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	<title>Archives des Rectorat de Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Rectorat de Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>École maternelle à Mayotte : un séminaire pour provoquer un « électrochoc »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/14/ecole-maternelle-a-mayotte-un-seminaire-pour-provoquer-un-electrochoc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 01:45:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face aux difficultés persistantes, notamment en lecture et en expression orale, ainsi qu’aux enjeux de scolarisation, le rectorat de Mayotte a lancé ce lundi 13 avril un séminaire dédié à l’école maternelle. De quoi apporter aux équipes éducatives des outils et des modèles d’organisation pour renforcer les fondamentaux dès le plus jeune âge, à un moment clé de la scolarité.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/14/ecole-maternelle-a-mayotte-un-seminaire-pour-provoquer-un-electrochoc/">École maternelle à Mayotte : un séminaire pour provoquer un « électrochoc »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="142" data-end="676"><em>« Créer un électrochoc » </em>autour des enjeux de l’école maternelle : telle est l’ambition affichée par le rectorat de Mayotte et la rectrice Valérie Debuchy, ce lundi 13 avril au matin, à l’occasion du lancement du séminaire de formation dédié à l’école maternelle. Un événement qui se tient jusqu’au jeudi 16 avril, dans l’amphithéâtre du collège de Kwalé, à Tsoundzou, et qui vise à rappeler le rôle central de cette première étape scolaire dans le développement de l’enfant, notamment en matière de langage et d’éducation corporelle.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="678" data-end="1058">À travers ce séminaire, l’académie entend sensibiliser l’ensemble de la communauté éducative, renforcer les pratiques pédagogiques et favoriser une meilleure continuité entre l’école et la sphère familiale. Une démarche qui s’inscrit dans les priorités portées par le rectorat de Mayotte, notamment en matière d’équité, d’inclusion et de réussite des élèves dès le plus jeune âge.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="678" data-end="1058"><strong>56% des élèves en fin de CP maîtrisent le décodage</strong></h2>
<figure id="attachment_49762" aria-describedby="caption-attachment-49762" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-49762" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-300x210.jpg" alt="Séminaire, école maternelle, Rectorat, éducation, enfant, école, lecture, oral, langage, Mayotte" width="300" height="210" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-300x210.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-1024x716.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-768x537.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-1536x1075.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-2048x1433.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-150x105.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-696x487.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-1068x747.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-1920x1343.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-200x140.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-1320x923.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49762" class="wp-caption-text">Catherine Pascual, inspectrice de l&rsquo;éducation nationale en charge de la mission maternelle à la DSDEN de la Côte-d’Or, est venue apporter des outils et méthodes aux enseignants pour permettre aux enfants de progresser. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1060" data-end="1734">Le séminaire part du constat que, si les progrès dans l’apprentissage de la lecture sont bien réels, ils tendent aujourd’hui à ralentir, ce qui renforce la volonté affichée de provoquer un <em>« électrochoc »</em>. Aujourd’hui, 56 % des élèves en fin de CP maîtrisent le décodage, c’est-à-dire la capacité à lire un mot en reliant les lettres aux sons, contre 32 % en 2020, un niveau qui reste toutefois bien en deçà de la moyenne nationale (92 %). À la fin du cycle 2 (du CP au CE2), ils sont près de 80 % à savoir décoder. Des difficultés persistent néanmoins : le manque de vocabulaire constitue un frein majeur, certains élèves parvenant à lire les mots sans en saisir le sens.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1736" data-end="2087">Le séminaire a vocation à constituer un temps d’échanges et de réflexion sur les pratiques de terrain, afin de mieux accompagner les apprentissages dès la maternelle, de renforcer la maîtrise de la langue et l’enrichissement du vocabulaire, et ainsi de consolider les acquis fondamentaux pour éviter de fragiliser les élèves lors de leur entrée au CP.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2089" data-end="2712"><em>« La majorité des élèves entrent en grande section maternelle : il faut mettre le paquet à ce niveau-là pour s’assurer que les enfants acquièrent les fondamentaux et les prérequis avant l’entrée au CP »</em>, souligne Valérie Debuchy en introduction du séminaire, soucieuse de dresser un constat mais surtout d’ouvrir des perspectives. <em>« Avec cette ambition, nous allons sanctuariser 90 renforts </em>(enseignants)<em> à la rentrée prochaine. Ils pourront également opérer des remplacements, ce qui permettra de déployer des formations pour les enseignants et de faire de nos écoles un lieu de mutualisation des expertises ».</em></p>
<figure id="attachment_49763" aria-describedby="caption-attachment-49763" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="wp-image-49763 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-300x167.jpg" alt="Séminaire, école maternelle, Rectorat, éducation, enfant, école, lecture, oral, langage, Mayotte" width="300" height="167" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-300x167.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-1024x570.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-768x427.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-1536x854.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-2048x1139.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-150x83.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-696x387.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-1068x594.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-1920x1068.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-1320x734.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49763" class="wp-caption-text">Améliorer le niveau des élèves passe également par la formation des enseignants. La rectrice annonce l&rsquo;arrivée de renforts pour la grande section maternelle. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2714" data-end="3102">Ces renforts s’accompagnent d’un effort accru en matière de formation des enseignants, dans une logique d’adhésion et de progression collective, ainsi que de la mise à disposition d’outils concrets pour la classe. Parmi eux figurent notamment des livres adaptés à l’âge des élèves et le développement d’espaces de jeux structurés, favorisant le langage, l’imagination et les interactions.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3104" data-end="3350">L’accent est également mis sur l’évolution de l’organisation des écoles et sur un accompagnement renforcé des équipes pédagogiques, grâce à des visites régulières en classe permettant d’ajuster les pratiques et de répondre aux besoins identifiés.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3352" data-end="3688"><strong>Mettre en place les conditions pour que les élèves s&rsquo;expriment</strong></h2>
<figure id="attachment_49765" aria-describedby="caption-attachment-49765" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-49765" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-300x200.jpg" alt="Séminaire, école maternelle, Rectorat, éducation, enfant, école, lecture, oral, langage, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49765" class="wp-caption-text">Catherine Pascual, Fabrice Delsahut, maître de conférences à l’INSPE de Paris et membre du conseil scientifique de l’Association Générale des Enseignants des Ecoles et des classes Maternelle publique (l’AGEEM) et la rectrice Valérie Debuchy. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3352" data-end="3688"><em>« Nous devons aussi être vigilants sur le temps effectif que passent les enfants lors des activités de motricité. Sur une séance de 35 minutes, il a été constaté qu’ils ne passent en moyenne que 36 secondes en activité réelle »</em>, indique la rectrice, illustrant ainsi, devant les enseignants et directeurs d’école présents, l’importance d’ajustements concrets qui peuvent faire la différence.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3690" data-end="4329">Pour alimenter les débats et les initiatives, le séminaire s’est ouvert sur l’intervention de Catherine Pascual, en charge de la mission maternelle à la DSDEN de la Côte-d’Or (académie de Dijon), consacrée à la question du langage à l’école maternelle. <em>« Quand je suis arrivée à Mayotte, j’ai remarqué dans l’avion que les enfants étaient sages et je me suis demandé : à quel moment parle-t-on avec eux ? »</em>, raconte-t-elle. <em>« Tous les enfants qui ne sont pas exposés au langage sont en difficulté. Pour enseigner le langage oral à l’école maternelle, il faut mettre en place toutes les conditions pour que les élèves puissent s’exprimer ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4331" data-end="4759"><em>« Le plurilinguisme est une chance et n’entraîne pas de retard »</em>, insiste-t-elle. <em>« Mais il faut que les élèves comprennent les différences entre les langues. Pour cela, il faut expliciter davantage, s’appuyer sur des gestes, des rituels, et surtout valoriser la langue première. Cela permet de créer des ponts entre les langues, de renforcer la confiance en soi et de montrer à l’enfant qu’il est considéré, ce qui le motive ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4331" data-end="4759"><em><strong>« Le taux de scolarisation dépendra des chaises qu&rsquo;on a à offrir »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_35710" aria-describedby="caption-attachment-35710" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35710" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-300x200.jpg" alt="Mayotte, école maternelle Hamaha, groupement scolaire T24 Hauts-Vallons," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-35710" class="wp-caption-text">Afin de permettre la scolarisation de tous les enfants en âge d’être scolarisés, la rectrice a appelé à une mobilisation des pouvoirs publics en faveur du bâti du premier degré. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4761" data-end="5138">Au-delà des pratiques pédagogiques, la question de la scolarisation reste un enjeu central à Mayotte. <em>« Le but est que tous les enfants âgés de 3 ans et plus puissent être scolarisés pendant 24 heures par semaine »,</em> rappelle Valérie Debuchy. Si le taux de scolarisation varie selon les niveaux, il atteint déjà 96 % en grande section, un chiffre en progression mais encore fragile.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5140" data-end="5622">Certaines écoles fonctionnent encore en rotation, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/05/education-a-mayotte-legalite-des-chances-reste-un-defi-pour-les-jeunes/">faute de capacités d’accueil</a> suffisantes. <em>« L’enjeu du bâti dans le premier degré est phénoménal. Après les élections municipales et la réunion de vendredi dernier sur la sécurité, il faut que tous les élus et les DGS soient pleinement associés pour faire avancer les projets »</em>, insiste-t-elle. <em>« Dans les années à venir le taux de scolarisation en maternelle dépendra des chaises qu&rsquo;on a à offrir pour accueillir les élèves »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5624" data-end="6070">Selon <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/25/plus-de-15-000-enfants-non-scolarises-entre-3-et-15-ans-selon-lobservatoire-de-la-non-scolarisation-a-mayotte/?utm_source=chatgpt.com">les estimations de l’Observatoire de la non-scolarisation à Mayotte</a>, régulièrement reprises en 2024 et 2025, entre 10 000 et plus de 15 000 enfants seraient encore non scolarisés sur le territoire. Un phénomène qui concerne l’ensemble des âges de la scolarité obligatoire, mais particulièrement marqué au moment de l’entrée à l’école, notamment en maternelle, où les enjeux d’inscription et de capacité d’accueil restent les plus sensibles.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6072" data-end="6656">Le séminaire se poursuivra avec un temps fort le 15 avril : une conférence consacrée à la motricité des jeunes enfants, abordée dans une logique de co-éducation impliquant enseignants, parents et personnels éducatifs. Elle sera animée par Fabrice Delsahut, maître de conférences à l’INSPE de Paris et membre du conseil scientifique de l’Association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques (AGEEM). Une intervention qui mettra en lumière la nécessité d’une approche partagée pour accompagner efficacement le développement sensori-moteur des enfants.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6658" data-end="6672">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/14/ecole-maternelle-a-mayotte-un-seminaire-pour-provoquer-un-electrochoc/">École maternelle à Mayotte : un séminaire pour provoquer un « électrochoc »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Grève : Après plus d’une heure d’audience, les syndicats repartent bredouilles, sans réponses concrètes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/01/apres-plus-dune-heure-daudience-les-syndicats-repartent-bredouilles-sans-reponses-concretes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 02:15:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Académie Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[EMS]]></category>
		<category><![CDATA[Grève nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Revendications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49210</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une centaine de manifestants environ, se sont mobilisés dans le cadre d’un appel national à la grève. Pendant qu’une délégation était reçue par les représentants de l’académie, les échanges n’ont pas permis d’aboutir à des réponses.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/01/apres-plus-dune-heure-daudience-les-syndicats-repartent-bredouilles-sans-reponses-concretes/">Grève : Après plus d’une heure d’audience, les syndicats repartent bredouilles, sans réponses concrètes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce mardi matin, un peu plus d’une centaine de personnes se tenaient devant le Rectorat de Mayotte pour un appel à la grève au niveau national, porté par plusieurs syndicats de l’Éducation. Sur place, enseignants, agents et personnels ont attendu pendant qu’une délégation était reçue en audience aux alentours de 9 heures. La rectrice, Valérie Debuchy, qui avait pourtant proposé cette rencontre, n’était finalement pas présente, le groupe a été reçu par le secrétaire général et la directrice de cabinet.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’extérieur, l’attente s&rsquo;est installée, les discussions se formaient par petits groupes, certains échangeaient sur leurs conditions de travail, d’autres sur les revendications portées depuis plusieurs mois. Un enseignant en école primaire à Labattoir, présent sur place, a résumé l’état d’esprit. <em data-start="1375" data-end="1589">« On a des nouvelles revendications, mais on ajoute toujours les anciennes, on se dit peut-être que ça va finir par prendre si on force. Nous n’avons plus trop d&rsquo;espoir, mais bon, on doit revendiquer nos droits », </em>confie-t-il<em data-start="1375" data-end="1589">.</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des revendications sans réponses</strong></h2>
<figure id="attachment_49216" aria-describedby="caption-attachment-49216" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49216" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494-300x222.jpg" alt="" width="300" height="222" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494-300x222.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494-1024x759.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494-768x569.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494-150x111.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494-696x516.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494-1068x792.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49216" class="wp-caption-text">Pendant le compte-rendu certains manifestants ont saisi l&rsquo;occasion pour se plaindre du manque de réponses.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La réunion va durer un peu plus d’une heure, à leur sortie, les représentants syndicaux ne quittent pas les lieux. Très vite, ils rassemblent les manifestants au milieu de la route, quadriller par les forces de l&rsquo;ordre pour faire un compte rendu. Rivomalala Rakotondravelo, secrétaire du syndicat enseignant SNUI-FSU, a donné le ton d&rsquo;entrée. <em data-start="2304" data-end="2345">« On est en train de tourner en rond ! », </em>martèle le syndicaliste face à la foule<em data-start="2304" data-end="2345">. </em>Selon lui, certaines revendications existent déjà dans la loi, mais ne sont toujours pas appliquées, tandis que d’autres restent bloquées faute de décrets ou de discussions engagées. <em data-start="2243" data-end="2329">« Sur le dialogue social, comme sur le fond des dossiers, rien n’avance réellement »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Les syndicats dénoncent notamment l’absence d’échanges sur l’augmentation de l’indexation des salaires, pourtant évoquée à plusieurs reprises lors de visites ministérielles. Il a aussi été question de l&rsquo;avantage spécifique d&rsquo;ancienneté, des établissements QPV (Quartier Prioritaire de la Ville) et des cantines dans les écoles. Même situation pour certaines indemnités ou dispositifs spécifiques à Mayotte qui sont toujours en attente d’application. À chaque fois, la même réponse revient : il faut attendre !</p>
<figure id="attachment_49220" aria-describedby="caption-attachment-49220" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49220" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49220" class="wp-caption-text">Aucun syndicat n&rsquo;est satisfait par les réponses données à l&rsquo;issue de la réunion.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour le secrétaire du syndicat enseignant SNUI-FSU, les annonces faites restent insuffisantes pour parler d’avancées. « <em>Il y a des groupes de travail annoncés sur la laïcité ou encore le sanitaire, mais pour l’instant, il n’y a rien de concret</em> ». Et il prévient : « <em>les choses n’avanceront que si on continue à se mobiliser</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Un peu à l’écart, un représentant de l’UNSA Éducation revient sur cette matinée. <em data-start="4581" data-end="4668">« Ils nous ont écoutés, c’est déjà quelque chose. Mais des réponses concrètes, non il n&rsquo;y en a pas eu ». </em>Il évoque notamment la question des contractuels, en rappelant que 50 postes ont été ouverts cette année dans le premier degré, permettant à certains d’accéder au statut de fonctionnaire, même si cela reste limité au regard des besoins. Pour le second degré il faudra attendre jusqu&rsquo;à l&rsquo;année prochaine.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des contestations sur la réalité du terrain</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Au fil du compte rendu, Rivomalala Rakotondravelo, va également mettre l&rsquo;accent sur la situation des équipes mobiles de sécurité (EMS). D’après ce qui leur a été dit pendant l’audience, les agents seraient aujourd’hui moins exposés aux violences dans les établissements. Des propos qui ont généré de vives réactions chez les quelques agents EMS présents à la manifestation. Ils vont donc prendre la parole pour contester et expliquer leur quotidien. <em data-start="3408" data-end="3533">« On voit des jeunes arriver à l&rsquo;école avec des cailloux, des machettes. Nous vivons ça presque tous les jours ! », </em>confie Anassi Ibrahim, agent EMS depuis quatre ans.</p>
<figure id="attachment_49214" aria-describedby="caption-attachment-49214" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49214" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49214" class="wp-caption-text">Les agents ont fait part de leurs revendications à Rivomalala Rakotondravelo.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour lui et ses collègues, il y a un énorme décalage entre ce qui a été dit lors de l&rsquo;audience et la réalité vécu sur le terrain. <em data-start="3628" data-end="3726">« La rectrice ne veut pas entendre parler du mot risque, elle ne veut pas nous écouter. Pourtant, il y a du risque tous les jours ». </em>Pour assurer la sécurité dans ces établissements, les agents affirment ne disposer que de bâtons télescopiques, de matraques et d’une formation de palpation leur permettant de contrôler les élèves à l’entrée des écoles.</p>
<p style="text-align: justify;">À cela s’ajoute, selon lui, un sentiment de manque de reconnaissance, ainsi qu’un flou autour de leur statut. <em data-start="3850" data-end="3938">« On nous demande d’intervenir, de gérer des situations, mais il n’y a rien qui est fait pour nous en face », </em>partage l&rsquo;agent<em data-start="3850" data-end="3938">. « </em><em data-start="4001" data-end="4088">Un coup on est AED, un coup EMS. Même sur les fiches de paie, ce n’est pas clair, parois c&rsquo;est même écrit enseignant ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">En fin de matinée, le rassemblement s&rsquo;est dispersé progressivement. Sur place, beaucoup sont repartis avec le sentiment d’avoir déjà entendu ces réponses, sans savoir encore si  elles seront suivies d’effets. <em data-start="508" data-end="665">« En tout cas, on va vérifier si l’académie et le rectorat respectent leurs engagements », </em>confie Rivomalala Rakotondravelo.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/01/apres-plus-dune-heure-daudience-les-syndicats-repartent-bredouilles-sans-reponses-concretes/">Grève : Après plus d’une heure d’audience, les syndicats repartent bredouilles, sans réponses concrètes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Inondations : le rectorat met en place une cellule de crise pour assurer la sécurité des élèves et des personnels</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/11/inondations-le-rectorat-met-en-place-une-cellule-de-crise-pour-assurer-la-securite-des-eleves-et-des-personnels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 12:09:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[cellule de crise]]></category>
		<category><![CDATA[Inondations]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite aux fortes précipitations survenues ce matin à Mamoudzou, Koungou et sur Petite- Terre, une cellule de crise a été activée au rectorat, en lien étroit avec la préfecture, afin d’évaluer la situation et de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des élèves et des personnels dans les établissements concernés. Les fortes pluies [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/11/inondations-le-rectorat-met-en-place-une-cellule-de-crise-pour-assurer-la-securite-des-eleves-et-des-personnels/">Inondations : le rectorat met en place une cellule de crise pour assurer la sécurité des élèves et des personnels</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p style="text-align: justify;">Suite aux fortes précipitations survenues ce matin à Mamoudzou, Koungou et sur Petite- Terre, une cellule de crise a été activée au rectorat, en lien étroit avec la préfecture, afin d’évaluer la situation et de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des élèves et des personnels dans les établissements concernés.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Les fortes pluies ont principalement impacté les écoles des circonscriptions de Koungou Nord et Sud, Mamoudzou Sud, les collèges de K1 et K2 ainsi que le collège de Doujani.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Dans le premier degré, les élèves des écoles les plus touchées ont été évacués en coordination avec les mairies. Les directeurs d’école et inspecteurs de circonscription se rapprocheront des familles afin de communiquer l’organisation pédagogique retenue, indique le rectorat dans un communiqué.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Dans le second degré, seul le collège K2 a dû suspendre les cours. Celui-ci a été affecté par des infiltrations d’eau et de boue ayant touché une partie des installations et rendu plusieurs salles temporairement inutilisables. Après activation du plan particulier de mise en sûreté, les élèves ont été évacués en toute sécurité.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>L’accueil des élèves se fera en demi-jauge au collège K2 le jeudi 12 mars 2026 : seuls les élèves de 6e et de 3e seront accueillis afin d’assurer la continuité pédagogique dans des conditions adaptées.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Le maintien des rencontres sportives scolaires (UNSS) est apprécié établissement par établissement, dans le respect du principe de précaution.</p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;">Dans son communiqué, le rectorat de Mayotte assure que la situation est suivie avec la plus grande vigilance et toutes les mesures nécessaires sont prises, en lien avec les autorités compétentes, pour garantir la sécurité des élèves et des personnels.</p>
</div>
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		<title>À Mayotte, Habit’Âme met les déchets sur un banc d’essai</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/06/a-mayotte-habitame-met-les-dechets-sur-un-banc-dessai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 02:15:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Banc]]></category>
		<category><![CDATA[EPRDM]]></category>
		<category><![CDATA[HabitAme]]></category>
		<category><![CDATA[Internat de Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Plastique recyclé]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46016</guid>

					<description><![CDATA[<p>De la plaque au banc public, la start-up mahoraise transforme le plastique rejeté en mobilier urbain et teste, à l’échelle d’une île, une autre manière de fabriquer, d’insérer et de réparer.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/06/a-mayotte-habitame-met-les-dechets-sur-un-banc-dessai/">À Mayotte, Habit’Âme met les déchets sur un banc d’essai</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="655" data-end="1006">Dans le quartier de Bazama, à Kawéni, on peut désormais s’asseoir sur un banc fait de yaourts à boire et de bouchons recyclés. Derrière cette assise colorée, un projet industriel atypique porté par Habit’Âme, micro-usine d’insertion qui préfère recycler localement plutôt qu’exporter ses déchets. À quelques rues de là, d’autres bancs, marron cette fois, ont été livrés au rectorat pour équiper le futur internat de la cité scolaire de Kawéni. En 2026, l’entreprise change d’échelle sans changer d’âme.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1013" data-end="1078"><strong>Le jour où le plastique s’est assis dans l’espace public</strong></h2>
<figure id="attachment_46077" aria-describedby="caption-attachment-46077" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46077" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni-300x167.png" alt="Mayotte, Kawéni, cité scolaire, internat, Habit'Âme, " width="300" height="167" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni-300x167.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni-768x427.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni-150x83.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni-696x387.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni.png 978w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46077" class="wp-caption-text">Dans la future cité scolaire de Kawéni et son internat, vingt bancs conçus par Habit&rsquo;Âme y seront installés.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1080" data-end="1358">À première vue, c’est un banc. Solide, massif, vert tapant. À y regarder de plus près, il raconte une autre histoire : celle de milliers de déchets plastiques qui n’ont pas fini enfoui ou brûlé, mais assemblés pour accueillir des corps, des sacs d’école et des moments de partage entre habitants.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1360" data-end="1764"><em>« En novembre 2025, on s’est lancés dans la conception de mobilier urbain »</em>, raconte Hannah Dominique, cofondatrice d’Habit’Âme. Jusque-là, l’entreprise mahoraise s’était fait connaître pour ses plaques, tuiles et éléments de second œuvre en plastique recyclé. Le mobilier urbain marque un tournant. <em>« On voulait prouver ce qu’on était capables de faire avec du plastique à 100 %, dans l’espace public »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1766" data-end="2048">L’enjeu est loin d’être esthétique. Un banc public, ce n’est pas un meuble de jardin. <em>« Il doit résister aux chocs, au soleil, à la pluie, aux intempéries… et au poids »</em>, sourit-elle. Comprendre : aux enfants qui sautent dessus, aux sacs jetés sans ménagement, au temps qui passe.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2050" data-end="2390">Le premier prototype est confié à Camille Abdourazak, architecte, chargée du design. Le cahier des charges impose une largeur précise, mais laisse place à une modularité revendiquée. <em>« Il est composé de plusieurs pièces, pas d’un seul moule. On peut l’allonger, ajouter des modules ».</em> Le plastique, ici, ne fige pas la forme, il l’autorise.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2392" data-end="2786">Vingt exemplaires similaires sont produits pour le rectorat de Kawéni, destinés au futur internat. Couleur marron. Matière première : des déchets industriels de la laiterie de Mayotte. Des « Yop », ces yaourts à boire omniprésents dans les cours de récréation, associés à des bouchons de même teinte. Une cohérence chromatique qui évite les additifs. <em>« On ne colore pas, on compose avec ce qu&rsquo;on a »</em>, résume Hannah Dominique.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2793" data-end="2849"><strong>Quand la couleur devient un outil de recyclage</strong></h2>
<figure id="attachment_13388" aria-describedby="caption-attachment-13388" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-13388" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-225x300.jpg" alt="Mayotte, Habit’Âme, Laiterie de Mayotte, Yop, " width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-13388" class="wp-caption-text">Les emballages de Yop issus de la laiterie de Mayotte constituent l’une des matières premières d’Habit’Âme. En fonction de la couleur des bouchons recyclés, le rendu final du mobilier varie, sans ajout d’additif.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2851" data-end="3245">À Bazama, quartier de Kawéni, le banc est vert. Ce n’est pas un hasard, ni une lubie de designer. <em>« Ce sont les habitants qui ont choisi la couleur »</em>, précise la cofondatrice. Le projet est mené avec l’Établissement Public de Reconstruction et de Développement de Mayotte (EPRD, dans le cadre d’une réhabilitation de quartier. Habit’Âme ne se contente pas de livrer : l&rsquo;entreprise fabrique sur place, avec les riverains, et implante le mobilier dans le sol.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3247" data-end="3619">Le vert est obtenu par un mélange de Yop recyclés, de bouchons bleus et jaunes. <em>« On joue avec la couleur du plastique initial. Au lieu d’ajouter un additif, on ajoute un autre plastique coloré ».</em> Derrière ce jeu chromatique se cache une rigueur industrielle&#8230; plus de 90 % du plastique utilisé est dit <em>« stable »</em>, mono-matière, mono-couleur. Un graal pour le recyclage.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3621" data-end="4098">Les caractéristiques mécaniques du matériau ont été testées. Les déchets de production, eux, repartent dans le circuit. Rien ne sort. <em>« On assemble uniquement avec de la vis. Pas de colle, pas de mélange inutile ».</em> Le banc peut être décliné à la demande : avec dossier, accoudoirs, ou sans. Le mobilier urbain, rappelle Hannah Dominique, n’est pas toujours soumis à des normes aussi strictes que le bâtiment. Un interstice réglementaire que l’entreprise investit avec prudence.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3621" data-end="4098">Prochaines livraisons : du mobilier d’accueil extérieur pour l’office de tourisme de la communauté de communes du Sud (CCSud), et un ensemble banc-table-fauteuil pour le Parc marin de Mayotte, destiné à un salon d’accueil. Le plastique recyclé s’invite là où on ne l’attendait pas.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4369" data-end="4419"><strong>Une économie de l’impact… à coûts réels</strong></h2>
<figure id="attachment_31551" aria-describedby="caption-attachment-31551" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-31551" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-300x169.jpeg" alt="Mayotte, Habit’Âme, locaux, " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-300x169.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-1024x576.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-768x432.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-1536x864.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-150x84.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-696x392.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-1068x601.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-1320x743.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-31551" class="wp-caption-text">Habit’Âme fonctionne comme une micro-usine, sans production de masse. Un choix économique contraint, qui pèse sur les coûts de revient mais permet de conjuguer recyclage local, insertion professionnelle et commande publique.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4421" data-end="4716">Habit’Âme ne cherche pas à masquer ses contraintes. <em>« Pour des meubles particuliers, notre coût de revient est élevé »</em>, reconnaît sa cofondatrice. En cause : un modèle basé sur l’insertion professionnelle et une micro-usine qui ne bénéficie pas d’économies d’échelle. Chaque pièce est pensée, produite, assemblée localement.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4718" data-end="5089">Dans un territoire plus aisé, la clientèle de particuliers sensibles à l’impact social et écologique serait sans doute plus large. À Mayotte, elle reste marginale. <em>« La population mahoraise aisée n&rsquo;est pas si grande sur le département et la population métropolitaine de passage vient parfois avec des contraintes économiques et n’a pas forcément envie d’investir dans du mobilier durable, un peu plus coûteux »</em>. La niche existe, mais elle est étroite.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5091" data-end="5452">La commande publique, en revanche, change la donne. <em>« Pour les équipements collectifs, nos coûts sont parmi les plus bas du marché ».</em> Parce que le transport est nul, parce que la matière première est locale, parce que la fabrication se fait sur place. Pour les collectivités, l’équation devient soudainement vertueuse : acheter local, recycler local, employer local.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5454" data-end="5845">Le modèle économique d’Habit’Âme repose sur cette tension permanente entre idéalisme et réalisme. Produire moins, mais mieux. Chercher l’impact avant le volume.<em> « En soutenant ce type de projet, les acteurs qui en ont les moyens soutiennent aussi le développement du territoire »</em>, insiste Hannah Dominique. Une chaise n’est jamais qu’une chaise. Un banc, parfois, devient un choix politique.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="5852" data-end="5898"><strong>Dépolluer à la vitesse des commandes</strong></h2>
<figure id="attachment_21951" aria-describedby="caption-attachment-21951" style="width: 186px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21951" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-186x300.jpg" alt="Mayotte, déchets, ENZO, recyclage, " width="186" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-186x300.jpg 186w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-634x1024.jpg 634w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-150x242.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-300x485.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-696x1125.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 186px) 100vw, 186px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21951" class="wp-caption-text">Grâce à des partenaires comme Enzo, Habit&rsquo;Âme s&rsquo;est imposée comme le premier « exutoire local » de déchets plastiques de l&rsquo;île.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="5900" data-end="6260">Peut-on nettoyer Mayotte à coups de bancs et autres mobiliers ? Hannah Dominique tempère. <em>« On est encore trop petits »</em>. Mais l’espoir est là, solidement arrimé à un réseau d’acteurs. Habit’Âme travaille avec l&rsquo;entreprise de recyclage, ENZO, le Syndicat Intercommunal pour la gestion et le traitement des Déchets de Mayotte (SIDEVAM), et la déchèterie de la STAR. Depuis janvier 2026, l’entreprise est également conventionnée Éco-Maison, ce qui lui permet de recycler et de réinjecter du plastique dans le circuit officiel.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6262" data-end="6541"><em>« On est un exutoire local des déchets plastiques »</em>. Une formule qui revient souvent dans sa bouche. Concrètement, lorsque les poubelles du SIDEVAM arrivent en fin de vie, Habit’Âme intervient pour éviter l’enfouissement. Même logique avec le Doukatri, dispositif de tri local.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6543" data-end="6840">Avec ENZO, la coopération est quasi un réflexe. <em>« Quand ils ont des arrivages de plastique, ils nous appellent en premier ».</em> Habit’Âme est identifiée comme le premier débouché local. Mais la mécanique reste implacable : sans marché, pas de production ; sans production, pas de dépollution massive.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6842" data-end="7086"><em>« Si demain on nous commande cent bancs, des poubelles de tri pour toutes les entreprises et établissements publics, on est prêts »</em>. Prêts à produire. Prêts à recycler. Prêts à embaucher. La dépollution suit la courbe des ventes, pas l’inverse. Quant à l’exportation du modèle en métropole ou à l&rsquo;étranger, la question reste ouverte.<em> « C’est à double tranchant »</em>, admet Hannah Dominique. Mayotte cumule les urgences sociales : pauvreté massive, illettrisme, espérance de vie écourtée&#8230; <em>« Il y a un besoin énorme d’insertion ici. Notre priorité, c’est le local ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="7379" data-end="7622">Mais l’idée de la micro-usine fait son chemin. Si le concept devait voyager, ce serait sans délocaliser l’impact. <em>« On travaillerait avec des réseaux locaux, avec leurs déchets, leurs besoins, leurs emplois ».</em> Copier le plan, pas le plastique. À Mayotte, les bancs d’Habit’Âme ne promettent pas de sauver le monde. Ils offrent simplement un endroit où s’asseoir, réfléchir&#8230; et peut-être regarder autrement ce que l’on jette.</p>
<p data-start="7379" data-end="7622">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/06/a-mayotte-habitame-met-les-dechets-sur-un-banc-dessai/">À Mayotte, Habit’Âme met les déchets sur un banc d’essai</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Liakine, étudiant mahorais, se forme à La Réunion pour continuer à « avancer »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/21/liakine-etudiant-mahorais-se-forme-a-la-reunion-pour-continuer-a-avancer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 02:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bandraboua]]></category>
		<category><![CDATA[BTS]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée des Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Stage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Saint-Denis de La Réunion, un étudiant en BTS venu de Mayotte raconte ce que signifie partir en stage : retrouver du calme, se concentrer, et continuer à croire à l’avenir, sans renoncer à son île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/21/liakine-etudiant-mahorais-se-forme-a-la-reunion-pour-continuer-a-avancer/">Liakine, étudiant mahorais, se forme à La Réunion pour continuer à « avancer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="1202" data-end="1575">Il a le sourire, une élégance discrète et le regard attentif de ceux qui veulent bien faire. À Saint-Denis de La Réunion, Liakine, étudiant de vingt-cinq ans, en deuxième année de BTS au lycée des Lumières de Kawéni, effectue un stage de six semaines. Une parenthèse loin de Mayotte, non pour fuir, mais pour continuer à apprendre et <em>« avancer »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1202" data-end="1575"><strong>Six semaines loin de Mayotte </strong></h2>
<figure id="attachment_45128" aria-describedby="caption-attachment-45128" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45128" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-300x200.jpg" alt="La Réunion, parc automobile, agence de location, Speed Loc, Mayotte, stage, étudiant, BTS, Kawéni," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45128" class="wp-caption-text">Le calme de La Réunion permet à l&rsquo;étudiant de se concentrer sur son stage et ses futurs projets.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1202" data-end="1575">Mardi 20 janvier 2026, dans l’agence de location de véhicules Speed Loc, à Saint-Denis de La Réunion, Liakine attend.<em> « Je n’ai pas l’habitude de faire ça »</em>, lâche-t-il, légèrement nerveux, avant d’être rassuré par le cadre posé de l’échange. C’est ici qu’il effectue, pour la deuxième année consécutive, un stage de six semaines dans le cadre de son BTS Gestion de la PME.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1577" data-end="1975"><em>« C’est la deuxième année que je viens »</em>, explique-t-il. <em>« Ça me permet de découvrir d’autres cultures que Mayotte »</em>. Une expérience précieuse, alors que sa première année d’études n’a pas été de tout repos. Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido frappe Mayotte. L’île se relève, lentement. <em>« En venant ici, on retrouve ce qu’on avait perdu à Mayotte »</em>, dit Liakine. <em>« Ça nous motive, on retrouve le sourire »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1977" data-end="2273">Ils sont onze étudiants de sa promotion à avoir fait le déplacement cette année, répartis entre Saint-Denis et Saint-Pierre. <em>« Ça permet de ne pas se sentir seul, sans perdre l&rsquo;objectif de stage bien sûr : acquérir des compétences, apprendre à travailler en équipe, être au service des gens, avancer dans la vie »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Retrouver le calme pour se concentrer</b></h2>
<figure id="attachment_24473" aria-describedby="caption-attachment-24473" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24473" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee-300x213.jpg" alt="Mayotte, caillassage, bus scolaire, violence, insécurité, " width="300" height="213" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee-300x213.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee-696x494.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-24473" class="wp-caption-text">Chaque jour, Liakine emprunte le bus à Bandraboua pour aller au lycée à Kawéni, traversant chaque fois toute la zone du Nord de Mamoudzou. Il raconte un quotidien marqué par les jets de pierres et l’insécurité.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Quatre étudiants sont logés à l’hôtel, trois dans un appartement à Saint-Denis, quatre à Saint-Pierre. <em>« On manque de rien. On est logés, on a le petit déjeuner et un repas le soir. On peut sortir, se promener. C’est trop cool, j’ai le sourire »</em>. À La Réunion, Liakine goûte à une forme de tranquillité. <em>« Ici, je me lève le matin et je ne me soucie de rien. Mon stage est à deux pas de l’hôtel. Le soir, je retrouve mes amis, je passe des moments agréables ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il compare, sans caricaturer. <em>« À Mayotte, c’est parfois difficile d’aller en cours. C’est un stress permanent »</em>. La semaine précédente, sur quatre jours de formation, il n’a pu se rendre en classe qu’une seule journée, en raison des violences sur les routes.<em> « Le fait de venir ici, ça me permet d’évacuer cette charge mentale. J’aimerais avoir le sourire autant à Mayotte qu’à La Réunion. Mais ici, j’ai un peu plus le sourire ». </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« À Mayotte, à chaque fois, je regarde derrière moi, parfois c&rsquo;est l&rsquo;horreur. Ici, je marche tranquille. Les gens sont gentils, tout est tranquille, je suis heureux, je peux me concentrer »</em>, poursuit-il, avant de s’excuser de ses mots.<em> « Car si on n’est pas heureux, on ne peut pas être concentré ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Apprendre un métier, croire en soi</b></h2>
<figure id="attachment_45131" aria-describedby="caption-attachment-45131" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45131" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-300x200.jpg" alt="La Réunion, parc automobile, agence de location, Speed Loc, Mayotte, stage, étudiant, BTS, Kawéni," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45131" class="wp-caption-text">Liakine inspecte un véhicule du parc de l&rsquo;agence à nettoyer avant de le proposer de nouveau à des clients.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette concentration retrouvée lui permet d’avancer sur un projet qu’il mûrit depuis plusieurs mois : ouvrir un jour sa propre agence de location de voitures à Mayotte. Conseillé par ses professeurs, il choisit d’effectuer un stage dans une structure similaire. <em>« Je voulais savoir comment ça fonctionnait. Ici, je fais des contrats de location, des devis, je rédige des mails, je gère le planning. Je touche un peu à tout »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’agence, Moussa, salarié et originaire de Combani, confirme. <em>« C’est vraiment un bon stagiaire. Il gère les contrats, les entrées et sorties de véhicules, les devis, les mails, même les contraventions quand un client a un problème »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le parcours de Liakine n’a pourtant rien d’évident. Élevé par sa mère, avec son frère, à Bandraboua, au nord de Mayotte, il confie avoir connu des moments de doute.<em> « J’avais perdu confiance en moi. Je n’étais plus très concentré, ni motivé »</em>. Deux enseignants l’encouragent alors à tenir. <em>« Ils m’ont fait comprendre que j’avais du potentiel. Aujourd’hui, je n’ai plus peur de m’exprimer, d’être qui je suis ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Ceux qui partent, ceux qui restent</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="124" data-end="895">Ces mobilités restent néanmoins strictement encadrées. Sabah Lameche, conseillère de la rectrice de Mayotte pour la formation professionnelle et directrice du GIP FCIP, rappelle que l’accès à ces dispositifs dépend du statut administratif des élèves.<em> « Pour les mineurs, la loi n’exige pas qu’ils soient en règle sur le territoire pour partir en mobilité : une simple pièce d’identité suffit. Nous collaborons avec la préfecture pour obtenir des visas collectifs »</em>, précise-t-elle. Ces situations restent toutefois exceptionnelles : un à cinq visas collectifs seulement sont délivrés chaque année. <em>« Pour les majeurs, seuls ceux disposant d’une pièce d’identité française ou d’un titre de séjour autorisant la sortie du territoire peuvent bénéficier de ces mobilités »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="897" data-end="1147">Grâce à son statut, Liakine peut suivre un stage, voyager et profiter des dispositifs réservés aux étudiants de Mayotte. Ce n’est pas le cas de tous ses camarades, pour qui des obstacles administratifs limitent l’accès à la formation hors de l’île.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1149" data-end="1624">Ce cadre légal laisse ainsi de côté certains étudiants pleinement investis dans leurs études. Liakine pense notamment à un camarade de promotion,<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/19/a-mayotte-des-etudiants-sans-papiers-coinces-entre-cours-et-controles/"> dont nous avions relaté le parcours</a>, étudiant sans papiers, brillant et régulièrement classé parmi les meilleurs. <em>« C’est quelqu’un de très intelligent, très sérieux. On a besoin de gens comme lui dans la société »</em>, insiste-t-il. Entravé dans sa liberté de circulation et exposé à des contrôles d’identité, son parcours scolaire s’est trouvé fragilisé.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1878" data-end="2089"><em>« On a tous notre chance »</em>, conclut Liakine, sans colère ni revendication. Une phrase simple, à hauteur d’étudiant, qui rappelle la frustration de voir certains talents restés en marge non par manque de capacités, mais en raison de barrières administratives, risquant de freiner le potentiel de développement de l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Liakine, l’avenir reste ouvert. Il souhaite intégrer une licence professionnelle en comptabilité, avant, peut-être, de devenir expert-comptable. Où ? <em>« Normalement à Mayotte, parce que j’aime mon île. Même si je m’y sens parfois en insécurité, je ne veux pas l’abandonner »</em>, mais rien n&rsquo;est encore sûr. <em>« Peut-être à La Réunion ou en métropole, si je ne trouve pas la formation que je veux ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Avant cela, il lui faudra rentrer à Mayotte. <em>« J’avais presque pas envie que le stage commence, parce que je savais que le temps passerait trop vite et que ce serait déjà la fin »</em>. D’ici là, Liakine s’attache à l’essentiel : apprendre un métier, accumuler de l’expérience, et laisser l’avenir se dessiner, pas à pas.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2050" data-end="2317">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/21/liakine-etudiant-mahorais-se-forme-a-la-reunion-pour-continuer-a-avancer/">Liakine, étudiant mahorais, se forme à La Réunion pour continuer à « avancer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Kawéni : au lycée des Lumières, l’exercice de crise qui divise</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/27/kaweni-au-lycee-des-lumieres-lexercice-de-crise-qui-divise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 02:15:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Exercice de crise]]></category>
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		<category><![CDATA[Plan particulier de mise en sûreté]]></category>
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		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un exercice de crise a eu lieu mardi matin au sein du lycée des Lumières reproduisant le scénario qui s'est déroulé les 6 et 7 novembre derniers.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/27/kaweni-au-lycee-des-lumieres-lexercice-de-crise-qui-divise/">Kawéni : au lycée des Lumières, l’exercice de crise qui divise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Entre sirènes et couloirs vides, mardi 25 novembre, enseignants et élèves du lycée des Lumières ont vécu un <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/25/kaweni-le-personnel-scolaire-forme-a-la-gestion-de-crise-apres-les-incidents-de-novembre/">exercice</a> de crise inspiré des violences <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/07/affrontements-entre-bandes-a-kaweni-ecoles-perturbees-et-spectacle-annule/">récentes</a>. Si le Rectorat de Mayotte le présente comme un outil de formation essentiel, certains enseignants dénoncent une mise en scène irréaliste et des tensions supplémentaires dans un quotidien déjà éprouvant.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Après les sirènes, le Rectorat explique </strong></h2>
<figure id="attachment_21826" aria-describedby="caption-attachment-21826" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Scolaire-bus-pictogramme-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21826" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Scolaire-bus-pictogramme-1-300x211.jpg" alt="Transports scolaires, Halo, Transdev, Mayotte" width="300" height="211" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Scolaire-bus-pictogramme-1-300x211.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Scolaire-bus-pictogramme-1-768x539.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Scolaire-bus-pictogramme-1-150x105.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Scolaire-bus-pictogramme-1-696x489.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Scolaire-bus-pictogramme-1.jpg 826w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21826" class="wp-caption-text">Les élèves sont repartis chez eux sans avoir eu cours, marquant la fin de l’exercice.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1011" data-end="1568">Contacté par notre rédaction, le Rectorat de Mayotte explique que ces exercices s’inscrivent dans un dispositif plus large de formation à la gestion des crises. <em>« L’exercice a été construit en rejouant les scénarios des violences survenues début novembre au lycée des Lumières et sur l’ensemble de la cité scolaire de Kawéni, pour identifier ce qui fonctionne et ce qui doit être amélioré pour faire face à ce type d&rsquo;événement »</em>, précise l’institution. L’objectif : tester les réflexes des enseignants et des élèves, vérifier l’écoute des alarmes, le confinement et le rôle de chacun.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1570" data-end="1852">Mercredi 26 novembre, un retour d’expérience (RETEX) a été organisé pour ajuster les protocoles. <em>« Même si des PPMS (ndlr : plan particulier de mise en sûreté) existaient déjà, il est essentiel de les tester en conditions réelles. Le stress et les émotions doivent être vécus pour mieux les contenir »</em>, souligne le Rectorat.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1854" data-end="2216">Autour des élèves et du personnel, un dispositif complet était en place : SDIS, police nationale, transports scolaires et médiateurs associatifs. L’idée : reproduire ces exercices dans tous les établissements de l’île, chaque fois en adaptant le scénario au contexte local, pour que les équipes puissent apprendre à réagir dans le chaos, plutôt que sur papier.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le chaos simulé vu par les enseignants </strong></h2>
<figure id="attachment_42135" aria-describedby="caption-attachment-42135" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42135" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-300x172.png" alt="Mayotte, salle de classe, chaleur, " width="300" height="172" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-300x172.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-1024x588.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-768x441.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-1536x882.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-150x86.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-696x400.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-1068x614.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-1320x758.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36.png 1692w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-42135" class="wp-caption-text">Confinés dans des salles étouffantes, enseignants et élèves ont dû faire face à la chaleur, une difficulté concrète qui rappelle le poids réel de ces exercices (photographie d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2156" data-end="2656">Sur le terrain, l’impression des enseignants diffère du récit officiel. Pour eux, l’exercice ressemblait davantage à une répétition théâtrale qu’à une véritable mise en situation. <em>« C’est l’exercice de crise le plus fake que j’ai jamais vu. Les élèves sont entrés calmement, rangés, les bus sont arrivés à l’heure… Tout était idyllique. Alors que dans la réalité, quand les dakous entrent dans le lycée, c’est totalement différent : les élèves courent, même les profs, c&rsquo;est la panique totale »</em>, raconte une enseignante.</p>
<figure id="attachment_40879" aria-describedby="caption-attachment-40879" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40879" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-300x169.jpeg" alt="Mayotte, Kawéni, Lycée des Lumières, affrontements, jeunes, bandes," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-300x169.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-1024x576.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-768x432.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-1536x864.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-150x84.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-696x392.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-1068x601.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-1320x743.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-40879" class="wp-caption-text">Pendant plusieurs heures, des jeunes armés s&rsquo;étaient affrontés violemment dans le quartier de Kawéni aux abords et au sein d&rsquo;établissements scolaires du secteur (photographie/DR)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2658" data-end="2919">Le mail reçu dimanche 23 novembre ne précisait qu’un confinement mardi midi, ce qui a surpris le personnel. <em>« Les élèves savaient déjà par des médiateurs qu’ils n’auraient pas cours, mais nous n’avions aucune autre information »</em>, commente un autre enseignant.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2921" data-end="3188">Un autre professeur reste critique sur le choix des participants : <em>« Certains d’entre nous ne savaient pas pourquoi ils avaient été sélectionnés, et d’autres non »</em>, déplore-t-il, pointant un manque de clarté dans la communication et le caractère inégal de l’exercice.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="150" data-end="208"><strong data-start="154" data-end="206">Préparer sans transformer : la ligne du Rectorat</strong></h2>
<figure id="attachment_42138" aria-describedby="caption-attachment-42138" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/ppms-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42138" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/ppms-2-300x200.jpg" alt="Mayotte, PPMS, attaque, intrusion, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/ppms-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/ppms-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/ppms-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/ppms-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/ppms-2.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-42138" class="wp-caption-text">Le Plan particulier de mise en sûreté (PPMS) est un document qui définit les mesures à appliquer dans les écoles et établissements pour protéger élèves et personnels face aux risques majeurs ou à une intrusion, en attendant l’arrivée des secours ou le retour à la normale.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="210" data-end="584">Le Rectorat insiste : préparer le personnel et les élèves aux crises est indispensable, mais il ne s’agit pas de faire des enseignants des experts de la sécurité. <em>« Pendant un incident réel, le stress est extrême et certains aléas sont impossibles à prévoir. L’objectif est de tendre vers des réflexes et de connaître parfaitement les protocoles »</em>, explique l’institution.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="586" data-end="1131">Au-delà de la technique, ces exercices répondent à une logique pédagogique et préventive. <em>« Le rôle des enseignants n’est pas de prendre la place des forces de l’ordre, leur mission principale reste d’enseigner. Mais à Mayotte, où la violence se concentre aux abords et dans les établissements scolaires, il est essentiel de les protéger et de leur donner des clés. Ces exercices font partie de la prévention éducative : lutter contre le harcèlement, prévenir l’influence des bandes qui recrutent des jeunes vulnérables »</em>, précise le Rectorat.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1133" data-end="1592">Pour l’institution, l’exercice ne transforme pas les enseignants en super-héros de la sécurité, il s’agit avant tout de leur permettre de continuer à exercer leur métier dans un contexte difficile. La leçon est claire : se préparer à la crise s’apprend par la répétition et l’expérience. Mais quand les sirènes s’éteignent, le quotidien reprend, avec ses incertitudes et ses tensions… et c’est là, dans ces jours ordinaires, que la vraie formation se joue.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/27/kaweni-au-lycee-des-lumieres-lexercice-de-crise-qui-divise/">Kawéni : au lycée des Lumières, l’exercice de crise qui divise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Centre de Mayotte : reprise progressive des cours annoncée par le rectorat</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/21/centre-de-mayotte-reprise-progressive-des-cours-annoncee-par-le-rectorat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 07:58:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Barrages]]></category>
		<category><![CDATA[Blocages routiers]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plusieurs collèges et lycées rouvriront lundi, tandis que les écoles seront évaluées au cas par cas.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/21/centre-de-mayotte-reprise-progressive-des-cours-annoncee-par-le-rectorat/">Centre de Mayotte : reprise progressive des cours annoncée par le rectorat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans un message diffusé ce 21 novembre, le rectorat de Mayotte annonce une reprise partielle des cours à partir de lundi prochain, alors que les conditions de circulation <em>« semblent s’améliorer »</em> sans être <em>« revenues à la normale »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Reprise lundi dans cinq établissements</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Selon le rectorat, <em>« la reprise des cours est prévue lundi prochain au LPO de Sada, ainsi que dans les collèges de Sada, Ouangani et Chiconi, et au lycée de Kahani »</em>. Dès vendredi, <em>« les personnels qui pourront rejoindre leur établissement seront accueillis afin de préparer la reprise des élèves lundi »</em>. Le message rappelle que<em> « Madame la rectrice et l’ensemble de la communauté éducative restent pleinement mobilisées pour permettre un retour à l’école dans les meilleurs délais »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Écoles du premier degré : évaluation au cas par cas</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour les écoles primaires du secteur concerné,<em> « les situations seront évaluées école par école, classe par classe, en fonction du taux d’encadrement effectif »</em>. Le rectorat précise enfin : <em>« Les familles sont invitées à se rapprocher de la direction de l’école de leurs enfants pour toute information ».</em></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/21/centre-de-mayotte-reprise-progressive-des-cours-annoncee-par-le-rectorat/">Centre de Mayotte : reprise progressive des cours annoncée par le rectorat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Enseignants impayés : Mtsamboro et Koungou clament leur ras-le-bol</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/04/enseignants-impayes-mtsamboro-et-koungou-clament-leur-ras-le-bol/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 02:00:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Collège de Mtsamboro]]></category>
		<category><![CDATA[enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Salaires non versés]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=40483</guid>

					<description><![CDATA[<p>Salaires impayés, promesses non tenues et rectorat débordé : à Mtsamboro, les parents d’élèves ont décidé de fermer les grilles de l’école pour soutenir les enseignants laissés sans rémunération depuis plusieurs mois.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/04/enseignants-impayes-mtsamboro-et-koungou-clament-leur-ras-le-bol/">Enseignants impayés : Mtsamboro et Koungou clament leur ras-le-bol</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mtsamboro, dans le nord de Mayotte, la colère des enseignants non payés depuis plusieurs mois s’est de nouveau transformée en action. Ce lundi 3 novembre, dès l’aube, les grilles du collège se sont refermées sur un mouvement de protestation. En soutien à huit enseignants toujours sans le moindre salaire depuis au moins deux mois, personnels et parents d’élèves ont décidé de bloquer l’établissement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous ne pouvons plus attendre »</em>, souffle le collectif local, à bout de patience. Le collège de Koungou est lui aussi en grève, pour dénoncer les mêmes anomalies de paie qui frappent une partie des contractuels de l’académie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Plusieurs mois sans salaires </strong></h2>
<figure id="attachment_38031" aria-describedby="caption-attachment-38031" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/enseignants-mobilises-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-38031" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/enseignants-mobilises--300x169.jpg" alt="Mayotte, Mtsamboro," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/enseignants-mobilises--300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/enseignants-mobilises--1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/enseignants-mobilises--768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/enseignants-mobilises--1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/enseignants-mobilises--150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/enseignants-mobilises--696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/enseignants-mobilises--1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/enseignants-mobilises--1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/enseignants-mobilises-.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-38031" class="wp-caption-text">Le 1er octobre 2025, un sit-in avait été organisé devant le collège de Mtsamboro en soutien aux enseignants impayés.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis la rentrée, des dizaines d’enseignants de Mayotte travaillent sans être payés. Au collège de Mtsamboro, ils étaient encore 36 sur 119 impayés mi-octobre, dont 25 sans la moindre rémunération.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La situation grave dans laquelle se retrouvent plusieurs de nos collègues nous pousse à durcir les actions commencées dès le mois dernier »</em>, a écrit Erwan Coic, membre du collectif, dans un message adressé dimanche aux médias. Les personnels réclament désormais <em>« une somme décente et digne »</em>, quel que soit son nom : acompte, aide sociale ou geste exceptionnel du rectorat.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des promesses à répétition</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1811" data-end="2200">Les enseignants de Mayotte ont appris à ne plus trop croire aux annonces. Début octobre, après des grèves et des<em> sit-in</em>, la rectrice Valérie Debuchy promettait un acompte entre le 6 et le 10 du mois. Résultat : seuls dix agents ont touché une somme, souvent partielle. Une régularisation était prévue le 29 octobre. En réalité, celle-ci n’a pas eu lieu pour la majorité des concernés.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1811" data-end="2200">La FSU Mayotte, excédée, appelle désormais à des actions coordonnées dans les établissements scolaires dès mardi 4 novembre. À Mtsamboro, les enseignants n’en démordent pas : « <em data-start="2370" data-end="2430">plus aucun professeur ne doit travailler gratuitement ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un rectorat dépassé et des explications peu </strong><b>convaincantes</b></h2>
<figure id="attachment_40508" aria-describedby="caption-attachment-40508" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-40508 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Valerie-Debuchy-696x522-1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Valerie-Debuchy-696x522-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Valerie-Debuchy-696x522-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Valerie-Debuchy-696x522-1-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Valerie-Debuchy-696x522-1.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40508" class="wp-caption-text">La rectrice a évoqué « un fort renouvellement des gestionnaires et des cadres, la complexité accrue des procédures et un déficit de formation des nouveaux agents » pour expliquer les difficultés rencontrées</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2513" data-end="2848">Dans une lettre adressée aux professeurs concernés, datées du 30 octobre, la rectrice leur a fait part de ses excuses en reconnaissant des « causes multiples ». <em>« Je tiens à vous présenter nos plus sincères excuses, à exprimer toute notre sollicitude même si cela ne suffira pas à réparer les préjudices causés »</em>. Évoquant « <em>un fort renouvellement des gestionnaires et des cadres, la complexité accrue des procédures et un déficit de formation des nouveaux agents » </em>pour expliquer ces difficultés.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2513" data-end="2848">Une explication jugée déroutante par le corps enseignant : « comment peut-on en 2025 laisser des centaines de profs sans salaires au nom d’une erreur de formation ? ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2513" data-end="2848">Dans son courrier, Valérie Debuchy assure « <em>engager sans délai les actions suivantes : réviser, optimiser et fluidifier l&rsquo;ensemble des processus techniques, du recrutement au paiement du salaire ; mieux anticiper les échéances calendaires et les préparer collectivement ; renforcer les services en moyens humains et financiers et développer un plan de formation spécifique pour stabiliser les compétences ; enfin améliorer notre communication interne et externe : renforcer la GRH de proximité, être plus réactifs et apporter à chaque agent une réponse explicite et dans des délais resserrés »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2850" data-end="3364">Une nouvelle promesse a suivi : une paie <em>« normale »</em> en novembre et des régularisations <em>« au plus tard en décembre 2025 »</em>.  Autrement dit : après trois mois sans salaires, certains devront encore attendre Noël pour être payés&#8230; ou pas.</p>
<p data-start="2850" data-end="3364">Le rectorat, sollicité, n’a pas répondu à nos questions pour plus de précisions.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/04/enseignants-impayes-mtsamboro-et-koungou-clament-leur-ras-le-bol/">Enseignants impayés : Mtsamboro et Koungou clament leur ras-le-bol</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Mayotte : enseignants impayés, la colère monte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/21/mayotte-enseignants-impayes-la-colere-monte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 02:30:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignants non payés]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mtsamboro]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Salaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=39425</guid>

					<description><![CDATA[<p>Trois semaines après les premières mobilisations et la promesse du rectorat d’un acompte, la colère ne retombe pas parmi certains professeurs de l'île.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="681" data-end="1088">À Mayotte, des dizaines d’enseignants poursuivent leur travail sans avoir perçu le moindre salaire depuis des semaines, parfois plus de trois mois. Au collège de Mtsamboro, le collectif des personnels recense 36 enseignants sur 119 toujours impayés au 14 octobre, dont 25 totalement sans rémunération. Une situation qui plonge une partie du corps enseignant dans une détresse morale et financière inédite.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1090" data-end="1250"><em>« Les excuses ne suffisent plus. Nous voulons simplement être payés pour le travail que nous faisons chaque jour auprès de nos élèves  »,</em> dénonce le collectif.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des promesses non tenues</b></h2>
<figure id="attachment_38030" aria-describedby="caption-attachment-38030" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-38030" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-300x169.jpg" alt="Mayotte, Mtsamboro," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-38030" class="wp-caption-text">Début octobre, lors d’un sit-in, les enseignants de Mayotte dénonçaient les retards de salaire, alors que le rectorat avait annoncé le versement d’un acompte, mais l’intégralité des rémunérations reste aujourd’hui plus qu&rsquo;incertaine.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1284" data-end="1830">Après la grève du 2 octobre et plusieurs <em>sit-in</em>, la rectrice, Valérie Debuchy, avait annoncé le versement d’un acompte prévu entre le 6 et le 10 octobre. Dans les faits, seuls dix personnels l’ont effectivement reçu, souvent partiel.<em> «  Certains ont reçu seulement 67 %  »,</em> précise le collectif, que nous avons interrogé. Les dates de versement n’ont cessé d’être repoussées. <em>« Cela montre ou bien une totale incompétence d’un rectorat débordé, ou bien une volonté délibérée d’éteindre l’incendie », </em>s&rsquo;exclame le collectif<em>. « Un collègue a même reçu une fiche de paie avec des négatifs ! ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1832" data-end="2155">Le résultat est affligeant : des enseignants sans ressources, contraints d’emprunter pour se nourrir ou se rendre au travail. <em>« Certains ne peuvent plus acheter à manger, mettre de l’essence dans la voiture pour venir travailler, d’autres tombent malades et envisagent sérieusement de démissionner  »,</em> résume le collectif.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1832" data-end="2155"><strong>« Sans salaire, je ne peux pas envisager l&rsquo;avenir » </strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="3051" data-end="3454">Parmi les enseignants touchés, Aude Moulié, 25 ans de carrière dans l’Éducation nationale, illustre la détresse causée par les retards de paiement. Recrutée en août comme enseignante et chargée de mission, elle n’a perçu aucun salaire pour les mois d’août et septembre. Son contrat, signé tardivement, comporte des erreurs sur son indice, et l’acompte partiel reçu mi-août reste largement insuffisant.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3456" data-end="3887">Son quotidien se résume à travailler sans être payée. <em>« Je garde la gorge nouée, le cœur serré et l’angoisse du jour qui arrive  »,</em> confie-t-elle. Hébergée provisoirement par un collègue et aidée par sa famille, elle dépend de la solidarité locale en attendant une régularisation. <em>« Sans salaire, je ne peux pas envisager l’avenir. Je voulais construire une vie ici, mais je ne sais même pas si je pourrai rester  »,</em> ajoute-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3456" data-end="3887"><strong>L&rsquo;arbre qui cache la forêt </strong></h2>
<figure id="attachment_35379" aria-describedby="caption-attachment-35379" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35379" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-300x225.jpg" alt="Mayotte, rentrée scolaire 2025-2026, Maire de Mamoudzou, Rectrice de l'académie," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-35379" class="wp-caption-text">Des dizaines d’enseignants continuent de travailler malgré des mois sans salaire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2823" data-end="3187">Le cas d’Aude n’est pas isolé. Selon plusieurs syndicats, plus de 250 enseignants contractuels rencontrent des anomalies de paie à la rentrée 2025 dans l’académie de Mayotte. Ces dysfonctionnements, déjà signalés par la CGT Éduc’Action et le SNES-FSU, sont attribués à une gestion externalisée à La Réunion et à des manques chroniques de personnel administratif.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3189" data-end="3384"><em>« Il est incompréhensible que les salaires de l’académie de Mayotte dépendent encore de la DGFIP de La Réunion. Nous demandons que tout soit géré localement »,</em> plaide le collectif de Mtsamboro.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une coalition de lutte inter-établissements</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à ce silence et à l’absence de réponse claire du rectorat, le mouvement s’organise. Le 13 octobre, malgré les vacances scolaires, des représentants de plusieurs établissements du Nord de l’île fondent la <i>Coalition du Nord</i>, chargée de mutualiser les informations et d’organiser des actions communes.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous refusons que le dévouement des enseignants de Mayotte soit méprisé. Plus aucun professeur ne doit travailler sans être payé en France »,</em> affirment-ils dans un communiqué. Parmi leurs actions : une vidéo baptisée « Les factures volantes », où des enseignants lancent symboliquement leurs factures en avion papier au sein du rectorat. Une cagnotte « Cotizup » a également été ouverte pour venir en aide à ceux le plus en difficulté.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une régularisation le 29 octobre « au cas par cas »</b></h2>
<figure id="attachment_23586" aria-describedby="caption-attachment-23586" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Rentree-6.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23586" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Rentree-6-300x200.jpg" alt="rentrée scolaire, Mamoudzou, école primaire" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Rentree-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Rentree-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Rentree-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Rentree-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Rentree-6.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23586" class="wp-caption-text">Alors que le rectorat prévoit une régularisation partielle des salaires le 29 octobre prochain, de nombreux enseignants sont sceptiques et restent déterminés à obtenir le paiement complet de leur travail (photographie d&rsquo;archives)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le collectif rapporte qu’une délégation a rencontré la responsable du département des contractuels et l’adjoint RH du rectorat de l&rsquo;académie. Selon eux, la régularisation complète pourrait intervenir avec la paye d’octobre, prévue le 29, « <em>au cas par cas ».</em> Sur le terrain, le scepticisme domine : <em>« Nous pensons raisonnablement que le problème ne sera pas entièrement réglé à cette date. Nous resterons mobilisés jusqu’à ce que chaque personnel reçoive le fruit de son travail  »,</em> préviennent les enseignants.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, travailler sans salaire n’est pas seulement une injustice pour les enseignants : c’est un frein pour les élèves, dans un département qui peine déjà à recruter, et une école de la République qui vacille sous le poids des retards, des manques de moyens et d&rsquo;un abandon structurel.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
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		<title>À Mayotte, des élèves sacrifiés sur l&#8217;autel de l&#8217;harmonisation du bac ?</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/15/a-mayotte-des-eleves-sacrifies-sur-lautel-de-lharmonisation-du-bac/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 02:15:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Baccalauréat 2025]]></category>
		<category><![CDATA[Harmonisation des notes]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de l'éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après le cyclone Chido à Mayotte, des erreurs informatiques et une harmonisation controversée du bac 2025 auraient pénalisé des élèves, notamment les plus brillants.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="605" data-end="1399">Sept mois après le passage du cyclone Chido, qui a frappé Mayotte le 14 décembre 2024, la session 2025 du baccalauréat a été marquée par des ajustements exceptionnels. Ces mesures, prises dans un contexte post-cyclonique, auraient provoqué d’importantes disparités dans l’évaluation des élèves. L’harmonisation des notes, critiquée pour son manque de transparence et de rigueur, ainsi que des anomalies informatiques, auraient lourdement pénalisé plusieurs candidats, notamment les plus brillants. Un enseignant mahorais décrit une situation <em>« très grave »</em>, où le travail de jeunes élèves, souvent en grande difficulté après la catastrophe, a été dévalorisé.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="205" data-end="278"><strong>Une harmonisation atypique des notes dans un contexte inédit</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="280" data-end="884">À Mayotte, la session 2025 du bac s’est déroulée dans des conditions exceptionnelles. En février, le ministère de l’Éducation nationale, sous la direction d’Élisabeth Borne, a annulé toutes les épreuves écrites — anticipées et terminales — en raison des conséquences du cyclone Chido. Un arrêté publié au Journal officiel le 13 mai dernier a officialisé la prise en compte des moyennes annuelles validées par les conseils de classe, en particulier pour les spécialités et la philosophie.</p>
<figure id="attachment_23604" aria-describedby="caption-attachment-23604" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/rentree-scolaire3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23604" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/rentree-scolaire3-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/rentree-scolaire3-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/rentree-scolaire3-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/rentree-scolaire3-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/rentree-scolaire3-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/rentree-scolaire3.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23604" class="wp-caption-text">Après le cyclone Chido, la continuité pédagogique a été fortement perturbée dans certains établissements de l&rsquo;île, compliquant l’évaluation des élèves.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1505" data-end="2211">Cette mesure a profondément modifié le processus d’harmonisation des notes. Traditionnellement fondée sur la correction des copies d’examen, l’harmonisation vise à garantir une évaluation équitable entre candidats. À Mayotte, faute d’épreuves écrites, ce processus s’est basé uniquement sur les moyennes scolaires. <em>« De facto, cette harmonisation est très complexe »,</em> explique un enseignant d’un lycée local. Il souligne les disparités importantes entre établissements, exacerbées par les interruptions répétées des cours. <em>« Certains enseignants ont ajusté leurs notes en tenant compte des difficultés post-cycloniques, mais cela a créé des écarts très importants entre les établissements »</em>, détaille-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2213" data-end="2837">Selon ce professeur, les consignes reçues auraient conduit à des révisions à la baisse drastiques dans certaines matières, avec des baisses de <em>« quatre, cinq voire six points »</em> sur des moyennes initiales élevées. Ces ajustements ont suscité une grande incompréhension chez les élèves concernés. Il cite le cas d’une lycéenne brillante en mathématiques et sciences, dont la note est tombée de 17 à 12 après harmonisation. <em>« On lui a dit ‘tu as eu ton bac malgré Chido’, mais c’est inadmissible. Ce sont des enfants qui se sont battus pour leurs notes dans des conditions déjà extrêmement difficiles »,</em> s’indigne l’enseignant.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3274" data-end="3343"><strong>Des bugs informatiques et des notes absentes, une double peine pour les élèves</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="3345" data-end="3885">Au-delà des ajustements contestés, des anomalies dans la publication des résultats ont aggravé la situation. Plusieurs élèves ont découvert que certaines options ou matières n’étaient pas prises en compte, ou que des notes manquaient complètement.<em> « Des élèves ont dû réclamer des corrections, parfois sans succès, et certains se sont retrouvés convoqués au rattrapage à tort »,</em> rapporte l’enseignant. Il évoque le cas d’un candidat, découragé par l’absence de réponse administrative, qui a renoncé à contester ses notes.</p>
<figure id="attachment_21505" aria-describedby="caption-attachment-21505" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Exposé-Angèle.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21505" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Exposé-Angèle-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Exposé-Angèle-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Exposé-Angèle-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Exposé-Angèle-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Exposé-Angèle-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Exposé-Angèle.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21505" class="wp-caption-text">L’harmonisation des notes, processus crucial pour garantir l’équité, a dû être adaptée cette année à Mayotte, reposant sur les moyennes annuelles en lieu et place des épreuves écrites.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3448" data-end="4145">Plus préoccupant encore, une élève brillante, préparant une entrée en médecine, s’est vue notifiée comme « absente » dans une épreuve de spécialité coefficient 16, alors qu’elle avait effectivement passé l’examen. Initialement convoquée au rattrapage, elle a pu, après contestation, faire rétablir une note juste à temps, évitant ainsi la session de rattrapage. Toutefois, l’enseignant dénonce une forme de fatalisme dans les conseils reçus :<em> « On lui a simplement dit ‘passe le rattrapage’, alors même qu’elle aurait pu être admise directement et même décrocher une mention. C’est inacceptable, surtout quand on parle de jeunes qui ont perdu leur maison il y a six mois. C’est un vrai scandale ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4147" data-end="4498">L’origine de ces erreurs reste floue. L’enseignant suspecte un <em>« bug informatique »</em>, malgré les consignes rigoureuses données aux enseignants pour la saisie des notes. Selon lui, la Direction des examens et concours (DEC) aurait été submergée par les sollicitations des établissements, sans parvenir à traiter efficacement les nombreuses réclamations.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4917" data-end="4979"><strong>Des conséquences humaines et scolaires lourdes</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="4552" data-end="4941">Ces dysfonctionnements posent une grave question d’équité dans le traitement des candidats mahorais. Pour cet enseignant, les élèves les plus brillants, qui ont maintenu un niveau d’excellence malgré le contexte difficile, sont paradoxalement les plus pénalisés. « <em>En métropole, on se bat pour 0,01 point. Ici, on parle de baisses allant jusqu’à six points, c’est gravissime »</em>, conclut-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4552" data-end="4941">Selon lui, face à la colère des élèves et de leurs familles, le rectorat aurait répondu :<em> « Arrêtez de râler, vous avez déjà eu votre bac après Chido ».</em> Cette posture alimente un profond sentiment d’injustice et de découragement parmi les élèves.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5185" data-end="5381">Contactée, Valérie Debuchy, rectrice de Mayotte, n’a pas donné suite à notre demande de commentaire. Le ministère de l’Éducation nationale n’a pas non plus réagi à ces signalements pour le moment.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5471" data-end="5641">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/15/a-mayotte-des-eleves-sacrifies-sur-lautel-de-lharmonisation-du-bac/">À Mayotte, des élèves sacrifiés sur l&rsquo;autel de l&rsquo;harmonisation du bac ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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