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	<title>Archives des Prévention - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Prévention - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Feux de végétation : le SDIS se prépare et attend un hélicoptère bombardier d’eau</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/le-sdis-se-prepare-a-la-saison-des-feux-un-bombardier-deau-enfin-attendu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 02:15:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Incendie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[SDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La saison sèche, attendue d’août à novembre, devrait entraîner une hausse importante des risques d’incendie à Mayotte. Le SDIS prévoit plusieurs actions de prévention dès le mois de juillet prochain. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/le-sdis-se-prepare-a-la-saison-des-feux-un-bombardier-deau-enfin-attendu/">Feux de végétation : le SDIS se prépare et attend un hélicoptère bombardier d’eau</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="306">À l’approche de la saison sèche, le Service départemental d’incendie et de secours de Mayotte (SDIS) se prépare à une période de forte exposition aux feux de végétation. Des actions de prévention et de coordination doivent être mises en place avec les services de la préfecture afin de limiter les risques.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="308" data-end="520">Des campagnes de prévention seront lancées à partir du mois de juillet prochain, a indiqué Patrick Clerc, chef de corps et directeur du SDIS. Cette période est l’une des plus redoutées par les sapeurs-pompiers de Mayotte.<em> « La population n’est pas du tout informée sur ces sujets. Il faut donc absolument communiquer sur les mauvaises habitudes et comment éviter les départs de feu »</em>, explique Patrick Clerc.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La prévention comme l’un des axes principaux</b></h2>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il y a trois axes principaux pour préparer l’arrivée de cette saison : le premier, informer le grand public sur les risques de feu. Le deuxième : coordonner l’action interservices et le troisième : la montée en puissance du SDIS en termes d&rsquo;outils et de moyens ».  </em>Les années précédentes, les feux de végétation ont été particulièrement rudes, détruisant de nombreux espaces de faune et de flore. L’année dernière, plusieurs hectares ont été complètement dévastés à Tsingoni, Combani et Ironi-Bé.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les conditions météo ont changé. On ne peut plus pratiquer l’écobuage comme avant »</em>, renchérit Patrick Clerc. Cette pratique agricole consiste à brûler une partie de la végétation sèche pour défricher et préparer un espace à la culture. En saison sèche, le risque d’incendie est plus élevé <em>« car les agriculteurs pensent contrôler le feu mais ce n’est pas le cas ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="11pa043" data-start="1875" data-end="1925"><strong>Les services de l’État renforcent la prévention</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1927" data-end="2258">C&rsquo;est pourquoi, une réunion de coordination sera organisée courant juillet 2026, sous l’égide du préfet, réunissant les services de l’État, l’Office national des forêts (ONF), le Département et la Région de Mayotte, ainsi que la gendarmerie et la police, afin de présenter l’ensemble du dispositif curatif et préventif de lutte contre les incendies.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2260" data-end="2514">Dans le prolongement de ce travail de coordination, les services souhaitent renforcer la prévention de proximité, notamment à travers des actions ponctuelles menées auprès de la jeunesse dans les casernes, afin de sensibiliser aux bons comportements.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un hélicoptère bombardier d&rsquo;eau et des drones en cours de déploiement</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2577" data-end="2816">Concernant les moyens aériens, le financement de l’hélicoptère bombardier d’eau est désormais sécurisé et un appel d’offres a été lancé. Le dispositif pourra être déployé dès qu’un prestataire y répondra et que la procédure sera finalisée. La mise en œuvre de cet outil s’inscrit dans cette logique de montée en puissance opérationnelle et de coordination des moyens face aux feux de végétation.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2975" data-end="3108"><em>« L’avantage, c’est que pour la première fois nous aurons un hélicoptère bombardier d’eau qui puisera de l’eau en mer »</em>, ajoute-t-il. Cet hélicoptère permettra de gagner du temps et de limiter l’extension des feux à des surfaces importantes. Son utilisation n’aura pas d’incidence sur les coupures d’eau. <em>« D’autres nouveautés sont à prévoir à Mayotte »</em>, affirme Patrick Clerc. <em>« Une équipe de drones sera également mise en place pour permettre de trouver les zones de départ de feu »</em>, conclut-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Léo Vignal et Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/le-sdis-se-prepare-a-la-saison-des-feux-un-bombardier-deau-enfin-attendu/">Feux de végétation : le SDIS se prépare et attend un hélicoptère bombardier d’eau</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le directeur de l’ARS dans le bain des urgences : « la santé ne se limite pas aux soignants »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/le-directeur-de-lars-mayotte-dans-le-bain-des-urgences-la-sante-ne-se-limite-pas-aux-soignants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 02:15:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Chikungunyha]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Directeur de l'ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ebola]]></category>
		<category><![CDATA[Étienne Billot]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Paludisme]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[Système de santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Paludisme en recrudescence, chikungunya en reflux fragile, menace Ebola sous surveillance et crise de l’eau persistante : à Mayotte, le directeur général de l’ARS, Étienne Billot, fait face à une succession d’urgences sanitaires.  Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, il défend une approche globale de la santé, qui dépasse largement le seul champ hospitalier.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/le-directeur-de-lars-mayotte-dans-le-bain-des-urgences-la-sante-ne-se-limite-pas-aux-soignants/">Le directeur de l’ARS dans le bain des urgences : « la santé ne se limite pas aux soignants »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="248" data-end="636">Il dit être arrivé sans illusion sur l’ampleur de la charge, mais avec une attention immédiate portée à celles et ceux qui font tenir, au quotidien, le système de santé mahorais. Depuis sa prise de fonctions le 9 mars 2026 à la tête de l’Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte, Étienne Billot s’inscrit dans un environnement où l’urgence n’est plus l’exception mais un état permanent.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="638" data-end="1135" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, il revient d’abord sur ce qu’il dit avoir découvert en arrivant : la solidité discrète d’équipes engagées, souvent en première ligne. Loin des postures et des effets de costume, il revendique une approche sans mise en scène, attentive, presque simple dans sa manière d’aborder un territoire saturé de crises. Une façon d’être qui dit déjà quelque chose de lui : un directeur davantage dans l’écoute et le terrain que dans la représentation.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Vous prenez vos fonctions dans un territoire où les urgences sanitaires s’enchaînent. Quel est votre premier regard sur le système de santé à Mayotte ?</b></p>
<figure id="attachment_15913" aria-describedby="caption-attachment-15913" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1.webp"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-15913" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-225x300.webp" alt="Mayotte, paludisme," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1152x1536.webp 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1536x2048.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1068x1424.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1-1320x1760.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_4204-scaled-1.webp 1920w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-15913" class="wp-caption-text">Face à une situation épidémiologique marquée par la circulation croisée du chikungunya et du paludisme depuis plusieurs mois, les équipes de lutte anti-vectorielle multiplient les interventions de terrain sur l’ensemble du territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Il insiste d’abord sur ce qu’il qualifie de découverte humaine.<em> « J’ai trouvé des professionnels très investis pour la cause de Mayotte et sa population, et cela a été une découverte extrêmement agréable, autant auprès du personnel de l&rsquo;ARS, qu&rsquo;à l&rsquo;hôpital, et chez les professionnels de santé libéraux », </em>confie-t-il.<em> « Ce sont des personnes qui connaissent très bien le territoire, qui connaissent ses enjeux et qui sont animées par la volonté que les choses progressent ». </em>Au-delà des structures, c’est donc la continuité du service public, parfois fragile, qui l’a marqué à son arrivée.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Vous défendez une approche élargie de la santé. Que voulez-vous dire concrètement dans un territoire comme Mayotte ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Sa réponse pose un cadre très large, presque systémique. <em>« La santé, notamment à Mayotte, ne se limite pas aux soignants et à une population, elle résulte de multiples facteurs : l’accès aux soins, mais aussi l’accès à l’eau, à une alimentation correcte, la possibilité d’avoir une activité physique, le fait d’avoir un logement digne et l’accès à l’éducation ». </em>Dans son approche, la santé déborde largement les murs de l’hôpital et se construit dans les conditions de vie quotidiennes.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Le paludisme connaît une recrudescence en 2026. Où en est la situation aujourd’hui ? Et comment l’ARS intervient-elle concrètement autour de ces cas de paludisme ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Il décrit une situation sous surveillance renforcée, marquée par une hausse des cas mais sans installation de transmission durable. <em>« Principalement des cas de paludisme importés »</em>, explique-t-il, tout en évoquant également <em>« quelques cas acquis localement »</em>, généralement autour de cas importés. Il insiste sur un point central : l’absence, à ce stade, de chaîne de transmission autochtone installée sur le département.</p>
<p style="text-align: justify;">Les équipes de lutte anti-vectorielle déploient un protocole systématique autour de chaque cas, explique-t-il. Cela comprend, des enquêtes épidémiologiques (voyages, conditions de vie), la recherche de cas autour du patient, la distribution de moustiquaires imprégnées, le traitement insecticide intra-domiciliaire, et l&rsquo;utilisation de kits ARS avec des test rapides pour dépister rapidement sur le terrain. L’objectif est de circonscrire immédiatement les foyers et d’éviter toute diffusion locale.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Le chikungunya fait-il aujourd’hui l’objet d’une accalmie durable ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">La situation est contrastée. Après une forte vague en 2025, la circulation du virus diminue depuis plusieurs semaines, dans un contexte de saison sèche moins favorable aux moustiques. Mais l’ARS ne parle pas de stabilisation durable, insiste le directeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Une enquête épidémiologique va être menée afin de déterminer le niveau d’exposition de la population et d’évaluer l’immunité collective face au chikungunya, en réalisant des sérologies, dans les prochains mois sur le département. Cette étude doit permettre d’anticiper les risques de reprise épidémique.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – La région reste exposée au risque Ebola. Comment l’ARS s’y prépare-t-elle ?</b></p>
<figure id="attachment_52089" aria-describedby="caption-attachment-52089" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-52089" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, tente Ebola," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6509-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52089" class="wp-caption-text">D&rsquo;après l&rsquo;ARS Mayotte, le CHM disposerait de près de huit chambres d&rsquo;isolement dédiées à la prise en charge de patients infectés par le virus Ebola. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Il insiste sur une approche de vigilance maîtrisée.<em> « Le risque est très faible, mais ce n’est pas parce qu’il est faible qu’il n’existe pas (&#8230;) À ce stade, aucun cas n’a été confirmé à Mayotte mais les dispositifs sont prêts ». </em>Le Centre hospitalier de Mayotte dispose de chambres d’isolement dédiées (entre 8 et 10 chambres pouvant être isolées), avec des protocoles spécifiques pour la prise en charge des maladies hautement contagieuses. Il détaille également les procédures en cas de décès : prise en charge spécifique des corps, mise en housses mortuaires hermétiques et inhumation rapide, sans passage par les circuits classiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Les autorités sanitaires se préparent-elles à une montée en charge du risque ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Oui, explique-t-il, avec une organisation interinstitutionnelle. Des renforts de sécurité civile ont été mobilisés ces derniers jours en lien avec le ministère de la Santé et le ministère de l’Intérieur. En cas de besoin, (c&rsquo;est-à-dire de hausse des cas) des équipes spécialisées dans les maladies hautement infectieuses pourront être déployées depuis l’Hexagone. Il évoque également, en dernier recours, la possibilité de transferts de patients vers La Réunion pour des pathologies non Ebola, afin de préserver les capacités hospitalières de Mayotte, comme cela avait été fait pendant la crise Covid-19.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – L’ARS est souvent perçue comme peu visible sur le terrain. Que répondez-vous à cela ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Il comprend ce ressenti. Une grande partie de l’action visible de l’ARS repose déjà sur la lutte anti-vectorielle, notamment le porte-à-porte, les actions de prévention et la destruction des gîtes larvaires. Mais il souhaite aller plus loin.</p>
<p style="text-align: justify;">L’un des axes majeurs est le renforcement des médiateurs de santé, venus d&rsquo;associations financées par l’ARS, chargés de la prévention de proximité. Ils doivent intervenir sur les maladies vectorielles, la santé sexuelle, la nutrition, les dépistages, et plus largement l’éducation à la santé. L’objectif : rendre la population actrice de sa santé, sur tout le territoire, sans distinction sociale ou géographique.</p>
<p><b>JDM – Le projet de second hôpital à Combani avance-t-il réellement ?</b></p>
<figure id="attachment_6617" aria-describedby="caption-attachment-6617" style="width: 286px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-6617" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53-286x300.jpg" alt="Mayotte, carte, site, nouvel hôpital, Combani, CHM" width="286" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53-286x300.jpg 286w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53-150x157.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53-300x315.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-27-a-14.11.53.jpg 650w" sizes="(max-width: 286px) 100vw, 286px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6617" class="wp-caption-text">Le projet de deuxième hôpital à Combani pourrait voir le CHM obtenir la maîtrise du foncier d’ici la fin de l’année 2026, une étape clé encore soumise à l’aboutissement des procédures administratives en cours.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur ce dossier, il confirme une avancée concrète. <em>« Les terrains sont en cours d’acquisition et les consultations pour l’assistance à maîtrise d’ouvrage sont lancées. C’est une étape très engageante ».  </em>Le projet prévoit un nouvel établissement hospitalier destiné à désengorger le Centre hospitalier de Mayotte et à renforcer l’offre de soins dans un territoire en forte croissance démographique. <em>« L&rsquo;hôpital pourrait obtenir la maîtrise de son foncier à la fin de l&rsquo;année »</em>, ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM – Quel est aujourd’hui votre fil conducteur à la tête de l’ARS ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Il refuse une lecture purement technique ou comptable de son action. Son approche repose sur trois piliers : renforcer les capacités hospitalières, structurer la médecine de proximité et investir dans la prévention, notamment auprès des jeunes, sur une île où une personne sur deux a moins de vingt ans. Mais surtout, il insiste sur une idée centrale : la santé ne peut pas être réduite uniquement à l’hôpital.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un territoire où les urgences sanitaires s’enchaînent sans véritable pause, Étienne Billot revendique une manière de faire discrète, sans posture ni surplomb. Un directeur peu dans la mise en scène mais davantage dans l’écoute. Une manière d’être qui, à Mayotte, pourrait compter autant que les décisions elles-mêmes.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/le-directeur-de-lars-mayotte-dans-le-bain-des-urgences-la-sante-ne-se-limite-pas-aux-soignants/">Le directeur de l’ARS dans le bain des urgences : « la santé ne se limite pas aux soignants »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La drépanocytose et l’hépatite A : « deux sujets majeurs » révélés par l&#8217;étude Epimay 2024 de l&#8217;ARS Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/07/la-drepanocytose-et-lhepatite-a-deux-sujets-majeurs-reveles-par-letude-epimay-2024-de-lars-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 01:45:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Drépanocytose]]></category>
		<category><![CDATA[Épidémiologie]]></category>
		<category><![CDATA[Hépatite A]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de la Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=51036</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte met en lumière deux réalités sanitaires bien présente sur l'île : la drépanocytose et l’hépatite A, répandues mais méconnues, grâce à l'étude EpiMay 2024, construite en collaboration avec l’Observatoire régional de la santé (ORS) et l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) Infirmiers de l’océan Indien. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/07/la-drepanocytose-et-lhepatite-a-deux-sujets-majeurs-reveles-par-letude-epimay-2024-de-lars-mayotte/">La drépanocytose et l’hépatite A : « deux sujets majeurs » révélés par l&rsquo;étude Epimay 2024 de l&rsquo;ARS Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans un communiqué publié ce mercredi 6 mai, l’Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte dévoile de nouveaux résultats issus de l’étude EpiMay 2024, menée en partenariat avec l’Observatoire régional de la santé (ORS) et l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) Infirmiers de l’océan Indien. En toile de fond, l’objectif est de mieux comprendre l’état de santé de la population mahoraise.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une enquête de santé déployée pendant deux mois sur l’île<span class="Apple-converted-space"> </span></strong></h2>
<figure id="attachment_17870" aria-describedby="caption-attachment-17870" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-Laboratoire.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-17870" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-Laboratoire-300x146.jpg" alt="" width="300" height="146" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-Laboratoire-300x146.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-Laboratoire-150x73.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-Laboratoire-696x340.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-Laboratoire.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17870" class="wp-caption-text">1.400 foyers tirés au sort ont été soumis à des questionnaires et des prélèvements sanguins, dans le cadre de cette enquête de santé.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Réalisée entre le 23 mai et le 12 juillet 2024, l’étude s’appuie sur un échantillon de 1.400 ménages tirés au sort à travers tout le territoire de Mayotte. Elle combine des questionnaires et des prélèvements sanguins effectués par des infirmiers.<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="Apple-converted-space"><em>« </em></span><em>Elle permet de mieux connaître l’état de santé de la population et de renforcer les données de santé publique disponibles localement »</em>, précise l’ARS. Au total, 1.400 personnes ont participé à cette étude, avec des analyses croisées entre données biologiques et informations socio-démographiques et comportementales.</p>
<p style="text-align: justify;">Après des premiers résultats sur l’immunité vaccinale et les addictions, l’agence sanitaire met désormais en avant deux problématiques majeures : la drépanocytose et l’hépatite A.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La drépanocytose, une maladie très répandue<span class="Apple-converted-space"> </span>mais souvent méconnue</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L’étude révèle que 4 % des personnes de l’étude, âgées de 18 ans ou plus, sont drépanocytaires, une maladie génétique héréditaire particulièrement répandue à Mayotte. Pourtant, elle reste insuffisamment connue puisqu&rsquo;<em> « un adulte sur cinq n’en a jamais entendu parler »</em>, révèle l&rsquo;enquête, et <em>« la très grande majorité des porteurs sains ignore son statut ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, chaque année, <em>« près de 600 enfants sont identifiés comme porteurs sains à la naissance à Mayotte »</em>, insiste l’ARS. Face à cet enjeu, considéré comme <em>« majeur »</em>, le dépistage est systématique chez les nouveau-nés. L’autorité de santé affirme que, depuis le 1er novembre 2024, ce dépistage est <em>« désormais généralisé à l’ensemble du territoire national ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La prévention, un levier essentiel </strong></h2>
<figure id="attachment_13791" aria-describedby="caption-attachment-13791" style="width: 202px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lavage-mains-eleves-ecole-Fundi-Ade-Tsoundzou-1-copie-1-jpeg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-13791" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lavage-mains-eleves-ecole-Fundi-Ade-Tsoundzou-1-copie-1-jpeg-214x300.webp" alt="Covid, eau, Mayotte" width="202" height="283" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lavage-mains-eleves-ecole-Fundi-Ade-Tsoundzou-1-copie-1-jpeg-214x300.webp 214w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lavage-mains-eleves-ecole-Fundi-Ade-Tsoundzou-1-copie-1-jpeg-731x1024.webp 731w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lavage-mains-eleves-ecole-Fundi-Ade-Tsoundzou-1-copie-1-jpeg-150x210.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lavage-mains-eleves-ecole-Fundi-Ade-Tsoundzou-1-copie-1-jpeg-300x420.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lavage-mains-eleves-ecole-Fundi-Ade-Tsoundzou-1-copie-1-jpeg-696x975.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lavage-mains-eleves-ecole-Fundi-Ade-Tsoundzou-1-copie-1-jpeg.webp 750w" sizes="auto, (max-width: 202px) 100vw, 202px" /></a><figcaption id="caption-attachment-13791" class="wp-caption-text">Le lavage des mains constitue un des réflexes préventifs essentiels, rappelé dans l&rsquo;étude.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte et sur appui de ces données, l’agence de santé insiste sur l’importance de la prévention. L’ARS recommande notamment « de s’informer », <span class="Apple-converted-space">« </span>de se faire dépister » en réalisant une prise de sang et « d’en parler » au sein d&rsquo;un couple en couple, en raison des risques pour deux parents porteurs sains, de transmettre la maladie à leur enfant.<em> « Si les deux parents sont porteurs sains, l’enfant peut développer la maladie »</em>, explique l&rsquo;ARS.</p>
<p style="text-align: justify;">Une action de dépistage d’envergure est d’ailleurs prévue : « une action flash de dépistage sera organisée la semaine du 19 juin 2026 au Centre hospitalier de Mayotte avec la réalisation de 500 tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) ».</p>
<h2></h2>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« 90% de la population présente des anticorps contre l&rsquo;hépatite A » </strong></em></h2>
<p style="text-align: justify;">Autre sujet phare de l&rsquo;étude épidémiologique : la forte circulation passée du virus de l’hépatite A sur le territoire. Selon les données transmises par l&rsquo;ARS,<em> « 90 % de la population présente des anticorps contre l’hépatite A »</em>. Une immunité qui <em>« traduit majoritairement des infections contractées au cours de la vie plutôt qu’une vaccination ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L’ARS estime que cette situation s&rsquo;explique par<em> « des conditions d’hygiène parfois précaires »</em> des habitants vécue depuis plusieurs années, mais aussi <em>« des difficultés d’accès à l’eau potable »</em>, d&rsquo;où<em> « une circulation ancienne et importante du virus sur le territoire ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La maladie, rappelons-le, se transmet par voie voie oro-fécale, par<em> « l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés ».</em> Si l&rsquo;ARS déclare que l’hépatite A est une maladie <em>« le plus souvent bénigne »</em> et peut entraîner <em>« une fatigue importante pendant plusieurs semaines », </em>mais plus rarement <em>« des formes sévères ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour certains publics, la vaccination est recommandée, notamment pour <em>« les personnes venant de France hexagonale ou de zones peu exposées »</em>, des personnes soumises à des voyages, ou les personnes à risque.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une problématique sanitaire et des enjeux structurels d&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des comportements individuels, l’ARS souligne que la prévention de l’hépatite A <em>« s’inscrit dans un enjeu plus large d’amélioration de l’accès à l’eau potable et des conditions d’hygiène sur le territoire »</em>. Pour s&rsquo;en prévenir, l&rsquo;autorité sanitaire recommande notamment d&rsquo;appliquer<em> « un lavage régulier des mains »</em>,<em> « de consommer de l’eau potable »</em>, <em>« de privilégier les aliments bien cuits »</em> mais aussi <em>« de laver et éplucher les fruits et légumes »</em>, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces données recueillies ont pour objectif <em>« d’adapter les politiques de santé publique »</em>, <em>« d&rsquo;orienter les actions de prévention et de dépistage »</em> et de <em>« mieux cibler les interventions »</em> de santé publique.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/07/la-drepanocytose-et-lhepatite-a-deux-sujets-majeurs-reveles-par-letude-epimay-2024-de-lars-mayotte/">La drépanocytose et l’hépatite A : « deux sujets majeurs » révélés par l&rsquo;étude Epimay 2024 de l&rsquo;ARS Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Fortes pluies et inondations : la population subit toujours sans réelle politique publique</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/12/fortes-pluies-et-inondations-la-population-subit-toujours-sans-reelle-politique-publique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 02:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Inondations]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[météo]]></category>
		<category><![CDATA[Pluies]]></category>
		<category><![CDATA[politique publique]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=48051</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce mercredi 11 mars, de fortes pluies ont transformé rues et quartiers de Mayotte en torrents d’eau, paralysant routes, habitations et écoles. Si les habitants ont été pris de court, l’événement révèle surtout l'absence de prévention et l’insuffisance des infrastructures, déjà fragilisées face aux risques climatiques et à l’urbanisation croissante.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/12/fortes-pluies-et-inondations-la-population-subit-toujours-sans-reelle-politique-publique/">Fortes pluies et inondations : la population subit toujours sans réelle politique publique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="105" data-end="436">À Mamoudzou, Koungou, en Petite-Terre, mais aussi à Combani et dans plusieurs autres communes du territoire, les habitants ont dû faire face, mercredi 11 mars au matin, à de véritables torrents d’eau dévalant les pentes des villages et des quartiers, inondant rues et habitations et rendant plusieurs axes routiers impraticables.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="105" data-end="436"><strong>Des inondations qui ont pris la population de court</strong></h2>
<figure id="attachment_48089" aria-describedby="caption-attachment-48089" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48089" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Inondation-Bandrajou-2-300x213.jpeg" alt="Mayotte, crue, inondation, rivière, Mtsapéré," width="300" height="213" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Inondation-Bandrajou-2-300x213.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Inondation-Bandrajou-2-150x106.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Inondation-Bandrajou-2-696x493.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Inondation-Bandrajou-2-100x70.jpeg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Inondation-Bandrajou-2.jpeg 720w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48089" class="wp-caption-text">Des habitants de Kawéni, quartier Bandrajou, face à la crue soudaine.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="443" data-end="795">En l’espace de quelques heures, ces pluies intenses ont complètement paralysé cette partie du territoire. Les intempéries ont provoqué d’importants dégâts matériels sur les voiries, ouvrant la chaussée notamment à Passamaïnty, et emportant des véhicules à Bandrajou, à Kawéni.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="802" data-end="1061">La soudaineté de l’événement a pris de court la population, d’autant que le territoire était seulement placé en vigilance jaune pour fortes pluies et orages par Météo-France, un niveau d’alerte qui ne laissait pas présager une situation d’une telle intensité.</p>
<p style="text-align: justify;">Le village de Kawéni a été l&rsquo;un des plus touchés par l&rsquo;épisode. Les élèves du collège K2 ont été évacués après la suspension des cours en raison d&rsquo;infiltrations d’eau et de boue ayant touché une partie des installations et rendu plusieurs salles temporairement inutilisables, a fait savoir le Rectorat. Ce jeudi, l&rsquo;accueil des élèves se fera en demi-jauge dans l&rsquo;établissement, seuls les élèves de 6ème et de 3ème seront accueillis. Les équipes du rectorat et de l’établissement, renforcées pour l’occasion, « <em>sont pleinement mobilisées afin de remettre les salles en état dans les meilleurs délais », </em>précise le Rectorat.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maintien des rencontres sportives scolaires (UNSS) est apprécié établissement par établissement sur le reste du territoire touché. Le Rectorat tient également à rassurer les familles et l’ensemble de ses personnels : « <em>la situation est suivie avec la plus grande vigilance et toutes les mesures nécessaires sont prises, en lien avec les autorités compétentes, pour garantir la sécurité des élèves et des personnels ».</em></p>
<figure id="attachment_48022" aria-describedby="caption-attachment-48022" style="width: 198px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48022" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/inondation-198x300.jpeg" alt="Mayotte, pluie, inondation, Kawéni," width="198" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/inondation-198x300.jpeg 198w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/inondation-150x227.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/inondation-300x454.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/inondation.jpeg 457w" sizes="auto, (max-width: 198px) 100vw, 198px" /><figcaption id="caption-attachment-48022" class="wp-caption-text">Le dépôt du Sodifram de Kawéni complétement inondé, le 11 mars 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Toujours à Kawéni, de l&rsquo;autre côté de la route nationale, dans la zone industrielle du poumon économique de Mayotte, l&rsquo;eau a inondé le site de la SMAE, ou encore le dépôt du magasin Sodifram.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="67" data-end="471">Engagé dès les premières heures du déluge, le Service départemental d&rsquo;incendie et de secours (Sdis) a réalisé, entre 7h et 14h, huit interventions, dont sept liées à des inondations dans des habitations à Bandrélé, Majicavo, Kawéni et Trévani, ainsi que dans des locaux professionnels également à Kawéni. Les secours sont aussi intervenus pour une opération de dégagement de la voie publique à M’liha.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="478" data-end="743">« <em>Aucun sauvetage ni mise en sécurité n’ont été réalisés par les secours et aucune victime n’a été évacuée »</em>, précise le Sdis, qui a mobilisé 40 sapeurs-pompiers, dont 4 officiers et une équipe spécialisée en sauvetage aquatique, avec 11 véhicules et une embarcation.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="335" data-end="481"><strong data-start="367" data-end="481">Impréparation, infrastructures vieillissantes et urbanisation croissante : des facteurs aggravants bien connus</strong></h2>
<figure id="attachment_48050" aria-describedby="caption-attachment-48050" style="width: 173px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48050" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-11-13-41-04-173x300.jpg" alt="Mayotte, crue, inondation, rivière, Mtsapéré," width="173" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-11-13-41-04-173x300.jpg 173w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-11-13-41-04-589x1024.jpg 589w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-11-13-41-04-150x261.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-11-13-41-04-300x522.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-11-13-41-04-696x1210.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/PHOTO-2026-03-11-13-41-04.jpg 736w" sizes="auto, (max-width: 173px) 100vw, 173px" /><figcaption id="caption-attachment-48050" class="wp-caption-text">La rivière de M&rsquo;tsapéré en crue après les fortes pluies.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="478" data-end="743">Après le choc des premières heures, c&rsquo;est la colère, parfois même la désolation qui s&rsquo;est emparée des automobilistes et des habitants de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="478" data-end="743">« <em>On n’est pas préparés à ces phénomènes, les élus ils ne pensent pas à ce genre de choses. Ils se concentrent sur les immigrés ou je ne sais quoi au lieu de penser aux dangers naturels, les risques ou les inondations à Mayotte », </em>lance un lycéen, habitant de M&rsquo;tsapéré, marqué par la crue impressionnante de la rivière qui traverse le village.<em> « On n’apprend pas du passé c’est dommage vraiment », </em>se désole-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="478" data-end="743">Et pourtant les inondations sont anciennes et récurrentes, notamment en saison des pluies, depuis de nombreuses années. Les risques sont connus par la population et les pouvoirs publics, mais la situation ne s&rsquo;améliore pas, au contraire. A commencer par les voiries et les ruelles, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/29/inondations-a-mayotte-pourquoi-les-routes-restent-elles-sous-leau/">constamment inondées</a> qui symbolisent le manque d&rsquo;anticipation et de prise en compte des risques.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="478" data-end="743"><em data-start="3225" data-end="3412">« C&rsquo;est quand même assez extraordinaire que dans les débats politiques actuels en période électorale, la question du déplacement et de l&rsquo;aménagement des voiries soit aussi peu débattue »,</em> déplore Mohamed Hamissi, spécialiste transport et mobilités. <em data-start="3474" data-end="3725">« Si des inondations existent, c&rsquo;est surtout à cause d&rsquo;infrastructures vieillissantes, construites sans prendre en compte les contraintes et risques climatiques. Nos infrastructures sont vulnérables : il suffit d&rsquo;une pluie pour que tout soit inondé ».</em></p>
<figure id="attachment_19972" aria-describedby="caption-attachment-19972" style="width: 197px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-19972" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hamissi-tronqué-285x300.jpg" alt="Mobilité, Mayotte, Caribus, projet de loi" width="197" height="208" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hamissi-tronqué-285x300.jpg 285w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hamissi-tronqué-768x808.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hamissi-tronqué-150x158.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hamissi-tronqué-300x315.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hamissi-tronqué-696x732.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hamissi-tronqué.jpg 776w" sizes="auto, (max-width: 197px) 100vw, 197px" /><figcaption id="caption-attachment-19972" class="wp-caption-text">Mohamed Hamissi déplore le désintérêt pour le sujet de la part des élus, notamment en cette période éléctorale.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3727" data-end="4101">Selon lui, ce désintérêt pour le sujet et cette absence de politique publique se traduisent par des projets qui restent au stade des études, mais aussi par un budget annuel d&rsquo;entretien des voiries limité à 4 millions d&rsquo;euros, alors qu&rsquo;il devrait être d&rsquo;environ 20 millions — soit cinq fois plus — pour pouvoir aménager, moderniser et mettre en place des solutions efficaces.</p>
<p style="text-align: justify;">Un désengagement en contradiction avec les attentes de la population qui porte le sujet quasi-quotidiennement, après des inondations mais aussi des <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/04/malamani-deux-jeunes-tues-quels-enseignements-pour-la-securite-routiere/">accidents de la route</a>.</p>
<h2></h2>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Mettre aux normes l&rsquo;existant et « tout repenser » pour l&rsquo;avenir</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="4287" data-end="5103"><em data-start="4287" data-end="4594">« Sur certaines routes, les caniveaux n&rsquo;existent pas ou datent des années 90, et quand ils existent, ils sont sous-dimensionnés, bouchés et mal entretenus. C&rsquo;est la même chose pour les canalisations d&rsquo;évacuation des eaux pluviales. Les secteurs inondés, comme à Kawéni, n&rsquo;ont pas ce genre d&rsquo;installations »,</em> explique-t-il. <em data-start="4610" data-end="5103">« Il faut d&rsquo;abord entretenir et mettre aux normes les voiries existantes sur l&rsquo;ensemble du territoire avant de penser à de nouvelles infrastructures, comme les autoroutes. Et cela doit se faire avec une approche globale des risques, en allant bien au-delà de la simple construction d&rsquo;une route ou de la pose d&rsquo;enrobé : il faut aménager les bas-côtés, limiter l&rsquo;artificialisation des sols, installer des pavés, par exemple. Il faut arrêter de soutenir le &lsquo;tout enrobé&rsquo; ou le béton à outrance. »</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5105" data-end="5520">Pour illustrer ses propos, Mohamed Hamissi cite le Caribus. Malgré sa construction récente, plusieurs zones subissent déjà des inondations, laissant planer le risque que <em data-start="5275" data-end="5329">« ces infrastructures ne tiennent pas dans le temps ».</em> <em data-start="5330" data-end="5520">« On entend souvent dire que c&rsquo;est la faute des ingénieurs ou des entreprises, mais si les études ne prennent pas en compte toutes les problématiques, ils ne peuvent pas faire de miracles. »</em></p>
<figure id="attachment_361" aria-describedby="caption-attachment-361" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-361" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Nuage-Dikeledi-3-300x212.jpeg" alt="" width="300" height="212" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Nuage-Dikeledi-3-300x212.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Nuage-Dikeledi-3-768x541.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Nuage-Dikeledi-3-150x106.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Nuage-Dikeledi-3-696x491.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Nuage-Dikeledi-3.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-361" class="wp-caption-text">Avant la tempête tropicale Dikélédi en janvier 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="5522" data-end="5957"><em data-start="5522" data-end="5684">« Cette situation n&rsquo;est pas normale, même pendant la période de kashkazi. Si on accepte cela, on accepte les glissements de terrain, les crues, voire les morts »,</em> alerte-t-il. <em data-start="5698" data-end="5957">« Il faut tout repenser et mettre en place une véritable politique publique dès maintenant, car ces risques sont des dangers quotidiens pour les automobilistes et les riverains. Je le répète depuis des années sans observer d&rsquo;améliorations. Je ne sais plus quoi dire ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5522" data-end="5957">La situation risque de se dégrader davantage, principalement en raison du dérèglement climatique : le réchauffement des océans augmente l’énergie disponible pour les cyclones, entraînant des tempêtes plus intenses et des épisodes pluvieux plus violents. L’urbanisation croissante, qui multiplie les surfaces imperméables, et l’agriculture sur brûlis, qui dégrade la végétation et réduit la capacité du sol à absorber l’eau, constituent également deux facteurs susceptibles d’accentuer le ruissellement et les risques d’inondation dans les années à venir.</p>
<p data-start="5522" data-end="5957">Victor Diwisch</p>
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		<title>« L&#8217;âge de la folie », deux « jeunes délinquants » pris dans la spirale de la violence</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/28/lage-de-la-folie-deux-jeunes-delinquants-pris-dans-la-spirale-de-la-violence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 02:15:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Labattoir]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la nuit du 9 au 10 juillet 2021, à Labattoir, des violences, des vols, des tentatives de vol et des dégradations de biens ont été commis par une "bande de jeunes". Deux d’entre eux comparaissaient ce mardi 27 mai devant le tribunal judiciaire de Mamoudzou. Déjà connus de la justice pour des faits remontant à 2019, leurs parcours illustrent la spirale de violence dans laquelle certains jeunes s’enfoncent, mais aussi l'inefficacité des sanctions censées leur faire prendre conscience de leurs actes.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Vêtu d’un tee-shirt et d’un pantalon rouge vif, trois dreadlocks nouées sur la tête, D., attend qu’on lui retire ses menottes pour s’asseoir sur le banc des prévenus. Au même moment, la télévision du tribunal judiciaire s’allume et O., le second prévenu, apparaît à l’écran. Habillé d’un polo rayé noir et blanc, il assiste à l’audience depuis la prison du Port de La Réunion. Les deux jeunes hommes, la vingtaine, sont détenus respectivement depuis 2024 (à Majicavo) et 2022, suite à des condamnations dans d’autres affaires, et sont entendus ce mardi 27 mai pour violences, vols, tentatives de vols et dégradation du bien d’autrui, des faits qui se sont produits dans la nuit du 9 et 10 juillet 2021 à Labattoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Les deux garçons connaissent la prison et la procédure, et les juges ne les impressionnent en aucun cas. Derrière l’écran, O. semble s’ennuyer et garde le silence la plupart de l’audience, D. est lui plus coopérant.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une nuit de violence à Labattoir</b></h2>
<figure id="attachment_18846" aria-describedby="caption-attachment-18846" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-18846" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2-300x225.jpg" alt="violences" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2.jpg 960w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-18846" class="wp-caption-text">Une dizaine de jeunes ont commis violences, vols, tentatives de vols et dégradations de biens (photo d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Le 9 juillet 2021, à Labattoir en Petite-Terre, les deux prévenus passent la soirée avec d’autres amis. Imbibés d’alcool, les jeunes décident de voler une voiture, « pour faire un tour ». Tandis que D. et d’autres grimpent à bord du véhicule, certains caillassent les riverains alertés par la situation, ainsi que les gendarmes arrivés sur les lieux. Plusieurs maisons subissent des dommages. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Les jeunes arrivent à s’enfuir, ceux dans la voiture, l’alcool dans le sang, provoquent un accident avec un véhicule sur le bas-côté. La poursuite continue du côté du marché, où, le gardien de nuit, en voyant une trentaine de jeunes, « </span><i><span style="font-weight: 400;">armés de barres de fer, de machettes et de couteaux »</span></i><span style="font-weight: 400;">, selon son témoignage, prend la fuite. Effrayé, il en oublie son téléphone et une enceinte qui seront volés par le groupe. Les « </span><span style="font-weight: 400;">dakous</span><i><span style="font-weight: 400;">« </span></i><span style="font-weight: 400;"> s’en prennent ensuite à une bijouterie adjacente, qu’ils cambriolent sans hésiter. Lorsque les gendarmes arrivent, ils utilisent leurs lanceurs de balles de défense, mais les jeunes répliquent avec des pierres. Déjà interrogés le 3 mars 2022 par le juge d’instruction, les deux prévenus reconnaissent toujours leur participation aux faits.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Mais pour D., les infractions ne s’arrêtent pas là. Le 11 juillet, dans la rue, il agresse à la machette et avec des pierres, deux personnes qui ont refusé de lui donner une cigarette. Deux jours plus tard, avec une dizaine d’autres jeunes, il tente de voler un scooter, mais le groupe se décide finalement à voler la pizza que portait l&rsquo;un des conducteurs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Après ces épisodes de violences, la gendarmerie interroge les riverains qui désignent les jeunes sur des planches photographiques. Petit à petit, les membres de la bande sont démasqués. Des prélèvements biologiques sur la porte d’une maison endommagée permettront aux enquêteurs de connaître précisément les jeunes, qui, comme mentionné précédemment, sont déjà connus des services de la gendarmerie, et les interpellations débutent.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>« L’âge de la folie il dure combien de temps ? »</b></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Comment expliquez-vous que vous avez recommencé, vous étiez déjà accompagné par le juge des enfants depuis 2019 ? »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> demande la procureure Clélia Marbouty, à D., qui précise qu&rsquo;au moment des faits le jeune homme a déjà été condamné, incarcéré et placé sous contrôle judiciaire.</span></p>
<figure id="attachment_4039" aria-describedby="caption-attachment-4039" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4039" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Prison-Majicavo-cellules-300x186.jpg" alt="Surpopulation carcérale à la prison de Majicavo" width="300" height="186" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Prison-Majicavo-cellules-300x186.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Prison-Majicavo-cellules-150x93.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Prison-Majicavo-cellules-696x432.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Prison-Majicavo-cellules.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-4039" class="wp-caption-text">La prison n&rsquo;a pas empêché les deux prévenus de retomber dans la délinquance</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">La vie était difficile, à cette époque j’avais des amis enfermés et après être arrivés sur des kwassas, on ne faisait que boire »</span></i><span style="font-weight: 400;">, raconte D. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Je pensais qu’à la sortie de la prison j’arrêterai les bêtises, mais je suis retourné voir ceux que je n’aurais pas dû revoir. Je n&rsquo;arrivais plus à vivre avec eux, je me voyais boire sans arrêt »</span></i><span style="font-weight: 400;">, regrette le prévenu devant les juges. « </span><i><span style="font-weight: 400;">C’est l’âge de la folie, on fait des choses dont on n&rsquo;a pas conscience »</span></i><span style="font-weight: 400;">, continue D., père de deux enfants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">L’âge de la folie, il dure combien de temps ? Dès que vous êtes dehors ça recommence, il y a une absence totale de prise de conscience, alors on doit attendre combien de temps ? »</span></i><span style="font-weight: 400;">, interpelle la procureure, sans réponses. Dans ses réquisitions, elle demande la condamnation de D. à 30 mois de prison et de O. à 24 mois d’emprisonnement, avec mandats de dépôt. Le tout assorti d’une interdiction de port d&rsquo;armes pendant 3 ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">L’avocat qui défend O., indique qu’il suit une formation de carreleur, insistant sur le fait qu’un jour il va sortir et devoir travailler. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Même si son dossier n’est pas fameux, il n’est pas méchant lorsqu’il ne boit pas. C’était un jeune scolarisé, il avait fait une demande de titre de séjour qu’il n’a pu récupérer car il était en détention. Ce n’est pas un grand délinquant »</span></i><span style="font-weight: 400;">, ajoute l’avocat, préconisant une peine de sursis pour ne pas empirer la situation du prévenu.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La nécessité de provoquer une prise de conscience</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">J’ai une famille qui m’attend dehors, dont un enfant que je n’ai pas encore pu voir. En prison quand on ne peut pas être avec nos proches, c&rsquo;est là qu’on comprend »</span></i><span style="font-weight: 400;">, confie D. qui avait pour projet de suivre une formation maritime, « </span><i><span style="font-weight: 400;">depuis que je suis incarcéré j’ai arrêté de fumer et de boire. J&rsquo;ai déjà d’autres dossiers, 3 ans c’est beaucoup, c’est difficile ».</span></i></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Après délibération, les juges ont suivi les réquisitions du ministère public. Soit 30 mois de prison pour D., et 24 mois pour O. Les deux condamnés ont 10 jours pour faire appel.</span></p>
<figure id="attachment_24125" aria-describedby="caption-attachment-24125" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24125" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4-300x200.jpg" alt="Dembéni, Iloni, affrontements, jeunes, peur, violences" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-24125" class="wp-caption-text">Des voitures calcinées suite aux affrontements entres bandes rivales à Iloni (photo d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Si D. semble avoir pris conscience de la gravité de ces actes, O. est moins explicite. Et si ces deux jeunes peuvent désormais y réfléchir en prison les prochaines années, la justice doit également tirer les conséquences de ces témoignages pour éviter de tomber dans la « </span><i><span style="font-weight: 400;">banalisation »</span></i><span style="font-weight: 400;"> des violences. Au-delà de se demander à partir de quand ces jeunes se rendent compte de leurs actes, la question est surtout de savoir que faut-il faire en amont pour provoquer plus efficacement cette prise de conscience ? L&rsquo;enjeux étant de prévenir les infractions, cela ne peut être laissé au seul hasard de l&rsquo;évolution personnelle de chacun, qu&rsquo;il soit déjà incarcéré ou non.</span></p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/28/lage-de-la-folie-deux-jeunes-delinquants-pris-dans-la-spirale-de-la-violence/">« L&rsquo;âge de la folie », deux « jeunes délinquants » pris dans la spirale de la violence</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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