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	<title>Archives des Ville de Mamoudzou - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Ville de Mamoudzou - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>« Les contrôles vont s&#8217;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 02:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la multiplication des constructions en béton réalisées par des particuliers, parfois réalisées sans permis de construire ou sans contrôle technique, la mairie de Mamoudzou veut créer une police intercommunale de l'urbanisme. Une décision qui intervient alors que le Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (CAUE) continue d’alerter sur la fragilité d'une partie du bâti dans un territoire où les séismes sont quotidiens.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/">« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, dans les quartiers de Cavani, Mtsapéré, Kawéni, ou plus en hauteur de la ville, le paysage change à vue d&rsquo;œil. Les bâtiments en béton s&rsquo;élèvent toujours plus haut, les fers à béton dépassent des toitures dans l&rsquo;attente d&rsquo;un étage supplémentaire et certaines constructions sont figées, parfois occupées, les travaux non achevés. À Sada également, sur la côte ouest, les maisons gagnent les reliefs de façon vertigineuse. Après le passage du cyclone Chido le 14 décembre 2024, la reconstruction de Mayotte a encore accéléré cette verticalisation du bâti.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, sur une île où plusieurs séismes sont enregistrés chaque jour depuis la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré en 2018, même s&rsquo;ils ne sont pas tous ressentis par la population, cette évolution interroge. Alors que deux séismes de magnitude 7,2 et 7,5 ont frappé le nord du Venezuela le 24 juin dernier, rappelant les conséquences que peut avoir un bâti vulnérable en zone sismique, à Mayotte, la mairie de Mamoudzou entend désormais reprendre la main. Son arme : une future police intercommunale chargée de contrôler les constructions.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner »</b></em></h2>
<figure id="attachment_41407" aria-describedby="caption-attachment-41407" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-41407 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-300x200.jpg" alt="Mayotte, reconstruction, habitation, logement, Chido, chantier, travaux," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41407" class="wp-caption-text">Sur les chantiers mahorais, le béton est devenu un matériau incontournable pour répondre à la demande de logements. Mais pour le CAUE, l’enjeu est surtout de garantir la qualité des travaux, le respect des règles d’urbanisme et la solidité des bâtiments. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pendant des années, les constructions ont poussé plus vite que les moyens de contrôle. À mesure que la pression démographique augmentait et que les besoins en logements se faisaient plus pressants, les extensions se sont multipliées. Un étage aujourd&rsquo;hui, un autre demain, parfois sans permis de construire ou sans véritable suivi technique. Pour la municipalité de Mamoudzou, cette situation ne peut plus durer.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors des Assises de la reconquête foncière, la création d&rsquo;une police intercommunale portée par la Communauté d&rsquo;agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) a été retenue parmi les mesures destinées à reprendre le contrôle de l&rsquo;urbanisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maire de Mamoudzou, interrogé par notre rédaction, en précise les missions : <em>« Lors des assises de la reconquête foncière, parmi les solutions qui avaient été adoptées c&rsquo;est la création d&rsquo;une police intercommunale gérée par la CADEMA et avec des missions liées à l&rsquo;urbanisme comme des contrôles des permis de construire et tout ce qui est lié à la propreté urbaine et à la salubrité publique de manière globale, ce sont les deux missions principales confiées cette police ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif est clair : contrôler davantage les chantiers, vérifier le respect des autorisations d&rsquo;urbanisme et renforcer la police de l&rsquo;urbanisme sur un territoire où les constructions réalisées par des particuliers échappent encore régulièrement aux procédures administratives.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maire annonce d&rsquo;ailleurs une montée en puissance rapide. <em>« On est en train de monter en compétences et les contrôles vont s&rsquo;enchaîner en conséquence ».</em> L&rsquo;annonce peut sembler technique. Son calendrier l&rsquo;est beaucoup moins. En plein cœur des vacances scolaires, à distance des grands rendez-vous politiques et alors que les regards commencent déjà à se tourner vers les prochaines élections présidentielles, la mairie de Mamoudzou choisit de remettre sur la table une question rarement abordée de front, celle du contrôle des constructions.</p>
<p style="text-align: justify;">Car derrière les permis de construire et les règles d&rsquo;urbanisme se cache une interrogation plus lourde : les bâtiments construits aujourd&rsquo;hui résisteront-ils aux catastrophes naturelles de demain, alors même que la reconstruction des dégâts laissés par le cyclone Chido est encore loin d&rsquo;être achevée ?</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les alertes du CAUE depuis Chido</b></h2>
<figure id="attachment_23757" aria-describedby="caption-attachment-23757" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23.jpeg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-23757" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-300x225.jpeg" alt="Mayotte, Chido, cyclone, dégâts, Salama Ramia, assurance" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23757" class="wp-caption-text">Le cyclone Chido, le 14 décembre 2024, a mis à nu les fragilités du bâti mahorais. Après la catastrophe, de nombreux habitants ont dû reconstruire rapidement, parfois en privilégiant des solutions en béton dont le CAUE questionne aujourd’hui l’adaptation au climat et aux contraintes du territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis le passage du cyclone Chido, les architectes du Conseil d&rsquo;architecture, d&rsquo;urbanisme et de l&rsquo;environnement (CAUE) sillonnent l&rsquo;île pour accompagner les habitants dans leurs projets de réparation et de reconstruction.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de l’année 2025, dès le mois de janvier, plus de 210 demandes d&rsquo;accompagnement avaient été enregistrées : 91 dans la Communauté de Communes du Centre-Ouest (3CO), 36 dans la Communauté d&rsquo;agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM), 36 dans la Communauté d&rsquo;Agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA), 34 dans la Communauté de communes du Sud (CCSUD) et 20 dans la Communauté de Communes de Petite Terre (CCPT).</p>
<p style="text-align: justify;">À chaque visite, les architectes réalisent un diagnostic complet des habitations. Le constat est souvent le même.<span class="Apple-converted-space"> </span><em>« On va voir les habitations pour faire un diagnostic global de l&rsquo;habitation, on a remarqué que de nombreuses constructions étaient mal faites car les artisans sur les chantiers exécutent parfois mal les travaux, on voit apparaître sur les bâtiments des fissures et des infiltrations d&rsquo;eau, et donc que cela mettait en danger leurs occupants »</em>, explique encore aujourd’hui le CAUE, que nous avons interrogé.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres recueillis par l&rsquo;organisme confirment ces observations. Sur quarante maisons sinistrées étudiées après le cyclone Chido, 87,5 % présentent des fissures, 72,5 % des infiltrations dans les bétons et 55 % une mauvaise ventilation des espaces. Le cyclone a également provoqué un changement dans les pratiques de construction. Le CAUE rappelle que les dégâts provoqués par le cyclone sont avant tout liés à la vulnérabilité des charpentes et des couvertures existantes. Il précise que<em> « cette démarche a permis de constater que les dégâts causés par Chido résultent principalement de la mauvaise conception des charpentes et des couvertures qui se sont, pour beaucoup, arrachées ».</em></p>
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<div class="max-w-full min-w-0 [overflow-wrap:anywhere] whitespace-pre-wrap" style="text-align: justify;">Face à cette situation, les habitants ont principalement envisagé deux solutions :<em> « reconstruire leur toiture en pente ou la remplacer par des dalles en béton ».</em> Toutefois, le CAUE met en garde contre ce recours massif au béton, considéré comme une réponse <em>« inconsidérée »</em> au regard de la fragilité des constructions existantes et des contraintes climatiques locales, un an et demi après la catastrophe. En effet, les toitures jouent un rôle majeur dans le confort thermique des bâtiments, le rayonnement solaire représentant jusqu’à 70 % des apports thermiques. L&rsquo;utilisation peu adaptée du béton au climat peut ainsi entraîner l’apparition de nombreuses problématiques et pathologies.</div>
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<p style="text-align: justify;">Et pour les architectes, ces désordres ne relèvent pas uniquement du confort des habitants. Ils fragilisent également directement les bâtiments.<em> « Il y a des risques par rapport à la solidité du bâti »</em>, ajoute le CAUE. Mais lorsque les désordres restent limités, des solutions existent. <em>« Avec l&rsquo;aide d&rsquo;un bureau d&rsquo;étude d&rsquo;ingénierie, on a fait ces constats et on a mis en place un manuel de la réparation pour aider les habitants à consolider ou réparer ces défauts-là ».</em> En revanche, lorsque la structure même du bâtiment est atteinte, le recours à des bureaux d&rsquo;études spécialisés est fortement recommandé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Construire sans permis, construire sans contrôle</b></h2>
<figure id="attachment_35811" aria-describedby="caption-attachment-35811" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere.jpeg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-35811" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-300x200.jpeg" alt="reconstruction, refondation, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere.jpeg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-35811" class="wp-caption-text">Face à la multiplication des constructions en béton et aux alertes sur la fragilité du bâti, le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, mise sur une nouvelle police intercommunale de l’urbanisme.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au fil des diagnostics, une autre réalité apparaît. De nombreuses constructions n&rsquo;ont jamais fait l&rsquo;objet d&rsquo;une autorisation d&rsquo;urbanisme. <em>« La plupart des habitations qu&rsquo;on a visitées, n&rsquo;avaient pas de permis de construire, donc ça n&rsquo;est pas passé par les services des mairies, ça n&rsquo;a pas été instruit »</em>, constate encore le CAUE.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les architectes, ce constat dépasse largement la seule question administrative. <em>« Il y a aussi un manque de connaissance de la population, il faut sensibiliser, éduquer, informer des règles qui sont devenues obligatoires depuis que Mayotte est un département français et qu&rsquo;il faut respecter »</em>, insiste le CAUE.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Avant même de parler de béton, de fondations ou de toiture, encore faut-il savoir si le terrain est constructible. Le CAUE insiste sur cette étape essentielle. <em>« Donc il y a tout un travail de sensibilisation à faire auprès de la population et ça c&rsquo;est une aide pour la construction pour leur dire que dans telle zone, il ne faut pas construire. Après sur la construction elle-même, la forme qu&rsquo;elle va prendre, sur quel terrain, ça c&rsquo;est la deuxième étape. La première c&rsquo;est est-ce qu&rsquo;on peut construire ou non et où (&#8230;) et la deuxième étape, c&rsquo;est après, comment construire bien ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les difficultés apparaissent particulièrement dans les secteurs de Mamoudzou, Dembéni et Sada.<em><span class="Apple-converted-space"> « </span>Quand c&rsquo;est fait par des promoteurs immobiliers, il y a peu de difficultés mais quand c&rsquo;est fait par des particuliers, il faut a minima contrôler les travaux (&#8230;) et que les travaux de la mairie fassent le rôle de la police de l&rsquo;urbanisme »</em>, insiste le CAUE.<span class="Apple-converted-space">  </span>Un constat qui rejoint directement la volonté affichée par la mairie de Mamoudzou de renforcer ses contrôles.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une île qui vit avec les séismes</b></h2>
<figure id="attachment_1794" aria-describedby="caption-attachment-1794" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1794" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-300x225.jpg" alt="Mayotte, volcan, REVOSIMA, surveillance, Fani Maoré, Dziani, ilots, capteurs, plateforme," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-768x577.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-696x523.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04.jpg 788w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1794" class="wp-caption-text">Depuis la crise sismo-volcanique de 2018 et la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré, Mayotte fait l’objet d’une surveillance scientifique accrue.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le contexte géologique renforce encore les préoccupations. À Mayotte, la question du bâti ne peut pas être dissociée de celle du sous-sol. Depuis la crise sismo-volcanique apparue en 2018 et la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré à l&rsquo;est de Petite-Terre, l&rsquo;île reste sous surveillance permanente.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;éruption sous-marine de Fani Maoré n&rsquo;est aujourd&rsquo;hui plus considérée comme active. Selon le Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (REVOSIMA), <em>« l’éruption de Fani Maore ne présente plus d’évolution avérée »</em>, en janvier 2021, les dernières preuves d&rsquo;une activité éruptive ayant été observées en octobre 2020.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, l&rsquo;arrêt de l&rsquo;éruption n&rsquo;a pas signifié la fin de l&rsquo;activité géologique. Les instruments du REVOSIMA continuent d&rsquo;enregistrer plusieurs séismes chaque jour autour de Mayotte. Entre le 1er et le 30 juin 2026, 327 événements sismiques ont été détectés, soit une moyenne d&rsquo;environ 11 séismes par jour : 287 séismes volcano-tectoniques et 40 séismes longue période. L&rsquo;activité reste principalement concentrée entre 5 et 15 kilomètres à l&rsquo;est de Petite-Terre, à des profondeurs comprises entre 20 et 50 kilomètres.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis fin 2020, aucune déformation significative du sol n&rsquo;est enregistrée. Mais les scientifiques continuent de surveiller l&rsquo;évolution de la situation, notamment en raison d&rsquo;une activité sismique persistante et de la présence d&rsquo;émissions de fluides dans la zone dite du Fer à Cheval. En juin dernier, le REVOSIMA rappelait encore qu&rsquo;aucune hypothèse n’était totalement écartée concernant l&rsquo;évolution future de cette activité : arrêt définitif, reprise sur le même site ou reprise sur une autre zone.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réalité géologique donne une résonance particulière aux interrogations sur la qualité du bâti mahorais. Les deux puissants séismes de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont frappé le nord du Venezuela le 24 juin 2026, ont rappelé une réalité connue des spécialistes : lors d&rsquo;un tremblement de terre, les dégâts ne dépendent pas uniquement de la puissance de la secousse, mais aussi de la vulnérabilité des bâtiments.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, l&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de prédire ce qui pourrait s&rsquo;effondrer, mais d&rsquo;identifier les fragilités avant qu&rsquo;un événement majeur ne les mette à l&rsquo;épreuve. Les diagnostics réalisés par le CAUE ont déjà révélé des fissures, des infiltrations, des défauts de conception et de nombreuses constructions réalisées sans instruction préalable.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est ce constat qui pousse aujourd&rsquo;hui la mairie de Mamoudzou à renforcer la police de l&rsquo;urbanisme. Contrôler les constructions ne relève plus seulement du respect des règles administratives : il s&rsquo;agit aussi de réduire la vulnérabilité d&rsquo;un territoire exposé aux cyclones et à une activité sismo-volcanique toujours surveillée. Sur les hauteurs de Cavani, de Kawéni ou de Sada, derrière les façades de béton qui redessinent peu à peu le paysage mahorais, se joue désormais une question essentielle : comment continuer à construire, sans fabriquer davantage de risques pour demain ?<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Mathilde Hangard<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/">« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« On finira peut-être par fermer » : à Mamoudzou, la pharmacie du Lagon étranglée par les travaux du Caribus</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/16/on-finira-peut-etre-par-fermer-a-mamoudzou-la-pharmacie-du-lagon-etranglee-par-les-travaux-du-caribus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 02:30:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CADEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Caribus]]></category>
		<category><![CDATA[Centre de radiologie]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacie du lagon]]></category>
		<category><![CDATA[travaux]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre poussière, embouteillages et absence de stationnement, la pharmacie du Lagon voit sa clientèle disparaître. Les équipes évoquent une chute de près de 50 % du chiffre d'affaires depuis le début des travaux. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/16/on-finira-peut-etre-par-fermer-a-mamoudzou-la-pharmacie-du-lagon-etranglee-par-les-travaux-du-caribus/">« On finira peut-être par fermer » : à Mamoudzou, la pharmacie du Lagon étranglée par les travaux du Caribus</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les marteaux-piqueurs résonnent parfois sans interruption, les moteurs tournent au ralenti dans les bouchons et les klaxons rythment les journées. Sur le boulevard Mawana-Madi, à Mamoudzou, le chantier du Caribus transforme peu à peu le paysage urbain.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ce projet d&rsquo;envergure doit, à terme, fluidifier les déplacements grâce à un réseau de bus, il bouleverse aujourd&rsquo;hui le quotidien de centaines d&rsquo;usagers. Parmi eux, notamment, les équipes de la pharmacie du Lagon, qui voient leur clientèle fondre depuis le début des travaux. Patients, automobilistes et piétons décrivent un secteur où se rendre est devenu un véritable parcours du combattant.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un axe stratégique en pleine transformation</b></h2>
<figure id="attachment_55408" aria-describedby="caption-attachment-55408" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6832.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55408" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6832-300x225.jpg" alt="Mayotte, pharmacie, travaux, Caribus," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6832-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6832-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6832-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6832-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6832-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6832-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6832-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6832-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6832-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6832-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6832-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6832-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6832-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6832-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-55408" class="wp-caption-text">Cette phase 2 des travaux du réseau Caribus vise à disposer d&rsquo;une voie dédiée aux bus notamment jusqu&rsquo;à la barge à Mamoudzou. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Après la mise en service du premier tronçon, le chantier du Caribus s&rsquo;est déplacé sur le boulevard Mawana-Madi. Les travaux visent à aménager les futures voies réservées aux bus, à élargir certains axes et à réorganiser les carrefours afin d&rsquo;améliorer, à terme, la circulation à Mamoudzou.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais en attendant cette promesse de fluidité, c&rsquo;est un tout autre visage que présente aujourd&rsquo;hui le secteur. Les voies sont réduites, les déviations se multiplient et le stationnement est quasi inexistant sur de longues portions. Aux heures de pointe, les files de véhicules s&rsquo;étendent sur plusieurs centaines de mètres. Voitures, camions, bus, scooters et engins de chantier se retrouvent dans un espace devenu trop étroit.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur place, la circulation s&rsquo;observe de façon chaotique. À proximité du chantier, un panneau « Stop » est fréquemment ignoré par certains automobilistes, chacun tentant de gagner quelques mètres dans les embouteillages. Les conducteurs doivent constamment anticiper les mouvements des autres usagers.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les deux-roues, le danger est permanent. Les scooters slaloment entre les voitures immobilisées, les poids lourds, et les plots de chantier qui réduisent fortement la chaussée. Les lignes jaunes provisoires, tracées pour organiser la circulation pendant les travaux, interdisent en théorie tout dépassement. Dans les faits, de nombreux conducteurs les franchissent pour tenter de sortir des bouchons. Un choix risqué qui peut rapidement conduire à se retrouver coincé entre deux véhicules, sans véritable échappatoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Les piétons ne sont pas davantage épargnés. Les cheminements sont régulièrement modifiés ou interrompus par les installations du chantier. Pour rejoindre les commerces, les cabinets médicaux ou les arrêts de bus, certains doivent marcher au bord de la chaussée, au plus près d&rsquo;une circulation dense. Traverser la route devient une épreuve, entre les véhicules qui avancent par à-coups, les engins de chantier et une visibilité parfois réduite. Les patients se rendant à une consultation, les enfants ou les personnes à mobilité réduite sont particulièrement pénalisées.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Patients découragés, commerces fragilisés : un secteur devenu difficile d&rsquo;accès</b></h2>
<figure id="attachment_55409" aria-describedby="caption-attachment-55409" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6833-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55409" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6833-300x225.jpg" alt="Mayotte, pharmacie, travaux, Caribus," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6833-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6833-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6833-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6833-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6833-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6833-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6833-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6833-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6833-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6833-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6833-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6833-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6833-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6833-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-55409" class="wp-caption-text">Face à ces difficultés d&rsquo;accès, certains clients et patients ont fini par renoncer à se déplacer. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le long du boulevard concerné par les travaux, plusieurs commerces ont déjà baissé le rideau. Parmi ceux qui tentent encore de résister figurent notamment la pharmacie du Lagon et un cabinet médical, mais au prix de nombreuses difficultés quotidiennes.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrefois très fréquentée, la pharmacie du Lagon voit aujourd&rsquo;hui une partie de ses clients renoncer à s&rsquo;y rendre. En cause : un accès devenu particulièrement compliqué. Trouver une place de stationnement relève presque de l&rsquo;impossible, tandis que la chaleur, la poussière, le bruit incessant des engins et les embouteillages transforment chaque déplacement en véritable épreuve.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette situation ne concerne pas uniquement la pharmacie. Pour rejoindre le boulevard Halidi Sélémani, les cabinets médicaux ou encore le centre de radiologie installés dans le secteur, les patients doivent désormais prendre leur mal en patience. Certains préfèrent même changer leurs habitudes.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je ne viens plus ici. Pour la pharmacie, je vais désormais à Cavani. Je ne peux pas me garer, il fait tellement chaud, il y a du bruit… On n&rsquo;a pas envie de rester là »</em>, confie une habitante rencontrée à proximité du chantier. Faute d&rsquo;un accès simple et rapide, certains patients se tournent vers d&rsquo;autres établissements, tandis que d&rsquo;autres renoncent tout simplement à se déplacer, malgré la présence de professionnels de santé à quelques mètres.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« On a perdu jusqu&rsquo;à la moitié de notre chiffre d&rsquo;affaires »</b></em></h2>
<figure id="attachment_55410" aria-describedby="caption-attachment-55410" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6834-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55410" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6834-300x225.jpg" alt="Mayotte, pharmacie, travaux, Caribus," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6834-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6834-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6834-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6834-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6834-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6834-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6834-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6834-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6834-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6834-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6834-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6834-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6834-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_6834-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-55410" class="wp-caption-text">La pharmacie du lagon évoque une perte de son chiffres d&rsquo;affaires de l&rsquo;ordre de 40%, voire 50%, depuis le début des travaux. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour la pharmacie du Lagon, les conséquences économiques sont désormais visibles. Depuis le début des travaux, l&rsquo;activité a fortement diminué. <em>« On a perdu jusqu&rsquo;à la moitié de notre chiffre d&rsquo;affaires, on perd environ 40 à 50 % de notre chiffre d&rsquo;affaires depuis septembre. Tous les commerces autour de nous ont fermé. On finira peut-être par fermer nous aussi… C&rsquo;est l&rsquo;enfer »</em>, témoigne un pharmacien.</p>
<p style="text-align: justify;">Un constat d&rsquo;autant plus difficile à vivre que l&rsquo;établissement continue d&rsquo;investir. La pharmacie mène actuellement des travaux d&rsquo;agrandissement afin d&rsquo;améliorer l&rsquo;accueil des patients. Mais l&rsquo;équipe s&rsquo;interroge sur l&rsquo;intérêt de ces aménagements si les clients ne peuvent plus accéder facilement à l&rsquo;officine. <em>« À quoi bon agrandir la pharmacie si les clients ne peuvent plus se garer devant ? »</em>, s&rsquo;interrogent les salariés.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des difficultés d&rsquo;accès, les commerçants pointent également le rythme du chantier, qu&rsquo;ils jugent irrégulier. <em>« Aujourd&rsquo;hui, les ouvriers sont présents. Mais pendant plusieurs semaines, il n&rsquo;y avait plus personne. Quand il fait très chaud, ils ne sont pas là, ni quand il pleut »</em>, affirme un autre professionnel de santé. Après plusieurs mois de nuisances et d&rsquo;incertitudes, le découragement gagne les équipes de la pharmacie. <em>« On n&rsquo;en voit pas la fin. C&rsquo;est un peu la catastrophe. C&rsquo;est triste »</em>, conclut-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une fin de chantier attendue pour la fin de l&rsquo;année 2026</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sollicitée par notre rédaction, la Communauté d&rsquo;agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) confirme que les travaux en cours correspondent à la phase 2 des aménagements du projet Caribus sur le secteur de Mamoudzou Sud. Ils concernent la création des infrastructures du futur site propre, entre le rond point des Manguiers et le rond-point de la pointe Mahabou, proche de l&rsquo;accès à la barge.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon la collectivité, le chantier devrait s&rsquo;achever, sauf imprévu, d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année 2026. Pour les professionnels de santé comme pour les commerçants, l&rsquo;enjeu est désormais de parvenir à traverser cette période de transition sans que les conséquences économiques ne deviennent irréversibles. Une question se pose aussi : comment accompagner les acteurs locaux pendant un chantier appelé à transformer durablement Mamoudzou, sans fragiliser durablement ceux qui font vivre la ville au quotidien ?</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/16/on-finira-peut-etre-par-fermer-a-mamoudzou-la-pharmacie-du-lagon-etranglee-par-les-travaux-du-caribus/">« On finira peut-être par fermer » : à Mamoudzou, la pharmacie du Lagon étranglée par les travaux du Caribus</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’exposition « Images en mutation » à Mamoudzou prolongée jusqu’au 28 août 2026</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/02/lexposition-images-en-mutation-a-mamoudzou-prolongee-jusquau-28-aout-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 13:42:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Images en mutation]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54873</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’exposition "Images en mutation" est prolongée jusqu’au 28 août 2026. Elle explore la transformation de l’image à l’ère numérique à travers différents médiums artistiques.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/02/lexposition-images-en-mutation-a-mamoudzou-prolongee-jusquau-28-aout-2026/">L’exposition « Images en mutation » à Mamoudzou prolongée jusqu’au 28 août 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La Ville de Mamoudzou a annoncé la prolongation de l’exposition<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/22/une-exposition-consacree-a-limpact-de-lintelligence-artificielle-sur-les-images-et-la-creation-artistique/"><em> « Images en mutation »</em></a>, présentée dans le hall d’exposition de la direction de l’excellence culturelle depuis le 10 juin 2026. L’événement, initialement prévu pour une durée limitée, restera accessible au public jusqu’au 28 août 2026.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une exposition prolongée pour élargir l’accès au public</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans son communiqué daté du 2 juillet 2026, la Ville précise que l&rsquo;exposition est prolongée pour <em>« permettre au plus grand nombre de profiter des œuvres d&rsquo;art ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, cinq jours par semaine, l’exposition est ouverte du lundi au jeudi de 08h00 à 15h30 et le vendredi de 08h00 à 12h00. Elle réunit une quinzaine d’artistes de Mayotte et de l’océan Indien, issus de disciplines variées : peinture, photographie, installations numériques, street art et expressions hybrides.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une réflexion sur l’image à l’ère numérique</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le projet artistique est structuré autour d’une réflexion centrale : « Quand l&rsquo;image devient territoire ». Le communiqué précise à ce sujet qu&rsquo; <em>« à l&rsquo;ère du numérique, l&rsquo;image n&rsquo;est plus figée. Elle circule, se fragmente, se transforme et se reconstruit à travers les réseaux sociaux, l&rsquo;intelligence artificielle et les nouveaux médias ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Trois axes guident l’exposition : <em>« la création, l&rsquo;identité et la transformation »</em>. Parmi les participants figurent notamment des artistes plasticiens, photographes et installateurs, ainsi que des élèves du Collège de Passamainty, associés à des œuvres mêlant peinture, poésie et ateliers de fils tendus.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/02/lexposition-images-en-mutation-a-mamoudzou-prolongee-jusquau-28-aout-2026/">L’exposition « Images en mutation » à Mamoudzou prolongée jusqu’au 28 août 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« On commence crescendo », un an après les annonces, dix travailleurs en situation de handicap enfin recrutés par l&#8217;ESAT</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/02/on-commence-crescendo-un-an-apres-les-annonces-dix-travailleurs-en-situation-de-handicap-enfin-recrutes-par-lesat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 02:30:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[APAJH]]></category>
		<category><![CDATA[Dembéni]]></category>
		<category><![CDATA[ESAT]]></category>
		<category><![CDATA[handicap]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Dembéni]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54765</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un an après la signature des premières conventions, l'Établissement et Service d’Accompagnement par le Travail "Tarehi" ouvre officiellement ses portes à Dembéni. Au-delà de l'inauguration, la véritable nouveauté réside dans l'entrée en activité des dix premiers travailleurs en situation de handicap, qui devraient débuter leurs premières missions pour la Ville de Mamoudzou dans quelques jours. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/02/on-commence-crescendo-un-an-apres-les-annonces-dix-travailleurs-en-situation-de-handicap-enfin-recrutes-par-lesat/">« On commence crescendo », un an après les annonces, dix travailleurs en situation de handicap enfin recrutés par l&rsquo;ESAT</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un an après la signature de plusieurs conventions, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/27/avec-lesat-mayotte-franchit-un-cap-historique-pour-linsertion-des-personnes-en-situation-de-handicap/">en juin dernier</a>, entre plusieurs collectivités et partenaires économiques, l’Établissement et Service d’Accompagnement par le Travail (ESAT) « Tarehi », porté par l’APAJH (Association Pour Adultes et Jeunes Handicapés), a officiellement été inauguré ce mercredi 1er juillet 2026 à Dembéni.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la structure devait accueillir jusqu’à 50 personnes en situation de handicap, le démarrage se fait plus progressivement. Dix travailleurs ont d&rsquo;abord été sélectionnés pour débuter les premières activités, principalement des missions d’entretien d’espaces verts pour la Ville de Mamoudzou.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une ouverture attendue après un calendrier plus long que prévu</b></h2>
<figure id="attachment_54791" aria-describedby="caption-attachment-54791" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2538-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54791" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2538-300x200.jpg" alt="Mayotte, ESAT, APAJH, handicap," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2538-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2538-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2538-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2538-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2538-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2538-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2538-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2538-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2538-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2538-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2538-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2538-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2538-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54791" class="wp-caption-text">Une cérémonie d&rsquo;inauguration d&rsquo;envergure était organisée pour l&rsquo;ouverture officielle de l&rsquo;ESAT, ce 1er juillet 2026, à Dembeni. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le projet avait été présenté comme un tournant majeur pour l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap à Mayotte. Le 26 juin 2025, la Communauté d’agglomération du Sud de Mayotte, la Ville de Mamoudzou, le SIDEVAM et le groupe Edeis Aéroport Mayotte signaient des conventions avec l’APAJH pour permettre le lancement de l’ESAT Tarehi, structure « hors les murs ».</p>
<p style="text-align: justify;">Un an plus tard, l’inauguration officielle a eu lieu à Dembéni, dans un établissement encore en phase d’ajustements. Le nom même du site, « Tarehi », qui signifie « histoire » ou « historique », a été rappelé à plusieurs reprises par les intervenants, comme pour insister sur la dimension historique de l&rsquo;événement. Mais derrière la symbolique, le calendrier réel s’est étiré.</p>
<figure id="attachment_54792" aria-describedby="caption-attachment-54792" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2543-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54792" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2543-300x200.jpg" alt="Mayotte, ESAT, APAJH, handicap," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2543-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2543-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2543-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2543-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2543-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2543-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2543-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2543-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2543-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2543-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2543-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2543-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2543-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54792" class="wp-caption-text">Jean-Louis Garcia, président de l’APAJH, lors de l’inauguration de l’ESAT Tarehi à Dembéni le 1er juillet 2026, a salué le démarrage progressif du dispositif d’insertion des personnes en situation de handicap à Mayotte. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Cela montre la volonté de la fédération APAJH à investir à Mayotte pour le bien des personnes en situation de handicap »</em>, a déclaré un animateur lors de la cérémonie, rappelant aussi le contexte réglementaire complexe. Le président de l’APAJH, Jean-Louis Garcia, a insisté sur l’ancien moratoire national limitant la création d’ESAT : <em>« Il était interdit en France de créer des places d’ESAT (…) le moratoire outre-mer en avril 2023 a été levé (…) cela prend toujours du temps ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les faits, entre les annonces et l’ouverture effective, plus d’un an s’est écoulé, notamment en raison des travaux d’adaptation du site et des procédures administratives. L’établissement doit encore monter en charge progressivement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Dix premiers travailleurs, un démarrage « crescendo » </b></h2>
<figure id="attachment_54795" aria-describedby="caption-attachment-54795" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2569-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-54795 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2569-300x200.jpg" alt="Mayotte, ESAT, APAJH, handicap," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2569-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2569-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2569-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2569-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2569-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2569-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2569-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2569-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2569-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2569-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2569-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2569-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2569-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54795" class="wp-caption-text">Bibi Echati Moussa, directrice coordonnatrice des établissements APAJH à Mayotte, présente pour l&rsquo;ouverture officielle de cet ESAT à Dembeni, ce 1er juillet 2026. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C’est l’élément central de cette ouverture : l’ESAT ne démarre pas à pleine capacité, mais avec un premier groupe de dix travailleurs en situation de handicap, sélectionnés parmi les candidats du bassin de Dembéni.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il y a eu un temps également où on devait sélectionner ces personnes parce qu’ils ne sont pas tous employables »</em>, explique Bibi Echati Moussa, directrice coordonnatrice des établissements APAJH à Mayotte. <em>« On commence crescendo avec dix travailleurs de ce bassin de Dembéni et ceux-là vont travailler ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Ces premiers recrutements marquent le lancement concret des activités. Leur première mission sera l’entretien des espaces verts de la Ville de Mamoudzou, notamment sur certains sites publics comme la place Mariage. <em>« Ils sont déjà sélectionnés »</em>, précise la responsable. Avant leur mise en situation, une phase de formation et d’accompagnement a été engagée : <em>« On ne peut pas les lâcher sur le terrain comme ça, donc on les prépare avant ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le dispositif prévoit un encadrement permanent par des moniteurs spécialisés. L’objectif affiché est double, à la fois de permettre une activité professionnelle encadrée, et de favoriser, à plus long terme, une autonomie progressive dans les déplacements et le travail. <em>« L&rsquo;idée est surtout de travailler avec eux leur autonomie. Tout l&rsquo;accompagnement qui est en train de se réaliser pour eux, consiste aussi à être capable de venir au travail tout seul et rentrer tout seul »</em>, confie-t-elle encore.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un ESAT « hors les murs » entre inclusion et contraintes locales</b></h2>
<figure id="attachment_54794" aria-describedby="caption-attachment-54794" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2566-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54794" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2566-300x200.jpg" alt="Mayotte, ESAT, APAJH, handicap," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2566-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2566-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2566-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2566-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2566-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2566-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2566-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2566-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2566-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2566-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2566-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2566-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2566-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54794" class="wp-caption-text">Un espace atelier au sein de l’ESAT Tarehi, dans lequel travailleront des personnes en situation de handicap, autour d’activités de restauration et de montage de lunettes. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le modèle choisi pour Mayotte est celui d’un ESAT dit <em>« hors les murs »</em>, conçu pour limiter les déplacements longs et adapter l’insertion aux contraintes territoriales. <em>« L’idée est de prendre des travailleurs de cette localité pour éviter les longues distances »</em>, explique Bibi Echati Moussa. <em>« On connaît tous les problématiques de déplacement ici à Mayotte ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des « espaces verts », d’autres activités sont prévues, notamment un atelier de montage de lunettes en partenariat avec la fondation Essilor. Une partie des travailleurs restera sur site à Dembéni, notamment ceux qui ne peuvent pas travailler en extérieur ou se déplacer aisément. <em>« Ceux qu’on va laisser ici (…) ce sont des personnes qui ne peuvent pas se déplacer »</em>, précise-t-elle. Cet atelier est présenté comme un projet à dimension sanitaire, financé par l’ARS, destiné notamment à répondre à des difficultés de santé visuelle identifiées chez des élèves en échec scolaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de l’inauguration, les élus présents ont insisté sur la portée symbolique du projet. <em>« C’est le symbole d’un engagement collectif en faveur de l’inclusion »</em>, a déclaré Asna Abasse, adjointe au maire de Dembéni et vice-présidente du CCAS. Elle a ajouté : <em>« Chaque personne avec son handicap a toute sa place dans notre société ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les porteurs du projet, l’enjeu reste désormais la montée en charge progressive. L’ESAT prévoit 50 places au total, alors que les besoins identifiés sont plus élevés. Mais sur le terrain, le démarrage reste prudent, encadré, et encore partiel. <em>« Certes, mais on passe de zéro à cinquante »</em>, résume fièrement Jean-Louis Garcia. Une progression <em>« par étapes »</em>, qui commence aujourd’hui par dix travailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Une ouverture réelle, mais encore loin du modèle cible annoncé un an plus tôt. Bien que derrière ce chiffre qui reste encore modeste, des personnes en situation de handicap accèdent, pour la première fois pour certaines, à un cadre de travail adapté, rémunéré et accompagné, dans un territoire où les solutions d’insertion restent rares et souvent saturées.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/02/on-commence-crescendo-un-an-apres-les-annonces-dix-travailleurs-en-situation-de-handicap-enfin-recrutes-par-lesat/">« On commence crescendo », un an après les annonces, dix travailleurs en situation de handicap enfin recrutés par l&rsquo;ESAT</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La circulation et le stationnement sont modifiés à Mamoudzou pour la Fête de la musique</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/19/la-circulation-et-le-stationnement-sont-modifies-a-mamoudzou-pour-la-fete-de-la-musique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 07:29:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[circulation]]></category>
		<category><![CDATA[Fête de la musique]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53885</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le parking du marché couvert sera fermé du 19 au 21 juin en raison des festivités. Des modifications de circulation sont prévues autour des barges le soir du 21 juin.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/19/la-circulation-et-le-stationnement-sont-modifies-a-mamoudzou-pour-la-fete-de-la-musique/">La circulation et le stationnement sont modifiés à Mamoudzou pour la Fête de la musique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="273" data-end="486">La Ville de <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Mamoudzou</span></span> a annoncé, ce vendredi 19 juin dans un communiqué de presse, une série de mesures de réglementation de la circulation et du stationnement à l’occasion de la <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Fête de la musique</span></span>. Le parking du marché couvert sera exceptionnellement fermé au stationnement du vendredi 19 juin à 17h30 jusqu’au dimanche 21 juin 2026 à minuit. Une partie du site, côté Taxis Nord, sera également interdite au stationnement dès 17h30 le même jour.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="737" data-end="1022">Des ajustements de circulation interviendront par ailleurs le dimanche 21 juin entre 17h30 et 1h du matin, avec une modification des accès aux barges. Les descentes de véhicules seront orientées côté Amphidrome et/ou côté Camion Rouge, tandis que les accès piétons resteront inchangés. La municipalité invite les usagers à anticiper leurs déplacements et à privilégier les autres zones de stationnement disponibles durant la période concernée. Elle précise que ces mesures visent à faciliter le bon déroulement des festivités et la sécurité du public attendu pour célébrer les talents locaux.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/19/la-circulation-et-le-stationnement-sont-modifies-a-mamoudzou-pour-la-fete-de-la-musique/">La circulation et le stationnement sont modifiés à Mamoudzou pour la Fête de la musique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les inscriptions sont ouvertes pour le 2ème vide-greniers de Mamoudzou</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/18/les-inscriptions-sont-ouvertes-pour-le-2eme-vide-greniers-de-mamoudzou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 09:53:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[vide-greniers]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53790</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Ville de Mamoudzou organise le 5 juillet prochain la deuxième édition de son vide-greniers sur le remblai de M’tsapéré. Les particuliers souhaitant exposer peuvent s’inscrire jusqu'au 30 juin, dans la limite des places disponibles.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/18/les-inscriptions-sont-ouvertes-pour-le-2eme-vide-greniers-de-mamoudzou/">Les inscriptions sont ouvertes pour le 2ème vide-greniers de Mamoudzou</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La Ville de Mamoudzou a annoncé l&rsquo;ouverture des inscriptions pour la deuxième édition de son vide-greniers, qui se tiendra le dimanche 5 juillet 2026, sur le remblai de M’tsapéré, face à la mosquée du Vendredi.</p>
<p style="text-align: justify;">Réservée aux particuliers, la manifestation permettra aux exposants de vendre des objets personnels d&rsquo;occasion, tels que des vêtements, des livres, des jouets ou des articles de décoration, selon un communiqué de la municipalité diffusé jeudi.</p>
<p style="text-align: justify;">Les dossiers d&rsquo;inscription sont disponibles sur le site internet de la ville ou auprès de la direction attractivité et études statistiques, à la mairie annexe de M’tsapéré. Les candidatures devront être déposées au plus tard le 30 juin. La participation est fixée à 15 euros pour un emplacement de 6 m². Les inscriptions seront closes dès que le nombre maximal d&rsquo;exposants sera atteint, a précisé la municipalité.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/18/les-inscriptions-sont-ouvertes-pour-le-2eme-vide-greniers-de-mamoudzou/">Les inscriptions sont ouvertes pour le 2ème vide-greniers de Mamoudzou</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Circulation routière : Mamoudzou met en sens unique une partie de l&#8217;avenue Zoubert Adinani</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/circulation-routiere-mamoudzou-met-en-sens-unique-une-partie-de-lavenue-zoubert-adinani/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:16:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[circulation]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53448</guid>

					<description><![CDATA[<p>La circulation sur une portion de l'avenue Zoubert Adinani à Mamoudzou est passée en sens unique depuis le 15 juin afin d'améliorer la sécurité des usagers et des riverains. Des places de stationnement supplémentaires ont également été créées.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/circulation-routiere-mamoudzou-met-en-sens-unique-une-partie-de-lavenue-zoubert-adinani/">Circulation routière : Mamoudzou met en sens unique une partie de l&rsquo;avenue Zoubert Adinani</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Une portion de l&rsquo;avenue Zoubert Adinani, à Mamoudzou, est désormais à sens unique, a annoncé la mairie dans un communiqué diffusé ce lundi 15 juin 2026. Cette modification concerne le tronçon situé entre la rue Sarahangué et la rue Pasky Daka. La circulation s&rsquo;effectue désormais dans le sens allant du rectorat de Mayotte vers le lycée Younoussa-Bamana.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon la municipalité, cette mesure vise à améliorer la sécurité des usagers et des riverains de l&rsquo;avenue. Des places de stationnement ont également été aménagées sur la portion concernée. La mairie indique qu&rsquo;une signalisation a été mise en place pour informer les automobilistes et appelle les conducteurs à respecter cette nouvelle organisation de la circulation.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/circulation-routiere-mamoudzou-met-en-sens-unique-une-partie-de-lavenue-zoubert-adinani/">Circulation routière : Mamoudzou met en sens unique une partie de l&rsquo;avenue Zoubert Adinani</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>« À ce rythme, on ne s’en sortira jamais ! » : à Vahibé, le maire de Mamoudzou alerte sur la situation de l’école</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/29/a-ce-rythme-on-ne-sen-sortira-jamais-a-vahibe-le-maire-de-mamoudzou-alerte-sur-la-situation-de-lecole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 02:15:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à des travaux de classes modulaires à l’arrêt depuis plusieurs mois et à la colère des parents d’élèves, le maire de Mamoudzou a réuni la presse ce mardi 28 avril à Vahibé pour dénoncer une situation bloquée, en raison de menaces contre les ouvriers et de dégradations quotidiennes. Il en appelle aussi à la responsabilité des parents.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/29/a-ce-rythme-on-ne-sen-sortira-jamais-a-vahibe-le-maire-de-mamoudzou-alerte-sur-la-situation-de-lecole/">« À ce rythme, on ne s’en sortira jamais ! » : à Vahibé, le maire de Mamoudzou alerte sur la situation de l’école</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sol arraché, matériel dérobé, engins endommagés : l’installation de salles de classe modulaires à l’extérieur de l’école élémentaire de Vahibé 2 est à l’arrêt depuis plusieurs mois. Lancé en début d’année, ce projet visait à accueillir davantage d’élèves et à réduire le système de rotation mis en place dans l’établissement depuis le passage du cyclone Chido. Ce 28 avril, bien que les modulaires soient flambants neufs, le site semble à l’abandon. Les nouvelles salles devaient pourtant être livrées en mars dernier.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une école surpeuplée depuis le cyclone Chido</strong></h2>
<figure id="attachment_50613" aria-describedby="caption-attachment-50613" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50613" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8283-300x200.jpg" alt="Vahibé, école, construction, modulaires, insécurité, retard, livraison, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8283-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8283-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8283-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8283-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8283-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8283-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8283-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8283-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8283-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8283-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50613" class="wp-caption-text">Le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, a convié la presse pour faire un point de situation sur l&rsquo;état de l&rsquo;école de Vahibé. Parents et professeurs en colère lui reprochent son inaction en matière de sécurité. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis la rentrée de mars 2025, Vahibé 2 accueille l’ensemble des élèves de l’élémentaire du village, suite à la destruction de l’école Vahibé 1. Résultat : plus de 1.200 élèves y sont scolarisés, alors que l’établissement ne dispose pas d’un nombre suffisant de salles de classe opérationnelles. Une situation qui <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/18/des-ecoles-fermees-depuis-chido-face-au-defi-de-la-rentree-scolaire/">alertait déjà fortement les parents d’élèves en mars 2025</a>, lesquels réclamaient notamment la mise en place de ces modulaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus d’un an après, les salles de classe détruites lors du passage de Chido ont été réparées et sont de nouveau accessibles dans le bâtiment principal ainsi que dans la cour de récréation de Vahibé 2, permettant aux enfants de bénéficier d’environ trois heures de cours effectives par jour. Mais cela reste insuffisant.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus haut, au centre du village, la reconstruction de l’école Vahibé 1 — <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/01/debut-des-travaux-de-lecole-vahibe-t20-un-chantier-indispensable-pour-soulager-la-situation-scolaire-du-village/">désormais appelée Vahibé T20</a> — est en cours, et le terrassement devrait débuter prochainement. En attendant, la solution transitoire, matérialisée par ces modulaires inachevés à l’entrée de l’école, se fait toujours attendre pour les enfants et leurs parents, qui mettent la pression sur la Ville de Mamoudzou.</p>
<figure id="attachment_50621" aria-describedby="caption-attachment-50621" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50621" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8395-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8395-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8395-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8395-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8395-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8395-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8395-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8395-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8395-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8395-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8395-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50621" class="wp-caption-text">Les parents d&rsquo;élèves réclament la reprise des travaux pour ouvrir enfin les nouvelles salles de classe. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis près de un mois, les enseignants exercent leur droit de retrait pour dénoncer ces conditions de travail, pointer les problèmes persistants — notamment des défaillances électriques dans le bâtiment central — et surtout réclamer la reprise des travaux.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation s’inscrit également dans un contexte d’insécurité croissante, en partie liée au déploiement de l’opération Kingia, qui a bloqué le village pendant plusieurs jours à la mi-avril, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/a-vahibe-un-choc-dinsecurite-provoque-par-les-heurts-entre-forces-de-lordre-et-delinquants/">rendant le quotidien difficile</a> aussi bien pour les enfants à l’intérieur de l’établissement qu’à l’extérieur, sur le chemin de l’école.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La course aux réparations : <em>« un gouffre financier »</em></strong></h2>
<figure id="attachment_50617" aria-describedby="caption-attachment-50617" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50617" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8343-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8343-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8343-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8343-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8343-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8343-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8343-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8343-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8343-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8343-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8343-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50617" class="wp-caption-text">Le maire de Mamoudzou est venu constater et montrer les dégâts causés par les squatteurs. Léo Vignal / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Face à ce ras-le-bol, le maire de Mamoudzou a convié la presse ce mardi 28 avril, devant les modulaires colorés, afin d’expliquer les raisons de l’arrêt du chantier et d’appeler les parents d’élèves à assumer leur responsabilité dans l’éducation de leurs enfants.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La dégradation est devenue un sport national ici à Vahibé, mais aussi dans d’autres écoles de Mamoudzou »</em>, lance le maire, visiblement énervé face à une situation qui devient un <em>« gouffre financier pour la municipalité »</em>. <em>« On court constamment derrière les réparations. Ce qu’on observe ici, ce n’est pas de l’usure normale. Nous allons créer des publications quotidiennes sur tous les sujets à Mamoudzou pour informer la population sur ces dégradations »</em>, précise-t-il. <em>« Lundi, on doit reconstruire ce qu’on fait vendredi, et c’est comme ça chaque jour. C’est une course contre la montre et on nous demande de trouver de l’argent »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous devons répondre à l’urgence du quotidien, tout en étant de bons gestionnaires, tout en faisant partie des collectivités les plus pauvres de France ! »</em>, insiste-t-il encore, devant quelques parents d’élèves présents, incrédules.</p>
<figure id="attachment_50619" aria-describedby="caption-attachment-50619" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50619" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8354-300x200.jpg" alt="Vahibé, école, construction, modulaires, insécurité, retard, livraison, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8354-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8354-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8354-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8354-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8354-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8354-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8354-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8354-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8354-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8354-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50619" class="wp-caption-text">Le tableau électrique d&rsquo;une des salles a été arraché. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour rappel, après Chido, la municipalité a estimé le montant total des réparations à 91 millions d’euros, dont 12 millions pour les écoles.<em> « 6 millions d’euros ont été signés avec l’État, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/26/rentree-scolaire/">via le fond d’amorçage</a>, mais nous n’en avons reçu que 800.000 euros à ce jour »</em>, confie le maire.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Pour les parents, le sujet, c’est que les enfants soient à l’école et en sécurité dans leurs établissements. L’argent, on s’en fout, c’est compréhensible et normal. Mais ici, je veux prendre à témoin l’ensemble de la population : à ce rythme, on ne s’en sortira jamais ! ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le maire assure qu’un million d’euros a été débloqué pour l’école de Vahibé et que les modulaires sont installés sur une place initialement prévue pour les manzarakas, et que la scolarisation de milliers d’élèves reste prioritaire. Mais depuis mars, les ouvriers des entreprises se font agresser, parfois même avec des machettes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Qu’est-ce que vous faites en tant que parents ? »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_50618" aria-describedby="caption-attachment-50618" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50618" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8346-300x200.jpg" alt="Vahibé, école, construction, modulaires, insécurité, retard, livraison, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8346-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8346-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8346-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8346-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8346-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8346-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8346-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8346-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8346-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8346-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50618" class="wp-caption-text">Une salle de classe à peine construite, déjà endommagée. « Un gouffre financier », selon l&rsquo;élu. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il y a des voyous dans le village qui ne veulent pas que les enfants aillent à l’école. Je réitère mes propos et je les assume. Ce qui se passe dans ce village n’est pas normal. On va porter plainte et on va voir »</em>, poursuit Ambdilwahedou Soumaïla, qui en appelle à la responsabilité de tous.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Vous venez nous dire à nous, la population, d’établir la sécurité ici ? Comment ça se fait que les enfants dégradent l’école ? »</em>, interpelle une parent d’élève, qui souligne que, malgré la mise en place d’un groupement de partenariat opérationnel en mai 2025 — réunissant préfecture, collectivité, forces de l’ordre et associations locales — pour trouver des solutions, les problèmes persistent. La mairie avait pourtant annoncé une présence accrue de la police municipale et un retour progressif des services publics dans le quartier.</p>
<p style="text-align: justify;">Questionné sur la possibilité de mobiliser des policiers municipaux sur site en attendant la fin des travaux, le maire défend l’impossibilité de concentrer les effectifs sur un seul point de Mamoudzou, alors que l’ensemble du territoire doit être couvert. <em>« On ne peut pas mettre un policier devant chaque école sur tout le territoire simultanément »</em>. Une réponse qui ne convainc pas les parents, qui demandent <em>« le minimum »</em> et pour qui la situation reste avant tout sécuritaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Qu’est-ce que vous faites, en tant que parents, pour sensibiliser les autres parents ? Quelle éducation donne-t-on ici à Vahibé pour éviter les dégradations ? »</em>, lance le maire, directement aux parents, dans un climat tendu. <em>« Nous allons continuer à investir. Ce ne sont pas les 10 % de voyous qui vont empêcher les élèves d’être scolarisés »</em>, affirme-t-il, voulant rassurer tout de même la population.</p>
<figure id="attachment_50626" aria-describedby="caption-attachment-50626" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50626" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8363-300x200.jpg" alt="Vahibé, école, construction, modulaires, insécurité, retard, livraison, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8363-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8363-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8363-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8363-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8363-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8363-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8363-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8363-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8363-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8363-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50626" class="wp-caption-text">Plusieurs personnes occupent et dorment dans les salles la nuit. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais pour certains parents, il est déjà trop tard. <em>« Cela fait un mois que nos enfants n’ont pas école. Nous, on vit ça au quotidien »</em>, déplore une mère. <em>« Nous sommes obligés d’accompagner nos enfants jusqu’à l’âge de 10 ans à l’école pour qu’ils soient en sécurité. Mais le problème de fond existait déjà avant Chido : le village est au centre de plusieurs quartiers informels. Aujourd’hui, le dialogue avec les délinquants, les jeunes de ces quartiers, est rompu. Certains jeunes du village suivent aussi ces mouvements, mais la plupart viennent de ces quartiers. Ils nous reprochent de vivre dans le haut du village, dans des maisons en dur, quand eux vivent en contrebas, dans des habitations en tôles. Mais c’est la faute à qui ? ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L&rsquo;absence de l&rsquo;Etat, première raison des difficultés</strong></h2>
<figure id="attachment_50620" aria-describedby="caption-attachment-50620" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50620" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8383-300x200.jpg" alt="Vahibé, école, construction, modulaires, insécurité, retard, livraison, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8383-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8383-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8383-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8383-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8383-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8383-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8383-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8383-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8383-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A8383-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50620" class="wp-caption-text">Depuis près de un mois l&rsquo;école est à l&rsquo;arrêt. Une difficulté de plus qui s&rsquo;ajoute à une année très difficile. Les parents d&rsquo;élèves sont à bout. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Vahibé accueille de nombreuses personnes déplacées suite aux décasages partout sur l’île. Avant, on avait des terrains pour cultiver, aujourd’hui plus rien. On a abandonné l’idée : on se faisait voler tous nos produits »</em>, ajoute-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les parents, l’opération Kingia, lancée le 7 avril dernier, ne changera rien. Lorsque les forces de l’ordre interviennent dans le village, elles sont directement prises pour cible et ne peuvent rester durablement, au risque de provoquer <em>« une guerre »</em>, selon les résidents.</p>
<p style="text-align: justify;">L’opération, provisoire, prévue pour durer deux mois, est pointée du doigt comme étant un coup de communication. Une absence de volonté de sécuriser le village dans la durée qui ne passe pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à ce manquement de l’État, parents d’élèves et municipalité se renvoient la responsabilité, au risque d’oublier qu’ils poursuivent le même objectif : garantir l’accès à l’éducation pour les enfants de Vahibé.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/29/a-ce-rythme-on-ne-sen-sortira-jamais-a-vahibe-le-maire-de-mamoudzou-alerte-sur-la-situation-de-lecole/">« À ce rythme, on ne s’en sortira jamais ! » : à Vahibé, le maire de Mamoudzou alerte sur la situation de l’école</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Fermeture des services municipaux à Mamoudzou pour la journée de l’abolition de l’esclavage</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/fermeture-des-services-municipaux-a-mamoudzou-pour-la-journee-de-labolition-de-lesclavage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 11:04:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Abolition de l'esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Ville de Mamoudzou annonce la fermeture exceptionnelle de ses services ce lundi 27 avril 2026, à l’exception de la police municipale.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/fermeture-des-services-municipaux-a-mamoudzou-pour-la-journee-de-labolition-de-lesclavage/">Fermeture des services municipaux à Mamoudzou pour la journée de l’abolition de l’esclavage</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans un communiqué diffusé ce vendredi 24 avril, la Ville de Mamoudzou informe la population d’une fermeture exceptionnelle de ses services à l’occasion de la journée de l’abolition de l’esclavage.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les services de la Ville de Mamoudzou, du Centre Communal d’Action Sociale et de la Caisse des écoles seront fermés ce lundi 27 avril 2026 à l’occasion de la journée de l’abolition de l&rsquo;esclavage, à l’exception de la Police Municipale qui assurera un service normal ». </em>Seule la police municipale restera opérationnelle afin d’assurer la continuité des missions de sécurité publique.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/fermeture-des-services-municipaux-a-mamoudzou-pour-la-journee-de-labolition-de-lesclavage/">Fermeture des services municipaux à Mamoudzou pour la journée de l’abolition de l’esclavage</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Kawéni : un trafic incessant autour du « rond-point SFR », un chantier routier inachevé</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/kaweni-un-trafic-incessant-autour-du-rond-point-sfr-miroir-dun-chantier-routier-inacheve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 01:15:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CADEMA]]></category>
		<category><![CDATA[chantier]]></category>
		<category><![CDATA[DEALM]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rond-point]]></category>
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		<category><![CDATA[travaux]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre terre-plein, feux tricolores hors service et circulation dense, le "carrefour SFR" de Kawéni demeure dans une configuration transitoire qui désoriente les usagers. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/kaweni-un-trafic-incessant-autour-du-rond-point-sfr-miroir-dun-chantier-routier-inacheve/">Kawéni : un trafic incessant autour du « rond-point SFR », un chantier routier inachevé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, dans le secteur de Kawéni, le carrefour dit du <em>« rond-point SFR »</em> présente, ce jeudi midi, un visage pour le moins hybride. Terre-plein central évoquant un giratoire, feux tricolores installés mais inactifs, circulation dense et multiples catégories d’usagers : l’ensemble donne l’image d’un aménagement routier encore en cours de définition.</p>
<p style="text-align: justify;">Situé sur un axe stratégique et particulièrement fréquenté de la commune, ce carrefour cristallise depuis plusieurs semaines les interrogations des automobilistes et deux-roues, confrontés à une organisation du trafic en constante évolution.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un carrefour soumis à des transformations successives</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Initialement conçu comme un rond-point, le site avait été réaménagé en carrefour à feux tricolores afin de répondre aux enjeux de fluidité et de sécurité liés à l’augmentation du trafic. Les travaux actuellement en cours semblent toutefois avoir modifié de nouveau sa configuration, donnant aujourd’hui l’impression d’un retour à un giratoire, sans que la signalisation lumineuse ne soit pleinement opérationnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">En milieu de journée, la saturation du trafic était manifeste. Voitures particulières, poids lourds, scooters, motos et moto-taxis se croisaient dans un flux dense et difficilement lisible. Cette cohabitation, dans un espace en chantier, renforce le sentiment d’incertitude pour les usagers.</p>
<p style="text-align: justify;">Un automobiliste sur place témoigne de cette confusion : <em>« Je ne suis pas un habitué de ce carrefour mais quand je m&rsquo;y retrouve, c&rsquo;est perturbant. Il aurait fallu laisser l&rsquo;endroit tel qu&rsquo;il était, car là ils ont essayé de faire autre chose et se sont retrouvés sur le modèle initial mais en beaucoup plus compliqué ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b><span class="Apple-converted-space"> </span>Un chantier inscrit dans le projet Caribus et une gouvernance partagée</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Interrogé sur ces évolutions, le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaila, replace le projet dans le cadre plus large du développement du transport urbain : <em>« Dans le cadre des travaux Caribus, une réorientation et gestion des carrefours est engagée avec feux tricolores ».</em> Cette orientation confirme la volonté de structurer progressivement la circulation par des dispositifs de signalisation lumineuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, la réalité du terrain contraste avec cette perspective. La mairie précise ne pas être aux commandes du chantier, celui-ci relevant de la Communauté d&rsquo;agglomération de Dembeni-Mamoudzou. De son côté, l’intercommunalité, contactée par notre rédaction, évoque une phase transitoire. <em>« C&rsquo;est un carrefour giratoire provisoire. Les feux seront mis en service à la fin des travaux sur la route nationale. La durée des travaux est de trente mois. Sous recommandations de la DEALM, nous avons dû réaménager le giratoire et ne pas mettre en marche les feux ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les faits, cette configuration intermédiaire, entre giratoire partiel et feux inactifs, entretient une forme de désordre perçu, notamment aux heures de pointe sur cet axe majeur de Kawéni. À ce stade, aucune configuration définitive ne semble encore stabilisée, laissant le carrefour dans une phase de transition prolongée.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/kaweni-un-trafic-incessant-autour-du-rond-point-sfr-miroir-dun-chantier-routier-inacheve/">Kawéni : un trafic incessant autour du « rond-point SFR », un chantier routier inachevé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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