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	<title>Archives des Violences faites aux femmes - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Violences faites aux femmes - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>The Sorority : l’application qui mise sur l’entraide pour mieux accompagner les femmes victimes de violences</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/21/the-sorority-lapplication-qui-mise-sur-lentraide-pour-mieux-accompagner-les-femmes-victimes-de-violences/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 02:15:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[application]]></category>
		<category><![CDATA[Violences faites aux femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Déjà utilisée par 65 personnes à Mayotte, l’application gratuite The Sorority permet aux femmes victimes de violences, de harcèlement ou en situation d’isolement de lancer une alerte en quelques secondes auprès d’un réseau d’entraide géolocalisé. Si son utilisation reste encore limitée sur le territoire, certaines associations mahoraises y voient un outil prometteur pour faciliter l’accès à l’aide et encourager la libération de la parole.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/21/the-sorority-lapplication-qui-mise-sur-lentraide-pour-mieux-accompagner-les-femmes-victimes-de-violences/">The Sorority : l’application qui mise sur l’entraide pour mieux accompagner les femmes victimes de violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_55628" aria-describedby="caption-attachment-55628" style="width: 139px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="wp-image-55628 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.44-139x300.jpeg" alt="" width="139" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.44-139x300.jpeg 139w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.44-473x1024.jpeg 473w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.44-709x1536.jpeg 709w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.44-150x325.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.44-300x650.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.44-696x1507.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.44-500x1083.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.44.jpeg 739w" sizes="(max-width: 139px) 100vw, 139px" /><figcaption id="caption-attachment-55628" class="wp-caption-text">En cas de danger, il suffit de maintenir le bouton d’alerte pendant deux secondes. Une notification est alors envoyée aux cinquante personnes les plus proches.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« <em>Ensemble, partout, maintenant</em> ». C’est la promesse affichée par <em>The Sorority</em>. Créée en 2020 par Priscilla Routier, l’application rassemble aujourd’hui près de 395.000 utilisatrices actives dans le monde.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Son principe est simple : permettre à une femme victime de violences de solliciter rapidement un réseau de soutien géolocalisé. « <em>J&rsquo;étais en situation où je me sentais en danger face à mon compagnon. Grâce à cette application, j&rsquo;ai pu trouver une solution »</em>, témoigne une utilisatrice.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’idée est née d’une expérience personnelle de sa fondatrice. En 2019, alors qu’elle traverse une période difficile, Priscilla Routier raconte avoir été profondément marquée par les mots de son médecin : « <em>Je te crois et je suis là pour toi</em> », se souvient-elle. Une phrase qui lui fait prendre conscience de l’importance d’un premier soutien dans les situations de vulnérabilité.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ancienne responsable de la protection des données dans un grand groupe, elle imagine alors un outil capable de réunir les victimes, les personnes prêtes à leur venir en aide et les structures spécialisées. « <em>Il existait beaucoup d’acteurs, beaucoup d’associations, mais aucun point de rencontre. Et, lorsqu’on est victime, il est souvent difficile de savoir vers qui se tourner </em>», explique-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une alerte transmise aux personnes les plus proches</strong></h2>
<figure id="attachment_55625" aria-describedby="caption-attachment-55625" style="width: 151px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="wp-image-55625 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1377-151x300.jpeg" alt="" width="151" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1377-151x300.jpeg 151w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1377-516x1024.jpeg 516w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1377-768x1524.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1377-774x1536.jpeg 774w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1377-1032x2048.jpeg 1032w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1377-150x298.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1377-300x595.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1377-696x1381.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1377-1068x2119.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1377-500x992.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1377-800x1587.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_1377.jpeg 1179w" sizes="(max-width: 151px) 100vw, 151px" /><figcaption id="caption-attachment-55625" class="wp-caption-text">Le fonctionnement de The Sorority repose sur la géolocalisation.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le fonctionnement de <em>The Sorority</em> repose sur la géolocalisation. Après une vérification d’identité – comprenant un selfie et une pièce d’identité, supprimés immédiatement après contrôle –, les utilisatrices accèdent à une carte des membres présentes à proximité.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En cas de danger, il suffit de maintenir le bouton d’alerte pendant deux secondes. Une notification est alors envoyée aux cinquante personnes les plus proches, qui peuvent appeler la victime, lui écrire ou proposer de contacter les secours.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« <em>Quand on est en état de sidération, on n’est pas toujours capable d’appeler les autorités. Voir que des personnes se mobilisent immédiatement permet de réduire l’anxiété et de sortir plus rapidement de la situation »</em>, souligne Priscilla Routier.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« <em>J&rsquo;avoue que cela me rassure beaucoup de voir autant de solidarité après avoir vécu l&rsquo;isolement pendant si longtemps »</em>, confie anonymement une utilisatrice.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une communauté au-delà des situations d’urgence</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pensée comme un dispositif d’alerte, <em>The Sorority</em> se veut aussi un espace de solidarité au quotidien. Les utilisatrices peuvent échanger, partager des conseils ou rejoindre différents groupes de discussion. « <em>L’objectif est de créer une communauté bienveillante, pour que les personnes ne se sentent plus seules, même lorsqu’elles ne sont pas dans une situation d’urgence »</em>, insiste Priscilla Routier.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Depuis son lancement, le développement de l’application s’est essentiellement appuyé sur le bouche-à-oreille et les recommandations de ses utilisatrices. « <em>Chaque fois qu’une personne raconte comment elle a été aidée, cela entraîne souvent une vague d’inscriptions </em>», raconte la fondatrice. Un phénomène observé dans plusieurs pays européens, mais aussi désormais dans des territoires plus lointains, comme à Dakar ou à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un outil jugé « d’utilité publique » à Mayotte</strong></h2>
<figure id="attachment_55627" aria-describedby="caption-attachment-55627" style="width: 139px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="wp-image-55627 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.45-139x300.jpeg" alt="" width="139" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.45-139x300.jpeg 139w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.45-473x1024.jpeg 473w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.45-709x1536.jpeg 709w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.45-150x325.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.45-300x650.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.45-696x1507.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.45-500x1083.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-16-at-10.43.45.jpeg 739w" sizes="(max-width: 139px) 100vw, 139px" /><figcaption id="caption-attachment-55627" class="wp-caption-text">L’application pourrait faciliter le premier appel à l’aide.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour Saïrati Assimakou, présidente de l’association <em>Ose libérer ta parole</em>, l’arrivée de cette application répond à un réel besoin sur le territoire. « <em>La situation à Mayotte n’est pas toujours très sûre, cette application est nécessaire, voire d’utilité publique »</em>, estime-t-elle, avant d&rsquo;ajouter : <em>« les associations n’ont pas toujours les moyens nécessaires et ne peuvent pas tout porter. Toute initiative est bonne à prendre, et celle-ci est super ! ». </em></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Selon elle, l’application pourrait faciliter le premier appel à l’aide. « <em>Avant, pour intervenir, il fallait entendre le cri d’une femme. Aujourd’hui, il suffit de recevoir une notification. C’est beaucoup plus accessible »,</em> souligne-t-elle.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans un territoire où la solidarité occupe une place importante, Saïrati Assimakou y voit également un moyen de rompre plus facilement l’isolement des victimes. « <em>À Mayotte, nous sommes encore au début de la libération de la parole. Cette application peut vraiment nous aider à avancer et à développer cette sororité »</em>, conclut-elle.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Joséphine Puig</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/21/the-sorority-lapplication-qui-mise-sur-lentraide-pour-mieux-accompagner-les-femmes-victimes-de-violences/">The Sorority : l’application qui mise sur l’entraide pour mieux accompagner les femmes victimes de violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Violences faites aux femmes : « la peur doit changer de camp ! »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/01/violences-faites-aux-femmes-la-peur-doit-changer-de-camp/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 02:15:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
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		<category><![CDATA[Violences faites aux femmes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=42284</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi, le Conseil départemental a organisé une matinée de sensibilisation et d’échanges à l’hémicycle Younoussa Bamana. L’objectif était d'informer, de prévenir et de mieux accompagner les femmes victimes de violences, au travail comme à la maison.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/01/violences-faites-aux-femmes-la-peur-doit-changer-de-camp/">Violences faites aux femmes : « la peur doit changer de camp ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La conférence a débuté avec une ouverture faite par Zamimou Ahamadi et Zouhourya Mouayad Ben qui a tenu à rappeler l’importance de la mobilisation institutionnelle pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Deux tables rondes ont ensuite suivi, avec plusieurs acteurs du domaines qui ont répondu présent au rendez-vous : L&rsquo;Acfav, l&rsquo;Udaf, le Conseil départemental d&rsquo;accès au droit (CDAD) ou encore la PMI.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Harcèlement au travail : briser le silence</strong></h3>
<figure id="attachment_42294" aria-describedby="caption-attachment-42294" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42294" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42294" class="wp-caption-text">La première table ronde a porté sur le harcèlement moral au travail.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="872" data-end="1224">La première table ronde a porté sur le harcèlement moral au travail, un phénomène considéré comme tabou et encore trop répandu sur le territoire. Laoura Ahmed, directrice du Centre d&rsquo;information sur les droits des femmes et des familles à Mayotte (CIDFF), a décrit la réalité vécue par de nombreuses femmes sur leur lieu de travail. « <em>Beaucoup de femmes se voient confier des missions qui ne correspondent pas à leur niveau, simplement parce qu’elles sont des femmes</em> », a exprimé la Mahoraise.  Elle a également insisté sur la banalisation des violences telles que les remarques sur l’apparence, la minimisation des compétences, les tâches dévalorisantes, etc. Des situations qui génèrent anxiété, isolement et parfois départ forcé de postes aimés de la part des victimes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="872" data-end="1224">Après ce constat, Zabibou Djabiri, conseillère judiciaire à l&rsquo;Acfav a expliqué que les victimes ont de nombreuses options : informer la hiérarchie, contacter l’inspection du travail ou les associations spécialisées. « <em>Quand un collectif se lève, ça a du poids</em> », a-t-elle rappelé. L’objectif est clair, il ne faut plus laisser les victimes seules face à leurs agresseurs. Le CDAD, a quant à lui souligné que l’employeur a une responsabilité légale en matière d&rsquo;harcèlement au travail. Si aucune réaction n’est prise face à des comportements problématiques, l’entreprise peut être considérée comme responsable et complice.</p>
<figure id="attachment_42295" aria-describedby="caption-attachment-42295" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42295" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42295" class="wp-caption-text">Zarianti Nourdine Abdallah, conseillère judiciaire victime d&rsquo;harcèlement au travail.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="872" data-end="1224">Entre les prises de paroles, le public a également pu témoigner. Deux agents du Conseil départemental ont raconté leurs expériences et le manque de soutien administratif, dont Zarianti Nourdine Abdallah. Conseillère judiciaire depuis dix ans elle a marqué l&rsquo;hémicycle lors de son discours pour partager son quotidien depuis le mois de septembre. « <em>Je subis des insultes et du dénigrement quotidiennement, j’ai tenté de relater les faits à ma hiérarchie, mais on m’a conseillée de laisser passer</em> », a expliqué la jeune femme. En plus de nuire à son travail, ce poids impacte aussi sa santé mentale. « <em>Cette situation a eu de graves conséquences sur ma santé mentale et physique, nuits sans sommeil, stress, j&rsquo;ai même eu des pensées suicidaires</em> ». Même si elle est désormais suivie par un spécialiste, son rétablissement complet reste compliqué car la conseillère continue a côtoyer son harceleur tous les jours pour le travail.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="872" data-end="1224"><strong>Accompagner les victimes de violences intra-familiales</strong></h3>
<figure id="attachment_42296" aria-describedby="caption-attachment-42296" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42296" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42296" class="wp-caption-text">La Gendarmerie, via la Maison des protections des familles a pris la parole pour parler des violences faites aux jeunes et de l&rsquo;inceste.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième temps d&rsquo;échange a mis l’accent sur les violences intra-familiales comme l&rsquo;inceste ainsi que les violences éducatives et leurs conséquences sur la mère mais aussi les enfants. Mathilde Lozano, coordinatrice sage-femme à la PMI, a rappelé que la grossesse est une période particulièrement vulnérable. « <em>Une femme sur six qui poursuit sa grossesse est victime de violences conjugales </em>». Les conséquences physiques et psychologiques peuvent être graves pour la mère et le nourrisson, soulignant l’importance d’un dépistage systématique et d’un accompagnement adapté. La Croix-Rouge quant à elle, a présenté trois axes d’action de son organisation : la prévention, la protection ainsi que l&rsquo;accompagnement. « <em>Il est essentiel de libérer la parole et de protéger les victimes</em> », a affirmé leur représentante.</p>
<p style="text-align: justify;">En plus des professionnels de santé et des associations, la Gendarmerie via la Maison de protections des familles a insisté sur la prévention le plus tôt possible concernant les violences faites aux jeunes . Selon leur représentante, Vanessa Cuny, ils reçoivent énormément de cas où les victimes considèrent normal le fait de recevoir des coups de la part de leurs parents. Elle a aussi expliqué que pour palier le fléau de la violence éducative mais aussi de l&rsquo;inceste il faudrait non seulement éduquer les enfants mais surtout les parents.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong> Sensibiliser tout au long de l’année</strong></h3>
<figure id="attachment_42297" aria-describedby="caption-attachment-42297" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42297" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42297" class="wp-caption-text">Stand de l&rsquo;Acfav animé par Amandine Galerne animatrice en santé relationnelle et sexuelle.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’après-midi a été consacré à des ateliers interactifs, dont un animé par Amandine Galerne, animatrice à l’Acfav. Jeux, quiz et mises en situation ont permis aux participants de mieux comprendre ce qui relève du harcèlement ou des violences sexuelles, et de réfléchir à leurs impacts. «<em> On est là pour que les gens puissent mettre des mots sur ce qui se passe, pour qu’ils sachent reconnaître ce qui n’est pas normal tout en créant un espace d’échanges</em> », a partagé la jeune femme.  Une exposition de toiles peintes par des femmes ayant subi des violences avait également été mise en place par l&rsquo;association. Parmi les participantes : Vanella, victime de violences intra-familiales, a présenté un tableau symbolique de son parcours : « ce tableau représente ce que j&rsquo;ai vécu, l&rsquo;abandon de mes parents mais aussi la prière qui m&rsquo;a beaucoup aidée ».</p>
<p style="text-align: justify;">En clôture de la matinée, Zouhourya Mouayad Ben a annoncé qu’un nouvel événement serait prochainement dédié aux violences faites aux hommes. Des cas moins fréquents mais encore plus tabous sur l&rsquo;île comme ailleurs.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/01/violences-faites-aux-femmes-la-peur-doit-changer-de-camp/">Violences faites aux femmes : « la peur doit changer de camp ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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