<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des trafic - Le Journal De Mayotte</title>
	<atom:link href="https://lejournaldemayotte.yt/tag/trafic/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/trafic/</link>
	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Mon, 30 Mar 2026 16:11:21 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/favicon-jdm-150x150.png</url>
	<title>Archives des trafic - Le Journal De Mayotte</title>
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/trafic/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Trafic de cocaïne et blanchiment à Mayotte : l’architecture d’un réseau face à la justice</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/31/trafic-de-cocaine-et-blanchiment-a-mayotte-larchitecture-dun-reseau-face-a-la-justice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 02:30:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[blanchiment]]></category>
		<category><![CDATA[Cocaïne]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[trafic]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49123</guid>

					<description><![CDATA[<p>Huit prévenus sont entendus dans une affaire de trafic de cocaïne et de blanchiment d’argent, qui se serait déroulée de mars 2023 à juin 2024 entre Mayotte et la métropole, un dossier d'une ampleur inédite.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/31/trafic-de-cocaine-et-blanchiment-a-mayotte-larchitecture-dun-reseau-face-a-la-justice/">Trafic de cocaïne et blanchiment à Mayotte : l’architecture d’un réseau face à la justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="flex flex-col text-sm">
<section class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none [--shadow-height:45px] has-data-writing-block:pointer-events-none has-data-writing-block:-mt-(--shadow-height) has-data-writing-block:pt-(--shadow-height) [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" data-turn-id="request-69ca4981-ce88-8330-ba72-1e116a4d8755-2" data-testid="conversation-turn-20" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant">
<div class="text-base my-auto mx-auto pb-10 [--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-xs,calc(var(--spacing)*4))] @w-sm/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-sm,calc(var(--spacing)*6))] @w-lg/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-lg,calc(var(--spacing)*16))] px-(--thread-content-margin)">
<div class="[--thread-content-max-width:40rem] @w-lg/main:[--thread-content-max-width:48rem] mx-auto max-w-(--thread-content-max-width) flex-1 group/turn-messages focus-visible:outline-hidden relative flex w-full min-w-0 flex-col agent-turn">
<div class="flex max-w-full flex-col gap-4 grow">
<div class="min-h-8 text-message relative flex w-full flex-col items-end gap-2 text-start break-words whitespace-normal outline-none keyboard-focused:focus-ring [.text-message+&amp;]:mt-1" dir="auto" tabindex="0" data-message-author-role="assistant" data-message-id="87c87f37-25dc-4cee-b196-dfc106559274" data-message-model-slug="gpt-5-3" data-turn-start-message="true">
<div class="flex w-full flex-col gap-1 empty:hidden">
<p style="text-align: justify;" data-start="155" data-end="744">Huit prévenus comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Mamoudzou, ce lundi 30 mars, dans une affaire de trafic de cocaïne présumé qui se serait étendue de mars 2023 à juin 2024. Selon les éléments de l’enquête, ils sont soupçonnés d’avoir participé, à des degrés divers, à un réseau organisé impliqué dans l’importation de drogues sur le territoire, leur transport, leur stockage et leur revente. Certains sont également poursuivis pour usage personnel, tandis que l’accusation évoque l’existence d’une organisation structurée, caractérisée par une association de malfaiteurs.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="155" data-end="744"><strong>Contrôlé en possession de cocaïne lors d&rsquo;un festival</strong></h2>
<figure id="attachment_15441" aria-describedby="caption-attachment-15441" style="width: 197px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-15441" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Cannabis-manioc-jpg-197x300.webp" alt="" width="197" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Cannabis-manioc-jpg-197x300.webp 197w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Cannabis-manioc-jpg-673x1024.webp 673w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Cannabis-manioc-jpg-768x1168.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Cannabis-manioc-jpg-150x228.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Cannabis-manioc-jpg-300x456.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Cannabis-manioc-jpg-696x1058.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Cannabis-manioc-jpg.webp 830w" sizes="(max-width: 197px) 100vw, 197px" /><figcaption id="caption-attachment-15441" class="wp-caption-text">Une trentaine de kilos de stupéfiants ont été saisis en 2025 à Mayotte (illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="746" data-end="1228">Au-delà du trafic, l’affaire comporte un volet financier important. Plusieurs prévenus sont mis en cause pour des faits de blanchiment d’argent, mais aussi pour des infractions connexes telles que l’abus de biens sociaux, fraude fiscale, ou encore des faits de faux et de corruption. Les éléments recueillis laissent entrevoir un dossier d’ampleur, mêlant délinquance organisée et circuits financiers opaques, dont les ramifications dépasseraient le seul territoire de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1230" data-end="1621">Tout débute le 1er juin 2024, lors du festival de musique Kayamba, organisé au Jardin botanique de Coconi, sur la commune de Ouangani. Pour encadrer l’événement, la gendarmerie met en place des contrôles à l’entrée et patrouille sur le site avec un chien spécialisé dans la détection de stupéfiants. Au cours de leur passage, l’animal marque un arrêt devant un participant, que l’on désignera comme « M ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1623" data-end="1868">Lors de la fouille, les militaires découvrent sur lui du cannabis destiné à un usage personnel, mais également plusieurs pochons de cocaïne représentant plusieurs grammes, ainsi qu’une inscription laissant penser à une comptabilité informelle.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1870" data-end="2272">Père d’un enfant de 7 ans, sans revenus stables et confronté à des difficultés administratives liées à son titre de séjour, il explique lors de sa garde à vue avoir cherché à subvenir aux besoins de sa famille en revendant de la drogue. Au cours de son audition, il met en cause un certain « S », qui lui aurait remis la marchandise quelques jours plus tôt, le 29 mai, dans une discothèque de Kawéni.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2274" data-end="2831">L’enquête se poursuit et « S » est identifié lors d’une séance de « tapissage » (reconnaissance photographique). Placé à son tour en garde à vue en juin 2024, il est marié et père de trois enfants. Il explique avoir grandi en métropole, avant de vivre dans plusieurs pays africains, puis de s’installer à Mayotte, où il exerce une activité dans le secteur du BTP, à Kawéni dans la zone industrielle, tout en ayant créé sa propre entreprise. Il reconnaît consommer des stupéfiants, notamment de la cocaïne, depuis plusieurs années, dans un cadre qu’il décrit comme festif.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2274" data-end="2831"><strong>« Il y avait de la place ici », le début du trafic </strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2833" data-end="3194">Seul à Mayotte depuis le départ de sa famille en 2023, il effectue régulièrement des allers-retours en métropole pour leur rendre visite. C’est à cette période qu’il commence à acheminer de la cocaïne vers l’archipel, en la dissimulant dans des tubes de médicaments placés dans sa trousse de toilette, augmentant progressivement les quantités à chaque voyage.</p>
<figure id="attachment_6195" aria-describedby="caption-attachment-6195" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-6195" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-300x200.webp" alt="Mayotte, surendettement, IEDOM," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-300x200.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-1024x682.webp 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-768x512.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-150x100.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-696x464.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg-1068x712.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/argent-jpg.webp 1280w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-6195" class="wp-caption-text">Lors du festival Kariboom de Sada, en mai 2024, il empoche près de 1.500 euros grâce à la revente de cocaïne.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3196" data-end="3423">Lors du festival Kariboom de Sada, en mai 2024, il empoche près de 1.500 euros grâce à la revente de cocaïne et prend pleinement conscience des bénéfices qu’il peut réaliser, avec des prix allant de 120 à 150 euros le gramme.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3425" data-end="4158"><em data-start="3425" data-end="3563">« Quand je suis arrivé à Mayotte en 2020 je n&rsquo;en trouvais pas, il y avait de la place ici (pour la création d&rsquo;un marché de la cocaïne) »</em>, souligne-t-il à la barre en reconnaissant les faits. <em data-start="3625" data-end="3789">« Je regrette énormément ce que j’ai fait. Ça m’a rapporté de l’argent mais j&rsquo;ai aussi beaucoup consommé et je n&rsquo;ai pas de voiture, pas de réserve financière »</em>, ajoute-t-il. Un cas d’école pour la juge qui relève qu’un dealer consommateur se retrouve souvent dans cette position. <em data-start="3910" data-end="4020">« Je ne sais pas à quel point cette cocaïne est pure mais elle est très forte, c&rsquo;est un produit de qualité »</em>, affirme-t-il en répondant à la représentante du procureur. <em data-start="4081" data-end="4155">« Mes clients étaient déjà des consommateurs. La plupart des expatriés »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4160" data-end="4394">Pour développer son activité, il estime nécessaire de faire venir des quantités encore plus importantes à Mayotte, et c’est là qu’entrent en jeu plusieurs acteurs, dont la majorité sont à ses côtés sur le banc des prévenus.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4396" data-end="4877">Dans la zone industrielle de Kawéni, « S » côtoie plusieurs chefs d’entreprises et employés, à commencer par « M », qui gère une société de réparation et d’entretien de bateaux. Devenus amis, les deux hommes entament des discussions autour de la cocaïne et en consomment ensemble. « S » se sert ensuite du magasin de « M » pour faire livrer de la drogue dissimulée à l’intérieur de talkie-walkies à trois reprises, un produit directement revendu à mesure que la demande augmente.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4879" data-end="5344">Un de ses clients, « K » (absent à l’audience), occupant une fonction importante au sein du Service des Transports Maritimes de Mayotte (SDTM), devient rapidement un client régulier, avec notamment un achat de 3.600 euros pour 30 grammes de poudre blanche. <em data-start="5136" data-end="5322">« K m’a dit qu’il avait déjà goûté la cocaïne et j&rsquo;ai tout de suite vu que cela faisait longtemps qu’il n&rsquo;en avait pas pris, donc à chaque fois qu’on se côtoyait on prenait des rails »</em>, se souvient « S ».</p>
<div class="text-base my-auto mx-auto [--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-xs,calc(var(--spacing)*4))] @w-sm/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-sm,calc(var(--spacing)*6))] @w-lg/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-lg,calc(var(--spacing)*16))] px-(--thread-content-margin)">
<div class="[--thread-content-max-width:40rem] @w-lg/main:[--thread-content-max-width:48rem] mx-auto max-w-(--thread-content-max-width) flex-1 group/turn-messages focus-visible:outline-hidden relative flex w-full min-w-0 flex-col agent-turn">
<div class="flex max-w-full flex-col gap-4 grow">
<div class="min-h-8 text-message relative flex w-full flex-col items-end gap-2 text-start break-words whitespace-normal outline-none keyboard-focused:focus-ring [.text-message+&amp;]:mt-1" dir="auto" data-message-author-role="assistant" data-message-id="ac01dfef-9c66-4c9e-9bd0-deb56c49ac8b" data-message-model-slug="gpt-5-mini">
<div class="flex w-full flex-col gap-1 empty:hidden">
<div class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling">
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="1f9wrjf" data-start="0" data-end="81" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><strong>Contrats surfacturés et rétrocessions : quand la cocaïne appelle la corruption</strong></h2>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="z-0 flex min-h-[46px] justify-start"></div>
</div>
</div>
<figure id="attachment_33035" aria-describedby="caption-attachment-33035" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-33035" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/tribunal-1.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33035" class="wp-caption-text">Le jugement sera rendu le 21 avril prochain.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="5346" data-end="5907">L’affaire prend une autre tournure lorsque « K » ne paie plus directement en argent « S » pour la cocaïne, mais lui fournit des pièces détachées et lui concède des contrats, notamment pour réparer une grue du SDTM, qui aurait été surfacturée pour blanchir l’argent. Un contrat entre les deux hommes aurait été signé pour 45.000 euros, alors que le travail en valait en réalité 35.000 euros. <em data-start="5737" data-end="5888">« C&rsquo;est « K » qui a proposé cela dès le début. C&rsquo;est lui qui fractionnait les devis, et qui augmentait les tarifs. Les réparations ont bien eu lieu ! »</em>, poursuit « S ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5909" data-end="6903">Un troisième acteur, « H », entre en jeu via son auto-entreprise début 2024. Connaissance de « S », il nie à la barre avoir été informé des activités illicites de ce dernier. <em data-start="6162" data-end="6275">« S m&rsquo;a dit qu&rsquo;il y avait du potentiel à Mayotte pour un réparateur bateaux, c&rsquo;est pour cela que je suis venu »</em>, explique « H », dont la première entreprise était en liquidation judiciaire au moment des faits. Dès son arrivée, il reçoit un contrat de 68.000 euros pour la réparation d’une grue de Colas, puis une nouvelle facture de 119.000 euros de la SDTM pour une autre grue. <em data-start="6543" data-end="6718">« J’étais agréablement surpris des contrats, je n&rsquo;avais jamais eu de contrats conséquents. On m’a demandé des devis, je les envoie, mais la procédure je ne la maîtrise pas »</em>, assure « H ». L’homme réalise quatre devis différents pour un seul et même chantier, sans se poser de questions, expliquant qu’il ne connaissait pas les limites des marchés publics.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6905" data-end="7081"><em data-start="6905" data-end="7030">« J’ai fait ça car je me suis dit que les prix ici sont supérieurs en France. Je me suis rendu compte après de mon erreur »</em>, confie « H » au sujet des contrats surfacturés. Si l&rsquo;homme nie toute implication dans le trafic, il reconnaît avoir versé 15.000 euros à « S » alors que ce dernier était en prison. Une somme qui représenterait selon lui, « <em>sa part</em> » dans le chantier de la grue du SDTM, et qu&rsquo;il n&rsquo;a pas hésité à lui verser en avance des travaux, sans recevoir de factures et alors même que « S » est en prison. « <em>Je voulais l&rsquo;aider et je pensais qu&rsquo;il allait bientôt sortir de prison. Il a toujours bien fait son travail »</em>, se justifie-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6905" data-end="7081">En l&rsquo;absence de « K », les juges se sont ensuite intéressés au rôle de « N », qui travaillait dans un snack à Hamaha Beach au moment des faits et qui aurait participé à l&rsquo;association de malfaiteurs dans le trafic de cocaïne, en rassemblant autant les clients potentiels que les vendeurs et en s&rsquo;occupant du « business » en l&rsquo;absence de « S ».</p>
<div class="flex flex-col text-sm pb-25">
<section class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none [--shadow-height:45px] has-data-writing-block:pointer-events-none has-data-writing-block:-mt-(--shadow-height) has-data-writing-block:pt-(--shadow-height) [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" data-turn-id="request-69ca4981-ce88-8330-ba72-1e116a4d8755-6" data-testid="conversation-turn-28" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant">
<div class="text-base my-auto mx-auto pb-10 [--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-xs,calc(var(--spacing)*4))] @w-sm/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-sm,calc(var(--spacing)*6))] @w-lg/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-lg,calc(var(--spacing)*16))] px-(--thread-content-margin)">
<div class="[--thread-content-max-width:40rem] @w-lg/main:[--thread-content-max-width:48rem] mx-auto max-w-(--thread-content-max-width) flex-1 group/turn-messages focus-visible:outline-hidden relative flex w-full min-w-0 flex-col agent-turn">
<div class="flex max-w-full flex-col gap-4 grow">
<div class="min-h-8 text-message relative flex w-full flex-col items-end gap-2 text-start break-words whitespace-normal outline-none keyboard-focused:focus-ring [.text-message+&amp;]:mt-1" dir="auto" tabindex="0" data-message-author-role="assistant" data-message-id="33e573ae-f31c-41df-8ac9-bce583501984" data-message-model-slug="gpt-5-mini" data-turn-start-message="true">
<div class="flex w-full flex-col gap-1 empty:hidden">
<div class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling">
<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="301" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Deux autres prévenus sont également entendus dans l’affaire, l’un pour un rôle dans l’usage et la détention de stupéfiants, et l’autre pour sa participation présumée à des opérations de blanchiment liées au trafic de drogue, impliquant le placement ou la dissimulation de produits issus de ces délits.</p>
<section class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none [--shadow-height:45px] has-data-writing-block:pointer-events-none has-data-writing-block:-mt-(--shadow-height) has-data-writing-block:pt-(--shadow-height) [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto scroll-mt-(--header-height)" dir="auto" data-turn-id="a1eb8450-02d9-46c2-b250-919218297687" data-testid="conversation-turn-29" data-scroll-anchor="false" data-turn="user"></section>
<section class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none [--shadow-height:45px] has-data-writing-block:pointer-events-none has-data-writing-block:-mt-(--shadow-height) has-data-writing-block:pt-(--shadow-height) [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" data-turn-id="request-69ca4981-ce88-8330-ba72-1e116a4d8755-7" data-testid="conversation-turn-30" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant">
<div class="text-base my-auto mx-auto pb-10 [--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-xs,calc(var(--spacing)*4))] @w-sm/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-sm,calc(var(--spacing)*6))] @w-lg/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-lg,calc(var(--spacing)*16))] px-(--thread-content-margin)">
<div class="[--thread-content-max-width:40rem] @w-lg/main:[--thread-content-max-width:48rem] mx-auto max-w-(--thread-content-max-width) flex-1 group/turn-messages focus-visible:outline-hidden relative flex w-full min-w-0 flex-col agent-turn">
<div class="flex max-w-full flex-col gap-4 grow">
<div class="min-h-8 text-message relative flex w-full flex-col items-end gap-2 text-start break-words whitespace-normal outline-none keyboard-focused:focus-ring [.text-message+&amp;]:mt-1" dir="auto" tabindex="0" data-message-author-role="assistant" data-message-id="384e49cd-cbb5-4231-8ebf-346bdff746e4" data-message-model-slug="gpt-5-mini" data-turn-start-message="true">
<div class="flex w-full flex-col gap-1 empty:hidden">
<div class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling">
<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="651">L’audience se poursuit ce mardi 31 mars, pour tenter d’en savoir plus sur le rôle de chacun des prévenus. Le premier jour a permis de se faire une idée de la structuration et de l’organisation du réseau, tout en révélant les failles du territoire, notamment la « facilité » avec laquelle de la drogue dure a pu y circuler et le nombre important de clients potentiels. L’audience a également mis en lumière les conséquences de l’arrivée d’une telle drogue à Mayotte, entre corruption, intermédiaires et vendeurs précaires cherchant à en tirer profit, ainsi que les répercussions sur la consommation locale et la sécurité publique.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</section>
<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="301" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Les prévenus encourent des peines particulièrement lourdes : jusqu’à 10 ans d’emprisonnement pour trafic de stupéfiants, pouvant atteindre 20 ans en cas de bande organisée, ainsi que de très fortes amendes. L’usage est puni jusqu’à 1 an, tandis que le blanchiment peut aller jusqu’à 10 ans dans les cas aggravés. À cela s’ajoutent les infractions financières connexes, passibles de sanctions importantes et de confiscations de biens.</p>
<p data-start="0" data-end="301" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Le jugement sera donné le 21 avril prochain.</p>
<p data-start="0" data-end="301" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Victor Diwisch</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</section>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</section>
</div>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/31/trafic-de-cocaine-et-blanchiment-a-mayotte-larchitecture-dun-reseau-face-a-la-justice/">Trafic de cocaïne et blanchiment à Mayotte : l’architecture d’un réseau face à la justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quatre ans de prison pour un homme impliqué dans l’organisation de passages illégaux de migrants</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/29/quatre-ans-de-prison-pour-un-homme-implique-dans-lorganisation-de-passages-illegaux-de-migrants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 02:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Amende]]></category>
		<category><![CDATA[Clandestins]]></category>
		<category><![CDATA[Comores]]></category>
		<category><![CDATA[Illégale]]></category>
		<category><![CDATA[Kwassas]]></category>
		<category><![CDATA[prison]]></category>
		<category><![CDATA[Produits illicites]]></category>
		<category><![CDATA[trafic]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=40102</guid>

					<description><![CDATA[<p>Jugé ce lundi au tribunal de Mamoudzou, Abdallah I., alias “Matso”, a été condamné à quatre ans de prison ferme pour avoir participé à un réseau d’aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière entre 2023 et 2025 et de vente de produits interdits. L’ancien taxi clandestin affirme avoir agi par nécessité avant de se dire aujourd’hui  plein de regrets.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/29/quatre-ans-de-prison-pour-un-homme-implique-dans-lorganisation-de-passages-illegaux-de-migrants/">Quatre ans de prison pour un homme impliqué dans l’organisation de passages illégaux de migrants</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="969" data-end="1310">Tout commence à Mamoudzou, en mai 2023. À cette époque, Abdallah I., ancien taximan clandestin, roulait sans permis dans les rues de Kawéni. Recruté par un réseau bien organisé, celui que ses complices appelaient “Matso”, sans doute parce qu’il servait de guetteur sur les plages, va participer, pendant près de deux ans, à une filière d’aide à l’entrée et à la circulation d’étrangers en situation irrégulière à Mayotte.</p>
<figure id="attachment_9228" aria-describedby="caption-attachment-9228" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-9228" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interception-kwassa--300x191.jpg" alt="Médiapart, Mayotte, Comores, Anjouan, Gérald Darmanin" width="300" height="191" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interception-kwassa--300x191.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interception-kwassa--150x95.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interception-kwassa--696x443.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Interception-kwassa-.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-9228" class="wp-caption-text">Interception d&rsquo;un kwassa en provenance d&rsquo;Anjouan (illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="969" data-end="1310">Selon les enquêteurs, cinq kwassas d’une quinzaine de passagers effectuaient deux traversées par mois. Le tarif était de 400 euros par tête, et jusqu’à 1.000 euros pour les passagers “VIP” souhaitant voyager seuls. Les embarcations accostaient tantôt au nord, du côté de Mliha, tantôt au sud, à Mzouazia, pour échapper à la Police aux frontières (PAF). Les passagers restaient parfois cachés dans des bangas, avant d’être récupérés par des proches ou des pêcheurs complices.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1818" data-end="2300">Les investigations ont révélé des transferts d’argent importants : plus de 26.000 euros envoyés aux Comores par ria au chef du trafic, dont environ 14.000 reçus directement par l&rsquo;accusé. Des échanges codés, des lignes téléphoniques mises sur écoute, des photos partagées sur des groupes Facebook&#8230; tout confirmait l’existence d’une filière de contrebande bien structurée, où chacun avait un rôle défini. Des constructeurs de barques aux commandants, jusqu’aux revendeurs de cigarettes importées illégalement depuis Dubaï. Ce mardi, c&rsquo;est dans la salle d&rsquo;audience A du tribunal de Mamoudzou qu&rsquo;il était jugé pour ces faits.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong data-start="2311" data-end="2360">« Si j’avais su, je n’aurais jamais fait ça ! »</strong></h3>
<figure id="attachment_40129" aria-describedby="caption-attachment-40129" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40129" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1664-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1664-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1664-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1664-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1664-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1664-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1664-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1664-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1664-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1664-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1664-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1664-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40129" class="wp-caption-text">La salle d&rsquo;audience A, là où s&rsquo;est tenu le procès du prévenu</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="586" data-end="802">Quand vient son tour de parler, l&rsquo;homme originaire d&rsquo;Anjouan garde la tête baissée. La voix posée, les yeux humides, il s’excuse à plusieurs reprises. Et insiste sur le fait qu’il n’a jamais été à l’école et qu’il ignorait la gravité de ses actes. « <em>Je savais pas quoi faire, ma vie était difficile. J’étais taxi mabawa, ils m’ont dit : « rends-nous service” et j’ai accepté. J’ai fait un mois, puis un autre. Si j’avais su, je n’aurais pas fait ça ! C’est dangereux, j’ai gâché ma vie et celle de mes enfants</em> », souffle-t-il, par l’intermédiaire d’un traducteur.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1129" data-end="1409">Abdallah I. raconte avoir arrêté ses activités en avril 2025, après une conversation marquante avec un ami tout juste sorti de prison. Celui-ci lui aurait conseillé de reprendre le taxi clandestin. « <em>Même si c’est aussi illégal, au moins c’est moins grave</em> », répond t-il à la procureure qui lui a demandé juste avant d&rsquo;où lui était venu le déclic. Pendant quelques mois, il aurait tenté de vivre de petits travaux, bricolant à droite à gauche, gagnant entre 500 et 700 euros par mois. “Matso” dit avoir agi par nécessité. Il vivait en concubinage, avec sa femme et ses deux enfants qui maintenant sont aux Comores. Devant les juges, il décrit un quotidien fait de débrouille et de petits revenus. « <em>Moi je faisais ça pour survivre, pas pour m’enrichir. Je gagnais 100 euros quand je conduisais</em> illégalement », précise-t-il, tout en assurant ne pas avoir été le commandant des kwassas.</p>
<figure id="attachment_17219" aria-describedby="caption-attachment-17219" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-17219" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Kwassa-contrebande-cigarettes-zoom-300x189.jpg" alt="kwassa, PAF, Mayotte" width="300" height="189" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Kwassa-contrebande-cigarettes-zoom-300x189.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Kwassa-contrebande-cigarettes-zoom-150x95.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Kwassa-contrebande-cigarettes-zoom-696x439.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Kwassa-contrebande-cigarettes-zoom.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-17219" class="wp-caption-text">Un kwassa chargé à ras bord de produits de contrebande (illustration. Photo :DTPN)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1129" data-end="1409">Au début, l&rsquo;accusé  affirme ne pas avoir touché d’argent lié à la vente de cigarettes, puis revient sur ses mots en disant qu’il recevait environ 100 à 150 euros uniquement pour conduire les cigarettes à leur arrivée sur Mayotte et les déposer dans les points de vente. Mais les faits sont lourds. Déjà connu de la justice pour conduite sans permis, expulsé plusieurs fois, il a continué ses activités même après avoir été placé au Centre de rétention administrative (CRA). Les autorités l’avaient retrouvé à Kawéni en juillet 2025, vivant dans un banga, poursuivant la vente de cigarettes venues des Comores et de Dubaï.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="4199" data-end="4266"><strong data-start="4203" data-end="4264">Une défense pleine de regrets, mais un dossier jugé grave</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="4267" data-end="4869">La procureure, calme mais ferme, rappelle que ces traversées s’effectuent à bord d’embarcations “extrêmement précaires”, souvent au péril de la vie des passagers. <em>« Ce sont des réseaux particulièrement organisés, avec des gens qu&rsquo;ils jugent fiables, sur qui ils peuvent compter »</em>. Selon elle, le prévenu minimiserait son rôle. « <em>Il a eu la confiance des grosses têtes. Il a tiré profit d’un système qui capitalise sur la misère des Comoriens et a fait circulé de l&rsquo;argent de façon illégale en France</em> », conclut-elle, avant de requérir trois ans d’emprisonnement, 8.000 euros d’amende et une interdiction définitive du territoire français.</p>
<figure id="attachment_17066" aria-describedby="caption-attachment-17066" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-17066" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-pénitentiaire-Majicavo-1-1-300x197.jpg" alt="Centre pénitentiaire Majicavo, Mayotte, Koungou" width="300" height="197" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-pénitentiaire-Majicavo-1-1-300x197.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-pénitentiaire-Majicavo-1-1-150x99.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-pénitentiaire-Majicavo-1-1-696x458.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-pénitentiaire-Majicavo-1-1.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-17066" class="wp-caption-text">Une peine de 4 ans de prison a été prononcée envers le « passeur »</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4267" data-end="4869">Face à elle, le prévenu garde la même posture, calme et effacée. « <em>Je demande pardon au tribunal. Je ne referai plus ça. Après la prison, je veux passer mon permis et vivre autrement. J’ai compris beaucoup de choses depuis que je suis en prison</em> », plaide-t-il, presque d’une voix d’enfant.</p>
<p data-start="4267" data-end="4869">Aux Comores les revenus sont très bas, ce qui fait que pour pouvoir se payer cette traversée les gens doivent économiser plusieurs mois ou encore se priver énormément. Pour réunir les 400 à 1.000 euros demandés par les passeurs, certains vont jusqu&rsquo;a vendre leurs bijoux de mariage.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="5128" data-end="5203"><strong data-start="5132" data-end="5201">Quatre ans de prison et l’interdiction du territoire</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="5204" data-end="5599">Après délibération, le tribunal a tranché : Abdallah I. est reconnu coupable de l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Il écope de quatre ans de prison ferme, de 5.000 euros d’amende, d&rsquo;une interdiction définitive de mettre son pied en France ainsi que 254 euros de frais de justice à régler à sa sortie. À la fin de sa peine actuelle pour conduite sans permis, il devra enchaîner avec ces quatre autres années. Il lui reste dix jours pour faire appel. La présidente du tribunal lui rappelle la gravité de ses actes : « <em>Vous avez joué sur le malheur des gens. Vous encouriez dix ans de prison, vous en aurez quatre</em> ». L’homme, tête baissée, murmure un dernier mot avant d’être reconduit en cellule : « <em>J’ai compris, je veux juste une autre vie </em>».</p>
<p data-start="5204" data-end="5599">Shanyce MATHIAS ALI</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/29/quatre-ans-de-prison-pour-un-homme-implique-dans-lorganisation-de-passages-illegaux-de-migrants/">Quatre ans de prison pour un homme impliqué dans l’organisation de passages illégaux de migrants</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un trafic de stupéfiants actif depuis plusieurs années démantelé par les forces de l’ordre</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/17/un-trafic-de-stupefiants-actif-depuis-plusieurs-annees-demantele-par-les-forces-de-lordre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 13:50:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[démantèlement]]></category>
		<category><![CDATA[GIS]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Stupéfiant]]></category>
		<category><![CDATA[trafic]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=31171</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une enquête menée par le Groupe d&#8217;Investigations Spécialisées du commissariat de Mamoudzou a permis de démanteler un réseau de trafic de produits stupéfiants, notamment de la cocaïne et de la résine de cannabis, à Mayotte, a indiqué dans un communiqué du 16 juin, le procureur de la République, Guillaume Dupont. Un réseau implanté depuis plusieurs [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/17/un-trafic-de-stupefiants-actif-depuis-plusieurs-annees-demantele-par-les-forces-de-lordre/">Un trafic de stupéfiants actif depuis plusieurs années démantelé par les forces de l’ordre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Une enquête menée par le Groupe d&rsquo;Investigations Spécialisées du commissariat de Mamoudzou a permis de démanteler un réseau de trafic de produits stupéfiants, notamment de la cocaïne et de la résine de cannabis, à Mayotte, a indiqué dans un communiqué du 16 juin, le procureur de la République, Guillaume Dupont.</p>
<p><strong>Un réseau implanté depuis plusieurs années</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Plusieurs interpellations étaient effectuées début juin 2025, sur les communes de Chirongui et Kahani, dont les perquisitions amenaient la découverte de stupéfiants, dont plusieurs centaines de grammes de cannabis, des capsules de cocaïne, un pistolet de type gomme-cogne, une carabine avec lunette de précision, du numéraire, ainsi que le matériel nécessaire à la préparation des produits destinés à la vente »</em>, précise-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Les auditions des gardés à vue permettaient de confirmer l’existence d’un trafic de stupéfiants multi matière sur le territoire, à savoir la mise en place d’un réseau implanté depuis de nombreuses années, structuré et lucratif, livrant à la demande des consommateurs de manière rapide et mobile en plusieurs points de l’ile.</p>
<p><strong>Trafiquants et consommateurs sanctionnés</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au final, quatre individus étaient présentés devant le juge d’instruction de Mamoudzou qui les mettait en examen des chefs de transport, détention, acquisition, offre et cession, et usage de produit stupéfiant.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur leurs personnalités, ces derniers étaient sans emploi, de nationalité française et comorienne. Parmi ceux-ci, deux mis en examen étaient défavorablement connus de la justice pour des faits de nature criminelle.</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, de nombreux consommateurs, majeurs de leur état et aux profils variés (sans emploi, chef de restauration, professeurs, vendeur, conducteur de travaux, formateur), étaient entendus et déclaraient s’être fournis auprès de ce réseau depuis courant 2024. Sur décisions du parquet, ils ont fait récemment l’objet d’amendes, d’emprisonnement assortis du sursis simple, ainsi que la confiscation des téléphones portables ayant servi à entrer en contact avec les vendeurs, conformément à la récente circulaire du garde des Sceaux demandant la confiscation des téléphones portables appartenant aux consommateurs de stupéfiants.</p>
<p style="text-align: justify;">Le parquet de Mamoudzou rappelle que la peine théoriquement encourue pour trafic de produits stupéfiants est de dix ans d’emprisonnement et une forte amende. Quant aux consommateurs de stupéfiants, la peine encourue est notamment d’un an d’emprisonnement avec notamment pour conséquence une possible mention sur le casier judiciaire pouvant être un blocage pour l’accès aux emplois publics.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/17/un-trafic-de-stupefiants-actif-depuis-plusieurs-annees-demantele-par-les-forces-de-lordre/">Un trafic de stupéfiants actif depuis plusieurs années démantelé par les forces de l’ordre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
