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	<title>Archives des Micheline Jacques - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Micheline Jacques - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Outre-mer : entre argent public, fonds d’investissement et blocages persistants, un modèle économique en quête de cohérence</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/outre-mer-entre-argent-public-fonds-dinvestissement-et-blocages-persistants-un-modele-economique-en-quete-de-coherence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 02:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Sénat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Sénat, élus et responsables économiques ont dressé un constat partagé : les Outre-mer disposent de financements importants mais dispersés, dont l’efficacité est freinée par un manque de coordination, de lisibilité et de continuité des politiques publiques, sur fond de défis de compétitivité et de structuration économique.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/outre-mer-entre-argent-public-fonds-dinvestissement-et-blocages-persistants-un-modele-economique-en-quete-de-coherence/">Outre-mer : entre argent public, fonds d’investissement et blocages persistants, un modèle économique en quête de cohérence</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au Sénat, élus, chefs d’entreprise et responsables publics ont confronté leurs analyses sur l’avenir économique des Outre-mer, mardi 28 avril. Entre dispositifs financiers multiples, difficultés de coordination et débat sur la compétitivité, les intervenants ont esquissé les contours d’un système à repenser en profondeur.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>De l&rsquo;argent mais pas assez de <em>« volonté »</em> : le diagnostic d’Hervé Mariton</b></h2>
<figure id="attachment_50715" aria-describedby="caption-attachment-50715" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-50715" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-300x173.png" alt="Sénat, outre-mer, économie, " width="300" height="173" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-300x173.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-1024x592.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-768x444.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-1536x888.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-150x87.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-696x402.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-1068x617.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton-1320x763.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Mariton.png 1701w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-50715" class="wp-caption-text">Hervé Mariton, président de la Fédération des entreprises des outre-mer (Fedom), lors de son intervention, a insisté sur la nécessité d’une politique industrielle plus lisible et d’une meilleure efficacité des fonds publics dans les territoires ultramarins.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La séance s’ouvre sur un constat sans détour d’Hervé Mariton, président de la Fédération des entreprises des Outre-mer (Fedom). D’emblée, il refuse de réduire les difficultés des territoires ultramarins à une simple question de moyens financiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour lui, le problème est ailleurs : <em>« La nation, l’État engagent pour les Outre-mer des moyens importants. Mais il y a un problème de volonté ». </em>Cette « volonté » manquante ne concerne pas seulement l’investissement, mais aussi la capacité de l’État à traiter des enjeux structurants : sécurité économique, lutte contre le travail informel, délais de paiement, ou encore cohérence des politiques publiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Il évoque ainsi <em>« la résignation face au travail informel »</em>, mais aussi <em>« des délais de paiement qui dérapent »</em>, y compris dans certaines collectivités et établissements publics. Pour lui, ces dysfonctionnements créent un environnement défavorable à l’investissement, qui affaiblit l’impact réel des aides publiques.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Trop de dispositifs, pas assez de pilotage</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Hervé Mariton revient également sur un point central du débat : la multiplication des outils de soutien économique. Selon lui, les dispositifs fiscaux et sociaux actuels ont un avantage majeur : leur stabilité relative. Mais il met en garde contre une tentation croissante de les remplacer par des mécanismes plus pilotés, comme les appels à projets ou les subventions directes.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le risque de micro-management »</em>, explique-t-il, serait de transformer des dispositifs relativement lisibles en systèmes complexes et moins accessibles, notamment pour les PME. Il défend ainsi une logique de<em> « politique de guichet »</em>, qu’il juge imparfaite mais plus efficace dans un environnement où la visibilité est essentielle pour les investisseurs.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une économie ultramarine confrontée à la concurrence mondiale</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le ton change avec l’intervention de Patrick Vial-Collet, président de l’Association des chambres de commerce et d’industrie des Outre-mer. Son analyse se concentre sur un point précis : l’intégration des territoires ultramarins dans un marché désormais totalement ouvert. <em>« Nous devons être dans un environnement économique que l’on doit intégrer de par l’aspect concurrentiel et l’aspect marché »</em>, affirme-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour lui, la transformation majeure vient de la transparence des prix, accélérée par Internet. Les économies ultramarines ne sont plus protégées par la distance ou les différences monétaires. Dans ce contexte, la compétitivité n&rsquo;est plus un choix mais elle devient un impératif. Il prend un exemple concret : certains secteurs industriels ou commerciaux ne peuvent survivre durablement si leurs coûts restent structurellement plus élevés que ceux de leurs concurrents régionaux.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Déficit de rentabilité ou manque d’investissement ? </b></h2>
<p style="text-align: justify;">Toujours selon Patrick Vial-Collet, le cœur du problème est rarement technique ou administratif. Il est surtout économique. Il interroge directement le modèle : <em>« Si le capital ne vient pas, pourquoi ne vient-il pas ? ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour lui, la réponse tient à un manque de perspectives de rentabilité et à un différentiel de coûts structurel, notamment sur le travail et la logistique. Les dispositifs de défiscalisation ont permis de compenser une partie de ces handicaps, mais ils ne suffisent pas à eux seuls à créer une dynamique autonome.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Fonds à impact : une nouvelle étape dans le financement des Outre-mer</b></h2>
<figure id="attachment_50716" aria-describedby="caption-attachment-50716" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire.png"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-50716" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-300x173.png" alt="Sénat, outre-mer, économie," width="300" height="173" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-300x173.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-1024x592.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-768x444.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-1536x888.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-150x87.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-696x402.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-1068x617.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire-1320x763.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Herve-Tonnaire.png 1701w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-50716" class="wp-caption-text">Hervé Tonnaire, directeur régional Pacifique de la Banque des Territoires, détaille les pistes de financement innovantes, notamment autour d’un futur fonds d’investissement à impact pour les Outre-mer doté d’environ 30 millions d’euros.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C’est dans ce contexte que Hervé Tonnaire, directeur régional Pacifique de la Banque des territoires, détaille les évolutions en cours du financement public et parapublic. Il insiste sur la diversité des outils déjà mobilisés : « France 2030 », sociétés d’économie mixte, investissements directs, fonds propres injectés dans des sociétés de projets.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais surtout, il met en avant une innovation majeure : la création d’un fonds d’investissement à impact dédié aux Outre-mer. Selon ses indications, ce fonds pourrait être doté d’environ 30 millions d’euros, avec un effet de levier pouvant atteindre <em>« 120 à 180 millions d’euros »</em>, afin d<em>&lsquo;</em>orienter les capitaux vers des projets, certes plus complexes mais stratégiques, notamment dans les filières émergentes ou l’économie sociale et solidaire (ESS).</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Déchets, énergie, numérique&#8230; des filières à structurer</b></h2>
<figure id="attachment_36126" aria-describedby="caption-attachment-36126" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-36126" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-300x200.jpg" alt="Mayotte, Manuel Valls, visite officielle" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0044-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-36126" class="wp-caption-text">À Mayotte, l’accumulation de déchets met en lumière l’urgence de structurer durablement une filière de tri, de collecte et de valorisation, répondant à des enjeux à la fois sanitaires, environnementaux et économiques.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans son intervention, Hervé Tonnaire insiste sur un point souvent sous-estimé : la structuration des filières. Le cas des déchets est particulièrement révélateur. Il parle d’un enjeu à la fois sanitaire, économique et environnemental :<em> « un problème de santé publique, un problème d’attractivité du territoire et un problème de développement économique ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais il insiste sur la nécessité d’une stratégie globale par territoire, intégrant recyclage, valorisation énergétique et circuits courts. Au-delà des déchets, il évoque aussi les énergies renouvelables, le numérique ou encore certaines activités industrielles émergentes, déjà visibles à La Réunion ou en Guyane.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le sujet qui fâche : la coordination des financements</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Un autre point de blocage majeur apparaît dans les interventions : la coordination des dispositifs de financement. Patrick Vial-Collet décrit un système fragmenté, où les délais d’instruction s’accumulent. Un projet peut mobiliser simultanément FEDER (Fonds européen de développement régional), crédit d’impôt, aides locales et financement bancaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais chaque dispositif suit son propre calendrier. Résultat : <em>« Un dossier FEDER peut durer un an, un an et demi »</em>, tandis que les pièces demandées deviennent rapidement obsolètes. Sa proposition est claire : confier le suivi des projets à une structure de coordination, idéalement sous l’autorité du préfet, afin d’éviter les blocages en chaîne.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Il faut un parcours de l’entrepreneuriat »</b></em></h2>
<figure id="attachment_32411" aria-describedby="caption-attachment-32411" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32411" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-300x200.jpg" alt="Mayotte, outre-mer, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/OM.jpg 1599w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32411" class="wp-caption-text">Dans les Outre-mer, les acteurs économiques appellent à structurer un véritable « parcours de l’entrepreneuriat », de la création à la transmission d’entreprise, pour rendre les dispositifs plus lisibles et mieux coordonnés entre institutions publiques et privées.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur ce point, Dominique Vienne, vice-président de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) en charge des Outre-mer, apporte une lecture plus globale. Pour lui, le problème n’est pas seulement administratif, mais structurel : l’absence de parcours lisible pour les entrepreneurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Il insiste sur la nécessité de<em> « conventionnements »</em> entre acteurs publics et privés afin de créer un véritable continuum, de la création d’entreprise jusqu’à sa transmission. Selon lui, <em>« la pléthore de dispositions fait qu’à un moment donné, il y a un déficit d’efficience ».  </em>Dans les Outre-mer, ajoute-t-il, la difficulté n’est pas le manque de dispositifs, mais leur dispersion. <em>« Il faut un parcours de l’entrepreneuriat »</em>, a-t-il défendu.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Former, orienter, anticiper : éviter les métiers en tension</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Dominique Vienne alerte également sur un risque croissant : le décalage entre les besoins économiques et les politiques de formation. Il évoque des travaux en cours sur les métiers en tension, qui pourraient conduire à recourir à de la main-d’œuvre extérieure faute de ressources locales suffisantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour éviter cela, il plaide pour une meilleure articulation entre universités, État et entreprises.<em> « Il faut une mise en système »</em>, résume-t-il, afin d’aligner formation, emploi et développement économique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une économie ultramarine trop dépendante de la commande publique</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs interventions soulignent également la dépendance des économies ultramarines à la commande publique. Cette dépendance pose deux problèmes : elle fragilise les entreprises face aux cycles budgétaires, et elle limite l’émergence d’un secteur privé suffisamment robuste.</p>
<p style="text-align: justify;">La question de la compétitivité revient alors en arrière-plan : sans réduction des surcoûts structurels, difficile pour les entreprises locales de s’imposer face à la concurrence régionale ou internationale. La question du logement social est également abordée sous l’angle du financement. Hervé Tonnaire évoque des pistes d’évolution, notamment une articulation plus fine entre prêts à long terme, fonds européens et dispositifs existants comme le livret A. Il cite des expérimentations permettant de neutraliser le coût des intérêts pour maintenir la viabilité économique des opérations.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un système à rendre lisible pour être efficace</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au fil des interventions, une ligne de fond se dessine : les Outre-mer disposent de nombreux outils de financement, mais leur efficacité reste limitée par des problèmes de coordination, de stabilité et de compétitivité. Hervé Mariton insiste sur le besoin de continuité des politiques publiques. Patrick Vial-Collet alerte sur la réalité du marché mondial. Hervé Tonnaire met en avant les nouveaux instruments financiers. Dominique Vienne appelle à structurer un véritable parcours entrepreneurial.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des dispositifs techniques, le débat met en lumière une question simple mais centrale : comment rendre lisible et cohérent un système économique ultra fragmenté ?Entre fonds d’investissement, aides fiscales, financements européens et interventions publiques, les outils existent. Mais leur articulation reste fragile. Dans cette salle du Sénat, une idée revient comme un fil conducteur : ce n’est pas seulement l’argent qui manque aux Outre-mer, mais la capacité à transformer cet argent en dynamique durable.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/30/outre-mer-entre-argent-public-fonds-dinvestissement-et-blocages-persistants-un-modele-economique-en-quete-de-coherence/">Outre-mer : entre argent public, fonds d’investissement et blocages persistants, un modèle économique en quête de cohérence</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Projet de loi contre la vie chère en Outre-mer : « Ce n&#8217;est pas la panacée, mais c&#8217;est un premier signal »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/03/projet-de-loi-contre-la-vie-chere-en-outre-mer-ce-nest-pas-la-panacee-mais-cest-un-premier-signal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 02:30:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[BQP]]></category>
		<category><![CDATA[délégation sénatoriale aux outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[économie|outre-mer|sénat|vie chère en Outre-mère]]></category>
		<category><![CDATA[Micheline Jacques]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=40451</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que le projet de loi contre la vie chère en Outre-mer a été adopté par le Sénat la semaine dernière, le JdM a pu s’entretenir avec Micheline Jacques, sénatrice de Saint- Barthélemy et présidente de la délégation sénatoriale aux Outre-mer.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/03/projet-de-loi-contre-la-vie-chere-en-outre-mer-ce-nest-pas-la-panacee-mais-cest-un-premier-signal/">Projet de loi contre la vie chère en Outre-mer : « Ce n&rsquo;est pas la panacée, mais c&rsquo;est un premier signal »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pendant que les députés du palais Bourbon débattaient, voire s’écharpaient la semaine passée sur le projet loi de Finances 2026 (PLF), les sénateurs du palais du Luxembourg, eux, examinaient le projet de loi contre la vie chère en Outre-mer, une des priorités de l’ancien ministre Manuel Valls.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Des avancées pour lutter contre la vie chère même si tout n’est pas parfait</strong></h3>
<figure id="attachment_25847" aria-describedby="caption-attachment-25847" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-25847" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Micheline-jacques-300x136.jpg" alt="" width="300" height="136" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Micheline-jacques-300x136.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Micheline-jacques-768x348.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Micheline-jacques-150x68.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Micheline-jacques-696x315.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Micheline-jacques.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-25847" class="wp-caption-text">La sénatrice de Saint-Barthélemy et présidente de la délégation sénatoriale aux Outre-mer, Micheline Jacques</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La présidente de la délégation aux Outre-mer nous a d’abord indiqué que les sénateurs avaient supprimé l’article 1er du projet de loi. <em>« Cet article concernait les petits commerçants…nous avons enlevé les frais d’approche dans le calcul des seuils de vente à perte pour empêcher la destruction des commerces de proximité. Nous avons également mis en place davantage de mesures de transparence concernant la comptabilité financière et voté des sanctions en cas de non déclaration »</em>. Objectif : simplifier les procédures contre les pratiques commerciales abusives.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’article 4 sur le déploiement du e-commerce dans les DROM a quant à lui été adopté, tout du moins sur le fond. <em>« Cela concerne plus spécifiquement la Martinique… Il s’agit de créer une plateforme pour les petits commerçants qui sont absents de la chaîne de distribution »</em>, explique Micheline Jacques. La sénatrice de Mayotte, Salama Ramia, avait déposé un amendement pour que Mayotte soit aussi concernée par cet article 4 mais il a été <em>« jugé irrecevable car en dehors du texte initial »</em>, poursuit la présidente de la délégation sénatoriale aux Outre-mer. Et d’ajouter que ce dispositif n’est pas encore tout à fait ficelé. <em>« Il faut encore l’améliorer…le Gouvernement ne voulait pas proposer un dispositif dont les contours ne sont pas encore bien définis »</em>.</p>
<figure id="attachment_37674" aria-describedby="caption-attachment-37674" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-37674 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/consommation-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/consommation-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/consommation-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/consommation-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/consommation-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/consommation-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/consommation-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/consommation-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/consommation-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/consommation-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/consommation-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-37674" class="wp-caption-text">Dans le cadre du BQP, un « panier pays » va être créé afin de mettre en valeur les produits locaux à des tarifs compétitifs</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Concernant le Bouclier Qualité Prix (BQP), Micheline Jacques nous a dit que de nouveaux produits vont y être intégrés, notamment ceux des services. <em>« La téléphonie ou encore la réparation automobile vont rentrer dans le BQP. En ce qui concerne l’alimentaire, un « panier pays » va être créé afin de mettre en valeur les produits locaux à des tarifs compétitifs. Cela devrait permettre de relancer certaines filières locales »</em>, souligne-t-elle. De plus, parmi les principales mesures figurent le renforcement du pouvoir de contrôle de la DGCCRF (direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) accompagné de certains assouplissements. <em>« Nous avons abaissé à 25% le seuil de chalandise au lieu de 50%&#8230; cela devrait permettre de voir s’il est nécessaire d’installer de nouveaux supermarchés ou pas »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Au sujet de l’OPMR (observatoire des prix, des marges et des revenus), la sénatrice de Saint-Barthélemy nous a fait savoir que son président, qui est un magistrat, pourra <em>« saisir et accéder à des données confidentielles afin d’avoir une meilleure visibilité »</em>.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Accompagner le développement des territoires ultramarins</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Grâce à cette loi contre la vie chère en Outre-mer, <em>« il y aura, à court terme, une amélioration au niveau des tarifs</em>, assure Micheline Jacques. <em>Mais la vie chère est un problème plus large, la baisse des prix dans les supermarchés ne suffit pas, il faut trouver d’autres moyens, d’autre leviers, cela passe notamment par un accompagnement de chaque territoire ultramarin »</em>.</p>
<figure id="attachment_6508" aria-describedby="caption-attachment-6508" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6508" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Delegation-senateurs-1-300x170.jpeg" alt="Délégation sénatoriale aux Outre-mer, outre-mer, sénat, Mayotte" width="300" height="170" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Delegation-senateurs-1-300x170.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Delegation-senateurs-1-768x434.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Delegation-senateurs-1-150x85.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Delegation-senateurs-1-696x393.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Delegation-senateurs-1.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-6508" class="wp-caption-text">À gauche, la sénatrice, Micheline Jacques, lors de sa venue sur le territoire en mai 2024</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La sénatrice plaide ainsi pour un meilleur développement économique <em>« au sens large »</em> et une revalorisation des salaires à la hausse. <em>« Il faut valoriser le potentiel de chaque territoire et inciter les jeunes à rester. Il faut aussi identifier les filières dites « précieuses et de savoir-faire » à haute valeur ajoutée, lutter bien évidemment contre l’économie informelle, et accompagner les porteurs de projets et les micro entrepreneurs dans leurs déclarations administratives notamment afin qu’ils puissent bénéficier d’une protection sociale »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Même s’il reste encore du chemin, Micheline Jacques considère que c’est <em>« un premier signal »</em> qui demeure positif. <em>« Ce projet de loi est tout d’abord une marque de respect pour nos concitoyens ultramarins. On ne peut pas se plaindre… car certains élus ne voulaient pas le voter&#8230; Certes, ce n’est pas la panacée, il faut continuer à travailler, mais cela permet d’alerter les collègues parlementaires sur les difficultés dans nos Outre-mer. Il faut que l’on ait une culture « Outre-mer » dorénavant »</em>.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Revoir les normes&#8230;</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Durant l’entretien, la sénatrice a insisté à plusieurs reprises sur le fait que les territoires ultramarins doivent être mieux intégrés dans leurs bassins géographiques proches, tout en fustigeant par ailleurs certaines normes, européennes notamment, qu’elle juge incohérentes avec nos territoires<em>. « Il faut éviter les normes européennes qui ont leurs spécificités mais qui ne sont pas forcément adaptées aux territoires d’Outre-mer »</em>.</p>
<figure id="attachment_38347" aria-describedby="caption-attachment-38347" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-38347" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-300x200.jpg" alt="Commission européenne," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/com.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-38347" class="wp-caption-text">Pour Micheline Jacques, <em>« Il faut éviter les normes européennes qui ont leurs spécificités mais qui ne sont pas forcément adaptées aux territoires d’Outre-mer ».</em> (photographie/Dati Bendo/Commission européenne)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour cela, elle nous a donné l’exemple de la crevette de Madagascar et du citron brésilien. <em>« Ces produits doivent d’abord être envoyés en France métropolitaine, notamment à Rungis, avant d’être renvoyés à Mayotte ou en Guyane pour y être consommés ?! »</em>, s’exclame-t-elle. <em>« Il faut revoir les dynamiques et l’aberration de certaines normes sans pour autant mettre la santé des citoyens en jeu. Il faut être vigilant »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En outre, la sénatrice estime que la France doit soutenir davantage ces territoires auprès de l’Union européenne, notamment lors de négociations commerciales avec d’autres pays. <em>« La France doit soutenir ses territoires ultramarins auprès de l&rsquo;UE. Les RUP sont encore trop méconnues, il faut les faire connaitre ! »</em>, insiste la présidente de la délégation sénatoriale aux Outre-mer.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Enfin, pour être déjà venue à Mayotte, Micheline Jacques a vu dans notre territoire <em>« un potentiel énorme »</em> et se dit <em>« optimiste »</em> sur la direction que prendra le 101<sup>e</sup> département, une fois ses principaux problèmes maîtrisés…, car les Mahorais sont <em>« un peuple humain et volontaire »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">B.J.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/03/projet-de-loi-contre-la-vie-chere-en-outre-mer-ce-nest-pas-la-panacee-mais-cest-un-premier-signal/">Projet de loi contre la vie chère en Outre-mer : « Ce n&rsquo;est pas la panacée, mais c&rsquo;est un premier signal »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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