Dans une circulaire adressée aux procureurs généraux, procureurs de la République et directeurs interrégionaux de la protection judiciaire de la jeunesse, Gérald Darmanin annonce vouloir renforcer la prise en charge éducative des mineurs délinquants via une réforme du placement et du milieu ouvert.
Parfois sources de préjugés et autres « on-dit », les familles d’accueil constituent pourtant une alternative à l’incarcération des mineurs. Pour tenter d’aller au-delà des idées reçues, M. Alimdine professeur au collège de Koungou ainsi que Hubert Bordy, responsable d’unité éducative à la Protection Judiciaire de la Jeunesse de Mayotte, apportent un éclairage sur ce dispositif d’hébergement diversifié
C’est la 3ème fois qu’un ministre de la Justice foule le sol mahorais depuis la départementalisation. Onze ans après Michel Mercier, et huit ans après Christiane Taubira, c’est sur un territoire gangrené par la délinquance juvénile qu’a atterri Eric Dupond-Moretti. Après le tribunal, c’est à la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ), que le Garde des Sceaux était attendu vendredi. Mais les défis dépassent les réponses
Après l’histoire de Mayotte, c’est la Protection Judiciaire de la Jeunesse qui se met en bulle dans « Les enfants du lagon ». L’occasion pour évoquer avec son directeur Hugues Makengo, l’évolution de la délinquance juvénile à Mayotte.
La protection judiciaire de la jeunesse est une administration vitale à Mayotte, où plus de la moitié de la population est mineure. Clef de voûte de la prévention de la récidive, ce service du ministère de la Justice peine à remplir ses missions, faute de personnel et de moyens.
Souvent attribuée à tort au procureur, la détention provisoire ou la libération sous contrôle judiciaire sont le fait d'un juge indépendant, le JLD, juge des libertés et de la détention. Créé en 2000, ce poste est devenu un des plus importants dans la protection des libertés individuelles. Nous avons suivi une matinée celui de Mamoudzou, le juge Paul Hiernard.
Derrière le voilier qui ne demandait qu’à rejoindre son élément naturel, les mains des jeunes de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, qui vont permettre à tout le monde de s’initier à la voile.
Le besoin d’être entouré, c’est souvent le tout petit « plus » qui évite à un jeune qui a commis un premier acte de délinquance, de recommencer. Ça vaut le coup d’essayer, et parmi ses partenaires, la Protection Judiciaire de la Jeunesse compte séduire les mairies et le conseil départemental.
La démarche est originale : dans une logique à la fois de prévention et de connaissance de l'autre, et pour que les uns ne sombrent pas dans la délinquance, tout en permettant aux autres d’en sortir grâce à des rencontres, des jeunes de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) de La Réunion étaient venus visiter l’école du civisme Frédéric D’Achery, portée par l’association « Deux mains pour les enfants ».
Parce que « l’attractivité de Mayotte commence aux portes de Paris », comme le résume le sénateur Thani Mohamed Soilihi, le conseil départemental et la Protection Judiciaire des Mineurs (PJJ) ont démarché les Mahorais de métropole.
La Protection Judiciaire de la Jeunesse, "combien de divisions ?" Depuis que la PJJ existe à Mayotte, son extension de la prise en charge des mineurs s'était faite sans véritable état des lieux officiel. C'est désormais réparé .