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	<title>Archives des mémoire - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des mémoire - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>La gestion des archives publiques au cœur d’une semaine de rencontres</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/11/la-gestion-des-archives-publiques-au-coeur-dune-semaine-de-rencontres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 01:30:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Histoire de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de la Semaine internationale des archives, les Archives départementales de Mayotte organisent plusieurs rendez-vous jusqu'au 14 juin 2026 pour sensibiliser les professionnels et le grand public à la conservation des documents qui racontent l’histoire de l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/11/la-gestion-des-archives-publiques-au-coeur-dune-semaine-de-rencontres/">La gestion des archives publiques au cœur d’une semaine de rencontres</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Derrière les dossiers administratifs, les vieux documents et les collections conservées dans les magasins des archives, c’est une partie de la mémoire de Mayotte qui se cache. Pour la Semaine internationale des archives, les Archives départementales invitent le public à découvrir leur travail.</p>
<p style="text-align: justify;">La première journée, le 9 juin, était consacrée aux directeurs du Département-Région. Ce mercredi, c&rsquo;était une matinée professionnelle qui a réuni les archivistes, les référents archives des collectivités, les agents du Département-Région et les services de l’État autour d’un même sujet : mieux gérer et mieux préserver les archives publiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Les référents archives présents lors de cette journée ont pu échanger sur les bonnes pratiques, les règles à respecter et les responsabilités liées à la gestion des documents publics. « <em>On leur rappelle la législation, on leur rappelle leur responsabilité</em> », précise Maxence Habran, conservateur du patrimoine et directeur des Archives départementales de Mayotte. Car les archives ne sont pas seulement des papiers à ranger, elles permettent notamment de retracer des actions administratives.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des archives papiers aux archives numériques</strong></h2>
<figure id="attachment_53159" aria-describedby="caption-attachment-53159" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-53159" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8330-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53159" class="wp-caption-text">Maxence Habran, conservateur du patrimoine et directeur des Archives départementales de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le travail des archives évolue aussi avec les nouvelles technologies. Aujourd’hui, les documents ne sont plus forcément créés sur papier. Certains sont directement numériques dès leur création. « <em>Les archives sont aussi une administration qui vit avec son temps</em> ». Depuis plusieurs années, ils travaillent sur les questions d’archivage numérique et de numérisation des documents anciens.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais tout numériser n’est pas l’objectif, en effet, le directeur rappelle que les fonds représentent des volumes très importants. « <em>L’intégralité des documents, ça représente plusieurs dizaines de millions de documents, voire une centaine, ne serait-ce qu’à Mayotte</em> », explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">L’idée est donc de faire des choix, certains documents très consultés pourront être numérisés pour limiter leur manipulation et les préserver. À terme, les Archives départementales de Mayotte souhaitent pouvoir diffuser certains documents en ligne afin de faciliter l’accès aux usagers.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Protéger les documents : un défi</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La conservation des archives reste un défi quotidien. Les documents doivent être stockés dans de bonnes conditions, avec des espaces adaptés, des rangements appropriés et une attention particulière portée aux risques comme l’humidité et les intempéries.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Si vous laissez vos documents par terre, si vous ne les mettez pas dans des rayonnages, si vous ne les identifiez pas forcément, si vous avez un dégât des eaux dans votre bâtiment comme ça a été le cas pendant Chido, vous allez avoir des dégâts qui peuvent être monstrueux</em> », alerte Maxence Habran.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, cet enjeu est encore plus important car l&rsquo;île a déjà connu des pertes importantes d’archives au cours de son histoire administrative. Lors du transfert de la préfecture de Dzaoudzi à Moroni à la fin des années 1950, puis au moment de l’indépendance des Comores, où une grande partie des archives a été détruite pour effacer le passé colonial. D’autres pertes ont aussi eu lieu lors de mouvements sociaux, notamment en 1992 avec l’incendie du service des domaines de l’État.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« On garde la mémoire »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_44276" aria-describedby="caption-attachment-44276" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-44276" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_3399-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44276" class="wp-caption-text">Le musée de Mayotte, MUMA, est le seul de l&rsquo;île.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour les professionnels qui travaillent avec des collections et des documents au quotidien, cette sensibilisation est essentielle. « <em>Ça nous permet d&rsquo;améliorer nos pratiques au niveau professionnel</em> », explique Achoura Boinaidi, chef de service de conservation et recherche au musée de Mayotte (MuMa). Dans les services, de nombreux documents sont produits chaque jour et il faut savoir lesquels conserver, comment les classer et comment les protéger.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les difficultés rencontrées, elle cite notamment le manque d’espaces adaptés. La conférence lui a donc permis de découvrir des outils et des méthodes pour améliorer la gestion des documents.</p>
<p>Comme l’explique la cheffe de service, l’enjeu dépasse le simple rangement. « <em>Pour Mayotte, c’est important de sauvegarder ces archives parce que c’est une mémoire</em> ». Une mémoire du présent qui deviendra, dans quelques années, une partie de l’histoire du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Kaweni Ya Zamani », l’art au service de la mémoire et de la jeunesse</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/19/kaweni-ya-zamani-lart-au-service-de-la-memoire-et-de-la-jeunesse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 02:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Loisirs]]></category>
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		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour raconter l’histoire et préserver la mémoire et le patrimoine de Kawéni et de ses habitants, des artistes et des jeunes du village ont réalisé des fresques et un podcast sur le “Kawéni d’antan”. Un projet, inauguré ce vendredi 16 mai, qui s’inscrit dans le programme du renouvellement urbain du quartier porté par la Ville de Mamoudzou et qui, en plus de construire des ponts entre les générations, permet aux jeunes de révéler leurs talents artistiques.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Course de pneus, corde a sauté, équilibre sur plots, billes…, les jeux d’antan sont mis à l’honneur sur la fresque d’une dizaine de mètres qui longe l’école maternelle Kawéni T6. L&rsquo;œuvre, réalisée par l&rsquo;artiste Denis Balthazar n’est pas encore totalement terminée, mais permet déjà à certains habitants de se plonger dans les souvenirs d’enfance, et à d’autres de découvrir des pratiques parfois disparues.</span></p>
<figure id="attachment_29079" aria-describedby="caption-attachment-29079" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-29079" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2-300x200.jpg" alt="Art, fresque murale, jeunesse, histoire, mémoire, Kawéni" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29079" class="wp-caption-text">Plantes médicinales, usine sucrière, rivières, jeux d&rsquo;antan et vêtements traditionnels, les fresques représentent 5 éléments qui forgent l&rsquo;identité de Kawéni</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Juste à côté, une autre fresque colorée, peinte par l’artiste Baba Mbaye, est un véritable herbier à ciel ouvert. Tamarin d’Inde, barabahi blanc, fougère, patte de lézard ou bien patate à durand, de nombreuses plantes médicinales sont représentées aux côtés de textes contant leurs vertus et leurs histoires. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;objectif de ces deux peintures murales, qui s&rsquo;inscrivent dans le projet « Kaweni Ya Zamani » (Kawéni d&rsquo;antan), est de mettre en avant les pratiques d&rsquo;antan des habitants de Kawéni, pour transmettre cette culture et cette mémoire aux nouvelles générations. A ces deux premières fresques vont s’ajouter trois autres dessins sur le thème de l’ancienne usine sucrière, les rivières et les vêtements traditionnels. Élaborées puis réalisées avec des jeunes de la commune, ces œuvres permettent de créer des vocations et du lien social. De la construction de la mémoire collective à l&rsquo;apprentissage de savoirs artistiques en passant par le développement personnel, la fresque « Kaweni Ya Zawani » répond à tous ces différents enjeux.</span></p>
<figure id="attachment_29084" aria-describedby="caption-attachment-29084" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-29084" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7-300x200.jpg" alt="Art, fresque murale, jeunesse, histoire, mémoire, Kawéni" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29084" class="wp-caption-text">Les dessins ont été réalisés directement par les jeunes de Kawéni</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">« Tout le quartier de Kawéni est en rénovation et l’idée de ce projet est que la mémoire et le patrimoine du quartier soient préservés, transmis »</span></i><span style="font-weight: 400;">, explique l&rsquo;artiste plasticienne Nathalie Muchamad, directrice artistique du projet, au moment du vernissage à la MJC de Kawéni, vendredi 16 mai. « <em>Le but est aussi </em></span><em><span style="font-weight: 400;">de construire du lien social et grâce au travail mené avec la jeunesse on arrive à inscrire le projet dans son quartier</span></em><i><span style="font-weight: 400;">.</span></i> <i><span style="font-weight: 400;">Depuis qu’on a commencé on a de bons retours de la part de la population ».</span></i></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Soutenir la jeunesse talentueuse</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">« <em>C&rsquo;était vraiment important d&rsquo;impliquer les élèves dans le projet pour pas qu&rsquo;ils soient seulement spectateurs. Du premier degré jusqu&rsquo;au lycée, les jeunes ont été impliqués grâce à leurs professeurs, c&rsquo;est bien pour transmettre l&rsquo;histoire du quartier mais aussi pour véhiculer des valeurs comme le respect », </em>insiste Colette Cabort, inspectrice de l&rsquo;Éducation nationale à la circonscription de Mamoudzou Nord.</p>
<figure id="attachment_29083" aria-describedby="caption-attachment-29083" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-29083" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6-300x200.jpg" alt="Art, fresque murale, jeunesse, histoire, mémoire, Kawéni" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29083" class="wp-caption-text">La fresque sur les jeux d&rsquo;antan représente de nombreuses activités de l&rsquo;époque comme la corde à sauté, la course de pneu, le jeu de billes&#8230;</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>On a travaillé avec des jeunes du lycée des Lumières, des collégiens, des petits enfants »</em>, explique Baba Mbaye qui a composé la fresque sur le thème des plantes médicinales. « <em>On voulait leur rappeler qu&rsquo;au moins une fois dans leur vie ils ont été soignés par leurs grands-parents à l&rsquo;aide de plantes médicinales, qu&rsquo;ils ne connaissaient pas. Certains jeunes du lycée des Lumières ont beaucoup de talents, ils sont voués à être de très bons artistes, je leur donne des conseils mais aussi de la liberté notamment sur les choix des couleurs », </em>ajoute l&rsquo;artiste, également professeur d&rsquo;arts plastiques au collège de Kawéni 1. « <em>Les élèves qui ont quelque chose dans l&rsquo;âme, les mains, la tête on les détecte très vite. Ils travaillent tout seul et on voit les efforts et la qualité, et à partir de là se nouent des relations presque paternelles, on les aide et on les intègre dans les projets hors de l&rsquo;école », </em>continue Baba Mbaye. « <em>C&rsquo;est difficile au départ de se lancer dans l&rsquo;art, mais quand on s&rsquo;implique et avec de la persévérance ça peut aboutir à quelque chose de concret ».</em></p>
<figure id="attachment_29085" aria-describedby="caption-attachment-29085" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-29085" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799-300x235.jpeg" alt="Art, fresque murale, jeunesse, histoire, mémoire, Kawéni" width="300" height="235" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799-300x235.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799-768x602.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799-150x118.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799-696x546.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799.jpeg 960w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29085" class="wp-caption-text">Les jeunes qui réalisent la fresque « jeux d&rsquo;antan », Moussa Moustoilib, Bourhane El Farouk, Mahamed Ali, Mohamed Maoujidou et Chamsidine Nael, ont remporté le concours de Halo&rsquo; Move pour leur œuvre artistique sur la mobilité</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il faut continuer à les encourager à se lancer dans l&rsquo;art »,</em> renchérit Denis Balthazar, artiste plasticien qui s&rsquo;est penché sur la thématique des jeux d&rsquo;antan<em>. </em>« <em>Au début du projet on s&rsquo;est réunis pour faire un test avec les élèves, on leur a proposé des thèmes et ils ont choisi le jeu qu&rsquo;ils voulaient représenter. Ils reproduisent ensuite leurs croquis sur le mur. Moi j</em><em>&lsquo;interviens uniquement sur les difficultés techniques »</em>, raconte l&rsquo;artiste. « <em>On a tout un groupe de jeunes qui aiment le dessin, c&rsquo;est leur passion, ils font déjà des expositions, ils ont du talent », </em>relève Denis Balthazar en faisant notamment référence à cinq jeunes, Moussa Moustoilib, Bourhane El Farouk, Mahamed Ali, Mohamed Maoujidou et Chamsidine Nael, qui ont remporté, également ce vendredi 16, le concours de Halo&rsquo; Move sur la mobilité à Mayotte, grâce à leur réalisation.</p>
<p style="text-align: justify;">La fresque n&rsquo;est pas encore totalement terminée en raison des différentes situations des jeunes artistes qui ne sont pas tous les jours disponibles. « <em>On tient à ce que les jeunes finissent le projet, si on arrête avant la fin, cela n&rsquo;a pas le même impact pour eux ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un podcast témoin du passé de Kawéni</strong></h2>
<figure id="attachment_29081" aria-describedby="caption-attachment-29081" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-29081" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4-300x200.jpg" alt="Art, fresque murale, jeunesse, histoire, mémoire, Kawéni" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29081" class="wp-caption-text">An-ichati Ahamadi (au centre) et les jeunes du Comité des jeunes de Kawéni ont réalisé un podcast en interrogeant les doyens de la commune</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En plus des fresques, le Comité des jeunes de Kawéni a réalisé un podcast en recueillant les témoignages des doyens de Kawéni, qui ont pu observer le développement rapide de la commune depuis ces dernières années.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Il n&rsquo;y avait que 4 fontaines à eau et il fallait aller à Dzoumogné, Tsoundzou, Passamaïnty pour laver les vêtements », </em>note une dame interrogée par les jeunes, dans un extrait diffusé lors du vernissage. « <em>Kawéni c&rsquo;est mieux maintenant, avant c&rsquo;était difficile, aujourd&rsquo;hui il y a les magasins et l&rsquo;eau, c&rsquo;est comme la capitale ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>C&rsquo;était très important pour nous de savoir comment était la vie avant. On ne savait pas du tout qu&rsquo;elle était aussi différente qu&rsquo;actuellement », </em>confie An-ichati Ahamadi, 17 ans, élève au lycée des Lumières. « <em>Ils nous ont dit qu&rsquo;avant Kawéni c&rsquo;était tout petit qu&rsquo;il y avait la forêt et moi en grandissant je pensais que c&rsquo;était toujours grand comme aujourd&rsquo;hui. Certaines personnes nous ont dit qu&rsquo;elles préféraient leur vie d&rsquo;avant, malgré le fait qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient pas de travail », </em>continue la lycéenne, heureuse de pouvoir s&rsquo;identifier davantage à l&rsquo;endroit où elle habite. Les différents épisodes du podcast seront diffusés sur le site internet de la Ville de Mamoudzou.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/19/kaweni-ya-zamani-lart-au-service-de-la-memoire-et-de-la-jeunesse/">« Kaweni Ya Zamani », l’art au service de la mémoire et de la jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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