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	<title>Archives des Mzouazia - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Mzouazia - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>À Mzouazia, les parents d&#8217;élèves dénoncent des « conditions indignes » de scolarisation</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/a-mzouazia-les-parents-deleves-denoncent-des-conditions-indignes-de-scolarisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 01:45:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[écoles]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mzouazia]]></category>
		<category><![CDATA[Parents d'élèves]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Confrontés à la surpopulation des classes, à des locaux dégradés, à des problèmes récurrents d’eau, à une restauration scolaire défaillante et à un encadrement jugé insuffisant, les parents dénoncent une situation devenue « intenable » et réclament des mesures d’urgence.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/a-mzouazia-les-parents-deleves-denoncent-des-conditions-indignes-de-scolarisation/">À Mzouazia, les parents d&rsquo;élèves dénoncent des « conditions indignes » de scolarisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans un communiqué, les déléguées des parents d&rsquo;élèves des écoles maternelle et primaire du village de Mzouazia, dans la commune de Bouéni, déplorent les conditions d&rsquo;accueil de leurs enfants qu&rsquo;ils jugent « indignes ».</p>
<figure id="attachment_42864" aria-describedby="caption-attachment-42864" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-42864" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/aed33d3c-e5e9-4d83-a469-c8d30d726d26-300x225.jpeg" alt="Mzouazia, écoles, parents d'élèves, conditions, scolaires, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/aed33d3c-e5e9-4d83-a469-c8d30d726d26-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/aed33d3c-e5e9-4d83-a469-c8d30d726d26-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/aed33d3c-e5e9-4d83-a469-c8d30d726d26-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/aed33d3c-e5e9-4d83-a469-c8d30d726d26-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/aed33d3c-e5e9-4d83-a469-c8d30d726d26-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/aed33d3c-e5e9-4d83-a469-c8d30d726d26-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/aed33d3c-e5e9-4d83-a469-c8d30d726d26-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/aed33d3c-e5e9-4d83-a469-c8d30d726d26.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42864" class="wp-caption-text">Malgré une journée « morte » symbolique, durant laquelle les enfants n&rsquo;ont pas été emmenés à l&rsquo;école, les choses n&rsquo;ont pas changé déplorent les parents (photos parents d&rsquo;élève).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;">« <em>Depuis plusieurs mois, les parents d’élèves alertent la municipalité, l’Académie et les services de l’État sur la situation alarmante dans laquelle se trouvent les écoles maternelle et primaire. Malgré de nombreuses démarches, réunions et relances, les conditions d’enseignement restent extrêmement dégradées et continuent de mettre en danger la santé, la sécurité et la scolarité des enfants »</em>, écrivent-ils.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3></h3>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Une succession d’alertes restées sans « réponses concrètes »</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Mais la situation ne date pas de ces derniers mois, les parents annoncent avoir exprimé, dès le mois de février, « <em>leur profond ras-le-bol à travers une journée morte symbolique »</em>, durant laquelle aucun enfant n’a été envoyé à l’école, afin de dénoncer les conditions d’accueil « <em>indignes »</em>. Les parents déploraient principalement l&rsquo;insuffisance de salles de classe, la surpopulation, et des conditions d’apprentissage dégradées. Sans « réponses », ils ont décidé de relancer la mobilisation durant ce mois de novembre.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>À ces difficultés s’est ajoutée une décision incompréhensible de l’académie, la création d’une salle de classe pour 8 nouveaux arrivants, installée dans la cour de l’école primaire »</em>, se désolent les parents d&rsquo;élèves. « <em>Huit élèves, venus d’on ne sait où, sont ainsi regroupés dans un espace improvisé, où l’on tente de leur fournir un niveau équivalent à celui de la maternelle. Cette solution précaire ne répond ni aux besoins des enfants, ni aux normes éducatives minimales ».</em></p>
<figure id="attachment_42862" aria-describedby="caption-attachment-42862" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-42862" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_6603-225x300.jpeg" alt="Mzouazia, écoles, parents d'élèves, conditions, scolaires, Mayotte" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_6603-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_6603-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_6603-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_6603-1536x2048.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_6603-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_6603-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_6603-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_6603-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_6603-scaled.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_6603-1320x1760.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-42862" class="wp-caption-text">Les parents signalent des installations précaires.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="90" data-end="623">Les parents pointent également une série de dysfonctionnements qui dégradent encore davantage les conditions de scolarisation. À la maternelle, l’école n’étant pas reliée au réseau principal, la pompe alimentant la cuve d’eau « <em>tombe régulièrement en panne »</em>, provoquant des renvois d’élèves plusieurs fois par semaine et empêchant les enfants d’effectuer leurs 24 heures de classe. « <em>Malgré une solution simple proposée par les familles, à savoir maintenir l’eau ouverte dans le quartier durant les cours, aucune réponse n’a été apportée ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="625" data-end="1038">Ils dénoncent aussi le choix d&rsquo;avoir transformé le réfectoire en salle de classe, ce qui oblige les enfants à manger sous un préau, tandis que « <em>les repas en liaison froide sont facturés comme des repas chauds »</em>, sans aucun contrôle des livraisons. Les collations, jugées trop sucrées, et l’absence totale de transparence sur les tarifs ou le règlement du service renforcent leur sentiment d’abandon.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="625" data-end="1038">Selon eux, le périscolaire souffre d’un encadrement très insuffisant, en contradiction avec la réglementation avec une animatrice pour 66 élèves, deux pour près de 290 enfants, et une pause méridienne de trois heures laissant de nombreux élèves « <em>livrés à eux-mêmes et épuisés à la reprise des cours ».</em></p>
<figure id="attachment_42863" aria-describedby="caption-attachment-42863" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-42863" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-225x300.jpeg" alt="Mzouazia, écoles, parents d'élèves, conditions, scolaires, Mayotte" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-1536x2048.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-scaled.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_5845-1320x1760.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-42863" class="wp-caption-text">La chaleur des salles de classe est jugée « excessive ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1326" data-end="1807">Ils regrettent la chaleur excessive des salles de classe, des faux plafonds non remis depuis le cyclone Chido, des câbles électriques apparents, des sanitaires en nombre insuffisant et un mobilier vétuste provoquant chutes et maux de dos. Les parents rappellent aussi que la municipalité n’a fourni aucun matériel scolaire depuis 2020, obligeant les enseignants à acheter eux-mêmes les fournitures. Autant de manquements qui, selon eux, illustrent la dégradation continue des écoles.</p>
<p>Enfin, la bibliothèque a, selon les parents, « <em>été détournée de sa vocation première pour être transformée en bureau d’inspection »</em>, une décision prise <em>« sans concertations »</em>, qui « <em>prive les élèves d&rsquo;un outil éducatif fondamental »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Nous dénonçons fermement les choix faits conjointement par la municipalité et l’Académie. Nous demandons une réponse écrite et datée de la mairie et de l’Académie sur l’ensemble des points soulevés, ainsi que la mise en œuvre immédiate des mesures d’urgence ».</em></p>
<h3 style="text-align: center;"><b>Les pistes de solutions évoquées par les parents</b></h3>
<p style="text-align: justify;">Pour remédier à ces dysfonctionnements, les parents demandent un aménagement temporaire du temps scolaire à raison de 24 h, du lundi à jeudi de 7 h à 12 h et le vendredi de 7 h à 11 h. « <em>Cet aménagement est légal, possible et justifié par les conditions locales d’enseignement ».</em></p>
<figure id="attachment_42866" aria-describedby="caption-attachment-42866" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42866" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/70c70aa6-92e7-4e5b-bfef-6e5d45a1b085-225x300.jpeg" alt="Mzouazia, écoles, parents d'élèves, conditions, scolaires, Mayotte" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/70c70aa6-92e7-4e5b-bfef-6e5d45a1b085-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/70c70aa6-92e7-4e5b-bfef-6e5d45a1b085-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/70c70aa6-92e7-4e5b-bfef-6e5d45a1b085-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/70c70aa6-92e7-4e5b-bfef-6e5d45a1b085-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/70c70aa6-92e7-4e5b-bfef-6e5d45a1b085-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/70c70aa6-92e7-4e5b-bfef-6e5d45a1b085-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/70c70aa6-92e7-4e5b-bfef-6e5d45a1b085-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/70c70aa6-92e7-4e5b-bfef-6e5d45a1b085.jpeg 1200w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-42866" class="wp-caption-text">Des poubelles qui s&rsquo;accumulent devant l&rsquo;école élémentaire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ils réclament également aussi des « <em>actions structurelles à engager sans délais »</em>, à savoir, le rétablissement du statut complet de l’école maternelle et la reconstruction de salles pour accueillir les grandes sections ; la restauration du réfectoire et l&rsquo;amélioration de la qualité des repas ; la rénovation urgente des locaux (mobilier, hygiène, ventilation) ; le respect obligatoire des normes périscolaires ; « <em>une enquête de l’État sur les hébergements frauduleux causant la surpopulation » ; </em>la livraison des fournitures scolaires et la réduction de la pause méridienne.</p>
<p>Contacté, le Rectorat indique avoir pris connaissance des signalements des parents d&rsquo;élèves mais que ces éléments « <em>relèvent de la mairie ».</em></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/a-mzouazia-les-parents-deleves-denoncent-des-conditions-indignes-de-scolarisation/">À Mzouazia, les parents d&rsquo;élèves dénoncent des « conditions indignes » de scolarisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Carole, infirmière de l&#8217;aube à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/14/carole-infirmiere-de-laube-a-mayotte/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/14/carole-infirmiere-de-laube-a-mayotte/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 02:30:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Infirmière libérale]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mzouazia]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=26628</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sur les routes du Sud de l’île, Carole Capelli sillonne les villages oubliés pour soigner une population isolée, au bord de la rupture.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/14/carole-infirmiere-de-laube-a-mayotte/">Carole, infirmière de l&rsquo;aube à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Mzouazia, Mayotte &#8211; </em>À 3h30 du matin, le moteur de sa voiture trouble le silence de Mzouazia. Carole Capelli part en tournée, seule sur les routes du Sud de Mayotte, pour rejoindre celles et ceux qui comptent sur ses soins dans ces zones reculées.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Dans la nuit, une lumière</b></h2>
<figure id="attachment_26641" aria-describedby="caption-attachment-26641" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2181-2-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-26641 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2181-2-300x225.jpg" alt="Mayotte, infirmier, infirmière libérale, Mzouazia," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2181-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2181-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2181-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2181-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2181-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2181-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2181-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2181-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2181-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2181-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26641" class="wp-caption-text">Au milieu de la nuit, Carole frappe à la porte de ses premiers patients éclairée par sa lampe frontale</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Il est 3h30 du matin à Mzouazia, au Sud de Mayotte. La nuit enveloppe la verdure, les manguiers de la rue et les cases en tôle. Seul le bruit du moteur de la voiture trouble le silence. Infirmière libérale depuis plus de dix ans, Carole part seule sur ces routes du silence, perçant la lumière de la lune, suspendue sur le ciel. Défiant les routes tantôt en bon état, tantôt abîmées, les chiens errants, la fatigue et un réseau de téléphonie inexistant à certains endroits. Elle traverse Chirongui, se dirige vers Mtsamoudou, redescend vers Mbouni, Mronabéja, Kani-Kéli, Mbouanatsa… Des villages de l&rsquo;extrême Sud de l&rsquo;île, éloignés des structures de soins, mais pas oubliés de Carole. Là-bas, sa venue n’est pas une simple visite : c’est souvent la seule option, la seule réponse face à la maladie, à la douleur, parfois à l&rsquo;urgence. « <em>Ce ne sont pas les soins qui sont les plus difficiles mais l’isolement des patients. Et le sentiment qu’on nous laisse seuls, nous les professionnels de santé face à cela », </em>dit-elle, le regard distant.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque jour, sa tournée est soigneusement planifiée, ses patients inscrits sur une liste. Carole connaît chacun d&rsquo;eux, leurs noms, leurs adresses, leurs pathologies. « <em>C’est l’habitude</em>« , dit-elle modestement. Pourtant, elle arpente ces routes non éclairées, dans une nuit encore obscure, sans la moindre appréhension, et le silence qui règne tout autour en dit long. Ce matin-là, une voiture est arrêtée sur une des routes menant à Mtsamoudou. Carole tente de prévenir la gendarmerie du secteur mais le réseau est inexistant. Tant pis, il faudra faire sans. Les imprévus font partie du quotidien.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une urgence peut en cacher une autre</b></h2>
<figure id="attachment_26640" aria-describedby="caption-attachment-26640" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2388.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-26640 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2388-300x221.jpg" alt="Mayotte, infirmier, infirmière libérale, Mzouazia," width="300" height="221" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2388-300x221.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2388-768x567.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2388-150x111.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2388-696x514.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2388.jpg 828w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26640" class="wp-caption-text">Les patients diabétiques, nécessitant des injections d&rsquo;insuline, sont les premiers à être vus</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le trajet, Carole nous raconte certaines urgences qu&rsquo;elle a gérées lors de ses tournées. Un midi, elle découvre une femme sur le point d’accoucher. Ni une ni deux, elle réalise l&rsquo;accouchement et organise son transfert à la maternité. Un autre jour, la famille d&rsquo;un de ses patients l&rsquo;appelle en urgence pour l&rsquo;avertir qu&rsquo;un homme de 52 ans est tombé à son domicile, en arrêt cardiorespiratoire. Plus récemment, après le passage du cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, à Mzouazia, c’est un enfant que la tôle avait déchiré. La plaie, déjà infectée, nécessitait une anesthésie et des points de suture. Avec un médecin, elle reprend son ancienne casquette d&rsquo;infirmière anesthésiste et prend en charge l&rsquo;enfant. Le tout, dans une organisation improvisée rondement tricotée. « <em>On a coupé la pulpe car c’était déjà nécrosé mais on a sauvé son doigt</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">Mais toutes les urgences ne saignent pas. Certaines s’effritent doucement. Comme une vieille dame, habitant un banga, qui refuse de prendre ses médicaments et qui pourrait bientôt être emportée par sa démence. Sa famille a renoncé. Trop de tensions, trop d&rsquo;obstacles et de fatigue. Alors Carole continue de venir. Elle répète, insiste, essaie de maintenir un lien avec ceux qui n&rsquo;ont plus la force de tendre leurs mains. Il y a aussi un vieux monsieur à Mbouini, qui n&rsquo;ouvre jamais sa porte, s&#8217;emporte sans raison, accuse, tempête, pour un rien, en accusant le monde d&rsquo;être à l&rsquo;origine de ses problèmes de santé, mais qui finit toujours par se calmer. Il refuse les soins un jour et les réclame le lendemain. Un équilibre fragile entre soin et présence. Ici, Carole soigne aussi l’usure. Celle des corps, mais aussi celle des liens. « <em>Il est dur ce patient, la famille ne veut plus s&rsquo;en occuper, mais on continue, on ne va pas le laisser</em>. »</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des tabous dans les villages</b></h2>
<figure id="attachment_26646" aria-describedby="caption-attachment-26646" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2214-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-26646 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2214-300x225.jpg" alt="Mayotte, infirmier, infirmière libérale, Mzouazia, patient," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2214-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2214-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2214-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2214-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2214-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2214-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2214-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2214-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2214-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2214-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26646" class="wp-caption-text">À Mayotte, des tabous demeurent autour de la santé, où pudeur, normes culturelles et peur des ragots influencent encore les perceptions</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Bouéni, Carole visite un couple. Lui, paralysé après un accident vasculaire cérébral. Elle, diabétique sévère, presque aveugle. Ils vivent seuls, marchent difficilement. Alors, Carole fait tout : les pansements, les injections, la coordination avec la pharmacie. Elle devient logisticienne, psychologue, soutien moral. Les cas se multiplient. Et les familles, souvent, vacillent. Dans certaines maisons, elle devient témoin — et contre son gré, parfois arbitre — de conflits familiaux sur la prise en charge : faut-il hospitaliser ? Garder à la maison ? Appeler un proche ? Ne faut-il pas mieux nettoyer la chambre ? Les tensions éclatent, devant elle. « <em>Il m’arrive de devoir poser des limites car je suis soignante, pas juge de paix et je ne fais pas partie de la famille</em>. » En effet, il arrive que la famille du patient se heurte à la difficulté de maintenir les soins, et Carole devient une médiatrice non sollicitée.</p>
<p style="text-align: justify;">Et la barrière linguistique reste un défi permanent. La plupart de ses patients parlent le shimaoré, parfois le kibushi, mais pas toujours français. Carole a appris plusieurs mots et expressions médicales en shimaoré, mais la communication peut être complexe. Parfois, le sens d’un mot, le ton d’une phrase, ou une réticence à dire peuvent brouiller le message. Pourtant, certaines familles préfèrent s&rsquo;adresser à Carole car elles lui font confiance. « <em>Parfois, certaines familles préfèrent me demander de soigner leurs proches car ils savent que je ne vais pas parler de ce que je vois ou entends. Car je ne suis pas dans les ragots au sein des villages. Donc cela les rassure et surtout, cela fait partie du secret médical »</em>, dit-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Soigner malgré l’abandon</b></h2>
<figure id="attachment_26647" aria-describedby="caption-attachment-26647" style="width: 174px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2389.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-26647 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2389-174x300.jpg" alt="Mayotte, infirmier, infirmière libérale, Mzouazia, patient," width="174" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2389-174x300.jpg 174w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2389-594x1024.jpg 594w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2389-768x1324.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2389-150x259.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2389-300x517.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2389-696x1200.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2389.jpg 828w" sizes="auto, (max-width: 174px) 100vw, 174px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26647" class="wp-caption-text">Une prise de tension sur une femme âgée hypertendue</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pendant la pandémie Covid-19, les infirmiers libéraux pouvaient réaliser des tests rapides de dépistage&#8230;mais aussi ceux pour la dengue. Aujourd’hui, les autorités sanitaires mettent l&rsquo;accent sur les projets hospitaliers et les professionnels de santé libéraux, disent depuis plusieurs fois, avoir le sentiment d&rsquo;être abandonnés sur l&rsquo;île, dans des zones parfois complexes. Actuellement, alors que l&rsquo;île est confrontée aux prémices d&rsquo;une épidémie de chikungunya, Carole est inquiète. Sans tests, sans consignes, sans renfort, elle et ses collègues vont continuer de faire avec les moyens du bord. « <em>On fait avec ce qu’on a. Mais c&rsquo;est fatigant. Car on pourrait faire mieux en associant nos moyens</em>. » Elle parle aussi de la crise de l’eau, des barrages, des séismes, où Mayotte s&rsquo;est enfoncée dans des crises successives avec le temps. Et malgré tout cela, Carole n&rsquo;a jamais renoncé. « <em>Certains patients sont étonnés parfois de me voir certains jours, s&rsquo;il y a une alerte météo ou un événement particulier, mais peu importe ce qu&rsquo;il se passe, ils ont besoin de nous, donc tant qu&rsquo;on peut soigner, on y va.</em> » Elle ajoute : « <em>Je n&rsquo;ai pas de mérite. Je fais juste mon travail. En plus, on est sur un bassin de population plus privilégiée dans le Sud que dans le centre de l&rsquo;île ou dans le Nord.</em>« </p>
<p style="text-align: justify;">Dans un monde où la médecine se standardise de plus en plus, Carole incarne un soin humain, immédiat et ancré dans le réel. Elle mise sur des gestes simples, mais toujours chargés de sens, où chaque acte est une main tendue. « <em>Parfois, même quand il n&rsquo;y a rien de particulier à faire, je passe simplement pour vérifier que tout va bien. J&rsquo;ai aussi une patiente qui n&rsquo;a pas de papiers, donc je ne suis pas payée pour ces soins. Certains de mes collègues ont des dizaines de patients dans ce cas, mais ils y vont quand même. On ne peut pas abandonner les gens. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Chaque jour, elle repart. Non pas par héroïsme, mais par engagement et nécessité. Son travail ne se limite pas aux gestes médicaux : il tisse un lien fragile et essentiel avec ceux qui, trop souvent, sont laissés dans l&rsquo;ombre, isolés et vulnérables.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/14/carole-infirmiere-de-laube-a-mayotte/">Carole, infirmière de l&rsquo;aube à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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