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	<title>Archives des Système de santé - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Système de santé - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>La télémédecine se déploie discrètement à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/17/la-telemedecine-se-deploie-discretement-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 02:30:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[lycée agricole de Coconi]]></category>
		<category><![CDATA[Martine Eutrope]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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		<category><![CDATA[Télémédecine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un cabinet médical discret de Mamoudzou, le Dr. Eutrope et son équipe expérimentent depuis des années une médecine à distance, très concrète. Entre sac à dos médical et consultations vidéo, un projet longtemps confidentiel pourrait bientôt changer l’accès aux soins sur l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/17/la-telemedecine-se-deploie-discretement-a-mayotte/">La télémédecine se déploie discrètement à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, où l’accès aux soins reste difficile et les spécialistes rares, la télémédecine pourrait bientôt devenir une solution quotidienne. Au cabinet du Dr Martine Eutrope, à Mamoudzou, une petite équipe s’active depuis plusieurs années pour déployer ce dispositif. Entre démonstrations techniques, souvenirs de terrain et projets encore à concrétiser, la médecin défend une conviction simple : la médecine à distance peut être aussi efficace, voire plus, qu&rsquo;une consultation classique, à condition de ne pas laisser un patient seul face à un écran.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>À Mayotte, une médecine en « sac à dos »</b></h2>
<figure id="attachment_48341" aria-describedby="caption-attachment-48341" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2142-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-48341" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2142-300x200.jpg" alt="Mayotte, santé, médecine générale, télémédecine," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2142-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2142-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2142-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2142-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2142-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2142-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2142-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2142-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2142-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2142-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48341" class="wp-caption-text">Le Dr Martine Eutrope en visioconférence pendant une démonstration de télémédecine dans son cabinet médical de Mamoudzou.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un stéthoscope, un otoscope, un électrocardiographe, une tablette et plusieurs capteurs médicaux. Le tout soigneusement rangé dans une mousse protectrice, à l’intérieur d’un sac à dos robuste. C’est avec cet équipement que pourrait bientôt se déployer, à Mayotte, une forme très concrète de télémédecine.</p>
<p style="text-align: justify;">Vendredi 13 mars 2026, dans son cabinet médical situé 2 boulevard Halidi-Selemani à Mamoudzou, le Dr Eutrope et son équipe présentent le dispositif avec enthousiasme. Depuis des années, cette médecin défend l’idée d’une télémédecine accessible et efficace, capable de répondre aux difficultés d’accès aux soins sur l’île. <em>« La télémédecine est une solution pour la médecine aujourd’hui, et pas seulement dans les déserts médicaux »</em>, affirme-t-elle dès le début de notre échange.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, l’argument est particulièrement parlant. Les médecins sont peu nombreux, les spécialistes encore plus rares, et certains patients renoncent tout simplement à consulter. <em>« Beaucoup de gens ne se déplacent pas toujours pour se faire soigner pour plein de raisons, car il y a peu de médecins, parce que les déplacements coûtent chers, parce que les spécialistes sont rares, parce que certains patients n&rsquo;ont pas de papiers »</em>, explique la médecin. Dans ce contexte, la consultation à distance s&rsquo;inscrit dans une alternative crédible. Mais pour le Dr Eutrope, elle doit rester une vraie consultation médicale, avec des examens précis et des instruments adaptés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un projet ancien qui refuse de disparaître</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Si la télémédecine semble aujourd’hui très moderne, le projet porté par le Dr Eutrope existe en réalité depuis plusieurs années. <em>« On travaille dessus depuis huit ans avec des partenaires »</em>, raconte-t-elle. Pendant longtemps, le programme a été soutenu financièrement par l’Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte, qui a financé le dispositif pendant cinq ans. À l’époque, l’objectif était d’expérimenter de nouvelles façons de pratiquer la médecine sur un territoire aux contraintes particulières. <em>« On voulait diffuser une vraie qualité de médecine sur le territoire »</em>, explique la médecin.</p>
<p style="text-align: justify;">Le projet était alors porté par l’association Ensemble pour Votre Santé (EPVS) qu’elle présidait. Mais cette structure associative arrive aujourd’hui à son terme. <em>« L’association va se fermer à la fin du mois »</em>, précise-t-elle. Pour autant, il n’est pas question d’abandonner le matériel ni l’expérience accumulée. <em>« C’est un peu dommage d’abandonner tout ce projet aujourd’hui, car l’ARS a investi beaucoup d’argent. Donc je continue à porter cela pour que le matériel soit utilisé ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour relancer la dynamique, le Dr Eutrope travaille désormais avec l’entreprise Hopi Médical, spécialisée dans les solutions de télémédecine. C’est avec cette société qu’ont été développés les fameux sacs à dos médicaux. À Mayotte, 27 dispositifs existent aujourd’hui. Ils pourraient bientôt être répartis entre différentes structures : hôpital, pompiers, centres communaux d’action sociale (CCAS) ou médecine du travail. <em>« L’intérêt, c’est que ça serve vraiment à la population »</em>, insiste la médecin.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une télémédecine différente de Doctolib ou Qare</b></h2>
<figure id="attachment_48429" aria-describedby="caption-attachment-48429" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-48429" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/telemedecine-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/telemedecine-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/telemedecine-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/telemedecine-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/telemedecine-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/telemedecine.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48429" class="wp-caption-text">Pour beaucoup de patients, la télémédecine évoque surtout les plateformes de consultation vidéo accessibles depuis un téléphone, une tablette ou un ordinateur</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour beaucoup de patients, la télémédecine évoque surtout les plateformes de consultation vidéo accessibles depuis un téléphone, une tablette ou un ordinateur, comme les structures Doctolib ou Qare.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le système répandu dans d&rsquo;autres régions et territoires, présenté à Mamoudzou fonctionne différemment.<em> « C’est la même terminologie de télémédecine, mais ce n’est pas la même qualité de consultation »</em>, estime le Dr Eutrope. Elle raconte avoir déjà reçu au cabinet des patients ayant consulté sur des plateformes en ligne. <em>« On leur avait diagnostiqué une otite… mais personne n’avait regardé leur oreille ! ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le modèle qu’elle défend, le patient n’est jamais seul devant son écran.<em> « Le premier critère de la télémédecine, c’est que le patient ne soit jamais seul ». </em>Une infirmière ou un assistant médical accompagne la consultation. C’est lui qui manipule les instruments et transmet les informations au médecin. <em>« L’infirmière devient les mains du médecin »</em>, résume-t-elle. Grâce aux capteurs connectés, les examens peuvent être très complets : auscultation, électrocardiogramme, observation de la peau, examen de l’oreille ou encore spirométrie. <em>« On peut faire un électrocardiogramme, regarder une oreille, ausculter, faire un fond d’œil, pratiquer une échographie, regarder une infection cutanée »</em>, détaille la médecin.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une démonstration très concrète</b></h2>
<figure id="attachment_48345" aria-describedby="caption-attachment-48345" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2141-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-48345" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2141-300x200.jpg" alt="Mayotte, santé, médecine générale, télémédecine," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2141-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2141-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2141-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2141-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2141-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2141-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2141-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2141-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2141-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_2141-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48345" class="wp-caption-text">Grâce à un otoscope numérique, l’image de l’oreille peut être observée en direct par le médecin pendant la téléconsultation.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour illustrer le dispositif, l’équipe propose une démonstration. La scène ressemble presque à un petit théâtre médical improvisé. La commerciale du groupe Hopi accepte de jouer la patiente, évoquant une piqûre de moustique suspecte ou un grain de beauté à examiner. Annick, l’infirmière, prend immédiatement les premiers paramètres : tension, température, saturation en oxygène. <em>« Avant même d’appeler le médecin, j’ai déjà pris toutes les constantes »</em>, explique-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Dr Eutrope, lui, observe la scène depuis son ordinateur. Quelques secondes plus tard, un fichier PDF apparaît sur son écran avec l’ensemble des données.<em> « Je gagne du temps dans mon diagnostic car je reçois toutes les informations du patient et les paramètres pris par l&rsquo;infirmière, je vais pouvoir regarder son oreille avec une vidéo de très bonne qualité, mieux qu&rsquo;en vrai quand je fais la manipulation moi-même et si j&rsquo;ai besoin de contacter un spécialiste, je le fais directement »</em>, explique-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la plateforme, une liste de médecins disponibles apparaît en temps réel. <em>« Ceux qui sont en vert sont disponibles »</em>, précise-t-elle.  La démonstration se poursuit avec un stéthoscope connecté. Les battements du cœur sont transmis directement dans le casque audio du médecin.<em> « La patiente a un cœur qui marche, c’est rassurant ! »</em>, sourit-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis vient l’otoscope numérique. L’image de l’oreille apparaît immédiatement sur l’écran. La médecin peut même prendre des captures d’écran à distance. L’ambiance reste détendue. Entre deux réglages techniques, les membres de l’équipe plaisantent volontiers. <em>« C’est magique »,</em> lance l’une d’eux en regardant les images apparaître.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une solution particulièrement adaptée à Mayotte</b></h2>
<figure id="attachment_18414" aria-describedby="caption-attachment-18414" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycée-agricole.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-18414 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycée-agricole-300x231.jpg" alt="Lycée agricole, Coconi, Mayotte" width="300" height="231" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycée-agricole-300x231.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycée-agricole-150x116.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycée-agricole-696x537.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lycée-agricole.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-18414" class="wp-caption-text">Début 2025, un projet mené avec la Fondation de France et la DAAF de Mayotte a permis d’organiser des consultations à distance pour des jeunes des Maisons familiales rurales (MFR) et du lycée agricole de Coconi.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="289" data-end="465">Pour le Dr Martine Eutrope, la télémédecine prend tout son sens dans un territoire comme Mayotte, où l’accès aux soins reste parfois difficile et les spécialistes peu nombreux. L’équipe travaille notamment à mettre en place des consultations de pneumologie pour des patients souffrant d’insuffisance respiratoire. <em>« Certains sont sous oxygène et ne peuvent pas se déplacer »</em>, explique la médecin. Dans ces cas-là, l’infirmière se rend directement au domicile avec le sac à dos médical et les capteurs nécessaires à l’examen. <em>« L’infirmière amène le pneumologue dans son sac »</em>, résume-t-elle avec humour.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="896" data-end="1294">La télémédecine permet aussi de répondre rapidement à des besoins sanitaires ponctuels. Après le cyclone Chido, au début de l&rsquo;année 2025, un projet mené avec la Fondation de France et la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DAAF) de Mayotte a permis d’organiser des consultations à distance pour des jeunes des Maisons familiales rurales (MFR) et du lycée agricole de Coconi.</p>
<figure id="attachment_11482" aria-describedby="caption-attachment-11482" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maria-Galanta-17-mai-23-zoom.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-11482" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maria-Galanta-17-mai-23-zoom-300x185.jpg" alt="Maria Galanta, SGTM, Comores, Anjouan" width="300" height="185" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maria-Galanta-17-mai-23-zoom-300x185.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maria-Galanta-17-mai-23-zoom-768x474.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maria-Galanta-17-mai-23-zoom-150x93.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maria-Galanta-17-mai-23-zoom-696x430.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Maria-Galanta-17-mai-23-zoom.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-11482" class="wp-caption-text">377 ressortissants comoriens ont été examinés en téléconsultation grâce à l&rsquo;équipe médicale de télémédecine.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1296" data-end="1683"><em>« Beaucoup de jeunes étaient laissés pour compte avec différentes pathologies »</em>, explique le Dr Eutrope. Une infirmière identifiait les besoins sur place tandis qu’un médecin réalisait les consultations à distance. Au total, près de 300 consultations ont été réalisées et 259 certificats médicaux délivrés pour permettre aux élèves d’effectuer des stages en milieu professionnel.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1685" data-end="2027">Plus récemment, le dispositif a également été utilisé dans un contexte administratif lorsque des ressortissants comoriens expulsés de Mayotte ont dû obtenir un certificat médical attestant de l’absence de symptômes de Mpox avant de pouvoir retourner aux Comores. Pendant trois semaines, 377 personnes ont été examinées grâce à ce système. Pour la médecin, ces expériences illustrent le potentiel de la télémédecine sur l’île.<em> « Si on voit le bénéfice pour le patient et l’économie pour la Sécurité sociale, c’est gagnant-gagnant ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un projet sur le point d&rsquo;être déployé </b></h2>
<p style="text-align: justify;">Malgré son potentiel, et les actions menées, pour le grand public, l’organisation reste encore à finaliser. Pour l’instant, il n’existe pas encore de numéro dédié pour prendre rendez-vous. L’équipe travaille également à trouver des locaux adaptés, afin d’installer plusieurs salles de téléconsultation. <em>« Bientôt, si je peux me permettre. La prise de rendez-vous va arriver, il faut juste finaliser l’organisation »</em>, assure le Dr Eutrope.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1208" data-end="1369">Sur le plan technique, l’essentiel est déjà prêt : les logiciels fonctionnent, les capteurs sont opérationnels et les médecins peuvent être contactés à distance, assure l&rsquo;entreprise Hopi. Le défi est désormais surtout organisationnel. Il faudra probablement recruter du personnel pour accompagner les patients pendant les consultations et structurer le dispositif. Car si la télémédecine promet de faciliter l’accès aux soins, elle repose aussi sur une logistique précise : des lieux équipés, des professionnels formés et un système de rendez-vous clair. Au cabinet du Dr Eutrope, l’optimisme reste pourtant intact. Dans un coin de la pièce, les sacs à dos médicaux attendent déjà leurs prochaines consultations.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/17/la-telemedecine-se-deploie-discretement-a-mayotte/">La télémédecine se déploie discrètement à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title> La CPTS Sud œuvre pour des soins sans rupture </title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/20/la-cpts-sud-oeuvre-pour-des-soins-sans-rupture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 02:15:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[CPTS]]></category>
		<category><![CDATA[Infirmier]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[médecin]]></category>
		<category><![CDATA[Rupture de soins]]></category>
		<category><![CDATA[Sage-femme]]></category>
		<category><![CDATA[Système de santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46776</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au sud de Mayotte, les professionnels de santé s’organisent pour éviter les ruptures de soins dans un territoire sous tension.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/20/la-cpts-sud-oeuvre-pour-des-soins-sans-rupture/"> La CPTS Sud œuvre pour des soins sans rupture </a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au sud de Mayotte, médecins, infirmières et sages-femmes se sont regroupés pour créer la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) Sud. Objectif : garantir aux patients un parcours de soins fluide, coordonner les acteurs du territoire et préparer l’île aux urgences sanitaires. Dans ce réseau, chaque échange, chaque geste et chaque dossier compte. <em>« On se parle, on communique »</em>, résume Carole Capelli, infirmière libérale, vice-présidente de la CPTS Sud. Et pour Jean-Marc Roussin, médecin généraliste, président de la CPTS Sud, <em>« une équipe qui fonctionne, que ce soit dans le libéral ou l’hospitalier, c’est la garantie de meilleurs soins ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une coopération qui devient un projet structuré</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans le Sud de Mayotte, les professionnels de santé travaillaient déjà bien ensemble depuis plusieurs années. <em>« Il y a quelques années, les acteurs travaillaient en harmonie »</em>, se souvient Carole. Cette entente a naturellement conduit à la création d’une Communauté professionnelle territoriale de santé, un dispositif national visant à structurer la coopération entre soignants.</p>
<p style="text-align: justify;">Le projet a commencé à se concrétiser vers 2018. <em>« Vers 2021, l’ARS a dit qu’il fallait formaliser une CPTS, mais nous, on travaillait dessus depuis trois ans »</em>, explique encore Carole. Les statuts ont été rédigés, et Christelle Weil, infirmière et coordinatrice du dispositif, a pris en main l’organisation administrative et opérationnelle. Jean-Marc précise : <em>« La CPTS est soumise à un cadre bien défini par le ministère de la Santé, avec des objectifs de prévention et de continuité des soins ».  </em>L’objectif : améliorer la prise en charge des patients dans un territoire où les ressources sont limitées et poser les bases d’une future intégration du social et du médico-social.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des projets concrets pour les patients</b></h2>
<figure id="attachment_46784" aria-describedby="caption-attachment-46784" style="width: 290px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Dossier-IDE.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46784" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Dossier-IDE-290x300.png" alt="Mayotte, dossier, infirmier, CPTS, " width="290" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Dossier-IDE-290x300.png 290w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Dossier-IDE-991x1024.png 991w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Dossier-IDE-768x793.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Dossier-IDE-150x155.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Dossier-IDE-300x310.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Dossier-IDE-696x719.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Dossier-IDE-1068x1103.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Dossier-IDE-1320x1363.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Dossier-IDE.png 1338w" sizes="auto, (max-width: 290px) 100vw, 290px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46784" class="wp-caption-text">Le dossier de soins infirmiers commun, conçu par les infirmiers du Sud de Mayotte, un outil papier, volontairement non informatisé, pour assurer la continuité des soins des patients.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Parmi les premières réalisations, le dossier de soins infirmier commun occupe une place centrale. <em>« Désormais, la majorité des cabinets infirmiers utilisent, pour les patients chroniques, ce dossier commun de soins, avec la même nomenclature et rangé de la même manière »</em>, explique Carole. Ce dossier, finalisé en 2025, reste volontairement sur format papier. <em>« Il ne faut surtout pas l&rsquo;informatiser »</em>, alerte le Dr Roussin.<em> « L’informatisation rend vulnérable et peu résilient »</em>, estime-t-il encore.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre initiative clé : la coordination de l’IVG (Interruption volontaire de grossesse) médicamenteuse. Les sages-femmes, les infirmiers et les médecins du Sud se concertent pour assurer une permanence et éviter toute rupture de soins. <em>« Ce projet IVG a particulièrement du sens pour moi, cela fait partie des choses qui me semblent importantes, pour faire avancer la société »</em>, confie le médecin. La CPTS Sud développe aussi des actions de prévention, comme la vaccination, et délègue certaines tâches aux infirmiers de pratique avancée (IPA) pour libérer le temps médical des médecins.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Se coordonner avec l’hôpital et se préparer aux crises</b></h2>
<figure id="attachment_38345" aria-describedby="caption-attachment-38345" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/b0eada1d-1970-4da7-b43d-ee22ed7405f3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-38345 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/b0eada1d-1970-4da7-b43d-ee22ed7405f3-225x300.jpg" alt="Mayotte, Chido, tôle," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/b0eada1d-1970-4da7-b43d-ee22ed7405f3-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/b0eada1d-1970-4da7-b43d-ee22ed7405f3-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/b0eada1d-1970-4da7-b43d-ee22ed7405f3-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/b0eada1d-1970-4da7-b43d-ee22ed7405f3-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/b0eada1d-1970-4da7-b43d-ee22ed7405f3-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/b0eada1d-1970-4da7-b43d-ee22ed7405f3.jpg 960w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-38345" class="wp-caption-text">Sur une île confrontée à des crises permanentes, la CPTS Sud souhaite élaborer un plan de réponse pour anticiper les catastrophes et éviter les ruptures de soins pendant et après ces événements majeurs.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La CPTS Sud ne se limite pas au secteur libéral. Les professionnels veulent aussi fluidifier le parcours entre le CHM (Centre Hospitalier de Mayotte) et les professionnels de santé du Sud, notamment pour la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC).<em> « Avant qu&rsquo;on ait la CPTS, on voyait beaucoup plus de gens qui étaient livrés à eux-mêmes, dans une forme de déshérence pendant plusieurs semaines parce qu’on ne savait pas qu’ils étaient rentrés chez eux après un passage à l&rsquo;hôpital »</em>, se souvient le Dr. Roussin.</p>
<p style="text-align: justify;">Le réseau prépare également un plan d’action pour les crises majeures – cyclones, tremblements de terre ou tsunamis. Ici, chaque minute compte.<em> « Le problème, ce n’est pas le matériel, mais l’humain. À Mayotte, le matériel s’achète et se remplace, l’humain, pas »,</em> souligne Jean-Marc.</p>
<p style="text-align: justify;">La CPTS Sud collabore avec des structures locales, comme le Centre médical de référence (CMR) de Mramadoudou et le Centre médico-psychologique (CMP- de Bandrélé, et organise les visites régulières de spécialistes (endocrinologue, cardiologue) afin de maintenir la continuité des soins malgré la faible densité médicale dans l&rsquo;île.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des résultats encourageants malgré les difficultés</b></h2>
<figure id="attachment_20693" aria-describedby="caption-attachment-20693" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CSSM-Centre-Kinga-copie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-20693" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CSSM-Centre-Kinga-copie-300x217.jpg" alt="Sécurité sociale, conseil des ministres, Mayotte" width="300" height="217" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CSSM-Centre-Kinga-copie-300x217.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CSSM-Centre-Kinga-copie-150x108.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CSSM-Centre-Kinga-copie-696x503.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CSSM-Centre-Kinga-copie.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-20693" class="wp-caption-text">La CPTS Sud dépend de fonds gérés par la Caisse de Sécurité Sociale, dont le montant varie selon la taille du territoire et les missions menées, de la coordination des soins à la prévention en passant par la préparation aux crises sanitaires.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, la CPTS Sud rassemble plus de cinquante professionnels. Les premiers bilans sont positifs. <em>« Cela fonctionne, cela permet de créer du lien, on voit vraiment des améliorations dans la prise en charge des patients »</em>, note Jean-Marc. Pour Carole, l’impact sur les patients est concret : <em>« À Mayotte, favoriser la communication, c’est très important, car tout le monde est dans la même galère, donc se parler, faire du lien, ça ne peut qu&rsquo;être mieux&#8230; On est plus fort pour soigner à plusieurs ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="159" data-end="407">Pourtant, le parcours reste semé d’embûches. Les fonds dédiés à la CPTS, près de 200.000 euros par an et gérés par la Sécurité sociale de Mayotte (CSSM), n’arrivent pas à temps : <em>« On attend nos fonds depuis six mois  »</em>, souligne le président de la CPTS.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="409" data-end="1034">Trouver un local sur l’île relève presque de l’exploit. Après le passage du cyclone Chido, le marché immobilier a été complètement paralysé. <em>« Après Chido, il n’y avait plus rien sur le marché »</em>, observe le Dr. Roussin. L’administration française déverse pourtant des subventions, mais cela a un effet pervers : la moindre association qui cherche un local se voit immédiatement confrontée à des loyers exorbitants, parfois 3.000 euros par mois, alimentant une véritable inflation immobilière. Pour tenir, le réseau a fini par mutualiser un local avec la POPAM (Plateforme Oppelia de prévention et soin des addictions), une solution temporaire qui, selon le médecin, <em>« pour l’instant, cela nous convient  ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1036" data-end="1270">L’insécurité accentue encore la pression. Les professionnels craignent pour leur matériel médical. <em>« On a peur des braquages, des cambriolages… Tout ce qu’on achète pour les soins peut disparaître en un instant, c&rsquo;est difficile de travailler à Mayotte »</em>, confie le Dr. Roussin. D&rsquo;autre part, le manque de soutien politique se fait sentir. <em>« On ne sent pas que la santé soit une priorité dans le Sud, au niveau des élus »</em>, déplore Carole, alors même que ces derniers sont en campagne pour les municipales, prévues dans un mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré les contraintes matérielles et organisationnelles, l’engagement des soignants reste fort. <em>« Cela dit, faire mes soins, j’adore cela »</em>, confie le médecin. <em>« On le fait pour les patients, par passion pour notre métier »</em>, ajoute l’infirmière.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le sud de Mayotte, la CPTS apparaît ainsi comme une tentative de réponse collective à un territoire fragilisé par des crises multiples et durables. Sans prétendre résoudre à elle seule les difficultés d’accès aux soins, cette organisation locale mise sur la coordination et le travail en réseau pour rompre l’isolement des professionnels comme celui des habitants. Une dynamique encore récente, mais qui interroge plus largement la place des initiatives de terrain dans les politiques de santé, en particulier dans les territoires ultramarins confrontés à la pénurie, la solitude et la débrouille permanente.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/20/la-cpts-sud-oeuvre-pour-des-soins-sans-rupture/"> La CPTS Sud œuvre pour des soins sans rupture </a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Dette, santé, Mayotte : comprendre la vraie crise que François Bayrou voulait affronter</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/11/dette-sante-mayotte-comprendre-la-vraie-crise-que-francois-bayrou-voulait-affronter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 01:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Voynet]]></category>
		<category><![CDATA[Finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[François Bayrou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Lecornu]]></category>
		<category><![CDATA[Système de santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=36743</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après la chute du gouvernement Bayrou et la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon, le conflit entre désendettement et préservation des soins se pose avec acuité, notamment depuis le 101ème département français. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/11/dette-sante-mayotte-comprendre-la-vraie-crise-que-francois-bayrou-voulait-affronter/">Dette, santé, Mayotte : comprendre la vraie crise que François Bayrou voulait affronter</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="633" data-end="1022">Depuis Raymond Barre en 1976, qui mettait en garde contre le fait que <em>« la France vit au-dessus de ses moyens »</em>, les avertissements sur la dette publique française se succèdent. Le 25 août, François Bayrou déclarait lors d’une conférence de presse : <em>« Notre pays est en danger parce que nous sommes au bord du surendettement ».</em> Quelques semaines plus tard, le 8 septembre, devant les députés de l’Assemblée nationale et quelques heures avant sa destitution, il insistait : <em>« L’addition des déficits annuels par milliards nous a conduits à une accumulation écrasante : 3 415 milliards d’euros de dettes à l’heure précise où nous parlons ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1024" data-end="1462">Mais que représente réellement cette dette ? Est-elle inédite ? Et surtout, pourquoi le plan de Bayrou ciblait-il la santé pour alléger les finances publiques ? Avec la démission forcée du Gouvernement après 364 voix contre 194, et la nomination de Sébastien Lecornu le 9 septembre pour préparer le nouveau budget, le pays se trouve au croisement de la politique et des chiffres, avec des choix qui affecteront directement la vie des français d&rsquo;Hexagone et d&rsquo;Outre-mer.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La dette française : un héritage historique</b></h2>
<figure id="attachment_36802" aria-describedby="caption-attachment-36802" style="width: 218px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36802" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00-218x300.png" alt="Paris, Matignon, Premier ministre, Sébastien Lecornu, " width="218" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00-218x300.png 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00-150x206.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00-300x413.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00.png 474w" sizes="auto, (max-width: 218px) 100vw, 218px" /></a><figcaption id="caption-attachment-36802" class="wp-caption-text">« On va y arriver », a affirmé Sébastien Lecornu, Premier ministre, le 10 septembre 2025, à propos de la dette publique française. Si elle reste élevée, elle demeure inférieure à celle de l’Italie (138 %) et de la Grèce (153 %) et bien loin des pics historiques, comme les 300 % du PIB enregistrés lors des deux guerres mondiales.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La dette publique française, aujourd’hui à 3 415 milliards d’euros, soit 114 % du PIB, est le résultat d’un déficit structurel persistant depuis cinquante ans : les dépenses publiques dépassent systématiquement les recettes. Chaque année, l’État doit emprunter pour combler la différence, rembourser les dettes arrivant à échéance et payer les intérêts, ce que l’on appelle la « charge de la dette », représentant environ 7 % du budget de l’État.</p>
<p style="text-align: justify;">Historiquement, la France a utilisé différents outils : du long terme au XIXème siècle, des emprunts obligataires pendant les guerres mondiales, puis la dette « hors marché » dans l’après-Seconde Guerre mondiale, avant de passer à la doctrine néo-libérale actuelle, basée sur le financement sur les marchés internationaux. Aujourd’hui, la dette est détenue pour un quart par des Français, un quart par la Banque de France, un quart par des investisseurs européens et un quart par des investisseurs hors zone euro. Cette diversification limite les risques et reflète la confiance internationale dans la signature française.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les historiennes Laure Quennouëlle-Corre et Clara Léonard, le problème n’est pas la dette en soi, mais la capacité à dégager des marges de manœuvre pour investir dans l’avenir. Si l’État consacre une part croissante de ses ressources au remboursement, il réduit sa capacité à financer la transition écologique, la modernisation des services publics et les innovations technologiques à venir.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="170" data-end="227"><strong>Plan Bayrou : pourquoi la santé a-t-elle été ciblée ?</strong></h2>
<figure id="attachment_27830" aria-describedby="caption-attachment-27830" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27830" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-300x200.jpg" alt="CHM, urgences, maternité, pénuries" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-27830" class="wp-caption-text">Alors que la maternité de Mamoudzou est la plus importante de France en nombre de naissances, le Centre hospitalier de Mayotte, qui devrait compter entre 120 et 140 sages-femmes pour fonctionner correctement, n’en dispose plus que d’une quarantaine.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="232" data-end="605">Face à la dette publique, François Bayrou avait tiré la sonnette d’alarme, évoquant un <em>« pronostic vital engagé »</em> pour les finances françaises. Son plan visait à ramener le déficit à 3 % du PIB d’ici 2029, en réalisant 43,8 milliards d’euros d’économies en 2026, dont 5,5 milliards sur la santé, faisant de ce secteur l’un des principaux leviers d’action.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="607" data-end="999">Les mesures prévues touchaient à la fois patients et professionnels : doublement des franchises médicales, limitation des prises en charge des affections de longue durée (ALD), mutualisation des achats et réutilisation de dispositifs médicaux, ainsi qu’un contrôle renforcé des arrêts maladie. L’objectif affiché était de freiner la hausse des dépenses tout en préservant l’accès aux soins.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1001" data-end="1541">Ces initiatives ont suscité des critiques : syndicats et élus ont alerté sur un transfert des coûts vers les patients, la pression sur les hôpitaux et le manque de personnel. Plusieurs voix se sont élevées pour souligner les risques sociaux et sanitaires : Boris Vallaud (PS) pour l’hôpital public, Cyrielle Chatelain (EELV) sur l’installation des médecins, Stéphane Peu (GDR) sur l’endettement « vertueux », Mathilde Panot (LFI) sur les enfants et personnes vulnérables, et Paul Christophe (Horizons) sur l’autonomie des personnes âgées.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1548" data-end="1606"><strong>Quand les finances nationales résonnent à Mayotte</strong></h2>
<figure id="attachment_20594" aria-describedby="caption-attachment-20594" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-20594" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire-300x234.jpg" alt="Mayotte, réserve sanitaire, effectifs, santé, tension, recrutements," width="300" height="234" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire-300x234.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire-150x117.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire-696x544.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-20594" class="wp-caption-text">Depuis plusieurs années, Mayotte dépend fortement de la réserve sanitaire, dont les professionnels se relaient presque quotidiennement pour pallier le manque d’effectifs et la saturation des services de l&rsquo;hôpital.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1608" data-end="2088">Le parallèle avec Mayotte est frappant. L’île, encore en reconstruction après le cyclone Chido en décembre 2024, fait face à des besoins massifs : sa maternité est la plus grande de France, les services sont saturés, les sages-femmes en pénurie, et les renforts passent régulièrement par la réserve sanitaire. La loi de programmation pour la refondation de l’île, promulguée le 12 août 2025, prévoit des financements importants pour les infrastructures, la sécurité et la santé.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2090" data-end="2438">Selon la Cour des comptes (<em>rapport d&rsquo;octobre 2023</em>), Mayotte dépend presque entièrement des transferts financiers de l’État pour assurer le fonctionnement de ses services publics. Chaque retard ou réduction de dépenses a donc un impact immédiat : matériel médical livré en retard, difficultés de recrutement, surcharge dans les services déjà tendus.</p>
<figure id="attachment_23646" aria-describedby="caption-attachment-23646" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23646" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-300x225.jpg" alt="Valls, Mayotte, VO, habitat, tôles, case, banga, terrain, foncier," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23646" class="wp-caption-text">À Mayotte, où 77 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, l’accès limité à une alimentation saine aggrave les maladies chroniques.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2440" data-end="3265">Dominique Voynet, députée et ancienne directrice de l’ARS Mayotte, résume la situation : <em>« Depuis des années, on traite la santé seulement sous l’angle des moyens, entre ceux qui veulent plus de postes et remboursements, et ceux qui veulent restreindre. Le Gouvernement, lui, choisissait la seconde voie : franchises plus élevées, restes à charge sur les médicaments, réduction du panier de soins – et à Mayotte, il faut rappeler qu’il n’y a même pas l’aide médicale d’État. Mais le vrai problème est ailleurs : l’absence de prévention et d’éducation. Sur l’île, l&rsquo;obésité, l&rsquo;hypertension, les grossesses à risque ou encore les AVC sont d’abord liés aux conditions de vie, aggravées par la pauvreté et le manque d’accès à une alimentation saine. Faire payer davantage les patients, ici, c’est aggraver un système déjà au bord de la rupture ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="120" data-end="449">Pour Nicolas Da Silva, maître de conférences en sciences économiques à l’Université Sorbonne Paris Nord, la progression des dépenses de santé s’explique par le vieillissement de la population, l’augmentation des patients en ALD, les conséquences de la pandémie, les hausses salariales liées au Ségur de la santé et l’inflation.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="120" data-end="449">Mais au‑delà des chiffres, la question qui se pose est celle des choix collectifs : jusqu’où la société est‑elle prête à laisser l’État absorber la charge du financement des soins, pour protéger un système qui demeure l’un des piliers de son organisation sociale ? À Mayotte, où les services publics sont quasi intégralement tributaires des transferts nationaux, chaque arbitrage budgétaire se traduit instantanément dans la vie quotidienne des habitants. Plutôt que de considérer cette situation comme une simple contrainte financière, elle pourrait être l’occasion d’interroger le cap choisi : continuer à ajuster les dépenses sur les services essentiels, au risque de les affaiblir, ou envisager des mesures plus structurelles, qui feraient porter le poids sur d’autres segments de la société. Subtilement, c’est à ce carrefour que se joue l’équilibre entre rigueur budgétaire et protection des fondements mêmes du pacte social.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3835" data-end="4253">Mathilde Hangard</p>
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