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	<title>Archives des Rectorat de Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Rectorat de Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>À Mayotte, les « élèves pairs » face à une violence qui déborde les grilles des lycées</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/a-mayotte-les-eleves-pairs-face-a-une-violence-qui-deborde-les-grilles-des-lycees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 02:15:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Élèves pairs]]></category>
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		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le lycée de Tsararano a été le théâtre d'épisodes de violence mercredi 3 et jeudi 4 juin 2026, un dispositif poursuit son déploiement dans plusieurs établissements du territoire. Formés par la gendarmerie, les "élèves pairs" tentent d'agir en amont des conflits. Une initiative saluée par les acteurs de terrain, mais confrontée à une réalité qui dépasse souvent le cadre scolaire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/a-mayotte-les-eleves-pairs-face-a-une-violence-qui-deborde-les-grilles-des-lycees/">À Mayotte, les « élèves pairs » face à une violence qui déborde les grilles des lycées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les images des 3 et 4 juin au lycée de Tsararano, puis au lycée de Pamandzi, et au lycée de Kahani, ont une nouvelle fois rappelé la fragilité du climat scolaire dans de nombreux établissements de l&rsquo;île. Intrusions de jeunes extérieurs, affrontements, mouvements de panique et intervention des forces de l&rsquo;ordre : en l&rsquo;espace de deux jours, le lycée de Tsararano, pourtant réputé pour ses filières d&rsquo;excellence académique, s&rsquo;est retrouvé au cœur de séquences de violences qui ne sont malheureusement plus exceptionnelles à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, au même moment, un autre travail se poursuit dans l&rsquo;ombre. Un travail moins spectaculaire que les opérations de maintien de l&rsquo;ordre, moins visible que les déploiements de gendarmes, mais qui vise le même objectif : empêcher que les violences ne prennent racine. Depuis 2018, des dizaines puis des centaines de lycéens mahorais sont formés pour devenir des « élèves pairs ». Leur mission : écouter, repérer, orienter et alerter. Une initiative née d&rsquo;une demande des élèves eux-mêmes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une idée venue des lycéens eux-mêmes </b></h2>
<figure id="attachment_50276" aria-describedby="caption-attachment-50276" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-50276" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-300x200.jpg" alt="Mayotte, lycée des lumières," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-50276" class="wp-caption-text">À Mayotte, le dispositif des « élèves pairs », est venu des élèves eux-mêmes, qui voulaient se rendre acteurs de leur propre sécurité.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;histoire du dispositif commence au mois de décembre, en 2017. À l&rsquo;occasion d&rsquo;un Conseil académique de la vie lycéenne, les représentants des élèves du lycée Gustave-Eiffel de Kahani interpellent les autorités éducatives. Quotidiennement, confrontés à des violences régulières dans et aux abords de leur établissement scolaire, ils souhaitent alors devenir <em>« des acteurs responsables de leur propre sécurité au sein de leur milieu scolaire ».</em> La proposition trouve rapidement un écho favorable.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon la Maison de Protection des Familles (MPF) de la gendarmerie de Mayotte, le dispositif s&rsquo;inspire d&rsquo;une expérimentation menée dès 2014 en Guyane et aux Antilles dans le cadre du projet EVIDENCE, destiné à lutter contre les violences et les incivilités en milieu scolaire. À Mayotte, l&rsquo;expérience débute alors en 2018 au lycée polyvalent Gustave Eiffel de Kahani et au lycée polyvalent de la Cité du Nord.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Huit ans plus tard, le programme a pris de l&rsquo;ampleur. Pour l&rsquo;année scolaire 2025-2026, sept lycées y participent : Bandrélé, la Cité du Nord, Sada, Dzoumogné, Gustave-Eiffel de Kahani, Thani-Malandi de Chirongui, et Tsararano de Dembéni. Au total, près de 200 « élèves pairs » ont été formés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Savoir écouter avant que la violence n&rsquo;éclate</b></h2>
<figure id="attachment_52747" aria-describedby="caption-attachment-52747" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-52747" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-300x200.jpg" alt="Mayotte, Lycée de Petite-Terre, lycée de Pamandzi, établissement scolaire, violences," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52747" class="wp-caption-text">La MPF de la gendarmerie peut intervenir dans les établissements scolaires pour soutenir des actions de prévention, en lien avec des dispositifs « d’élèves pairs » visant à favoriser la lutte contre les violences.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais leur rôle est souvent mal compris. Les « élèves pairs » ne sont ni des surveillants, ni des auxiliaires de police, ni des médiateurs chargés d&rsquo;intervenir en cas d’affrontements.<span class="Apple-converted-space">  </span>Ils représentent avant tout un réseau de « jeunes de confiance » au sein des établissements.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Leur mission consiste à servir de <em>« relais de communication entre les élèves, les professeurs et l&rsquo;équipe pédagogique »</em>, explique la gendarmerie de Mayotte à notre rédaction. Ils peuvent accompagner un camarade qui n&rsquo;ose pas parler à un adulte, identifier un élève en souffrance ou signaler des situations préoccupantes. Car les violences scolaires ne surgissent que rarement sans signes avant-coureurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Un élève victime de harcèlement, un adolescent menacé, un conflit entre groupes qui s&rsquo;envenime ou encore une situation familiale difficile sont autant de signaux faibles que les adultes ne perçoivent pas toujours immédiatement. Les élèves, eux, peuvent plus facilement les voir.<em><span class="Apple-converted-space"> « </span>En cas de tension ou de conflit, c&rsquo;est d&rsquo;alerter immédiatement un adulte de l&rsquo;établissement »</em>, précise toutefois l&rsquo;adjudant-chef Issoufa Amir Dine, commandant de la Maison de Protection des Familles (MPF). <span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">La distinction est donc nette. Les élèves pairs ne remplacent jamais les personnels éducatifs ou les forces de sécurité. Pour exercer cette mission, les volontaires sont sélectionnés après des entretiens destinés à évaluer leurs capacités d&rsquo;écoute et leur aptitude à la médiation. Ils suivent ensuite une formation de dix heures assurée par les militaires de la MPF. Le programme aborde notamment le droit des mineurs, les conduites addictives, les différentes formes de violences, le racket, les vols, les dangers d&rsquo;internet ainsi que les techniques d&rsquo;écoute et les réflexes à adopter face à une situation préoccupante.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une réponse utile, mais pas suffisante</b></h2>
<figure id="attachment_21820" aria-describedby="caption-attachment-21820" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-21820" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-300x225.jpg" alt="Mayotte, lycée de Tsararano, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21820" class="wp-caption-text">Malgré la présence « d&rsquo;élèves pairs », le lycée de Tsararano a été le théâtre d&rsquo;affrontements importants entre jeunes, à l&rsquo;intérieur et à l&rsquo;extérieur de l&rsquo;établissement, mercredi 3 et jeudi 4 juin 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour la gendarmerie de Mayotte, les résultats sont encourageants. Selon les retours recueillis sur le terrain, le dispositif aurait contribué à réduire certains faits de violence dans et aux abords des établissements concernés.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les événements récents survenus au lycée de Tsararano, notamment, montrent aussi les limites de l&rsquo;exercice. Car une partie des violences qui frappent les établissements scolaires mahorais trouve son origine en dehors de l&rsquo;école. Les rivalités entre quartiers ou villages, les tensions entre groupes de jeunes, les phénomènes de bandes ou encore l&rsquo;insécurité qui touche certaines zones du territoire traversent régulièrement les grilles des établissements.</p>
<p style="text-align: justify;">Les « élèves pairs » peuvent contribuer à désamorcer certaines situations, détecter des fragilités ou faciliter la circulation de l&rsquo;information. Mais ils ne peuvent en revanche empêcher à eux seuls l&rsquo;intrusion de groupes extérieurs ou mettre fin à des conflits dont les racines dépassent largement le cadre scolaire.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Le constat vaut également pour les dispositifs sécuritaires. Lancée le 7 avril dernier, l&rsquo;opération « Kingia » a mobilisé pendant deux mois d&rsquo;importants moyens de l&rsquo;État afin de lutter contre l’immigration clandestine, la délinquance et l’habitat insalubre. Les violences survenues cette semaine à Tsararano rappellent qu&rsquo;aucune réponse unique, en l’occurence sécuritaire, ni circonscrite à une période de deux mois, ne peut régler un problème aussi complexe socialement.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dans un contexte où les violences scolaires occupent régulièrement l&rsquo;actualité, l&rsquo;existence même des « élèves pairs » apporte un signal différent : celui d&rsquo;une jeunesse qui ne se résigne pas à subir et qui cherche, à son échelle, à devenir actrice sociale de l&rsquo;apaisement de son propre environnement.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/a-mayotte-les-eleves-pairs-face-a-une-violence-qui-deborde-les-grilles-des-lycees/">À Mayotte, les « élèves pairs » face à une violence qui déborde les grilles des lycées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les cours suspendus demain au lycée de Tsararano</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/les-cours-sont-suspendus-au-lycee-de-tsararano/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 15:50:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les cours sont banalisés pour les élèves pour la journée de vendredi 5 juin 2026 au lycée de Tsararano. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/les-cours-sont-suspendus-au-lycee-de-tsararano/">Les cours suspendus demain au lycée de Tsararano</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En raison des <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/le-lycee-de-tsararano-confine-apres-une-intrusion-et-des-heurts/">violences</a> qui ont éclaté jeudi 4 juin au lycée de Tsararano et dans ses abords, les cours sont suspendus toute la journée, du vendredi 5 juin au sein de l’établissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces incidents, survenus en milieu de matinée, ont nécessité l’intervention de la gendarmerie, le confinement du lycée puis l’évacuation progressive des élèves, et le déploiement de militaires dans la zone tout au long de la journée en raison de nombreux heurts.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/les-cours-sont-suspendus-au-lycee-de-tsararano/">Les cours suspendus demain au lycée de Tsararano</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Des affrontements au lycée de Pamandzi ce jeudi</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/des-affrontements-au-lycee-de-pamandzi-ce-jeudi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 15:41:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Lycée de Pamandzi]]></category>
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		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plusieurs groupes de jeunes ont perturbé la matinée de ce jeudi au lycée de Pamandzi, provoquant des troubles à l’intérieur de l’établissement et aux abords, d'après la gendarmerie de Pamandzi. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/des-affrontements-au-lycee-de-pamandzi-ce-jeudi/">Des affrontements au lycée de Pamandzi ce jeudi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce jeudi 4 juin 2026, des jets de pierres ont été signalés entre individus à l’intérieur comme à l’extérieur de l’enceinte scolaire. La gendarmerie est intervenue sur place pour rétablir le calme. Selon les forces de l’ordre, plusieurs jeunes ont été verbalisés par procès-verbal pour détention d’armes de catégorie D, en l’espèce des pierres et des cailloux.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, une enseignante se serait brièvement enfermée dans sa salle de classe par mesure de sécurité, sans autre précision à ce stade, et aucune plainte n’a été déposée pour l’instant, toujours selon la gendarmerie.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/des-affrontements-au-lycee-de-pamandzi-ce-jeudi/">Des affrontements au lycée de Pamandzi ce jeudi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« L&#8217;école doit rester un sanctuaire », le cri d&#8217;alerte de la FCPE Mayotte, après les violences survenues au lycée de Tsararano</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/lecole-doit-rester-un-sanctuaire-le-cri-dalerte-de-la-fcpe-mayotte-apres-les-violences-survenues-au-lycee-de-tsararano/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 12:39:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[FCPE Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[forces de l’ordre]]></category>
		<category><![CDATA[gendarmerie de mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée de Tsararano]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52674</guid>

					<description><![CDATA[<p>Face aux violences survenues jeudi 4 juin au matin au lycée de Tsararano, dans la commune de Dembéni, à Mayotte, la FCPE de Mayotte a exprimé sa "très vive inquiétude" et sa "profonde indignation". </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/lecole-doit-rester-un-sanctuaire-le-cri-dalerte-de-la-fcpe-mayotte-apres-les-violences-survenues-au-lycee-de-tsararano/">« L&rsquo;école doit rester un sanctuaire », le cri d&rsquo;alerte de la FCPE Mayotte, après les violences survenues au lycée de Tsararano</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans un communiqué diffusé ce jeudi 4 juin, la fédération de parents d’élèves de Mayotte estime que ces événements illustrent une <em>« banalisation progressive des violences »</em> en milieu scolaire et soulignent, selon elle, la nécessité de renforcer la sécurité aux abords et à l’intérieur des établissements.</p>
<p style="text-align: justify;">La FCPE appelle à un renforcement des dispositifs de protection, à la mise en place d’équipes mobiles de médiation et à la création de l’Observatoire de la Violence de Mayotte (OVM), projet qu’elle dit défendre depuis 2020.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle demande également un plan territorial de sécurisation des établissements scolaires et un renforcement de la coopération entre l’Éducation nationale, les collectivités et les forces de sécurité, estimant que <em>« l’école doit rester un sanctuaire »</em>  et appelant les autorités à agir sans délai.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin la FCPE estime qu’une intrusion armée dans un établissement scolaire serait, ailleurs sur le territoire national, traitée avec une extrême gravité et entraînerait des mesures de sécurité renforcées. Ici, elle dénonce une forme de banalisation de ces violences à Mayotte, où de tels incidents se répètent depuis plusieurs années.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/lecole-doit-rester-un-sanctuaire-le-cri-dalerte-de-la-fcpe-mayotte-apres-les-violences-survenues-au-lycee-de-tsararano/">« L&rsquo;école doit rester un sanctuaire », le cri d&rsquo;alerte de la FCPE Mayotte, après les violences survenues au lycée de Tsararano</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Nous sommes là pour vous » : les policiers municipaux de Petite-Terre en classe Prévention de la violence en milieu scolaire</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/nous-sommes-la-pour-vous-les-policiers-municipaux-de-petite-terre-en-classe-prevention-de-la-violence-en-milieu-scolaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 01:30:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Gendarmerie nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Petite-Terre]]></category>
		<category><![CDATA[policiers municipaux]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le 20 avril 2026, les policiers municipaux interviennent directement dans les classes de CM2 de Petite-Terre. Une heure de séance, des élèves attentifs et une conviction commune : prévenir la violence, ça s'apprend, et ça commence dès l'enfance.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/nous-sommes-la-pour-vous-les-policiers-municipaux-de-petite-terre-en-classe-prevention-de-la-violence-en-milieu-scolaire/">« Nous sommes là pour vous » : les policiers municipaux de Petite-Terre en classe Prévention de la violence en milieu scolaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Tout a démarré le 24 juin 2025, en ouverture de la séance plénière du CISPD (Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance), avec la signature d&rsquo;une convention réunissant le Rectorat de Mayotte, la CCPT, les communes de Dzaoudzi-Labattoir et de Pamandzi, la Gendarmerie nationale et le CNFPT.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dix mois plus tard, les engagements se concrétisent. Les agents de police municipale, formés par le Centre National de la Fonction Publique Territoriale, interviennent auprès de l’ensemble des élèves de CM2 de Petite-Terre. L&rsquo;objectif de cette première année : préparer ces enfants à leur entrée au collège, un environnement plus exigeant, avec de nouveaux codes où il est essentiel de disposer de repères solides pour favoriser une intégration positive et prévenir les situations d’influence ou de regroupements à risque.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Ce que les enfants apprennent</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le support pédagogique, validé par le Rectorat, aborde des sujets que les enfants côtoient mais ne savent pas toujours nommer.</p>
<figure id="attachment_50697" aria-describedby="caption-attachment-50697" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50697 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9-2-300x208.jpg" alt="" width="300" height="208" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9-2-300x208.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9-2-1024x710.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9-2-768x532.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9-2-1536x1064.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9-2-150x104.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9-2-218x150.jpg 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9-2-696x482.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9-2-1068x740.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9-2-1920x1330.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9-2-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9-2-200x140.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9-2-1320x915.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/9-2.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50697" class="wp-caption-text">Trois formes de violence y sont clairement distinguées : la violence verbale, la violence physique, et la violence psychologique.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Trois formes de violence y sont clairement distinguées : la violence verbale (insultes, moqueries, menaces), la violence physique (coups, bousculades), et la violence psychologique (exclusion, rumeurs, isolement).</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les enfants apprennent que ces comportements, lorsqu&rsquo;ils se répètent, constituent du harcèlement et que le harcèlement est puni par la loi.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La séance couvre aussi les réflexes à adopter selon les contextes : à l&rsquo;école, dans le quartier, dans le transport scolaire, et rappelle les numéros d&rsquo;urgence &#8211; 17, 15, 18, 112 &#8211; que chaque élève devrait connaître par cœur. Gratuits, accessibles sans crédit, ils sont présentés non comme une ressource abstraite mais comme un outil du quotidien.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Un point a particulièrement marqué lors de la séance observée à Labattoir 3 : l&rsquo;enseignant encourage régulièrement ses élèves à mémoriser aussi le numéro de téléphone de leurs parents. Ce réflexe, aussi élémentaire soit-il, n&rsquo;est pas acquis.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En fin de séance, un guide mémo est remis à chaque élève. Conçu comme un support pédagogique, il reprend les principes du vivre-ensemble, les numéros utiles et invite chaque enfant à s’engager personnellement.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À travers un « passeport du vivre-ensemble », les élèves formalisent ainsi, par écrit, des engagements simples : respect, refus de la violence, entraide et responsabilité au quotidien.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Des policiers qui font tomber les murs</strong></h3>
<figure id="attachment_50698" aria-describedby="caption-attachment-50698" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-50698 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/123-2-300x153.jpg" alt="" width="300" height="153" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/123-2-300x153.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/123-2-1024x524.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/123-2-768x393.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/123-2-1536x785.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/123-2-150x77.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/123-2-696x356.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/123-2-1068x546.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/123-2-1920x982.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/123-2-1320x675.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/123-2.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50698" class="wp-caption-text">Lors des interventions, les policiers invitent les élèves à définir eux-mêmes les termes, à comprendre le sens de ce qu&rsquo;on leur explique : pas à subir un cours.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">C&rsquo;est peut-être l&rsquo;un des effets les moins visibles, mais l&rsquo;un des plus durables de ce programme. Pour ces enfants, la police a souvent une image avant tout corrective : on la voit quand il y a un problème. Alerter la police n&rsquo;est pas un réflexe naturel, même dans les situations graves.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Les agents le savent. Ces séances sont aussi une façon de se rendre présents autrement : souriants, pédagogues, encourageants. Lors des interventions, ils invitent les élèves à définir eux-mêmes les termes, à comprendre le sens de </span>ce qu&rsquo;on leur explique : pas à subir un cours. Ce lien tissé en classe est une forme de prévention que les statistiques ne mesurent pas facilement, mais que l&rsquo;enseignant qui accueille ces séances voit, lui, très clairement.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>École maternelle à Mayotte : un séminaire pour provoquer un « électrochoc »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/14/ecole-maternelle-a-mayotte-un-seminaire-pour-provoquer-un-electrochoc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 01:45:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[académie]]></category>
		<category><![CDATA[Académie de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[Ecole maternelle]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[langage]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[séminaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face aux difficultés persistantes, notamment en lecture et en expression orale, ainsi qu’aux enjeux de scolarisation, le rectorat de Mayotte a lancé ce lundi 13 avril un séminaire dédié à l’école maternelle. De quoi apporter aux équipes éducatives des outils et des modèles d’organisation pour renforcer les fondamentaux dès le plus jeune âge, à un moment clé de la scolarité.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="142" data-end="676"><em>« Créer un électrochoc » </em>autour des enjeux de l’école maternelle : telle est l’ambition affichée par le rectorat de Mayotte et la rectrice Valérie Debuchy, ce lundi 13 avril au matin, à l’occasion du lancement du séminaire de formation dédié à l’école maternelle. Un événement qui se tient jusqu’au jeudi 16 avril, dans l’amphithéâtre du collège de Kwalé, à Tsoundzou, et qui vise à rappeler le rôle central de cette première étape scolaire dans le développement de l’enfant, notamment en matière de langage et d’éducation corporelle.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="678" data-end="1058">À travers ce séminaire, l’académie entend sensibiliser l’ensemble de la communauté éducative, renforcer les pratiques pédagogiques et favoriser une meilleure continuité entre l’école et la sphère familiale. Une démarche qui s’inscrit dans les priorités portées par le rectorat de Mayotte, notamment en matière d’équité, d’inclusion et de réussite des élèves dès le plus jeune âge.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="678" data-end="1058"><strong>56% des élèves en fin de CP maîtrisent le décodage</strong></h2>
<figure id="attachment_49762" aria-describedby="caption-attachment-49762" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49762" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-300x210.jpg" alt="Séminaire, école maternelle, Rectorat, éducation, enfant, école, lecture, oral, langage, Mayotte" width="300" height="210" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-300x210.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-1024x716.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-768x537.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-1536x1075.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-2048x1433.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-150x105.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-696x487.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-1068x747.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-1920x1343.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-200x140.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-4-1320x923.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49762" class="wp-caption-text">Catherine Pascual, inspectrice de l&rsquo;éducation nationale en charge de la mission maternelle à la DSDEN de la Côte-d’Or, est venue apporter des outils et méthodes aux enseignants pour permettre aux enfants de progresser. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1060" data-end="1734">Le séminaire part du constat que, si les progrès dans l’apprentissage de la lecture sont bien réels, ils tendent aujourd’hui à ralentir, ce qui renforce la volonté affichée de provoquer un <em>« électrochoc »</em>. Aujourd’hui, 56 % des élèves en fin de CP maîtrisent le décodage, c’est-à-dire la capacité à lire un mot en reliant les lettres aux sons, contre 32 % en 2020, un niveau qui reste toutefois bien en deçà de la moyenne nationale (92 %). À la fin du cycle 2 (du CP au CE2), ils sont près de 80 % à savoir décoder. Des difficultés persistent néanmoins : le manque de vocabulaire constitue un frein majeur, certains élèves parvenant à lire les mots sans en saisir le sens.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1736" data-end="2087">Le séminaire a vocation à constituer un temps d’échanges et de réflexion sur les pratiques de terrain, afin de mieux accompagner les apprentissages dès la maternelle, de renforcer la maîtrise de la langue et l’enrichissement du vocabulaire, et ainsi de consolider les acquis fondamentaux pour éviter de fragiliser les élèves lors de leur entrée au CP.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2089" data-end="2712"><em>« La majorité des élèves entrent en grande section maternelle : il faut mettre le paquet à ce niveau-là pour s’assurer que les enfants acquièrent les fondamentaux et les prérequis avant l’entrée au CP »</em>, souligne Valérie Debuchy en introduction du séminaire, soucieuse de dresser un constat mais surtout d’ouvrir des perspectives. <em>« Avec cette ambition, nous allons sanctuariser 90 renforts </em>(enseignants)<em> à la rentrée prochaine. Ils pourront également opérer des remplacements, ce qui permettra de déployer des formations pour les enseignants et de faire de nos écoles un lieu de mutualisation des expertises ».</em></p>
<figure id="attachment_49763" aria-describedby="caption-attachment-49763" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-49763 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-300x167.jpg" alt="Séminaire, école maternelle, Rectorat, éducation, enfant, école, lecture, oral, langage, Mayotte" width="300" height="167" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-300x167.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-1024x570.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-768x427.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-1536x854.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-2048x1139.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-150x83.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-696x387.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-1068x594.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-1920x1068.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-2-1320x734.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49763" class="wp-caption-text">Améliorer le niveau des élèves passe également par la formation des enseignants. La rectrice annonce l&rsquo;arrivée de renforts pour la grande section maternelle. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2714" data-end="3102">Ces renforts s’accompagnent d’un effort accru en matière de formation des enseignants, dans une logique d’adhésion et de progression collective, ainsi que de la mise à disposition d’outils concrets pour la classe. Parmi eux figurent notamment des livres adaptés à l’âge des élèves et le développement d’espaces de jeux structurés, favorisant le langage, l’imagination et les interactions.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3104" data-end="3350">L’accent est également mis sur l’évolution de l’organisation des écoles et sur un accompagnement renforcé des équipes pédagogiques, grâce à des visites régulières en classe permettant d’ajuster les pratiques et de répondre aux besoins identifiés.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3352" data-end="3688"><strong>Mettre en place les conditions pour que les élèves s&rsquo;expriment</strong></h2>
<figure id="attachment_49765" aria-describedby="caption-attachment-49765" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49765" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-300x200.jpg" alt="Séminaire, école maternelle, Rectorat, éducation, enfant, école, lecture, oral, langage, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Seminaire-Maternelle-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49765" class="wp-caption-text">Catherine Pascual, Fabrice Delsahut, maître de conférences à l’INSPE de Paris et membre du conseil scientifique de l’Association Générale des Enseignants des Ecoles et des classes Maternelle publique (l’AGEEM) et la rectrice Valérie Debuchy. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3352" data-end="3688"><em>« Nous devons aussi être vigilants sur le temps effectif que passent les enfants lors des activités de motricité. Sur une séance de 35 minutes, il a été constaté qu’ils ne passent en moyenne que 36 secondes en activité réelle »</em>, indique la rectrice, illustrant ainsi, devant les enseignants et directeurs d’école présents, l’importance d’ajustements concrets qui peuvent faire la différence.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3690" data-end="4329">Pour alimenter les débats et les initiatives, le séminaire s’est ouvert sur l’intervention de Catherine Pascual, en charge de la mission maternelle à la DSDEN de la Côte-d’Or (académie de Dijon), consacrée à la question du langage à l’école maternelle. <em>« Quand je suis arrivée à Mayotte, j’ai remarqué dans l’avion que les enfants étaient sages et je me suis demandé : à quel moment parle-t-on avec eux ? »</em>, raconte-t-elle. <em>« Tous les enfants qui ne sont pas exposés au langage sont en difficulté. Pour enseigner le langage oral à l’école maternelle, il faut mettre en place toutes les conditions pour que les élèves puissent s’exprimer ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4331" data-end="4759"><em>« Le plurilinguisme est une chance et n’entraîne pas de retard »</em>, insiste-t-elle. <em>« Mais il faut que les élèves comprennent les différences entre les langues. Pour cela, il faut expliciter davantage, s’appuyer sur des gestes, des rituels, et surtout valoriser la langue première. Cela permet de créer des ponts entre les langues, de renforcer la confiance en soi et de montrer à l’enfant qu’il est considéré, ce qui le motive ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4331" data-end="4759"><em><strong>« Le taux de scolarisation dépendra des chaises qu&rsquo;on a à offrir »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_35710" aria-describedby="caption-attachment-35710" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35710" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-300x200.jpg" alt="Mayotte, école maternelle Hamaha, groupement scolaire T24 Hauts-Vallons," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/IMG_1168-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-35710" class="wp-caption-text">Afin de permettre la scolarisation de tous les enfants en âge d’être scolarisés, la rectrice a appelé à une mobilisation des pouvoirs publics en faveur du bâti du premier degré. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4761" data-end="5138">Au-delà des pratiques pédagogiques, la question de la scolarisation reste un enjeu central à Mayotte. <em>« Le but est que tous les enfants âgés de 3 ans et plus puissent être scolarisés pendant 24 heures par semaine »,</em> rappelle Valérie Debuchy. Si le taux de scolarisation varie selon les niveaux, il atteint déjà 96 % en grande section, un chiffre en progression mais encore fragile.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5140" data-end="5622">Certaines écoles fonctionnent encore en rotation, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/05/education-a-mayotte-legalite-des-chances-reste-un-defi-pour-les-jeunes/">faute de capacités d’accueil</a> suffisantes. <em>« L’enjeu du bâti dans le premier degré est phénoménal. Après les élections municipales et la réunion de vendredi dernier sur la sécurité, il faut que tous les élus et les DGS soient pleinement associés pour faire avancer les projets »</em>, insiste-t-elle. <em>« Dans les années à venir le taux de scolarisation en maternelle dépendra des chaises qu&rsquo;on a à offrir pour accueillir les élèves »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5624" data-end="6070">Selon <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/25/plus-de-15-000-enfants-non-scolarises-entre-3-et-15-ans-selon-lobservatoire-de-la-non-scolarisation-a-mayotte/?utm_source=chatgpt.com">les estimations de l’Observatoire de la non-scolarisation à Mayotte</a>, régulièrement reprises en 2024 et 2025, entre 10 000 et plus de 15 000 enfants seraient encore non scolarisés sur le territoire. Un phénomène qui concerne l’ensemble des âges de la scolarité obligatoire, mais particulièrement marqué au moment de l’entrée à l’école, notamment en maternelle, où les enjeux d’inscription et de capacité d’accueil restent les plus sensibles.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6072" data-end="6656">Le séminaire se poursuivra avec un temps fort le 15 avril : une conférence consacrée à la motricité des jeunes enfants, abordée dans une logique de co-éducation impliquant enseignants, parents et personnels éducatifs. Elle sera animée par Fabrice Delsahut, maître de conférences à l’INSPE de Paris et membre du conseil scientifique de l’Association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques (AGEEM). Une intervention qui mettra en lumière la nécessité d’une approche partagée pour accompagner efficacement le développement sensori-moteur des enfants.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6658" data-end="6672">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/14/ecole-maternelle-a-mayotte-un-seminaire-pour-provoquer-un-electrochoc/">École maternelle à Mayotte : un séminaire pour provoquer un « électrochoc »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Grève : Après plus d’une heure d’audience, les syndicats repartent bredouilles, sans réponses concrètes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/01/apres-plus-dune-heure-daudience-les-syndicats-repartent-bredouilles-sans-reponses-concretes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 02:15:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Académie Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[EMS]]></category>
		<category><![CDATA[Grève nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Revendications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49210</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une centaine de manifestants environ, se sont mobilisés dans le cadre d’un appel national à la grève. Pendant qu’une délégation était reçue par les représentants de l’académie, les échanges n’ont pas permis d’aboutir à des réponses.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/01/apres-plus-dune-heure-daudience-les-syndicats-repartent-bredouilles-sans-reponses-concretes/">Grève : Après plus d’une heure d’audience, les syndicats repartent bredouilles, sans réponses concrètes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce mardi matin, un peu plus d’une centaine de personnes se tenaient devant le Rectorat de Mayotte pour un appel à la grève au niveau national, porté par plusieurs syndicats de l’Éducation. Sur place, enseignants, agents et personnels ont attendu pendant qu’une délégation était reçue en audience aux alentours de 9 heures. La rectrice, Valérie Debuchy, qui avait pourtant proposé cette rencontre, n’était finalement pas présente, le groupe a été reçu par le secrétaire général et la directrice de cabinet.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’extérieur, l’attente s&rsquo;est installée, les discussions se formaient par petits groupes, certains échangeaient sur leurs conditions de travail, d’autres sur les revendications portées depuis plusieurs mois. Un enseignant en école primaire à Labattoir, présent sur place, a résumé l’état d’esprit. <em data-start="1375" data-end="1589">« On a des nouvelles revendications, mais on ajoute toujours les anciennes, on se dit peut-être que ça va finir par prendre si on force. Nous n’avons plus trop d&rsquo;espoir, mais bon, on doit revendiquer nos droits », </em>confie-t-il<em data-start="1375" data-end="1589">.</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des revendications sans réponses</strong></h2>
<figure id="attachment_49216" aria-describedby="caption-attachment-49216" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49216" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494-300x222.jpg" alt="" width="300" height="222" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494-300x222.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494-1024x759.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494-768x569.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494-150x111.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494-696x516.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494-1068x792.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6494.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49216" class="wp-caption-text">Pendant le compte-rendu certains manifestants ont saisi l&rsquo;occasion pour se plaindre du manque de réponses.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La réunion va durer un peu plus d’une heure, à leur sortie, les représentants syndicaux ne quittent pas les lieux. Très vite, ils rassemblent les manifestants au milieu de la route, quadriller par les forces de l&rsquo;ordre pour faire un compte rendu. Rivomalala Rakotondravelo, secrétaire du syndicat enseignant SNUI-FSU, a donné le ton d&rsquo;entrée. <em data-start="2304" data-end="2345">« On est en train de tourner en rond ! », </em>martèle le syndicaliste face à la foule<em data-start="2304" data-end="2345">. </em>Selon lui, certaines revendications existent déjà dans la loi, mais ne sont toujours pas appliquées, tandis que d’autres restent bloquées faute de décrets ou de discussions engagées. <em data-start="2243" data-end="2329">« Sur le dialogue social, comme sur le fond des dossiers, rien n’avance réellement »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Les syndicats dénoncent notamment l’absence d’échanges sur l’augmentation de l’indexation des salaires, pourtant évoquée à plusieurs reprises lors de visites ministérielles. Il a aussi été question de l&rsquo;avantage spécifique d&rsquo;ancienneté, des établissements QPV (Quartier Prioritaire de la Ville) et des cantines dans les écoles. Même situation pour certaines indemnités ou dispositifs spécifiques à Mayotte qui sont toujours en attente d’application. À chaque fois, la même réponse revient : il faut attendre !</p>
<figure id="attachment_49220" aria-describedby="caption-attachment-49220" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49220" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6459-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49220" class="wp-caption-text">Aucun syndicat n&rsquo;est satisfait par les réponses données à l&rsquo;issue de la réunion.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour le secrétaire du syndicat enseignant SNUI-FSU, les annonces faites restent insuffisantes pour parler d’avancées. « <em>Il y a des groupes de travail annoncés sur la laïcité ou encore le sanitaire, mais pour l’instant, il n’y a rien de concret</em> ». Et il prévient : « <em>les choses n’avanceront que si on continue à se mobiliser</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Un peu à l’écart, un représentant de l’UNSA Éducation revient sur cette matinée. <em data-start="4581" data-end="4668">« Ils nous ont écoutés, c’est déjà quelque chose. Mais des réponses concrètes, non il n&rsquo;y en a pas eu ». </em>Il évoque notamment la question des contractuels, en rappelant que 50 postes ont été ouverts cette année dans le premier degré, permettant à certains d’accéder au statut de fonctionnaire, même si cela reste limité au regard des besoins. Pour le second degré il faudra attendre jusqu&rsquo;à l&rsquo;année prochaine.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des contestations sur la réalité du terrain</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Au fil du compte rendu, Rivomalala Rakotondravelo, va également mettre l&rsquo;accent sur la situation des équipes mobiles de sécurité (EMS). D’après ce qui leur a été dit pendant l’audience, les agents seraient aujourd’hui moins exposés aux violences dans les établissements. Des propos qui ont généré de vives réactions chez les quelques agents EMS présents à la manifestation. Ils vont donc prendre la parole pour contester et expliquer leur quotidien. <em data-start="3408" data-end="3533">« On voit des jeunes arriver à l&rsquo;école avec des cailloux, des machettes. Nous vivons ça presque tous les jours ! », </em>confie Anassi Ibrahim, agent EMS depuis quatre ans.</p>
<figure id="attachment_49214" aria-describedby="caption-attachment-49214" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49214" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6458-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49214" class="wp-caption-text">Les agents ont fait part de leurs revendications à Rivomalala Rakotondravelo.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour lui et ses collègues, il y a un énorme décalage entre ce qui a été dit lors de l&rsquo;audience et la réalité vécu sur le terrain. <em data-start="3628" data-end="3726">« La rectrice ne veut pas entendre parler du mot risque, elle ne veut pas nous écouter. Pourtant, il y a du risque tous les jours ». </em>Pour assurer la sécurité dans ces établissements, les agents affirment ne disposer que de bâtons télescopiques, de matraques et d’une formation de palpation leur permettant de contrôler les élèves à l’entrée des écoles.</p>
<p style="text-align: justify;">À cela s’ajoute, selon lui, un sentiment de manque de reconnaissance, ainsi qu’un flou autour de leur statut. <em data-start="3850" data-end="3938">« On nous demande d’intervenir, de gérer des situations, mais il n’y a rien qui est fait pour nous en face », </em>partage l&rsquo;agent<em data-start="3850" data-end="3938">. « </em><em data-start="4001" data-end="4088">Un coup on est AED, un coup EMS. Même sur les fiches de paie, ce n’est pas clair, parois c&rsquo;est même écrit enseignant ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">En fin de matinée, le rassemblement s&rsquo;est dispersé progressivement. Sur place, beaucoup sont repartis avec le sentiment d’avoir déjà entendu ces réponses, sans savoir encore si  elles seront suivies d’effets. <em data-start="508" data-end="665">« En tout cas, on va vérifier si l’académie et le rectorat respectent leurs engagements », </em>confie Rivomalala Rakotondravelo.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/01/apres-plus-dune-heure-daudience-les-syndicats-repartent-bredouilles-sans-reponses-concretes/">Grève : Après plus d’une heure d’audience, les syndicats repartent bredouilles, sans réponses concrètes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Inondations : le rectorat met en place une cellule de crise pour assurer la sécurité des élèves et des personnels</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/11/inondations-le-rectorat-met-en-place-une-cellule-de-crise-pour-assurer-la-securite-des-eleves-et-des-personnels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 12:09:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[cellule de crise]]></category>
		<category><![CDATA[Inondations]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite aux fortes précipitations survenues ce matin à Mamoudzou, Koungou et sur Petite- Terre, une cellule de crise a été activée au rectorat, en lien étroit avec la préfecture, afin d’évaluer la situation et de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des élèves et des personnels dans les établissements concernés. Les fortes pluies [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p style="text-align: justify;">Suite aux fortes précipitations survenues ce matin à Mamoudzou, Koungou et sur Petite- Terre, une cellule de crise a été activée au rectorat, en lien étroit avec la préfecture, afin d’évaluer la situation et de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des élèves et des personnels dans les établissements concernés.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Les fortes pluies ont principalement impacté les écoles des circonscriptions de Koungou Nord et Sud, Mamoudzou Sud, les collèges de K1 et K2 ainsi que le collège de Doujani.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Dans le premier degré, les élèves des écoles les plus touchées ont été évacués en coordination avec les mairies. Les directeurs d’école et inspecteurs de circonscription se rapprocheront des familles afin de communiquer l’organisation pédagogique retenue, indique le rectorat dans un communiqué.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Dans le second degré, seul le collège K2 a dû suspendre les cours. Celui-ci a été affecté par des infiltrations d’eau et de boue ayant touché une partie des installations et rendu plusieurs salles temporairement inutilisables. Après activation du plan particulier de mise en sûreté, les élèves ont été évacués en toute sécurité.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>L’accueil des élèves se fera en demi-jauge au collège K2 le jeudi 12 mars 2026 : seuls les élèves de 6e et de 3e seront accueillis afin d’assurer la continuité pédagogique dans des conditions adaptées.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Le maintien des rencontres sportives scolaires (UNSS) est apprécié établissement par établissement, dans le respect du principe de précaution.</p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;">Dans son communiqué, le rectorat de Mayotte assure que la situation est suivie avec la plus grande vigilance et toutes les mesures nécessaires sont prises, en lien avec les autorités compétentes, pour garantir la sécurité des élèves et des personnels.</p>
</div>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/11/inondations-le-rectorat-met-en-place-une-cellule-de-crise-pour-assurer-la-securite-des-eleves-et-des-personnels/">Inondations : le rectorat met en place une cellule de crise pour assurer la sécurité des élèves et des personnels</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>À Mayotte, Habit’Âme met les déchets sur un banc d’essai</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/06/a-mayotte-habitame-met-les-dechets-sur-un-banc-dessai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 02:15:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Banc]]></category>
		<category><![CDATA[EPRDM]]></category>
		<category><![CDATA[HabitAme]]></category>
		<category><![CDATA[Internat de Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Plastique recyclé]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46016</guid>

					<description><![CDATA[<p>De la plaque au banc public, la start-up mahoraise transforme le plastique rejeté en mobilier urbain et teste, à l’échelle d’une île, une autre manière de fabriquer, d’insérer et de réparer.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/06/a-mayotte-habitame-met-les-dechets-sur-un-banc-dessai/">À Mayotte, Habit’Âme met les déchets sur un banc d’essai</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="655" data-end="1006">Dans le quartier de Bazama, à Kawéni, on peut désormais s’asseoir sur un banc fait de yaourts à boire et de bouchons recyclés. Derrière cette assise colorée, un projet industriel atypique porté par Habit’Âme, micro-usine d’insertion qui préfère recycler localement plutôt qu’exporter ses déchets. À quelques rues de là, d’autres bancs, marron cette fois, ont été livrés au rectorat pour équiper le futur internat de la cité scolaire de Kawéni. En 2026, l’entreprise change d’échelle sans changer d’âme.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1013" data-end="1078"><strong>Le jour où le plastique s’est assis dans l’espace public</strong></h2>
<figure id="attachment_46077" aria-describedby="caption-attachment-46077" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46077" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni-300x167.png" alt="Mayotte, Kawéni, cité scolaire, internat, Habit'Âme, " width="300" height="167" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni-300x167.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni-768x427.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni-150x83.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni-696x387.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni.png 978w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46077" class="wp-caption-text">Dans la future cité scolaire de Kawéni et son internat, vingt bancs conçus par Habit&rsquo;Âme y seront installés.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1080" data-end="1358">À première vue, c’est un banc. Solide, massif, vert tapant. À y regarder de plus près, il raconte une autre histoire : celle de milliers de déchets plastiques qui n’ont pas fini enfoui ou brûlé, mais assemblés pour accueillir des corps, des sacs d’école et des moments de partage entre habitants.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1360" data-end="1764"><em>« En novembre 2025, on s’est lancés dans la conception de mobilier urbain »</em>, raconte Hannah Dominique, cofondatrice d’Habit’Âme. Jusque-là, l’entreprise mahoraise s’était fait connaître pour ses plaques, tuiles et éléments de second œuvre en plastique recyclé. Le mobilier urbain marque un tournant. <em>« On voulait prouver ce qu’on était capables de faire avec du plastique à 100 %, dans l’espace public »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1766" data-end="2048">L’enjeu est loin d’être esthétique. Un banc public, ce n’est pas un meuble de jardin. <em>« Il doit résister aux chocs, au soleil, à la pluie, aux intempéries… et au poids »</em>, sourit-elle. Comprendre : aux enfants qui sautent dessus, aux sacs jetés sans ménagement, au temps qui passe.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2050" data-end="2390">Le premier prototype est confié à Camille Abdourazak, architecte, chargée du design. Le cahier des charges impose une largeur précise, mais laisse place à une modularité revendiquée. <em>« Il est composé de plusieurs pièces, pas d’un seul moule. On peut l’allonger, ajouter des modules ».</em> Le plastique, ici, ne fige pas la forme, il l’autorise.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2392" data-end="2786">Vingt exemplaires similaires sont produits pour le rectorat de Kawéni, destinés au futur internat. Couleur marron. Matière première : des déchets industriels de la laiterie de Mayotte. Des « Yop », ces yaourts à boire omniprésents dans les cours de récréation, associés à des bouchons de même teinte. Une cohérence chromatique qui évite les additifs. <em>« On ne colore pas, on compose avec ce qu&rsquo;on a »</em>, résume Hannah Dominique.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2793" data-end="2849"><strong>Quand la couleur devient un outil de recyclage</strong></h2>
<figure id="attachment_13388" aria-describedby="caption-attachment-13388" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-13388" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-225x300.jpg" alt="Mayotte, Habit’Âme, Laiterie de Mayotte, Yop, " width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-13388" class="wp-caption-text">Les emballages de Yop issus de la laiterie de Mayotte constituent l’une des matières premières d’Habit’Âme. En fonction de la couleur des bouchons recyclés, le rendu final du mobilier varie, sans ajout d’additif.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2851" data-end="3245">À Bazama, quartier de Kawéni, le banc est vert. Ce n’est pas un hasard, ni une lubie de designer. <em>« Ce sont les habitants qui ont choisi la couleur »</em>, précise la cofondatrice. Le projet est mené avec l’Établissement Public de Reconstruction et de Développement de Mayotte (EPRD, dans le cadre d’une réhabilitation de quartier. Habit’Âme ne se contente pas de livrer : l&rsquo;entreprise fabrique sur place, avec les riverains, et implante le mobilier dans le sol.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3247" data-end="3619">Le vert est obtenu par un mélange de Yop recyclés, de bouchons bleus et jaunes. <em>« On joue avec la couleur du plastique initial. Au lieu d’ajouter un additif, on ajoute un autre plastique coloré ».</em> Derrière ce jeu chromatique se cache une rigueur industrielle&#8230; plus de 90 % du plastique utilisé est dit <em>« stable »</em>, mono-matière, mono-couleur. Un graal pour le recyclage.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3621" data-end="4098">Les caractéristiques mécaniques du matériau ont été testées. Les déchets de production, eux, repartent dans le circuit. Rien ne sort. <em>« On assemble uniquement avec de la vis. Pas de colle, pas de mélange inutile ».</em> Le banc peut être décliné à la demande : avec dossier, accoudoirs, ou sans. Le mobilier urbain, rappelle Hannah Dominique, n’est pas toujours soumis à des normes aussi strictes que le bâtiment. Un interstice réglementaire que l’entreprise investit avec prudence.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3621" data-end="4098">Prochaines livraisons : du mobilier d’accueil extérieur pour l’office de tourisme de la communauté de communes du Sud (CCSud), et un ensemble banc-table-fauteuil pour le Parc marin de Mayotte, destiné à un salon d’accueil. Le plastique recyclé s’invite là où on ne l’attendait pas.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4369" data-end="4419"><strong>Une économie de l’impact… à coûts réels</strong></h2>
<figure id="attachment_31551" aria-describedby="caption-attachment-31551" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-31551" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-300x169.jpeg" alt="Mayotte, Habit’Âme, locaux, " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-300x169.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-1024x576.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-768x432.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-1536x864.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-150x84.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-696x392.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-1068x601.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-1320x743.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-31551" class="wp-caption-text">Habit’Âme fonctionne comme une micro-usine, sans production de masse. Un choix économique contraint, qui pèse sur les coûts de revient mais permet de conjuguer recyclage local, insertion professionnelle et commande publique.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4421" data-end="4716">Habit’Âme ne cherche pas à masquer ses contraintes. <em>« Pour des meubles particuliers, notre coût de revient est élevé »</em>, reconnaît sa cofondatrice. En cause : un modèle basé sur l’insertion professionnelle et une micro-usine qui ne bénéficie pas d’économies d’échelle. Chaque pièce est pensée, produite, assemblée localement.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4718" data-end="5089">Dans un territoire plus aisé, la clientèle de particuliers sensibles à l’impact social et écologique serait sans doute plus large. À Mayotte, elle reste marginale. <em>« La population mahoraise aisée n&rsquo;est pas si grande sur le département et la population métropolitaine de passage vient parfois avec des contraintes économiques et n’a pas forcément envie d’investir dans du mobilier durable, un peu plus coûteux »</em>. La niche existe, mais elle est étroite.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5091" data-end="5452">La commande publique, en revanche, change la donne. <em>« Pour les équipements collectifs, nos coûts sont parmi les plus bas du marché ».</em> Parce que le transport est nul, parce que la matière première est locale, parce que la fabrication se fait sur place. Pour les collectivités, l’équation devient soudainement vertueuse : acheter local, recycler local, employer local.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5454" data-end="5845">Le modèle économique d’Habit’Âme repose sur cette tension permanente entre idéalisme et réalisme. Produire moins, mais mieux. Chercher l’impact avant le volume.<em> « En soutenant ce type de projet, les acteurs qui en ont les moyens soutiennent aussi le développement du territoire »</em>, insiste Hannah Dominique. Une chaise n’est jamais qu’une chaise. Un banc, parfois, devient un choix politique.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="5852" data-end="5898"><strong>Dépolluer à la vitesse des commandes</strong></h2>
<figure id="attachment_21951" aria-describedby="caption-attachment-21951" style="width: 186px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21951" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-186x300.jpg" alt="Mayotte, déchets, ENZO, recyclage, " width="186" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-186x300.jpg 186w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-634x1024.jpg 634w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-150x242.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-300x485.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-696x1125.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 186px) 100vw, 186px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21951" class="wp-caption-text">Grâce à des partenaires comme Enzo, Habit&rsquo;Âme s&rsquo;est imposée comme le premier « exutoire local » de déchets plastiques de l&rsquo;île.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="5900" data-end="6260">Peut-on nettoyer Mayotte à coups de bancs et autres mobiliers ? Hannah Dominique tempère. <em>« On est encore trop petits »</em>. Mais l’espoir est là, solidement arrimé à un réseau d’acteurs. Habit’Âme travaille avec l&rsquo;entreprise de recyclage, ENZO, le Syndicat Intercommunal pour la gestion et le traitement des Déchets de Mayotte (SIDEVAM), et la déchèterie de la STAR. Depuis janvier 2026, l’entreprise est également conventionnée Éco-Maison, ce qui lui permet de recycler et de réinjecter du plastique dans le circuit officiel.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6262" data-end="6541"><em>« On est un exutoire local des déchets plastiques »</em>. Une formule qui revient souvent dans sa bouche. Concrètement, lorsque les poubelles du SIDEVAM arrivent en fin de vie, Habit’Âme intervient pour éviter l’enfouissement. Même logique avec le Doukatri, dispositif de tri local.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6543" data-end="6840">Avec ENZO, la coopération est quasi un réflexe. <em>« Quand ils ont des arrivages de plastique, ils nous appellent en premier ».</em> Habit’Âme est identifiée comme le premier débouché local. Mais la mécanique reste implacable : sans marché, pas de production ; sans production, pas de dépollution massive.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6842" data-end="7086"><em>« Si demain on nous commande cent bancs, des poubelles de tri pour toutes les entreprises et établissements publics, on est prêts »</em>. Prêts à produire. Prêts à recycler. Prêts à embaucher. La dépollution suit la courbe des ventes, pas l’inverse. Quant à l’exportation du modèle en métropole ou à l&rsquo;étranger, la question reste ouverte.<em> « C’est à double tranchant »</em>, admet Hannah Dominique. Mayotte cumule les urgences sociales : pauvreté massive, illettrisme, espérance de vie écourtée&#8230; <em>« Il y a un besoin énorme d’insertion ici. Notre priorité, c’est le local ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="7379" data-end="7622">Mais l’idée de la micro-usine fait son chemin. Si le concept devait voyager, ce serait sans délocaliser l’impact. <em>« On travaillerait avec des réseaux locaux, avec leurs déchets, leurs besoins, leurs emplois ».</em> Copier le plan, pas le plastique. À Mayotte, les bancs d’Habit’Âme ne promettent pas de sauver le monde. Ils offrent simplement un endroit où s’asseoir, réfléchir&#8230; et peut-être regarder autrement ce que l’on jette.</p>
<p data-start="7379" data-end="7622">Mathilde Hangard</p>
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		<title>Liakine, étudiant mahorais, se forme à La Réunion pour continuer à « avancer »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/21/liakine-etudiant-mahorais-se-forme-a-la-reunion-pour-continuer-a-avancer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 02:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bandraboua]]></category>
		<category><![CDATA[BTS]]></category>
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		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée des Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Stage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=45114</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Saint-Denis de La Réunion, un étudiant en BTS venu de Mayotte raconte ce que signifie partir en stage : retrouver du calme, se concentrer, et continuer à croire à l’avenir, sans renoncer à son île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/21/liakine-etudiant-mahorais-se-forme-a-la-reunion-pour-continuer-a-avancer/">Liakine, étudiant mahorais, se forme à La Réunion pour continuer à « avancer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="1202" data-end="1575">Il a le sourire, une élégance discrète et le regard attentif de ceux qui veulent bien faire. À Saint-Denis de La Réunion, Liakine, étudiant de vingt-cinq ans, en deuxième année de BTS au lycée des Lumières de Kawéni, effectue un stage de six semaines. Une parenthèse loin de Mayotte, non pour fuir, mais pour continuer à apprendre et <em>« avancer »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1202" data-end="1575"><strong>Six semaines loin de Mayotte </strong></h2>
<figure id="attachment_45128" aria-describedby="caption-attachment-45128" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45128" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-300x200.jpg" alt="La Réunion, parc automobile, agence de location, Speed Loc, Mayotte, stage, étudiant, BTS, Kawéni," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45128" class="wp-caption-text">Le calme de La Réunion permet à l&rsquo;étudiant de se concentrer sur son stage et ses futurs projets.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1202" data-end="1575">Mardi 20 janvier 2026, dans l’agence de location de véhicules Speed Loc, à Saint-Denis de La Réunion, Liakine attend.<em> « Je n’ai pas l’habitude de faire ça »</em>, lâche-t-il, légèrement nerveux, avant d’être rassuré par le cadre posé de l’échange. C’est ici qu’il effectue, pour la deuxième année consécutive, un stage de six semaines dans le cadre de son BTS Gestion de la PME.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1577" data-end="1975"><em>« C’est la deuxième année que je viens »</em>, explique-t-il. <em>« Ça me permet de découvrir d’autres cultures que Mayotte »</em>. Une expérience précieuse, alors que sa première année d’études n’a pas été de tout repos. Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido frappe Mayotte. L’île se relève, lentement. <em>« En venant ici, on retrouve ce qu’on avait perdu à Mayotte »</em>, dit Liakine. <em>« Ça nous motive, on retrouve le sourire »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1977" data-end="2273">Ils sont onze étudiants de sa promotion à avoir fait le déplacement cette année, répartis entre Saint-Denis et Saint-Pierre. <em>« Ça permet de ne pas se sentir seul, sans perdre l&rsquo;objectif de stage bien sûr : acquérir des compétences, apprendre à travailler en équipe, être au service des gens, avancer dans la vie »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Retrouver le calme pour se concentrer</b></h2>
<figure id="attachment_24473" aria-describedby="caption-attachment-24473" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24473" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee-300x213.jpg" alt="Mayotte, caillassage, bus scolaire, violence, insécurité, " width="300" height="213" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee-300x213.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee-696x494.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-24473" class="wp-caption-text">Chaque jour, Liakine emprunte le bus à Bandraboua pour aller au lycée à Kawéni, traversant chaque fois toute la zone du Nord de Mamoudzou. Il raconte un quotidien marqué par les jets de pierres et l’insécurité.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Quatre étudiants sont logés à l’hôtel, trois dans un appartement à Saint-Denis, quatre à Saint-Pierre. <em>« On manque de rien. On est logés, on a le petit déjeuner et un repas le soir. On peut sortir, se promener. C’est trop cool, j’ai le sourire »</em>. À La Réunion, Liakine goûte à une forme de tranquillité. <em>« Ici, je me lève le matin et je ne me soucie de rien. Mon stage est à deux pas de l’hôtel. Le soir, je retrouve mes amis, je passe des moments agréables ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il compare, sans caricaturer. <em>« À Mayotte, c’est parfois difficile d’aller en cours. C’est un stress permanent »</em>. La semaine précédente, sur quatre jours de formation, il n’a pu se rendre en classe qu’une seule journée, en raison des violences sur les routes.<em> « Le fait de venir ici, ça me permet d’évacuer cette charge mentale. J’aimerais avoir le sourire autant à Mayotte qu’à La Réunion. Mais ici, j’ai un peu plus le sourire ». </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« À Mayotte, à chaque fois, je regarde derrière moi, parfois c&rsquo;est l&rsquo;horreur. Ici, je marche tranquille. Les gens sont gentils, tout est tranquille, je suis heureux, je peux me concentrer »</em>, poursuit-il, avant de s’excuser de ses mots.<em> « Car si on n’est pas heureux, on ne peut pas être concentré ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Apprendre un métier, croire en soi</b></h2>
<figure id="attachment_45131" aria-describedby="caption-attachment-45131" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45131" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-300x200.jpg" alt="La Réunion, parc automobile, agence de location, Speed Loc, Mayotte, stage, étudiant, BTS, Kawéni," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45131" class="wp-caption-text">Liakine inspecte un véhicule du parc de l&rsquo;agence à nettoyer avant de le proposer de nouveau à des clients.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette concentration retrouvée lui permet d’avancer sur un projet qu’il mûrit depuis plusieurs mois : ouvrir un jour sa propre agence de location de voitures à Mayotte. Conseillé par ses professeurs, il choisit d’effectuer un stage dans une structure similaire. <em>« Je voulais savoir comment ça fonctionnait. Ici, je fais des contrats de location, des devis, je rédige des mails, je gère le planning. Je touche un peu à tout »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’agence, Moussa, salarié et originaire de Combani, confirme. <em>« C’est vraiment un bon stagiaire. Il gère les contrats, les entrées et sorties de véhicules, les devis, les mails, même les contraventions quand un client a un problème »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le parcours de Liakine n’a pourtant rien d’évident. Élevé par sa mère, avec son frère, à Bandraboua, au nord de Mayotte, il confie avoir connu des moments de doute.<em> « J’avais perdu confiance en moi. Je n’étais plus très concentré, ni motivé »</em>. Deux enseignants l’encouragent alors à tenir. <em>« Ils m’ont fait comprendre que j’avais du potentiel. Aujourd’hui, je n’ai plus peur de m’exprimer, d’être qui je suis ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Ceux qui partent, ceux qui restent</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="124" data-end="895">Ces mobilités restent néanmoins strictement encadrées. Sabah Lameche, conseillère de la rectrice de Mayotte pour la formation professionnelle et directrice du GIP FCIP, rappelle que l’accès à ces dispositifs dépend du statut administratif des élèves.<em> « Pour les mineurs, la loi n’exige pas qu’ils soient en règle sur le territoire pour partir en mobilité : une simple pièce d’identité suffit. Nous collaborons avec la préfecture pour obtenir des visas collectifs »</em>, précise-t-elle. Ces situations restent toutefois exceptionnelles : un à cinq visas collectifs seulement sont délivrés chaque année. <em>« Pour les majeurs, seuls ceux disposant d’une pièce d’identité française ou d’un titre de séjour autorisant la sortie du territoire peuvent bénéficier de ces mobilités »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="897" data-end="1147">Grâce à son statut, Liakine peut suivre un stage, voyager et profiter des dispositifs réservés aux étudiants de Mayotte. Ce n’est pas le cas de tous ses camarades, pour qui des obstacles administratifs limitent l’accès à la formation hors de l’île.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1149" data-end="1624">Ce cadre légal laisse ainsi de côté certains étudiants pleinement investis dans leurs études. Liakine pense notamment à un camarade de promotion,<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/19/a-mayotte-des-etudiants-sans-papiers-coinces-entre-cours-et-controles/"> dont nous avions relaté le parcours</a>, étudiant sans papiers, brillant et régulièrement classé parmi les meilleurs. <em>« C’est quelqu’un de très intelligent, très sérieux. On a besoin de gens comme lui dans la société »</em>, insiste-t-il. Entravé dans sa liberté de circulation et exposé à des contrôles d’identité, son parcours scolaire s’est trouvé fragilisé.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1878" data-end="2089"><em>« On a tous notre chance »</em>, conclut Liakine, sans colère ni revendication. Une phrase simple, à hauteur d’étudiant, qui rappelle la frustration de voir certains talents restés en marge non par manque de capacités, mais en raison de barrières administratives, risquant de freiner le potentiel de développement de l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Liakine, l’avenir reste ouvert. Il souhaite intégrer une licence professionnelle en comptabilité, avant, peut-être, de devenir expert-comptable. Où ? <em>« Normalement à Mayotte, parce que j’aime mon île. Même si je m’y sens parfois en insécurité, je ne veux pas l’abandonner »</em>, mais rien n&rsquo;est encore sûr. <em>« Peut-être à La Réunion ou en métropole, si je ne trouve pas la formation que je veux ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Avant cela, il lui faudra rentrer à Mayotte. <em>« J’avais presque pas envie que le stage commence, parce que je savais que le temps passerait trop vite et que ce serait déjà la fin »</em>. D’ici là, Liakine s’attache à l’essentiel : apprendre un métier, accumuler de l’expérience, et laisser l’avenir se dessiner, pas à pas.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2050" data-end="2317">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/21/liakine-etudiant-mahorais-se-forme-a-la-reunion-pour-continuer-a-avancer/">Liakine, étudiant mahorais, se forme à La Réunion pour continuer à « avancer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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