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	<title>Archives des métropole - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des métropole - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>À Mayotte, des infirmiers en formation laissés sans salaire par l’ARS</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/30/a-mayotte-des-infirmiers-en-formation-laisses-sans-salaire-par-lars/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 02:30:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Infirmiers en Pratique Avancée]]></category>
		<category><![CDATA[Infirmiers libéraux]]></category>
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		<category><![CDATA[SNIIL]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À La Réunion, des infirmiers libéraux de Mayotte tentent de devenir infirmiers en pratique avancée. Une formation cruciale dans le plus grand désert médical de France. Mais chaque mois, l’ARS tarde à verser les aides promises, plongeant ces professionnels dans une précarité absurde.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/30/a-mayotte-des-infirmiers-en-formation-laisses-sans-salaire-par-lars/">À Mayotte, des infirmiers en formation laissés sans salaire par l’ARS</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ils ont quitté leur île, suspendu leur activité, déplacé leurs familles pour se former à un métier clé face à la pénurie de médecins. À Mayotte, les étudiants infirmiers en pratique avancée (IPA) devaient être soutenus financièrement par l’Agence régionale de santé. À la place, ils attendent, des semaines, parfois des mois. Une situation dénoncée aujourd’hui par le Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (SNIIL), qui y voit un non-sens sanitaire et humain.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une formation stratégique dans le plus grand désert médical de France </b></h2>
<figure id="attachment_45690" aria-describedby="caption-attachment-45690" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2213-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-45690" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2213-225x300.jpg" alt="Mayotte, infirmière, infirmier, libéral, soins, accès aux soins, santé, patient," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2213-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2213-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2213-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2213-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2213-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2213-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2213-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2213-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2213-scaled.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2213-1320x1760.jpg 1320w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45690" class="wp-caption-text">Sur l’île, le suivi des patients chroniques est rendu difficile par le manque de médecins. Les infirmiers en pratique avancée (IPA) sont appelés à jouer un rôle clé pour assurer la continuité des soins, adapter les traitements et éviter les ruptures de prise en charge dans un territoire en déficit médical structurel.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, le manque de médecins est une donnée structurelle. Pour de nombreux patients, le suivi des maladies chroniques, le renouvellement des traitements ou l’accès à une continuité des soins deviennent difficiles, parfois impossibles. C’est dans ce contexte de pénurie médicale durable que le métier d’infirmier en pratique avancée trouve son sens : pour répondre à ces ruptures de prise en charge, renforcer l’accès aux soins et permettre un suivi régulier des patients lorsque les médecins manquent.</p>
<p style="text-align: justify;">L’IPA n’est pas un infirmier « comme les autres ». Après plusieurs années d’expérience, il suit une formation universitaire de deux ans, validée par un Master. Il peut ensuite assurer le suivi de patients chroniques, prescrire certains examens, adapter des traitements, travailler en étroite collaboration avec les médecins tout en conservant une réelle autonomie.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, ce métier a tout d’une évidence. <em>« L’idée, c’était de soulager les médecins, de monter en compétences pour mieux prendre en charge les patients sur le long terme »</em>, explique une infirmière libérale mahoraise, aujourd’hui en formation à l’UFR Santé de La Réunion. Mère de deux enfants, elle a quitté l’île avec sa famille pour se consacrer pleinement à ce cursus exigeant, commencé en août 2024.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une rémunération encadrée&#8230;et des retards à répétition</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour permettre aux infirmiers libéraux de se former sans perdre tout revenu, l’ARS Mayotte subventionne la formation à hauteur de 40.000 euros par an et par infirmier. En contrepartie, les bénéficiaires mahorais sont obligés de signer une convention : à l’issue de la formation, ils s’engagent à revenir exercer à Mayotte pendant quatre ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le papier, l’accord est clair. Dans les faits, il se grippe. Contrairement à la majorité des autres agences régionales de santé, qui versent l’aide en une seule fois à l’année, l’ARS Mayotte a fait le choix d’un paiement mensuel. Un choix qui, mois après mois, se transforme en casse-tête financier.<em> « Les retards sont récurrents. On passe deux, parfois trois mois sans être payés, puis ils rattrapent »</em>, témoigne l&rsquo;infirmière libérale, titulaire d’un cabinet à Mayotte et actuellement en formation à La Réunion. <em>« Mais entre-temps, on fait comment ?! ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Certains étudiants ayant débuté leur formation en août 2025 n’ont perçu leur première aide qu’en novembre dernier. L’année précédente, le scénario était identique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Pour l&rsquo;ARS, </b><em><b>« une combinaison de facteurs administratifs et organisationnels »</b></em></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="3372" data-end="4018">Face aux critiques, l’ARS Mayotte explique que <em>« les retards constatés s’expliquent principalement par une combinaison de facteurs administratifs et organisationnels. La montée en charge récente du dispositif IPA à Mayotte, conjuguée à des évolutions de procédures de gestion budgétaire et de contrôle, a généré des délais supplémentaires dans le traitement des dossiers »</em>. L’agence précise que ces retards<em> « ne remettent nullement en cause l’engagement de l’ARS en faveur du développement des IPA, qui constituent un levier essentiel d’amélioration de l’accès aux soins sur le territoire, d’autant qu’à ce jour plus aucun retard ne subsiste ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4020" data-end="4350">Par ailleurs, des mesures correctrices ont été mises en place. <em>« Un travail de reprise et de sécurisation a permis une régularisation des versements qui sont à jour à date. Des ajustements ont également été opérés dans l’organisation interne afin de fluidifier les circuits de validation et d’éviter que cela se reproduise ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4352" data-end="4939">Concernant la proposition du SNIIL d’un versement annuel unique plutôt que mensuel, l’ARS se montre ouverte à l’étude de cette option.<em> « Cette piste est intéressante et mérite d’être analysée, sous réserve d’en mesurer précisément les impacts juridiques, budgétaires et opérationnels, notamment en termes de sécurisation des parcours des étudiants et de soutenabilité pour la gestion publique. Plus largement, différentes modalités alternatives sont actuellement à l’étude afin de garantir un financement encore plus sécurisé et adapté aux contraintes des étudiants IPA à Mayotte ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L’avenir des soins à Mayotte remis en question ?</b></h2>
<figure id="attachment_45687" aria-describedby="caption-attachment-45687" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2181-2-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-45687" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2181-2-300x225.jpg" alt="Mayotte, infirmière, infirmier, libéral, soins, accès aux soins, santé, patient," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2181-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2181-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2181-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2181-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2181-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2181-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2181-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2181-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2181-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2181-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_2181-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45687" class="wp-caption-text">Une infirmière devant le banga d&rsquo;un patient. Dans les zones reculées de Mayotte, les infirmiers exercent au plus près des patients, confrontés à des barrières sociales, linguistiques, culturelles et économiques. Un travail de terrain indispensable pour garantir l’accès aux soins dans un département marqué par de fortes inégalités.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La situation est d’autant plus délicate qu’elle touche un territoire déjà fragilisé par le manque de professionnels de santé. <em>« Dans le plus grand désert médical de France, décourager ceux qui veulent se former et revenir travailler ici, c’est incompréhensible »</em>, résume le SNIIL. Il y a quelques mois, le syndicat national avait tenté d’alerter directement la direction de l’ARS Mayotte. Son directeur général, Sergio Albarello, aurait assuré que les retards cesseraient. <em>« Deux mois après, on n’était toujours pas payés »</em>, déplore une infirmière.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est la première fois que la presse est saisie. Un signal d’alarme plus qu’un coup d’éclat. Car derrière ces retards administratifs, il y a une réalité très concrète : des soignants déjà rares, prêts à s’engager pour Mayotte, mis en difficulté par ceux-là mêmes qui devraient les soutenir. Former des IPA, c’est investir dans l’avenir des soins. Ne pas les payer à temps, c’est prendre le risque de les décourager. Et, à Mayotte, ce risque-là, le territoire ne peut plus se le permettre.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/30/a-mayotte-des-infirmiers-en-formation-laisses-sans-salaire-par-lars/">À Mayotte, des infirmiers en formation laissés sans salaire par l’ARS</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Chikungunya : l’OMS alerte sur une menace mondiale, après les épidémies à La Réunion et Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/04/chikungunya-loms-alerte-sur-une-menace-mondiale-apres-les-epidemies-a-la-reunion-et-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 02:30:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[chikungunya]]></category>
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		<category><![CDATA[Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Vimkunya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le mois d'août 2024, l’OMS note des épidémies majeures à La Réunion, Mayotte et Maurice. En métropole, douze foyers autochtones ont été détectés, une situation inédite.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/04/chikungunya-loms-alerte-sur-une-menace-mondiale-apres-les-epidemies-a-la-reunion-et-mayotte/">Chikungunya : l’OMS alerte sur une menace mondiale, après les épidémies à La Réunion et Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis bientôt un an, le virus du chikungunya connaît une résurgence préoccupante à l’échelle mondiale. Dans un point de presse tenu à Genève le 22 juillet, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti d’une dynamique épidémique rappelant celle observée en 2004-2005 dans l’océan Indien. Cette année-là, près d’un demi-million de personnes avaient été infectées. En 2025, l’inquiétude est d’autant plus grande que le virus circule désormais activement dans des zones où il était jusqu’ici peu ou pas présent, y compris en Europe. À l’échelle mondiale, plus de cinq milliards de personnes sont désormais considérées à risque.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="980" data-end="1043"><strong data-start="984" data-end="1043">Mayotte et </strong><strong data-start="984" data-end="1043">La Réunion </strong><strong data-start="984" data-end="1043">face au retour massif du virus</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1045" data-end="1661">C’est dans l’océan Indien que la dynamique épidémique a redémarré. À La Réunion, les premiers cas autochtones sont apparus à la fin de l’été 2024, dans la commune de Saint-Paul. En l’espace de quelques mois, l’épidémie s’est étendue à toute l’île, atteignant un pic mi-mars 2025, avec plus de 4.000 cas recensés par semaine.</p>
<figure id="attachment_2549" aria-describedby="caption-attachment-2549" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/5d9638b474f60_080_hl_mmagnin_428420_1-879434.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-2549" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/5d9638b474f60_080_hl_mmagnin_428420_1-879434-300x200.jpg" alt="Mayotte, psychiatrie, CHM, santé mentale, hospitalisation," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/5d9638b474f60_080_hl_mmagnin_428420_1-879434-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/5d9638b474f60_080_hl_mmagnin_428420_1-879434-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/5d9638b474f60_080_hl_mmagnin_428420_1-879434.jpg 600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2549" class="wp-caption-text">Plusieurs mois après avoir contracté le chikungunya, certains patients ont toujours des symptômes de la maladie</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1045" data-end="1661">Depuis le début de l’année, Santé publique France dénombre 54.490 cas confirmés, 2.861 passages aux urgences, 579 hospitalisations et 28 décès. Si la circulation virale a depuis ralenti, la transmission autochtone se maintient avec 24 cas confirmés la semaine dernière sans nouveau passage aux urgences. Face à cette situation, l’Agence régionale de santé a adapté sa réponse en abaissant le niveau d’alerte, tout en poursuivant les actions de prévention. Ce retour massif du chikungunya intervient près de vingt ans après la grande épidémie de 2005–2006, qui avait infecté environ 300.000 personnes sur l’île.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="121" data-end="482">À Mayotte, le chikungunya circule activement depuis plusieurs mois. L’île est passée en phase épidémique le 27 mai dernier. Entre mars et début juillet, plus de 1.000 cas confirmés ont été recensés, selon Santé publique France. Si les foyers historiques comme Mamoudzou ou Pamandzi restent surveillés, l’épidémie s’étend désormais à d’autres communes, jusque-là peu touchées.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="484" data-end="941" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Les autorités sanitaires redoutent une sous-estimation de la situation, en raison d’un faible recours aux tests et à la médecine de ville. <em>« Dans les territoires peu immunisés, le virus peut infecter jusqu’à trois quarts de la population »</em>, rappelle l’OMS, évoquant le précédent réunionnais de 2005. En parallèle, 26 cas de dengue ont été recensés depuis janvier. Face à cette circulation virale intense, les opérations de démoustication ont été renforcées.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2273" data-end="2364"><strong data-start="2277" data-end="2364">L’Europe concernée, la France en alerte face à la progression du moustique tigre</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="112" data-end="1015">Longtemps considéré comme un virus tropical, le chikungunya circule désormais activement en Europe. En France métropolitaine, plus de 860 cas importés ont été détectés entre mai et fin juillet 2025. Plus notable encore, 19 foyers de transmission locale ont été confirmés, répartis dans des départements variés comme les Landes, les Bouches-du-Rhône, la Corse, ou encore le Bas-Rhin. Au total, 55 cas autochtones ont été recensés, un niveau sans précédent qui témoigne d’une implantation inquiétante du virus. Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ces signaux sont alarmants : <em>« L’histoire se répète »,</em> avertit Diana Rojas Alvarez, cheffe d’équipe sur les arbovirus.<em> « Le chikungunya, autrefois limité aux zones tropicales, gagne du terrain et s’installe dans des régions jusque-là épargnées. La vigilance et la préparation sont désormais cruciales pour éviter une épidémie majeure en Europe ».</em></p>
<figure id="attachment_8232" aria-describedby="caption-attachment-8232" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/mosquito-g059d4c9c9_640.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-8232" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/mosquito-g059d4c9c9_640-300x199.jpg" alt="Moustique en train de piquer une personne" width="300" height="199" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/mosquito-g059d4c9c9_640-300x199.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/mosquito-g059d4c9c9_640-150x99.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/mosquito-g059d4c9c9_640.jpg 640w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-8232" class="wp-caption-text">En métropole, Santé publique France alerte sur une hausse inédite des cas de chikungunya dès le début de l&rsquo;été, en lien avec les épidémies survenues à Mayotte et La Réunion.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1017" data-end="1685">La progression du moustique tigre en métropole, vecteur principal du virus, s’accompagne d’un risque structurel : ce moustique est désormais implanté dans plus de 70 départements français. Par ailleurs, les épisodes de chaleur et d’humidité, devenus plus fréquents et prolongés avec le changement climatique, favorisent son expansion et la transmission du virus. Face à cette menace, la prévention demeure le principal rempart. Deux vaccins, Ixchiq et Vimkunya, ont obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) européen, mais leur usage reste limité à certaines tranches d’âge et groupes à risque, laissant une large partie de la population sans protection vaccinale.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1687" data-end="2284">Au niveau mondial, la situation est tout aussi préoccupante. Le chikungunya est désormais présent dans 119 pays, exposant 5,6 milliards de personnes à ce virus. L’Afrique de l’Est et l’Asie du Sud sont particulièrement touchées, avec une hausse des cas signalée au Kenya, à Madagascar ou en Somalie. <span class="relative -mx-px my-[-0.2rem] rounded px-px py-[0.2rem] transition-colors duration-100 ease-in-out">Concernant la situation en Europe, l&rsquo;OMS a exprimé des inquiétudes face à l&rsquo;augmentation des cas importés et à la transmission locale détectée en France, avec des cas suspects également en Italie. </span>Ce virus, longtemps cantonné à certaines régions tropicales, s’impose désormais comme une menace épidémique globale.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3547" data-end="4112">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/04/chikungunya-loms-alerte-sur-une-menace-mondiale-apres-les-epidemies-a-la-reunion-et-mayotte/">Chikungunya : l’OMS alerte sur une menace mondiale, après les épidémies à La Réunion et Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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