
		<category><![CDATA[bus]]></category>
		<category><![CDATA[Caillassage]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ouangani]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52977</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un bus de la Communauté de communes du Centre-Ouest (3CO) a été caillassé lundi 8 juin au soir près du centre médical d’Ouangani, sans bilan de blessés connu et dans des circonstances encore indéterminées.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/un-bus-de-la-3co-caillasse-a-ouangani-lundi-soir/">Un bus de la 3CO caillassé à Ouangani lundi soir</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un bus exploité par la Communauté de Communes du Centre-Ouest (3CO), l&rsquo;intercommunalité en charge notamment des mobilités dans plusieurs communes du centre-ouest de Mayotte, a été la cible d&rsquo;un caillassage lundi 8 juin au soir à proximité du centre médical d’Ouangani.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Selon les premières informations, les faits se sont produits vers 21h00. D&rsquo;après nos infirmations, des individus auraient lancé des pierres sur le véhicule alors qu&rsquo;il circulait près du centre médical de la commune. Les circonstances exactes de l’incident restent encore à établir, la Communauté de communes du Centre-Ouest (3CO) n’ayant pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/un-bus-de-la-3co-caillasse-a-ouangani-lundi-soir/">Un bus de la 3CO caillassé à Ouangani lundi soir</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Mayotte, les « élèves pairs » face à une violence qui déborde les grilles des lycées</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/a-mayotte-les-eleves-pairs-face-a-une-violence-qui-deborde-les-grilles-des-lycees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 02:15:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Élèves pairs]]></category>
		<category><![CDATA[gendarmerie de mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le lycée de Tsararano a été le théâtre d'épisodes de violence mercredi 3 et jeudi 4 juin 2026, un dispositif poursuit son déploiement dans plusieurs établissements du territoire. Formés par la gendarmerie, les "élèves pairs" tentent d'agir en amont des conflits. Une initiative saluée par les acteurs de terrain, mais confrontée à une réalité qui dépasse souvent le cadre scolaire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/a-mayotte-les-eleves-pairs-face-a-une-violence-qui-deborde-les-grilles-des-lycees/">À Mayotte, les « élèves pairs » face à une violence qui déborde les grilles des lycées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les images des 3 et 4 juin au lycée de Tsararano, puis au lycée de Pamandzi, et au lycée de Kahani, ont une nouvelle fois rappelé la fragilité du climat scolaire dans de nombreux établissements de l&rsquo;île. Intrusions de jeunes extérieurs, affrontements, mouvements de panique et intervention des forces de l&rsquo;ordre : en l&rsquo;espace de deux jours, le lycée de Tsararano, pourtant réputé pour ses filières d&rsquo;excellence académique, s&rsquo;est retrouvé au cœur de séquences de violences qui ne sont malheureusement plus exceptionnelles à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, au même moment, un autre travail se poursuit dans l&rsquo;ombre. Un travail moins spectaculaire que les opérations de maintien de l&rsquo;ordre, moins visible que les déploiements de gendarmes, mais qui vise le même objectif : empêcher que les violences ne prennent racine. Depuis 2018, des dizaines puis des centaines de lycéens mahorais sont formés pour devenir des « élèves pairs ». Leur mission : écouter, repérer, orienter et alerter. Une initiative née d&rsquo;une demande des élèves eux-mêmes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une idée venue des lycéens eux-mêmes </b></h2>
<figure id="attachment_50276" aria-describedby="caption-attachment-50276" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50276" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-300x200.jpg" alt="Mayotte, lycée des lumières," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-50276" class="wp-caption-text">À Mayotte, le dispositif des « élèves pairs », est venu des élèves eux-mêmes, qui voulaient se rendre acteurs de leur propre sécurité.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;histoire du dispositif commence au mois de décembre, en 2017. À l&rsquo;occasion d&rsquo;un Conseil académique de la vie lycéenne, les représentants des élèves du lycée Gustave-Eiffel de Kahani interpellent les autorités éducatives. Quotidiennement, confrontés à des violences régulières dans et aux abords de leur établissement scolaire, ils souhaitent alors devenir <em>« des acteurs responsables de leur propre sécurité au sein de leur milieu scolaire ».</em> La proposition trouve rapidement un écho favorable.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon la Maison de Protection des Familles (MPF) de la gendarmerie de Mayotte, le dispositif s&rsquo;inspire d&rsquo;une expérimentation menée dès 2014 en Guyane et aux Antilles dans le cadre du projet EVIDENCE, destiné à lutter contre les violences et les incivilités en milieu scolaire. À Mayotte, l&rsquo;expérience débute alors en 2018 au lycée polyvalent Gustave Eiffel de Kahani et au lycée polyvalent de la Cité du Nord.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Huit ans plus tard, le programme a pris de l&rsquo;ampleur. Pour l&rsquo;année scolaire 2025-2026, sept lycées y participent : Bandrélé, la Cité du Nord, Sada, Dzoumogné, Gustave-Eiffel de Kahani, Thani-Malandi de Chirongui, et Tsararano de Dembéni. Au total, près de 200 « élèves pairs » ont été formés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Savoir écouter avant que la violence n&rsquo;éclate</b></h2>
<figure id="attachment_52747" aria-describedby="caption-attachment-52747" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52747" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-300x200.jpg" alt="Mayotte, Lycée de Petite-Terre, lycée de Pamandzi, établissement scolaire, violences," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52747" class="wp-caption-text">La MPF de la gendarmerie peut intervenir dans les établissements scolaires pour soutenir des actions de prévention, en lien avec des dispositifs « d’élèves pairs » visant à favoriser la lutte contre les violences.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais leur rôle est souvent mal compris. Les « élèves pairs » ne sont ni des surveillants, ni des auxiliaires de police, ni des médiateurs chargés d&rsquo;intervenir en cas d’affrontements.<span class="Apple-converted-space">  </span>Ils représentent avant tout un réseau de « jeunes de confiance » au sein des établissements.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Leur mission consiste à servir de <em>« relais de communication entre les élèves, les professeurs et l&rsquo;équipe pédagogique »</em>, explique la gendarmerie de Mayotte à notre rédaction. Ils peuvent accompagner un camarade qui n&rsquo;ose pas parler à un adulte, identifier un élève en souffrance ou signaler des situations préoccupantes. Car les violences scolaires ne surgissent que rarement sans signes avant-coureurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Un élève victime de harcèlement, un adolescent menacé, un conflit entre groupes qui s&rsquo;envenime ou encore une situation familiale difficile sont autant de signaux faibles que les adultes ne perçoivent pas toujours immédiatement. Les élèves, eux, peuvent plus facilement les voir.<em><span class="Apple-converted-space"> « </span>En cas de tension ou de conflit, c&rsquo;est d&rsquo;alerter immédiatement un adulte de l&rsquo;établissement »</em>, précise toutefois l&rsquo;adjudant-chef Issoufa Amir Dine, commandant de la Maison de Protection des Familles (MPF). <span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">La distinction est donc nette. Les élèves pairs ne remplacent jamais les personnels éducatifs ou les forces de sécurité. Pour exercer cette mission, les volontaires sont sélectionnés après des entretiens destinés à évaluer leurs capacités d&rsquo;écoute et leur aptitude à la médiation. Ils suivent ensuite une formation de dix heures assurée par les militaires de la MPF. Le programme aborde notamment le droit des mineurs, les conduites addictives, les différentes formes de violences, le racket, les vols, les dangers d&rsquo;internet ainsi que les techniques d&rsquo;écoute et les réflexes à adopter face à une situation préoccupante.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une réponse utile, mais pas suffisante</b></h2>
<figure id="attachment_21820" aria-describedby="caption-attachment-21820" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21820" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-300x225.jpg" alt="Mayotte, lycée de Tsararano, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21820" class="wp-caption-text">Malgré la présence « d&rsquo;élèves pairs », le lycée de Tsararano a été le théâtre d&rsquo;affrontements importants entre jeunes, à l&rsquo;intérieur et à l&rsquo;extérieur de l&rsquo;établissement, mercredi 3 et jeudi 4 juin 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour la gendarmerie de Mayotte, les résultats sont encourageants. Selon les retours recueillis sur le terrain, le dispositif aurait contribué à réduire certains faits de violence dans et aux abords des établissements concernés.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les événements récents survenus au lycée de Tsararano, notamment, montrent aussi les limites de l&rsquo;exercice. Car une partie des violences qui frappent les établissements scolaires mahorais trouve son origine en dehors de l&rsquo;école. Les rivalités entre quartiers ou villages, les tensions entre groupes de jeunes, les phénomènes de bandes ou encore l&rsquo;insécurité qui touche certaines zones du territoire traversent régulièrement les grilles des établissements.</p>
<p style="text-align: justify;">Les « élèves pairs » peuvent contribuer à désamorcer certaines situations, détecter des fragilités ou faciliter la circulation de l&rsquo;information. Mais ils ne peuvent en revanche empêcher à eux seuls l&rsquo;intrusion de groupes extérieurs ou mettre fin à des conflits dont les racines dépassent largement le cadre scolaire.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Le constat vaut également pour les dispositifs sécuritaires. Lancée le 7 avril dernier, l&rsquo;opération « Kingia » a mobilisé pendant deux mois d&rsquo;importants moyens de l&rsquo;État afin de lutter contre l’immigration clandestine, la délinquance et l’habitat insalubre. Les violences survenues cette semaine à Tsararano rappellent qu&rsquo;aucune réponse unique, en l’occurence sécuritaire, ni circonscrite à une période de deux mois, ne peut régler un problème aussi complexe socialement.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dans un contexte où les violences scolaires occupent régulièrement l&rsquo;actualité, l&rsquo;existence même des « élèves pairs » apporte un signal différent : celui d&rsquo;une jeunesse qui ne se résigne pas à subir et qui cherche, à son échelle, à devenir actrice sociale de l&rsquo;apaisement de son propre environnement.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/a-mayotte-les-eleves-pairs-face-a-une-violence-qui-deborde-les-grilles-des-lycees/">À Mayotte, les « élèves pairs » face à une violence qui déborde les grilles des lycées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les cours suspendus demain au lycée de Tsararano</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/les-cours-sont-suspendus-au-lycee-de-tsararano/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 15:50:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Affrontements]]></category>
		<category><![CDATA[gendarmerie de mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée de Tsararano]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52749</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les cours sont banalisés pour les élèves pour la journée de vendredi 5 juin 2026 au lycée de Tsararano. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/les-cours-sont-suspendus-au-lycee-de-tsararano/">Les cours suspendus demain au lycée de Tsararano</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En raison des <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/le-lycee-de-tsararano-confine-apres-une-intrusion-et-des-heurts/">violences</a> qui ont éclaté jeudi 4 juin au lycée de Tsararano et dans ses abords, les cours sont suspendus toute la journée, du vendredi 5 juin au sein de l’établissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces incidents, survenus en milieu de matinée, ont nécessité l’intervention de la gendarmerie, le confinement du lycée puis l’évacuation progressive des élèves, et le déploiement de militaires dans la zone tout au long de la journée en raison de nombreux heurts.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/les-cours-sont-suspendus-au-lycee-de-tsararano/">Les cours suspendus demain au lycée de Tsararano</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Des affrontements au lycée de Pamandzi ce jeudi</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/des-affrontements-au-lycee-de-pamandzi-ce-jeudi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 15:41:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Affrontements]]></category>
		<category><![CDATA[gendarmerie de mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée de Pamandzi]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52745</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plusieurs groupes de jeunes ont perturbé la matinée de ce jeudi au lycée de Pamandzi, provoquant des troubles à l’intérieur de l’établissement et aux abords, d'après la gendarmerie de Pamandzi. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/des-affrontements-au-lycee-de-pamandzi-ce-jeudi/">Des affrontements au lycée de Pamandzi ce jeudi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce jeudi 4 juin 2026, des jets de pierres ont été signalés entre individus à l’intérieur comme à l’extérieur de l’enceinte scolaire. La gendarmerie est intervenue sur place pour rétablir le calme. Selon les forces de l’ordre, plusieurs jeunes ont été verbalisés par procès-verbal pour détention d’armes de catégorie D, en l’espèce des pierres et des cailloux.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, une enseignante se serait brièvement enfermée dans sa salle de classe par mesure de sécurité, sans autre précision à ce stade, et aucune plainte n’a été déposée pour l’instant, toujours selon la gendarmerie.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/des-affrontements-au-lycee-de-pamandzi-ce-jeudi/">Des affrontements au lycée de Pamandzi ce jeudi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« L&#8217;école doit rester un sanctuaire », le cri d&#8217;alerte de la FCPE Mayotte, après les violences survenues au lycée de Tsararano</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/lecole-doit-rester-un-sanctuaire-le-cri-dalerte-de-la-fcpe-mayotte-apres-les-violences-survenues-au-lycee-de-tsararano/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 12:39:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[FCPE Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[forces de l’ordre]]></category>
		<category><![CDATA[gendarmerie de mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée de Tsararano]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52674</guid>

					<description><![CDATA[<p>Face aux violences survenues jeudi 4 juin au matin au lycée de Tsararano, dans la commune de Dembéni, à Mayotte, la FCPE de Mayotte a exprimé sa "très vive inquiétude" et sa "profonde indignation". </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/lecole-doit-rester-un-sanctuaire-le-cri-dalerte-de-la-fcpe-mayotte-apres-les-violences-survenues-au-lycee-de-tsararano/">« L&rsquo;école doit rester un sanctuaire », le cri d&rsquo;alerte de la FCPE Mayotte, après les violences survenues au lycée de Tsararano</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans un communiqué diffusé ce jeudi 4 juin, la fédération de parents d’élèves de Mayotte estime que ces événements illustrent une <em>« banalisation progressive des violences »</em> en milieu scolaire et soulignent, selon elle, la nécessité de renforcer la sécurité aux abords et à l’intérieur des établissements.</p>
<p style="text-align: justify;">La FCPE appelle à un renforcement des dispositifs de protection, à la mise en place d’équipes mobiles de médiation et à la création de l’Observatoire de la Violence de Mayotte (OVM), projet qu’elle dit défendre depuis 2020.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle demande également un plan territorial de sécurisation des établissements scolaires et un renforcement de la coopération entre l’Éducation nationale, les collectivités et les forces de sécurité, estimant que <em>« l’école doit rester un sanctuaire »</em>  et appelant les autorités à agir sans délai.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin la FCPE estime qu’une intrusion armée dans un établissement scolaire serait, ailleurs sur le territoire national, traitée avec une extrême gravité et entraînerait des mesures de sécurité renforcées. Ici, elle dénonce une forme de banalisation de ces violences à Mayotte, où de tels incidents se répètent depuis plusieurs années.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/lecole-doit-rester-un-sanctuaire-le-cri-dalerte-de-la-fcpe-mayotte-apres-les-violences-survenues-au-lycee-de-tsararano/">« L&rsquo;école doit rester un sanctuaire », le cri d&rsquo;alerte de la FCPE Mayotte, après les violences survenues au lycée de Tsararano</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>[ACTUALISÉ] Le lycée de Tsararano est en cours d&#8217;évacuation sous contrôle de la gendarmerie</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/le-lycee-de-tsararano-confine-apres-une-intrusion-et-des-heurts/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 09:07:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Caillassage]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Intrusion]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée de Tsararano]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plusieurs incidents de délinquance ont éclaté ce jeudi 4 juin matin, dans le secteur de Tsararano, dans la commune de Dembéni, mobilisant gendarmes et secours sur différents points.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/le-lycee-de-tsararano-confine-apres-une-intrusion-et-des-heurts/">[ACTUALISÉ] Le lycée de Tsararano est en cours d&rsquo;évacuation sous contrôle de la gendarmerie</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Jeudi 4 juin en milieu de matinée, des violences ont éclaté au lycée de Tsararano, dans la commune de Dembéni, entraînant une intervention de la gendarmerie et le confinement de l’établissement avant la mise en place d’une évacuation progressive des élèves.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les autorités, huit jeunes ont été interpellés au cours des opérations de sécurisation. Par ailleurs, quatre auteurs présumés de violences, tous lycéens originaires de Tsoundzou et de Tsararano, sont actuellement en audition, précise la gendarmerie.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan sanitaire, un élève du lycée a été évacué vers le centre hospitalier de Mamoudzou après avoir été blessé par un coup de tournevis dans le dos, avec une suspicion d’atteinte pulmonaire. Trois autres élèves ont fait des malaises, dont un cas suspect d’insuffisance cardiaque ; ils ont été pris en charge par le SAMU puis remis à leurs familles.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même temps, des automobilistes ont été visés par des jets de projectiles à proximité du rond-point de Tsarano. Plusieurs véhicules ont été endommagés et des blessés ont été pris en charge par les services de secours.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, la gendarmerie indique que des groupes adverses se seraient retranchés sur les hauteurs de Tsararano, où ils sont actuellement contenus par les forces de maintien de l’ordre. L’évacuation des élèves se poursuit par secteurs, sous encadrement des militaires.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/le-lycee-de-tsararano-confine-apres-une-intrusion-et-des-heurts/">[ACTUALISÉ] Le lycée de Tsararano est en cours d&rsquo;évacuation sous contrôle de la gendarmerie</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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