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	<title>Archives des PMI - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des PMI - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>« Le père mahorais d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier », alerte un intervenant sur la parentalité</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/12/le-pere-mahorais-daujourdhui-nest-plus-celui-dhier-alerte-un-intervenant-sur-la-parentalite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 02:15:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Technopôle de Dembéni, ce mercredi 11 février, professionnels de santé et du secteur social se sont retrouvés pour remettre en lumière les "1000 premiers jours de l’enfant", de la grossesse aux deux ans. Au cœur des échanges : le développement de l’enfant, la fragilité des parents… et une question qui a traversé toute la journée, presque en filigrane : où sont les pères ?</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/12/le-pere-mahorais-daujourdhui-nest-plus-celui-dhier-alerte-un-intervenant-sur-la-parentalite/">« Le père mahorais d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier », alerte un intervenant sur la parentalité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>« Un bébé seul, ça n’existe pas »</em>, lance le Dr Virginie Briard, pédopsychiatre. Une évidence, presque un pléonasme. Et pourtant. Dans l’amphithéâtre du Technopôle, comble ce mercredi 11 février, les femmes sont largement majoritaires.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, comme dans d’autres territoires ultramarins, la parentalité reste souvent une affaire féminine. Le séminaire intitulé « <i>Les 1000 premiers jours de l’enfant à Mayotte, là où tout commence, de la théorie à la pratique »</i>, organisé par le Réseau périnatal de Mayotte (REPEMA), l’Agence régionale de santé (ARS), le Centre hospitalier de Mayotte (CHM) et le Département-Région de Mayotte, a tenté de questionner cette réalité, chiffres à l’appui, témoignages et analyses à la clé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les 1000 premiers jours, une urgence sanitaire et sociale</b></h2>
<figure id="attachment_46466" aria-describedby="caption-attachment-46466" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-2-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-46466" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-2-300x200.jpg" alt="Mayotte, parentalité, enfant, ARS, CHM, REPEMA, bébé," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-2-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46466" class="wp-caption-text">Le Dr Soumeth Abasse a alerté sur les fragilités des tout-petits à Mayotte : grossesses non suivies, prématurité et obésité, autant de défis pour les 1.000 premiers jours.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">D’emblée, le Dr Soumeth Abasse, chef de service en néonatalogie au CHM, plante le décor. Les « 1000 premiers jours », de la grossesse à son deuxième anniversaire, sont déterminants pour la santé de l&rsquo;enfant à naître et du futur adulte. Or à Mayotte, les indicateurs restent préoccupants.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il y a beaucoup de grossesses non suivies, ce n’est pas une nouveauté »</em>, rappelle-t-il. Malgré une baisse du nombre de grossesses en 2024, la prééclampsie demeurent fréquentes, et peut avoir des conséquences pour le fœtus, le nouveau-né, et parfois l’enfant à long terme, surtout si elle est sévère ou précoce.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres qu’il cite illustrent l’ampleur des difficultés : 14,1 % des nouveau-nés présentent un petit poids de naissance dans les outre-mer, contre 8,1 % en métropole. Le taux de prématurité atteint 10,6 %, soit plus d’un bébé sur dix. Et plus d’une femme enceinte sur trois est en situation d’obésité. Derrière ces données, se dessinent des parcours de maternité souvent marqués par la précarité, l’isolement et un accès aux soins inégal. <em>« Prévenir dès le début, c’est prévenir les fragilités de demain »</em>, résume le médecin.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Un bébé n’est pas qu’un être biologique, il est relationnel »</b></em></h2>
<figure id="attachment_12900" aria-describedby="caption-attachment-12900" style="width: 171px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1.jpg"><img decoding="async" class=" wp-image-12900" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-225x300.jpg" alt="Mayotte, maternité, hôpital, Combani, CHM, Velletoux, Borne, Macron, naissances" width="171" height="228" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_6955-scaled-1.jpg 1920w" sizes="(max-width: 171px) 100vw, 171px" /></a><figcaption id="caption-attachment-12900" class="wp-caption-text">Plus d&rsquo;un bébé sur dix né prématuré dans les outre-mer, une vulnérabilité qui renforce la nécessité de figures parentales unies lors d&rsquo;une naissance.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La pédopsychiatre Virginie Briard ouvre ensuite une séquence très attendue à Mayotte où l&rsquo;appartenance à un village est particulièrement forte : <i>Faut-il tout un village pour élever un enfant ?</i> Pour elle, les 1000 premiers jours sont aussi un bouleversement psychique majeur pour les parents. <em>« C’est là que se joue l’imaginaire parental autour de l&rsquo;enfant rêvé à naître et l’altérité réelle »</em>, explique-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle évoque l’<em>« enfant imaginaire »</em>, celui sur lequel se projettent attentes et espoirs, et la <em>« transparence psychique »</em>, propre à la grossesse, où des fragments de l’inconscient affleurent. Puis vient le <em>« choc de la naissance »</em>, moment de rencontres intenses où le bébé, déjà sensible aux émotions, communique par ses regards, ses pleurs, ses mimiques.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Porter, contenir, répondre : fabriquer de la sécurité</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">S’appuyant sur Winnicott et Bowlby, elle rappelle que le <em>« holding »</em> (le portage, la contenance physique et psychique) et le <em>« handling »</em> (les soins, la parole, l’attention) construisent le sentiment de sécurité. <em>« Un bébé seul, ça n’existe pas »</em>, insiste-t-elle. <em>« Il n’existe qu’avec une figure de soins. Les deux parents sont importants ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L’absence de ces temps partagés fragilise la vie familiale.<em> « Ce n’est pas l’absence de stress qui protège l’enfant, mais la présence d’un adulte soutenant »</em>, rappelle-t-elle en citant ses pairs. Et lorsque l’enfant réel ne correspond pas à l’enfant attendu, <em>a fortiori</em> s&rsquo;il est porteur d&rsquo;un handicap ou qu&rsquo;il souffre d&rsquo;une maladie, la désillusion s&rsquo;installe souvent chez les parents. Là, il ne s’agit pas de <em>« réparer l’enfant »</em>, mais de <em>« réparer le lien » </em>entre l&rsquo;enfant et ses parents.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Où sont les pères ? Une question qui traverse la salle</strong></h2>
<figure id="attachment_46473" aria-describedby="caption-attachment-46473" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-10-scaled.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-46473 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-10-300x200.jpg" alt="Mayotte, parentalité, enfant, ARS, CHM, REPEMA, bébé," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-10-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-10-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-10-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-10-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-10-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-10-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-10-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-10-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-10-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-10-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46473" class="wp-caption-text">L’amphithéâtre était comble, mais les hommes étaient largement minoritaires.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans la salle, la question revient avec insistance. <em>« Je constate, comme d’habitude, qu’il y a plus de femmes que d’hommes »</em>, observe Madi Moussa Velou, vice-président du Département-Région de Mayotte, chargé de la Santé, de l&rsquo;Action sociale et de la Solidarité. <em>« Que peut-on faire pour inviter plus d’hommes autour de ces thématiques qui nous concernent tous ? » </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour Malika Bouti, conseillère conjugale et familiale, les choses évoluent, lentement. <em>« On voit davantage de papas dans les PMI, ce n’était pas le cas il y a quelques années »</em>, souligne-t-elle. Leur implication dès la grossesse favorise la sécurité affective de l’enfant et soutient la mère.</p>
<figure id="attachment_23583" aria-describedby="caption-attachment-23583" style="width: 195px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bacoco-alloc-vieillesse.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23583" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bacoco-alloc-vieillesse-195x300.jpeg" alt="ASPA, Mayotte, CSSM," width="195" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bacoco-alloc-vieillesse-195x300.jpeg 195w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bacoco-alloc-vieillesse-665x1024.jpeg 665w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bacoco-alloc-vieillesse-768x1183.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bacoco-alloc-vieillesse-150x231.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bacoco-alloc-vieillesse-300x462.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bacoco-alloc-vieillesse-696x1072.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bacoco-alloc-vieillesse.jpeg 832w" sizes="auto, (max-width: 195px) 100vw, 195px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23583" class="wp-caption-text">Certains jeunes couples mahorais subissent des injonctions familiales sur le mode d&rsquo;éducation donné à leurs enfants.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1173" data-end="1576">Un jeune papa insiste sur son engagement quotidien : <em>« Ma compagne insiste pour que je l’accompagne en tant que maman et pour accompagner notre fils, et moi je tiens à être présent, à être garant et encadrant pour lui. Nous nous assurons déjà d’avoir notre cadre, avec notre couple et notre fils, et nous essayons de faire en sorte que notre environnement s’adapte à ce que nous voulons transmettre ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Grossesse, <em>post-partum</em> : le couple à l’épreuve</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La grossesse et le <em>post-partum</em> mettent souvent le couple à rude épreuve. Selon une enquête IFOP (2025), près de la moitié des parents auraient envisagé une séparation pendant la grossesse, et 16 % seraient passés à l’acte. Baisse de la sexualité, sentiment d’exclusion chez certains pères, incompréhensions liées aux changements hormonaux : ces tensions sont fréquentes.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Certains hommes peuvent se sentir frustrés ou déstabilisés par les changements corporels de leur partenaire pendant la grossesse et le post-partum, ou par la baisse temporaire de sexualité, et certains vont chercher à se « soulager » ailleurs »</em>, constate avec des mots crus mais lucides le Dr Virginie Briard, soulignant que ce comportement traduit avant tout un manque de compréhension et de respect du corps de la femme. Pour elle, la clé réside dans la communication, le respect mutuel et l’accompagnement.<em> « Il faut communiquer, se faire accompagner, demander de l’aide »</em>, plaide-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong><em>« Avant il fallait deviner que ton père t&rsquo;aimait »</em></strong></h2>
<figure id="attachment_46474" aria-describedby="caption-attachment-46474" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/papa-enfant.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46474" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/papa-enfant-300x200.jpg" alt="Mayotte, parentalité, enfant, ARS, CHM, REPEMA, bébé, papa, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/papa-enfant-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/papa-enfant-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/papa-enfant-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/papa-enfant-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/papa-enfant-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/papa-enfant-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/papa-enfant-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/papa-enfant-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/papa-enfant-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/papa-enfant-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46474" class="wp-caption-text">« Parfois un papa qui vient seul à un rendez-vous panique un peu en disant que la maman n&rsquo;est pas là, mais nous on lui dit que ce n&rsquo;est pas grave, il est tout autant important que la maman », insiste une sage-femme exerçant au sein d&rsquo;une PMI.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le père mahorais d’aujourd’hui n’est plus celui d&rsquo;hier, le père mahorais n&rsquo;est ni mon père, ni le père de mon père »</em>, pose le sociologue Combo Abdallah Combo avec calme, presque comme un constat. Dans l’amphithéâtre, on acquiesce. Ce qu’il décrit, c’est une mue silencieuse, encore parfois tabou. Des pères qui vont chercher leurs enfants à l’école, qui les portent, les embrassent, s’en occupent&#8230; Des gestes simples, longtemps absents de la panoplie paternelle. <em>« Avant, il fallait deviner que ton père t’aimait »</em>, glisse-t-il. La salle rit. Un rire mêlé de reconnaissance.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Entre normes sociales et moqueries ordinaires</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="802" data-end="1454">Cette transformation, pourtant, avance à pas comptés. Elle se heurte à des modèles éducatifs encore très ancrés. <em>« À Mayotte, le père reste traditionnellement celui qui apporte l’argent, la mère celle qui tient la maison »</em>, rappelle une éducatrice de jeunes enfants au Centre hospitalier de Mayotte. La modernisation bouscule ces rôles, mais sans effacer les résistances.<em> « Un homme qui fait le ménage peut encore être moqué »</em>, explique-t-elle, citant le fameux « jéjé Madame », entendu encore souvent au détour d&rsquo;une rue. S’occuper de ses enfants, changer une couche ou faire la vaisselle reste, pour certains, un pas de côté dangereux dans l’ordre social.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="802" data-end="1454"><strong>La justice comme angle mort</strong></h2>
<figure id="attachment_46470" aria-describedby="caption-attachment-46470" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-6-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46470" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-6-300x200.jpg" alt="Mayotte, parentalité, enfant, ARS, CHM, REPEMA, bébé," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Parentalite-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46470" class="wp-caption-text">Demander de l&rsquo;aide face à l&rsquo;arrivée d&rsquo;un enfant est encore tabou, estiment les professionnels de santé et du secteur social.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1456" data-end="1983">À cette pression sociale s’ajoute une réalité familiale plus dure : une forte proportion de familles monoparentales, des mères souvent isolées, et des pères parfois absents, parfois présents à distance. Quand le couple se délite, la justice apparaît rarement comme un recours évident. Le juge aux affaires familiales (JAF) reste une frontière difficile à franchir. <em>« Aller devant le JAF peut être vécu comme un aveu d’échec, ou comme la preuve qu’on n’a pas su se débrouiller seule »</em>, observe la pédopsychiatre Virginie Briard.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1985" data-end="2612">Cette méfiance dépasse largement la seule question de la pension alimentaire ou de la reconnaissance officielle du père. Elle s’inscrit dans un rapport plus général aux institutions, où la plainte et le signalement demeurent exceptionnels. À Mayotte, de nombreux acteurs associatifs et professionnels alertent depuis des années sur une parole entravée, notamment lorsqu’il s’agit de <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/03/violences-sur-mineurs-a-mayotte-une-sous-declaration-massive-alerte-le-collectif-cide/">violences intrafamiliales</a> sur mineurs.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1985" data-end="2612">Les chiffres officiels, fondés sur les plaintes déposées, sont faibles, non pas parce que les violences seraient rares, mais parce qu’elles se disent peu, se taisent longtemps et se judiciarisent rarement. <em>« Les chiffres officiels donnent une image rassurante, mais ils reposent sur des données qui ne captent pas ce qui ne se dit pas »</em>, déclarait l’association Haki Za Wanatsa – Collectif CIDE. Une enseignante du secondaire rebondit :<em> « Quand on doit convoquer les parents, certains élèves pleurent et nous supplient de ne rien dire, de peur d’être violentés ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="7277" data-end="7332"><strong data-start="7281" data-end="7332">Penser la parentalité comme un projet collectif</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="7334" data-end="7817">Dans ce contexte, <em>« laisser une place au père »</em> ne relève pas seulement d’un partage plus équitable des tâches ou d’un surplus d’affection visible. C’est une question plus large, presque politique : comment reconnaître les responsabilités parentales, soutenir les mères sans les laisser seules face aux institutions, et construire des cadres réellement protecteurs pour les enfants ? <em>« Élever un enfant seul, c’est un épuisement neurologique et émotionnel »</em>, rappelle Virginie Briard. À Mayotte, penser la parentalité revient à penser ensemble le soin, la justice et le collectif, et à assumer, enfin, qu’un bébé n’existe jamais tout seul.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/12/le-pere-mahorais-daujourdhui-nest-plus-celui-dhier-alerte-un-intervenant-sur-la-parentalite/">« Le père mahorais d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier », alerte un intervenant sur la parentalité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>VIH à Mayotte, quand le virus profite de la précarité</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/02/vih-a-mayotte-quand-le-virus-profite-de-la-precarite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 02:15:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[CeGIDD]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[CSSM]]></category>
		<category><![CDATA[Département de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[MST]]></category>
		<category><![CDATA[Nariké M’sada]]></category>
		<category><![CDATA[PMI]]></category>
		<category><![CDATA[Sida]]></category>
		<category><![CDATA[VIH]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=42380</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sur l’île, la circulation du VIH reste préoccupante et les populations vulnérables, trop souvent invisibles, subissent les conséquences d’un accès aux soins encore inégal.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/02/vih-a-mayotte-quand-le-virus-profite-de-la-precarite/">VIH à Mayotte, quand le virus profite de la précarité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le VIH circule plus que jamais à Mayotte. Invisible pour certains, brutal pour d’autres. Dans les quartiers précaires, parmi les jeunes et les populations migrantes, le virus profite des failles du système et de la précarité. Camions de dépistage détruits par les cyclones, laboratoires gratuits débordés, parcours de soins fragmentés : sur l’île, la lutte contre le VIH ressemble à une course contre la montre. <em>« Si nous nous réunissons aujourd’hui, c’est parce que la situation de notre territoire exige une mobilisation claire, coordonnée et déterminée »</em>, a alerté Moncef Mouhoudhoire, directeur de Nariké M’sada, en ouverture d&rsquo;une conférence de presse. Les chiffres sont là : diagnostics tardifs, circulation active du virus, accès aux soins toujours inégal.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Mayotte sous tension : une épidémie qui ne ralentit pas</strong></h2>
<figure id="attachment_42432" aria-describedby="caption-attachment-42432" style="width: 255px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42432" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36-255x300.png" alt="Mayotte, Dr Mohamadou Niang, CHM, Sida, VIH, " width="255" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36-255x300.png 255w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36-870x1024.png 870w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36-768x903.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36-150x176.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36-300x353.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36-696x819.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36.png 896w" sizes="auto, (max-width: 255px) 100vw, 255px" /></a><figcaption id="caption-attachment-42432" class="wp-caption-text">Le Dr Mohamadou Niang s’inquiète des cas de VIH diagnostiqués tardivement, ayant évolué vers le sida, et déplore deux décès cette année dus à un dépistage tardif.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Avec 98 nouvelles séropositivités enregistrées en 2024, Mayotte se place derrière la Guyane et dépasse désormais l’Île-de-France. La tranche la plus touchée est celle des 25-49 ans, avec un mode de contamination essentiellement hétérosexuel. La situation est exacerbée par les flux migratoires venus des Comores, de Madagascar ou des Seychelles, mais le virus circule aussi localement.<em> « La situation est préoccupante dans la zone océan Indien »</em>, alerte Youssouf Hassani, délégué régional de Santé publique France. Les chiffres partiels de 2025 confirment la tendance : 70 cas déjà recensés à fin septembre, et la projection pour la fin d’année laisse craindre une hausse continue.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Dr Mohamadou Niang, chef du service infectiologie du Centre hospitalier de Mayotte (CHM), souligne un autre problème majeur : 30 % des diagnostics sont réalisés à un stade avancé, rendant plus complexes les traitements et augmentant le risque de complications. Car à Mayotte, le VIH n’est pas seulement un enjeu sanitaire, c’est un défi social. La précarité, le manque d’accès aux soins et les parcours fragmentés contribuent à laisser circuler le virus dans l’ombre.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Prévention et dépistage : des progrès limités par la précarité</strong></h2>
<figure id="attachment_6356" aria-describedby="caption-attachment-6356" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6356" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-300x212.jpg" alt="visite, officielle, santé, ministre, velletoux, camion, dépistage, MST, IST, VIH" width="300" height="212" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-300x212.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-1024x723.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-768x542.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-1536x1084.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-696x491.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-1068x754.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-1320x931.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34.jpg 1576w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6356" class="wp-caption-text">Dans les quartiers informels, la précarité, la peur des contrôles et le manque de ressources compliquent l’accès au dépistage et aux soins.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour freiner l’épidémie, des initiatives existent. Les camions de dépistage mobiles ont permis de réaliser 565 tests hors centres, tandis que le laboratoire gratuit <em>« sans ordonnance »</em> a enregistré plus de 200.000 tests VIH depuis son lancement en septembre 2024. Parmi les outils de prévention, la PrEP* injectable par lénacapavir offre désormais une protection complémentaire à la PrEP orale pour les personnes à risque. Mais son accès reste limité, dépendant des ressources disponibles et du suivi médical.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="967" data-end="1787">À ce défi médical s’ajoute une réalité humaine et sociale complexe. Beaucoup de Mahorais, fragilisés économiquement ou administrativement, hésitent à se déplacer. Les habitants en situation irrégulière redoutent particulièrement les contrôles de la police.<em> « Nous n’allons plus dans les quartiers dits informels, car à chaque fois que nous y allions, la police venait pour contrôler »</em>, explique Moncef Mouhoudhoire. Des démarches sont en cours pour coordonner les interventions et permettre aux associations de travailler en toute sécurité, tout en laissant chacun accomplir son rôle dans la santé publique. <em>« Nous avons levé le pied sur ces quartiers, mais les besoins restent criants »</em>, ajoute-t-il, illustrant la difficulté d’aller vers les populations les plus vulnérables.</p>
<figure id="attachment_41406" aria-describedby="caption-attachment-41406" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41406" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, Jacaranda," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41406" class="wp-caption-text">En 2025, malgré la présence d’un seul médecin et l’absence d’infirmier pendant huit mois, le CeGGID de Mayotte a pris en charge 2.335 patients, réalisé 4.430 consultations et effectué 14.821 examens de laboratoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1591" data-end="2255">Le Centre gratuit d&rsquo;information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), malgré des moyens extrêmement limités, offre un aperçu frappant de cette pression sur le terrain. Avec un seul médecin et sans infirmier pendant huit mois en 2025, le centre a assuré 4.430 consultations pour 2.335 patients et réalisé 14.821 examens de laboratoire. Parmi eux, 12 diagnostics de VIH, 355 cas de chlamydiae, 174 de gonocoque, 33 de syphilis et 29 hépatites B ont été détectés. <em>« Nous dépistons et prenons en charge bien plus que tous les autres réunis, avec des moyens très limités »</em>, souligne le Dr Alain Prual, rappelant le déséquilibre criant entre besoins et ressources.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2257" data-end="2797">Au-delà du VIH, les infections sexuellement transmissibles restent une menace majeure et souvent négligée. Le Dr Prual insiste : <em>« On parle beaucoup du VIH, mais derrière, il y a toutes les infections sexuellement transmissibles, qui sont toutes aussi importantes ».</em> Les consultations à Mamoudzou, les permanences à Iloni et les projets de sites à Mramadoudou et Dzoumogné tentent de pallier ces obstacles, mais la précarité et les aléas, comme le cyclone Chido qui a détruit un camion de dépistage, compliquent la couverture du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2799" data-end="3376">La situation des mineurs est particulièrement préoccupante. Relations sexuelles précoces, peur des contrôles de la police aux frontières et accès limité à l’information exposent les adolescents et jeunes adultes à un risque accru. Pourtant, malgré ces contraintes, les efforts locaux portent leurs fruits : au 25 novembre 2025, 31 nouveaux cas de VIH avaient été dépistés, soit trois fois plus que l’année précédente.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2485" data-end="3167"><strong>Plus de dépistages, plus de patients </strong></h2>
<figure id="attachment_42440" aria-describedby="caption-attachment-42440" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42440" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Urgences-CHM-zoom-696x504-1-300x217.jpg" alt="" width="300" height="217" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Urgences-CHM-zoom-696x504-1-300x217.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Urgences-CHM-zoom-696x504-1-150x109.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Urgences-CHM-zoom-696x504-1.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42440" class="wp-caption-text">Par peur d’être stigmatisés, de nombreux patients atteints du VIH préfèrent se soigner hors du territoire, comme à La Réunion ou en Hexagone.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="281" data-end="942">Et plus on teste, plus on découvre. Augmenter le dépistage du VIH ne se limite pas à détecter la maladie plus tôt : cela signifie aussi prendre en charge un nombre croissant de patients, souvent fragiles et précarisés.<em> « À chaque risque sexuel non protégé, il faut se faire dépister. Plus on dépiste, plus on a de patients à suivre, mais c’est la seule manière de freiner le virus  »</em>, insiste le Dr Mohamadou Niang. Chaque test est une opportunité de soins, mais aussi un défi logistique et social , certains traitements exigent un suivi strict, un accompagnement nutritionnel et un soutien psychologique pour être pleinement efficaces.</p>
<h2 data-start="281" data-end="942"></h2>
<h2 data-start="281" data-end="942"></h2>
<h2 data-start="281" data-end="942"></h2>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="281" data-end="942"><strong><em>« Les traitements prescrits ne font pas bon ménage avec le ventre vide »</em></strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1185" data-end="1664">D&rsquo;autre part, les conditions de vie extrêmes transforment chaque ordonnance en défi. Le directeur de Nariké M’sada, l’illustre crûment . <em>« Les traitements prescrits ne font pas bon ménage avec le ventre vide »</em>, souligne-t-il, rappelant que certains patients se prostituent pour se nourrir, une réalité que les acteurs locaux ne peuvent ignorer. Ainsi, pour 2026, Moncef Mouhoudhoire fixe les priorités : intensifier le dépistage, renforcer la prise en charge sociale des patients, et adapter les dispositifs aux conditions de vie les plus précaires.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1666" data-end="2092">La stigmatisation reste également un obstacle majeur. <em>« Nous parlons beaucoup de populations migrantes, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de Français séropositifs. Les Français de Mayotte vont parfois se faire dépister ailleurs et se faire suivre ailleurs, pour éviter la stigmatisation »</em>, nuance Moncef, soulignant la nécessité d’une approche inclusive et sécurisée pour tous les habitants.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour que le dispositif soit efficace, chaque acteur doit trouver sa place dans un maillage coordonné. Associations, Centre hospitalier de Mayotte, ARS, PMI, CSSM et laboratoires doivent articuler leurs actions, organiser les parcours de soins quartier par quartier et assurer un suivi pluridisciplinaire, parfois au-delà du territoire. <em>« La lutte contre le VIH, c’est un travail éminemment collectif  »</em>, insiste Moncef Mouhoudhoire. Car à Mayotte, le VIH, comme d&rsquo;autres infections sexuellement transmissibles, se heurte à la pauvreté structurelle, à l’exclusion sociale, aux flux migratoires et aux lacunes d’un système qui laisse encore de nombreuses vies en marge.</p>
<p data-start="2094" data-end="2489">*La prophylaxie préexposition (PrEP) est un médicament qui protège les personnes qui n&rsquo;ont pas le VIH (séronégatives) du virus de l&rsquo;immunodéficience humaine (VIH).</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2094" data-end="2489">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/02/vih-a-mayotte-quand-le-virus-profite-de-la-precarite/">VIH à Mayotte, quand le virus profite de la précarité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Violences faites aux femmes : « la peur doit changer de camp ! »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/01/violences-faites-aux-femmes-la-peur-doit-changer-de-camp/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 02:15:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[accompagnement]]></category>
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		<category><![CDATA[Violences éducatives]]></category>
		<category><![CDATA[Violences faites aux femmes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=42284</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi, le Conseil départemental a organisé une matinée de sensibilisation et d’échanges à l’hémicycle Younoussa Bamana. L’objectif était d'informer, de prévenir et de mieux accompagner les femmes victimes de violences, au travail comme à la maison.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/01/violences-faites-aux-femmes-la-peur-doit-changer-de-camp/">Violences faites aux femmes : « la peur doit changer de camp ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La conférence a débuté avec une ouverture faite par Zamimou Ahamadi et Zouhourya Mouayad Ben qui a tenu à rappeler l’importance de la mobilisation institutionnelle pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Deux tables rondes ont ensuite suivi, avec plusieurs acteurs du domaines qui ont répondu présent au rendez-vous : L&rsquo;Acfav, l&rsquo;Udaf, le Conseil départemental d&rsquo;accès au droit (CDAD) ou encore la PMI.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Harcèlement au travail : briser le silence</strong></h3>
<figure id="attachment_42294" aria-describedby="caption-attachment-42294" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42294" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42294" class="wp-caption-text">La première table ronde a porté sur le harcèlement moral au travail.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="872" data-end="1224">La première table ronde a porté sur le harcèlement moral au travail, un phénomène considéré comme tabou et encore trop répandu sur le territoire. Laoura Ahmed, directrice du Centre d&rsquo;information sur les droits des femmes et des familles à Mayotte (CIDFF), a décrit la réalité vécue par de nombreuses femmes sur leur lieu de travail. « <em>Beaucoup de femmes se voient confier des missions qui ne correspondent pas à leur niveau, simplement parce qu’elles sont des femmes</em> », a exprimé la Mahoraise.  Elle a également insisté sur la banalisation des violences telles que les remarques sur l’apparence, la minimisation des compétences, les tâches dévalorisantes, etc. Des situations qui génèrent anxiété, isolement et parfois départ forcé de postes aimés de la part des victimes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="872" data-end="1224">Après ce constat, Zabibou Djabiri, conseillère judiciaire à l&rsquo;Acfav a expliqué que les victimes ont de nombreuses options : informer la hiérarchie, contacter l’inspection du travail ou les associations spécialisées. « <em>Quand un collectif se lève, ça a du poids</em> », a-t-elle rappelé. L’objectif est clair, il ne faut plus laisser les victimes seules face à leurs agresseurs. Le CDAD, a quant à lui souligné que l’employeur a une responsabilité légale en matière d&rsquo;harcèlement au travail. Si aucune réaction n’est prise face à des comportements problématiques, l’entreprise peut être considérée comme responsable et complice.</p>
<figure id="attachment_42295" aria-describedby="caption-attachment-42295" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42295" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42295" class="wp-caption-text">Zarianti Nourdine Abdallah, conseillère judiciaire victime d&rsquo;harcèlement au travail.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="872" data-end="1224">Entre les prises de paroles, le public a également pu témoigner. Deux agents du Conseil départemental ont raconté leurs expériences et le manque de soutien administratif, dont Zarianti Nourdine Abdallah. Conseillère judiciaire depuis dix ans elle a marqué l&rsquo;hémicycle lors de son discours pour partager son quotidien depuis le mois de septembre. « <em>Je subis des insultes et du dénigrement quotidiennement, j’ai tenté de relater les faits à ma hiérarchie, mais on m’a conseillée de laisser passer</em> », a expliqué la jeune femme. En plus de nuire à son travail, ce poids impacte aussi sa santé mentale. « <em>Cette situation a eu de graves conséquences sur ma santé mentale et physique, nuits sans sommeil, stress, j&rsquo;ai même eu des pensées suicidaires</em> ». Même si elle est désormais suivie par un spécialiste, son rétablissement complet reste compliqué car la conseillère continue a côtoyer son harceleur tous les jours pour le travail.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="872" data-end="1224"><strong>Accompagner les victimes de violences intra-familiales</strong></h3>
<figure id="attachment_42296" aria-describedby="caption-attachment-42296" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42296" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42296" class="wp-caption-text">La Gendarmerie, via la Maison des protections des familles a pris la parole pour parler des violences faites aux jeunes et de l&rsquo;inceste.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième temps d&rsquo;échange a mis l’accent sur les violences intra-familiales comme l&rsquo;inceste ainsi que les violences éducatives et leurs conséquences sur la mère mais aussi les enfants. Mathilde Lozano, coordinatrice sage-femme à la PMI, a rappelé que la grossesse est une période particulièrement vulnérable. « <em>Une femme sur six qui poursuit sa grossesse est victime de violences conjugales </em>». Les conséquences physiques et psychologiques peuvent être graves pour la mère et le nourrisson, soulignant l’importance d’un dépistage systématique et d’un accompagnement adapté. La Croix-Rouge quant à elle, a présenté trois axes d’action de son organisation : la prévention, la protection ainsi que l&rsquo;accompagnement. « <em>Il est essentiel de libérer la parole et de protéger les victimes</em> », a affirmé leur représentante.</p>
<p style="text-align: justify;">En plus des professionnels de santé et des associations, la Gendarmerie via la Maison de protections des familles a insisté sur la prévention le plus tôt possible concernant les violences faites aux jeunes . Selon leur représentante, Vanessa Cuny, ils reçoivent énormément de cas où les victimes considèrent normal le fait de recevoir des coups de la part de leurs parents. Elle a aussi expliqué que pour palier le fléau de la violence éducative mais aussi de l&rsquo;inceste il faudrait non seulement éduquer les enfants mais surtout les parents.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong> Sensibiliser tout au long de l’année</strong></h3>
<figure id="attachment_42297" aria-describedby="caption-attachment-42297" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42297" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42297" class="wp-caption-text">Stand de l&rsquo;Acfav animé par Amandine Galerne animatrice en santé relationnelle et sexuelle.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’après-midi a été consacré à des ateliers interactifs, dont un animé par Amandine Galerne, animatrice à l’Acfav. Jeux, quiz et mises en situation ont permis aux participants de mieux comprendre ce qui relève du harcèlement ou des violences sexuelles, et de réfléchir à leurs impacts. «<em> On est là pour que les gens puissent mettre des mots sur ce qui se passe, pour qu’ils sachent reconnaître ce qui n’est pas normal tout en créant un espace d’échanges</em> », a partagé la jeune femme.  Une exposition de toiles peintes par des femmes ayant subi des violences avait également été mise en place par l&rsquo;association. Parmi les participantes : Vanella, victime de violences intra-familiales, a présenté un tableau symbolique de son parcours : « ce tableau représente ce que j&rsquo;ai vécu, l&rsquo;abandon de mes parents mais aussi la prière qui m&rsquo;a beaucoup aidée ».</p>
<p style="text-align: justify;">En clôture de la matinée, Zouhourya Mouayad Ben a annoncé qu’un nouvel événement serait prochainement dédié aux violences faites aux hommes. Des cas moins fréquents mais encore plus tabous sur l&rsquo;île comme ailleurs.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI</p>
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		<title>Koungou inaugure, après des années d&#8217;attente, sa Protection Maternelle et Infantile</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/25/koungou-inaugure-apres-des-annees-dattente-sa-protection-maternelle-et-infantile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 02:30:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[grossesse]]></category>
		<category><![CDATA[Koungou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[parents]]></category>
		<category><![CDATA[PMI]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41909</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les parents, les femmes enceintes et les enfants de 0 à 6 ans de Koungou et des environs pourront bénéficier d’une large gamme de soins et d’accompagnements sociaux, répartis sur deux étages.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="139" data-end="838">Après de nombreuses années d’attente, la Protection Maternelle et Infantile (PMI) de Koungou, située à proximité du collège Frédéric d’Achery et à l&rsquo;entrée du village de Trévani, a été inaugurée ce lundi 24 novembre. Ces structures départementales jouent un rôle clé à Mayotte : elles assurent le suivi médical, social et préventif des femmes enceintes et des jeunes enfants, accompagnent les grossesses, organisent les vaccinations et offrent des conseils de santé aux familles. La PMI de l’île est répartie en cinq circonscriptions — Nord, Centre, Grand-Mamoudzou, Sud et Petite-Terre — et comprend une vingtaine de points de consultation, garantissant un suivi de proximité pour la population.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="139" data-end="838"><strong>Une longue attente malgré un bâtiment primordial</strong></h2>
<figure id="attachment_41926" aria-describedby="caption-attachment-41926" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41926" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-300x200.jpg" alt="PMI, Koungou, grossesse, santé, parents, enfants, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-3.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41926" class="wp-caption-text">Le projet était attendu depuis longtemps à Koungou, mais différents freins ont empêché sa concrétisation.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="196" data-end="1425">En 2006, lorsque la compétence en matière de Protection Maternelle et Infantile (PMI) est transférée au Département, les femmes enceintes et les jeunes enfants du village et des alentours sont soignés et accompagnés au sein du dispensaire communal, dans des locaux fortement sollicités et inadaptés. Mais sans enveloppe budgétaire nouvelle pour mettre en place cette compétence, le Département ne lance aucun projet de construction d&rsquo;une PMI alors même que la population de la commune augmente rapidement et que les besoins en accompagnement maternel et infantile s’intensifient.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="196" data-end="1425">Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 2018 que l’État accorde une compensation financière rétroactive ainsi qu’une dotation annuelle et une enveloppe spécifique pour la construction et la rénovation de centres de PMI. L&rsquo;idée d&rsquo;en construire une à Koungou voie le jour. Mais là encore ces moyens sont interprétés comme des plafonds budgétaires et sont en partie réorientés vers l’Aide sociale à l’enfance, ralentissant la concrétisation des projets de PMI.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="196" data-end="1425">Il faut attendre 2021, pour que la forte saturation des services existants, avec un nombre de consultations très élevé et un personnel insuffisant, mette en évidence l’urgence de créer une nouvelle structure afin de désengorger le dispensaire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1427" data-end="2498">Le projet de la PMI de Koungou entre dans une phase plus concrète à partir de 2022, mais se heurte cette-fois-ci à un blocage foncier. La parcelle initialement retenue étant classée en zone naturelle, le permis de construire est refusé par la DEAL. La mairie engage alors, en 2023, une procédure de déclassement du terrain et de modification du Plan local d’urbanisme, impliquant une enquête publique et de longues démarches administratives, qui ralentissent l’avancée du dossier, malgré l’identification définitive du site et une première esquisse évaluée à environ 2 millions d’euros.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1427" data-end="2498">Fin 2024, alors que le bâtiment est prêt à ouvrir, le passage du cyclone Chido endommage la structure et décale encore l&rsquo;ouverture des lieux.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1427" data-end="2498"><strong>Des locaux adaptés et des services en nombre sur deux étages</strong></h2>
<figure id="attachment_41928" aria-describedby="caption-attachment-41928" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41928" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-300x200.jpg" alt="PMI, Koungou, grossesse, santé, parents, enfants, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-5.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41928" class="wp-caption-text">Le Docteur Pierre Sauves, directeur des PMI de Mayotte a inauguré le bâtiment avec le président du Conseil départemental, Ben Issa Ousséni.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1427" data-end="2498">De son côté, la demande n’a pas diminué. Ce lundi, plusieurs femmes attendaient déjà aux abords de la PMI pour bénéficier d’un suivi de leur grossesse. À Mayotte, les PMI accompagnent les femmes tout au long de leur grossesse, avant que la majorité n’accouche au CHM de Mamoudzou. Sur l’ensemble du territoire, ces structures assurent le suivi d’environ 8.000 grossesses par an sur 10.000 enregistrées et prennent en charge près de 85 % des vaccinations.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le projet a mis du temps à arriver à terme, mais ce sont des locaux à la hauteur des besoins de Koungou et de sa population »</em>, assure le Dr. Pierre Sauves, directeur des PMI auprès du Conseil départemental. « <em>Les familles ne seront plus obligées de rentrer dans le secteur de Mamoudzou pour bénéficier d&rsquo;un suivi. Sachant qu&rsquo;après Koungou il faut encore deux heures de route en raison des bouchons, c&rsquo;est un endroit stratégique »</em>.</p>
<figure id="attachment_41929" aria-describedby="caption-attachment-41929" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41929" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg" alt="PMI, Koungou, grossesse, santé, parents, enfants, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41929" class="wp-caption-text">L’accueil et la salle d’attente ouverts ont pour objectif de créer un espace de rencontre entre les services, favorisant un parcours de soins optimisé.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="112" data-end="996">La PMI de Koungou s’étend sur deux étages, où se conjuguent soins médicaux et accompagnement social. Le rez-de-chaussée est consacré aux suivis médicaux, tandis que l’étage supérieur offre un espace pour les missions sociales et le suivi des familles. Une salle particulière accueille le Lieu d’Accueil Parents-Enfants (LAEP), favorisant les échanges entre parents et enfants. L’accueil commun et la salle d’attente, ouverts et lumineux, créent un véritable point de rencontre entre les services, renforçant le lien entre professionnels et usagers. Grâce à cette organisation, toutes les équipes — des sages-femmes et infirmières aux éducateurs santé, psychologue et conseillères conjugales, en passant par le personnel chargé du dépistage et de l’accompagnement social — peuvent collaborer efficacement pour assurer un suivi complet et coordonné des familles et des jeunes enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>L’objectif est de créer un accueil unique où chacun peut exposer sa situation et être immédiatement orienté vers le service le plus adapté. Cela permettra également, si la personne n’est pas présente sur place, de lui fixer un rendez-vous directement ici plutôt que de la renvoyer vers plusieurs services différents »,</em> précise Pierre Sauves.<em> « Disposer d’une offre centralisée facilitera un accompagnement global de la parentalité dans son ensemble ».</em></p>
<figure id="attachment_41924" aria-describedby="caption-attachment-41924" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41924" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-300x200.jpg" alt="PMI, Koungou, grossesse, santé, parents, enfants, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41924" class="wp-caption-text">Des dizaines de femmes enceintes pourront bénéficier chaque jour d’un suivi dans des locaux adaptés.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le projet a coûté plus de 3 millions d&rsquo;euros, financés à hauteur de 1.345 million d&rsquo;euros par les fonds européens (FEDER) et de 1.7 million par le Conseil départemental. Il s&rsquo;inscrit dans un projet plus large de rénovations et de constructions de PMI, dont la dernière a été inaugurée fin septembre à Mtsamboro. Suivront Iloni, Mronabéja, Mtsapere, Vahibé ou encore Chiconi.</p>
<p style="text-align: justify;">Les PMI de Dzoumogné, Poroani et de Bandrélé, très endommagées après le passage du cyclone Chido et des actes de vandalisme ne sont plus opérationnelles, ce qui vient perturber encore le maillage du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/25/koungou-inaugure-apres-des-annees-dattente-sa-protection-maternelle-et-infantile/">Koungou inaugure, après des années d&rsquo;attente, sa Protection Maternelle et Infantile</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les habitants de Petite-Terre informés sur l’alimentation saine et la dénutrition</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/18/les-habitants-de-petite-terre-informes-sur-lalimentation-saine-et-la-denutrition/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 02:00:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CCAS de Labattoir]]></category>
		<category><![CDATA[Croix-Rouge]]></category>
		<category><![CDATA[Département de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Manger sainement]]></category>
		<category><![CDATA[PMI]]></category>
		<category><![CDATA[Santé Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la nutrition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41392</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce lundi au stade Alain-Poher à Labattoir,  le Département de Mayotte a lancé la Semaine de la dénutrition, en partenariat avec la PMI, la Croix-Rouge et plusieurs acteurs locaux. Une matinée de stands, ateliers et dépistages a permis aux habitants de s’informer sur l’importance d’une alimentation équilibrée, pour petits et grands.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/18/les-habitants-de-petite-terre-informes-sur-lalimentation-saine-et-la-denutrition/">Les habitants de Petite-Terre informés sur l’alimentation saine et la dénutrition</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dès l’arrivée dans le quartier Mouzdalifa, la musique et les voix des agents du Département et de Général des Services résonnent dans les rues, invitant les passants à entrer dans l’enceinte du stade. Plusieurs chapiteaux blancs sont installés, chacun animé par un professionnel prêt à répondre aux questions des habitants, à expliquer les gestes simples pour mieux se nourrir et à montrer que, même avec peu de moyens, il est possible d’équilibrer son assiette.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Sensibilisation et promotion du manger local</strong></h3>
<figure id="attachment_41410" aria-describedby="caption-attachment-41410" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41410 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2155-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2155-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2155-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2155-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2155-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2155-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2155-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2155-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2155-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2155-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2155-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2155-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41410" class="wp-caption-text">Islami Ali M’colo, chef du service Éducation pour la santé au Département de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="208" data-end="856">Pour Islami Ali M’colo, chef du service Éducation pour la santé au Département, l’événement a un double objectif : sensibiliser la population et montrer qu’une alimentation saine est possible, même avec des revenus moindre. « <em>La Semaine nationale de la dénutrition, c’est dans tous les territoires de France. Ici à Mayotte, ça a tout son sens : beaucoup de familles sont en situation de précarité, la vie est chère et l’accès à une alimentation équilibrée n’est pas évident</em> », explique-t-il. C&rsquo;est donc pour toutes ces raisons que le Département de Mayotte s&rsquo;est rapproché de ses partenaires institutionnels et associatifs. Pour pouvoir mobiliser la population et encourager le “manger local”, le chef de service a aussi insisté sur le rôle de la prévention, car les maladies chroniques comme le diabète et l’hypertension sont en augmentation sur le territoire.</p>
<figure id="attachment_41419" aria-describedby="caption-attachment-41419" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41419 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2130-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2130-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2130-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2130-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2130-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2130-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2130-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2130-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2130-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2130-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2130-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2130-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41419" class="wp-caption-text">La roue des aliments utilisée par Santé Sud pour présenter les aliments sains.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="208" data-end="856">Cette mobilisation a également pu voir le jour grâce à la présence d&rsquo;associations telles que Santé Sud. Sous leur chapiteau, la médiatrice Neemat Abdou Bacar qui s’affaire autour de la fameuse “roue des aliments”. « <em>On a trois couleurs : bleu foncé, bleu clair et rose, pour représenter les féculents, les légumes et les protéines. On explique aux gens comment composer une assiette équilibrée, et souvent, on leur montre qu’avec ce qu’ils ont déjà chez eux, ils peuvent très bien manger</em> », détaille-t-elle. La professionnelle raconte que souvent, quand elle parle de légumes aux familles, elles répondent qu’elles n’ont pas les moyens. Alors Neemat Abdou Bacar leur montre leurs propres jardins, où poussent bananes, maniocs, brèdes et papayes. « <em>Même la papaye verte peut servir pour des salades. Et les légumineuses, c’est comme de la viande, ça peut remplacer un plat de viande ou de poisson</em> », ajoute-t-elle. Pour elle, sensibiliser, c’est surtout aider les foyers à prendre conscience que bien manger n’est pas forcément cher ni compliqué, qu’il suffit parfois de repenser son assiette.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="208" data-end="856">En plus d&rsquo;expliquer comment mieux se nourrir, Santé Sud prend aussi le temps de parler avec les enfants : « <em>beaucoup de parents sont venus nous voir pour nous demander de parler à leurs enfants pour expliquer que les bonbons et les chips ne sont pas bons pour la santé et qu&rsquo;il faut favoriser les fruits</em> ». Enfin, l&rsquo;association effectuait un travail de repérage en lien avec la PMI, grâce au périmètre brachial, codé par couleurs, qui indique si la nutrition est correcte ou si un suivi est nécessaire. Pour les enfants en jaune ou rouge, la Protection maternelle et infantile (PMI) ainsi que la Croix-Rouge prenaient le relais.</p>
<figure id="attachment_41413" aria-describedby="caption-attachment-41413" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41413" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2157-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2157-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2157-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2157-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2157-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2157-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2157-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2157-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2157-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2157-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2157-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2157-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41413" class="wp-caption-text">Stand d&rsquo;Hibiscus Café, avec des ingrédients qui pour la majorité viennent du lycée de Coconi.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="208" data-end="856">Un peu plus loin, Anliati Attoumani, fondatrice d’Hibiscus Café, a troqué sa casquette de responsable du pôle insertion du Centre communal d&rsquo;action sociale de la commune pour celle de restauratrice spécialisée en fruits et légumes. Elle propose des jus faits maison, des salades de fruits et des vinaigrettes sans mayonnaise pour montrer que nous pouvons cuisiner équilibré et local. « <em>La moitié de nos fruits viennent de Mayotte, du lycée de Coconi. On peut les manger crus, en salade, ou même les intégrer dans les sauces. L’objectif, c’est que les habitants comprennent qu’avec des produits locaux, on peut manger sainement, limiter les sauces industrielles et varier les repas</em> », explique-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="208" data-end="856">Tout est préparé en direct, accompagné d&rsquo;explication sur le bien-être de chaque aliment sur le corps. Elle a également insisté sur le fait que ce n’est pas seulement un message diététique mais aussi une manière de valoriser les producteurs locaux et de montrer qu’une alimentation saine peut rimer avec simplicité et plaisir.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="208" data-end="856"><strong>Dépistage et accompagnement des enfants</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">La PMI et la Croix-Rouge, quant à eux, étaient sur place pour dépister les tout-petits et conseiller les parents. Les agents avaient pour mission de peser, mesurer et vérifier le périmètre brachial des enfants âgés de zéro à six ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Anchoura, infirmière à la Protection maternelle infantile de Labattoir, a déjà reçu deux enfants en situation de dénutrition. « <em>Ils vont entrer dans le protocole de malnutrition et seront suivis par la PMI et la Croix-Rouge jusqu’à récupération des kilos perdus</em> », dit-elle. Elle en a profité pour rappeler que beaucoup de mauvaises habitudes viennent de la routine. « <em>J’ai expliqué à l&rsquo;une des mamans que si l’enfant refuse les légumes, on ne peut pas chaque jour céder et faire du riz et des ailes de poulet. Il faut revenir aux légumes, proposer des fruits au goûter et arrêter les jus sucré, pareil pour les gâteaux</em> ».</p>
<figure id="attachment_41416" aria-describedby="caption-attachment-41416" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41416 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2162-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2162-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2162-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2162-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2162-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2162-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2162-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2162-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2162-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2162-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2162-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2162-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41416" class="wp-caption-text">La PMI et la Croix-Rouge ont donné du lait et des compléments aux parents pour aider à la prise de poids de l&rsquo;enfant.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="208" data-end="856">La Croix-Rouge était justement là pour renforcer ce travail. Hilda Abdou Karim, responsable du dispositif de lutte contre la malnutrition, raconte qu’un petit en situation de dénutrition sévère a été repéré dès le début de la matinée. « <em>Le fait qu’on soit tous là ensemble permet un dépistage rapide et une orientation immédiate</em> », dit-elle. Son équipe accompagnera ensuite la famille, distribuera du lait spécialisé, des compléments et ira à domicile comprendre ce qui bloque la prise de poids.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="208" data-end="856">Les habitants présents ont pu constater l’importance de cette démarche. Sourayat Madi, venue récupérer sa fille à l’école a saisi l&rsquo;opportunité pour la faire occulter. « <em>Aujourd’hui, on apprend que ce qu’on donne aux enfants a un vrai impact. Avant, nos grands-parents mangeaient local et vivaient bien longtemps, nous maintenant très jeunes on a des gros problèmes de santé, il faut réapprendre à bien nourrir nos enfants </em>», a partagé la mère de famille.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="208" data-end="856"><strong>Les seniors et la prévention au quotidien</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Pour les personnes âgées, Général des Services et le CCAS de Labattoir étaient présents pour sensibiliser au « manger moins gras, moins salé, moins sucré », ainsi que pour montrer des gestes simples pour rester en forme. La responsable de secteur de Général des services, a expliqué leur travail du quotidien : « <em>Nous intervenons habituellement à domicile pour l’accompagnement et l’aide, mais aujourd’hui, nous sommes ici pour montrer aux seniors comment prendre soin d’eux au quotidien, même en restant actifs à la maison</em> ».</p>
<figure id="attachment_41417" aria-describedby="caption-attachment-41417" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41417" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2168-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2168-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2168-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2168-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2168-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2168-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2168-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2168-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2168-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2168-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2168-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2168-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41417" class="wp-caption-text">Instant fitness pour les seniors sur les musiques de Zily et B. Junior.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les participants de l&rsquo;atelier ont tous salué l&rsquo;initiative. Parmi eux, des habitants du quartier comme Faouzia Abdallah.  « <em>Tous les matins je fais le tour du stade six fois en marchant, je trouve que c’est bien de pouvoir rencontrer d’autres personnes de ma génération et d’apprendre des choses sur la santé</em> », a-t-elle partagé le sourire aux lèvres. Sur la chaise d&rsquo;à côté, Fatima Bacar, une abonnée des événements du Centre communal d&rsquo;action sociale de Labattoir. « <em>Bien manger, c’est important pour éviter les maladies. À notre âge, on n’a pas besoin d&rsquo;attraper le diabète ou encore l&rsquo;hypertension </em>», souligne-t-elle. Quant à Batule Ali Sidi, elle a appuyé sur la dimension sociale et a demandé plus d&rsquo;actions du genre expliquant que cela permet à certaines personnes âgées de pouvoir sortir et parler de mal-être qu&rsquo;elles n&rsquo;arrivent pas à exprimer à leur famille. « <em>Beaucoup restent à la maison, ne bougent pas et ne rencontrent personne. Ici, on échange, on parle santé et sport, parfois y&rsquo;a des vieux ils ne se sentent pas bien mais ne le disent pas à leurs enfants, mais avec ce genre d&rsquo;initiative c&rsquo;est plus facile de parler car on a tous les mêmes problématiques</em> », a partagé la sexagénaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour clôturer cette matinée, un fitness a été organisé pour les séniors, mené par un coach sportif avec des exercices assis ou debout, sur des musiques de Zily et B. Junior, pour faire bouger les participants tout en gardant le sourire. D’autres rendez-vous de ce type sont déjà prévus dans plusieurs autres communes de l&rsquo;île jusqu’au dimanche 23 novembre 2025, afin de continuer à sensibiliser petits et grands à Mayotte.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/18/les-habitants-de-petite-terre-informes-sur-lalimentation-saine-et-la-denutrition/">Les habitants de Petite-Terre informés sur l’alimentation saine et la dénutrition</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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