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	<title>Archives des Savoir-faire - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Savoir-faire - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Le Festival du Geste valorise savoir-faire manuels et résilience</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/12/le-festival-du-geste-valorise-savoir-faire-manuels-et-resilience/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 01:15:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Artisanat|Chiconi|festival du geste|Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Savoir-faire]]></category>
		<category><![CDATA[traditionnels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette année le festival portera sur la thématique "Reconstruire ensemble après Chido", un an jour pour jour après le passage du cyclone, le 14 décembre 2024.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/12/le-festival-du-geste-valorise-savoir-faire-manuels-et-resilience/">Le Festival du Geste valorise savoir-faire manuels et résilience</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La commune de Chiconi se prépare à célébrer sa 13ème édition du Festival du Geste et des Savoir-Faire Manuels les 13 et 14 décembre prochains à la place Amboirou lahi (Sicotram) à Chiconi.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>La résilience et l&rsquo;ingéniosité humaine face aux défis environnementaux</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">« <em>Le festival a pour objectif de promouvoir les métiers et savoir-faire manuels traditionnels, à travers différents stands d’exposition. Il vise un large public, en particulier les jeunes en manque de repères dans la construction de leur projet professionnel et qui à travers cet évènement peuvent se projeter vers un parcours d’insertion sociale et professionnelle »</em>, indique la Ville de Chiconi dans un communiqué.</p>
<p style="text-align: justify;">Axé sur la thématique de « Reconstruire ensemble après Chido », le festival se veut innovant cette année avec une programmation enrichie, la présence de nouveaux partenaires, et des « <em>activités revitalisantes pour toute la population »</em>. « <em>L’initiative vise à mettre en lumière pendant tout un week-end, à date anniversaire du cyclone le plus dévastateur qu’ait connu Mayotte depuis 90 ans, la résilience et l&rsquo;ingéniosité humaines face aux défis environnementaux », </em>ajoute la Ville.</p>
<p style="text-align: justify;">Le festival mettra à l&rsquo;honneur les acteurs de la reconstruction et « <em>les corps de métiers vitaux pour « re » bâtir notre territoire »</em>, une mise en avant « <em>cruciale »</em>. « <em>Un défi colossal qui </em><em>mérite d’être abordé avec créativité et sensibilité »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Des métiers du bâtiment aux artisans, en passant par des agriculteurs et producteurs locaux, des acteurs de l’insertion, des établissements scolaires ou encore des passionnés de savoir-faire traditionnels, le festival réunira différents acteurs institutionnels, professionnels et associatifs « <em>en vue de développer une dynamique commune et motrice pour poursuivre le travail de relèvement de Mayotte »</em>, souligne le communiqué.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Ateliers, exposition, conférences et spectacles</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="67" data-end="438">Le programme s’annonce riche, mêlant transmission de savoir-faire, valorisation du patrimoine local et sensibilisation aux enjeux climatiques. Des ateliers pratiques, animés par des artisans chevronnés, offriront au public l’occasion de découvrir des techniques de construction durable et de restauration fondées sur l’usage de matériaux locaux et recyclés.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="440" data-end="668">En parallèle, une exposition dédiée aux produits du terroir mettra en lumière la diversité de la création mahoraise : fruits et légumes frais, œuvres d’art, textiles, gastronomie et artisanat traditionnel seront à l’honneur.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="670" data-end="902">Des conférences et tables rondes réuniront experts, historiens et praticiens pour analyser les défis de la reconstruction post-cyclonique et explorer la place centrale des savoir-faire manuels dans la résilience des communautés.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="904" data-end="1173">Un volet de sensibilisation et de prévention permettra au public de mieux comprendre les risques naturels et de se familiariser avec le Plan communal de sauvegarde, alors que la saison cyclonique se profile et que les effets du changement climatique s’intensifient.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1175" data-end="1410" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Enfin, une programmation culturelle festive — spectacles, concerts et performances — viendra célébrer la créativité des artistes locaux et clôturer cette rencontre placée sous le signe du partage et de la reconstruction collective.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/12/le-festival-du-geste-valorise-savoir-faire-manuels-et-resilience/">Le Festival du Geste valorise savoir-faire manuels et résilience</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Paris, Mzuri Sana fait scintiller le filigrane mahorais</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/14/a-paris-mzuri-sana-fait-scintiller-le-filigrane-mahorais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 02:15:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[Bijoux]]></category>
		<category><![CDATA[Grande Exposition du Fabriqué en France]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mzuri Sana]]></category>
		<category><![CDATA[Savoir-faire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De Petite-Terre à l’Élysée, la bijouterie Mzuri Sana incarne l’élégance d’un savoir-faire ancestral mahorais. Ce week-end, ses créations d’or et d’argent brilleront parmi les trésors du Fabriqué en France.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/14/a-paris-mzuri-sana-fait-scintiller-le-filigrane-mahorais/">À Paris, Mzuri Sana fait scintiller le filigrane mahorais</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="518" data-end="1000">Sous les dorures de l’Élysée, les bijoux de Mzuri Sana s’apprêtent à capter une autre lumière, celle de la reconnaissance. Ce week-end, la petite maison mahoraise représentera Mayotte à la <em>Grande Exposition du Fabriqué en France</em>, vitrine annuelle des savoir-faire français.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="518" data-end="1000"><em>« C’est un honneur immense »</em>, confie Sylvain Arnoux, co-fondateur de la marque. <em>« On est fier, surtout pour notre île. Cela va permettre de montrer qu’ici aussi, on fabrique, on crée, on innove à partir des traditions ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1002" data-end="1476">Créée en 2019, Mzuri Sana,<em> « la grande beauté » </em>en shimaoré, est née d’une rencontre entre l’horloger Sylvain Arnoux, installé depuis une quinzaine d&rsquo;années sur l’île, et Marcel Rinaldi, commerçant chevronné, accompagné de son épouse Maya. Ensemble, ils ont voulu unir le geste traditionnel à l’ambition contemporaine. D’abord une petite bijouterie, puis un atelier à Petite-Terre, une autre boutique à Mamoudzou, et aujourd’hui un savoir-faire qui franchit la mer pour entrer à l’Élysée.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1483" data-end="1527"><b>Des fils tissés à la lumière de la patience </b></h2>
<figure id="attachment_41146" aria-describedby="caption-attachment-41146" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-41146 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-225x300.jpeg" alt="Mayotte, Mzuri Sana, bijouterie, bijoux," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41146" class="wp-caption-text">Un artisan de Mzuri Sana fait fondre des métaux pour la création d&rsquo;un bijou sur son établi en Petite-Terre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1529" data-end="1890">Dans l’atelier, l’odeur du métal chauffé se mêle au ronronnement discret des machines laser. Ici, l’or et l’argent se plient, s’enroulent, se soudent, jusqu’à devenir dentelle. <em>« Le filigrane mahorais est un des plus fins du monde »</em>, affirme Arnoux. <em>« On travaille sur des fils d’or et d’argent de 0,10 à 0,20 millimètre. C’est extrêmement fin ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1892" data-end="2337">Le filigrane, ce tissage de fils entrelacés, demande un doigté patient, presque méditatif. Trois semaines pour une pièce, parfois davantage.<em> « C’est un savoir ancestral transmis sur l’île depuis des générations »</em>, explique-t-il. <em>« On a voulu le préserver, tout en le modernisant ».</em> Grâce à des subventions européennes, Mzuri Sana s’équipe sans renier son âme :<em> « On a acheté des machines laser, mais l’esprit reste celui de la finesse du geste ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2344" data-end="2384"><strong data-start="2348" data-end="2384">Après la tempête, la renaissance</strong></h2>
<figure id="attachment_41150" aria-describedby="caption-attachment-41150" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5.jpeg"><img decoding="async" class="wp-image-41150 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-225x300.jpeg" alt="Mayotte, Mzuri Sana, bijouterie, bijoux," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41150" class="wp-caption-text">Une partie de l&rsquo;atelier de l&rsquo;entreprise après le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2386" data-end="2747">Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido a tout balayé. L’atelier éventré, les machines noyées, les outils brisés. <em>« La toiture s’est arrachée, l’eau est entrée partout »</em>, se souvient Sylvain. Pourtant, l’équipe a tenu bon, repartant du strict nécessaire.<em> « Notre force, c’est de pouvoir fabriquer un bijou à partir de presque rien. C’est ce qui nous a sauvés en quelque sorte ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2749" data-end="3169">La reconstruction a été lente, à l’image de leur travail : fil après fil, bijou après bijou. Aujourd’hui, l’atelier ne désemplit plus : la production s’emballe, les ventes s’envolent, et Mzuri Sana, portée par un succès inattendu, file vers un avenir plus grand qu’elle n’osait l’imaginer. La structure imagine déjà l’ouverture de nouvelles boutiques, mais surtout, veut inspirer. <em>« À Mayotte, il existe une filière en bijouterie au lycée de Chirongui, mais peu de jeunes poursuivent cette voie, par manque de connaissances sur les débouchés, peut-être&#8230; On veut montrer que ce métier peut faire rêver ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3176" data-end="3235"><strong data-start="3180" data-end="3235">Sous les ors de la République, la beauté d’un geste</strong></h2>
<figure id="attachment_41161" aria-describedby="caption-attachment-41161" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-41161" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-300x169.jpg" alt="France, Paris, Élysée, Grand Fabriqué, " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France.jpg 1200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41161" class="wp-caption-text">L’entreprise mahoraise figure parmi les lauréats de la prochaine édition de la Grande Exposition du Fabriqué en France, qui se tiendra les 15 et 16 novembre 2025 (photographie/DR/Élysée)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3237" data-end="3579">À l’Élysée, les visiteurs découvriront cette semaine un filigrane qui ne ressemble à aucun autre : une dentelle d’or née au cœur de l’océan Indien. Entre un ballon dirigeable du Vaucluse et une tomme de chèvre de Saint-Pierre-et-Miquelon, les bijoux mahorais diront quelque chose de rare : la beauté patiente d’un territoire souvent oublié.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3581" data-end="3953"><em>« On veut faire rayonner Mayotte, son artisanat, son talent. Il y a ici un vivier de gens avec un potentiel énorme »</em>, insiste Sylvain Arnoux. Et dans cette volonté de <em>« faire briller »</em>, il y a tout l’esprit de Mzuri Sana : une maison née du cœur et du feu, forgée dans la lumière et la persévérance, qui fera scintiller la tradition mahoraise sous les lustres du pouvoir.</p>
<p data-start="3581" data-end="3953">Mathilde Hangard</p>
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