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	<title>Archives des Violence - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Mon, 29 Jun 2026 16:07:26 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Violence - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>« Vous nous prenez pour des chiens ! » : dans la salle B du tribunal, un procès sous tension</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/30/vous-nous-prenez-pour-des-chiens-dans-la-salle-b-du-tribunal-un-proces-sous-tension/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 02:15:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un gendarme et un agent hospitalier racontent deux agressions en série dont ils ont été victimes, survenues dans la nuit du 21 juin 2026 en Petite-Terre. Face à eux, un jeune homme agité nie en bloc et conteste une identification centrale. Le tribunal doit trancher entre récits fragmentés et certitudes judiciaires.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/30/vous-nous-prenez-pour-des-chiens-dans-la-salle-b-du-tribunal-un-proces-sous-tension/">« Vous nous prenez pour des chiens ! » : dans la salle B du tribunal, un procès sous tension</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans la salle B du tribunal judiciaire de Mamoudzou, l’audience de comparutions immédiates s’installe dans une concentration presque immédiate. Les bancs sont presque pleins, les regards circulent, le public regarde silencieusement en direction du tribunal.</p>
<figure id="attachment_54620" aria-describedby="caption-attachment-54620" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-54620" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-225x300.jpg" alt="Mayotte, tribunal judiciaire," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-scaled.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-500x667.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-800x1067.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-1280x1707.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-1320x1760.jpg 1320w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54620" class="wp-caption-text">De nombreuses affaires ont été jugées en comparution immédiate lundi 29 juin 2026 au tribunal judiciaire de Mamoudzou. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le banc des prévenus, un jeune d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;années, Djadid D., est installé, mais rarement immobile. Il se retourne sans cesse, cherche sa mère du regard qui est assise dans la salle, lui adresse parfois un sourire, puis revient vers son avocat. Une agitation continue, presque nerveuse, qui tranche avec la rigidité attendue de l’audience.</p>
<p style="text-align: justify;">La présidente, Alexandra Nicolay, tente de dérouler les faits. Mais très vite, le prévenu interrompt, devance, coupe. Le ton monte sans exploser. <em>« Moi, madame ce que je veux savoir&#8230; »</em>, lance-t-il. Réponse immédiate : <em>« Je n’ai pas fini de dire ce qu’on vous reproche ! ». </em>Mais il insiste encore quelques minutes après. <em>« Voulez-vous être&#8230;? »</em>, entonne la présidente.<em> « Je veux être jugé maintenant ! »</em>, coupe brièvement le prévenu.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le rond-point du Mékong ou une nuit qui se répète à l’identique</b></h2>
<figure id="attachment_27887" aria-describedby="caption-attachment-27887" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-27887" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6-300x200.jpg" alt="Interco' Outre-mer, intercommunalités, Chido, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-27887" class="wp-caption-text">Le jeune prévenu réside chez sa mère dans le quartier de la Vigie en Petite-Terre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les faits remontent au soir de la fête de la musique, le 21 juin dernier, en Petite-Terre. Deux agressions rapprochées ont été commises dans la même nuit, avec un même mode opératoire selon l’accusation, mais racontées à travers deux récits distincts.</p>
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="294">La première victime à la barre, Maxime B., est un gendarme mobile, en mission de renfort à Mayotte depuis le 5 mai. Cette nuit-là, il rentre à sa caserne après avoir surveillé un restaurant. Alors qu’il se trouve à proximité de l’entrée, son retour est interrompu net.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="296" data-end="785">Il décrit l’arrivée soudaine d’un groupe, puis très vite cette impression d’être encerclé sans avoir le temps de réagir. Un jeune homme se distingue alors, porteur d’un long couteau de cuisine. Autour du gendarme, les silhouettes s&rsquo;agitent. Le gendarme explique que ses agresseurs lui fouillent ses poches et ses effets personnels disparaissent — un briquet, des cigarettes, son téléphone, en le menaçant avec la lame du couteau, maintenue près du visage. Le gendarme précise qu’il s’en sort indemne physiquement. Mais surtout, au moment des faits, il fixe et se concentre sur le visage de celui qu’il décrit comme son agresseur. Il explique avoir cherché à mémoriser ses traits dans l’instant, malgré la pression de la scène.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis ses agresseurs s&rsquo;éloignent dans une autre direction. Quelques minutes plus tard, c’est Ali K. qui est victime à son tour. Lui aussi présent, à la barre du tribunal, explique qu’il s’apprêtait à passer la nuit chez lui avec ce qu’il décrit comme sa <em>« conquête du soir »</em> lorsqu’il est à son tour pris pour cible à proximité de son domicile. La scène, selon lui, est rapide. Un groupe l’entoure. Sa copine est menacée, couteau sous la gorge. La pression est immédiate.</p>
<p style="text-align: justify;">Devant le tribunal, il témoigne : <em>« J’étais entouré avec six ou sept personnes avec des machettes, c’est la première fois que ça m&rsquo;arrive (&#8230;) ils étaient tous cagoulés, j’étais stressé, je leur ai dit prenez tout ce que vous avez à prendre, ma copine elle a failli faire une crise cardiaque, j’ai eu peur pour elle »</em>. Il précise ne pas avoir pu identifier les auteurs, en raison des cagoules et des conditions de l’agression.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un prévenu qui nie et se contredit </strong></h2>
<figure id="attachment_17618" aria-describedby="caption-attachment-17618" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-17618" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie.jpg 750w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17618" class="wp-caption-text">La veille de ces deux agressions, le jeune homme était entendu par les gendarmes pour une autre affaire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le banc, Djadid D. ne tient pas en place. Il se retourne souvent, fait des mouvements de bras, regarde tout autour de lui. Puis il se penche vers le public, revient dans l’audience, repart aussitôt. Une présence instable, qui tranche avec le rythme cadré des échanges.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand les faits sont rappelés : vols aggravés, violences en réunion, usage d’une arme, récidive, il coupe immédiatement.<em> « Non il ment, je ne suis pas un voleur, je suis connu pour avoir des couteaux, mais je ne suis pas un voleur »</em>, dit-il en s&rsquo;adressant au gendarme victime.</p>
<p style="text-align: justify;">La présidente tente de garder le fil. Elle revient sur les contradictions, notamment sur sa version de la rencontre avec le gendarme. Le prévenu nie, ajuste, puis revient sur une autre explication :<em> « Je l’ai vu une seule fois, j’étais en train de fumer et il m’a contrôlé »</em>, avant de s&rsquo;exclamer dans une colère.<em> « En France, ça se passe comme ça, y’a pas besoin de preuve, on dit c’est lui, vous nous prenez pour des chiens, et on va à Majikavo ! ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La phrase traverse la salle. Elle suspend un instant l’échange, sans pour autant l’interrompre. La présidente recadre :<em> « Vous avez dit au début que vous ne l’avez pas vu </em>(ndlr : le gendarme victime)<em>, et finalement vous avez dit que vous l’aviez vu ».</em> Mais le prévenu continue de bouger, de commenter, de répondre avant même la fin des questions.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand il évoque sa situation personnelle, le ton change encore, sans transition : <em>« Je vis chez ma mère, je fais des stages chez Carrefour pour trois mois (…) j’ai déposé mon CV à la mairie mais on m’a même pas répondu ».</em> Puis, dans le même mouvement : <em>« Si on m’appelle pas (…) je vais vendre de la drogue ». </em>La présidente conclut ce passage sans insister :<em> « On vous remercie pour votre sincérité ». </em></p>
<h2 class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: center;" data-section-id="1u13o53" data-start="1905" data-end="1969"><strong>Reconnaître dans la nuit : une certitude au centre du dossier</strong></h2>
<figure id="attachment_20965" aria-describedby="caption-attachment-20965" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-20965" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie-300x181.jpg" alt="Gendarmerie, Mayotte" width="300" height="181" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie-300x181.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie-150x91.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie-696x420.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-20965" class="wp-caption-text">À Mayotte, le port de cagoules par certains jeunes délinquants complique à la fois l’identification des auteurs par les enquêteurs et la reconnaissance des agresseurs par les victimes. Photographie d&rsquo;illustration / Gendarmerie de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1971" data-end="2083">Au cœur du procès, une question simple structure tout le reste : qui a été reconnu, et dans quelles conditions ? Le gendarme victime de cette agression affirme avoir formellement identifié le prévenu malgré son visage à moitié dissimulé. Il explique avoir fixé certains détails au moment de l’agression, dans un temps très court, en concentrant son attention sur un visage. <em>« Je me suis concentré pour mémoriser son visage »</em>, dit-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2349" data-end="2488">Il évoque des repères précis : le regard, le front, le nez. Une mémoire construite dans l’urgence, mais qu’il assume pleinement à la barre. Un élément renforce encore son témoignage : il affirme avoir interpellé le même jeune homme la veille des faits. Une proximité temporelle qui, selon l’accusation, donne du poids à la reconnaissance.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2690" data-end="2838">En face, la défense insiste sur la fragilité de ce type d’identification dans un contexte nocturne, avec plusieurs agresseurs et une forte pression. <em>« Dire c’est lui ce n’est pas suffisant (&#8230;) on ne peut pas transformer une impression en preuve, sinon on ne juge plus des faits, on juge des sensations (&#8230;) si une personne est en stress aigu comment peut-elle reconnaître précisément son agresseur ? »</em>, interroge l&rsquo;avocat en soulignant également qu’aucun objet volé n’a été retrouvé et qu’aucun élément matériel ne viendrait corroborer ces déclarations.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2690" data-end="2838"><strong>Le parquet plaide coupable </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le parquet, représenté par Lucile Eder, estime que les éléments du dossier convergent vers la culpabilité du prévenu malgré ses contestations. Elle souligne le contexte des faits et la situation des victimes, notamment du gendarme venu en mission sur l&rsquo;île. <em>« Il est détestable de se retrouver devant votre juridiction en tant que partie civile surtout quand on vient en mission de maintien de l’ordre ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la magistrate, la reconnaissance effectuée par l’une des victimes reste déterminante, même en contexte nocturne : <em>« Lorsqu’on reconnaît quelqu’un qui nous a agressé, on reconnaît le visage, le ton, le son de la voix ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle insiste également sur la cohérence des éléments entre les deux scènes et sur le passé judiciaire du prévenu en état de récidive légale. Le parquet a requis en conséquence quatre ans d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire de deux ans, avec une obligation de soins, une interdiction de port d’arme et interdiction de contact avec les victimes, estimant que la gravité des faits tient notamment à <em>« l’usage d’une arme »</em> et à leurs conséquences pour les parties civiles.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir délibéré, le tribunal a retenu la culpabilité du prévenu et prononcé une peine de trois ans d’emprisonnement, mettant un terme à une audience tendue où les versions se sont affrontées jusqu’au bout.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/30/vous-nous-prenez-pour-des-chiens-dans-la-salle-b-du-tribunal-un-proces-sous-tension/">« Vous nous prenez pour des chiens ! » : dans la salle B du tribunal, un procès sous tension</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Les abus sont des crimes, pas des affaires de famille ! »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/31/les-abus-sont-des-crimes-pas-des-affaires-de-famille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 02:15:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
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		<category><![CDATA[Violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce lundi, à l'hémicycle Younoussa Bamana, professionnels, associations et habitants se sont réunis pour échanger autour des violences, du harcèlement et des liens entre relations humaines et santé mentale.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/31/les-abus-sont-des-crimes-pas-des-affaires-de-famille/">« Les abus sont des crimes, pas des affaires de famille ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="286" data-end="780">Dès le début de la matinée, l’hémicycle s’est rempli rapidement, au point que certains participants ont dû s’asseoir à même le sol pour pouvoir suivre les échanges. Ce qui prouve que le sujet intéresse et que les attentes sont fortes sur un territoire où ces questions restent encore tabou. Le public, attentif et impliqué, n’a pas hésité à intervenir, poser des questions, partager des situations vécues, que ce soit dans le cadre scolaire, professionnel ou dans la sphère privée.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="286" data-end="780"><strong>Une violence qui s’installe progressivement</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="831" data-end="1518">Les intervenants se sont succédé pour tenter de rendre compréhensibles des mécanismes parfois invisibles. La docteure Virginie Briard, pédopsychiatre et cheffe du Centre Médico-Psychologique pour Enfants et Adolescents (CMPEA), a insisté sur la manière dont les violences s’installent progressivement, loin de l’image d’un basculement brutal. « <em>Une relation perverse c’est comme un piège, on y rentre sans s’en rendre compte et c’est difficile d’en sortir</em> », explique-t-elle.</p>
<figure id="attachment_49127" aria-describedby="caption-attachment-49127" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49127" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49127" class="wp-caption-text">Virginie Briard, pédopsychiatre et cheffe du Centre Médico-Psychologique pour Enfants et Adolescents  (CMPEA)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="831" data-end="1518">Pour elle, comprendre ces mécanismes est essentiel pour repérer plus tôt les situations à risque et protéger les personnes les plus vulnérables. Les échanges ont aussi permis de rappeler une réalité encore trop souvent minimisée : « <em>les abus sont des crimes, pas des affaires de famille</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="831" data-end="1518">Un message répété plusieurs fois au cours de la matinée, dans un contexte où le poids des tabous et du silence reste important à Mayotte. « <em>La question des tabous et du silence figure dans pas mal d’affaires que nous suivons, notamment des viols, des violences intrafamiliales ou encore des violences à l’école coranique</em> », souligne la cheffe de la pédopsychiatrie au CHM, en rappelant que les mouvements de libération de la parole restent récents, surtout à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="831" data-end="1518"><strong>Comprendre les mécanismes pour mieux agir</strong></h2>
<figure id="attachment_49128" aria-describedby="caption-attachment-49128" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49128" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49128" class="wp-caption-text">Beaucoup de monde était présent au sein de L’hémicycle Younoussa Bamana ce lundi matin.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le psychologue Antoine Navalon a de son côté apporté un éclairage sur les différentes formes que peuvent prendre les violences. « <em>Toutes les violences ne fonctionnent pas de la même façon</em> », rappelle-t-il, en expliquant que le passage du conflit au harcèlement ne se fait pas par explosion mais « <em>par fixation</em> ». Il insiste aussi sur la diversité des formes de harcèlement, qu’il soit physique, psychologique ou numérique.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3159" data-end="3757">Le spécialiste explique que dans un territoire marqué par des situations de précarité et des parcours de vie parfois instables, les fragilités peuvent être accentuées. Selon lui, chez les plus jeunes, la violence est souvent visible, alors que chez les adolescents, elle tend davantage à se cacher, à se retourner contre soi, parfois sans que l’entourage ne s’en rende compte.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="idfyzf" data-start="4690" data-end="4755"><strong>Briser le silence et agir sur le territoire </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Les acteurs associatifs locaux étaient aussi présents pour partager leur expérience de terrain. Pour Philippe Novel, de l’association Haki Za Wanatsa, ce type de colloque permet de mieux comprendre les mécanismes à l’origine des violences et de rappeler que celles-ci ne naissent pas d’elles-mêmes. « <em>La violence c’est pas quelque chose qui naît comme ça, mais ça vient d’un problème de santé mentale</em> », partage-t-il. Il évoque aussi les résultats d’une enquête menée en 2021, selon laquelle 35 % des répondants déclaraient avoir été victimes de violences, dont une partie sans être sûre de pouvoir qualifier ce qu’elle avait vécu.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5345" data-end="5766">Même constat du côté de Saïrati Assimakou, présidente de l’association Souboutou Ouhédzé Jilaho, « Ose libérer ta voix », pour qui ces rencontres permettent surtout de repartir avec des outils de compréhension. « <em>La base du changement, c’est l’éducation</em> », insiste la Mahoraise, en reconnaissant toutefois le décalage entre la théorie et la réalité du terrain, notamment dans une société où certains repères éducatifs évoluent encore.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5345" data-end="5766">Parmi le public, Mélissa, mère de famille, explique être venue après avoir été confrontée au harcèlement scolaire de sa fille. « <em>À travers cette matinée j&rsquo;ai trouvé des pistes concrètes sur l’importance de la communication et de la mise en place d’un espace de confiance à la maison pour éviter que ce type de situation ne se reproduise pas</em> ».</p>
<figure id="attachment_49126" aria-describedby="caption-attachment-49126" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49126" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49126" class="wp-caption-text">Plusieurs intervenants ont pris la parole tout au long de la journée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="6307" data-end="6676">Ce colloque s’inscrit dans une démarche plus large du Centre Hospitalier de Mayotte qui organise régulièrement ce genre de rencontres pour sensibiliser la population. Une nouvelle structure doit d’ailleurs ouvrir prochainement en Petite-Terre, après celle du Nord, afin de renforcer la prise en charge sur le territoire et faciliter l’accès aux soins en pédopsychiatrie.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6678" data-end="7032" data-is-last-node="" data-is-only-node="">La journée s&rsquo;est poursuivie jusqu’à 16 heures, avec des échanges consacrés aux violences intrafamiliales et sexuelles, ainsi que des tables rondes réunissant des représentants de la loi et de la prise en charge, notamment la gendarmerie, avec pour objectif de continuer à informer, mais aussi de mieux orienter les victimes vers les dispositifs existants.</p>
<p data-start="6678" data-end="7032" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/31/les-abus-sont-des-crimes-pas-des-affaires-de-famille/">« Les abus sont des crimes, pas des affaires de famille ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Peindre pour se reconstruire : 11 femmes témoignent à travers leurs œuvres à la Bibliothèque de Cavani</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/peindre-pour-se-reconstruire-11-femmes-temoignent-a-travers-leurs-oeuvres-a-la-bibliotheque-de-cavani/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 01:45:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
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		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ACFAV 976]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[victime]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À partir de ce samedi 7 mars, 11 femmes accompagnées par l’Acfav France Victimes 976 exposent leurs peintures à la Bibliothèque départementale de Cavani. Le vernissage sera l’occasion d’un moment artistique et d’échanges avec les artistes autour de leurs vécus et de leurs parcours, pour continuer à libérer la parole — avec des mots, mais aussi avec des pinceaux.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/peindre-pour-se-reconstruire-11-femmes-temoignent-a-travers-leurs-oeuvres-a-la-bibliotheque-de-cavani/">Peindre pour se reconstruire : 11 femmes témoignent à travers leurs œuvres à la Bibliothèque de Cavani</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="xdj266r x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs x126k92a">
<p dir="auto" style="text-align: justify;">Fleurs, coquillages, collages, représentations abstraites aux multiples couleurs&#8230;, ce samedi 7 mars, 11 femmes dévoileront les secrets de leurs peintures, les messages qu&rsquo;elles transmettent et les histoires qu&rsquo;elles illustrent, à travers l&rsquo;exposition « Encre et Peinture au Féminin », à la Bibliothèque départementale de Cavani, de 10 h à 12 h. Un rendez-vous qui s&rsquo;inscrit dans le Printemps des Poètes et la célébration des droits des femmes, dont la journée internationale est célébrée, selon l&rsquo;appellation de l&rsquo;ONU, ce dimanche.</p>
<p dir="auto" style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;">Des oeuvres réalisées en 2024 pendant 6 semaines lors d&rsquo;ateliers proposés par l&rsquo;Acfav (Association pour la Condition Féminine et l&rsquo;Aide aux Victimes) France Victimes 976 Mayotte, organisatrice de l&rsquo;évènement grâce au financement d&rsquo;Inner Wheel, avec l&rsquo;aide et le savoir-faire de l&rsquo;artiste peintre Juliette Botolava.</span></p>
<h2 dir="auto" style="text-align: center;"><strong>Derrière chaque tableau, une histoire</strong></h2>
<figure id="attachment_47735" aria-describedby="caption-attachment-47735" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47735" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-2-300x182.jpeg" alt="Acfav, tableau, peinture, femmes, violences, exposition." width="300" height="182" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-2-300x182.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-2-1024x621.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-2-768x466.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-2-1536x931.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-2-150x91.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-2-696x422.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-2-1068x647.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-2-1320x800.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-2.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47735" class="wp-caption-text">Pleins de couleurs et de collages, ces tableaux représentent tous un parcours de vie, entre passé, présent et futur.</figcaption></figure>
<p dir="auto" style="text-align: justify;">« <em>Nous avons mis ces ateliers en place afin d&rsquo;accompagner les femmes dans notre accueil de jour, en plus du suivi psychologique, et cela s&rsquo;est très bien passé »</em>, explique Volarova Scott, qui a participé à l&rsquo;entiéreté du projet, ce jeudi 5 mars, au moment d&rsquo;installer les peintures avant le vernissage, samedi. « <em>Au-delà de la création artistique, les tableaux représentent le vécu de ces femmes, leurs vies, leurs parcours, leurs douleurs mais aussi leurs forces. Ils ont chacun leur histoire ».</em></p>
<p dir="auto" style="text-align: justify;">« <em>Lorsqu&rsquo;on est ou qu&rsquo;on a été victime de violences, on a du mal se relever. Les choses qu’on est habitué de faire deviennent difficiles voire impossibles. Par exemple lorsqu&rsquo;on veut cuisiner on est là à côté du plan de travail mais notre cerveau est en mode protégé et on peut se retrouver bloquée »</em>, poursuit la salarié de l&rsquo;Acfav.</p>
<figure id="attachment_47744" aria-describedby="caption-attachment-47744" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47744" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-6-225x300.jpeg" alt="Acfav, tableau, peinture, femmes, violences, exposition." width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-6-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-6-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-6-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-6-696x929.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-6.jpeg 706w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-47744" class="wp-caption-text">Les ateliers ont permis de créer des liens, voire une « vraie famille » pour certaines femmes (ACFAV).</figcaption></figure>
<p dir="auto" style="text-align: justify;">Ces ateliers ont permis à ces femmes de s&rsquo;exprimer pleinement, de laisser cours à leur imagination, sans contraintes ni peurs. Une sorte de thérapie par la peinture, afin de réussir progressivement à tourner la page des violences et des traumatismes. « <em>On a beaucoup pleuré, rit, il y a eu énormément d’émotions. C&rsquo;était très intense qu&rsquo;il a même fallu faire des pauses pour laisser les esprits se calmer »</em>, confie Volarova Scott, émue et fière de ces moments partagés.</p>
<p dir="auto" style="text-align: justify;"><em data-start="501" data-end="771">« Tout cela sera expliqué samedi par les artistes : la réalisation des tableaux, leurs parcours personnels et leurs situations actuelles », </em>ajoute-t-elle<em data-start="501" data-end="771">.</em> L’occasion de sensibiliser le grand public, mais aussi de tendre la main à celles et ceux qui traversent des situations de violence. « <em>Ces témoignages permettent de montrer aux autres victimes qu&rsquo;elles ne sont pas seules dans cette situation et dans ces épreuves. L&rsquo;idée est de dire qu&rsquo;on ne peut pas effacer ce qu’on a vécu, mais que l&rsquo;on peut avancer ».</em></p>
<h2 dir="auto" style="text-align: center;"><strong>Des peintures qui tissent des liens et redonnent confiance</strong></h2>
</div>
<figure id="attachment_47733" aria-describedby="caption-attachment-47733" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47733" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-4-1-300x225.jpeg" alt="Acfav, tableau, peinture, femmes, violences, exposition." width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-4-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-4-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-4-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-4-1-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-4-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-4-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-4-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-4-1-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-4-1-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Expo-Acfav-4-1.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47733" class="wp-caption-text">Pour Vanella, les ateliers peintures lui ont permis de s&rsquo;exprimer et d&rsquo;oser raconter son histoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="479" data-end="771">C&rsquo;est le cas de Vanella, 23 ans, qui a réalisé un tableau dans le cadre du projet. Avec différentes strates de couleurs, blanc, bleu, brun et noir, mais aussi une signature jonchée d&rsquo;une étoile rouge, et quelques pointes de vert. « <em>Ce tableau représente l&rsquo;évolution de ma vie et tout le chemin parcouru. Une comparaison entre ma situation d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et celle d&rsquo;avant »</em>, relève la jeune femme.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="479" data-end="771">« <em>Je ne pensais pas du tout qu&rsquo;un jour j&rsquo;aurais eu l&rsquo;opportunité de parler de mon histoire, de ce que j&rsquo;ai traversé. Ces ateliers m&rsquo;ont fait du bien, ils m&rsquo;ont donné la force de le faire et aujourd&rsquo;hui je suis fière de moi de pouvoir partager mon vécu et notamment à travers ce tableau ! », </em>continue Vanella. Une expérience qui a lui a permis de créer de nombreux liens avec les autres femmes, l&rsquo;équipe de l&rsquo;Acfav et Juliette Botolava, « <em>ils sont comme une famille pour moi ».</em></p>
<div dir="auto">
<p style="text-align: justify;" data-start="479" data-end="852"><em data-start="521" data-end="852">« J&rsquo;aime la peinture, je n&rsquo;ai pas forcément le matériel pour le moment, mais si l&rsquo;occasion se présente je n&rsquo;hésiterai pas. Sur mon prochain tableau je saurai ce que je veux transmettre, ce que je vais dessiner »</em>, remarque-t-elle, sans en dévoiler davantage. Des mots qui traduisent la confiance que ce projet a contribué à raviver et qui témoignent de son impact sur les femmes accompagnées.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="52" data-end="467">En plus de l’exposition et de la rencontre avec les artistes, la DLCP et la Bibliothèque organiseront un atelier de dessin et de peinture sous le <em>patio</em> du site, principalement ouvert aux femmes adultes. Un temps de lecture de « <em>poésies inspirantes</em> » sera également proposé, ainsi qu’un atelier de découverte de la poésie pour les enfants. Les tableaux, eux, resteront visibles jusqu’au 8 avril prochain à Cavani avant d&rsquo;être exposés à l&rsquo;office de tourisme du 6 avril au 6 mai 2026.</p>
<p data-start="52" data-end="467">Victor Diwisch</p>
</div>
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		<title>Rivalités interquartiers : Les acteurs de demain dessinent de nouvelles pistes pour Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/24/rivalites-interquartiers-les-acteurs-de-demain-dessinent-de-nouvelles-pistes-pour-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 01:45:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Apprentis d'Auteuil]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Mairie de Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41806</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après un an d’enquête, douze jeunes de l'île ont restitué leur recherche-action sur les rivalités interquartiers et l’entrée dans les bandes, révélant des causes profondes mêlant précarité administrative, ruptures familiales et absence d’alternatives.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/24/rivalites-interquartiers-les-acteurs-de-demain-dessinent-de-nouvelles-pistes-pour-mayotte/">Rivalités interquartiers : Les acteurs de demain dessinent de nouvelles pistes pour Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_41810" aria-describedby="caption-attachment-41810" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41810" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41810" class="wp-caption-text">Les jeunes ont lu chacun leur tour leurs recherches pendant la restitution.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="765" data-end="1137">Vendredi dernier, huit des douze jeunes du groupe <em>Piyassi Ritsochindra</em> ont présenté à la mairie de Mamoudzou le fruit de plus d’un an de travail, mené avec la prévention spécialisée <em>Mwelewano</em> et de l’association <em>Apprentis d’Auteuil</em>. L’objectif était de comprendre pourquoi les jeunes entrent dans les phénomènes de bandes à Mayotte et comment les en empêcher.  « <em>L’idée de ce projet est née en novembre 2023, la prévention spécialisée a voulu impliquer les jeunes sur des problématiques qui les concernent : la violence juvénile, les rivalités interquartiers et les phénomènes de bandes </em>», explique Manon Daniel, éducatrice et co-chercheuse de l’association. Selon elle, cette démarche permet de proposer des pistes de solutions concrètes et adaptées, que les politiques et associations locales peuvent mettre en œuvre. La présence de la jeunesse était aussi nécessaire pour ce travail car selon la chercheuse « <em>Les jeunes de Mayotte ont des connaissances précieuses sur ces sujets, une volonté de participer aux changements et des idées pour y parvenir</em> ».</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="1281" data-end="1341"><strong>Comprendre les dynamiques de la violence et des bandes</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="1343" data-end="1622">Pour répondre à leurs questions, ils ont mené un questionnaire auprès de jeunes âgés de 11 à 25 ans, et réalisé une dizaine d’entretiens sur deux secteurs du territoire : le Grand Mamoudzou ainsi que la Petite-Terre, mais aussi échangé avec des professionnels de la protection de l’enfance et de la prévention de la délinquance. Leurs conclusions mettent en évidence plusieurs facteurs : le manque de titre de séjour, un système scolaire jugé excluant et peu adapté à un public hétérogène, et des difficultés de mobilité entre les quartiers.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1343" data-end="1622">La bande, expliquent-ils, vient alors remplir une fonction que la famille ainsi que les institutions n’assument plus : elle offre une protection, une appartenance, une identité et une survie. Comme le résume un des jeune  lors de la restitution : «<em> Tu dois être avec des gens, sinon tu n’es rien</em> ». Les réseaux sociaux jouent également un rôle clé dans ce processus  à travers les clips de rap, les provocations en ligne et les diffusions d’actes de violence qui se prolongent ensuite en conflits virtuels dans la rue.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1343" data-end="1622">Sortir d’une bande reste possible, mais  pas aussi simple, les jeunes chercheurs expliquent que ceux qui occupent une place élevée dans la hiérarchie font face à des menaces de la part des anciens membres et à un manque d’alternatives économiques, ce qui complique leur départ. Pour les professionnels qui ont été interrogés, deux issues principales existent : assumer de nouvelles responsabilités, ou encore se lancer dans un projet professionnel concret. La spiritualité et la médiation communautaire apparaissent également comme des soutiens précieux pour commencer ce changement.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="1343" data-end="1622"><strong>Propositions concrètes et engagement des jeunes</strong></h3>
<figure id="attachment_41811" aria-describedby="caption-attachment-41811" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41811 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41811" class="wp-caption-text">Visionnage du clip de rap positif  » Au Paradis »,  disponible sur la chaine Youtube d&rsquo;Apprentis d&rsquo;Auteuil Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lors du rendu de leurs recherches, le groupe a présenté plusieurs pistes concrètes pour réduire la violence et prévenir l’entrée dans les bandes. Les jeunes proposent notamment de sécuriser les trajets entre quartiers, de créer davantage d’espaces sportifs, artistiques et culturels. Ils insistent également sur le renforcement de la médiation avec les aînés et les leaders respectés tels que les imams, la régulation des clashs sur les réseaux sociaux, ainsi que la mise en place de formations, de chantiers éducatifs et de soutien scolaire. La simplification des démarches administratives pour les jeunes sans papiers figure aussi parmi leurs priorités. Pour les jeunes, cette expérience a permis d’apprendre à travailler en équipe, à mener des entretiens et à échanger avec d’autres personnes de leur âge et des professionnels. Elle a aussi renforcé leur confiance en eux et leur capacité à s&rsquo;exprimer en public. « <em>On a travaillé pendant un an, ce n’était pas facile, surtout après le cyclone Chido. Je suis fier d&rsquo;avoir participé et c’est moi-même qui a décidé de le faire</em> », partage Ourfane Houmadi, 22 ans participant à l&rsquo;enquête.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4354" data-end="4644">La restitution s’est conclue par la diffusion d’un clip de rap, sorti il y&rsquo;a deux ans sur Youtube, pour faire de la prévention spécialisée. Il est intitulé : « Au Paradis » et a été réalisé par les jeunes de l&rsquo;association d&rsquo;<em>Apprentis d&rsquo;Auteuil</em> Mayotte pour porter un message positif, en se servant d&rsquo;un moyen d&rsquo;expression habituellement utilisé par la jeunesse pour parler d&rsquo;actes de violence. Un moment d’échange avec le public a suivi, permettant d’approfondir les solutions proposées et de valoriser les pistes d’action identifiées par les jeunes eux-mêmes.</p>
<p data-start="4354" data-end="4644">Shanyce MATHIAS ALI</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/24/rivalites-interquartiers-les-acteurs-de-demain-dessinent-de-nouvelles-pistes-pour-mayotte/">Rivalités interquartiers : Les acteurs de demain dessinent de nouvelles pistes pour Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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