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	<title>Archives des Soins - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Soins - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>« Je voulais seulement gagner de quoi soigner mon enfant » se justifie un pilote de kwassa</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/je-voulais-seulement-gagner-de-quoi-soigner-mon-enfant-se-justifie-un-pilote-de-kwassa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 02:00:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Comores]]></category>
		<category><![CDATA[Comparutions immédiates]]></category>
		<category><![CDATA[immigration clandestine]]></category>
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		<category><![CDATA[Soins]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un jeune Comorien a comparu pour avoir piloté un kwassa transportant huit passagers. Face aux juges, il raconte avoir accepté la traversée dans l'espoir de réunir 200 euros pour faire soigner son fils d'un an resté aux Comores. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/je-voulais-seulement-gagner-de-quoi-soigner-mon-enfant-se-justifie-un-pilote-de-kwassa/">« Je voulais seulement gagner de quoi soigner mon enfant » se justifie un pilote de kwassa</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au tribunal judiciaire de Mamoudzou les audiences s&rsquo;enchaînent à un rythme soutenu. Parmi les dossiers instruits, celui d&rsquo;Ahamed A. poursuivi pour aide à l&rsquo;entrée irrégulière sur le territoire français. Il raconte à sa manière les drames humains qui accompagnent les traversées clandestines entre les Comores et Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« C&rsquo;est une histoire triste, commune à Mayotte »</b></em></h2>
<figure id="attachment_21326" aria-describedby="caption-attachment-21326" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-21326" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-300x225.jpeg" alt="Mayotte, tribunal judiciaire, salle d'audience," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-1.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21326" class="wp-caption-text">Lundi 29 juin 2026, au tribunal judiciaire de Mamoudzou, un homme a été jugé en comparution immédiate pour avoir piloté un kwassa-kwassa entre les Comores et Mayotte afin de subvenir aux besoins de son enfant malade. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La salle B est déjà bien remplie lorsque la présidente, Alexandra Nicolay, ouvre l&rsquo;audience. À sa droite et à sa gauche siègent les assesseures Jade Traxel et Flore Guiffan. Face au tribunal, les dossiers s&#8217;empilent. <em>« C&rsquo;est un après-midi fort chargé avec onze dossiers »,</em> annonce d&#8217;emblée la présidente.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis vient le tour d&rsquo;Ahamed A. Le jeune homme pénètre dans la salle d&rsquo;audience vêtu d&rsquo;un polo jaune et violet de la couleur de l&rsquo;équipe de basket-ball des Lakers, et d&rsquo;un jean bleu ciel troué. Il paraît frêle, de taille moyenne. Il écoute la présidente sans l&rsquo;interrompre. <em>« C&rsquo;est une histoire triste, commune à Mayotte »</em>, entonne Alexandra Nicolay avant de rappeler les faits.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 26 juin, au large de Mtsamboro, une embarcation est repérée au nord de l&rsquo;île sans s&rsquo;être signalée auprès des Affaires maritimes françaises. <em>« Il s&rsquo;agissait d&rsquo;un kwassa d&rsquo;un seul moteur »</em>, précise la présidente. À bord prennent place huit personnes : six hommes et deux femmes. Le prévenu est soupçonné d&rsquo;en être le pilote.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« C&rsquo;est un dossier classique comme tous les dossiers que nous voyons ici »</em>, poursuit la magistrate. L&rsquo;intéressé a reconnu avoir participé à la traversée. Il explique être pêcheur et avoir accepté cette mission parce qu&rsquo;il avait besoin d&rsquo;argent. Au début de l&rsquo;enquête, il affirme avoir effectué seul la traversée. Les investigations établissent pourtant que huit passagers étaient bien présents à bord de l&#8217;embarcation.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On ne saura jamais vraiment qui a commandité ce passage, ni si vous êtes véritablement le pilote ou celui qui a été désigné comme devant être le pilote »</em>, observe Alexandra Nicolay.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><em>« Je voulais seulement gagner de quoi soigner mon enfant »</em> </b></h2>
<figure id="attachment_52091" aria-describedby="caption-attachment-52091" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-52091" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, maman, enfant," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52091" class="wp-caption-text">Au tribunal, la question de l’accès aux soins aux Comores a été évoquée par la présidente, le prévenu affirmant l’impossibilité de soigner son enfant sur place&#8230; une réalité régulièrement invoquée dans les dossiers de migration clandestine. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lorsque la présidente lui donne la parole, le ton change. Le jeune homme baisse légèrement les yeux avant de raconter pourquoi il a accepté cette traversée. <em>« Je voulais seulement gagner de quoi soigner mon enfant »</em>, confie-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis les mots sortent d&rsquo;un seul trait.<em> « La raison pour laquelle j&rsquo;ai fait ce voyage ce sont mes problèmes car je suis marié, j&rsquo;ai deux enfants, un de deux ans, et un de un an. Celui de un an est malade, je n&rsquo;ai pas d&rsquo;argent, il n&rsquo;y a pas de travail </em>(ndlr : aux Comores)<em> et mon chef m&rsquo;a dit que le seul travail qui existait c&rsquo;était conducteur de kwassa, je pensais avoir au moins 200 euros et retourner chez moi mais je ne vais même pas avoir les 200 euros&#8230; »</em>, explique-t-il par la voix d&rsquo;un interprète.</p>
<p style="text-align: justify;">Il affirme qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas l&rsquo;intention de rester à Mayotte. Son objectif, dit-il, était simplement d&rsquo;effectuer l&rsquo;aller-retour. La présidente revient alors sur un autre élément du dossier. <em>« On nous dit qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;unité de soins aux Comores, vous avez dit que vous n&rsquo;avez pas pu prendre votre enfant car votre patron a refusé, c&rsquo;est vrai ? &#8211; Oui si mon patron m&rsquo;avait autorisé, j&rsquo;aurais ramené mon enfant à Mayotte »</em>, répond-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dossier ne mentionne aucun antécédent judiciaire. Il explique également qu&rsquo;il ne lui reste que sa mère, malade, tandis que son épouse n&rsquo;a plus de famille. Avant de regagner sa place, sa voix se fait plus faible. <em>« Je veux être renvoyé chez moi pour être auprès de mon enfant car je n&rsquo;ai pas l&rsquo;idée de rester ici »</em>, soutient-il encore les yeux humides.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une réponse pénale « exemplaire » ou une peine avec sursis ?</b></h2>
<figure id="attachment_33656" aria-describedby="caption-attachment-33656" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Salle-TGI-Code-penal-1-1.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-33656" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Salle-TGI-Code-penal-1-1-300x151.jpg" alt="Mayotte, Comores, tribunal, parquet, ministère public, " width="300" height="151" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Salle-TGI-Code-penal-1-1-300x151.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Salle-TGI-Code-penal-1-1-150x75.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Salle-TGI-Code-penal-1-1.jpg 679w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-33656" class="wp-caption-text">Pour le parquet, la réponse pénale doit être « exemplaire et uniforme », avec une réquisition de six mois d’emprisonnement, le maintien en détention et le retour du prévenu chez lui aux Comores.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour la substitut du procureur, Lucile Eder, ce dossier ressemble à beaucoup d&rsquo;autres. <em>« C&rsquo;est un dossier qui ressemble tristement à ceux qu&rsquo;on a l&rsquo;habitude de connaître&#8230; »</em>, souligne-t-elle. Si elle reconnaît que <em>« l&rsquo;histoire de monsieur, si elle est avérée, est d&rsquo;une tristesse profonde »</em>, elle rappelle néanmoins les risques des traversées clandestines.<em> « C&rsquo;est la période des alizés, il y a de la houle, on est dans des conditions qui sont encore plus dangereuses que d&rsquo;habitude ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour le parquet, il est indispensable que <em>« la réponse pénale soit exemplaire, claire et identique quand bien même les dossiers sont différents ». </em>Le ministère public requiert six mois d&#8217;emprisonnement, le maintien en détention ainsi que le retour du prévenu aux Comores.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;avocat de la défense ne nie pas la gravité des faits reprochés à son client mais demande au tribunal de regarder aussi l&rsquo;homme qui est assis sur un banc. <em>« C&rsquo;est une histoire crédible, je veux bien la croire (&#8230;) c&rsquo;est la première fois que monsieur se retrouve devant une juridiction ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;avocat rappelle que les huit passagers sont arrivés sans dommages corporels. <em>« L&rsquo;enfermement, depuis qu&rsquo;on a aboli la peine de mort, c&rsquo;est la pire peine qu&rsquo;on puisse donner (&#8230;) ça me semble trop sévère alors que les passagers n&rsquo;ont pas eu de dommages et que monsieur était inconnu de la justice (&#8230;) on peut partir sur une peine avec sursis »</em>, plaide-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Le tribunal a finalement suivi une réponse pénale plus sévère que celle de la défense en condamnant Ahamed A. à un an d’emprisonnement avec sursis et à une interdiction du territoire français pendant cinq ans, refermant l’audience sur une décision qui tranche avec les demandes de clémence.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/01/je-voulais-seulement-gagner-de-quoi-soigner-mon-enfant-se-justifie-un-pilote-de-kwassa/">« Je voulais seulement gagner de quoi soigner mon enfant » se justifie un pilote de kwassa</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Santé : à Mayotte la mortalité est 89 % plus élevée qu’en métropole !</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/02/sante-a-mayotte-la-mortalite-est-89-plus-elevee-quen-metropole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 02:15:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée plénière]]></category>
		<category><![CDATA[CESE]]></category>
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		<category><![CDATA[OUtre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<category><![CDATA[Soins]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les habitants des Outre‑mer continuent de faire face à des écarts majeurs avec l’Hexagone en matière de santé. Accès aux soins limité, maladies chroniques en hausse, fragilités environnementales et sociales ... le constat est alarmant.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/02/sante-a-mayotte-la-mortalite-est-89-plus-elevee-quen-metropole/">Santé : à Mayotte la mortalité est 89 % plus élevée qu’en métropole !</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les Outre‑mer continuent de montrer énormément d&rsquo;inégalités de santé, encore trop peu prises en compte dans les politiques nationales. La délégation aux Outre-mer du Conseil économique, social et environnemental (CESE) s&rsquo;est saisie du sujet et a présenté son dernier avis, fruit de plusieurs mois de travail et d’une soixantaine d’auditions d’experts, d’acteurs de terrain et d’institutions, en lien étroit avec les Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER) ultramarins. Cet avis, qui a regroupé divers représentants des territoires d&rsquo;Outre-mer, a été présenté ce mardi lors de l’assemblée plénière du CESE.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Inégalités et fragilités sanitaires</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres sont alarmants, surtout pour Mayotte, où la surmortalité est 89 % plus élevée qu’en métropole, suivie par la Guyane avec 37%. L’accès aux soins reste compliqué et pousse un tiers des habitants à renoncer à se faire soigner, contre un quart dans l&rsquo;Hexagone. À ces indicateurs s’ajoutent des fragilités environnementales importantes telles que la pollution, les  risques infectieux comme la dingue, le paludisme, plus récemment la variole du singe, les problèmes d&rsquo;accès à l&rsquo;eau (dans plusieurs territoires ultramarins), les impacts du changement climatique qui engendrent des catastrophes de plus en plus puissantes (Chido à Mayotte), ainsi qu’une précarité sociale et alimentaire qui pèse également sur la santé de la population.</p>
<figure id="attachment_45529" aria-describedby="caption-attachment-45529" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45529" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14-300x168.png" alt="" width="300" height="168" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14-300x168.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14-1024x575.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14-768x431.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14-150x84.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14-696x391.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14-1068x600.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14-1320x741.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-a-14.04.14.png 1460w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-45529" class="wp-caption-text">Lors d&rsquo;un échange avec la presse, les rapporteurs ont souligné plusieurs fragilités sanitaires.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les habitants des Outre-mer souffrent également de manques récurrents de professionnels de santé. En effet, à Mayotte, Wallis-et-Futuna ou certaines îles de Polynésie, la présence de spécialistes est insuffisante, entraînant des évacuations sanitaires fréquentes. La santé périnatale et la mortalité infantile sont particulièrement préoccupantes . En effet, le taux de mortalité infantile y est deux à trois fois plus élevé qu’en Hexagone. La santé mentale des jeunes fait aussi partie des préoccupation du CESE. Selon les rapporteurs, environ quatre jeunes sur dix souffrent de symptômes dépressifs, un chiffre alarmant par rapport aux 19-28 % observés en métropole.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des chiffres, des obstacles culturels et linguistiques compliquent aussi la prévention et la prise en charge. Dans des langues locales, comme le shimaoré, certains termes médicaux essentiels, comme le mot « cancer », n’existent pas, ce qui peut rendre difficile la communication entre patients et soignants. Des difficultés que le CESE relie également à l’organisation du système de santé. Il souligne ainsi que le fonctionnement actuel entre agences régionales, institutions nationales et autorités locales, reste fragmenté et manque de cohérence.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Vers une santé plus équitable</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à ces défis, Le Conseil Économique Social et Environnemental recommande un renforcement de la territorialisation des politiques de santé et une approche globale, qui consisterait à prendre en compte les facteurs de santé tels que la prévention, l’accès aux soins, l’organisation du système et l’offre de soins, ainsi que leurs dimensions sociales et environnementales.</p>
<figure id="attachment_8116" aria-describedby="caption-attachment-8116" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-8116" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-300x225.jpg" alt="EVASAN, CHM, La Réunion, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-8116" class="wp-caption-text">À Mayotte, le recours au dispositif d’évacuations sanitaires (EVASAN) est conséquent pour les patients atteints de cancer, révélant la forte dépendance de l’île à des soins spécialisés hors‑territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Parmi les mesures proposées par les membres du Conseil figurent l&rsquo;harmonisation des statiques de santé avec celles de l’Hexagone ; le renforcement du rôle des agences régionales de santé (ARS) avec des plans d’action locaux et pluriannuels ; l&rsquo;intégration des médecines traditionnelles et le développement de coopération régionale avec les pays voisins via ce que le CESE appelle « la diplomatie sanitaire ». D&rsquo;autant plus que les difficultés sont multiples, notamment le manque de spécialistes, le recours fréquent aux évacuations sanitaires vers la métropole ou encore La Réunion, le financement inadapté des établissements, la précarité des patients et l&rsquo;éloignement géographique.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3076" data-end="3532">Les rapporteurs Eric Leung et Élisabeth Tomé-Gertheinrichs insistent sur la nécessité de contrats clairs entre tous les acteurs, d’une meilleure coordination locale et d’une planification adaptée aux besoins spécifiques de chaque territoire.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3076" data-end="3532"><strong>Un enjeu de confiance et de solidarité territoriale</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Plus que des chiffres, ces constats reflètent un vécu et des besoins concrets pour les résidents des Outre-mer. Pour le CESE, la santé dans les territoires ultramarins n’est pas seulement un sujet médical mais « <em>un miroir des inégalités territoriales</em> ». Il convient ainsi d&rsquo;adapter les politiques aux réalités locales, de clarifier les responsabilités, et associer les populations aux décisions qui sont autant de leviers pour rétablir la confiance et garantir une véritable égalité d’accès aux soins pour la population.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/02/sante-a-mayotte-la-mortalite-est-89-plus-elevee-quen-metropole/">Santé : à Mayotte la mortalité est 89 % plus élevée qu’en métropole !</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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