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	<title>Archives des Réussite - Le Journal De Mayotte</title>
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	<title>Archives des Réussite - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Avec UM-Mentor, Chaybia Maftaha ouvre des portes aux jeunes ultramarins</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/03/avec-um-mentor-chaybia-maftaha-ouvre-des-portes-aux-jeunes-ultramarins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 02:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Formation]]></category>
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		<category><![CDATA[UM-Mentor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 14 octobre 2025, l’association UM-Mentor a fêté sa première année. Fondée par Chaybia Maftaha, 24 ans, cette structure accompagne les jeunes ultramarins à distance grâce à un réseau de mentors issus des Outre-mer. Parti d’un besoin personnel, le projet s’est transformé en un véritable espace de solidarité et de soutien pour la jeunesse. UM-Mentor vise à donner confiance et repères aux jeunes qui s’installent loin de leur île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/03/avec-um-mentor-chaybia-maftaha-ouvre-des-portes-aux-jeunes-ultramarins/">Avec UM-Mentor, Chaybia Maftaha ouvre des portes aux jeunes ultramarins</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="721" data-end="1293">Il y a deux semaines, l’association UM-Mentor soufflait sa première bougie. La fondatrice nous a partagé cette aventure avec une voix posée et calme, mais remplie de fierté et détermination. « <em>C’est fou de se dire qu’en un an, ce projet né d’un besoin personnel est devenu une structure qui agit concrètement</em> », confie l’entrepreneuse. En douze mois, UM-Mentor a déjà accompagné deux promotions, réuni plus d’une trentaine de mentors actifs, vingt jeunes suivis, une vingtaine d’ateliers organisés et un partenariat solide avec la Fondation Pierre Bellon.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="721" data-end="1293"><strong>Apprendre à se construire seule</strong></h3>
<figure id="attachment_39900" aria-describedby="caption-attachment-39900" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-39900" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641.jpg 1280w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-39900" class="wp-caption-text">Chaybia Maftaha, 24 ans, originaire de Nyambadao et créatrice d&rsquo;UM-Mentor.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1295" data-end="2041">Pourtant, le parcours de la jeune femme n’a rien d’un long fleuve tranquille. Née et ayant grandi à Nyambadao, un petit village du sud de Mayotte, elle quitte son île à seulement seize ans, un bac Sciences et Technologies du Management et de la Gestion (STMG) en poche, direction La Réunion, puis Toulouse. Là-bas, tout est nouveau : le système universitaire, les codes, la solitude. « <em>J’ai découvert un monde où il fallait être autonome tout de suite, sans vraiment savoir comment s’y prendre. Je ne connaissais même pas les autres voies possibles, comme les BTS</em> », raconte la mahoraise.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1295" data-end="2041">Sans repères, elle décroche au bout de deux mois. Commence alors une période de survie : de ses seize à vingt ans, elle enchaîne les petits boulots dans la vente, la restauration ou encore l’alimentation. « <em>J’ai touché à tout ! J’ai commencé à coudre, coiffer, mais aussi à gérer des pages sur les réseaux sociaux&#8230;</em> ».  Mais derrière cette énergie se cachent aussi des années de précarité. « <em>J’ai connu des périodes très dures, notamment une année où je n’avais pas de logement fixe</em> », confie celle qui a créé UM-Mentor avec une pointe de tristesse. En 2021, Chaybia Maftaha décide de retourner sur les bancs de l&rsquo;école. <span lang="FR">Elle entame alors un BTS MCO (Management commercial opérationnel) en alternance, en tant qu’assistante manager. </span></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1295" data-end="2041"><span lang="FR">Mais très vite, la Mahoraise  va se rendre compte que ce n’est pas la voie qu’elle a envie de suivre. « <em>Moi je voulais créer, entreprendre et construire quelque chose à mon image</em> ». Elle va donc se réorienter en BTS Négociation et digitalisation de la relation client (NDRC), qu’elle obtiendra en 2024. En parallèle, la jeune femme travaille dans l’accompagnement de startups à impact social et environnemental notamment dans le secteur de la <em>DeepTech</em>. Une expérience qu’elle juge de décisive. « <em>C’est là </em></span><em>que j’ai compris que j’aimais aider les autres à structurer leurs projets</em> <span lang="FR">», partage l’entrepreneuse avec un grand sourire.  </span></p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="1295" data-end="2041"><strong data-start="2990" data-end="3039">UM-Mentor, un projet né d’un besoin personnel</strong></h3>
<figure id="attachment_39902" aria-describedby="caption-attachment-39902" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="wp-image-39902 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1643-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1643-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1643-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1643.jpg 621w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-39902" class="wp-caption-text">Les accompagnements 100% distancielle d&rsquo;UM-Mentor.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3042" data-end="3449">Petit à petit, Chaybia Maftaha commence à accompagner des entrepreneurs à son compte, dont la plupart sont d&rsquo;origine mahoraise. Et puis, en 2023, un déclic : alors qu’elle cherche un mentor pour l’un de ses projets, elle se rend compte qu’il n’existe aucun dispositif pensé pour les jeunes venant des territoires ultramarins. « <em>Je me suis dit : si moi je ressens ce manque, combien d’autres le vivent aussi</em> ? ». C’est de ce constat qu’est née UM-Mentor. Créée en octobre 2024, UM pour “Ultramarins”, l’association propose une plateforme 100 % distancielle où les jeunes peuvent être accompagnés par des tuteurs issus des Outre-mer, participer à des ateliers et échanger dans un cadre bienveillant. « <em>Je voulais créer un espace d’identification, un réseau où chacun peut avancer sans se sentir seul</em> », explique la fondatrice.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3042" data-end="3449">Les débuts sont compliqués : « <em>J’ai tout fait seule : la communication, les entretiens, la création des ateliers, le suivi mensuel, les interventions quand ça n’allait pas. Je travaillais souvent jusqu’à tard dans la nuit</em> ». Mais la détermination finit par payer, le bouche-à-oreille fonctionne, les mentors s’engagent, et les étudiants rejoignent l’aventure. Parmi les souvenirs marquants, elle cite sans hésiter la clôture de la première promotion, en avril 2025. « <em>C’était la première fois qu’on se rencontrait tous physiquement : mentors, étudiants, équipe. Voir cette énergie, ces sourires, ces échanges sincères… c’était bouleversant. Je me suis dit : voilà, j’ai créé quelque chose qui unit</em> ».</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="4494" data-end="4567"><strong data-start="4498" data-end="4565">Un an plus tard, une communauté soudée et tournée vers l’avenir</strong></h3>
<figure id="attachment_39901" aria-describedby="caption-attachment-39901" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="wp-image-39901 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-300x170.jpg" alt="" width="300" height="170" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-300x170.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-1024x579.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-768x434.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-150x85.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-696x394.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-1068x604.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640.jpg 1280w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-39901" class="wp-caption-text">« C’était la première fois qu’on se rencontrait tous physiquement : mentors, étudiants, équipe ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4568" data-end="5123">Aujourd’hui, l’association poursuit sa croissance. Des simples ateliers mensuels, UM-Mentor est passée aux “Causeries UM-Mentor” : des discussions gratuites, ouvertes à tous, autour de thèmes variés. L’objectif, à horizon 2026 : organiser ces rencontres en présentiel, renforcer les partenariats avec les associations, les écoles et les institutions, et bâtir un véritable écosystème ultramarin durable. En parallèle, la jeune femme développe son entreprise d’accompagnement entrepreneurial et souhaite y créer un volet dédié pour l’association, tout en gardant un lien fort avec son île natale. «  <em>J’aimerais y développer quelque chose. J’aimerais préparer les jeunes de Mayotte avant leur départ, les aider à comprendre le système, à construire leur projet. Mon rêve, c’est qu’aucun jeune ne parte sans bagage</em> », dit-elle avec enthousiasme.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4568" data-end="5123">Quand on lui demande ce qu’il manque le plus aux jeunes des Outre-mer, elle répond sans hésiter : la confiance. <em>« Ce n’est pas le talent ni la motivation qui manquent, c’est la confiance. On nous renvoie souvent une image d’échec, comme si c’était normal de ne pas y arriver. Mais ce n’est pas vrai »</em>. La Mahoraise insiste aussi sur l’importance des modèles et de la représentation. « <em>Quand on voit quelqu’un qui nous ressemble réussir, ça change tout. Ça nous donne de l’espoir, du courage. C’est tout le sens du mentorat</em> ».</p>
<div>
<p style="text-align: justify;">Et si Chaybia Maftaha devait livrer un dernier conseil aux jeunes Mahorais ou ultramarins qui hésitent à se lancer, ce serait celui qu’elle s’applique à elle-même : « <em>Transforme tes obstacles en force !</em> ». Puis elle ajoute, « <em>Tout ce que tu vis peut devenir une ressource. Rien n’est perdu. Et surtout, entoure-toi bien. Les bonnes personnes, c’est ce qui fait toute la différence</em> ».</p>
</div>
<p><strong>Shanyce MATHIAS ALI. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/03/avec-um-mentor-chaybia-maftaha-ouvre-des-portes-aux-jeunes-ultramarins/">Avec UM-Mentor, Chaybia Maftaha ouvre des portes aux jeunes ultramarins</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>De Mayotte au monde : Youmna Mouhamad ou le parcours d’une entrepreneuse hors norme</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/15/de-mayotte-au-monde-youmna-mouhamad-ou-le-parcours-dune-entrepreneuse-hors-norme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 02:15:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Inspiration]]></category>
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		<category><![CDATA[Réussite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fondatrice de Nyfasi, première marque mahoraise à breveter une innovation inspirée d’un geste de soin ancestral, Youmna Mouhamad s’impose aujourd’hui sur la scène internationale. Son peigne applicateur “Nyfasi Deluxe Detangler” lui ouvre les portes des États-Unis, où elle a participé à “The Colors”, un événement sur la beauté multiculturelle.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/15/de-mayotte-au-monde-youmna-mouhamad-ou-le-parcours-dune-entrepreneuse-hors-norme/">De Mayotte au monde : Youmna Mouhamad ou le parcours d’une entrepreneuse hors norme</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Titulaire d’un doctorat en physique, et six ans d’experience en tant que chercheur scientifique, Youmna Mouhamad, originaire de Pamandzi, n’aurait jamais imaginer finir créatrice de la première marque mahoraise à avoir breveté une innovation. Entre son enfance partagée entre Mayotte et la France, et des études qui l’ont menée de l’université de Leeds à l’université de Sheffield au Royaume-Uni, elle rêvait de travailler sur les panneaux solaires à Mayotte. Mais très vite, le côté trop théorique de la recherche l’a poussée vers quelque chose de plus concret : la création et l’invention.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour financer la fin de son doctorat, la jeune femme devient fille au pair, s’occupant quotidiennement d’une petite fille. C’est en observant les soins capillaires de l’enfant que l’idée lui vient. <em>« À chaque fois que sa mère lui lavait les cheveux, c’était des pleurs non-stop, et je me suis dit qu’il fallait trouver un moyen de rendre ce moment plus doux »</em>, raconte-t-elle. Elle identifie rapidement une problématique complexe : les cheveux texturés peuvent provoquer douleur, stress et anxiété, affectant la confiance en soi des jeunes filles noires. Cette observation s’appuie aussi sur les gestes traditionnels mahorais, comme l’usage d’eau et d’huile pour faciliter le « coiffage ». <em>« Je me suis inspirée de ce que faisait ma mère à Mayotte&#8230; elle plongeait toujours le peigne dans un verre d’eau avec un peu d’huile. Je me suis dit : pourquoi ne pas moderniser ça  ? »</em>.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Du concept au peigne : la naissance de Nyfasi</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-38916 alignleft" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-300x300.png" alt="" width="266" height="266" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-300x300.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-1024x1024.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-150x150.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-768x768.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-1536x1536.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-696x696.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-1068x1068.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-1320x1320.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392.png 1755w" sizes="auto, (max-width: 266px) 100vw, 266px" />Pour transformer son idée en produit concret, l’entrepreneuse s’est d’abord tournée vers son public cible. <em>« J’ai interviewé une cinquantaine de femmes pour comprendre exactement leurs besoins : combien de temps elles passent à prendre soin de leurs cheveux, ce qui les stresse, ce qui est douloureux »</em>, explique-t-elle. Ces échanges ont permis de définir des priorités claires pour le peigne applicateur. Chaque prototype a ensuite été testé pour valider le produit final. <em>« Je ne voulais pas créer quelque chose de théorique, comme souvent dans la science, mais un produit qui fonctionne vraiment pour les femmes et leurs cheveux »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Grâce à ses compétences scientifiques, elle a pu imaginer le fonctionnement du peigne et travailler avec des fab-labs (ndlr, contraction de l&rsquo;anglais fabrication laboratory « laboratoire de fabrication » ; les fab labs sont un réseau mondial de laboratoires locaux, qui rendent possible l’invention en donnant aux individus accès à des outils de fabrication numérique pour fabriquer les premiers modèles). Le geste traditionnel mahorais d’utiliser un mélange d’eau et d’huile a servi d’inspiration pour concevoir un outil pratique et efficace.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le dépôt du brevet national a été financé entièrement sur ses fonds personnels ainsi que la production des premiers prototypes du Nyfasi Deluxe Detangler. Pour cela, la Mahoraise a organisé sa vie autour de ressources limitées, louant une petite chambre pour économiser au maximum. <em>« Je devais faire des sacrifices pour que ce projet voit le jour. Chaque euro comptait »</em>, confie-t-elle. Cette discipline et cette patience ont permis de poser les premières pierres d’une marque innovante, prête à conquérir l&rsquo;Europe et le monde.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Défis et reconnaissance : la route vers l’international</strong></h3>
<figure id="attachment_38963" aria-describedby="caption-attachment-38963" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-38963 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/0ca3f316-632c-485f-956e-fdb9be7f379d-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/0ca3f316-632c-485f-956e-fdb9be7f379d-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/0ca3f316-632c-485f-956e-fdb9be7f379d-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/0ca3f316-632c-485f-956e-fdb9be7f379d-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/0ca3f316-632c-485f-956e-fdb9be7f379d-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/0ca3f316-632c-485f-956e-fdb9be7f379d-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/0ca3f316-632c-485f-956e-fdb9be7f379d-1068x713.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/0ca3f316-632c-485f-956e-fdb9be7f379d.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-38963" class="wp-caption-text">« Le plus difficile, c’était de convaincre les investisseurs professionnels. Beaucoup ne comprenaient pas le problème que je voulais résoudre ». (DR)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’aventure entrepreneuriale n’a pas été un long fleuve tranquille. <em>« Le plus difficile, c’était de convaincre les investisseurs professionnels. Beaucoup ne comprenaient pas le problème que je voulais résoudre »</em>, nous explique Youmna. En tant que femme noire développant un produit destiné principalement aux femmes noires et métissées, elle a dû presque « éduquer » ses interlocuteurs sur la réalité quotidienne des cheveux texturés. <em>« On me disait souvent que le marché que je visais était minime, mais je savais que c’était important et qu’il fallait tenir bon »</em>, poursuit la Mahoraise. Le soutien de sa famille a été déterminant. Hébergement, aide financière et encouragements ont permis à la Pamandzienne de se concentrer pleinement sur son projet. Sans cette base solide, elle aurait été contrainte de renoncer aux étapes les plus exigeantes de développement. Cette persévérance a été reconnue et soutenue par plusieurs bourses prestigieuses. La plus notable est celle de la <em>Royal Academy of Engineering</em> au Royaume-Uni, d’un montant de 72 .000 pounds (plus de 80.000 euros), qui a permis de financer les phases finales de développement du produit. D’autres bourses entrepreneuriales sont venues compléter ce soutien, notamment une subvention du Conseil départemental de Mayotte pour le dépôt du brevet international.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La recherche et le développement du peigne Nyfasi ses sont achevés en 2021. Le produit était prêt, mais la production à grande échelle nécessitait un moule industriel dont le coût, estimé entre 150.000 et 200.000 euros, rendait l’opération impossible sans soutien financier. En 2024 elle obtient une bourse de l’Agence Nationale pour la Recherche et le Développement, d’un montant de 50.000 euros, elle a pu se rendre en Chine pour lancer la fabrication du moule et amorcer les premières productions. Les premières ventes ont rapidement dépassé les frontières : le peigne Nyfasi Deluxe Detangler s’est vendu dans onze pays, dont l’Angleterre, la France, les États-Unis, Dubaï et l’Allemagne entre autres.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>De Mayotte à New York : une vitrine pour la culture et l’innovation</strong></h3>
<figure id="attachment_38962" aria-describedby="caption-attachment-38962" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-38962 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/c32472a0-24b8-42b6-a452-9a5dba45ff78-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/c32472a0-24b8-42b6-a452-9a5dba45ff78-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/c32472a0-24b8-42b6-a452-9a5dba45ff78-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/c32472a0-24b8-42b6-a452-9a5dba45ff78-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/c32472a0-24b8-42b6-a452-9a5dba45ff78-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/c32472a0-24b8-42b6-a452-9a5dba45ff78-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/c32472a0-24b8-42b6-a452-9a5dba45ff78-1068x713.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/c32472a0-24b8-42b6-a452-9a5dba45ff78.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-38962" class="wp-caption-text">Youmna a participé à The Colors, un événement international consacré à la beauté multiculturelle. (DR)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Actuellement à New York où elle a participé à <em>The Colors</em>, un événement international consacré à la beauté multiculturelle, organisé au consulat de France à New York, Youmna Mouhamad savoure ce moment unique. <em>«  J’ai des étoiles pleines les yeux, c’est incroyable d’être ici. Quand je repense à mes débuts, d’où je viens, c’est beau de pouvoir représenter Mayotte à l’international et de faire connaître notre île  »</em>. Pour elle, cet événement est bien plus qu’une vitrine pour Nyfasi : c’est l’occasion de partager la culture maoraise avec le monde et d’inspirer d’autres jeunes entrepreneurs.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Prochainement, Youmna Mouhamad ambitionne de produire le « Nyfasi Deluxe Detangler » en grande quantité afin de faire un maximum de ventes et de le distribuer dans des boutiques spécialisées comme Nocibé. Elle souhaite également développer une gamme de produits capillaires à base de plantes locales de Mayotte. Au-delà du produit, elle souhaite contribuer au développement de l’entrepreneuriat à Mayotte en formant et en inspirant les jeunes. « Il faut encourager les jeunes à sortir des cases et à croire en leurs idées », insiste-t-elle, rappelant l’importance du soutien et de la confiance dans la réussite entrepreneuriale.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour les jeunes Mahorais qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat, elle a deux conseils : <em>« Comprendre son pourquoi, ses valeurs et sa vision »</em> et <em>« travailler sur soi pour développer la discipline et la conscience de soi, des qualités essentielles pour tout leader »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Shanyce Mathias Ali</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/15/de-mayotte-au-monde-youmna-mouhamad-ou-le-parcours-dune-entrepreneuse-hors-norme/">De Mayotte au monde : Youmna Mouhamad ou le parcours d’une entrepreneuse hors norme</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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