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	<title>Archives des Médecins du Monde - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Médecins du Monde - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Kingia : l&#8217;UNICEF s’inquiète des effets de l’opération sur les enfants à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/29/kingia-lunicef-sinquiete-des-effets-de-loperation-sur-les-enfants-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 01:30:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Droits des enfants]]></category>
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		<category><![CDATA[Human Rights Watch]]></category>
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		<category><![CDATA[UNICEF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un communiqué commun publié ce mercredi 27 mai 2026, l'UNICEF France, Human Rights Watch, la Cimade et Médecins du Monde, alertent sur les effets de l’opération "Kingia" à Mayotte. Les organisations craignent une aggravation des ruptures de droits pour les enfants et les familles les plus vulnérables.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/29/kingia-lunicef-sinquiete-des-effets-de-loperation-sur-les-enfants-a-mayotte/">Kingia : l&rsquo;UNICEF s’inquiète des effets de l’opération sur les enfants à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Écoles, centres de santé, quartiers d’habitat informel&#8230; À Mayotte, l’opération « Kingia », menée depuis le 7 avril dernier, suscite une vive inquiétude parmi les associations de défense des droits humains. Dans un territoire déjà fragilisé par la pauvreté et les conséquences du cyclone Chido, plusieurs ONG dénoncent des interventions qui pourraient avoir de lourdes conséquences sur les enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un communiqué conjoint transmis à la presse ce mercredi 27 mai, l’UNICEF France, Human Rights Watch, la Cimade et Médecins du Monde tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences des opérations sécuritaires engagées sur l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Les organisations disent vouloir alerter sur <em>« les conséquences que les interventions sécuritaires, les démolitions d’habitats informels et les contrôles menés aux abords ou au sein d’établissements scolaires peuvent avoir sur les enfants et leurs familles ».</em> Une prise de parole forte dans un contexte particulièrement sensible à Mayotte, où les questions migratoires, sécuritaires et sociales s’entremêlent depuis plusieurs années.</p>
<p style="text-align: justify;">Les ONG estiment que <em>« dans un territoire où près d’un habitant sur deux est un enfant, et déjà marqué par de profondes vulnérabilités sociales, sanitaires et éducatives, toute politique publique doit être conduite dans le strict respect des droits fondamentaux de l’enfant ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Après les opérations « Wuambushu » en 2023 et « Place nette Mayotte » en 2024, « Kingia » s’inscrit dans la continuité d’une stratégie sécuritaire renforcée, portée par l’État français. Mais pour les associations signataires, les impératifs de sécurité ne peuvent être réalisés au détriment des droits des enfants.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une opération sécuritaire menée dans des zones de forte précarité sociale</strong></h2>
<figure id="attachment_49865" aria-describedby="caption-attachment-49865" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-49865" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-300x201.png" alt="" width="300" height="201" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-300x201.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1024x685.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-768x514.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1536x1027.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-2048x1370.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-150x100.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-696x466.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1068x714.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1920x1284.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-14-a-14.48.25-1320x883.png 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49865" class="wp-caption-text">Les associations et organisations humanitaires signalent des risques de rupture de parcours pour les familles lors des opérations de démolition et d’évacuation. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lancée officiellement le 7 avril 2026, l’opération « Kingia » est présentée par l’État comme une réponse aux problématiques de délinquance, d’habitat informel, d’économie parallèle et d’immigration irrégulière à Mayotte. Les associations replacent toutefois cette opération dans une succession d’interventions d’ampleur menées ces dernières années. Après « Wuambushu » puis « Place nette Mayotte », elles estiment que les méthodes employées continuent d’avoir des effets lourds sur les populations les plus précaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Les ONG pointent particulièrement les opérations menées dans certains quartiers d’habitat informel, notamment à Sada, Combani et Dembéni. Elles évoquent <em>« de fortes préoccupations lorsque des familles avec enfants se retrouvent sans solution effective de mise à l’abri ou de relogement ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des démolitions et des évacuations, les signataires alertent sur les conséquences humaines et sociales provoquées par ces interventions. <em>« Pour les enfants concernés, ces interventions peuvent entraîner des ruptures majeures dans leur parcours de vie : déscolarisations, déplacements forcés, pertes de repères, séparations familiales, interruptions de l’accès aux soins ou encore aggravations de situations de grande précarité »</em>, écrivent-elles.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un département déjà confronté à des difficultés structurelles majeures, les associations redoutent un basculement encore plus important de nombreuses familles dans la précarité. Le communiqué insiste notamment sur le fait que les enfants demeurent les premières victimes collatérales de ces opérations.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les écoles et les centres de soins au cœur des inquiétudes</b></h2>
<figure id="attachment_41406" aria-describedby="caption-attachment-41406" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-41406" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, Jacaranda," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41406" class="wp-caption-text">Les ONG s’inquiètent des contrôles aux abords des structures médicales, susceptibles d’entraver l’accès aux soins en nourrissant un climat de crainte de se faire arrêter, chez certaines familles. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Parmi les points les plus sensibles soulevés dans le communiqué, figure la question des contrôles menés à proximité des établissements scolaires et des structures de santé. Les organisations expriment <em>« leur préoccupation face aux opérations de contrôle menées aux abords, voire au sein, de certains centres de santé publiques et d’établissements scolaires ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les signataires, ces pratiques risquent d’installer un climat de peur chez les familles, avec des conséquences directes sur la fréquentation scolaire ou l’accès aux soins. Elles rappellent que <em>« si la protection des élèves et des personnels éducatifs constitue une priorité, ces interventions doivent être strictement encadrées afin de ne pas compromettre le droit à l’éducation ni créer un climat d’anxiété pour les enfants ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le communiqué insiste également sur le rôle fondamental des écoles et des hôpitaux dans un territoire aussi fragile socialement que Mayotte.<em> « L’école ainsi que l’hôpital doivent demeurer des lieux sûrs, protecteurs et accessibles à tous les enfants, sans discrimination liée à leur origine, leur situation administrative ou celle de leur famille »</em>, écrivent les ONG.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces inquiétudes interviennent alors que Mayotte traverse déjà une crise sociale profonde. Les associations rappellent que le territoire reste marqué par <em>« des fragilités structurelles profondes »</em>, aggravées par <em>« les conséquences du cyclone Chido »</em> survenu le 14 décembre 2024. Elles citent notamment : la pauvreté, les difficultés d’accès à l’eau, à la santé, à l’éducation, à l’hébergement et aux services essentiels.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, les organisations craignent que la répétition d’opérations sécuritaires intensives accentue encore davantage les situations de rupture. Elles estiment que <em>« la répétition d’opérations intensives, si elle n’est pas accompagnée de garanties sociales suffisantes, risque d’aggraver les ruptures de parcours et les situations de non-recours aux droits ». </em>Autrement dit, certaines familles pourraient être conduites à renoncer à envoyer leurs enfants à l’école ou à consulter dans les structures de santé, un phénomène de retrait déjà observé et susceptible de s’aggraver, en raison de la peur des contrôles administratifs ou des interpellations.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les ONG réclament des garanties immédiates pour les enfants</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation, l’UNICEF France, Human Rights Watch, la Cimade et Médecins du Monde demandent aux pouvoirs publics de renforcer les garanties de protection des enfants et des familles. Les organisations rappellent que <em>« la France est tenue de respecter ses engagements internationaux en matière de droits humains et de droits de l’enfant ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elles soulignent également un principe central du droit international : <em>« Toute décision publique susceptible d’affecter des enfants doit faire de leur intérêt supérieur une considération primordiale ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans leur communiqué, les ONG formulent une série de demandes précises. Elles réclament notamment <em>« une évaluation préalable et systématique de l’impact de ce type d’opérations sur les enfants et leurs familles ».</em> Elles demandent aussi <em>« la continuité effective de la scolarisation de tous les enfants, y compris en cas de déplacement, d’évacuation ou de démolition d’habitat ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les associations exigent également<em> « l’interdiction de toute pratique susceptible de dissuader les familles d’envoyer leurs enfants à l’école ou d’avoir accès aux soins ».</em> Elles demandent encore <em>« l’accès à une solution d’hébergement ou de relogement adaptée avant toute évacuation de familles avec enfants ». </em>Le communiqué insiste aussi sur<em> « la continuité de l’accès à l’eau, à l’alimentation et aux services essentiels</em>« , ainsi que sur <em>« la protection contre toute séparation familiale non justifiée par l’intérêt supérieur de l’enfant ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, les organisations souhaitent que les acteurs de terrain soient davantage associés aux décisions publiques. Elles réclament <em>« l’association des acteurs de la protection de l’enfance, de la santé, de l’éducation, de l’action sociale et du secteur associatif aux décisions affectant les enfants ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans leur conclusion, les ONG estiment que la réponse aux difficultés de Mayotte ne peut être uniquement sécuritaire. <em>« Face à la gravité de la situation à Mayotte, nos organisations réaffirment que la réponse aux difficultés rencontrées par le territoire ne peut reposer uniquement sur des opérations sécuritaires ponctuelles »</em>, écrivent-elles. Elles appellent à <em>« une politique publique durable, fondée sur la protection des enfants, l’accès effectif aux droits fondamentaux et l’investissement massif dans les services essentiels pour l’ensemble de la population ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Une alerte qui ravive le débat sur l’équilibre entre, d’un côté, une politique sécuritaire justifiée par la lutte contre l’immigration irrégulière, l’habitat insalubre et l’insécurité dans le département, et, de l’autre, le respect des droits fondamentaux, dans le 101ème département français.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/29/kingia-lunicef-sinquiete-des-effets-de-loperation-sur-les-enfants-a-mayotte/">Kingia : l&rsquo;UNICEF s’inquiète des effets de l’opération sur les enfants à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Journée de la contraception, les professionnels “confrontés très régulièrement” aux grossesses précoces</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/29/journee-de-la-contraception-les-professionnels-confrontes-tres-regulierement-aux-grossesses-precoces/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 02:15:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Acfav]]></category>
		<category><![CDATA[Croix-Rouge]]></category>
		<category><![CDATA[Journée de la contraception]]></category>
		<category><![CDATA[Médecins du Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Protection maternelle et Infantile]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’occasion de la Journée mondiale de la contraception, un village dédié était installé à Koungou vendredi 26 septembre. Il venait clôturer une semaine de sensibilisation à travers Mayotte. Une prévention importante alors que Mayotte est le département qui enregistre le plus de grossesses précoces en France derrière la Guyane.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/29/journee-de-la-contraception-les-professionnels-confrontes-tres-regulierement-aux-grossesses-precoces/">Journée de la contraception, les professionnels “confrontés très régulièrement” aux grossesses précoces</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ce vendredi, plusieurs associations étaient installées place de la Poste à Koungou pour informer sur la contraception à l’occasion de la Journée mondiale dédiée, parmi elles, la Protection maternelle et Infantile (PMI), La Croix-Rouge, Médecins du Monde, ou encore l’association pour la condition féminine et l’aide aux victimes (Acfav). <em>“Les collégiens de Koungou devaient venir au village, malheureusement, ils ne peuvent pas sortir suite aux affrontements qui ont eu lieu au lycée des Lumières cette semaine”</em>, explique Mathilde Lozano, coordinatrice des sages-femmes de la PMI. Dommage, car l’événement avait notamment pour but de renseigner les plus jeunes sur le sujet. A Mayotte, les besoins de prévention sont essentiels dans la mesure où le territoire est le deuxième département français qui enregistre le plus de grossesses précoces après la Guyane. En 2022, près de 500 jeunes filles sont devenues mères avant 18 ans à Mayotte.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Des jeunes pas assez renseignés</strong></h3>
<figure id="attachment_37806" aria-describedby="caption-attachment-37806" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-37806" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-300x200.jpeg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-1024x683.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-1536x1024.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-2048x1365.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-1068x712.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-1920x1280.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-1-copie-1320x880.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-37806" class="wp-caption-text">Plusieurs associations ont fait de l’éducation à la sexualité ce vendredi</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Koulthoum, lycéenne de 17 ans, est venue au village avec sa mère, elle pense que les jeunes de sa génération ne sont pas assez renseignés sur les risques d’un rapport non protégé. <em>“Beaucoup, des gars et des filles, ne se protègent pas car ils se disent qu’ils n’ont pas les mêmes sensations avec un préservatif, de mon côté je trouve que c’est mieux de le faire à cause des maladies et du risque de tomber enceinte”</em>. Certaines de ses connaissances sont tombées enceintes très jeunes. <em>“A Mayotte, des filles tombent enceintes à 11, 12 ans. Beaucoup ne pensent pas aux conséquences, elles pensent juste à leur fantasme”</em>, estime-t-elle.</p>
<h4 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><em>“L’avortement n’est pas hyper admis à Mayotte, surtout si on n’est pas marié.”</em></strong></h4>
<figure id="attachment_37805" aria-describedby="caption-attachment-37805" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-37805" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-300x200.jpeg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-1024x683.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-1536x1024.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-2048x1365.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-1068x712.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-1920x1280.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-2-copie-1320x880.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-37805" class="wp-caption-text">Morgane Choquet-Perzo, sage-femme à la PMI de Koungou</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Sage-femme à la PMI de Koungou, Morgane Choquet-Perzo est <em>“confrontée très régulièrement” </em>à ce type de grossesse.<em>“Cela s’explique aussi parce qu’on est l’une des plus grosses PMI de l’île”</em>, précise-t-elle. Une partie de ses patientes dans cette situation considère que<em> “c’est normal d’être enceintes avant 18 ans, elles sont mariées. Quand on décortique la situation psychosociale, on apprend qu’elles sont en couple stable, certaines continuent leur scolarité jusqu’à la terminale. Elles sont plutôt bien dans leur peau”</em>. Mais des cas sont également plus compliqués, <em>“des jeunes filles ont été mariées de force, des grossesses sont issues de viols.” </em>Dans ces cas, elles sont suivies par la psychologue et la conseillère conjugale”. Selon la professionnelle, le nombre de mères avant 18 ans est important aussi parce que<em>“l’avortement n’est pas hyper admis à Mayotte, surtout si on n’est pas mariée. Elles peuvent connaître aussi des difficultés pour se faire avorter car il faut être accompagné d’une personne majeure lorsqu’on est mineure”</em>.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Des adolescentes rejetées par leur entourage </strong></h3>
<figure id="attachment_37807" aria-describedby="caption-attachment-37807" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-37807" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-300x200.jpeg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-1024x683.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-1536x1024.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-2048x1365.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-1068x712.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-1920x1280.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Journee-contraception-4-copie-1320x880.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-37807" class="wp-caption-text">Toutes les générations sont venues se renseigner</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En même temps que le village de la contraception, une conférence sur les grossesses précoces était animée au collège de Kwalé à destination des classes de troisième. Charline Furst, psychologue à la Maison des adolescents, y participait. Dans son travail, elle mène les entretiens psychosociaux obligatoires avant de recourir à une interruption volontaire de grossesse (IVG). Ensuite, un travailleur social joue le rôle d’adulte qui va accompagner la jeune lors de l’avortement à la place de leur famille ou d’une de leurs proches. Les adolescentes qu’elle suit sont très isolées et globalement rejetées par leur famille.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">“<em>Certaines vont préférer garder l’enfant car avorter est interdit par la religion. Pour autant d&rsquo;autres, si elles veulent le garder, seront chassées par leur famille car selon eux, le village saura que leur fille a été déviergée et qu’elle n’est plus honorable et donc c’est la honte sociale. Aussi beaucoup de familles acceptent l’enfant, la mère n’est pas mise dehors, mais en revanche, elle ne bénéficie d’aucun soutien, ni moral, ni financier.</em> Certains parents ne parlent plus à leur enfant”.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans ce contexte, ces adolescentes peuvent se retrouver aussi démunies pour apprendre à devenir parents, <em>“sans forcément d’exemple, sans avoir de personne à qui poser des questions pour avoir du soutien”</em>, explique la psychologue. Deux lieux de vie et d’accueil existent sur le territoire pour héberger ces mères marginalisées mais ils ne disposent que de 10 places chacun, une capacité bien inférieure aux besoins.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>Lisa Morisseau</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/29/journee-de-la-contraception-les-professionnels-confrontes-tres-regulierement-aux-grossesses-precoces/">Journée de la contraception, les professionnels “confrontés très régulièrement” aux grossesses précoces</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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