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	<title>Archives des Prévention - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Prévention - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Fortes pluies et inondations : la population subit toujours sans réelle politique publique</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/12/fortes-pluies-et-inondations-la-population-subit-toujours-sans-reelle-politique-publique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 02:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Inondations]]></category>
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		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce mercredi 11 mars, de fortes pluies ont transformé rues et quartiers de Mayotte en torrents d’eau, paralysant routes, habitations et écoles. Si les habitants ont été pris de court, l’événement révèle surtout l'absence de prévention et l’insuffisance des infrastructures, déjà fragilisées face aux risques climatiques et à l’urbanisation croissante.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/12/fortes-pluies-et-inondations-la-population-subit-toujours-sans-reelle-politique-publique/">Fortes pluies et inondations : la population subit toujours sans réelle politique publique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="105" data-end="436">À Mamoudzou, Koungou, en Petite-Terre, mais aussi à Combani et dans plusieurs autres communes du territoire, les habitants ont dû faire face, mercredi 11 mars au matin, à de véritables torrents d’eau dévalant les pentes des villages et des quartiers, inondant rues et habitations et rendant plusieurs axes routiers impraticables.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="105" data-end="436"><strong>Des inondations qui ont pris la population de court</strong></h2>
<figure id="attachment_48089" aria-describedby="caption-attachment-48089" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-48089" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Inondation-Bandrajou-2-300x213.jpeg" alt="Mayotte, crue, inondation, rivière, Mtsapéré," width="300" height="213" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Inondation-Bandrajou-2-300x213.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Inondation-Bandrajou-2-150x106.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Inondation-Bandrajou-2-696x493.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Inondation-Bandrajou-2-100x70.jpeg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Inondation-Bandrajou-2.jpeg 720w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48089" class="wp-caption-text">Des habitants de Kawéni, quartier Bandrajou, face à la crue soudaine.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="443" data-end="795">En l’espace de quelques heures, ces pluies intenses ont complètement paralysé cette partie du territoire. Les intempéries ont provoqué d’importants dégâts matériels sur les voiries, ouvrant la chaussée notamment à Passamaïnty, et emportant des véhicules à Bandrajou, à Kawéni.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="802" data-end="1061">La soudaineté de l’événement a pris de court la population, d’autant que le territoire était seulement placé en vigilance jaune pour fortes pluies et orages par Météo-France, un niveau d’alerte qui ne laissait pas présager une situation d’une telle intensité.</p>
<p style="text-align: justify;">Le village de Kawéni a été l&rsquo;un des plus touchés par l&rsquo;épisode. Les élèves du collège K2 ont été évacués après la suspension des cours en raison d&rsquo;infiltrations d’eau et de boue ayant touché une partie des installations et rendu plusieurs salles temporairement inutilisables, a fait savoir le Rectorat. Ce jeudi, l&rsquo;accueil des élèves se fera en demi-jauge dans l&rsquo;établissement, seuls les élèves de 6ème et de 3ème seront accueillis. Les équipes du rectorat et de l’établissement, renforcées pour l’occasion, « <em>sont pleinement mobilisées afin de remettre les salles en état dans les meilleurs délais », </em>précise le Rectorat.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maintien des rencontres sportives scolaires (UNSS) est apprécié établissement par établissement sur le reste du territoire touché. Le Rectorat tient également à rassurer les familles et l’ensemble de ses personnels : « <em>la situation est suivie avec la plus grande vigilance et toutes les mesures nécessaires sont prises, en lien avec les autorités compétentes, pour garantir la sécurité des élèves et des personnels ».</em></p>
<figure id="attachment_48022" aria-describedby="caption-attachment-48022" style="width: 198px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-48022" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/inondation-198x300.jpeg" alt="Mayotte, pluie, inondation, Kawéni," width="198" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/inondation-198x300.jpeg 198w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/inondation-150x227.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/inondation-300x454.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/inondation.jpeg 457w" sizes="(max-width: 198px) 100vw, 198px" /><figcaption id="caption-attachment-48022" class="wp-caption-text">Le dépôt du Sodifram de Kawéni complétement inondé, le 11 mars 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Toujours à Kawéni, de l&rsquo;autre côté de la route nationale, dans la zone industrielle du poumon économique de Mayotte, l&rsquo;eau a inondé le site de la SMAE, ou encore le dépôt du magasin Sodifram.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="67" data-end="471">Engagé dès les premières heures du déluge, le Service départemental d&rsquo;incendie et de secours (Sdis) a réalisé, entre 7h et 14h, huit interventions, dont sept liées à des inondations dans des habitations à Bandrélé, Majicavo, Kawéni et Trévani, ainsi que dans des locaux professionnels également à Kawéni. Les secours sont aussi intervenus pour une opération de dégagement de la voie publique à M’liha.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="478" data-end="743">« <em>Aucun sauvetage ni mise en sécurité n’ont été réalisés par les secours et aucune victime n’a été évacuée »</em>, précise le Sdis, qui a mobilisé 40 sapeurs-pompiers, dont 4 officiers et une équipe spécialisée en sauvetage aquatique, avec 11 véhicules et une embarcation.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="335" data-end="481"><strong data-start="367" data-end="481">Impréparation, infrastructures vieillissantes et urbanisation croissante : des facteurs aggravants bien connus</strong></h2>
<figure id="attachment_48050" aria-describedby="caption-attachment-48050" style="width: 173px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-48050" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-11-13-41-04-173x300.jpg" alt="Mayotte, crue, inondation, rivière, Mtsapéré," width="173" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-11-13-41-04-173x300.jpg 173w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-11-13-41-04-589x1024.jpg 589w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-11-13-41-04-150x261.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-11-13-41-04-300x522.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-11-13-41-04-696x1210.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-11-13-41-04.jpg 736w" sizes="(max-width: 173px) 100vw, 173px" /><figcaption id="caption-attachment-48050" class="wp-caption-text">La rivière de M&rsquo;tsapéré en crue après les fortes pluies.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="478" data-end="743">Après le choc des premières heures, c&rsquo;est la colère, parfois même la désolation qui s&rsquo;est emparée des automobilistes et des habitants de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="478" data-end="743">« <em>On n’est pas préparés à ces phénomènes, les élus ils ne pensent pas à ce genre de choses. Ils se concentrent sur les immigrés ou je ne sais quoi au lieu de penser aux dangers naturels, les risques ou les inondations à Mayotte », </em>lance un lycéen, habitant de M&rsquo;tsapéré, marqué par la crue impressionnante de la rivière qui traverse le village.<em> « On n’apprend pas du passé c’est dommage vraiment », </em>se désole-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="478" data-end="743">Et pourtant les inondations sont anciennes et récurrentes, notamment en saison des pluies, depuis de nombreuses années. Les risques sont connus par la population et les pouvoirs publics, mais la situation ne s&rsquo;améliore pas, au contraire. A commencer par les voiries et les ruelles, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/29/inondations-a-mayotte-pourquoi-les-routes-restent-elles-sous-leau/">constamment inondées</a> qui symbolisent le manque d&rsquo;anticipation et de prise en compte des risques.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="478" data-end="743"><em data-start="3225" data-end="3412">« C&rsquo;est quand même assez extraordinaire que dans les débats politiques actuels en période électorale, la question du déplacement et de l&rsquo;aménagement des voiries soit aussi peu débattue »,</em> déplore Mohamed Hamissi, spécialiste transport et mobilités. <em data-start="3474" data-end="3725">« Si des inondations existent, c&rsquo;est surtout à cause d&rsquo;infrastructures vieillissantes, construites sans prendre en compte les contraintes et risques climatiques. Nos infrastructures sont vulnérables : il suffit d&rsquo;une pluie pour que tout soit inondé ».</em></p>
<figure id="attachment_19972" aria-describedby="caption-attachment-19972" style="width: 197px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-19972" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hamissi-tronqué-285x300.jpg" alt="Mobilité, Mayotte, Caribus, projet de loi" width="197" height="208" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hamissi-tronqué-285x300.jpg 285w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hamissi-tronqué-768x808.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hamissi-tronqué-150x158.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hamissi-tronqué-300x315.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hamissi-tronqué-696x732.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hamissi-tronqué.jpg 776w" sizes="auto, (max-width: 197px) 100vw, 197px" /><figcaption id="caption-attachment-19972" class="wp-caption-text">Mohamed Hamissi déplore le désintérêt pour le sujet de la part des élus, notamment en cette période éléctorale.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3727" data-end="4101">Selon lui, ce désintérêt pour le sujet et cette absence de politique publique se traduisent par des projets qui restent au stade des études, mais aussi par un budget annuel d&rsquo;entretien des voiries limité à 4 millions d&rsquo;euros, alors qu&rsquo;il devrait être d&rsquo;environ 20 millions — soit cinq fois plus — pour pouvoir aménager, moderniser et mettre en place des solutions efficaces.</p>
<p style="text-align: justify;">Un désengagement en contradiction avec les attentes de la population qui porte le sujet quasi-quotidiennement, après des inondations mais aussi des <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/04/malamani-deux-jeunes-tues-quels-enseignements-pour-la-securite-routiere/">accidents de la route</a>.</p>
<h2></h2>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Mettre aux normes l&rsquo;existant et « tout repenser » pour l&rsquo;avenir</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="4287" data-end="5103"><em data-start="4287" data-end="4594">« Sur certaines routes, les caniveaux n&rsquo;existent pas ou datent des années 90, et quand ils existent, ils sont sous-dimensionnés, bouchés et mal entretenus. C&rsquo;est la même chose pour les canalisations d&rsquo;évacuation des eaux pluviales. Les secteurs inondés, comme à Kawéni, n&rsquo;ont pas ce genre d&rsquo;installations »,</em> explique-t-il. <em data-start="4610" data-end="5103">« Il faut d&rsquo;abord entretenir et mettre aux normes les voiries existantes sur l&rsquo;ensemble du territoire avant de penser à de nouvelles infrastructures, comme les autoroutes. Et cela doit se faire avec une approche globale des risques, en allant bien au-delà de la simple construction d&rsquo;une route ou de la pose d&rsquo;enrobé : il faut aménager les bas-côtés, limiter l&rsquo;artificialisation des sols, installer des pavés, par exemple. Il faut arrêter de soutenir le &lsquo;tout enrobé&rsquo; ou le béton à outrance. »</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5105" data-end="5520">Pour illustrer ses propos, Mohamed Hamissi cite le Caribus. Malgré sa construction récente, plusieurs zones subissent déjà des inondations, laissant planer le risque que <em data-start="5275" data-end="5329">« ces infrastructures ne tiennent pas dans le temps ».</em> <em data-start="5330" data-end="5520">« On entend souvent dire que c&rsquo;est la faute des ingénieurs ou des entreprises, mais si les études ne prennent pas en compte toutes les problématiques, ils ne peuvent pas faire de miracles. »</em></p>
<figure id="attachment_361" aria-describedby="caption-attachment-361" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-361" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Nuage-Dikeledi-3-300x212.jpeg" alt="" width="300" height="212" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Nuage-Dikeledi-3-300x212.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Nuage-Dikeledi-3-768x541.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Nuage-Dikeledi-3-150x106.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Nuage-Dikeledi-3-696x491.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Nuage-Dikeledi-3.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-361" class="wp-caption-text">Avant la tempête tropicale Dikélédi en janvier 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="5522" data-end="5957"><em data-start="5522" data-end="5684">« Cette situation n&rsquo;est pas normale, même pendant la période de kashkazi. Si on accepte cela, on accepte les glissements de terrain, les crues, voire les morts »,</em> alerte-t-il. <em data-start="5698" data-end="5957">« Il faut tout repenser et mettre en place une véritable politique publique dès maintenant, car ces risques sont des dangers quotidiens pour les automobilistes et les riverains. Je le répète depuis des années sans observer d&rsquo;améliorations. Je ne sais plus quoi dire ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5522" data-end="5957">La situation risque de se dégrader davantage, principalement en raison du dérèglement climatique : le réchauffement des océans augmente l’énergie disponible pour les cyclones, entraînant des tempêtes plus intenses et des épisodes pluvieux plus violents. L’urbanisation croissante, qui multiplie les surfaces imperméables, et l’agriculture sur brûlis, qui dégrade la végétation et réduit la capacité du sol à absorber l’eau, constituent également deux facteurs susceptibles d’accentuer le ruissellement et les risques d’inondation dans les années à venir.</p>
<p data-start="5522" data-end="5957">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/12/fortes-pluies-et-inondations-la-population-subit-toujours-sans-reelle-politique-publique/">Fortes pluies et inondations : la population subit toujours sans réelle politique publique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« L&#8217;âge de la folie », deux « jeunes délinquants » pris dans la spirale de la violence</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/28/lage-de-la-folie-deux-jeunes-delinquants-pris-dans-la-spirale-de-la-violence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 02:15:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Labattoir]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=29763</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans la nuit du 9 au 10 juillet 2021, à Labattoir, des violences, des vols, des tentatives de vol et des dégradations de biens ont été commis par une "bande de jeunes". Deux d’entre eux comparaissaient ce mardi 27 mai devant le tribunal judiciaire de Mamoudzou. Déjà connus de la justice pour des faits remontant à 2019, leurs parcours illustrent la spirale de violence dans laquelle certains jeunes s’enfoncent, mais aussi l'inefficacité des sanctions censées leur faire prendre conscience de leurs actes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/28/lage-de-la-folie-deux-jeunes-delinquants-pris-dans-la-spirale-de-la-violence/">« L&rsquo;âge de la folie », deux « jeunes délinquants » pris dans la spirale de la violence</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Vêtu d’un tee-shirt et d’un pantalon rouge vif, trois dreadlocks nouées sur la tête, D., attend qu’on lui retire ses menottes pour s’asseoir sur le banc des prévenus. Au même moment, la télévision du tribunal judiciaire s’allume et O., le second prévenu, apparaît à l’écran. Habillé d’un polo rayé noir et blanc, il assiste à l’audience depuis la prison du Port de La Réunion. Les deux jeunes hommes, la vingtaine, sont détenus respectivement depuis 2024 (à Majicavo) et 2022, suite à des condamnations dans d’autres affaires, et sont entendus ce mardi 27 mai pour violences, vols, tentatives de vols et dégradation du bien d’autrui, des faits qui se sont produits dans la nuit du 9 et 10 juillet 2021 à Labattoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Les deux garçons connaissent la prison et la procédure, et les juges ne les impressionnent en aucun cas. Derrière l’écran, O. semble s’ennuyer et garde le silence la plupart de l’audience, D. est lui plus coopérant.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une nuit de violence à Labattoir</b></h2>
<figure id="attachment_18846" aria-describedby="caption-attachment-18846" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-18846" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2-300x225.jpg" alt="violences" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2.jpg 960w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-18846" class="wp-caption-text">Une dizaine de jeunes ont commis violences, vols, tentatives de vols et dégradations de biens (photo d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Le 9 juillet 2021, à Labattoir en Petite-Terre, les deux prévenus passent la soirée avec d’autres amis. Imbibés d’alcool, les jeunes décident de voler une voiture, « pour faire un tour ». Tandis que D. et d’autres grimpent à bord du véhicule, certains caillassent les riverains alertés par la situation, ainsi que les gendarmes arrivés sur les lieux. Plusieurs maisons subissent des dommages. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Les jeunes arrivent à s’enfuir, ceux dans la voiture, l’alcool dans le sang, provoquent un accident avec un véhicule sur le bas-côté. La poursuite continue du côté du marché, où, le gardien de nuit, en voyant une trentaine de jeunes, « </span><i><span style="font-weight: 400;">armés de barres de fer, de machettes et de couteaux »</span></i><span style="font-weight: 400;">, selon son témoignage, prend la fuite. Effrayé, il en oublie son téléphone et une enceinte qui seront volés par le groupe. Les « </span><span style="font-weight: 400;">dakous</span><i><span style="font-weight: 400;">« </span></i><span style="font-weight: 400;"> s’en prennent ensuite à une bijouterie adjacente, qu’ils cambriolent sans hésiter. Lorsque les gendarmes arrivent, ils utilisent leurs lanceurs de balles de défense, mais les jeunes répliquent avec des pierres. Déjà interrogés le 3 mars 2022 par le juge d’instruction, les deux prévenus reconnaissent toujours leur participation aux faits.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Mais pour D., les infractions ne s’arrêtent pas là. Le 11 juillet, dans la rue, il agresse à la machette et avec des pierres, deux personnes qui ont refusé de lui donner une cigarette. Deux jours plus tard, avec une dizaine d’autres jeunes, il tente de voler un scooter, mais le groupe se décide finalement à voler la pizza que portait l&rsquo;un des conducteurs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Après ces épisodes de violences, la gendarmerie interroge les riverains qui désignent les jeunes sur des planches photographiques. Petit à petit, les membres de la bande sont démasqués. Des prélèvements biologiques sur la porte d’une maison endommagée permettront aux enquêteurs de connaître précisément les jeunes, qui, comme mentionné précédemment, sont déjà connus des services de la gendarmerie, et les interpellations débutent.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>« L’âge de la folie il dure combien de temps ? »</b></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Comment expliquez-vous que vous avez recommencé, vous étiez déjà accompagné par le juge des enfants depuis 2019 ? »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> demande la procureure Clélia Marbouty, à D., qui précise qu&rsquo;au moment des faits le jeune homme a déjà été condamné, incarcéré et placé sous contrôle judiciaire.</span></p>
<figure id="attachment_4039" aria-describedby="caption-attachment-4039" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4039" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Prison-Majicavo-cellules-300x186.jpg" alt="Surpopulation carcérale à la prison de Majicavo" width="300" height="186" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Prison-Majicavo-cellules-300x186.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Prison-Majicavo-cellules-150x93.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Prison-Majicavo-cellules-696x432.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Prison-Majicavo-cellules.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-4039" class="wp-caption-text">La prison n&rsquo;a pas empêché les deux prévenus de retomber dans la délinquance</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">La vie était difficile, à cette époque j’avais des amis enfermés et après être arrivés sur des kwassas, on ne faisait que boire »</span></i><span style="font-weight: 400;">, raconte D. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Je pensais qu’à la sortie de la prison j’arrêterai les bêtises, mais je suis retourné voir ceux que je n’aurais pas dû revoir. Je n&rsquo;arrivais plus à vivre avec eux, je me voyais boire sans arrêt »</span></i><span style="font-weight: 400;">, regrette le prévenu devant les juges. « </span><i><span style="font-weight: 400;">C’est l’âge de la folie, on fait des choses dont on n&rsquo;a pas conscience »</span></i><span style="font-weight: 400;">, continue D., père de deux enfants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">L’âge de la folie, il dure combien de temps ? Dès que vous êtes dehors ça recommence, il y a une absence totale de prise de conscience, alors on doit attendre combien de temps ? »</span></i><span style="font-weight: 400;">, interpelle la procureure, sans réponses. Dans ses réquisitions, elle demande la condamnation de D. à 30 mois de prison et de O. à 24 mois d’emprisonnement, avec mandats de dépôt. Le tout assorti d’une interdiction de port d&rsquo;armes pendant 3 ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">L’avocat qui défend O., indique qu’il suit une formation de carreleur, insistant sur le fait qu’un jour il va sortir et devoir travailler. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Même si son dossier n’est pas fameux, il n’est pas méchant lorsqu’il ne boit pas. C’était un jeune scolarisé, il avait fait une demande de titre de séjour qu’il n’a pu récupérer car il était en détention. Ce n’est pas un grand délinquant »</span></i><span style="font-weight: 400;">, ajoute l’avocat, préconisant une peine de sursis pour ne pas empirer la situation du prévenu.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La nécessité de provoquer une prise de conscience</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">J’ai une famille qui m’attend dehors, dont un enfant que je n’ai pas encore pu voir. En prison quand on ne peut pas être avec nos proches, c&rsquo;est là qu’on comprend »</span></i><span style="font-weight: 400;">, confie D. qui avait pour projet de suivre une formation maritime, « </span><i><span style="font-weight: 400;">depuis que je suis incarcéré j’ai arrêté de fumer et de boire. J&rsquo;ai déjà d’autres dossiers, 3 ans c’est beaucoup, c’est difficile ».</span></i></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Après délibération, les juges ont suivi les réquisitions du ministère public. Soit 30 mois de prison pour D., et 24 mois pour O. Les deux condamnés ont 10 jours pour faire appel.</span></p>
<figure id="attachment_24125" aria-describedby="caption-attachment-24125" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24125" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4-300x200.jpg" alt="Dembéni, Iloni, affrontements, jeunes, peur, violences" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-24125" class="wp-caption-text">Des voitures calcinées suite aux affrontements entres bandes rivales à Iloni (photo d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Si D. semble avoir pris conscience de la gravité de ces actes, O. est moins explicite. Et si ces deux jeunes peuvent désormais y réfléchir en prison les prochaines années, la justice doit également tirer les conséquences de ces témoignages pour éviter de tomber dans la « </span><i><span style="font-weight: 400;">banalisation »</span></i><span style="font-weight: 400;"> des violences. Au-delà de se demander à partir de quand ces jeunes se rendent compte de leurs actes, la question est surtout de savoir que faut-il faire en amont pour provoquer plus efficacement cette prise de conscience ? L&rsquo;enjeux étant de prévenir les infractions, cela ne peut être laissé au seul hasard de l&rsquo;évolution personnelle de chacun, qu&rsquo;il soit déjà incarcéré ou non.</span></p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/28/lage-de-la-folie-deux-jeunes-delinquants-pris-dans-la-spirale-de-la-violence/">« L&rsquo;âge de la folie », deux « jeunes délinquants » pris dans la spirale de la violence</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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