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	<title>Archives des portrait - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des portrait - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Avec UM-Mentor, Chaybia Maftaha ouvre des portes aux jeunes ultramarins</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/03/avec-um-mentor-chaybia-maftaha-ouvre-des-portes-aux-jeunes-ultramarins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 02:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Formation]]></category>
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		<category><![CDATA[UM-Mentor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 14 octobre 2025, l’association UM-Mentor a fêté sa première année. Fondée par Chaybia Maftaha, 24 ans, cette structure accompagne les jeunes ultramarins à distance grâce à un réseau de mentors issus des Outre-mer. Parti d’un besoin personnel, le projet s’est transformé en un véritable espace de solidarité et de soutien pour la jeunesse. UM-Mentor vise à donner confiance et repères aux jeunes qui s’installent loin de leur île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/03/avec-um-mentor-chaybia-maftaha-ouvre-des-portes-aux-jeunes-ultramarins/">Avec UM-Mentor, Chaybia Maftaha ouvre des portes aux jeunes ultramarins</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="721" data-end="1293">Il y a deux semaines, l’association UM-Mentor soufflait sa première bougie. La fondatrice nous a partagé cette aventure avec une voix posée et calme, mais remplie de fierté et détermination. « <em>C’est fou de se dire qu’en un an, ce projet né d’un besoin personnel est devenu une structure qui agit concrètement</em> », confie l’entrepreneuse. En douze mois, UM-Mentor a déjà accompagné deux promotions, réuni plus d’une trentaine de mentors actifs, vingt jeunes suivis, une vingtaine d’ateliers organisés et un partenariat solide avec la Fondation Pierre Bellon.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="721" data-end="1293"><strong>Apprendre à se construire seule</strong></h3>
<figure id="attachment_39900" aria-describedby="caption-attachment-39900" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-39900" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1641.jpg 1280w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-39900" class="wp-caption-text">Chaybia Maftaha, 24 ans, originaire de Nyambadao et créatrice d&rsquo;UM-Mentor.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1295" data-end="2041">Pourtant, le parcours de la jeune femme n’a rien d’un long fleuve tranquille. Née et ayant grandi à Nyambadao, un petit village du sud de Mayotte, elle quitte son île à seulement seize ans, un bac Sciences et Technologies du Management et de la Gestion (STMG) en poche, direction La Réunion, puis Toulouse. Là-bas, tout est nouveau : le système universitaire, les codes, la solitude. « <em>J’ai découvert un monde où il fallait être autonome tout de suite, sans vraiment savoir comment s’y prendre. Je ne connaissais même pas les autres voies possibles, comme les BTS</em> », raconte la mahoraise.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1295" data-end="2041">Sans repères, elle décroche au bout de deux mois. Commence alors une période de survie : de ses seize à vingt ans, elle enchaîne les petits boulots dans la vente, la restauration ou encore l’alimentation. « <em>J’ai touché à tout ! J’ai commencé à coudre, coiffer, mais aussi à gérer des pages sur les réseaux sociaux&#8230;</em> ».  Mais derrière cette énergie se cachent aussi des années de précarité. « <em>J’ai connu des périodes très dures, notamment une année où je n’avais pas de logement fixe</em> », confie celle qui a créé UM-Mentor avec une pointe de tristesse. En 2021, Chaybia Maftaha décide de retourner sur les bancs de l&rsquo;école. <span lang="FR">Elle entame alors un BTS MCO (Management commercial opérationnel) en alternance, en tant qu’assistante manager. </span></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1295" data-end="2041"><span lang="FR">Mais très vite, la Mahoraise  va se rendre compte que ce n’est pas la voie qu’elle a envie de suivre. « <em>Moi je voulais créer, entreprendre et construire quelque chose à mon image</em> ». Elle va donc se réorienter en BTS Négociation et digitalisation de la relation client (NDRC), qu’elle obtiendra en 2024. En parallèle, la jeune femme travaille dans l’accompagnement de startups à impact social et environnemental notamment dans le secteur de la <em>DeepTech</em>. Une expérience qu’elle juge de décisive. « <em>C’est là </em></span><em>que j’ai compris que j’aimais aider les autres à structurer leurs projets</em> <span lang="FR">», partage l’entrepreneuse avec un grand sourire.  </span></p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="1295" data-end="2041"><strong data-start="2990" data-end="3039">UM-Mentor, un projet né d’un besoin personnel</strong></h3>
<figure id="attachment_39902" aria-describedby="caption-attachment-39902" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="wp-image-39902 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1643-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1643-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1643-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1643.jpg 621w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-39902" class="wp-caption-text">Les accompagnements 100% distancielle d&rsquo;UM-Mentor.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3042" data-end="3449">Petit à petit, Chaybia Maftaha commence à accompagner des entrepreneurs à son compte, dont la plupart sont d&rsquo;origine mahoraise. Et puis, en 2023, un déclic : alors qu’elle cherche un mentor pour l’un de ses projets, elle se rend compte qu’il n’existe aucun dispositif pensé pour les jeunes venant des territoires ultramarins. « <em>Je me suis dit : si moi je ressens ce manque, combien d’autres le vivent aussi</em> ? ». C’est de ce constat qu’est née UM-Mentor. Créée en octobre 2024, UM pour “Ultramarins”, l’association propose une plateforme 100 % distancielle où les jeunes peuvent être accompagnés par des tuteurs issus des Outre-mer, participer à des ateliers et échanger dans un cadre bienveillant. « <em>Je voulais créer un espace d’identification, un réseau où chacun peut avancer sans se sentir seul</em> », explique la fondatrice.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3042" data-end="3449">Les débuts sont compliqués : « <em>J’ai tout fait seule : la communication, les entretiens, la création des ateliers, le suivi mensuel, les interventions quand ça n’allait pas. Je travaillais souvent jusqu’à tard dans la nuit</em> ». Mais la détermination finit par payer, le bouche-à-oreille fonctionne, les mentors s’engagent, et les étudiants rejoignent l’aventure. Parmi les souvenirs marquants, elle cite sans hésiter la clôture de la première promotion, en avril 2025. « <em>C’était la première fois qu’on se rencontrait tous physiquement : mentors, étudiants, équipe. Voir cette énergie, ces sourires, ces échanges sincères… c’était bouleversant. Je me suis dit : voilà, j’ai créé quelque chose qui unit</em> ».</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="4494" data-end="4567"><strong data-start="4498" data-end="4565">Un an plus tard, une communauté soudée et tournée vers l’avenir</strong></h3>
<figure id="attachment_39901" aria-describedby="caption-attachment-39901" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="wp-image-39901 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-300x170.jpg" alt="" width="300" height="170" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-300x170.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-1024x579.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-768x434.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-150x85.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-696x394.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640-1068x604.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1640.jpg 1280w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-39901" class="wp-caption-text">« C’était la première fois qu’on se rencontrait tous physiquement : mentors, étudiants, équipe ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4568" data-end="5123">Aujourd’hui, l’association poursuit sa croissance. Des simples ateliers mensuels, UM-Mentor est passée aux “Causeries UM-Mentor” : des discussions gratuites, ouvertes à tous, autour de thèmes variés. L’objectif, à horizon 2026 : organiser ces rencontres en présentiel, renforcer les partenariats avec les associations, les écoles et les institutions, et bâtir un véritable écosystème ultramarin durable. En parallèle, la jeune femme développe son entreprise d’accompagnement entrepreneurial et souhaite y créer un volet dédié pour l’association, tout en gardant un lien fort avec son île natale. «  <em>J’aimerais y développer quelque chose. J’aimerais préparer les jeunes de Mayotte avant leur départ, les aider à comprendre le système, à construire leur projet. Mon rêve, c’est qu’aucun jeune ne parte sans bagage</em> », dit-elle avec enthousiasme.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4568" data-end="5123">Quand on lui demande ce qu’il manque le plus aux jeunes des Outre-mer, elle répond sans hésiter : la confiance. <em>« Ce n’est pas le talent ni la motivation qui manquent, c’est la confiance. On nous renvoie souvent une image d’échec, comme si c’était normal de ne pas y arriver. Mais ce n’est pas vrai »</em>. La Mahoraise insiste aussi sur l’importance des modèles et de la représentation. « <em>Quand on voit quelqu’un qui nous ressemble réussir, ça change tout. Ça nous donne de l’espoir, du courage. C’est tout le sens du mentorat</em> ».</p>
<div>
<p style="text-align: justify;">Et si Chaybia Maftaha devait livrer un dernier conseil aux jeunes Mahorais ou ultramarins qui hésitent à se lancer, ce serait celui qu’elle s’applique à elle-même : « <em>Transforme tes obstacles en force !</em> ». Puis elle ajoute, « <em>Tout ce que tu vis peut devenir une ressource. Rien n’est perdu. Et surtout, entoure-toi bien. Les bonnes personnes, c’est ce qui fait toute la différence</em> ».</p>
</div>
<p><strong>Shanyce MATHIAS ALI. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/03/avec-um-mentor-chaybia-maftaha-ouvre-des-portes-aux-jeunes-ultramarins/">Avec UM-Mentor, Chaybia Maftaha ouvre des portes aux jeunes ultramarins</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>De Mayotte au monde : Youmna Mouhamad ou le parcours d’une entrepreneuse hors norme</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/15/de-mayotte-au-monde-youmna-mouhamad-ou-le-parcours-dune-entrepreneuse-hors-norme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 02:15:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Inspiration]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fondatrice de Nyfasi, première marque mahoraise à breveter une innovation inspirée d’un geste de soin ancestral, Youmna Mouhamad s’impose aujourd’hui sur la scène internationale. Son peigne applicateur “Nyfasi Deluxe Detangler” lui ouvre les portes des États-Unis, où elle a participé à “The Colors”, un événement sur la beauté multiculturelle.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/15/de-mayotte-au-monde-youmna-mouhamad-ou-le-parcours-dune-entrepreneuse-hors-norme/">De Mayotte au monde : Youmna Mouhamad ou le parcours d’une entrepreneuse hors norme</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Titulaire d’un doctorat en physique, et six ans d’experience en tant que chercheur scientifique, Youmna Mouhamad, originaire de Pamandzi, n’aurait jamais imaginer finir créatrice de la première marque mahoraise à avoir breveté une innovation. Entre son enfance partagée entre Mayotte et la France, et des études qui l’ont menée de l’université de Leeds à l’université de Sheffield au Royaume-Uni, elle rêvait de travailler sur les panneaux solaires à Mayotte. Mais très vite, le côté trop théorique de la recherche l’a poussée vers quelque chose de plus concret : la création et l’invention.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour financer la fin de son doctorat, la jeune femme devient fille au pair, s’occupant quotidiennement d’une petite fille. C’est en observant les soins capillaires de l’enfant que l’idée lui vient. <em>« À chaque fois que sa mère lui lavait les cheveux, c’était des pleurs non-stop, et je me suis dit qu’il fallait trouver un moyen de rendre ce moment plus doux »</em>, raconte-t-elle. Elle identifie rapidement une problématique complexe : les cheveux texturés peuvent provoquer douleur, stress et anxiété, affectant la confiance en soi des jeunes filles noires. Cette observation s’appuie aussi sur les gestes traditionnels mahorais, comme l’usage d’eau et d’huile pour faciliter le « coiffage ». <em>« Je me suis inspirée de ce que faisait ma mère à Mayotte&#8230; elle plongeait toujours le peigne dans un verre d’eau avec un peu d’huile. Je me suis dit : pourquoi ne pas moderniser ça  ? »</em>.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Du concept au peigne : la naissance de Nyfasi</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-38916 alignleft" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-300x300.png" alt="" width="266" height="266" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-300x300.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-1024x1024.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-150x150.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-768x768.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-1536x1536.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-696x696.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-1068x1068.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392-1320x1320.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1392.png 1755w" sizes="auto, (max-width: 266px) 100vw, 266px" />Pour transformer son idée en produit concret, l’entrepreneuse s’est d’abord tournée vers son public cible. <em>« J’ai interviewé une cinquantaine de femmes pour comprendre exactement leurs besoins : combien de temps elles passent à prendre soin de leurs cheveux, ce qui les stresse, ce qui est douloureux »</em>, explique-t-elle. Ces échanges ont permis de définir des priorités claires pour le peigne applicateur. Chaque prototype a ensuite été testé pour valider le produit final. <em>« Je ne voulais pas créer quelque chose de théorique, comme souvent dans la science, mais un produit qui fonctionne vraiment pour les femmes et leurs cheveux »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Grâce à ses compétences scientifiques, elle a pu imaginer le fonctionnement du peigne et travailler avec des fab-labs (ndlr, contraction de l&rsquo;anglais fabrication laboratory « laboratoire de fabrication » ; les fab labs sont un réseau mondial de laboratoires locaux, qui rendent possible l’invention en donnant aux individus accès à des outils de fabrication numérique pour fabriquer les premiers modèles). Le geste traditionnel mahorais d’utiliser un mélange d’eau et d’huile a servi d’inspiration pour concevoir un outil pratique et efficace.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le dépôt du brevet national a été financé entièrement sur ses fonds personnels ainsi que la production des premiers prototypes du Nyfasi Deluxe Detangler. Pour cela, la Mahoraise a organisé sa vie autour de ressources limitées, louant une petite chambre pour économiser au maximum. <em>« Je devais faire des sacrifices pour que ce projet voit le jour. Chaque euro comptait »</em>, confie-t-elle. Cette discipline et cette patience ont permis de poser les premières pierres d’une marque innovante, prête à conquérir l&rsquo;Europe et le monde.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Défis et reconnaissance : la route vers l’international</strong></h3>
<figure id="attachment_38963" aria-describedby="caption-attachment-38963" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-38963 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/0ca3f316-632c-485f-956e-fdb9be7f379d-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/0ca3f316-632c-485f-956e-fdb9be7f379d-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/0ca3f316-632c-485f-956e-fdb9be7f379d-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/0ca3f316-632c-485f-956e-fdb9be7f379d-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/0ca3f316-632c-485f-956e-fdb9be7f379d-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/0ca3f316-632c-485f-956e-fdb9be7f379d-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/0ca3f316-632c-485f-956e-fdb9be7f379d-1068x713.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/0ca3f316-632c-485f-956e-fdb9be7f379d.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-38963" class="wp-caption-text">« Le plus difficile, c’était de convaincre les investisseurs professionnels. Beaucoup ne comprenaient pas le problème que je voulais résoudre ». (DR)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’aventure entrepreneuriale n’a pas été un long fleuve tranquille. <em>« Le plus difficile, c’était de convaincre les investisseurs professionnels. Beaucoup ne comprenaient pas le problème que je voulais résoudre »</em>, nous explique Youmna. En tant que femme noire développant un produit destiné principalement aux femmes noires et métissées, elle a dû presque « éduquer » ses interlocuteurs sur la réalité quotidienne des cheveux texturés. <em>« On me disait souvent que le marché que je visais était minime, mais je savais que c’était important et qu’il fallait tenir bon »</em>, poursuit la Mahoraise. Le soutien de sa famille a été déterminant. Hébergement, aide financière et encouragements ont permis à la Pamandzienne de se concentrer pleinement sur son projet. Sans cette base solide, elle aurait été contrainte de renoncer aux étapes les plus exigeantes de développement. Cette persévérance a été reconnue et soutenue par plusieurs bourses prestigieuses. La plus notable est celle de la <em>Royal Academy of Engineering</em> au Royaume-Uni, d’un montant de 72 .000 pounds (plus de 80.000 euros), qui a permis de financer les phases finales de développement du produit. D’autres bourses entrepreneuriales sont venues compléter ce soutien, notamment une subvention du Conseil départemental de Mayotte pour le dépôt du brevet international.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La recherche et le développement du peigne Nyfasi ses sont achevés en 2021. Le produit était prêt, mais la production à grande échelle nécessitait un moule industriel dont le coût, estimé entre 150.000 et 200.000 euros, rendait l’opération impossible sans soutien financier. En 2024 elle obtient une bourse de l’Agence Nationale pour la Recherche et le Développement, d’un montant de 50.000 euros, elle a pu se rendre en Chine pour lancer la fabrication du moule et amorcer les premières productions. Les premières ventes ont rapidement dépassé les frontières : le peigne Nyfasi Deluxe Detangler s’est vendu dans onze pays, dont l’Angleterre, la France, les États-Unis, Dubaï et l’Allemagne entre autres.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>De Mayotte à New York : une vitrine pour la culture et l’innovation</strong></h3>
<figure id="attachment_38962" aria-describedby="caption-attachment-38962" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-38962 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/c32472a0-24b8-42b6-a452-9a5dba45ff78-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/c32472a0-24b8-42b6-a452-9a5dba45ff78-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/c32472a0-24b8-42b6-a452-9a5dba45ff78-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/c32472a0-24b8-42b6-a452-9a5dba45ff78-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/c32472a0-24b8-42b6-a452-9a5dba45ff78-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/c32472a0-24b8-42b6-a452-9a5dba45ff78-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/c32472a0-24b8-42b6-a452-9a5dba45ff78-1068x713.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/c32472a0-24b8-42b6-a452-9a5dba45ff78.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-38962" class="wp-caption-text">Youmna a participé à The Colors, un événement international consacré à la beauté multiculturelle. (DR)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Actuellement à New York où elle a participé à <em>The Colors</em>, un événement international consacré à la beauté multiculturelle, organisé au consulat de France à New York, Youmna Mouhamad savoure ce moment unique. <em>«  J’ai des étoiles pleines les yeux, c’est incroyable d’être ici. Quand je repense à mes débuts, d’où je viens, c’est beau de pouvoir représenter Mayotte à l’international et de faire connaître notre île  »</em>. Pour elle, cet événement est bien plus qu’une vitrine pour Nyfasi : c’est l’occasion de partager la culture maoraise avec le monde et d’inspirer d’autres jeunes entrepreneurs.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Prochainement, Youmna Mouhamad ambitionne de produire le « Nyfasi Deluxe Detangler » en grande quantité afin de faire un maximum de ventes et de le distribuer dans des boutiques spécialisées comme Nocibé. Elle souhaite également développer une gamme de produits capillaires à base de plantes locales de Mayotte. Au-delà du produit, elle souhaite contribuer au développement de l’entrepreneuriat à Mayotte en formant et en inspirant les jeunes. « Il faut encourager les jeunes à sortir des cases et à croire en leurs idées », insiste-t-elle, rappelant l’importance du soutien et de la confiance dans la réussite entrepreneuriale.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour les jeunes Mahorais qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat, elle a deux conseils : <em>« Comprendre son pourquoi, ses valeurs et sa vision »</em> et <em>« travailler sur soi pour développer la discipline et la conscience de soi, des qualités essentielles pour tout leader »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Shanyce Mathias Ali</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/15/de-mayotte-au-monde-youmna-mouhamad-ou-le-parcours-dune-entrepreneuse-hors-norme/">De Mayotte au monde : Youmna Mouhamad ou le parcours d’une entrepreneuse hors norme</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« Soyez des soldats ! », Kerry, une liberté à toutes épreuves</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/29/soyez-des-soldats-kerry-une-liberte-a-toutes-epreuves/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Aug 2025 01:30:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[aventures]]></category>
		<category><![CDATA[influenceuse]]></category>
		<category><![CDATA[Kerry]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À 29 ans, Kerry fait découvrir Mayotte et le monde à travers ses vidéos, mêlant exploits sportifs, conseils et partage de bonnes adresses. Suivie par plus de 25.000 abonnés sur les réseaux sociaux, elle captive par l’authenticité de ses contenus et son énergie débordante. Une manière d’être qu’elle revendique fièrement, comme un pied de nez à ses détracteurs et à une société qui voudrait la limiter.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/29/soyez-des-soldats-kerry-une-liberte-a-toutes-epreuves/">« Soyez des soldats ! », Kerry, une liberté à toutes épreuves</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Assise sur la terrasse du restaurant Le Boboka à Mamoudzou, Kerry arbore un large sourire, malgré sa timidité. Habillée d’un polo gris, d’un foulard noir et de boucles d’oreilles à l’effigie du continent africain, la jeune femme, peu habituée à l’exercice de l’interview, s’y prête pourtant. Avec plus de 25.000 abonnés sur ses réseaux sociaux, Kerry, de son vrai nom Hechat Tarmidhi, connaît un succès grandissant ces derniers mois.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« J&rsquo;ai toujours aimé partager mes aventures »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans ses vidéos, elle invite ses abonnés à découvrir ou redécouvrir Mayotte, tout en les emmenant parfois vers d’autres pays qu’elle explore avec curiosité, et surtout le souci d&rsquo;y montrer la réalité. Elle partage aussi ses exploits en trail, ses conseils pour prendre soin de sa santé, et ses bonnes adresses. Une réussite qui ne lui a pas été offerte, bien au contraire.</p>
<figure id="attachment_35796" aria-describedby="caption-attachment-35796" style="width: 200px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35796" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-3-200x300.jpeg" alt="Kerry, aventure, influenceuse, Mayotte" width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-3-200x300.jpeg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-3-682x1024.jpeg 682w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-3-768x1153.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-3-1023x1536.jpeg 1023w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-3-150x225.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-3-300x450.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-3-696x1045.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-3.jpeg 1066w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /><figcaption id="caption-attachment-35796" class="wp-caption-text">Passionnée de trail, c&rsquo;est par le biais du sport, qu&rsquo;elle a commencé à se faire connaître.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>J&rsquo;ai toujours aimé partager mes aventures, mon quotidien. Au début je le faisais pour ma famille, mes amis, mes connaissances puis j&rsquo;ai commencé à le partager sur les réseaux sociaux publics »</em>, précise-t-elle. Née à Lyon en 1996, elle est revenue vivre à Mayotte avec ses parents en 2005. Après avoir décroché un bac STMG au lycée Younoussa Bamana en 2014 elle s&rsquo;est tournée vers une licence de droit à Mayotte avant de partir pour La Réunion poursuivre un master.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="74" data-end="463">C’est sur l’île aux volcans, en 2018, que Kerry découvre sa passion pour le trail en observant les coureurs de l’ultra-trail de la Diagonale des Fous, défiant kilomètres et dénivelés. Elle se fixe alors pour objectif de participer à plusieurs courses, se prépare physiquement et mentalement, et partage ses progrès sur les réseaux sociaux. Elle se rend aussi à Maurice, où ses amies finissent par ne pas venir, la laissant seule sur l’île. « <em>C’était super ! »</em>, se souvient-elle, ayant organisé son propre itinéraire et capturé tous les bons moments en vidéo.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une liberté qui attire les critiques</strong></h2>
<figure id="attachment_35794" aria-describedby="caption-attachment-35794" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35794" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-1-225x300.jpeg" alt="Kerry, aventure, influenceuse, Mayotte" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-1-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-1-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-1-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-1-1536x2048.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-1-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-1-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-1-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-1-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-1-scaled.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-1-1320x1760.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-35794" class="wp-caption-text">Ses voyages, ses vidéos et ses choix de vie ont fait l&rsquo;objet de critiques d&rsquo;une partie de la population et parfois de sa famille.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="75" data-end="345">Après ses premières expériences, créer du contenu et partager ses aventures devient rapidement son quotidien.<em> « Mes premières vidéos n’ont pas rencontré le succès espéré, et j’étais déçue. Je faisais des choses extraordinaires et j’avais besoin de soutien »</em>, confie Kerry.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="399" data-end="729">Mais elle doit vite faire face aux critiques. « Quand on partage sa vie et ses projets, certains scrutent et jugent chaque geste. <em>Quand je m’entraînais tôt le matin pour les trails et que je courais avec des groupes d’hommes pour des raisons de sécurité, certaines personnes allaient jusqu’à envoyer des messages à ma famille pour les prévenir, pour me porter l&rsquo;œil ». </em>Des messages qui lui ont presque fait quitter les réseaux sociaux.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="731" data-end="1007">À 29 ans, Kerry n’a pas d’enfants, ce qui choque dans sa communauté.<em> « Normalement, ici, une femme étudie, revient à Mayotte, se marie et fonde une famille. Moi, j’ai choisi de faire l’inverse. »</em> Sa liberté et sa détermination sont souvent mal comprises, même par ses proches. Pour faire face aux critiques, elle s’est forgée un mental d’acier, sans négliger les autres. <em>« J’aime dire &lsquo;soyez des soldats !&rsquo;. Cela veut dire être sérieux, respecter sa parole et rester authentique. Si tu as un rendez-vous, sois à l’heure ; ne fais pas semblant d’être quelqu’un d’autre. »</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>De Mayotte au Kilimandjaro</strong></h2>
<figure id="attachment_35803" aria-describedby="caption-attachment-35803" style="width: 283px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35803" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-6-283x300.jpeg" alt="Kerry, aventure, influenceuse, Mayotte" width="283" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-6-283x300.jpeg 283w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-6-965x1024.jpeg 965w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-6-768x815.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-6-1447x1536.jpeg 1447w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-6-1929x2048.jpeg 1929w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-6-150x159.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-6-300x318.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-6-696x739.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-6-1068x1134.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-6-1920x2038.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Kerry-6-1320x1401.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 283px) 100vw, 283px" /><figcaption id="caption-attachment-35803" class="wp-caption-text">En juin dernier elle a gravi le Kilimandjaro, l&rsquo;un de ses rêves.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="74" data-end="427">Après Chido, Kerry lance une série de courtes vidéos intitulée « Redécouvrir Mayotte après le cyclone », qui rencontrent un fort succès. « <em>Je ne savais pas que ces vidéos allaient toucher les gens. En explorant mes endroits préférés de façon naturelle, j’ai réalisé que cela plaisait et que certains en avaient vraiment besoin »</em>, révèle-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="429" data-end="687">La série, toujours en cours, compte 13 épisodes. Kerry se souvient particulièrement de son passage à Ongojou. « <em>Personne ne s’intéresse à ce village, pourtant beaucoup le critiquent à cause des violences. Je voulais montrer la réalité en filmant sur place ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="689" data-end="1094">En juin dernier, elle réalise l’un de ses rêves : gravir le Kilimandjaro en Tanzanie. Elle touche le cœur des Mahorais en brandissant le drapeau de Mayotte au sommet de ses 5.895 mètres d&rsquo;altitude. « <em>C’était un objectif de longue date. J’étais fière, mais une fois là-haut, il faisait tellement froid que je ne pouvais même pas tenir mon téléphone pour filmer »</em>, raconte-t-elle en rigolant, émue en revoyant ses photos.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une influenceuse et fière de l&rsquo;être</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Grâce à ses vidéos, Kerry est désormais influenceuse, un mot qu’elle hésitait à utiliser par peur des critiques. Aujourd’hui, elle l’assume et continue de développer ses contenus. Avec son mari, impressionné par son succès, elle a créé sa microentreprise afin de répondre aux demandes de partenariats. « <em>Maintenant, j’ose. Je n’hésite plus à partager mes envies et mes voyages »</em>, insiste-t-elle, heureuse de constater la bienveillance et les échanges positifs qui se multiplient. « <em>Croyez en vos rêves ! »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="267" data-end="657">Ce samedi 30 août, elle participera à une randonnée organisée par l’association OJVR à Mtsamboro. « <em>Rendez-vous pour une randonnée exceptionnelle avec la super exploratrice @adventuresofkerry ! »</em>, annonce l’affiche. De nombreux marcheurs et fans sont attendus. Un premier événement avec sa communauté que Kerry appréhende, mais qui marque aussi une nouvelle étape pour développer sa marque. Kerry trace sa route. Consciente de sa force et, surtout, de sa liberté d’être pleinement elle-même, elle ne se retournera plus. « <em>C&rsquo;est formidable de pouvoir faire ce que je veux faire, cela vient discréditer tous leurs discours ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/29/soyez-des-soldats-kerry-une-liberte-a-toutes-epreuves/">« Soyez des soldats ! », Kerry, une liberté à toutes épreuves</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>À Saint-Pierre de La Réunion, Tahéra Vally ou la reconquête patiente d’un squat délaissé</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/13/a-saint-pierre-de-la-reunion-tahera-vally-ou-la-reconquete-patiente-dun-squat-delaisse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jun 2025 02:00:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Booking]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Le Tuléar]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À 73 ans, cette professeure à la retraite a repris l’établissement de son frère, décédé du Covid. Entre précarité, abandon institutionnel et résilience, elle raconte un combat à la croisée de l’intime et du politique.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/13/a-saint-pierre-de-la-reunion-tahera-vally-ou-la-reconquete-patiente-dun-squat-delaisse/">À Saint-Pierre de La Réunion, Tahéra Vally ou la reconquête patiente d’un squat délaissé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">13 Cité Canabady, Saint-Pierre. Quartier d’habitat où le béton décatie cohabite avec les flamboyants. À cette adresse, un modeste établissement touristique, « <a href="https://lecanabady.re/"><em>Le Tuléar – Aux 4 coins du monde</em></a>« , semble avoir surgi à contre-courant. Il est le fruit de la volonté acharnée d’une femme, Tahéra Vally. Née à Madagascar, professeure d’anglais installée à Paris depuis 1972, elle débarque à La Réunion en 2021, après le décès de son frère. Ce qu’elle découvre n’est pas un héritage, mais une ruine sociale. Elle décide de rester. De réparer, et de comprendre.<b></b></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une bâtisse, des vies abandonnées</b><b><i></i></b></h2>
<figure id="attachment_30854" aria-describedby="caption-attachment-30854" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0893-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-30854" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0893-300x200.jpg" alt="La Réunion, portrait, Le Tuléar, chambres d'hôtes, Tahéra Vally," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0893-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0893-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0893-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0893-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0893-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0893-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0893-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0893-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0893-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0893-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-30854" class="wp-caption-text">La terrasse actuelle du Tuléar, vivante et lumineuse.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C’est dans des circonstances douloureuses que Tahéra arrive à La Réunion, une île qu’elle découvre pour la première fois. Son frère, décédé du Covid-19, lui laisse en indivision deux baux commerciaux. L’un d’eux, à la Cité Canabady, porte le nom de leur ville d’origine, Tuléar, dans le sud de Madagascar. Mais ce « Tuléar » réunionnais n’a alors rien d’un refuge. «  <em>Je suis arrivée dans des bâtiments dans un état innommable. Des gens se droguaient dans les parties communes. Mon frère était tombé malade. Je ne me voyais pas reprendre cette affaire dans cet état</em>  ».</p>
<p style="text-align: justify;">Face à elle, des locataires en situation précaire, des contrats bancals, des tensions diffuses. Et une violence latente. Lors d’une première réunion organisée autour d’un goûter, elle propose de réhabiliter les lieux. «<em> Tout le monde m’a ri au nez. On m’a traitée de vieille malgachine parisienne qui vient mettre des bâtons dans les roues</em>  ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>R</b><b>ésister aux autorités&#8230; et aux silences</b><b><i></i></b></h2>
<figure id="attachment_30861" aria-describedby="caption-attachment-30861" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0862-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-30861 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0862-300x200.jpg" alt="La Réunion, portrait, Le Tuléar, chambres d'hôtes, Tahéra Vally," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0862-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0862-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0862-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0862-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0862-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0862-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0862-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0862-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0862-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0862-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-30861" class="wp-caption-text">Tahéra, silhouette résolue, a mené un combat sans relâche pour préserver ce lieu.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Elle tente pourtant. Avec méthode. Accompagnée d’un avocat, puis finalement, toute seule. Elle cherche à faire respecter les baux et à obtenir les autorisations pour lancer les travaux. Mais la machine administrative s’enlise. Certains partent d’eux-mêmes, conscients que la page se tourne. D’autres, au contraire, s’accrochent aux murs décrépis, refusant toute transformation. Trois restent. C’est alors, raconte-t-elle, qu’elle comprend peu à peu avoir mis les pieds dans ce qu’elle désigne comme « un réseau de drogue  ».</p>
<p style="text-align: justify;">Elle en parle, avec prudence, sans agressivité, mais avec lucidité : «  <em>J’ai compris que tout le monde était mouillé. Il y avait des menaces, des blocages, des gens qui ne payaient pas leur loyer et empêchaient les travaux. Et chaque semaine, l’ARS venait constater que c’était insalubre… alors que j’essayais justement d’assainir. Un non-sens  </em>». Selon elle, c’est seulement après avoir menacé les autorités de police de médiatiser la situation, qu’un jugement est rendu en urgence, en pleine période cyclonique. Le dernier occupant est évacué. « <em>Quand j’ai menacé de tout révéler à la presse, le jugement est tombé, presque comme par hasard. Là, j’ai su que j’avais vu juste. Et là, j’ai pu enfin travailler</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Construire malgré tout, un chantier de la dignité</b><b><i></i></b></h2>
<figure id="attachment_30856" aria-describedby="caption-attachment-30856" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0873-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-30856 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0873-300x200.jpg" alt="La Réunion, portrait, Le Tuléar, chambres d'hôtes, Tahéra Vally," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0873-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0873-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0873-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0873-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0873-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0873-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0873-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0873-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0873-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0873-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-30856" class="wp-caption-text">Didier Robert, un savoir-faire qui a tout changé.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Et ce « travailler » s&rsquo;est fait à deux. Lors de sa fameuse réunion-goûter, elle lance un appel : «<em> Qui ici veut travailler avec moi ? ».</em> Un homme lève la main. Didier Robert. Maçon, autrefois sans domicile fixe, ex-naufragé de la société. «  <em>Il m’a montré son CV, je l’ai embauché. Aujourd’hui, il est en CDI, et c’est grâce à lui si l’établissement tient debout</em>  ». Didier confirme : «  <em>Sans elle, je ne serais plus là  </em>». Le binôme, fait de résilience mutuelle, donne chair à ce que pourrait être une autre idée du logement social : un lieu habité, cultivé, réparé collectivement. En un an et demi, les dix chambres sont rénovées, les sols refaits, un jardin d’arbres fruitiers pousse à l’arrière. L’intérieur est fait de meubles de récupération, de brocante et de patience. Le Tuléar devient un espace d’accueil modeste mais digne.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Réparer les murs pour relier les mondes<span class="Apple-converted-space"> </span></strong></h2>
<figure id="attachment_30850" aria-describedby="caption-attachment-30850" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0865-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-30850" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0865-300x200.jpg" alt="La Réunion, portrait, Le Tuléar, chambres d'hôtes, Tahéra Vally," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0865-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0865-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0865-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0865-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0865-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0865-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0865-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0865-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0865-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0865-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-30850" class="wp-caption-text">La chambre indienne est la préférée de Tahéra, fidèle à ses ancêtres indiens</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Chaque chambre porte le nom d’un pays : Inde, Chine, Jamaïque, Tibet, Afrique, États-Unis… «  <em>Moi, j’étais une grande voyageuse. J’ai arrêté avec le Covid. Alors j’ai décidé de faire voyager les autres, ici  </em>». Les murs sont peuplés de souvenirs ramenés d’ailleurs, ou trouvés dans les marchés locaux. Les clients viennent des quatre coins du monde, échangent, discutent avec Tahéra dans toutes les langues. Elle parle français, anglais, allemand, malgache, hindi. «  <em>Je n’ai aucun mérite, j’ai vécu dans beaucoup d’endroits  </em>». Elle refuse de demander des subventions. «  <em>Non, je préfère me débrouiller. Je suis indépendante </em>». Le projet s’est fait sans aide, à leurs mains nues. Il y a quelques semaines, <em>Booking</em> lui a décerné un prix. Une reconnaissance inattendue.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>De la ruine au refuge, bâtir autrement</b></h2>
<figure id="attachment_30855" aria-describedby="caption-attachment-30855" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0887-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-30855 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0887-300x200.jpg" alt="La Réunion, portrait, Le Tuléar, chambres d'hôtes, Tahéra Vally," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0887-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0887-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0887-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0887-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0887-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0887-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0887-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0887-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0887-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0887-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-30855" class="wp-caption-text">Du chaos à la quiétude, ce jardin incarne aujourd&rsquo;hui, la renaissance d’un lieu façonné par la patience et la détermination.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, les plantes s’épanouissent, certains clients reviennent. « <em>Je veux que les gens se sentent chez eux. Je veux qu’il y ait de la douceur </em> ». Elle sait que sa présence ici est transitoire. Sa vie, dit-elle, est à Paris. Mais elle a une promesse à tenir : finir la rénovation de ce lieu et aider Didier à monter son propre projet. Elle s’y engage comme on tient une parole donnée dans un monde qui n’écoute plus.</p>
<p style="text-align: justify;">À 73 ans, sans enfants, Tahéra court d’un bâtiment à l’autre, jongle avec les réservations, nettoie, jardine. Sa force saisit, son histoire aussi. <em>« Je sais que je suis solide, mais j’ignore d’où cela vient ».</em> Peut-être d’une mémoire profonde des déracinements, d’un refus intime de voir ce lieu s’effondrer. Ou simplement d’une idée obstinée de justice, d’un subtil combat de styles, et surtout d’un féminisme qui dérange mais qui, contre toute attente, fait bouger les lignes.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/13/a-saint-pierre-de-la-reunion-tahera-vally-ou-la-reconquete-patiente-dun-squat-delaisse/">À Saint-Pierre de La Réunion, Tahéra Vally ou la reconquête patiente d’un squat délaissé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kayzie Mohamed Hachim, à 18 ans, une vie dédiée au judo</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/02/kayzie-mohamed-hachim-a-18-ans-une-vie-dediee-au-judo/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/02/kayzie-mohamed-hachim-a-18-ans-une-vie-dediee-au-judo/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 01:45:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Loisirs]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[judo]]></category>
		<category><![CDATA[Kayzie Mohamed Hachim]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
		<category><![CDATA[talent]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=25621</guid>

					<description><![CDATA[<p>Originaire de Pamandzi, la jeune judoka Kayzie Mohamed Hachim, 18 ans depuis janvier dernier, vient de participer à ses troisièmes championnats de France Juniors ce 29 mars. Éliminée en huitième de finale, elle continue de perfectionner son art, d'écrire son histoire et de représenter Mayotte dans ce sport qu’elle a débuté à l’âge de trois ans. Moments de joies mais aussi contraintes, sa mère, Zaouiya Maandhui, témoigne d’une vie dédiée au judo.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/02/kayzie-mohamed-hachim-a-18-ans-une-vie-dediee-au-judo/">Kayzie Mohamed Hachim, à 18 ans, une vie dédiée au judo</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Pour sa troisième participation aux championnats de France Juniors de première division, Kayzie Mohamed Hachim, originaire de Pamandzi, n’a pas démérité malgré une défaite en huitième de finale dans la catégorie des moins de 57 kg. « <em>E</em></span><i><span style="font-weight: 400;"><em>lle</em> n’a pas su canaliser son stress », </span></i><span style="font-weight: 400;">analyse sa mère, Zaouiya Maandhui, quelques jours après la compétition qui s’est déroulée le 29 mars à Villebon-sur-Yvette dans le sud de Paris. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Il y avait ses coachs et sa famille dans la salle, elle veut tellement bien faire tout le temps, mais là ça s’est retourné contre elle ».</span></i></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des sacrifices nécessaires pour s&rsquo;améliorer</b></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Pour la première jeune talent mahorais à participer à cette compétition, la défaite ne va pas la décourager à poursuivre ses rêves de carrière sur la scène nationale et internationale, bien au contraire. Depuis ses 3 ans, Kayzie enchaîne les combats sur les tatamis. Après avoir fait ses premières armes au Ringa Club de Pamandzi, elle quitte Mayotte pour s’installer à La Réunion et réaliser son premier objectif : rejoindre le pôle espoir judo. Plus que sa passion, la discipline devient alors sa raison de vivre.</span></p>
<figure id="attachment_25632" aria-describedby="caption-attachment-25632" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-25632" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-3-300x262.jpg" alt="Kayzie Mohamed Hachim, judo, portrait, Pamandzi, Mayotte" width="300" height="262" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-3-300x262.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-3-150x131.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-3.jpg 621w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-25632" class="wp-caption-text">Mayotte, La Réunion, Bordeaux et désormais Bourg-la-Reine dans un club d&rsquo;élite, Kayzie gravit les échelons du judo.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Elle a grandi dans une famille de sportifs et surtout de judokas, comme son père, son tonton, son cousin…, et on l’a toujours soutenue, elle est bien entourée »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> remarque Zaouiya Maandhui, qui avait à l’époque demandé à être mutée à La Réunion pour suivre le parcours de sa fille. « </span><i><span style="font-weight: 400;">C’est beaucoup de sacrifices, mais c’est comme ça qu’on doit faire pour forger les jeunes talents</span></i><span style="font-weight: 400;">. </span><i><span style="font-weight: 400;">Ça n&rsquo;a pas été facile pour moi et pour elle ».</span></i></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">A Saint-Denis, loin de chez elle, en pleine adolescence et avec une vie sociale à reconstruire, c’est grâce à sa mère mais aussi au judo que Kayzie trouve son rythme. Routine d&rsquo;entraînement, préparation aux combats…, ses repères reviennent et très vite elle enchaîne les médailles, jusqu’à obtenir la fameuse ceinture noire. « </span><i><span style="font-weight: 400;">En dehors du tatami, Kayzie est discrète même si elle rigole beaucoup avec ses amies. Mais une fois sur l’aire de combat elle est vraiment déterminée, ce n’est plus la même personne », </span></i><span style="font-weight: 400;">observe sa mère.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La fierté de représenter Mayotte sur les tatamis</b></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ses victoires lui permettent de rejoindre le pôle France de judo à Bordeaux en septembre 2024 où elle est vite repérée par l’AS Bourg-la-Reine, dans les Hauts-de-Seine, un club prestigieux composé de judokas d’élite. Au milieu de tous ces sportifs venus de tous les horizons, Kayzie est fière de représenter Mayotte. « </span><i><span style="font-weight: 400;">C’est très important pour elle de mettre en avant son île sur les tatamis », </span></i><span style="font-weight: 400;">insiste Zaouiya Maandhui.</span></p>
<figure id="attachment_25633" aria-describedby="caption-attachment-25633" style="width: 230px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-25633" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-200x300.jpg" alt="Kayzie Mohamed Hachim, lors de sa troisième place aux Jeux des îles de l'Océan Indien à Madagascar en 2023." width="230" height="346" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-200x300.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-682x1024.jpg 682w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-768x1153.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-1023x1536.jpg 1023w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-150x225.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-300x450.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-696x1045.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie.jpg 1066w" sizes="auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px" /><figcaption id="caption-attachment-25633" class="wp-caption-text">Kayzie Mohamed Hachim, célèbre sa troisième place aux Jeux des îles de l&rsquo;Océan indien à Madagascar en 2023.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Son sourire sur le podium des Jeux des îles de l’océan Indien de Madagascar durant lesquels elle remporte la médaille de bronze dans la catégorie des moins de 52kg, en est la preuve. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Maman je veux qu’on parle de moi quand j’aurais décroché une médaille aux Jeux des îles, m’avait demandé Kayzie », </span></i><span style="font-weight: 400;">se rappelle sa mère, heureuse et fière de sa fille.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Désormais loin de Mayotte, Kayzie, reste toujours très attentive à ce qui se passe sur son île natale. Lors du passage du cyclone Chido, elle, ses deux sœurs et sa mère, se sont immédiatement demandées comment apporter leur aide. « </span><i><span style="font-weight: 400;">A distance ce n’était pas simple parce qu’on voit ce qu’il se passe et on ne peut pas faire grand chose. Les dojos ont été détruits, les judokas ne peuvent plus s&rsquo;entraîner et Kayzie a tout de suite voulu envoyer des kimonos pour aider les clubs », </span></i><span style="font-weight: 400;">se souvient Zaouiya Maandhui.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le sport de haut niveau et le bac : un mental solide</b></h2>
<figure id="attachment_25631" aria-describedby="caption-attachment-25631" style="width: 200px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-25631" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-2-200x300.jpg" alt="Kayzie Mohamed Hachim, judo, portrait, Pamandzi, Mayotte" width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-2-200x300.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-2-682x1024.jpg 682w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-2-768x1153.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-2-1023x1536.jpg 1023w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-2-150x225.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-2-300x450.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-2-696x1045.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Kayzie-2.jpg 1066w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /><figcaption id="caption-attachment-25631" class="wp-caption-text">Sur le podium des Jeux des îles de l&rsquo;Océan indien.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">La famille espère pouvoir revenir à Mayotte pendant les vacances mais ces dernières sont rares, surtout pour la jeune femme qui en plus des compétitions et des stages avec son club, doit passer le baccalauréat cette année. « </span><i><span style="font-weight: 400;">C’est un nouveau challenge et c’est pas simple parce qu’en plus des cours, elle a entraînement tous les jours, le matin à partir de 7 h et le soir parfois jusqu’à 21 h. Quand je vais me coucher, elle rentre, mange et commence à faire ses devoirs alors qu’il est 22 h ! »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> note sa mère, « </span><i><span style="font-weight: 400;">Il faut avoir un sacré mental pour pouvoir faire ça ».</span></i></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Du côté du judo, le prochain objectif de Kayzie est de participer au championnat de France Juniors par équipe en juin prochain. Un nouveau défi pour la sportive.</span></p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/02/kayzie-mohamed-hachim-a-18-ans-une-vie-dediee-au-judo/">Kayzie Mohamed Hachim, à 18 ans, une vie dédiée au judo</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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