<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Oulanga Na Nyamba - Le Journal De Mayotte</title>
	<atom:link href="https://lejournaldemayotte.yt/tag/oulanga-na-nyamba/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/oulanga-na-nyamba/</link>
	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Wed, 19 Nov 2025 16:56:51 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/favicon-jdm-150x150.png</url>
	<title>Archives des Oulanga Na Nyamba - Le Journal De Mayotte</title>
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/oulanga-na-nyamba/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Braconnage en recul mais difficultés post-Chido, Oulanga Na Nyamba et son savoir-faire menacés</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/20/braconnage-en-recul-mais-difficultes-post-chido-oulanga-na-nyamba-et-son-savoir-faire-menaces/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 02:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[expertise]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mliha]]></category>
		<category><![CDATA[Oulanga Na Nyamba]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
		<category><![CDATA[Tortues marines]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41480</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis 25 ans, Oulanga Na Nyamba agit pour protéger les tortues marines sur le territoire, notamment en menant des suivis des activités de braconnage. Ce 18 novembre, François-Elie Paute, membre de l’association, s’est rendu sur les plages autour de Mliha pour surveiller l’activité illégale des braconniers et vérifier les traces de ponte. Si le braconnage semble en baisse, l’association reste fragilisée après le cyclone Chido, une expertise précieuse que le territoire ne peut se permettre de perdre.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/20/braconnage-en-recul-mais-difficultes-post-chido-oulanga-na-nyamba-et-son-savoir-faire-menaces/">Braconnage en recul mais difficultés post-Chido, Oulanga Na Nyamba et son savoir-faire menacés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="104" data-end="520">GPS en main, François-Elie Paute tente de retrouver le chemin qui mène à la plage, enfoui entre la forêt et les plantations de bananiers, quelque part entre la baie d’Acoua et le village de Mliha. Il est environ 9 h 30, ce mardi 18 novembre, et la chaleur déjà lourde se mêle à une humidité étouffante, à peine tempérée par une brise venue du lagon que l’on aperçoit par intermittence entre les branches.</p>
<figure id="attachment_41523" aria-describedby="caption-attachment-41523" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-41523" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-300x200.jpg" alt="Braconnage, Oulanga Na Nyamba, tortues marines, Chido, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0346-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41523" class="wp-caption-text">L’accès difficile aux sites de ponte ne freine malheureusement pas les braconniers</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="522" data-end="824">Responsable du pôle connaissance au sein de l’association Oulanga Na Nyamba, référence locale dans la protection et la recherche scientifique sur les tortues marines, il se rend tous les deux mois sur les sites de ponte les plus isolés du nord de Grande-Terre pour suivre l’évolution du braconnage. Depuis le passage du cyclone Chido et avec une activité agricole importante, la zone est en perpétuelle évolution, tantôt bouchée par les branchages, tantôt dégagée par les zones de brûlis, et il est difficile de se repérer.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="75" data-end="356">Après une vingtaine de minutes de marche, le front perlé de sueur et les pas posés avec prudence sur un sol glissant, la plage d’Apondra se révèle enfin : un ruban de sable clair parsemé de rochers noirs et arrondis, polis par les marées. La mission peut désormais commencer.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="75" data-end="356"><strong>Le braconnage en diminution</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="358" data-end="945">« <em>Ouvrez bien vos yeux et vos narines »</em>, lance François-Elie aux trois jeunes hommes de l’association <em>Le Regard du cœur</em>, venus se former à la surveillance du braconnage et approfondir leurs connaissances sur les tortues marines. À peine quelques mètres parcourus que les premières carapaces vides apparaissent, disséminées çà et là, abandonnées par les braconniers. Certaines portent un point de peinture rouge ou bleu : un marquage réalisé lors d’un précédent passage par Oulanga Na Nyamba, indiquant qu’elles ont déjà été recensées et ne témoignent pas d’un acte récent.</p>
<figure id="attachment_41514" aria-describedby="caption-attachment-41514" style="width: 200px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-41514" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-200x300.jpg" alt="Braconnage, Oulanga Na Nyamba, tortues marines, Chido, Mayotte" width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-200x300.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-683x1024.jpg 683w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-768x1152.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-1024x1536.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-1365x2048.jpg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-150x225.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-300x450.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-696x1044.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-1068x1602.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-1920x2880.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-1320x1980.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-5-scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /><figcaption id="caption-attachment-41514" class="wp-caption-text">Selon François-Elie, les actions menées ces dernières années dans le cadre du Plan Tortue ont permis de réduire le braconnage.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="163" data-end="631">« <em>Après Chido, on craignait une reprise du braconnage, un peu comme pendant la période du Covid-19, quand certaines personnes tuaient les tortues pour se nourrir. Mais ce n’est pas ce qui s’est produit »</em>, explique François-Elie qui évalue le nombre de tortues braconnées à 200/300 par an. « <em>La situation reste plutôt calme depuis plusieurs mois. Cela tient en grande partie au travail conséquent des forces de l’ordre et aux arrestations de plusieurs braconniers, dont l’un des plus actifs de Mayotte, est aujourd’hui en prison. En parallèle, nous nous constituons partie civile dans les procès depuis huit ans et nous sensibilisons le grand public, les magistrats et les différentes forces de police. Tous ces efforts combinés portent leurs fruits. Mais nous restons vigilants, et c’est pour cette raison que nous continuons ces sorties régulières : pour observer, anticiper et réagir si le braconnage venait à reprendre ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="59" data-end="404">En plus des carapaces et autres indices de braconnage, François-Elie, Hicham, Ben-Abdallah et Makdouri recherchent aussi les traces laissées par les tortues venues pondre sur la plage. L’objectif est de vérifier que l’animal est bien retourné vers le lagon après la ponte, en observant l’empreinte caractéristique de sa descente dans le sable.</p>
<figure id="attachment_41526" aria-describedby="caption-attachment-41526" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-41526" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-300x200.jpg" alt="Braconnage, Oulanga Na Nyamba, tortues marines, Chido, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0371-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41526" class="wp-caption-text">Impossible de confirmer un acte de braconnage, mais chaque trace, comme celles laissées par un bateau sur la plage, est soigneusement examinée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="70" data-end="456">Si le cycle de ponte apparaît clairement dans le sable, c’est plutôt rassurant. Dans le cas contraire, cela peut signifier que la tortue a été victime de braconniers durant ce moment de grande vulnérabilité, qui peut durer plusieurs heures. Une tortue pond en moyenne entre 120 et 130 œufs, mais on estime qu’un seul d’entre eux atteindra l’âge adulte et deviendra reproducteur.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="70" data-end="456">« <em>Les braconniers arrivent aussi bien par la terre que par la mer. Ils peuvent dépecer la tortue sur place ou l’emmener vivante. Parfois, ils la retournent sur le dos et la laissent dans un coin de la plage avant de revenir plus tard. Il arrive même qu’ils la traînent sur le sable. Les traces laissées derrière permettent souvent de savoir qu’une équipe est active et utilise cette méthode »</em>, explique-t-il aux trois membres de l’association, attentifs.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="70" data-end="456"><strong>Former les associations et les particuliers pour multiplier la surveillance du littoral</strong></h2>
<figure id="attachment_41519" aria-describedby="caption-attachment-41519" style="width: 169px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41519" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-169x300.jpg" alt="Braconnage, Oulanga Na Nyamba, tortues marines, Chido, Mayotte" width="169" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-169x300.jpg 169w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-576x1024.jpg 576w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-768x1366.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-864x1536.jpg 864w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-1152x2048.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-150x267.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-300x533.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-696x1237.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-1068x1899.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-1920x3414.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-1320x2347.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Oulanga-10-scaled.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 169px) 100vw, 169px" /><figcaption id="caption-attachment-41519" class="wp-caption-text">Makdouri, 19 ans, membre de l&rsquo;association Le Regard du cœur, tient une tête de tortue dans sa main.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="566" data-end="789">Ce n’est pas la première fois qu’ils participent à un suivi de braconnage avec Oulanga Na Nyamba, mais ils veulent approfondir leurs connaissances afin de pouvoir eux-mêmes organiser des sorties et transmettre ce savoir.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="791" data-end="1185">« <em>Notre association était surtout axée sur le volet social, mais après le cyclone, nous avons décidé de nous engager dans la protection des tortues »,</em> raconte Ben-Abdallah. « <em>Au nord, il y a peu de surveillance des plages. Notre directrice a donc lancé ce projet. C’est important que les jeunes sortent de leurs villages, découvrent leur environnement et comprennent qu’il faut le protéger »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1187" data-end="1662">Ben-Abdallah, son frère Hicham et leur ami Makdouri espèrent un jour mener leurs propres bivouacs nocturnes pour empêcher les braconniers d’agir. Avec leur association basée à Longoni, ils ont déjà investi dans le matériel nécessaire, mais ils continuent de bénéficier de l’expertise d’Oulanga Na Nyamba afin d&rsquo;être pleinement autonomes. L’association de Petite-Terre, opératrice du Réseau Échouage Mahorais de Mammifères marins et de Tortues marines (REMMAT), mise sur la mobilisation des bénévoles et d’autres structures locales à travers le territoire pour créer une véritable « chaîne d’alerte » et multiplier les yeux sur le littoral.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="251" data-end="552">Depuis sa création à Mayotte il y a 25 ans, Oulanga Na Nyamba transmet ce savoir-faire et cette expertise. Mais, dans le contexte budgétaire actuel en France et après la crise provoquée par le cyclone Chido, leurs missions et leur travail ont été fortement impactés, au point que l’association a failli disparaître.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="251" data-end="552"><strong>Repartir de zéro avec une diminution des financements</strong></h2>
<figure id="attachment_41518" aria-describedby="caption-attachment-41518" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41518" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-300x200.jpg" alt="Braconnage, Oulanga Na Nyamba, tortues marines, Chido, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0399-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41518" class="wp-caption-text">Makdouri, Ben-Abdallah et Hicham suivent un programme de formation auprès de François-Elie et Oulanga Na Nyamba pour acquérir les compétences nécessaires à la protection des tortues.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="120" data-end="478">« <em>On commence doucement à relever la pente, mais c’est comme repartir de zéro »</em>, confie François-Elie. « <em>Beaucoup de nos projets se sont arrêtés après Chido, à cause des pertes de financement. À cela s’ajoutent les départs de nombreux salariés et, avec eux, leurs compétences : nous ne sommes plus que quatre employés, contre vingt-deux avant le cyclone ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="480" data-end="1282">L’association n’avait pas de direction depuis septembre 2024, mais un nouveau directeur doit prendre ses fonctions début décembre. « <em>Cela devrait donner un nouvel élan à l’association »</em>, espère-t-il. Mais les défis restent nombreux. « <em>Je ne sais pas si notre projet de centre de soins et de découverte des tortues Ka’za Nyamba verra le jour »</em>, s&rsquo;inquiète-t-il. Les travaux du centre qui devait être une sorte de « petit-frère » de Kélonia à La Réunion, ont commencé mais ils sont au point mort depuis plusieurs mois. « <em>Nous avions un gros financement en négociation, mais il n’a pas abouti. Le projet devait être soutenu par le Département, l’État, la Communauté de communes de Petite-Terre et même un financement européen, mais ce dernier n’a pas été obtenu. Nous cherchons maintenant d’autres financeurs ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1284" data-end="1729">« <em>Nous faisons tout pour continuer à former, même si c’est plus difficile aujourd’hui. Nous avons perdu notre équipe de nuit et n’avons pas encore repris les sorties d’observation des pontes à Moya, une activité historique. Nous essayons de tirer du positif de cette situation, mais il nous faut retrouver des personnes de confiance, cela prendra du temps »</em>, poursuit François-Elie.</p>
<figure id="attachment_41527" aria-describedby="caption-attachment-41527" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41527" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-300x200.jpg" alt="Braconnage, Oulanga Na Nyamba, tortues marines, Chido, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/DSC_0386-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41527" class="wp-caption-text">Chaque carcasse de tortue est signalée à la peinture pour éviter un double comptage.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="85" data-end="508">Sur l’ensemble du territoire, de nombreux secteurs de la pêche à l’agriculture, en passant par la sécurité en mer sont en pleine structuration. D’autres, comme la santé, peinent encore à trouver des professionnels et nécessitent la mise en place de formations adaptées. Pendant ce temps, des associations bien établies et riches de l’expertise de leurs membres, comme Oulanga Na Nyamba, se retrouvent fragilisées.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="162" data-end="603">Il est pourtant crucial de préserver ces structures et associations, et de ne pas les tenir pour acquises, surtout dans un contexte de coupes budgétaires nationales. Au-delà de la protection des tortues marines, cette situation illustre les difficultés à maintenir et soutenir le tissu associatif local. Négliger ces acteurs affaiblit durablement le territoire et laisserait un goût amer au moment de dresser le bilan de sa reconstruction.</p>
<p data-start="510" data-end="868">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/20/braconnage-en-recul-mais-difficultes-post-chido-oulanga-na-nyamba-et-son-savoir-faire-menaces/">Braconnage en recul mais difficultés post-Chido, Oulanga Na Nyamba et son savoir-faire menacés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;association Oulanga Na Nyamba menacée de disparition dix mois après Chido</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/13/lassociation-oulanga-na-nyamba-menacee-de-disparition-dix-mois-apres-chido/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 01:30:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Oulanga Na Nyamba]]></category>
		<category><![CDATA[Tortues]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=38729</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dix mois après, les séquelles laissées par le cyclone Chido menacent l’avenir de l’association Oulanga Na Nyamba, pilier de la protection des tortues marines à Mayotte.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/13/lassociation-oulanga-na-nyamba-menacee-de-disparition-dix-mois-apres-chido/">L&rsquo;association Oulanga Na Nyamba menacée de disparition dix mois après Chido</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="379" data-end="778">Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido a frappé Mayotte <em>« avec une violence inédite »,</em> laissant derrière lui des dégâts humains, matériels et environnementaux considérables. Parmi les victimes invisibles de cette catastrophe figure <em>Oulanga Na Nyamba</em> (ONN), une association créée en 1998 et considérée comme un acteur majeur de la protection et de l’étude scientifique des tortues marines sur l’île.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="780" data-end="1171">Depuis plus de 25 ans, ONN œuvre à la préservation des tortues vertes, pour lesquelles Mayotte constitue un site majeur de ponte. Elle est également partenaire de l’État dans le cadre du « Pacte de Sauvegarde des Tortues Marines 2024-2026 », un plan ambitieux de lutte contre le braconnage et de sensibilisation des habitants. Mais aujourd’hui, l’association se dit menacée de disparition.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1173" data-end="1218"><strong>Des activités paralysées depuis le cyclone</strong></h2>
<figure id="attachment_1884" aria-describedby="caption-attachment-1884" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5487-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1884 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5487-scaled-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, Kaz’a Nyamba, tortues marines, centre de soins, protection," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5487-scaled-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5487-scaled-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5487-scaled-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5487-scaled-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5487-scaled-1-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5487-scaled-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5487-scaled-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5487-scaled-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5487-scaled-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5487-scaled-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1884" class="wp-caption-text">Fragilisées par les blessures, le braconnage et le trafic, les tortues marines déclinent depuis des années, rendant essentiel le soutien au centre Kaz’a Nyamba, dédié à leur protection et à leurs soins (photographie/Kaz’a Nyamba).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1219" data-end="1536">Les conséquences du passage du cyclone se traduisent d’abord par une paralysie partielle des activités de terrain. <em>« De nombreuses plages mahoraises restent inaccessibles, empêchant le bon déroulement des activités de l’association, comme les suivis scientifiques et la surveillance anti-braconnage »,</em> souligne ONN.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1538" data-end="2057">Le cyclone a également eu des répercussions sur l’emploi et la sensibilisation auprès des plus jeunes. L’association est passée de 18 à 6 salariés, ce qui freine fortement ses interventions dans les établissements scolaires. Par ailleurs, le chantier de la Kaz’a Nyamba, futur centre de soins et de sensibilisation destiné aux tortues marines, est à l’arrêt. Ce projet, présenté comme une innovation, devait répondre aux échouages et blessures de tortues constatés sur l’île et offrir un nouvel outil pédagogique.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2059" data-end="2101"><strong>Un appel d&rsquo;aide aux acteurs et à la population </strong></h2>
<figure id="attachment_1881" aria-describedby="caption-attachment-1881" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vues-6-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1881" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vues-6-scaled-1-300x169.jpg" alt="Mayotte, Kaz’a Nyamba, tortues marines, centre de soins, protection," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vues-6-scaled-1-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vues-6-scaled-1-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vues-6-scaled-1-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vues-6-scaled-1-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vues-6-scaled-1-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vues-6-scaled-1-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vues-6-scaled-1-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vues-6-scaled-1-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vues-6-scaled-1-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vues-6-scaled-1-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1881" class="wp-caption-text">Sur le modèle du centre réunionnais Kélonia, la Kaz’a Nyamba ambitionnait de devenir un lieu de soins et un observatoire ouvert au public, afin de sensibiliser aux enjeux de protection des tortues marines.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2102" data-end="2436">Dans un territoire confronté à des tensions sociales et économiques, la disparition de l’association constituerait, selon ses responsables, une double perte. <em>« Perdre ONN, ce serait non seulement fragiliser la protection des tortues, mais aussi affaiblir une initiative citoyenne exemplaire, au service du territoire tout entier ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2438" data-end="2778">Face à cette situation, ONN a lancé un appel au soutien matériel et financier auprès des pouvoirs publics, des entreprises et des citoyens. L’association met en avant un message clair : <em>« Soutenir ONN, c’est contribuer à sauver les tortues marines de Mayotte et préserver un patrimoine écologique et culturel unique dans l’océan Indien ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2780" data-end="3071">Cette alerte locale résonne avec un constat plus large, porté par le Mouvement associatif en France. Dans une déclaration publiée le 11 octobre 2025, il affirme : <em>« Ça ne tient plus ! (…) Nous traversons une crise sans précédent, alors même qu’affaiblir les associations n’a pas de sens ».</em></p>
<p data-start="2780" data-end="3071">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/13/lassociation-oulanga-na-nyamba-menacee-de-disparition-dix-mois-apres-chido/">L&rsquo;association Oulanga Na Nyamba menacée de disparition dix mois après Chido</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Après Chido, Oulanga Na Nyamba veille toujours sur les tortues de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/23/apres-chido-oulanga-na-nyamba-veille-toujours-sur-les-tortues-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 May 2025 02:00:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Braconnage]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Oulanga Na Nyamba]]></category>
		<category><![CDATA[REMMAT]]></category>
		<category><![CDATA[Tortues]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=29449</guid>

					<description><![CDATA[<p>Locaux endommagés, sentiers effondrés, financement en berne… Malgré les tempêtes, l’association continue de protéger les tortues marines et de sensibiliser la jeunesse.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/23/apres-chido-oulanga-na-nyamba-veille-toujours-sur-les-tortues-de-mayotte/">Après Chido, Oulanga Na Nyamba veille toujours sur les tortues de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y a cinq mois, le cyclone Chido balayait l’île de Mayotte avec une violence inédite. Toitures envolées, routes éventrées, végétation arrachée. Dans ce décor bouleversé, une petite équipe tient bon. Celle d’Oulanga Na Nyamba, l’association phare de l&rsquo;île engagée dans la protection de l&rsquo;environnement et particulièrement celle des tortues à Mayotte, qui lutte aujourd&rsquo;hui pour reprendre ses missions. Logistique déstabilisée, financements tardifs et réduits, écosystèmes altérés… la tempête a laissé bien plus que des traces visibles. Mais à quelques jours de la Journée mondiale de la tortue -le 23 mai- les voix mahoraises, elles, ne se taisent pas.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Nos locaux ont été très endommagés par le cyclone. Nos activités n’ont pas pu reprendre avant plusieurs semaines. On s’est réadaptés quand on a pu et comme on a pu</em> », raconte Jessica Coulon, chargée de mission pour la valorisation écotouristique de la tortue marine au sein de l’association.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le cyclone Chido, un point de rupture</b></h2>
<figure id="attachment_3444" aria-describedby="caption-attachment-3444" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-07-04-a-16.04.12.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-3444 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-07-04-a-16.04.12-300x280.jpg" alt="" width="300" height="280" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-07-04-a-16.04.12-300x280.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-07-04-a-16.04.12-150x140.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-07-04-a-16.04.12.jpg 636w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-3444" class="wp-caption-text">Le braconnage des tortues ne s’est pas arrêté après le cyclone Chido « mais il n’a pas explosé non plus, contrairement à la période du Covid, où l’absence de présence humaine sur les plages avait aggravé la situation, l&rsquo;accès difficile aux sentiers après le cyclone a pu freiner certaines de ces actions illégales », a commenté l&rsquo;association (illustration/DR)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido frappe Mayotte de plein fouet. Un choc climatique dont les conséquences se font toujours sentir, notamment pour les acteurs associatifs. «<em> La première chose qu’on a faite après le passage du cyclone, c’est d&rsquo;aller sur le terrain pour faire un diagnostique des plages de ponte. On a constaté que beaucoup d’accès aux sentiers étaient devenus impraticables, ce qui entravait nos missions de surveillance</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">Actuellement, certaines plages dans le Nord de l&rsquo;île mais aussi dans l&rsquo;Ouest, comme Mtsanga Nyamba, et en Petite-Terre, comme Papani, restent difficilement accessibles. «<em> On y retourne, mais pas avec des bénévoles. On essaie de sécuriser les accès petit à petit, avec nos partenaires</em> ». Grâce à un important travail de terrain, les accès aux plages de Moya et Sohoa ont pu être rouverts, permettant la reprise partielle des activités de suivi.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un budget environnemental réduit, un avenir incertain</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="152" data-end="607">L’année 2025 avait pourtant débuté sous le signe de l’espoir, avec la perspective d’un redémarrage des projets. Mais le vote du budget de l’État en janvier dernier est venu doucher les attentes. « <em>Les fonds alloués à la protection de l’environnement ont été réduits. Ce n’est pas une très bonne nouvelle pour nous », </em>regrette Jessica Coulon.<em> « Depuis le passage du cyclone le 14 décembre 2024, nous n’avons pas constaté d’évolution significative de nos projets.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="609" data-end="959">Depuis cette catastrophe, l’association n’a reçu aucun soutien financier supplémentaire, à l’exception d’un dossier déposé auprès de la Fondation de France. Ce dernier vise à soutenir les actions de sensibilisation et d’amélioration des connaissances dans un contexte post-Chido.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="961" data-end="1230">La loi de Finances pour 2025 confirme ces inquiétudes : les crédits dédiés à la mission « <em>Écologie, développement et mobilités durables</em> » ont été réduits de manière significative, avec une baisse de 2,65 milliards d’euros par rapport à 2024, soit près de 11 % en moins. Dans ce contexte difficile, l’association Oulanga Na Nyamba, qui repose sur une quinzaine de membres, doit composer sans les « services civiques » – les agréments étant toujours en attente. «<em> À l’échelle de l’île, le tissu associatif mahorais est sous tension. L’accès aux financements relève d&rsquo;un vrai parcours du combattant</em> », souligne-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des écosystèmes bouleversés, des impacts invisibles</b></h2>
<figure id="attachment_29453" aria-describedby="caption-attachment-29453" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Degradation-Titi-Moya.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-29453 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Degradation-Titi-Moya-300x169.jpg" alt="Mayotte, tortues, Oulanga Na Nyamba," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Degradation-Titi-Moya-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Degradation-Titi-Moya-1024x577.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Degradation-Titi-Moya-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Degradation-Titi-Moya-1536x865.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Degradation-Titi-Moya-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Degradation-Titi-Moya-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Degradation-Titi-Moya-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Degradation-Titi-Moya-1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Degradation-Titi-Moya.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-29453" class="wp-caption-text">Le cyclone Chido a bouleversé les plages de ponte, comme à Titi Moya</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les effets du cyclone sur les plages ont été multiples : débris, tôle, plastique, sable déplacé ou érodé, végétation disparue. Des changements qui pèsent sur les tortues. «<em> On imagine bien que des nids ont été inondés ou détruits. C’est un impact qu’on ne pourra jamais estimer précisément. Les femelles ont aussi plus de mal à monter en haute plage</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’eau, peu d’échouages directement liés au cyclone ont été recensés, probablement parce que les tortues «<em> se sont mises à 20 mètres de profondeur</em> ». En revanche, les récifs coralliens – habitats essentiels – ont été touchés. «<em> Il y aura forcément des conséquences, même si on ne peut pas encore les chiffrer.</em> »</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une reprise fragile mais engagée</b></h2>
<figure id="attachment_29452" aria-describedby="caption-attachment-29452" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/creation-dune-dune-Mtsamboro.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-29452 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/creation-dune-dune-Mtsamboro-300x169.jpg" alt="Mayotte, tortues, Oulanga Na Nyamba," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/creation-dune-dune-Mtsamboro-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/creation-dune-dune-Mtsamboro-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/creation-dune-dune-Mtsamboro-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/creation-dune-dune-Mtsamboro-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/creation-dune-dune-Mtsamboro-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/creation-dune-dune-Mtsamboro-696x391.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/creation-dune-dune-Mtsamboro-1068x600.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/creation-dune-dune-Mtsamboro-1320x742.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/creation-dune-dune-Mtsamboro.jpg 1599w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-29452" class="wp-caption-text">Après Chido, une dune, qui autrefois n&rsquo;existait pas, s&rsquo;est formée à Mtsamboro</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Malgré les embûches, l’association a repris ses actions. L’accompagnement et la sensibilisation des jeunes, un pilier de leur travail, ont pu redémarrer progressivement, bien que fragilisés par les dégâts dans les établissements scolaires. « <em>On craignait de ne pas pouvoir reprendre nos interventions. Mais aujourd’hui, cela reprend doucement</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Autre lueur d’espoir : depuis le 1er janvier 2025, Oulanga Na Nyamba anime désormais le Réseau Echouage Mahorais de Mammifères marins et de Tortues marines &#8211; REMMAT, autrefois géré par le Parc naturel marin de Mayotte, constituant ainsi une nouvelle corde à son arc pour disposer <em>de « plus de visibilité sur les urgences. »</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Kaz’a Nyamba, le refuge toujours en attente</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Parmi leurs projets emblématiques figure toujours la Kaz’a Nyamba, un centre de soins et de sensibilisation pour les tortues. Mais son avenir reste incertain. «<em> Oui, elle reste très importante pour nous. Mais on veut rester prudents. On est une association avec des moyens limités. Pour que le centre voit le jour, il nous faut un vrai signal politique, un engagement clair pour l’environnement à Mayotte. Sinon, tous les acteurs impliqués dans la protection de l&rsquo;environnement à Mayotte pourraient tous s’effondrer.</em> »</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un slam pour l’avenir</b></h2>
<figure id="attachment_29462" aria-describedby="caption-attachment-29462" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-2025-05-22-a-15.25.00-scaled.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-29462" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-2025-05-22-a-15.25.00-300x141.png" alt="Mayotte, tortues, Oulanga Na Nyamba," width="300" height="141" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-2025-05-22-a-15.25.00-300x141.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-2025-05-22-a-15.25.00-1024x483.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-2025-05-22-a-15.25.00-768x362.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-2025-05-22-a-15.25.00-1536x724.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-2025-05-22-a-15.25.00-2048x966.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-2025-05-22-a-15.25.00-150x71.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-2025-05-22-a-15.25.00-696x328.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-2025-05-22-a-15.25.00-1068x504.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-2025-05-22-a-15.25.00-1920x906.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-2025-05-22-a-15.25.00-1320x623.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-29462" class="wp-caption-text">Capture d&rsquo;écran du clip « Nyamba slam &#8211; La chanson des tortues », de l&rsquo;association Oulanga na Nyamba</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En guise de cri du cœur, l’association a lancé « <em>La chanson des tortues</em> », un slam engagé porté par la jeunesse mahoraise. Une œuvre collective mêlant voix, danse et images, dévoilée à l’occasion de la Journée mondiale de la tortue, le 23 mai. « <em>C’est un nouvel outil formidable de sensibilisation fait par des jeunes Mahorais, soutenu par des associations locales. Et si les jeunes sont là, alors tout n’est pas perdu !</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, les tortues symbolisent une nature fragile, résistante face aux bouleversements. Après le cyclone Chido, elles continuent de revenir, pourtant la menace persiste. Jessica Coulon le rappelle : «<em> Les gens s&rsquo;inquiètent, mais elles ne sont pas encore perçues comme essentielles à l’équilibre de l’île.</em> » L’espoir, cependant, réside dans ces voix jeunes et dans l&rsquo;engagement d’équipes comme celles d’Oulanga Na Nyamba, un espoir porté par ceux qui, face aux dérèglements, choisissent de se réinventer pour préserver ce qu’ils ont de plus précieux : leur île et ses tortues, germe d’un monde qui apprend à protéger ce qu’il aime.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/23/apres-chido-oulanga-na-nyamba-veille-toujours-sur-les-tortues-de-mayotte/">Après Chido, Oulanga Na Nyamba veille toujours sur les tortues de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
