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	<title>Archives des Sup&#039;Recherche-UNSA - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Sup&#039;Recherche-UNSA - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Université de Mayotte : CGT Educ’Action et Sup’recherche-UNSA interpellent Emmanuel Macron</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 08:21:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CGT Éduc’action Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[dysfonctionnement]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Sup'Recherche-UNSA]]></category>
		<category><![CDATA[université de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, les syndicats CGT Educ’Action et Sup’recherche-UNSA interpellent le chef de l’État sur les dysfonctionnements et la situation au sein de l’Université de Mayotte en lui demandant notamment la mise sous administration provisoire de l’établissement.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/17/universite-de-mayotte-cgt-educaction-et-suprecherche-unsa-interpellent-emmanuel-macron/">Université de Mayotte : CGT Educ’Action et Sup’recherche-UNSA interpellent Emmanuel Macron</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Monsieur le Président de la République,</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Depuis plusieurs années, l&rsquo;Université de Mayotte connaît une succession de crises, de contentieux et de dysfonctionnements. Leur accumulation conduit aujourd&rsquo;hui à une conclusion inquiétante : les mécanismes ordinaires de contrôle semblent ne plus suffire à garantir le fonctionnement normal de cet établissement public.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À l&rsquo;occasion du récent diner d&rsquo;État offert au palais de l&rsquo;Élysée en l&rsquo;honneur du président de la République d&rsquo;Afrique du Sud, le directeur de l&rsquo;Université de Mayotte a été invité à représenter l&rsquo;établissement. L&rsquo;Université a présenté cette invitation comme « une marque de reconnaissance des plus hautes autorités de l&rsquo;Etat ». C&rsquo;est précisément au nom de cette reconnaissance que nous nous adressons à vous : l&rsquo;honneur accordé au représentant de l&rsquo;établissement ne saurait dispenser l&rsquo;État de regarder lucidement les graves difficultés qui affectent l&rsquo;institution qu&rsquo;il représente.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Notre démarche ne procède ni d&rsquo;une opposition personnelle ni d&rsquo;un différend syndical. Dès la fin de l&rsquo;année 2024, l&rsquo;ensemble des organisations syndicales représentatives avait demandé la mise sous administration provisoire de l&rsquo;établissement, conduisant le ministère à diligenter une mission de l&rsquo;Inspection générale. Si le cyclone Chido en a profondément modifié les conditions d&rsquo;intervention, les difficultés structurelles qui avaient motivé cette saisine n&rsquo;ont pas disparu ; elles se sont intensifiées. Nous demandons toujours cette mise sous administration provisoire.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Une opacité qui appelle un contrôle indépendant</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Exemple parmi d&rsquo;autres, la direction invoque depuis la cyberattaque de décembre 2023 la disparition généralisée des dossiers de l&rsquo;établissement pour expliquer la non communication, encore en 2026, de documents administratifs et comptables réclamés notamment par la Cour des comptes, l&rsquo;Inspection générale, le Tribunal administratif et le rectorat de Mayotte. Or le rapport forensique établi en 2024 par la société de cyberdéfense Lexfo fait état de seulement 111 fichiers détruits sur 19 500, tandis que l&rsquo;ensemble des applications métiers avait été sauvegardé.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L&rsquo;explication d&rsquo;une disparition généralisée des documents ne résiste donc pas aux conclusions de l&rsquo;expertise technique.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le décalage entre les réponses apportées aux organismes de contrôle et les conclusions du rapport Lexfo appelle des explications précises. Pourquoi tant de pièces demeurent-elles encore introuvables ou ne sont-elles toujours pas communiquées ? Seul un contrôle indépendant des comptes, des systèmes d&rsquo;information et des procédures de conservation des documents peut désormais établir les faits.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Une gouvernance qui écarte les instances</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À ces interrogations s&rsquo;ajoutent des décisions de gestion des ressources humaines qui suscitent une profonde incompréhension. L&rsquo;annulation en 2024 par le Conseil d&rsquo;État d&rsquo;un concours de recrutement de professeur des universités a mis en évidence de graves irrégularités dans une procédure conduite par l&rsquo;établissement. La promotion au professorat accordée l&rsquo;année suivante au même enseignant a ravivé le sentiment de favoritisme et de clientélisme. Ces faits, replacés dans un ensemble plus large de pratiques de gestion contestées, ont été portés à la connaissance du procureur de la République sur le fondement de l&rsquo;article 40 du code de procédure pénale.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">A l&rsquo;inverse, l&rsquo;abandon de cinq possibilités nationales de promotion au professorat illustre l&rsquo;entrave apportée à la carrière d&rsquo;autres personnels. Jamais soumises aux instances compétentes, ces possibilités ont été écartées par la seule volonté du directeur. Une décision aussi lourde, prise sans débat collégial ni contrôle interne, porte atteinte au fonctionnement de l&rsquo;institution et à son attractivité.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Un établissement durablement fragilisé</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette défaillance du fonctionnement institutionnel ne se limite pas aux organes de gouvernance. Elle se manifeste également dans la gestion des ressources humaines et dans le climat social de l&rsquo;établissement. La directrice des ressources humaines a été suspendue après avoir porté plainte pour faux et usage de faux, et dénoncé ce qu&rsquo;elle considérait comme un mensonge institutionnel. Cette suspension, prolongée pendant quatre mois sans que ses motifs précis aient été communiqués à l&rsquo;intéressée ni qu&rsquo;un conseil de discipline ait été réuni, a profondément dégradé le climat social de l&rsquo;établissement.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Monsieur le Président, vous avez rappelé que, face au harcèlement, « on ne doit et on ne peut pas s&rsquo;habituer ». Sous votre présidence, la lutte contre le harcèlement à l&rsquo;école a été érigée en « priorité absolue ». Cette exigence de prévention, d&rsquo;écoute et de protection doit également valoir pour les personnels du service public de l&rsquo;enseignement supérieur. Or, à l&rsquo;Université de Mayotte, des faits susceptibles de relever du harcèlement moral ont fait l&rsquo;objet de plusieurs plaintes pénales. Sans préjuger de leur qualification judiciaire, leur gravité justifie qu&rsquo;une enquête administrative indépendante soit conduite.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les départs successifs de personnels à la suite de désaccords avec la direction générale des services, notamment ceux de directeurs des affaires financières, les difficultés de recrutement et les tensions récurrentes témoignent d&rsquo;un malaise qui dépasse largement les conflits individuels.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les personnels BIATSS ne sont pas davantage épargnés. Aucun concours ITRF n&rsquo;a été ouvert en 2026, tandis qu&rsquo;aucune revalorisation indemnitaire significative n&rsquo;est intervenue depuis sept ans. Des questions essentielles, telles que l&rsquo;attribution de la nouvelle bonification indiciaire et du complément indemnitaire annuel, n&rsquo;ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucune véritable discussion avec les représentants des personnels. Cette absence de politique de reconnaissance et de progression contribue au découragement des agents et aux difficultés persistantes de recrutement et de fidélisation.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les élections universitaires ont donné lieu à plusieurs contentieux et annulations, tandis que des décisions prises à l&rsquo;encontre de personnels et d&rsquo;organisations syndicales ont été censurées par la justice administrative. Les instances peinent à jouer pleinement leur rôle : le comité social d&rsquo;administration n&rsquo;a pas été saisi de plusieurs questions fondamentales relatives aux ressources humaines et certaines dispositions statutaires demeurent inappliquées. Le dialogue social s&rsquo;en trouve profondément dégradé.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les étudiants subissent directement les conséquences de ces dysfonctionnements, comme en témoignent leurs mouvements de grève récurrents et leurs conditions d&rsquo;études dégradées. L&rsquo;Université de Mayotte accueille près de mille sept cents étudiants, mais ne compte qu&rsquo;un seul professeur des universités titulaire. Alors qu&rsquo;elle détient le taux d&rsquo;encadrement professoral le plus faible de France, les Masters, la recherche et l&rsquo;encadrement professoral restent insuffisamment développés. Cette situation compromet le développement de l&rsquo;enseignement supérieur sur un territoire où il constitue pourtant un enjeu majeur de cohésion sociale.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L&rsquo;accumulation de ces affaires, dont seules quelques-unes sont ici évoquées révèle une gouvernance autoritaire qui ne garantit plus la transparence des décisions, l&rsquo;égalité de traitement des personnels ni le fonctionnement régulier de l&rsquo;établissement.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>L&rsquo;État ne peut demeurer spectateur</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les faits exposés sont susceptibles de caractériser une difficulté grave dans le fonctionnement des organes statutaires ou un défaut d&rsquo;exercice de leurs responsabilités, au sens de l&rsquo;article L. 719-8 du code de l&rsquo;éducation.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Monsieur le Président de la République, nous vous demandons donc d&rsquo;intervenir auprès du Gouvernement afin qu&rsquo;une mission indépendante de l&rsquo;Inspection générale de l&rsquo;éducation, du sport et de la recherche soit diligentée sans délai pour établir un diagnostic complet de la gouvernance ainsi que de la gestion administrative, financière et humaine de l&rsquo;Université de Mayotte.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Compte tenu de la gravité et de la persistance des dysfonctionnements exposés, nous vous demandons également que soit décidée, sur le fondement de l&rsquo;article L. 719-8 du code de l&rsquo;éducation, la mise sous administration provisoire de l&rsquo;établissement, afin de rétablir le fonctionnement régulier de ses instances, de garantir la continuité du service public et de restaurer la confiance de ses personnels et de ses étudiants.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Nous demandons enfin que les conclusions de la mission de l&rsquo;Inspection générale menée en 2025 soient rendues publiques ou, à tout le moins, pleinement communiquées à la nouvelle mission et prises en compte dans l&rsquo;appréciation de la situation actuelle. Il importe d&rsquo;assurer la continuité de l&rsquo;action engagée par l&rsquo;État et d&rsquo;éviter que les constats déjà établis demeurent sans suite.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une demande de circonstance, mais d&rsquo;un appel à protéger une institution essentielle pour Mayotte, ses étudiants, ses personnels et son avenir. La reconnaissance accordée à l&rsquo;Université de Mayotte ne saurait demeurer symbolique : elle doit s&rsquo;accompagner de la vigilance et de l&rsquo;action que sa situation exige.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L&rsquo;Université de Mayotte mérite cette transparence.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les Mahorais méritent une université de la République digne de ce nom.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/17/universite-de-mayotte-cgt-educaction-et-suprecherche-unsa-interpellent-emmanuel-macron/">Université de Mayotte : CGT Educ’Action et Sup’recherche-UNSA interpellent Emmanuel Macron</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Le blocage résulte de l&#8217;absence de procédure » : Sup&#8217;Recherche-UNSA conteste la version du président de l&#8217;Université de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/le-blocage-resulte-de-labsence-de-procedure-suprecherche-unsa-conteste-la-version-du-president-de-luniversite-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 02:15:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Abal-Kassim Cheik Ahamed]]></category>
		<category><![CDATA[CGT Educ'action]]></category>
		<category><![CDATA[Dembéni]]></category>
		<category><![CDATA[Maître de conférences]]></category>
		<category><![CDATA[professeurs des universités]]></category>
		<category><![CDATA[Sup'Recherche-UNSA]]></category>
		<category><![CDATA[université de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelques jours après les explications du président de l'Université de Mayotte sur la polémique autour du repyramidage, Patrick Mathieu, maître de conférences HDR et correspondant de Sup'Recherche-UNSA, transmet à notre rédaction de nouveaux éléments. Il y réfute point par point les arguments avancés par la direction et soutient que cinq possibilités de promotion ont été perdues faute d'avoir engagé la procédure prévue par les textes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/le-blocage-resulte-de-labsence-de-procedure-suprecherche-unsa-conteste-la-version-du-president-de-luniversite-de-mayotte/">« Le blocage résulte de l&rsquo;absence de procédure » : Sup&rsquo;Recherche-UNSA conteste la version du président de l&rsquo;Université de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La controverse autour du repyramidage à l&rsquo;Université de Mayotte se poursuit. Après les accusations de la CGT Éduc&rsquo;action, auxquelles <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/03/il-nest-pas-question-de-blocage-repond-le-presidence-de-luniversite-de-mayotte-apres-les-accusations-de-la-cgt/">le président Abal-Kassim Cheik Ahamed avait répondu dans nos colonnes</a>, c&rsquo;est désormais Patrick Mathieu, maître de conférences HDR à l&rsquo;Université de Mayotte et correspondant de Sup&rsquo;Recherche-UNSA, qui s&rsquo;exprime.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur appui d&rsquo;un communiqué détaillé, il affirme que plusieurs déclarations du président sont <em>« matériellement inexactes »</em> ou juridiquement contestables. Plus qu&rsquo;un débat sur des emplois ou des moyens budgétaires, il estime que le cœur du dossier réside dans le non-déclenchement d&rsquo;une procédure nationale permettant à certains maîtres de conférences d&rsquo;accéder au corps des professeurs des universités</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong><em>« Les collègues concernés n&rsquo;ont donc pas pu présenter utilement leur candidature »</em></strong></h2>
<figure id="attachment_10204" aria-describedby="caption-attachment-10204" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-10204 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-300x225.jpg" alt="Mayotte, université de Dembeni, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0047-scaled-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-10204" class="wp-caption-text">Selon le maître de conférences, l&rsquo;absence d&rsquo;ouverture de la procédure de repyramidage a empêché les enseignants concernés de déposer leur candidature. Photographie / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le maître de conférences commence par revenir sur la déclaration du président selon laquelle <em>« il n&rsquo;est pas question de blocage ».</em> Pour le représentant de Sup&rsquo;Recherche-UNSA, cette affirmation repose sur une définition erronée de la situation.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, un blocage ne consiste pas uniquement à refuser formellement une décision. Il peut également résulter de l&rsquo;absence d&rsquo;une action pourtant indispensable au déroulement normal d&rsquo;une procédure administrative.</p>
<p style="text-align: justify;">Il rappelle que cinq possibilités de promotion avaient été attribuées à l&rsquo;Université de Mayotte dans le cadre du dispositif national de repyramidage. Pour qu&rsquo;elles puissent être utilisées, explique-t-il, l&rsquo;établissement devait engager une série d&rsquo;étapes prévues par les textes : proposer une répartition des promotions entre les disciplines, saisir les instances compétentes puis ouvrir officiellement la campagne permettant aux enseignants concernés de déposer leur candidature.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, affirme-t-il, aucune de ces étapes n&rsquo;a été menée à son terme. <em>« Les collègues concernés n&rsquo;ont donc pas pu présenter utilement leur candidature »</em>, soutient-il, estimant que c&rsquo;est précisément cette absence de procédure qui constitue, selon lui, le blocage dénoncé par les organisations syndicales. Pour Patrick Mathieu, le débat ne porte donc pas sur une suppression de postes mais sur <em>« l&#8217;empêchement concret et volontaire d&rsquo;une procédure nationale de promotion interne ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Personne ne soutient que le ministère aurait créé cinq emplois nouveaux »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_9411" aria-describedby="caption-attachment-9411" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2.png"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-9411" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-300x223.png" alt="Mayotte, Université de Dembeni, amphithéâtre, " width="300" height="223" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-300x223.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-1024x762.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-768x572.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-1536x1143.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-150x112.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-485x360.png 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-696x518.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-1068x795.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2-1320x983.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/reunion-CUFR2.png 1894w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9411" class="wp-caption-text">Patrick Mathieu estime que le non-recours au repyramidage pourrait peser sur le développement de la recherche et de l&rsquo;encadrement doctoral à l&rsquo;Université de Mayotte. Photographie d&rsquo;illustration / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le représentant syndical répond également aux explications du président sur la nature du repyramidage. Abal-Kassim Cheik Ahamed avait rappelé qu&rsquo;il ne s&rsquo;agissait ni de créations de postes ni d&rsquo;une nouvelle enveloppe salariale accordée par le ministère. Sur ce point, Patrick Mathieu dit ne pas être en désaccord.<em> « Personne ne soutient que le ministère aurait créé cinq emplois nouveaux »</em>, affirme-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, le débat est ailleurs. Le repyramidage est un dispositif national permettant à certains maîtres de conférences d&rsquo;accéder au corps des professeurs des universités. Le ministère avait attribué à l&rsquo;Université de Mayotte cinq possibilités de promotion, un contingent exceptionnel destiné à tenir compte du retard structurel de l&rsquo;établissement en matière d&rsquo;encadrement professoral. Les campagnes précédentes ne comptaient généralement qu&rsquo;une ou deux possibilités de promotion, et une seule l&rsquo;année dernière qui, selon lui, n&rsquo;avait pas été utilisée. Cette campagne constituait en outre la dernière prévue dans le cadre de ce dispositif national, déjà prolongé une fois à titre exceptionnel. Il appartenait donc à l&rsquo;université d&rsquo;organiser la procédure de sélection et d&rsquo;examiner les candidatures.</p>
<p style="text-align: justify;">Patrick Mathieu insiste toutefois sur le fait que ces cinq possibilités de promotion n&rsquo;auraient pas conduit automatiquement à cinq nominations. <em>« Cela ne veut pas dire qu&rsquo;il y a cinq promus »</em>, souligne-t-il. Les candidats devaient d&rsquo;abord satisfaire aux conditions réglementaires, puis voir leur dossier examiné par le Conseil national des universités (CNU), avant une évaluation locale. À Mayotte, précise-t-il, cinq enseignants étaient titulaires de l&rsquo;habilitation à diriger des recherches (HDR), mais tous ne remplissaient pas la condition d&rsquo;ancienneté requise.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, Patrick Mathieu conteste les propos du président évoquant un passage de la <em>« catégorie B »</em> vers la <em>« catégorie A »</em>. Il rappelle que les maîtres de conférences comme les professeurs des universités appartiennent tous deux à la catégorie A de la fonction publique. Selon lui, cette présentation entretient une confusion sur la nature réelle du dispositif.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des <em>« conditions non réunies »</em> que Sup&rsquo;Recherche-UNSA juge insuffisamment expliquées</b></h2>
<figure id="attachment_14064" aria-describedby="caption-attachment-14064" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Abal-Kassim-Mohamed-Cheik-jpeg.webp"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-14064" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Abal-Kassim-Mohamed-Cheik-jpeg-300x232.webp" alt="Cneser, CUFR, EPSCP, INU, Mayotte" width="300" height="232" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Abal-Kassim-Mohamed-Cheik-jpeg-300x232.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Abal-Kassim-Mohamed-Cheik-jpeg-768x593.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Abal-Kassim-Mohamed-Cheik-jpeg-150x116.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Abal-Kassim-Mohamed-Cheik-jpeg-696x538.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Abal-Kassim-Mohamed-Cheik-jpeg.webp 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-14064" class="wp-caption-text">Le président de l&rsquo;Université de Mayotte, Abal-Kassim Cheik Ahamed, estime que les conditions n&rsquo;étaient pas réunies pour engager la procédure de repyramidage. Photographie / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;un des principaux arguments avancés par la présidence de l&rsquo;université était que les conditions permettant d&rsquo;engager la procédure n&rsquo;étaient pas réunies. Patrick Mathieu estime que cette justification demeure trop générale.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Quelles conditions ? Statutaires ? Scientifiques ? Budgétaires ? Stratégiques ? Rien n&rsquo;est précisé »</em>, relève-t-il. Il considère surtout qu&rsquo;il n&rsquo;appartiendrait pas à la direction d&rsquo;écarter en amont des candidats potentiels avant même que les instances compétentes aient pu examiner leurs dossiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maître de conférences estime également que le président a fait évoluer son discours. Après avoir d&rsquo;abord évoqué des critères ou des conditions qui n&rsquo;auraient pas été réunies, Abal-Kassim Cheik Ahamed a ensuite soutenu, lors d&rsquo;une interview télévisée chez nos confrères de La 1ère, que <em>« ce n&rsquo;est pas une question de critères »</em>, mais de politique et de stratégie de l&rsquo;établissement</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Patrick Mathieu, ces deux explications sont difficilement conciliables. Le représentant de Sup&rsquo;Recherche-UNSA conteste par ailleurs une autre déclaration attribuée au président selon laquelle certains enseignants auraient <em>« postulé »</em>. Selon lui, cette affirmation est <em>« matériellement inexacte »</em>, puisqu&rsquo;aucune candidature n&rsquo;aurait pu être déposée dans le cadre réglementaire si la campagne n&rsquo;avait jamais été ouverte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le rôle des instances universitaires au cœur du désaccord</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des seules promotions, l’enseignant-chercheur fait de la question de la gouvernance universitaire l&rsquo;un des principaux enjeux de cette affaire. D&rsquo;après lui, le Conseil d&rsquo;administration devait être amené à se prononcer sur la répartition des possibilités de promotion entre les différentes disciplines. En l&rsquo;absence de cette délibération, il estime que l&rsquo;instance n&rsquo;a pas pu exercer les compétences que lui attribuent les textes. Il rappelle également que le président se serait interrogé publiquement sur la nécessité d&rsquo;inscrire cette question à l&rsquo;ordre du jour du Conseil d&rsquo;administration.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Pour Sup&rsquo;Recherche-UNSA, cette position méconnaîtrait précisément le rôle confié à cette instance dans la mise en œuvre du dispositif. Patrick Mathieu affirme également que le sujet n&rsquo;aurait été débattu ni devant le Conseil d&rsquo;administration ni devant les instances chargées des questions de ressources humaines. Dès lors, explique-t-il au sujet de la presse, la médiatisation du dossier ne constituerait pas une manière de contourner le dialogue social mais la conséquence de l&rsquo;absence de débat dans les cadres institutionnels habituels.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une stratégie contestée au nom du développement de l&rsquo;université</strong></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Enfin, Patrick Mathieu conteste l&rsquo;argument selon lequel ces promotions devaient s&rsquo;inscrire dans la stratégie de développement de l&rsquo;établissement. Selon l&rsquo;enseignant-chercheur, cette stratégie n&rsquo;a jamais été présentée ni débattue devant les instances compétentes.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">À ses yeux, le choix de ne pas recourir au repyramidage apparaît d&rsquo;autant plus difficile à comprendre que l&rsquo;Université de Mayotte affiche l&rsquo;ambition de développer sa recherche, ses formations de master et son encadrement doctoral. Accroître le nombre de professeurs des universités aurait, d&rsquo;après lui, contribué à cet objectif. Il ajoute que plusieurs établissements auraient souhaité disposer d&rsquo;un contingent comparable de promotions.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le représentant de Sup&rsquo;Recherche-UNSA, le renoncement à ces possibilités de promotion ne relève donc pas d&rsquo;une stratégie de développement, mais d&rsquo;une décision susceptible d&rsquo;affaiblir durablement le potentiel scientifique de l&rsquo;université.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/07/le-blocage-resulte-de-labsence-de-procedure-suprecherche-unsa-conteste-la-version-du-president-de-luniversite-de-mayotte/">« Le blocage résulte de l&rsquo;absence de procédure » : Sup&rsquo;Recherche-UNSA conteste la version du président de l&rsquo;Université de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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