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	<title>Archives des usine de dessalement - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des usine de dessalement - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>« Il n’y a aucune volonté de sortir Mayotte concrètement de la crise de l’eau », s&#8217;indigne Anchya Bamana</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/13/il-ny-a-aucune-volonte-de-sortir-mayotte-concretement-de-la-crise-de-leau-sindigne-anchya-bamana/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 02:30:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à une pénurie d’eau persistante, un projet inédit de barge de dessalement offshore alimentée par l’énergie thermique des mers pourrait offrir une solution durable à Mayotte. Mais la lassitude politique et l’inaction de l’État freinent les ambitions locales.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/13/il-ny-a-aucune-volonte-de-sortir-mayotte-concretement-de-la-crise-de-leau-sindigne-anchya-bamana/">« Il n’y a aucune volonté de sortir Mayotte concrètement de la crise de l’eau », s&rsquo;indigne Anchya Bamana</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À l’issue d’un échange à Paris ce mercredi 11 mars avec le général Pascal Facon, chargé de la reconstruction de Mayotte, la députée de la 2ème circonscription de Mayotte, Anchya Bamana, ne cache plus son exaspération. Alors que les coupures d’eau se sont installées dans le quotidien des habitants et que plusieurs solutions alternatives existent, la députée dénonce une succession de réunions sans décisions concrètes. Parmi les pistes étudiées figure un projet scientifique inédit : une barge de dessalement offshore alimentée par l’énergie thermique des mers (ETM).</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une pénurie structurelle qui s’aggrave</b></h2>
<figure id="attachment_29056" aria-describedby="caption-attachment-29056" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/usine.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-29056" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/usine-300x195.jpg" alt="Mayotte, usine de dessalement, Ironi Bé," width="300" height="195" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/usine-300x195.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/usine-150x98.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/usine.jpg 378w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-29056" class="wp-caption-text">Avec la mise en service d’une deuxième usine de dessalement, Mayotte deviendrait le premier territoire au monde à disposer de deux installations de ce type sur un espace aussi restreint. Cette situation interviendrait alors même que la première usine de dessalement n’atteint toujours pas les objectifs de production quotidienne qui lui avaient été fixés.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mayotte fait face depuis plusieurs années à une crise hydrique profonde. La demande en eau potable dépasse largement la capacité de production, dans un territoire où les ressources naturelles restent limitées et fortement dépendantes des précipitations.</p>
<p style="text-align: justify;">L’île repose essentiellement sur les retenues collinaires et sur quelques nappes souterraines. À cela s’ajoute un réseau vieillissant, fortement dégradé par les fuites. Les coupures d’eau, pratiquées sur l&rsquo;ensemble du territoire, fragilisent encore davantage les installations : à chaque remise en pression, le phénomène de « coup de bélier » provoque de nouvelles ruptures de canalisation.</p>
<p style="text-align: justify;">En Petite-Terre, l’usine de dessalement, qui fêtera bientôt ses trente années d&rsquo;existence, illustre également ces limites. Conçue pour produire 10.000 m³ d’eau par jour, elle fonctionne aujourd’hui de façon aléatoire. Les membranes et les filtres s’encrassent rapidement et les pannes se multiplient. Le projet d&rsquo;une seconde usine de dessalement, en construction à Ironi Bé, dans la commune de Dembéni, devrait théoriquement, elle aussi produire 10.000 m³ supplémentaires d’ici à 2027. Mais certains écologistes parlent d&rsquo;un projet <em>« écocide »</em> : technologie énergivore, fragilité des membranes et rejets salins susceptibles d’affecter les coraux et la mangrove, sans parler des coûts de construction engagés ( plus de 100 millions d&rsquo;euros) et d&rsquo;entretien qu&rsquo;il reste à fournir. Dans ce contexte, scientifiques et élus locaux explorent d’autres pistes pour sécuriser l’approvisionnement en eau de l’île.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La barge offshore : une alternative technologique</b></h2>
<figure id="attachment_43467" aria-describedby="caption-attachment-43467" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/a6aa1991-3b2e-4b26-a738-bc2538bd90d8.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-43467" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/a6aa1991-3b2e-4b26-a738-bc2538bd90d8-300x148.jpg" alt="Mayotte, barge, off-shore, crise de l'eau, " width="300" height="148" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/a6aa1991-3b2e-4b26-a738-bc2538bd90d8-300x148.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/a6aa1991-3b2e-4b26-a738-bc2538bd90d8-150x74.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/a6aa1991-3b2e-4b26-a738-bc2538bd90d8.jpg 600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-43467" class="wp-caption-text">Ce projet de barge est à l&rsquo;étude depuis 2020.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis 2020, l’Université de Mayotte accompagne des travaux de recherche autour de l’énergie thermique des mers (ETM), également appelée OTEC. Cette technologie exploite la différence de température entre l’eau chaude de surface et l’eau froide des profondeurs océaniques pour produire de l’électricité. Une énergie dite « bleue », décarbonée et non intermittente.</p>
<p style="text-align: justify;">Le <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/20/la-barge-de-dessalement-hors-lagon-une-nouvelle-source-deau-pour-mayotte/">projet étudié</a> consisterait à installer une barge à plusieurs kilomètres au large du lagon. Elle combinerait une centrale ETM et une unité de dessalement, permettant de produire de l’eau potable tout en générant l’électricité nécessaire à son fonctionnement. Selon les estimations, une telle installation pourrait produire environ 6.000 m³ d’eau par jour pour un coût d’environ 60 millions d’euros, avec une mise en service envisageable en dix-huit mois.</p>
<p style="text-align: justify;">L’intérêt de cette solution réside aussi dans son implantation offshore : l’eau prélevée en pleine mer est plus stable et plus adaptée au dessalement que celle du lagon, souvent chargée en particules. Les infrastructures seraient par ailleurs éloignées des écosystèmes côtiers les plus sensibles. Autre avantage avancé par les chercheurs : une barge OTEC pourrait alimenter plusieurs unités de dessalement situées plus près de la côte, offrant une solution modulable face à l’augmentation de la demande. À l’international, plusieurs projets similaires sont en cours, notamment en Espagne (aux îles Canaries), à La Dominique ou encore à Sao Tomé. En France, une centrale utilisant cette technologie existe déjà à Marseille (le projet Thassalia).</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Entre innovations et blocages politiques</b></h2>
<figure id="attachment_29731" aria-describedby="caption-attachment-29731" style="width: 174px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/facon-1.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-29731 " src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/facon-1-250x300.jpg" alt="Mayotte, général Facon, reconstruction de Mayotte " width="174" height="209" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/facon-1-250x300.jpg 250w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/facon-1-150x180.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/facon-1-300x360.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/facon-1.jpg 666w" sizes="(max-width: 174px) 100vw, 174px" /></a><figcaption id="caption-attachment-29731" class="wp-caption-text">Le général Pascal Facon, préfigurateur de l&rsquo;établissement public chargé de coordonner la reconstruction de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour Anchya Bamana, ces pistes technologiques existent mais les décisions politiques ne suivent pas. À l’issue d’une réunion à Paris, tenue le 11 mars 2026, consacrée à la crise de l’eau à Mayotte, elle confie sa lassitude. <em>« Nous avons évoqué cette solution de barge défendue par des professeurs de l’Université de Mayotte, un peu sur le même modèle que le bateau Waterships que je défends. Mais pour être honnête, je n’attends plus rien de ce gouvernement. Je participe aux réunions, je réponds aux sollicitations, mais cela ne sert à rien si c’est pour entendre des discours sans décisions concrètes ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Après un an et demi de mandat, la députée estime que la situation n’évolue pas. <em>« Rien n&rsquo;a été acté. Pour moi, il n’y a aucune volonté de sortir Mayotte concrètement de la crise de l’eau. Les coupures s’allongent, la SMAE est incompétente, et l’État refuse d’engager les moyens financiers nécessaires ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle dit également avoir nourri des espoirs lors de la nomination de Naïma Moutchou pour suivre la situation de Mayotte, mais juge aujourd’hui les avancées insuffisantes. <em>« Je me suis dit qu&rsquo;avec une femme à la tête du ministère des Outre-mer, les choses pourraient s&rsquo;accélérer mais finalement, c’est toujours la même position du Gouvernement qui est répétée, que des paroles, et rien ne se passe ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une population forcée de subir </b></h2>
<p style="text-align: justify;">Pendant que les projets s’enlisent, les habitants s’organisent comme ils peuvent. Les cuves de stockage d’eau, autrefois réservées aux établissements publics ou aux entreprises, se multiplient désormais dans les foyers qui peuvent se permettre cet investissement. Une solution de confort pour certains, mais qui soulève une question d’équité : ces réserves permettent de contourner partiellement les tours d’eau mis en place pour répartir la ressource.</p>
<figure id="attachment_13541" aria-describedby="caption-attachment-13541" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-13541" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filtralife-riviere-300x207.jpg" alt="" width="300" height="207" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filtralife-riviere-300x207.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filtralife-riviere-768x529.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filtralife-riviere-150x103.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filtralife-riviere-218x150.jpg 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filtralife-riviere-696x479.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filtralife-riviere.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-13541" class="wp-caption-text">Une machine de l&rsquo;entreprise Filtralife pour filtrer l&rsquo;eau de la rivière en eau potable. Le projet ambitieux n&rsquo;a pas aboutit à Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans le même temps, d’autres initiatives n’ont jamais vu le jour. Les systèmes de filtration de rivière développés par la société Filtralife, qui fonctionnent sans électricité, avaient pourtant reçu un feu vert sanitaire et des commandes publiques. Le projet n’a finalement pas été déployé, bloqué par des contraintes administratives et financières. La communauté d’agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) avait également envisagé, à la fin de l&rsquo;année 2023, d’équiper plusieurs sites avec ces générateurs, mais le marché avait finalement été annulé.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="194" data-end="470">Dans ce contexte, l’eau devient un bien de plus en plus précieux. Les bouteilles en plastique s’entassent dans les foyers, les habitants stockent ce qu’ils peuvent, quand ils le peuvent, et la crise hydrique s’installe dans le quotidien sans perspective claire d’amélioration. La saison des pluies touche pourtant à sa fin. Bientôt, les alizés prendront le relais et avec eux la période la plus vulnérable de l’année, traditionnellement marquée par une baisse des précipitations et la raréfaction de la ressource. Beaucoup espéraient un allègement des tours d’eau ces dernières semaines, d’autant que les pluies ont été abondantes. Rien n’est venu. Ainsi, pendant que les réunions se succèdent, la pénurie, elle, ne prend jamais de pause.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/13/il-ny-a-aucune-volonte-de-sortir-mayotte-concretement-de-la-crise-de-leau-sindigne-anchya-bamana/">« Il n’y a aucune volonté de sortir Mayotte concrètement de la crise de l’eau », s&rsquo;indigne Anchya Bamana</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mayotte face à l’eau : dessalement, bureaucratie et tours d’eau interminables</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/09/mayotte-face-a-leau-dessalement-bureaucratie-et-tours-deau-interminables/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 02:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Crise de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Ironi Bé]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Pamandzi]]></category>
		<category><![CDATA[usine de dessalement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=38524</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Mayotte, alors que la soif chronique persiste, la production d’eau potable reste un équilibre précaire entre techniques sophistiquées et obstacles administratifs.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/09/mayotte-face-a-leau-dessalement-bureaucratie-et-tours-deau-interminables/">Mayotte face à l’eau : dessalement, bureaucratie et tours d’eau interminables</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="419" data-end="1128">De Bouéni à Bandraboua, en passant par Tsingoni et Kawéni, jusqu’en Petite-Terre, les Mahorais commencent la journée par un rituel immuable : vérifier si l’eau coule du robinet. <em>« C’est mon premier réflexe de la journée »,</em> confie Dimitri, habitant des Hauts-Vallons. Entre cuves, jerricans et bouteilles d’eau, compter les heures ou les jours jusqu’au prochain tour d’eau fait partie de la vie quotidienne.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="419" data-end="1128">Depuis 2022, les robinets sont capricieux : un, deux, trois jours sans eau, parfois plus, coupures annoncées ou surprises. Les infrastructures vieillissantes, les fuites sur le réseau et la production limitée de l’unique usine de dessalement de Petite-Terre rendent l’accès à l’eau potable aléatoire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1130" data-end="1923">Pour les autorités, le dessalement de l’eau de mer reste la solution technique la plus consensuelle. Mais transformer ce projet en réalité est un défi colossal. L’usine de Petite-Terre fonctionne à ses limites et subit régulièrement des pannes. Une deuxième usine est en construction à Ironi Bé, censée produire 10.000 m³ par jour d’ici 2026-2027, mais la complexité technique et les enjeux environnementaux rendent cette promesse incertaine.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1130" data-end="1923">Entre-temps, d’autres dispositifs capables d’apporter de l’eau potable rapidement — générateurs atmosphériques ou systèmes de filtration de rivières — restent inutilisés, paralysés par la bureaucratie et le manque de financement. À Mayotte, la crise hydrique est autant technique qu’administrative, et ce sont les habitants qui paient le prix fort.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1130" data-end="1923"><strong>Petite-Terre : une usine qui peine à suivre </strong></h2>
<figure id="attachment_15932" aria-describedby="caption-attachment-15932" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2379-scaled-1.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-15932" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2379-scaled-1-300x225.webp" alt="Mayotte, crise de l'eau," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2379-scaled-1-300x225.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2379-scaled-1-1024x768.webp 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2379-scaled-1-768x576.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2379-scaled-1-1536x1152.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2379-scaled-1-2048x1536.webp 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2379-scaled-1-150x113.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2379-scaled-1-696x522.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2379-scaled-1-1068x801.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2379-scaled-1-1920x1440.webp 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Crise-de-leau-Vigier-Smae-VinciIMG_2379-scaled-1-1320x990.webp 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-15932" class="wp-caption-text">Fin août 2025, l’usine du dessalement de Petite-Terre a connu une panne majeure, réduisant la production à son minimum et entraînant une chute critique des niveaux de réservoirs.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1979" data-end="2680">L’unique usine de dessalement de Petite-Terre, opérationnelle depuis 1998 et étendue en 2017, illustre à elle seule le paradoxe du dessalement à Mayotte. Conçue pour produire jusqu’à 10.000 m³ d’eau potable par jour, elle atteint ses capacités maximales avec peine. « L’osmose inverse », technique retenue, élimine efficacement la quasi-totalité des contaminants, mais les membranes s’encrassent rapidement et les filtres doivent être changés très régulièrement. La maintenance est complexe et coûteuse. Chaque litre d’eau douce nécessite 2 à 2,5 litres d’eau de mer et une consommation électrique considérable, tandis que les rejets de saumure et de produits chimiques menacent les écosystèmes marins environnants, au sein d&rsquo;un lagon déjà fragilisé par le phénomène du blanchissement du corail et le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2682" data-end="3263">Malgré ces performances, les pannes fréquentes et les travaux d’entretien réduisent encore la disponibilité de l’eau, et le réseau vieillissant fait perdre une part significative du volume produit. Le résultat est tangible : les habitants subissent toujours des coupures, parfois prolongées, et dépendent de cuves et jerricans pour leurs besoins quotidiens. Petite-Terre symbolise l’effort technique existant, mais montre aussi à quel point le dessalement reste une solution complexe, coûteuse et limitée, loin d’être immédiate ou suffisante pour l’ensemble de la population.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3270" data-end="3322"><strong>Ironi Bé : un pari technique et environnemental</strong></h2>
<figure id="attachment_37489" aria-describedby="caption-attachment-37489" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/chantier-ironi-be.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-37489" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/chantier-ironi-be-300x223.jpg" alt="Mayotte, usine de dessalement, Ironi Bé, " width="300" height="223" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/chantier-ironi-be-300x223.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/chantier-ironi-be-768x571.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/chantier-ironi-be-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/chantier-ironi-be-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/chantier-ironi-be-696x518.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/chantier-ironi-be-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/chantier-ironi-be.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-37489" class="wp-caption-text">Le chantier de la future usine de dessalement d’Ironi Bé avance malgré les inquiétudes environnementales (photographie/David Lorieux)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3324" data-end="4053">La deuxième usine, prévue à Ironi Bé, illustre les ambitions — et les limites — du dessalement sur ce petit caillou mahorais. Conçue également pour produire 10.000 m³ d’eau potable par jour, elle doit combler un déficit chronique sur une île où la consommation augmente de 5 % par an. Mais le projet se heurte à des obstacles techniques et environnementaux majeurs : le rejet de saumure deux fois plus salée dans le lagon presque fermé menace coraux et herbiers, tandis que la mangrove sera partiellement détruite pour faire passer les conduites. La maintenance, la consommation énergétique et la complexité technique de « l’osmose inverse » ne laissent aucune marge d’erreur : tout retard ou panne pourrait reproduire les coupures déjà quotidiennes dans l’île.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4055" data-end="4465">Des associations locales dénoncent un « écocide », tandis que le syndicat mixte LEMA défend une approche de compensation et de suivi environnemental sur trois ans. Le débat dépasse la technique : il oppose urgence hydrique et protection des écosystèmes, rappelant que le dessalement, aussi sophistiqué soit-il, reste une solution fragile et coûteuse pour un territoire déjà à la limite de ses ressources.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4472" data-end="4527"><strong>Solutions alternatives : l’eau qui n’arrive jamais</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="4529" data-end="5103">En parallèle, des dispositifs capables d’apporter de l’eau potable rapidement restent inutilisés. Générateurs atmosphériques, fontaines transformant l’humidité de l’air en eau potable, systèmes de filtration des rivières — les machines existent et ont fait leurs preuves à l’étranger.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4529" data-end="5103">Mais sur le 101ème département français, elles se heurtent aux coûts élevés, aux freins administratifs et au manque de coordination. L’installation de quelques générateurs dans des écoles ou dispensaires permet certes de fournir 10. 000 litres d’eau par jour ponctuellement, mais ne résout en rien la crise globale pour le grand public.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5105" data-end="5393">En attendant, à Mayotte, l’urgence n’est pas de produire plus d’eau, mais de faire fonctionner ce qui existe. Pendant que les chantiers avancent au pas de charge, les habitants continuent leur rituel quotidien : ouvrir le robinet et espérer que l’eau coule.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="150" data-end="883">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/09/mayotte-face-a-leau-dessalement-bureaucratie-et-tours-deau-interminables/">Mayotte face à l’eau : dessalement, bureaucratie et tours d’eau interminables</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« On a les bases pour une reconstruction pleine et entière », affirme Manuel Valls</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/02/on-a-les-bases-pour-une-reconstruction-pleine-et-entiere-affirme-manuel-valls-apres-sa-premiere-journee-de-visite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Sep 2025 02:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[GEPOMAY]]></category>
		<category><![CDATA[Maison France-Services de Sada]]></category>
		<category><![CDATA[Mangrove de Tsimkoura]]></category>
		<category><![CDATA[Manuel Valls]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ministre des outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[usine de dessalement]]></category>
		<category><![CDATA[Visite officielle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=36109</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, a entamé, ce lundi 1er septembre, sa première journée à Mayotte en abordant plusieurs enjeux prioritaires pour l’île. Au programme : sécurité, gestion des déchets, inauguration de la nouvelle Maison France Services de Sada, visite d’une école élémentaire touchée par le cyclone, rencontre avec les acteurs de la protection de l’environnement et inspection du chantier de l’usine de dessalement d’Ironi Bé.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/02/on-a-les-bases-pour-une-reconstruction-pleine-et-entiere-affirme-manuel-valls-apres-sa-premiere-journee-de-visite/">« On a les bases pour une reconstruction pleine et entière », affirme Manuel Valls</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En ouverture de sa visite de deux jours à Mayotte, ce lundi 1er septembre, le ministre des Outre-mer Manuel Valls a rencontré au gymnase de Labattoir les 120 nouveaux policiers récemment affectés sur l’île, soulignant leur engagement et la priorité donnée au renforcement de la sécurité. Le Gouvernement a affirmé sa volonté de garantir aux Mahorais <em>« la paix civile et la sécurité du quotidien »</em> d’ici 2026, en prévoyant dès cette année la formation d’auxiliaires Mahorais pour soutenir les forces de l’ordre, ainsi qu’un renforcement de la police judiciaire à partir de 2026.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Aux Badamiers, Manuel Valls prié d&rsquo;accélérer le traitement des déchets</strong></h2>
<figure id="attachment_36122" aria-describedby="caption-attachment-36122" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36122" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0058-300x200.jpg" alt="Mayotte, Manuel Valls, visite officielle," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0058-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0058-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0058-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0058-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0058-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0058-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0058-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0058-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0058-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0058-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-36122" class="wp-caption-text">Manuel Valls à l&rsquo;écoute du président du Sidevam, Houssamoudine Abdallah (à gauche sur la photo), et du gérant de Maoré Territoires, Franck Toy. Les deux syndicats appellent à une accélération du rythme pour libérer Petite-Terre, puis Mayotte, de ses déchets.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Manuel Valls s&rsquo;est ensuite rendu sur le site de l&rsquo;opérateur d’infrastructures et de réseaux numériques TDF à Pamandzi. Réquisitionné depuis Chido pour servir de zone-tampon et y déposer plusieurs milliers de tonnes de déchets, le site est divisé en deux parties. L&rsquo;une gérée par le Syndicat Intercommunal pour la gestion et le traitement des Déchets de Mayotte (Sidevam) qui concerne les déchets organiques, la seconde par Maoré Territoires, un syndicat mixte chargé de la gestion des déchets ménagers et assimilés sur le territoire, qui regroupe les déchets d&rsquo;ameublements, bois, métaux, tôles, électroménagers.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de sa visite le 8 avril dernier, Manuel Valls avait été <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/09/manuel-valls-face-a-la-gestion-des-dechets-sur-la-zone-tampon-de-mtsapere/">confronté à la problématique du traitement des déchets sur le terre plein de M&rsquo;tsapéré</a>. Chanoor Cassam, le directeur général des services du Sidevam, avait alerté sur la nécessité d&rsquo;obtenir des financements pour payer les entreprises prestataires, non-payées depuis le cyclone. « <em>Deux jours après sa dernière visite d&rsquo;avril, les choses ont avancé. Nous avons reçu via les fonds d&rsquo;amorçage, près de 3 millions d&rsquo;euros. Ça nous a permis de souffler »</em>, explique le directeur, cinq mois plus tard. Une enveloppe supplémentaire de 1.500.000 euros est attendue par le Sidevam pour poursuivre ses activités.</p>
<figure id="attachment_36124" aria-describedby="caption-attachment-36124" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36124" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0040-300x200.jpg" alt="Mayotte, Manuel Valls, visite officielle," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0040-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0040-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0040-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0040-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0040-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0040-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0040-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0040-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0040-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0040-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-36124" class="wp-caption-text">Depuis Chido le site de TDF, opérateur d’infrastructures et de réseaux numériques, est réquisitionné pour y disposer les déchets.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>Même si on reçoit de moins en moins de déchets sur les zones tampons, il reste du travail à faire et le système s&rsquo;essouffle. Les délais sont trop longs pour recevoir les aides », </em>ajoute-t-il<em>. </em>« <em>Pour terminer le traitement des déchets post-Chido il nous faut 10 millions d&rsquo;euros sur l&rsquo;ensemble du territoire ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Tout ça prend du temps, il reste encore beaucoup à faire »</em>, a indiqué Manuel Valls, néanmoins confiant sur le fait de trouver des solutions. Face aux réponses plutôt laconiques du ministre sur le sujet, Chamsia Mohamed, adjointe au maire de Labattoir en charge de l&rsquo;environnement et de la transition écologique, a rappelé la nécessité d&rsquo;accélérer le tempo pour libérer Petite-Terre de ces déchets, en travaillant la nuit, les week-ends ou plus tôt le matin. Des « <em>petites mesures »</em> qui selon elles feront la différence.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais du côté des ouvriers, la tâche est difficile, accélérer le rythme risque d&rsquo;attiser la colère. « <em>On en peut plus, c&rsquo;est vraiment difficile avec toute cette poussière. Tous les jours on est là, les déchets continuent à arriver, ça ne s&rsquo;arrête pas »</em>, témoignait un ouvrier en amont de la visite.</p>
<figure id="attachment_36126" aria-describedby="caption-attachment-36126" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36126" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-300x200.jpg" alt="Mayotte, Manuel Valls, visite officielle" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-36126" class="wp-caption-text">Une fois les déchets empaquetés, ils doivent être acheminés vers la métropole ou La Réunion pour être recyclés. Aux Badamiers, le site n&rsquo;a envoyé que 3 conteneurs contre une quinzaine en Grande Terre. La date pour libérer le terrain de TDF est fixée à novembre, une échéance qui semble impossible pour les acteurs.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>Depuis le cyclone, il y a trois conteneurs de déchets qui sont partis de Petite-Terre pour être recyclés, principalement à La Réunion mais aussi en métropole, en Grande-Terre on est à une quinzaine »,</em> a constaté Franck Toy, gérant de Maoré Territoires. « <em>On doit libérer le terrain d&rsquo;ici novembre, à ce rythme ce n&rsquo;est pas faisable ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ali Omar, <span class="fw-bold">vice-président </span>chargé de l&rsquo;administration générale, du transport et de la transition écologique, au Conseil départemental, a indiqué avoir débuté l&rsquo;écriture des cahiers des charges pour commander deux grandes barges afin de faciliter l&rsquo;évacuation des déchets. Une initiative saluée mais qui sera trop longue, selon les deux syndicats, surtout à l&rsquo;approche de la saison des pluies.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un point éducation et protection de l&rsquo;environnement</strong></h2>
<figure id="attachment_36145" aria-describedby="caption-attachment-36145" style="width: 252px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36145" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-252x300.jpeg" alt="Mayotte, Manuel Valls, visite officielle," width="252" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-252x300.jpeg 252w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-861x1024.jpeg 861w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-768x913.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-150x178.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-300x357.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada-696x827.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Maison-FS-Sada.jpeg 885w" sizes="auto, (max-width: 252px) 100vw, 252px" /><figcaption id="caption-attachment-36145" class="wp-caption-text">La Maison France-Services de Sada, comporte toutes les prestations France-Services, mais aussi de la CSSM, de La Poste, du CCAS de Sada, et un centre social avec un lieu d&rsquo;accueil enfants-parents.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="98" data-end="490">Le ministre a poursuivi sa visite à Sada pour inaugurer la nouvelle Maison France Services, un projet centralisant les démarches administratives, et proposant un lieu d&rsquo;accueil enfants-parents très attendu pour renforcer les services de proximité. Le projet d&rsquo;un montant de 3.2 millions d&rsquo;euros est financé par l’État à hauteur de 1,6 million d’euros, avec le soutien de la communauté de communes (315.000€), de la Caisse de sécurité sociale de Mayotte (300.000€) et de la ville de Sada.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="492" data-end="845">Il s’est ensuite rendu à Bouéni à l’école élémentaire Mamoussa de Hagnoundrou, fortement touchée par le cyclone Chido, pour faire le point sur la reconstruction. La commune avait indiqué que 80 % des travaux seraient finalisés avant la rentrée 2025, les 20 % restants devant être réalisés pendant les vacances, en attendant les fonds d’urgence de l’État. La rentrée a été effectuée le 25 août dernier, mais toujours avec des rotations.</p>
<figure id="attachment_31090" aria-describedby="caption-attachment-31090" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-31090" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Mangrove-300x225.jpg" alt="CAGNM, environnement, subvention, nord, association, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Mangrove-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Mangrove-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Mangrove-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Mangrove-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Mangrove.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-31090" class="wp-caption-text">La mangrove de Tsimkoura et de la baie de Bouéni est la plus grande mangrove du territoire. Elle a fortement aidé à limiter l&rsquo;impact du cyclone sur la côte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="847" data-end="1305">Vers 15 h 30 à Tsimkoura, Manuel Valls a découvert les actions du Conservatoire du littoral et du Gepomay pour protéger et restaurer la mangrove, notamment celle de Chirongui et de la baie de Bouéni. Ces milieux, très affectés par Chido, sont essentiels pour la protection des villages et abritent le crabier blanc, espèce en danger critique. Les responsables ont souligné l’importance de prévoir un budget suffisant pour préserver ces zones naturelles. « <em>La mangrove est un milieu qui a été très fortement touché par Chido »</em>, a remarqué Emilien Dautrey, directeur du Gepomay, gestionnaire d&rsquo;une partie de la mangrove. Le ministre d&rsquo;État a confié que 17,5 millions seront mobilisés pour la réhabilitation de la biodiversité de l&rsquo;île.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Deux années difficiles » avant la mise en service de l&rsquo;usine d&rsquo;Ironi Bé</strong></h2>
<figure id="attachment_36150" aria-describedby="caption-attachment-36150" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-36150 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0064-300x200.jpg" alt="Mayotte, Manuel Valls, visite officielle," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0064-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0064-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0064-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0064-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0064-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0064-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0064-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0064-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0064-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0064-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-36150" class="wp-caption-text">Manuel Valls a fait le point sur l&rsquo;avancée des travaux de l&rsquo;usine de dessalement d&rsquo;Ironi Bé.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">De l&rsquo;autre côté de Grande-Terre, à l&rsquo;Est, Manuel Valls a terminé sa journée en se rendant sur le chantier de l&rsquo;usine de dessalement d&rsquo;Ironi Bé. L&rsquo;usine <span class="relative -mx-px my-[-0.2rem] rounded px-px py-[0.2rem] transition-colors duration-100 ease-in-out">a pour objectif de produire 10.000 mètres cubes d&rsquo;eau potable par jour, afin de répondre aux besoins croissants en eau de la population.</span> <span class="relative -mx-px my-[-0.2rem] rounded px-px py-[0.2rem] transition-colors duration-100 ease-in-out">Ce projet, d&rsquo;un coût total de près de 95 millions d&rsquo;euros, est financé par l&rsquo;État, l&rsquo;Europe, le LEMA et le FCTVA et s</span><span class="relative -mx-px my-[-0.2rem] rounded px-px py-[0.2rem] transition-colors duration-100 ease-in-out">a mise en service est prévue pour 2027.</span></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>En attendant la mise en service de l&rsquo;usine, ce seront deux années encore difficiles »</em>, prévient Manuel Valls, faisant référence aux tours d&rsquo;eau. Le ministre s&rsquo;est félicité de l&rsquo;avancée des forages, au moment où une septième campagne a été lancée. Il a également souligné l&rsquo;importance de continuer les travaux de détection et de réparation des fuites d&rsquo;eau à travers le territoire. « <em>On vient de très loin il faut le rappeler. Ce sera compliqué mais on tient le bon bout. Le plus important c&rsquo;est de montrer aux Mahorais que ce ne sont pas des paroles en l&rsquo;air »</em>.</p>
<figure id="attachment_36153" aria-describedby="caption-attachment-36153" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36153" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Ironi-Be-300x225.jpeg" alt="Mayotte, Manuel Valls, visite officielle," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Ironi-Be-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Ironi-Be-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Ironi-Be-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Ironi-Be-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Ironi-Be-2048x1536.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Ironi-Be-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Ironi-Be-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Ironi-Be-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Ironi-Be-1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Ironi-Be-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Ironi-Be-1320x990.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-36153" class="wp-caption-text">Les différents bâtiments et infrastructures de l&rsquo;ouvrage qui doit être prêt en 2027.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le ministre a rappelé que le chantier se déroule sur une zone qui a reçu un avis favorable du Parc naturel marin de Mayotte et que c&rsquo;est suite à cette décision que le chantier a débuté. Antoine Bajeux, ingénieur chez Egis, a insisté sur le fait que les travaux prennent en considération la présence de crabiers blancs. Si l&rsquo;espèce est repérée, le chantier sera, selon lui, mis en pause pendant plusieurs mois. L&rsquo;ingénieur précise aussi que pour le moment le calendrier est respecté.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>C&rsquo;est mon cinquième déplacement à Mayotte depuis Chido, il y a beaucoup de choses à faire, mais je vois aussi toute une vie et une économie qui reprend »</em>, a noté Manuel Valls. « <em>Il faut que les entreprises puissent suivre, mais l&rsquo;argent arrive, la loi a été votée. On a les bases pour la reconstruction pleine et entière de Mayotte ».</em></p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/02/on-a-les-bases-pour-une-reconstruction-pleine-et-entiere-affirme-manuel-valls-apres-sa-premiere-journee-de-visite/">« On a les bases pour une reconstruction pleine et entière », affirme Manuel Valls</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Petite-Terre privée d&#8217;eau depuis mercredi : l&#8217;usine de dessalement enchaîne les pannes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/29/petite-terre-privee-deau-depuis-mercredi-lusine-de-dessalement-enchaine-les-pannes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Aug 2025 06:28:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[coupure d'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Crise de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[SMAE]]></category>
		<category><![CDATA[usine de dessalement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Petite-Terre est privée d’eau ce vendredi 29 août après un nouvel incident nocturne à l’usine de dessalement, annonce la SMAE.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/29/petite-terre-privee-deau-depuis-mercredi-lusine-de-dessalement-enchaine-les-pannes/">Petite-Terre privée d&rsquo;eau depuis mercredi : l&rsquo;usine de dessalement enchaîne les pannes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="239" data-end="542">La Société Mahoraise des Eaux (SMAE) annonce ce vendredi 29 août une coupure générale d’eau à Petite-Terre dès 7h30. En cause : un incident survenu à 2h du matin à l’usine de dessalement, réduisant la production à son minimum et entraînant une chute critique des niveaux de réservoirs.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="0" data-end="48"><strong>Une succession d’incidents depuis mercredi</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="50" data-end="297">La SMAE se veut sobre dans ses mots, mais le constat est brutal : <em>« actuellement, la capacité de production de l’Usine est minimale et les niveaux des réservoirs sont très bas ».</em> Traduction : les gouttes sont rares aux robinets des petits terriens.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="299" data-end="712">L’opérateur assure qu’il n’avait pas d’autre choix que de couper l’eau pour préserver l’alimentation des abonnés dits <em>« prioritaires »</em>, au premier rang desquels le Centre hospitalier de Mayotte. La remise en service, elle, se fera au compte-gouttes : entre 14h et 18h pour le secteur 1 (Labattoir Centre, Pamandzi Est, La Vigie Pamandzi), et seulement entre 18h et 20h pour le secteur 2 (Labattoir – Badamiers).</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="714" data-end="1109">Ce nouvel épisode n’est que la suite d’une longue série. Mercredi 27 août déjà, une casse sur l’adduction principale, combinée à une panne électrique à l’usine de dessalement, avait mis l’île à sec. Le lendemain, rebelote : une nouvelle casse « majeure » plongeait à nouveau Dzaoudzi, La Vigie, Labattoir et Pamandzi Ouest dans la soif, avec une remise en eau parcellaire, tard dans la soirée.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1417" data-end="1451"><strong>Une crise hydrique chronique</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1452" data-end="1862">Après trois jours de coupures successives, les habitants de Petite-Terre vivent une situation de plus en plus difficile. Cet épisode met une nouvelle fois en lumière la fragilité chronique de l’approvisionnement en eau à Mayotte. Depuis 2023, la gravité de la crise a conduit les autorités à instaurer des <em>« tours d’eau »</em> drastiques, toujours en vigueur aujourd’hui.</p>
<p data-start="1452" data-end="1862">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/29/petite-terre-privee-deau-depuis-mercredi-lusine-de-dessalement-enchaine-les-pannes/">Petite-Terre privée d&rsquo;eau depuis mercredi : l&rsquo;usine de dessalement enchaîne les pannes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>SMAE : Une « nouvelle casse importante » à l&#8217;usine, Petite-Terre sans eau dès 18h</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/28/smae-une-nouvelle-casse-importante-a-lusine-petite-terre-sans-eau-des-18h/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 14:50:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[coupure d'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Crise de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[SMAE]]></category>
		<category><![CDATA[usine de dessalement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La SMAE annonce une interruption temporaire de l’eau ce soir pour plusieurs secteurs de Petite-Terre, à cause d’une panne majeure sur l’usine de dessalement.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/28/smae-une-nouvelle-casse-importante-a-lusine-petite-terre-sans-eau-des-18h/">SMAE : Une « nouvelle casse importante » à l&rsquo;usine, Petite-Terre sans eau dès 18h</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="475" data-end="742">Après les incidents de mercredi, Petite-Terre subit ce jeudi une nouvelle perturbation dans la distribution d’eau potable. La Mahoraise des Eaux a annoncé des coupures ciblées pour gérer les niveaux insuffisants dans les réservoirs.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="767" data-end="1221"><strong data-start="767" data-end="817">Une panne aggravant un système déjà fragile</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="767" data-end="1221">Hier, la SMAE avait déjà signalé une double défaillance : une casse sur l’adduction principale et un problème électrique à l’usine de dessalement, qui avait asséché le réservoir de tête. Ce jeudi,<em> « une nouvelle casse importante »</em> sur l’usine de dessalement empêche l’alimentation normale des secteurs 1 et 3 de Petite-Terre.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1223" data-end="1690"><strong data-start="1223" data-end="1267">Coupures prévues dès ce soir</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1223" data-end="1690">Dans ce contexte, la SMAE estime<em> « impératif d’effectuer une coupure d’eau »</em> dès ce soir : à partir de 18h, les secteurs Dzaoudzi, La Vigie – Labattoir et Pamandzi Ouest seront privés d’eau. L&rsquo;alimentation reprendra progressivement à partir de 20h pour La Vigie – Pamandzi, Pamandzi Est et Labattoir Centre. Les habitants sont invités à anticiper leur consommation et à suivre les communications officielles.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/28/smae-une-nouvelle-casse-importante-a-lusine-petite-terre-sans-eau-des-18h/">SMAE : Une « nouvelle casse importante » à l&rsquo;usine, Petite-Terre sans eau dès 18h</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Coupure technique d&#8217;eau : Petite-Terre à sec, la SMAE invoque un réservoir « vide »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/27/coupure-technique-deau-petite-terre-a-sec-la-smae-invoque-un-reservoir-vide/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 05:49:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[coupure d'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Crise de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[SMAE]]></category>
		<category><![CDATA[usine de dessalement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=35560</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une casse sur le réseau principal et une défaillance électrique ont asséché le réservoir de Petite-Terre, entraînant une nouvelle coupure en dehors des tours d’eau planifiés.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/27/coupure-technique-deau-petite-terre-a-sec-la-smae-invoque-un-reservoir-vide/">Coupure technique d&rsquo;eau : Petite-Terre à sec, la SMAE invoque un réservoir « vide »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="475" data-end="829">Le communiqué est tombé ce mercredi 27 août au matin. Derrière les termes de la Société Mahoraise des Eaux (SMAE), c’est la fragilité de l’approvisionnement en eau de Mayotte qui apparaît une nouvelle fois. En plus des tours d’eau réguliers, qui rythment désormais le quotidien des habitants, des coupures supplémentaires s’imposent, souvent imprévues.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="831" data-end="1209"><em>« Une casse sur adduction principale qu’a déséquilibré le système en Grande-Terre, empêchant l’apport du sealine. Une défaillance électrique à l’usine du dessalement. Le réservoir de tête de Petite-Terre se trouve actuellement vide. Nous sommes obligés à faire la coupure pour remonter son niveau »</em>, précise la SMAE dans son communiqué.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1211" data-end="1560">Cette double défaillance a entraîné l’arrêt de la distribution sur les secteurs de Labattoir et Badamiers, avec une réouverture annoncée entre 14 heures et 18 heures ce jour. Mais l’incertitude demeure : le retour de l’électricité à l’usine de dessalement comme la remise en service de l’adduction principale ne sont pas garantis dans les délais annoncés.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1562" data-end="1905">L’épisode souligne la vulnérabilité d’un système déjà très contraint. L’usine de dessalement de Petite-Terre, mise en service pour sécuriser l’alimentation, connaît des dysfonctionnements répétés depuis plusieurs années. La perspective d’un dispositif similaire à Ironi Bé, sur Grande-Terre, interroge alors même que le modèle existant peine à répondre aux besoins.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/27/coupure-technique-deau-petite-terre-a-sec-la-smae-invoque-un-reservoir-vide/">Coupure technique d&rsquo;eau : Petite-Terre à sec, la SMAE invoque un réservoir « vide »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le chantier de l&#8217;usine de dessalement d&#8217;Ironi Bé a commencé !</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/26/le-chantier-de-lusine-de-dessalement-dironi-be-a-commence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 01:15:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Ironi Bé]]></category>
		<category><![CDATA[usine de dessalement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=31823</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les automobilistes venant du Sud et du Centre de l&#8217;île pour se rendre à Mamoudzou ont dû remarquer que depuis une dizaine de jours une large parcelle à Ironi Bé avait été défraîchie et débroussaillée. Il s&#8217;agit en effet des travaux de construction de l&#8217;usine de potabilisation par dessalement et de la plateforme de prise [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/26/le-chantier-de-lusine-de-dessalement-dironi-be-a-commence/">Le chantier de l&rsquo;usine de dessalement d&rsquo;Ironi Bé a commencé !</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les automobilistes venant du Sud et du Centre de l&rsquo;île pour se rendre à Mamoudzou ont dû remarquer que depuis une dizaine de jours une large parcelle à Ironi Bé avait été défraîchie et débroussaillée. Il s&rsquo;agit en effet des travaux de construction de l&rsquo;usine de potabilisation par dessalement et de la plateforme de prise d&rsquo;eau et de rejet. Attendue depuis longtemps, cette usine va enfin voir le jour !</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;un montant total de près de 95 millions d&rsquo;euros (94.591.338 €), elle est financée par l&rsquo;État à hauteur d&rsquo;un peu plus de 21 millions d&rsquo;euros (21.200.000 €) ; par l&rsquo;Europe avec le fonds Feder de près de 38 millions d&rsquo;euros (37.874.574 €), soit plus de 40% du coût total ; le LEMA contribue à hauteur de 20 millions d&rsquo;euros ; et enfin le FCTVA (fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée) pour plus de 15,5 millions d&rsquo;euros (15.512.803 €).</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/26/le-chantier-de-lusine-de-dessalement-dironi-be-a-commence/">Le chantier de l&rsquo;usine de dessalement d&rsquo;Ironi Bé a commencé !</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mayotte face à la crise de l’eau : bientôt une sortie de l&#8217;urgence ?</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/21/mayotte-face-a-la-crise-de-leau-bientot-une-sortie-de-lurgence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 02:15:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Crise de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Forages]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Retenue collinaire]]></category>
		<category><![CDATA[usine de dessalement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=29238</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Mayotte, la gestion de l’eau repose sur un défi structurel de longue date. En l’absence de solution simple, des réponses techniques à court, moyen et long terme sont progressivement mises en œuvre. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/21/mayotte-face-a-la-crise-de-leau-bientot-une-sortie-de-lurgence/">Mayotte face à la crise de l’eau : bientôt une sortie de l&rsquo;urgence ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’eau a longtemps été une ressource rare à Mayotte, mais aujourd’hui, c’est bien plus qu’une simple question de rareté. Elle est devenue un enjeu structurel, auquel les autorités tentent d’apporter des réponses durables, malgré des difficultés persistantes. Depuis plusieurs années, l’île connaît des pénuries d’eau de plus en plus fréquentes, aggravées par des sécheresses extrêmes et des infrastructures vieillissantes. En 2023, Mayotte a été plongée dans une crise de l’eau d’une ampleur sans précédent, aggravée par une sécheresse historique et une gestion défaillante des infrastructures. Les coupures, qui pouvaient durer jusqu’à deux jours sur trois, ont touché une grande partie de la population, entraînant de lourdes conséquences sanitaires, notamment une recrudescence des maladies d’origine hydrique.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation est d’autant plus préoccupante que Mayotte, contrairement à d’autres territoires ultramarins, présente des caractéristiques géographiques et démographiques uniques. Avec une croissance démographique rapide et un territoire insulaire exigu, la gestion de l’eau devient une équation complexe. Si les promesses politiques et les mesures d’urgence se sont succédées, les coupures d&rsquo;eau ont persisté. Aujourd&rsquo;hui, les habitants sont privés d’eau jusqu’à deux à trois jours par semaine. Face à ce défi, qui perturbe le quotidien de centaines de milliers de Français, la question demeure : comment résoudre cette crise de l’eau à Mayotte ? Et surtout, quel avenir pour l’eau sur cette île, confrontée à des projets ambitieux, mais fragiles, dans un contexte difficile, marqué par les séquelles laissées par le cyclone Chido le 14 décembre 2024 ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pour tenter de répondre à ces interrogations, nous avons échangé avec Yves Kocher, directeur de l’eau et de l’assainissement pour le Plan Eau Mayotte. Il coordonne les efforts de l’État, des collectivités locales et des entreprises pour résoudre cette crise. Dans cette interview, il fait un état des lieux de la situation et dévoile les pistes de solutions envisagées.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les racines profondes de la crise de l’eau à Mayotte : un problème structurel</b><b></b></h2>
<figure id="attachment_15320" aria-describedby="caption-attachment-15320" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-15320" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-225x300.webp" alt="Retenue collinaire, Mayotte, eau," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-1152x1536.webp 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-1536x2048.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-1068x1424.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1-1320x1760.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Rentenue-Collinaire-Combani-07112023IMG_3229-scaled-1.webp 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-15320" class="wp-caption-text">Lors de la crise de l&rsquo;eau particulièrement sévère en 2023, la vidange des retenues collinaires était imminente</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="184" data-end="540">À Mayotte, la pénurie d’eau, devenue chronique, s’explique par une combinaison de facteurs climatiques, techniques et structurels. En 2023, une sécheresse exceptionnelle a mis à nu les limites d’un système déjà sous tension, dans un département où les ressources naturelles sont insuffisantes pour répondre aux besoins d’une population en forte croissance. «<em> Si les rivières ne sont pas alimentées, le syndicat des eaux ne peut pas faire grand-chose</em> », résume Yves Kocher, directeur de l’eau et de l’assainissement pour le Plan Eau Mayotte. Les prises en rivières et les retenues collinaires, censées pallier les manques d&rsquo;eau, notamment en saison sèche, se sont révélées très limitées face à la baisse prolongée des précipitations.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="874" data-end="1230">Mais la crise dépasse les seuls facteurs climatiques. La production d’eau plafonne à 38.000 m³ par jour, loin des 48.000 m³ nécessaires. Un réseau vieillissant, encore vulnérable aux fuites, contribue aux tensions existantes. Trois verrous majeurs restent à relever pour espérer une sortie durable de la crise : une capacité de production insuffisante, un réseau inadapté et des infrastructures vieillissantes.</p>
<h2 style="text-align: center;"> <b>Les projets en cours : un flot d’espoir, mais à quel débit ?<span class="Apple-converted-space"> </span></b><b></b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="107" data-end="551">Face à la pénurie persistante, les autorités ont lancé un vaste plan de rattrapage : le Contrat de progrès pour l’eau et l’assainissement, signé en 2022, prévoit 411 millions d’euros d’investissements sur cinq ans. Il vise à moderniser les réseaux, augmenter la capacité de production et renforcer la gouvernance. Parmi les chantiers prévus : une seconde usine de dessalement à Ironi Bé, une troisième retenue collinaire et de nouveaux forages.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="107" data-end="551">« <em>Les crédits sont là, les travaux avancent, les engagements sont tenus</em> », affirme Yves Kocher. Mais les délais nourrissent l’impatience. « <em>Tant que l’eau ne coule pas au robinet, les habitants ont du mal à y croire</em> », concède-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="684" data-end="1036">Pilier de ce plan, la nouvelle et deuxième usine de dessalement à Ironi Bé, dont le début des travaux est prévu pour juin 2025. Elle produira 10.000 m³ d’eau par jour, soit un quart des besoins actuels de l’île. Un projet jugé « <em>indispensable</em> » par ses défenseurs pour sortir de la crise, l’unique installation en service de ce type, à Petite-Terre, étant déjà aux limites de ses capacités de production. «<em> C’est cette usine d&rsquo;Ironi Bé nous sortira de l’urgence</em> <em>de la crise de l&rsquo;eau »</em>, promet Yves Kocher. Mais cette technologie, énergivore et génératrice de saumure rejetée en mer, suscite des inquiétudes environnementales.</p>
<figure id="attachment_13849" aria-describedby="caption-attachment-13849" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1022-scaled-1.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-13849" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1022-scaled-1-225x300.webp" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1022-scaled-1-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1022-scaled-1-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1022-scaled-1-1152x1536.webp 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1022-scaled-1-1536x2048.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1022-scaled-1-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1022-scaled-1-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1022-scaled-1-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1022-scaled-1-1068x1424.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1022-scaled-1-1320x1760.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1022-scaled-1.webp 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-13849" class="wp-caption-text">La 7ème campagne de forages, débutée en 2025, prévoit 20 forages supplémentaires pour atteindre une production de 3.500 à 4.500 m³/jour.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="684" data-end="1036">Autre solution mobilisée : les forages. Aujourd’hui, une vingtaine sont en activité sur le département, représentant 20 % de la production d’eau. De nouvelles campagnes pourraient ajouter jusqu’à 6.000 m³ par jour. «<em> Un forage coûte bien moins cher qu’une usine et fournit une eau de très bonne qualité à son état brut</em> », souligne Yves Kocher, tout en rappelant le rendement incertain et les limites des nappes souterraines mahoraises, encore mal connues par les scientifiques.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1038" data-end="1544">L’exploitation accrue des nappes phréatiques pose en effet la question de sa durabilité. « <em>Il y a une marge de manœuvre, mais une limite à ne pas franchir</em> », prévient-il. « <i>On ignore souvent comment les nappes souterraines sont interconnectées, leur alimentation, et jusqu’où on peut aller en termes de pompage </i>», explique Yves Kocher. Le risque de sur-exploitation, bien qu’encore mal quantifié, reste une préoccupation.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La croissance démographique accentue la pression sur les ressources</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="276" data-end="529">Alors que des projets d’envergure visent à accroître la production d’eau, leur efficacité reste tributaire d’un réseau de distribution vétuste, incapable d’acheminer correctement l’eau produite. Sur le terrain, les améliorations se font encore attendre. La pression démographique rend la tâche plus ardue. Avec une population appelée à franchir les 450.000 habitants d’ici à 2030, la demande en eau s’annonce bien supérieure aux capacités actuelles. «<em> Ce déséquilibre entre croissance démographique et infrastructures constitue un véritable défi d’anticipation : plus la population augmente, plus la consommation grimpe, mais les infrastructures ne suivent pas toujours au même rythme »</em>, observe Yves Kocher.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="203" data-end="273"><strong>La crise de l’eau révélatrice d&rsquo;un déficit d’anticipation </strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="275" data-end="719">Si la sécheresse exceptionnelle de 2023 a agi comme un révélateur, la crise de l’eau à Mayotte s’inscrit dans un héritage plus ancien : celui d&rsquo;un manque d&rsquo;investissement sur le long terme et une gestion fragmentée des ressources. Par ailleurs, comme d’autres territoires insulaires, l’île dépend exclusivement de ses ressources locales, limitées, vulnérables et sensibles aux effets du changement climatique. « <em>Quand on est sur une île, on fait avec l’eau de l’île. C’est un pléonasme, mais c’est une réalité</em> ».</p>
<figure id="attachment_23503" aria-describedby="caption-attachment-23503" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Retenue-collinaire-sept-2024.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23503" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Retenue-collinaire-sept-2024-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Retenue-collinaire-sept-2024-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Retenue-collinaire-sept-2024-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Retenue-collinaire-sept-2024-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Retenue-collinaire-sept-2024-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Retenue-collinaire-sept-2024.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23503" class="wp-caption-text">En mars 2025, le projet de la troisième retenue collinaire à l’Ouroveni, initié il y a 20 ans, a franchi une étape majeure avec la signature des actes de cession des terrains</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1102" data-end="1514">À cela s’ajoute un manque de moyens pour anticiper les scénarios climatiques les plus critiques. « <em>Les grandes collectivités métropolitaines peuvent se permettre de modéliser un « scénario du pire ». À Mayotte, ce n’est pas le cas. On n’a ni les outils ni les marges financières pour l’anticiper pleinement, et même en Hexagone, tout le monde n’est pas capable de le mettre en œuvre</em> », observe-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1516" data-end="1801">Les périodes de sécheresse prolongées, autrefois rares, deviennent plus fréquentes et imprévisibles. Même si la saison des pluies de 2025 a été favorable, rien ne garantit que 2026 ne connaîtra pas une nouvelle crise. « <em>On fait avec la pluie qui nous tombe sur la tête</em> », résume le directeur de l’eau et de l’assainissement pour le Plan Eau Mayotte. Mis en place depuis 2022, le Contrat de progrès apporte des réponses d’urgence, qu’il conviendra d’adapter à l’avenir. «<em> À long terme, il sera nécessaire de définir une stratégie claire pour 2050 ou 2070 : quelle part accorder à chaque ressource ? Jusqu’où développer le dessalement ? Peut-on continuer à exploiter les nappes souterraines ?</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1516" data-end="1801">Pour l&rsquo;expert, la question n’est plus seulement technique, mais stratégique. «<em> Les ressources en eau sont fragiles — en quantité, en qualité — et elles le seront encore plus demain. Mayotte est un cas emblématique, mais elle n’est pas seule</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1516" data-end="1801"><strong>L&rsquo;eau du robinet : restaurer la confiance, goutte après goutte </strong></h2>
<figure id="attachment_24417" aria-describedby="caption-attachment-24417" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/majicavo-dechet.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24417" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/majicavo-dechet-300x200.jpg" alt="déchets, dépôt sauvage, Majicavo" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/majicavo-dechet-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/majicavo-dechet-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/majicavo-dechet-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/majicavo-dechet-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/majicavo-dechet.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-24417" class="wp-caption-text">La crise de l’eau à Mayotte a entraîné une hausse de la consommation d’eau en bouteille, soulignant la nécessité de mieux gérer les déchets plastiques sur l’île.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="68" data-end="310">Face à la situation actuelle, de nombreux habitants continuent de privilégier l’achat d’eau en bouteille, contribuant ainsi à l&rsquo;accumulation de déchets plastiques sur l&rsquo;île, un phénomène qui engendre aussi des coûts économiques considérables.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="312" data-end="896" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Dans ce contexte difficile, Yves Kocher garde néanmoins espoir : «<em> Le syndicat des eaux et l’État mettent tout en œuvre pour améliorer la situation</em> ». Un objectif central demeure :  la reconquête de la confiance des Mahorais vis-à-vis de l’eau du robinet. « <em>Il est crucial que l’eau du robinet puisse être consommée en toute sécurité</em> », souligne-t-il. En parallèle, les autorités s’efforcent de limiter le gaspillage et de réduire la dépendance au plastique. Ces initiatives posent les bases d’une perspective de changement sur la question de l&rsquo;eau, à condition que les projets en cours se concrétisent dans un avenir proche.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/21/mayotte-face-a-la-crise-de-leau-bientot-une-sortie-de-lurgence/">Mayotte face à la crise de l’eau : bientôt une sortie de l&rsquo;urgence ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ironi Bé : une usine de dessalement entre urgence hydrique et inquiétudes environnementales</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/19/ironi-be-une-usine-de-dessalement-entre-urgence-hydrique-et-inquietudes-environnementales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 02:30:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Collectif Un lagon sans poison]]></category>
		<category><![CDATA[Crise de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Ironi Bé]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[usine de dessalement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=29042</guid>

					<description><![CDATA[<p>La construction d’une usine de dessalement à Dembéni, actée pour répondre à la crise de l’eau qui perdure sur le 101ème département français depuis plusieurs années, suscite des réserves parmi les acteurs environnementaux. Les autorités assurent que le projet est équilibré et sous contrôle.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/19/ironi-be-une-usine-de-dessalement-entre-urgence-hydrique-et-inquietudes-environnementales/">Ironi Bé : une usine de dessalement entre urgence hydrique et inquiétudes environnementales</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Face à la grave pénurie d’eau que traverse Mayotte, l’État a engagé la construction en urgence d’une usine de dessalement à Ironi Bé, dans la commune de Dembéni. L’infrastructure, qui doit produire jusqu’à 10.000 m³ d’eau potable par jour d’ici à 2026, vise à renforcer l’approvisionnement d’un territoire confronté à des coupures chroniques, des réservoirs vides et une pression démographique importante. Mais le choix du site, la méthode de décision et l’impact écologique du projet divisent élus, scientifiques et société civile.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un avis favorable, mais sous conditions</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le mercredi 13 novembre 2024, le Conseil de gestion du Parc naturel marin de Mayotte avait rendu un avis conforme favorable à l’implantation de l’usine de dessalement d’Ironi Bé, à l’issue d’une séance à bulletins secrets, organisée à l’Hôtel de ville de Mamoudzou. Le projet avait obtenu 23 voix pour, 8 contre et 1 abstention, franchissant ainsi une étape réglementaire obligatoire dans le processus de mise en œuvre.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet accord avait toutefois été assorti de réserves. « <em>C’est un avis favorable avec des réserves</em>« , avait précisé Abdou Dahalani, président du Conseil de gestion du PNM, soulignant qu’il s’agissait d’un vote sensible. Plusieurs membres du Parc avaient demandé des études complémentaires, portant notamment sur l’historique du projet, la modélisation des rejets de saumure et l’impact environnemental sur la mangrove ainsi que sur les récifs coralliens.</p>
<p style="text-align: justify;">Annabelle Djeribi, élue le même jour au poste de directrice déléguée du Parc, avait évoqué des « <em>lacunes</em> » dans le dossier, appelant à ce que certaines zones d’ombre soient levées. Le Parc avait également formulé des demandes précises en matière de suivi environnemental, notamment sur les substances chimiques, la turbidité, les rejets et l’état de santé du récif. « <em>Nous souhaitons accompagner ce projet pour qu’il soit le plus respectueux possible de l’environnement</em>« , avait conclu M. Dahalani.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une réponse qui ne fait pas consensus</b></h2>
<figure id="attachment_18441" aria-describedby="caption-attachment-18441" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lagon-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-18441" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lagon-1-300x185.jpg" alt="Lagon, Mayotte" width="300" height="185" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lagon-1-300x185.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lagon-1-150x93.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lagon-1-696x430.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lagon-1.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-18441" class="wp-caption-text">Le collectif estime que l’usine de dessalement d’Ironi Bé est une menace pour les récifs coralliens, la mangrove et l’équilibre écologique du lagon de Mayotte</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour le collectif « Un lagon sans poison ! », le projet de dessalement à Ironi Bé doit être suspendu. Dans une lettre adressée au préfet vendredi 16 mai, il dénonce une « <em>opposition massive et résolue</em> » portée par plus de 14.000 signatures et plus de 400 avis défavorables ignorés. Le collectif alerte sur les «<em> impacts écologiques, sociaux et sanitaires</em> » du projet, déplore une gestion opaque et demande l’ouverture d’un dialogue, « <em>inlassablement sollicité depuis plusieurs mois</em> ». Il propose deux exemples d&rsquo;alternatives : des barges <em>offshore</em> ou des unités à osmose lente, jugées plus respectueuses du milieu naturel. «<em> L’eau est un droit fondamental, mais elle ne peut être produite au détriment irréversible de notre patrimoine naturel commun</em>. »</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le préfet défend une démarche équilibrée</b></h2>
<figure id="attachment_29056" aria-describedby="caption-attachment-29056" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/usine.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-29056 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/usine-300x195.jpg" alt="Mayotte, usine de dessalement, Ironi Bé, " width="300" height="195" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/usine-300x195.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/usine-150x98.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/usine.jpg 378w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-29056" class="wp-caption-text">L&rsquo;usine de dessalement pourrait produire jusqu’à 10.000 m³ d’eau potable par jour d’ici 2026</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="102" data-end="321">Interrogé par notre rédaction, le préfet de Mayotte assume pleinement sa décision : « <em>L’arrêté autorisant les travaux terrestres de l’usine de dessalement d’Ironi Bé a été signé il y a quelques jours »</em>, confirme-t-il. Il réfute fermement l’idée que l’État ferait passer l’urgence hydrique avant la protection de l’environnement : « <em>Ce projet respecte le code de l’environnement. S’il présentait des impacts écologiques excessifs, je n’aurais jamais signé cet arrêté. J’ai moi-même une conscience écologique</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="618" data-end="988">S’appuyant sur la démarche ERC — éviter, réduire, compenser — qui est un outil d’analyse et non une obligation légale stricte, prévu par le code de l’environnement, il rappelle : « <em>Aucun projet n’est exempt de pression anthropique. Toute infrastructure a des effets, mais ceux-ci doivent être mesurés, encadrés et, si besoin, corrigés.</em>« </p>
<p style="text-align: justify;" data-start="990" data-end="1265">Enfin, face aux critiques, le préfet remet en question la légitimité de certains opposants : « <em>Les principales associations qui s’opposent au projet ne sont pas implantées à Mayotte. Leur objectif n’est pas la défense de l’environnement, mais l’entrave à l’action publique</em>. »</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="74" data-end="120"><strong data-start="74" data-end="120">Une logique « <em>globale</em>« , selon les autorités</strong></h2>
<figure id="attachment_26973" aria-describedby="caption-attachment-26973" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Agnes-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-26973 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Agnes-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, visite officielle, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la transition écologique," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Agnes-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Agnes-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Agnes-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Agnes-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Agnes-1.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26973" class="wp-caption-text">Le 16 avril dernier, la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, avait insisté sur l’urgence de la mise en place de la troisième retenue collinaire de Mayotte</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="122" data-end="569">Questionné sur la pertinence du choix d’Ironi Bé à court, moyen et long terme, le préfet a expliqué que l’usine s’inscrit dans une stratégie d&rsquo;investissement pour la période 2024-2027. Celle-ci comprend non seulement le développement du dessalement, mais aussi la réduction des fuites, une meilleure gestion du réseau, le développement de nouvelles sources via des forages, la création de retenues collinaires et l&rsquo;amélioration de l’assainissement.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="571" data-end="1019">«<em> Cette logique globale vise à rendre Mayotte autonome en matière de production d’eau. Le projet d’Ironi Bé fait partie de cet équilibre</em> », a-t-il précisé. Selon lui, le projet a été minutieusement étudié, tant sur la partie terrestre que maritime. L&rsquo;entreprise en charge de la construction exploitera l’usine pendant trois ans, avec un comité de suivi des rejets pour détecter et corriger toute anomalie. «<em> C’est un projet vertueux</em> », assure-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1021" data-end="1054"><strong>Urgence hydrique, incertitude écologique</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1056" data-end="1358">Le 21 avril 2025, en visite à Mayotte, Manuel Valls, ministre des Outre-mer, a salué les réparations effectuées par le génie militaire, qui ont permis de colmater plus de 900 fuites d’eau sur l&rsquo;ensemble du réseau d&rsquo;eau potable de l&rsquo;île. Cependant, il a insisté sur la nécessité de s’attaquer désormais aux pertes d’eau domestique.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1056" data-end="1358">Lors de son intervention devant la Commission des Lois du Sénat, le 13 mai dernier, dans le cadre du projet de loi organique pour Mayotte, il a évoqué l’ouverture à d’autres technologies, notamment l’eau atmosphérique. « <em>Nous lancerons bientôt un appel à projets pour permettre des solutions nouvelles</em> », a-t-il déclaré.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1360" data-end="2140">Mais pour les scientifiques, ces alternatives arrivent trop tard, alors que le chantier est déjà en cours. Dans un territoire soumis à de multiples problématiques – croissance démographique, vulnérabilité environnementale, inégalités sociales et économiques – la gestion de l’eau devient un enjeu majeur, symbolisant le difficile arbitrage entre urgence immédiate et durabilité à long terme. Reste à savoir si le projet d’Ironi Bé saura répondre à cet « <em>équilibre</em> » défendu par l&rsquo;État.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/19/ironi-be-une-usine-de-dessalement-entre-urgence-hydrique-et-inquietudes-environnementales/">Ironi Bé : une usine de dessalement entre urgence hydrique et inquiétudes environnementales</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Mayotte : plus de 400 voix s’élèvent contre le projet d&#8217;usine de dessalement à Ironi Bé</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/22/mayotte-plus-de-400-voix-selevent-contre-le-projet-dusine-de-dessalement-a-ironi-be/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/22/mayotte-plus-de-400-voix-selevent-contre-le-projet-dusine-de-dessalement-a-ironi-be/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 01:15:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[lagon]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[usine de dessalement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=27348</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le collectif Un Lagon Sans Poison s’inquiète fortement de la création de la deuxième usine de dessalement à Mayotte, prévue à Ironi Bé en 2025. Ce projet, bien qu’ayant pour but de répondre à la grave crise de l’eau qui touche l’île, soulève de vives préoccupations environnementales et sociales.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/22/mayotte-plus-de-400-voix-selevent-contre-le-projet-dusine-de-dessalement-a-ironi-be/">Mayotte : plus de 400 voix s’élèvent contre le projet d&rsquo;usine de dessalement à Ironi Bé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Plus de 400 avis défavorables ont été recueillis dans le cadre de la consultation publique sur le projet d’usine de dessalement à Ironi Bé, à Mayotte. À travers une lettre ouverte adressée aux élus et donneurs d’ordre, le collectif « <em>Un lagon sans poison ! »</em> tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. D&rsquo;après le collectif, ce projet industriel, jugé écocide, est imposé sans concertation ni transparence et menacerait directement un écosystème marin unique au monde.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La mangrove menacée </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans un communiqué, le collectif de défense du lagon rappelle que l&rsquo;usine de dessalement serait installée en pleine mangrove protégée, dans une zone classée hot spot mondial de biodiversité – la fameuse passe en S – et qu&rsquo;elle fonctionnerait au diesel, en rejetant dans le lagon une saumure chargée en substances toxiques. Le collectif dénonce un projet soutenu « <em>sans étude approfondie sur la circulation des eaux</em>« . Selon le collectif, les dauphins, les tortues, les baleines, les raies&#8230; et toutes les espèces migratrices emblématiques de l’île pourraient en subir les conséquences. Une absurdité écologique dénoncée d’autant plus qu’elle contreviendrait aux engagements climatiques de la France.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une consultation bafouée<span class="Apple-converted-space"> ? </span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour le collectif, la crise de l’eau que traverse Mayotte est bien réelle, mais la réponse proposée est tout simplement hors de propos. Depuis des mois, scientifiques, ingénieurs et citoyens engagés proposent des solutions concrètes, plus respectueuses de l’environnement : réparer les fuites d’un réseau qui perd près de 50 % de son eau, opter pour un dessalement offshore sur barge, ou encore mettre en place des unités locales alimentées par des énergies renouvelables. Autant d&rsquo;options que le collectif estime ignorées des décideurs. Pire encore, d&rsquo;après les scientifiques, le chantier aurait démarré avant même la fin de la consultation publique, une entorse manifeste aux principes démocratiques. Face à ce passage en force, le collectif appelle à la suspension immédiate des travaux, à la prise en compte des contributions citoyennes, et à l’ouverture d’un dialogue sincère. « <em>On ne règle pas une crise de l’eau en créant une catastrophe écologique</em>« , résume la lettre ouverte. Pour les membres du collectif et les centaines de citoyens mobilisés, il est encore temps de changer de cap. Le lagon de Mayotte, patrimoine naturel exceptionnel, mérite mieux que d’être sacrifié sur l’autel de l’urgence mal pensée. Une pétition a été ouverte <a href="https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/lagon-poison/229421/actualite/85889">en ligne.</a> Elle a déjà été signée par plus de 14.000 personnes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/22/mayotte-plus-de-400-voix-selevent-contre-le-projet-dusine-de-dessalement-a-ironi-be/">Mayotte : plus de 400 voix s’élèvent contre le projet d&rsquo;usine de dessalement à Ironi Bé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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					<wfw:commentRss>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/22/mayotte-plus-de-400-voix-selevent-contre-le-projet-dusine-de-dessalement-a-ironi-be/feed/</wfw:commentRss>
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