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	<title>Archives des N&#039;Gouja - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des N&#039;Gouja - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>À N’Gouja, un refuge pour la biodiversité comme vitrine écologique</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/a-ngouja-un-refuge-pour-la-biodiversite-comme-vitrine-ecologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 02:00:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[GEPOMAY]]></category>
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		<category><![CDATA[oiseaux]]></category>
		<category><![CDATA[Protection de la biodiversité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Premier site labellisé May’Refuge LPO à Mayotte, le Jardin Maoré concrétise un travail engagé depuis 2024 avec le GEPOMAY. Au-delà de la protection de la faune, le projet entend sensibiliser le public et préfigurer un réseau de refuges pour "reverdir" l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/a-ngouja-un-refuge-pour-la-biodiversite-comme-vitrine-ecologique/">À N’Gouja, un refuge pour la biodiversité comme vitrine écologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce vendredi 20 février 2026, le Jardin Maoré est devenu le premier <i>May’Refuge</i> de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) à Mayotte. Une labellisation qui s’appuie sur des inventaires naturalistes, des engagements concrets et une volonté affirmée de faire de ce site touristique une vitrine de la protection de la biodiversité, en partenariat avec le GEPOMAY.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un travail de fond engagé depuis 2024</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La labellisation du Jardin Maoré est l’aboutissement d’un travail entamé il y a plus d’un an. <em>« Depuis 2024, on travaille avec le Jardin Maoré. On a réalisé des inventaires sur le site de l’hôtel et on a réalisé une fiche d’opportunités dont la trame a été créée par la ligue pour la protection des oiseaux pour savoir si le site pourrait devenir un May’Refuge LPO »</em>, explique Emilien Dautrey, directeur du GEPOMAY.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces inventaires ont permis d’évaluer le potentiel écologique du site et d’identifier les actions à mettre en place. L’association a également accompagné l’établissement par l’installation de panneaux pédagogiques consacrés aux oiseaux.<em> « Aujourd’hui, l’hôtel a pleinement franchi un pas pour devenir le premier May’Refuge LPO à Mayotte »</em>, souligne l&rsquo;expert.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Protéger la nature et sensibiliser le public</strong></h2>
<figure id="attachment_46996" aria-describedby="caption-attachment-46996" style="width: 200px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-46996" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-200x300.jpg" alt="Mayotte, May'Refuge LPO, compost, " width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-200x300.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-683x1024.jpg 683w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-768x1152.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1024x1536.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1365x2048.jpg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-150x225.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-300x450.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-696x1044.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1068x1602.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1920x2880.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1320x1980.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46996" class="wp-caption-text">Gestion des déchets verts, absence de produits nocifs et limitation des pollutions font partie des quinze engagements imposés par la charte des May’Refuge LPO.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour le GEPOMAY, ces refuges ne se limitent pas à la protection stricte de la biodiversité. <em>« Ces refuges ou les May’Refuge LPO sont à la fois des endroits où l&rsquo;on protège la biodiversité, mais c’est aussi une vitrine pour sensibiliser le public à la protection de la nature au sens large »</em>, explique Emilien Dautrey.</p>
<p style="text-align: justify;">Le choix du Jardin Maoré s’est imposé naturellement. <em>« Cela correspondait à leurs valeurs comme écolodge et au travail qu&rsquo;ils mènent depuis plusieurs années pour l&rsquo;environnement ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La sensibilisation est déjà à l’œuvre sur le site. Des panneaux pédagogiques présentent les espèces présentes, notamment à l’entrée de l&rsquo;hôtel sur le chemin des escaliers qui mènent à la plage. <em>« Ils sont déjà dans la démarche »</em>, précise le directeur du GEPOMAY.</p>
<p style="text-align: justify;">Le label repose sur le respect de quinze gestes favorables à la biodiversité. Si certains étaient déjà appliqués par l’hôtel, d’autres actions ont été proposées pour renforcer l’accueil de la faune et de la flore.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un site « sans chasse » </strong></h2>
<figure id="attachment_46993" aria-describedby="caption-attachment-46993" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-46993" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-300x169.jpg" alt="Mayotte, Souimanga de Mayotte, oiseau, " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui.jpg 1024w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46993" class="wp-caption-text">Un Souimanga de Mayotte observé au Jardin Maoré. Le site abrite une avifaune variée, mêlant espèces forestières et oiseaux marins (photographie/DR)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le site abrite une faune variée.<em> « Le courol vouroudriou est très souvent entendu au Jardin Maoré, très caractéristique notamment à son chant »</em>, détaille Emilien Dautrey. S’y ajoutent des oiseaux marins comme les sternes, visibles à marée basse, des pailles-en-queue, des bulbuls, des souimangas et des zostérops de Mayotte, ainsi que la couleuvre de Mayotte, <em>« rappelons-le, inoffensive ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le label implique aussi des engagements réglementaires et environnementaux. Le site est sans chasse, une mesure facilitée par le cadre légal local, la chasse terrestre étant interdite à Mayotte, à l’exception du tangue sur une période très encadrée. La réduction des pollutions fait également partie des priorités : absence de produits nocifs, gestion stricte des déchets, compostage des déchets verts dans des bacs fermés pour éviter la prolifération des rongeurs.</p>
<p style="text-align: justify;">La gestion de l’eau figure également parmi les enjeux clés. <em>« À l’heure actuelle à Mayotte, c’est indispensable de récupérer l’eau, car on est en crise de l&rsquo;eau, mais il faut aussi protéger l&rsquo;eau récupérée des moustiques »</em>, insiste Emilien Dautrey.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Après Chido, restaurer les corridors écologiques</strong></h2>
<figure id="attachment_41408" aria-describedby="caption-attachment-41408" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-41408" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-300x200.jpg" alt="Mayotte, nature, environnement, Chido," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41408" class="wp-caption-text">Après le passage du cyclone Chido, certains corridors écologiques ont été fragmentés. Le développement d’un réseau de May’Refuge vise à recréer des continuités entre jardins, villes et espaces naturels.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du seul cas du Jardin Maoré, le GEPOMAY entend faire de cette inauguration un point de départ. <em>« C’est le premier d’une longue série de May’Refuge LPO »</em>, souligne son directeur, en rappelant le contexte particulier dans lequel s’inscrit la démarche. Le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024, a accentué la fragilisation des milieux naturels, entraînant une perte importante de la biodiversité et une rupture de certains corridors écologiques.<em> « Des jardins se retrouvent aujourd’hui isolés des forêts »</em>, observe-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enjeu, désormais, est de penser la reconstruction à l’échelle du vivant. Cela passe par la création d’îlots de verdure, notamment en milieu urbain, la replantation des villes et la restauration de continuités écologiques permettant à la faune de circuler entre jardins, forêts et espaces d’agroforesterie. La question des sols est également centrale : les rendre plus perméables pour limiter le ruissellement et éviter que les eaux de pluie ne se déversent directement dans le lagon.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers le développement d’un réseau de May’Refuge LPO, le GEPOMAY défend une approche à la fois écologique et pédagogique. L’objectif est double : reverdir durablement Mayotte et encourager habitants, collectivités et acteurs privés à s’approprier ces pratiques à leur échelle. <em>« Ce sont des actions concrètes, mais aussi de la sensibilisation, pour que chacun puisse faire sa part, y compris dans son propre jardin ou sur son propre terrain »</em>, insiste le directeur du GEPOMAY. Une stratégie de long terme, pensée comme un levier pour reconstruire l’île sans tourner le dos à ses fondements naturels.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/a-ngouja-un-refuge-pour-la-biodiversite-comme-vitrine-ecologique/">À N’Gouja, un refuge pour la biodiversité comme vitrine écologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À N&#8217;Gouja, le Jardin Maoré accélère sa reconstruction</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/a-ngouja-le-jardin-maore-accelere-sa-reconstruction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 02:30:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Le Jardin Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[N'Gouja]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À N'gouja, sur l’une des plages de sable blanc de Mayotte, un hôtel renaît après avoir été rasé. Conteneurs, pieux, bois, panneaux solaires : le chantier du Jardin Maoré raconte une autre manière de bâtir sous les tropiques.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/a-ngouja-le-jardin-maore-accelere-sa-reconstruction/">À N&rsquo;Gouja, le Jardin Maoré accélère sa reconstruction</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pendant qu’une pluie tropicale transforme le sol en boue gluante, Julien Segara détaille des plans, des pieux et des charpentes métalliques. À N&rsquo;gouja, dans le sud de Mayotte, l’extension et la réhabilitation de l’Hôtel du Jardin Maoré avancent lentement, mais sûrement. Après le passage dévastateur du cyclone Chido, l&rsquo;ancien site hôtelier a été entièrement rasé pour mieux se reconstruire : plus résilient et plus écologique. Un chantier hors normes, sur un territoire où chaque vis, chaque poutre, chaque décision peut prendre des mois à aboutir.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un hôtel à l’écart de l&rsquo;île</b></h2>
<figure id="attachment_46833" aria-describedby="caption-attachment-46833" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46833" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-300x200.png" alt="Mayotte, Jardin Maoré, travaux, hôtel, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-300x200.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-150x100.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-696x463.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel.png 709w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46833" class="wp-caption-text">L&rsquo;ancien site hôtelier a été entièrement rasé après le passage du cyclone.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour rejoindre le Jardin Maoré, auparavant, il fallait emprunter une piste caillouteuse, non goudronnée, franchir une simple chaîne gardée de manière aléatoire, puis longer un pont pour accéder au cœur du site. À gauche, sous une grande paillote, se trouvaient la direction, un snack, une petite boutique, le restaurant et, plus loin, des bungalows traditionnels coiffés de toits végétaux. Ces bungalows avaient près de quarante-cinq ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Le décor, idyllique, semblait hors du temps. Mais les structures, elles, ne l’étaient plus. Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido frappe Mayotte. Le restaurant est gravement endommagé, les bungalows aussi. <em>« La structure a été rasée. Les bungalows, aussi »</em>, raconte Julien Segara, aujourd’hui responsable des travaux de l’extension et de la réhabilitation de l’hôtel. <em>« À l’origine, on devait en conserver une partie. Mais Chido a tellement fait bouger les structures qu’on a pris la décision de tout raser pour repartir sur des bases sûres, aux normes actuelles, capables de résister à des intempéries, des séismes ou des cyclones ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Raser pour mieux reconstruire</strong></h2>
<figure id="attachment_46819" aria-describedby="caption-attachment-46819" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-46819 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-300x200.jpg" alt="Jardin Maoré, NGouja, travaux, hôtel," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46819" class="wp-caption-text">Grâce aux gravats des destructions, une nouvelle route a pu être tracée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Julien Segara arrive au Jardin Maoré en 2023. Ancien moniteur de plongée, puis plombier, il rejoint d’abord le site pour aider au démarrage des travaux. Il devient chef de la maintenance pendant un an, avant d’être nommé responsable travaux.</p>
<p style="text-align: justify;">La démolition de l’ancien hôtel débute au mois d&rsquo;août 2025. Deux mois et demi seront nécessaires pour venir à bout du restaurant et des seize bungalows traditionnels. Mais ici, pas question de tout jeter.<em> « On a réussi à faire une opération zéro »</em>, explique Julien. Les gravats issus du broyage des bungalows ont été réutilisés pour refaire entièrement la route d’accès, désormais lisse et entièrement praticable.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une zone classée, sauvage, sans réseaux d’eaux usées alentour, le chantier se veut discret. <em>« Tous les nouveaux bâtiments sont posés sur des structures métalliques, elles-mêmes installées sur des pieux enfoncés dans le sol. Cela nous permet de ne pas toucher au terrain, de respecter ses courbes, de ne pas terrasser ».</em> Une contrainte technique, mais aussi un choix environnemental assumé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Construire autrement sous les tropiques</strong></h2>
<figure id="attachment_46836" aria-describedby="caption-attachment-46836" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46836" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-300x200.jpg" alt="Mayotte, Jardin Maoré, travaux, hôtel," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46836" class="wp-caption-text">Ces conteneurs qui contiennent du matériel seront à leur tour exploités et réhabilités pour devenir des chambres-terrasses.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À droite du site historique, une première partie est déjà sortie de terre : des chambres installées dans des conteneurs maritimes réhabilités, et un grand bâtiment en bois qui accueille aujourd’hui le restaurant, lequel redeviendra un snack à la fin du chantier.</p>
<p style="text-align: justify;">À terme, l’hôtel comptera vingt-et-un bungalows neufs, un bâtiment principal avec restaurant « haut de gamme », cuisine professionnelle, boutique et locaux administratifs. L’offre sera volontairement plurielle. <em>« Le restaurant se projette dans quelque chose de plus haut de gamme, mais le snack restera accessible. L’idée, c’est d’en avoir pour tous les budgets ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les contraintes sont immenses. Tout ou presque arrive de métropole : bois, acier, équipements techniques. Les conteneurs partent généralement du Havre, traversent les mers pendant près de trois mois, avant d’atteindre le port de Longoni. <em>« Le plus compliqué, ce n’est pas le voyage, c&rsquo;est après, à la sortie du port. C’est extrêmement cher. Le poste logistique est énorme ». </em>À cela s’ajoutent la saison des pluies, la boue, l’impossibilité de décharger certains matériaux sous l’eau, et les délais parfois interminables entre décision et mise en œuvre.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Après Chido, la preuve par le cyclone</strong></h2>
<figure id="attachment_46838" aria-describedby="caption-attachment-46838" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46838" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-300x200.jpg" alt="Mayotte, Jardin Maoré, travaux, hôtel," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019.jpg 1701w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46838" class="wp-caption-text">Pendant le cyclone, cette partie de l&rsquo;hôtel a résisté à la force des vents de Chido, une prouesse technique prometteuse pour la suite des travaux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lorsque le cyclone Chido frappe Mayotte, Julien est chez lui. Le lendemain, il revient sur le site. L’urgence est immédiate : dégager les arbres, sécuriser, nettoyer. <em>« On n&rsquo;a pas eu le temps de se poser trop de questions, on s&rsquo;est mis au travail immédiatement », </em>se souvient-il. Le Jardin Maoré devient alors un refuge improvisé. Grâce à une connexion Starlink et à un groupe électrogène, le site est l’un des rares points du sud de l’île à disposer d’électricité et d’Internet. <em>« Les gens ont afflué de partout. Il y avait de la panique. Les gens étaient à bout. On a vu des comportements de survie très forts ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais une chose frappe l’équipe : les nouvelles constructions n’ont pas bougé.<em> « Zéro dégât ici. À part un cocotier tombé, tout est resté intact »</em>. La démonstration est là : les choix techniques et environnementaux fonctionnent.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, le chantier se poursuit, Julien le reconnaît sans détour. <em>« Quand je suis arrivé, je pensais démarrer les travaux. Trois ans après, on est encore au tout début mais ça avance.</em> <em>C’est un projet magnifique. Ce n’est pas un gros bloc de béton. C’est un endroit où on est heureux de travailler ». </em>À N&rsquo;Gouja, loin de l’urbanisation et des rejets polluants, l’hôtel mise aussi sur le solaire, le traitement naturel des eaux usées, et des chauffe-eau solaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Jardin Maoré ne se contente pas de renaître. Il expérimente, à son échelle, ce que pourrait être l’hôtellerie de demain dans les territoires ultramarins : résiliente, ancrée, et pensée pour durer en harmonie avec le vivant.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/a-ngouja-le-jardin-maore-accelere-sa-reconstruction/">À N&rsquo;Gouja, le Jardin Maoré accélère sa reconstruction</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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