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	<title>Archives des Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Fri, 07 Aug 2026 11:12:13 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Mayotte - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Lancement de la campagne 2026 Aide de « minimis » agricole pour les éleveurs de bovins à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/07/lancement-de-la-campagne-2026-aide-de-minimis-agricole-pour-les-eleveurs-de-bovins-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 11:12:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Aide de « minimis » agricole]]></category>
		<category><![CDATA[éleveurs de bovins]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;État met en place une aide temporaire destinée à soutenir les éleveurs de bovins de Mayotte au titre du règlement (UE) n°1408/2013 de la Commission du 18 décembre 2013 relatif aux aides de « minimis » dans le secteur de l&#8217;agriculture. Dans l&#8217;attente de l&#8217;activation des aides directes animales du programme POSEI, ce dispositif vise [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/07/lancement-de-la-campagne-2026-aide-de-minimis-agricole-pour-les-eleveurs-de-bovins-a-mayotte/">Lancement de la campagne 2026 Aide de « minimis » agricole pour les éleveurs de bovins à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L&rsquo;État met en place une aide temporaire destinée à soutenir les éleveurs de bovins de Mayotte au titre du règlement (UE) n°1408/2013 de la Commission du 18 décembre 2013 relatif aux aides de « minimis » dans le secteur de l&rsquo;agriculture. Dans l&rsquo;attente de l&rsquo;activation des aides directes animales du programme POSEI, ce dispositif vise à assurer un soutien afin d&rsquo;éviter la fragilisation des élevages bovins.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette aide est constituée d&rsquo;une base forfaitaire calculée selon le cheptel de bovins femelles reproductrices éligibles, avec, sous certaines conditions, une majoration pour les éleveurs réalisant des inséminations artificielles (IA), ainsi qu&rsquo;une majoration « zébu mahorais ».</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La DAAF de Mayotte est le guichet unique chargé de l&rsquo;instruction et assure également le paiement des demandes éligibles. La réception et vérification de la complétude des dossiers sera assurée par la DAAF de Mayotte à Mamoudzou.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les dossiers de demande d&rsquo;aide peuvent être adressés :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Prioritairement de façon dématérialisée sur la plateforme « Démarche numérique »</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/mayotte-de-minimis-bovins</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Par courrier recommandé à la DAAF avec accusé de réception à l&rsquo;aide du formulaire de demande d&rsquo;aide</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Deux nouvelles dispositions sont introduites en 2026 :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Recours à une procédure dématérialisée en télé déclaration;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; La majoration « zébu Mahorais » pour les animaux de plus e 8 mois enregistré sous le code à la BDI. Les demandes doivent être déposées au plus tard le 30 septembre 2026</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les bénéficiaires de cette aide doivent impérativement :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Exercer les achats d&rsquo;élevage bovin à Mayotte;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Répondre aux conditions décrites dans l&rsquo;instruction technique DGPE/SDF/2026-447 du 28/07/2026, publiée le 29/07/2026, relative à l&rsquo;Aide de « minimis » agricole pour les éleveurs de Mayotte en 2026;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Télé déclarer le dossier complet sur la plateforme dédiée (ou envoi papier avec accusé de réception).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour rappel, les principaux critères d&rsquo;éligibilité du présent dispositif sont :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">1- Déposer une déclaration de surface à la DAAF au titre de la campagne 2025 (ou de la campagne 2026 pour les primo-déclarants) pour une surface d&rsquo;au moins 0,1 ha  après contrôle administratif ou sur place;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">2- À la date du dépôt de la demande :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Détenir un effectif minimum de 3 femelles en âge de se reproduire de l&rsquo;espèce bovine (âgées d&rsquo;au moins 8 mois) avec au moins une mise-bas dans le cheptel au cours des 18 derniers mois;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Posséder la capacité professionnelle à identifier les animaux;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Respecter la réglementation relative à l&rsquo;identification animale (identification, inscription au registre d&rsquo;élevage et dans la BDNI);</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Disposer d&rsquo;un numéro SIREN (ou d&rsquo;un numéro SIRET pour les exploitants agricoles physiques) avec code de l&rsquo;activité principale exercée (APE) agricole actif; indiquer s&rsquo;ils disposent de plusieurs numéros SIREN;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211;  Être affilié à la MSA comme chef d&rsquo;exploitation, ou à la CSSM pour les demandeurs ayant un statut de personne morale de droit public;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Pour la majoration « zebu mahorais » : détenir au moins un animal (mâle ou femelle) de plus de 8 mois enregistré dans le BDNI et de type racial « zebu  Mahorais code 90 »</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">3- À la date de clôture des demandes : (le 30 septembre 2026)</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Avoir désigné un vétérinaire sanitaire;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Adhérer à un groupement de défense sanitaire;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Être à jour de ses cotisations à la MSA ou à la CSSM;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Être à jour de ses cotisations 2025 et 2026 auprès du service identification de la CAPAM;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Pour la majoration «zébu mahorais»: adhérer à l&rsquo;Association pour la conservation et le développement des races mahoraises (ACDRM).</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">4- Et, s&rsquo;engager :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Pendant au moins 6 mois à compter du lendemain de la date du dépôt de la demande:</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">A conserver les bovins éligibles sur l&rsquo;exploitation, y compris les bovins éligibles à la majoration « zébu mahorais »;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">A conserver actif le SIRET, tel que présenté sur la demande.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Jusqu&rsquo;au 31 décembre 2026 :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">A maintenir leur adhésion au groupement de défense sanitaire désigné dans la demande;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour les bénéficiaires de la majoration insémination artificielle et/ou de la majoration « zébu mahorais » : à respecter les consignes, en terme de suivi et de conduite, définies par la Chambre d&rsquo;agriculture ou la structure collective à laquelle ils sont adhérents.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La mise en œuvre de la présente aide peut donner lieu à un contrôle sur place ou documentaire des déclarations des demandeurs, et en particulier des conditions d&rsquo;éligibilité à l&rsquo;aide, par les services de la DAAF. Ces contrôles peuvent aboutir à remettre en cause l&rsquo;éligibilité à l&rsquo;aide et entraîner l&rsquo;application de réductions du montant de l&rsquo;aide et/ou de sanctions.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les documents relatifs à l&rsquo;aide, les renseignements d&rsquo;ordre administratif et technique peuvent être consultés sur le <a href="https://daaf.mayotte.agriculture.gouv.fr/aides-minimis-r108.html">site Internet de la DAAF</a></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les candidats à cette aide sont invités à se rapprocher du GDS ou de la CAPAM pour compléter et télé déclarer leur dossier.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-56570 size-full" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-07-a-13.55.32.png" alt="" width="1578" height="766" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-07-a-13.55.32.png 1578w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-07-a-13.55.32-300x146.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-07-a-13.55.32-1024x497.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-07-a-13.55.32-768x373.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-07-a-13.55.32-1536x746.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-07-a-13.55.32-150x73.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-07-a-13.55.32-696x338.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-07-a-13.55.32-1068x518.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-07-a-13.55.32-500x243.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-07-a-13.55.32-800x388.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-07-a-13.55.32-1280x621.png 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-07-a-13.55.32-1320x641.png 1320w" sizes="(max-width: 1578px) 100vw, 1578px" /></p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Mayotte, la filière vanille tente de renaître et prépare déjà la relève</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/07/a-mayotte-la-filiere-vanille-tente-de-renaitre-et-prepare-deja-la-releve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 02:15:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Association Saveurs et Senteurs de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[filière vanille]]></category>
		<category><![CDATA[Le Village d’EVA]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dévastée par le cyclone Chido, la production mahoraise de vanille a chuté à des niveaux inédits. Alors que les producteurs replantent pour espérer retrouver leurs récoltes, l’association Saveurs et Senteurs de Mayotte tente de tenir financièrement tout en transmettant ce savoir-faire aux nouvelles générations, notamment auprès des enfants accompagnés par le Village d’EVA.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/07/a-mayotte-la-filiere-vanille-tente-de-renaitre-et-prepare-deja-la-releve/">À Mayotte, la filière vanille tente de renaître et prépare déjà la relève</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p class="CorpsA" style="text-align: justify;"><span class="AucunA">Une trentaine d&rsquo;enfants de l’association Le Village d’EVA se pressent autour de Camille Talayrach, coordinatrice adjointe de l&rsquo;association Saveurs et Senteurs de Mayotte. Dans quelques semaines, leur explique-t-elle, </span><span class="Aucun"><i>« cette fleur ne s&rsquo;ouvrira qu&rsquo;une seule journée ».</i></span><span class="AucunA"> C&rsquo;est durant ce court laps de temps qu&rsquo;il faudra la polliniser </span><span class="Aucun">à </span><span class="Aucun"><span lang="IT">la main.</span></span><span class="AucunA"> Les enfants écoutent, étonnés. Beaucoup découvrent pour la premi</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">re fois la culture de la vanille, l&rsquo;un des produits les plus emblématiques de Mayotte.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_56502" aria-describedby="caption-attachment-56502" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-56502" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8511-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8511-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8511-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8511-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8511-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8511-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8511.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56502" class="wp-caption-text">Camille coordinatrice adjointe chez Saveurs et Senteurs a animé la matinée avec les enfants. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p class="CorpsA"><span class="AucunA">Originaire d&rsquo;Amérique centrale, o</span><span class="Aucun"><span lang="IT">ù </span></span><span class="AucunA">elle est naturelleme</span><span class="Aucun"><span lang="IT">nt pollinis</span></span><span class="AucunA">ée par les</span><span class="Aucun"><span lang="DE"> abeille</span></span><span class="AucunA">s à orchidées, la vanille n&rsquo;aurait jamais pu </span><span class="Aucun">être cultiv</span><span class="AucunA">é</span><span class="Aucun">e à </span><span class="AucunA">grande échelle dans l&rsquo;océan Indien sans une découverte décisive. En 1841, à La Réunion, Edmond Albius, jeune esclave âgé de onze ans, met au point une technique de pollinisation manuelle à l&rsquo;aide d&rsquo;une simple </span><span class="Aucun"><span lang="ES-TRAD">aiguille</span></span><span class="AucunA">. Un geste toujours utilisé aujourd&rsquo;hui à </span><span class="Aucun">Mayotte, </span><span class="AucunA">comme dans le reste de l</span><span class="Aucun"><span dir="RTL" lang="AR-SA">’</span>oc</span><span class="AucunA">é</span><span class="Aucun"><span lang="DE">an Indien</span></span><span class="AucunA">, o</span><span class="Aucun"><span lang="IT">ù </span></span><span class="AucunA">l&rsquo;insecte pollinisateur est absent.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="CorpsA"><span class="AucunA">Une fois fé</span><span class="Aucun"><span lang="IT">cond</span></span><span class="AucunA">ée, la fleur laisse place à une gousse qui met pr</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">s de neuf mois à </span><span class="Aucun"><span lang="IT">arriver </span></span><span class="AucunA">à maturité. La récolte intervient ensuite entre mai et le début du mois de juillet. Un temps long qui donne toute sa mesure aux dé</span><span class="Aucun">gâts caus</span><span class="AucunA">és par le cyclone Chido.</span><b></b><b></b></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong><em>« On recommence de zéro »</em></strong></h2>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="CorpsA"><span class="AucunA">Le passage du cyclone Chido a laissé des traces profondes dans les plantations. Les lianes de vanilliers ont é</span><span class="Aucun">t</span><span class="AucunA">é </span><span class="Aucun"><span lang="NL">arrach</span></span><span class="AucunA">é</span><span class="Aucun">es</span> <span class="Aucun">ou br</span><span class="AucunA">û</span><span class="Aucun">l</span><span class="AucunA">é</span><span class="Aucun">es</span><span class="AucunA">. Certaines parcelles ont été </span><span class="Aucun">enti</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">rement détruites. </span><span class="Aucun"><i>« Il faut trois ans avant qu&rsquo;une nouvelle liane produise ses premi</i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">è</span>res fleurs. Depuis le cyclone, on recommence de zé</i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">ro »</span></i></span><span class="AucunA">, résume Camille Talayrach.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="CorpsA"><span class="AucunA">Les chiffres illustrent l&rsquo;ampleur du désastre. En juin 2024, l&rsquo;association Saveurs et Senteurs de Mayotte avait réceptionné 1,7 tonne de gousses vertes apportées par les producteurs. Un an plus tard, la collecte tombait à 165 kilogrammes. Cette année, elle n&rsquo;a atteint que 56 kilogrammes.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_22329" aria-describedby="caption-attachment-22329" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-22329" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Récolte-vanille-verte--300x192.jpg" alt="Vanille, Mayotte, Salon agriculture," width="300" height="192" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Récolte-vanille-verte--300x192.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Récolte-vanille-verte--150x96.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Récolte-vanille-verte--696x445.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Récolte-vanille-verte-.jpg 750w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-22329" class="wp-caption-text"><span class="AucunA">Les producteurs livrent leurs gousses fraîches, qui sont ensuite trié</span><span class="Aucun"><span lang="IT">es, affin</span></span><span class="AucunA">ées et préparées avant leur commercialisation.</span></figcaption></figure>
<p class="CorpsA"><span class="AucunA">L&rsquo;association est aujourd&rsquo;hui la seule structure de l&rsquo;île à assurer la transformation et la préparation de la vanille. Les producteurs lui livrent leurs gousses fraîches, qui sont ensuite trié</span><span class="Aucun"><span lang="IT">es, affin</span></span><span class="AucunA">ées et préparées avant leur commercialisation. Les revenus générés permettent ensuite de rémunérer la production des agriculteurs l’année suivante.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="CorpsA"><span class="Aucun"><i>« Notre objectif n</i></span><span class="Aucun">’<i>est pas de faire du bénéfice. On cherche surtout à valoriser au mieux les producteurs et à redynamiser la filière vanille </i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">»</span></i></span><span class="AucunA">, explique Camille Talayrach. Lorsque cela est possible, une prime leur est versée en fin d</span><span class="Aucun">’</span><span class="AucunA">anné</span><span class="Aucun"><span lang="IT">e.</span></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="CorpsA"><span class="AucunA">Mais avec une production presque à l</span><span class="Aucun">’</span><span class="AucunA">arrêt, l</span><span class="Aucun">’</span><span class="AucunA">association fonctionne aujourd</span><span class="Aucun">’</span><span class="AucunA">hui principalement grâce aux stocks constitués avant Chido. Les ventes actuelles et les visites doivent lui permettre de constituer une trésorerie suffisante pour continuer son activité </span><span class="Aucun"><span lang="NL">et </span></span><span class="AucunA">être capable, dans quelques années, d</span><span class="Aucun">’</span><span class="AucunA">acheter les gousses aux agriculteurs, lorsque les nouvelles plantations recommenceront à produire.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: center;"><b>Une reconstruction collective</b></h2>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="CorpsA"><span class="AucunA">Pour relancer la fili</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">re, Saveurs et Senteurs mise sur la reconstruction collective. Paradoxalement, le cyclone a renforcé la dynamique. De nouveaux producteurs ont rejoint la fili</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">re, convaincus qu&rsquo;il sera plus facile de rebondir ensemble que chacun de son c</span><span class="Aucun">ôt</span><span class="AucunA">é</span><span class="Aucun">.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="CorpsA"><span class="AucunA">L</span><span class="Aucun">’</span><span class="AucunA">association accompagne également la multiplication de 70.000 jeunes plants issus de la souche locale, réalisée en laboratoire dans l</span><span class="Aucun">’</span><span class="Aucun"><span lang="IT">Hexagone. </span><i>« À cette échelle, c’était impossible de le faire à Mayotte »</i></span><span class="AucunA">, explique la salariée. Ces plants seront ensuite progressivement distribués aux agriculteurs </span><span class="Aucun">à </span><span class="AucunA">un tarif symbolique de </span><span class="Aucun"><i>« 75</i></span><span class="Aucun"><i><span lang="PT"> euros </span>les 300 plants »</i></span><span class="AucunA">, à condition qu&rsquo;ils suivent une formation.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_22640" aria-describedby="caption-attachment-22640" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-22640" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sabiti-Mohamadi-producteur-vanille--300x216.jpg" alt="" width="300" height="216" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sabiti-Mohamadi-producteur-vanille--300x216.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sabiti-Mohamadi-producteur-vanille--150x108.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sabiti-Mohamadi-producteur-vanille--696x501.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sabiti-Mohamadi-producteur-vanille-.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-22640" class="wp-caption-text">Sabiti Mohamadi, producteur de vanille, <span class="Aucun"><i>a gagné la médaille d’argent cette année au Concours Général Agricole</i> à l’occasion du Salon international de l’Agriculture à Paris<i>.</i></span>  (Photo: JDM)</figcaption></figure>
<p class="CorpsA"><span class="Aucun"><i>« L&rsquo;idée est de professionnaliser la fili</i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">è</span>re »</i></span><span class="AucunA">, tout en préservant une varié</span><span class="Aucun">t</span><span class="AucunA">é </span><span class="Aucun">d</span><span class="AucunA">é</span><span class="Aucun">jà </span><span class="Aucun"><span lang="PT">adapt</span></span><span class="AucunA">ée au climat mahorais. </span><span class="Aucun"><i>« Dans cinq ans, l</i></span><span class="Aucun">’<i>objectif est d’obtenir une production de cinq tonnes de vanille verte par an, soit une tonne de vanille noire commercialisable ».</i></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="CorpsA"><span class="AucunA">Un objectif ambitieux, alors que certaines plantations restent menacées p</span><span class="Aucun">ar </span><span class="AucunA">le futur projet d’aéroport à Bouyouni-M’Tsangamouji</span><span class="Aucun">. <i>« 5 à 6 producteurs de vanille ont toutes leurs terres dans cette zone, dont Mohamadi Sabiti, qui a gagné la médaille d’argent cette année au Concours Général Agricole </i>» à l’occasion du Salon international de l’Agriculture à Paris<i>.</i></span> <span class="AucunA">Pour des agriculteurs qui doivent attendre plusieurs années avant de récolter, perdre une parcelle déjà </span><span class="Aucun"><span lang="DE">plant</span></span><span class="AucunA">ée représente un risque majeur. </span><span class="Aucun"><i>« Certains ne verront même pas leur premi</i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">è</span>re floraison post-Chido </i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">»</span></i></span><span class="Aucun"><span lang="IT">, regrette Camille Talayrach.</span></span><b></b></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Transmettre pour faire vivre la filière</strong></h2>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="CorpsA"><span class="AucunA">C</span><span class="Aucun">’</span><span class="AucunA">est dans ce contexte que la sortie organisée avec le Village d</span><span class="Aucun">’</span><span class="AucunA">EVA prend tout son sens. </span><span class="Aucun"><span lang="IT">La d</span></span><span class="AucunA">écouverte de la vanille n</span><span class="Aucun">’</span><span class="AucunA">est pas seulement une activité pédagogique pour ces enfants éloigné</span><span class="Aucun"><span lang="ES-TRAD">s de l</span></span><span class="AucunA">’école. Elle participe aussi à faire connaître un patrimoine et, peut-être, à faire naître de futures vocations.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_56509" aria-describedby="caption-attachment-56509" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56509" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8575-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8575-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8575-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8575-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8575-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8575-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8575.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56509" class="wp-caption-text">A la fin de la matinée les enfants ont préparé de la confiture de papaye mélangée à de la vanille. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p class="CorpsA"><span class="AucunA">Le Village d&rsquo;EVA accueille des enfants non scolarisés à Mayotte, le plus souvent issus de familles récemment arrivées à Mayotte et en situation administrative précaire. Avant leur réintégration à l&rsquo;école, les équipes de l&rsquo;association les rep</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">rent lors de maraudes dans plusieurs quartiers de l&rsquo;île, évaluent leur niveau puis les accompagnent dans leurs démarches d’inscription. </span><span class="Aucun">R</span><span class="AucunA">épartis dans des classes selon leurs acquis, ils suivent des cours trois jours par semaine.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="CorpsA"><span class="AucunA">À M</span><span class="Aucun">’</span><span class="AucunA">tsapéré, o</span><span class="Aucun"><span lang="IT">ù </span></span><span class="AucunA">le centre accueille jusqu’à 110 enfants, Massoundi Abdoul-Anziz, chargé d</span><span class="Aucun">’</span><span class="AucunA">accueil, organise réguli</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">rement des sorties é</span><span class="Aucun"><span lang="PT">ducatives.</span></span> <span class="Aucun"><i>« Chaque fois qu</i></span><span class="Aucun">’</span><span class="Aucun"><i><span lang="ES-TRAD">on a l</span></i></span><span class="Aucun">’</span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">opportunit</span>é de faire une sortie d</i></span><span class="Aucun">’<i>apprentissage, on le fait. On leur fait découvrir le patrimoine de Mayotte et l</i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">a vanille </span>en fait partie </i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">»</span></i></span><span class="AucunA">, explique-t-il. </span><span class="Aucun"><i>« L&rsquo;objectif est qu&rsquo;ils bénéficient des mêmes conditions d&rsquo;éducation que les autres enfants </i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">»</span>.</i></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="CorpsA"><span class="AucunA">Les enfants y découvrent les diffé</span><span class="Aucun"><span lang="PT">rentes </span></span><span class="AucunA">étapes de transformation, les arômes, et participent à un atelier de cuisine.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><span class="Aucun"><b>« Ça m’a donné envie de faire de l’agriculture </b></span><span class="Aucun"><b><span lang="IT">»</span></b></span></em></h2>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<figure id="attachment_56506" aria-describedby="caption-attachment-56506" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56506" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8591-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8591-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8591-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8591-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8591-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8591-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/2T8A8591.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56506" class="wp-caption-text">Abigael, l&rsquo;une des enfants du groupe, vit au camp de migrants de Tsoundzou, et a envie de faire de<span class="Aucun"><i> l</i></span><span class="Aucun">’<i>agriculture.</i></span> Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p class="CorpsA"><span class="AucunA">Parmi celles et ceux pré</span><span class="Aucun">sents, Abigael Bahati</span><span class="AucunA">, 12 ans, observe attentivement. </span><span class="Aucun"><span lang="IT">Arriv</span></span><span class="AucunA">ée en mai dernier de République démocratique du Congo, elle n&rsquo;avait jamais vu de vanillier. À la rentrée, elle esp</span><span class="Aucun"><span lang="IT">è</span></span><span class="AucunA">re retrouver les bancs de l’é</span><span class="Aucun"><span lang="IT">cole.</span></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p class="CorpsA"><span class="Aucun"><i>« C&rsquo;est la premi</i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">è</span>re fois que je vois ç</i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">a. C</span></i></span><span class="Aucun">’<i>est bien, c</i></span><span class="Aucun">’<i>est éducatif, on apprend beaucoup de choses </i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">»</span>, </i></span><span class="AucunA">raconte-t-elle. Avant d</span><span class="Aucun">’</span><span class="AucunA">ajouter : </span><span class="Aucun"><i>« Ça m</i></span><span class="Aucun">’<i>a donné envie de faire de l</i></span><span class="Aucun">’<i>agriculture, mais pas seulement de la vanille </i></span><span class="Aucun"><i><span lang="IT">»</span>.</i></span></p>
</div>
<div>
<p class="CorpsA" style="text-align: justify;">Joséphine Puig</p>
</div>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/07/a-mayotte-la-filiere-vanille-tente-de-renaitre-et-prepare-deja-la-releve/">À Mayotte, la filière vanille tente de renaître et prépare déjà la relève</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Drogue : la consommation de « chimique » en progression à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/06/drogue-la-consommation-de-chimique-en-progression-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 02:30:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[chimique]]></category>
		<category><![CDATA[étude EpiMay]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56476</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’ARS de Mayotte vient de dévoiler, aux côtés de l’Observatoire régional de la santé (ORS) de Mayotte et de l’URPS Infirmiers de l’Océan Indien, le 5e volet de l’étude EpiMay portant sur la consommation de drogues de synthèse, communément appelées « chimique ».</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/06/drogue-la-consommation-de-chimique-en-progression-a-mayotte/">Drogue : la consommation de « chimique » en progression à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Du 2 juin au 8 juillet 2025, l’étude EpiMay a été menée à Mayotte auprès de 1.000 ménages tirés au sort sur l’ensemble du territoire. Cette enquête, permet de mieux connaître l’état de santé de la population mahoraise et de renforcer les données disponibles en santé publique.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Une progression de la consommation marquée chez les femmes</strong></h2>
<figure id="attachment_46829" aria-describedby="caption-attachment-46829" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-46829 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46829" class="wp-caption-text">L’étude EpiMay met en évidence une augmentation préoccupante de la consommation depuis 2019.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’étude EpiMay met en évidence une augmentation préoccupante de la consommation depuis 2019, portée notamment par les femmes, dont les niveaux de consommation ont fortement progressé au cours de cette période. Désormais 3 % des femmes déclarent une expérimentation de la « chimique » à un moment de leur vie, contre moins de 1 % six ans auparavant. À ce stade, les résultats de l&rsquo;étude ne permettent pas d&rsquo;identifier les facteurs expliquant la progression observée chez les femmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>La « chimique » un fléau insidieux</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Selon l’étude EpiMay, près d’un adulte sur vingt déclare avoir déjà consommé de la « chimique ». Ces résultats confirment l’installation de cette drogue de synthèse sur le territoire. Si l’expérimentation reste minoritaire, elle témoigne néanmoins de la diffusion d’un produit aux effets particulièrement imprévisibles et au fort potentiel addictif. Par ailleurs, l’étude estime que 52 adultes pour 10.000 consomment chaque jour cette drogue de synthèse, soit près de 870 personnes concernées à l’échelle de Mayotte.</p>
<figure id="attachment_56477" aria-describedby="caption-attachment-56477" style="width: 223px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56477 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-223x300.png" alt="" width="223" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-223x300.png 223w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-150x202.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-300x403.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-500x672.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1.png 696w" sizes="auto, (max-width: 223px) 100vw, 223px" /><figcaption id="caption-attachment-56477" class="wp-caption-text">Le rapport sur la consommation de « chimique » sur notre territoire intitulé Chasse-Marée.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le JdM avait pu consulter en décembre 2025 <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/03/la-chimique-un-fleau-insidieux/">un rapport sur la consommation de « chimique » sur notre territoire intitulé <em>Chasse-Marée</em></a> fait en partenariat avec la POPAM (Plateforme Oppelia de prévention et soin des addictions), l’ARS de Mayotte, le CHU de Lille, le CHM, le CHU de Bordeaux, l’Université de Mayotte et enfin l’OFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives). Pendant un an, de septembre 2022 à septembre 2023, chercheurs, scientifiques, travailleurs sociaux, associations sont allés sur le terrain, aux quatre coins de l’île, pour identifier « la chimique » et constater son évolution tant du point de vue de sa consommation que dans sa composition ou encore de sa diffusion.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Tous les acteurs ont œuvré dans le secret allant au plus près des consommateurs pour récupérer des échantillons de « chimique » afin de les analyser, mais aussi en leur faisant remplir un questionnaire indiquant l’âge, le sexe, le nombre d’enfants, le niveau social, etc. Ce rapport dresse ainsi un état des lieux précis de cette drogue dure présente depuis maintenant une quinzaine d’années sur notre territoire.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Qu’est-ce que la « chimique » et quels sont ses effets ?</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La chimique est un cannabinoïde de synthèse conçu à l’origine pour aider au sevrage du cannabis et notamment du tétrahydrocannabinol (THC). La « chimique » serait ainsi composée de plusieurs centaines de molécules différentes pouvant atteindre le nombre de 500 et serait de 2 à 200 fois plus puissante que le THC ! Ce qui en fait une drogue dure ! Les cannabinoïdes de synthèse existent depuis les années 1990’ mais au tournant des années 2000’ il y a eu un détournement de son usage par les trafiquants… et depuis 5 ans environ on est dans une logique d’innovation de la part de ces derniers.</p>
<figure id="attachment_42535" aria-describedby="caption-attachment-42535" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42535" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42535" class="wp-caption-text">La « chimique », une fois transformée, se présente généralement sous forme de tabac (illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Quant à sa forme, la « chimique », une fois transformée, se présente généralement sous forme de tabac avec une allure un peu grasse une fois qu’elle est passée entre les mains d’un « cuisinier » (ndlr, jargon pour désigner un chimiste). Pour résumer, la chimique c’est un substrat végétal comme du tabac, du solvant comme de l’alcool par exemple, et un cannabinoïde de synthèse. A l’origine, c’est une poudre de couleur blanche à saumon avec plusieurs molécules que « le cuisinier » transforme et mélange avec un substrat végétal.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Concernant effets de la « chimique », ils sont tout sauf euphoriques. Les gens oublient, zappent leurs problèmes. Ils disparaissent le temps d’un moment… <em>« Ce produit n’est absolument pas récréatif. Les consommateurs ne le prennent pas par plaisir mais par ennui »</em>, souligne un scientifique écotoxicologue. En ce qui concerne les effets indésirables, ils sont importants : hallucinations, palpitations, tachycardie, vertiges, vomissements, évanouissements, amaigrissement, perte de mémoire, agressivité, … avec une dépendance davantage psychologique que physiologique.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Des profils de consommation contrastés</strong></h2>
<figure id="attachment_42491" aria-describedby="caption-attachment-42491" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42491" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-696x391.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-1068x600.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-1320x742.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3.jpg 1656w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42491" class="wp-caption-text">L&rsquo;étude EpiMay estime que 52 adultes pour 10.000 consomment chaque jour cette drogue de synthèse, soit près de 870 personnes concernées à l’échelle de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’étude EpiMay met en évidence des profils différents selon le niveau de consommation. L’expérimentation est davantage observée chez les personnes socialement insérées, disposant de revenus plus élevés. À l’inverse, les consommations régulières concernent plus fréquemment des personnes en situation de vulnérabilité sociale, possédant de faibles revenus et un faible niveau de diplôme.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cependant, près d’un adulte sur cinq n’a jamais entendu parler de la « chimique » : une partie de la population demeure insuffisamment informée sur ce produit et sur les risques qu’il représente.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Renforcer la prévention</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Face à cette évolution, l’ARS Mayotte poursuit le renforcement de son offre spécialisée de prévention, d’accompagnement et de soins en addictologie à travers la Plateforme Oppelia de Prévention et de soins des Addictions à Mayotte (POPAM), qui regroupe :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; les Centres de soins, d&rsquo;accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; les Centres d&rsquo;accueil et d&rsquo;accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; les Consultations Jeunes Consommateurs (CJC).</p>
<figure id="attachment_19617" aria-describedby="caption-attachment-19617" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19617" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-300x187.jpg" alt="Grève, manifestation, syndicats, éducation, professeurs, Rectorat, Mayotte" width="300" height="187" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-300x187.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-150x94.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-696x434.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19617" class="wp-caption-text">Le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) dispose d&rsquo;un service d’addictologie implanté au site de Mamoudzou.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette plateforme dispose d’équipes mobiles intervenant au plus près de la population et des acteurs locaux dans une démarche d’« aller vers ». Le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) complète cette offre avec un service d’addictologie implanté au site de Mamoudzou.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour accompagner ces actions, l’ARS Mayotte déploie aussi une offre de prévention structurée, au plus près de tous :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; L’ARS a lancé, à la fin de l’année 2025, un appel à projets consacré au développement des compétences psychosociales auprès des plus jeunes, à travers le Fonds de lutte contre les addictions (FLCA), qui soutient chaque année la mise en œuvre de projets pour lutter contre les addictions ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; L’ARS renforce également la formation des professionnels, notamment à travers les actions menées par la POPAM auprès des agents de la Communauté d’agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM), dans le cadre de l’appel à projets de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictive (MILDECA). L&rsquo;ARS contribue par ailleurs à la mise en œuvre de la feuille de route territoriale 2023-2027 de la MILDECA.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/06/drogue-la-consommation-de-chimique-en-progression-a-mayotte/">Drogue : la consommation de « chimique » en progression à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>À Combani, une matinée pour rappeler aux jeunes mères les bienfaits de l’allaitement</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/05/a-combani-une-matinee-pour-rappeler-aux-jeunes-meres-les-bienfaits-de-lallaitement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 02:00:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Protection maternelle et Infantile]]></category>
		<category><![CDATA[Réseau Périnatal de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[semaine de l'allaitement maternel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56448</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Combani, professionnels de santé et associations ont réalisé mardi une matinée de sensibilisation autour de l’allaitement. Derrière la promotion du lait maternel, l’objectif est aussi d’accompagner les jeunes mères face aux évolutions des pratiques et de renforcer leur lien avec le système de santé.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/05/a-combani-une-matinee-pour-rappeler-aux-jeunes-meres-les-bienfaits-de-lallaitement/">À Combani, une matinée pour rappeler aux jeunes mères les bienfaits de l’allaitement</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« <em>Le lait maternel reste le meilleur pour l’enfant</em> », répètent les professionnels présents de stand en stand. Sous les tentes installées au centre social de Combani, sages-femmes, infirmières, associations et agents de la Protection maternelle et infantile (PMI) ont répondu aux questions des jeunes mamans à l&rsquo;occasion de la Semaine mondiale de l&rsquo;allaitement.</p>
<figure id="attachment_56453" aria-describedby="caption-attachment-56453" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56453 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.29.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56453" class="wp-caption-text">Sous les tentes installées au centre social de Combani, sages-femmes, infirmières, associations et agents de la Protection maternelle et infantile (PMI) ont répondu aux questions des jeunes mamans.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour cette troisième édition, les organisateurs avaient réuni les structures qui accompagnent les familles tout au long de l&rsquo;année. Si la mobilisation est restée modeste avec une quinzaine de jeunes mères, les professionnels misent avant tout sur la diffusion du message. « <em>On attend toujours plus de personnes. Mais le plus important, c&rsquo;est le bouche-à-oreille. C&rsquo;est la base de la société mahoraise </em>», souligne Islami Ali M&rsquo;Colo, chef du service Éducation pour la santé de la PMI.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Au-delà de la promotion de l&rsquo;allaitement, cette journée visait aussi à mieux faire connaître les missions de la PMI. « <em>Nous voulons pousser les jeunes mamans à venir chez nous, à sortir de l&rsquo;isolement. On ne parle pas seulement d&rsquo;allaitement, mais aussi de contraception, d&rsquo;alimentation ou encore du suivi de l&rsquo;enfant </em>», rappelle Islami Ali M&rsquo;Colo.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des pratiques qui évoluent</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les recommandations sont claires : un allaitement maternel exclusif jusqu&rsquo;à six mois, puis poursuivi en complément de l&rsquo;alimentation jusqu&rsquo;à au moins deux ans. Mais, sur le terrain, les professionnels constatent une évolution des pratiques. « <em>Les femmes sont aujourd&rsquo;hui beaucoup plus actives. Elles ont moins de temps. Certaines habitudes se perdent </em>», observe Islami Ali M&rsquo;Colo.</p>
<figure id="attachment_56455" aria-describedby="caption-attachment-56455" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56455 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-04-at-15.15.30.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56455" class="wp-caption-text">La journée a également été l&rsquo;occasion de proposer gratuitement des dépistages du diabète, de l&rsquo;hypertension et du VIH.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« <em>Beaucoup de jeunes femmes nous disent : je veux rester libre, mon compagnon peut aussi donner le biberon. Elles ont peur d&rsquo;être dépendantes de leur bébé</em> », raconte Eugénie, sage-femme, qui travaille pour le Réseau périnatal de Mayotte (Repema).</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour répondre à ces inquiétudes, les professionnels rappellent qu&rsquo;allaitement et reprise d&rsquo;activité ne sont pas incompatibles. « <em>Certains tire-laits sont pris en charge par la Sécurité sociale et peuvent être loués en pharmacie </em>», explique Nathrati, infirmière. Pourtant, ils restent peu utilisés. « <em>Aujourd&rsquo;hui, beaucoup de familles préfèrent acheter du lait en poudre. Pour certaines, c&rsquo;est perçu comme un signe de réussite sociale</em> », continue l’infirmière.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Le lait maternel s&rsquo;adapte aux besoins du bébé »</strong></em></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pourtant, « <em>ce qui est bien avec le lait maternel, c’est qu’il s&rsquo;adapte aux besoins du bébé. S&rsquo;il est déshydraté, le lait contiendra davantage d&rsquo;eau. Le corps de la mère produit aussi des anticorps qui vont protéger l&rsquo;enfant contre de nombreuses maladies </em>», indique Eugénie, « <em>en plus, c&rsquo;est gratuit ». </em>L&rsquo;allaitement bénéficie également à la mère en réduisant notamment les risques de cancer du sein et de diabète.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L&rsquo;accompagnement passe aussi par l&rsquo;alimentation des mamans. « <em>Il faut qu&rsquo;elles mangent équilibré : des légumes à chaque repas, des produits laitiers, beaucoup d&rsquo;eau et une alimentation variée. Nous sommes là pour leur expliquer tout cela</em> », rappelle Boina Mze Sabianti, travailleuse à la PMI.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Sensibiliser dès l&rsquo;adolescence</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Parmi les participantes figuraient plusieurs mères mineures placées, accompagnées par l&rsquo;association Yaouank. « <em>C&rsquo;était important qu&rsquo;elles viennent apprendre comment donner le sein à leurs enfants et comprendre pourquoi c&rsquo;est important</em> », raconte Mariama, membre de l’association. Six des dix adolescentes suivies par l&rsquo;association ont participé à la journée.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À 15 ans, l&rsquo;une d&rsquo;elles repart avec un regard différent sur l&rsquo;allaitement : « <em>J&rsquo;ai appris comment allaiter. J&rsquo;ai compris qu&rsquo;il ne faut pas regarder son téléphone pendant qu&rsquo;on donne le sein. Pour mes prochains bébés, j&rsquo;allaiterai plus que trois mois et mieux </em>», confie-t-elle.</p>
<figure id="attachment_22446" aria-describedby="caption-attachment-22446" style="width: 245px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-22446" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Repema-prema-245x300.jpg" alt="Prématuré, REPEMA, Mayotte" width="245" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Repema-prema-245x300.jpg 245w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Repema-prema-150x184.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Repema-prema-300x368.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Repema-prema.jpg 638w" sizes="auto, (max-width: 245px) 100vw, 245px" /><figcaption id="caption-attachment-22446" class="wp-caption-text"><em>Les berceuses nourrissent aussi le lien et la confiance. (I</em>llustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour Malikat, membre de la jeune association Chababy, l&rsquo;allaitement demeure cependant un sujet sensible. « <em>Culturellement, cela reste quelque chose de très intime. Cela se transmet souvent de mère en fille. Certaines femmes ne sont pas à l&rsquo;aise pour en parler </em>».</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Tout au long de la matinée, des bénéficiaires du centre social ont ponctué les échanges de berceuses traditionnelles. « <em>Les berceuses nourrissent aussi le lien et la confiance »</em>, glisse l&rsquo;une d&rsquo;elles. Un échange intergénérationnel important, d’après l’organisation.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La journée a également été l&rsquo;occasion de proposer gratuitement des dépistages du diabète, de l&rsquo;hypertension et du VIH. Une vingtaine de femmes en ont profité. Une sensibilisation importante pour Islami Ali M&rsquo;Colo : « <em>À Mayotte, beaucoup de personnes ne consultent pas faute de moyens ou parce qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas accès aux soins. Ces actions sont aussi là pour les rapprocher du parcours de santé et c’est primordial </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Joséphine Puig</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/05/a-combani-une-matinee-pour-rappeler-aux-jeunes-meres-les-bienfaits-de-lallaitement/">À Combani, une matinée pour rappeler aux jeunes mères les bienfaits de l’allaitement</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : une loi qui fait déjà débat</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/04/interdiction-des-reseaux-sociaux-aux-moins-de-15-ans-une-loi-qui-fait-deja-debat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 02:30:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Interdiction des réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes de moins de 15 ans]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56342</guid>

					<description><![CDATA[<p>Adoptée par la France, une nouvelle loi interdira bientôt l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Présentée comme une mesure de protection contre le cyber harcèlement et les effets des écrans sur la santé mentale, elle soulève déjà de nombreux débats. Inspirée par des initiatives étrangères, cette réglementation divise experts, parents et adolescents. À Mayotte, cette loi suscite beaucoup d'interrogations chez les jeunes concernés.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/04/interdiction-des-reseaux-sociaux-aux-moins-de-15-ans-une-loi-qui-fait-deja-debat/">Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : une loi qui fait déjà débat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La France est devenue le premier pays de l’Union européenne à adopter une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Voté par le Parlement le 21 juillet 2026, le texte doit entrer en vigueur à la rentrée de septembre, avec une période de quatre mois laissée aux plateformes pour fermer les comptes déjà détenus par des utilisateurs de moins de 15 ans. L’objectif affiché par le Gouvernement est de mieux protéger les mineurs face aux risques liés aux réseaux sociaux : cyber harcèlement, exposition à des contenus violents ou pornographiques, désinformation, addiction aux écrans et dégradation de la santé mentale.</p>
<figure id="attachment_7043" aria-describedby="caption-attachment-7043" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-7043" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Assemblee-nationale-Photo-assemblee-nationale-1-1-300x199.jpg" alt="Elections législatives 2024 à Mayotte" width="300" height="199" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Assemblee-nationale-Photo-assemblee-nationale-1-1-300x199.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Assemblee-nationale-Photo-assemblee-nationale-1-1-150x99.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Assemblee-nationale-Photo-assemblee-nationale-1-1.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-7043" class="wp-caption-text">La France est devenue le premier pays de l’Union européenne à adopter une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. (photographie/DR/Assemblée nationale)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette décision n’est toutefois pas apparue du jour au lendemain. Depuis plusieurs années, la question de l’encadrement des réseaux sociaux occupe une place importante dans le débat public français. Dès 2023, une première loi imposait déjà aux plateformes de recueillir l’autorisation parentale pour les utilisateurs de moins de 15 ans. Dans les faits, cette mesure est restée largement inapplicable faute de système fiable de vérification de l’âge. Face à ce constat, le Gouvernement a choisi d’aller plus loin en proposant une interdiction pure et simple pour cette tranche d’âge.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette évolution s’inscrit également dans une dynamique internationale. L’Australie a ouvert la voie en adoptant une législation particulièrement stricte interdisant l’accès aux principaux réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Ce choix a suscité un vif intérêt dans plusieurs pays, dont la France, où Emmanuel Macron a fait de la protection des mineurs en ligne l’une de ses priorités. Depuis, d’autres États européens, comme l’Espagne, le Danemark ou encore la Grèce, réfléchissent eux aussi à renforcer les restrictions d’accès aux plateformes numériques pour les plus jeunes.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais les premières expériences étrangères montrent que la mise en œuvre d’une telle interdiction reste complexe. Selon une étude réalisée par Cybernews*, les internautes cherchent rapidement des moyens de contourner les systèmes de vérification de l’âge dès leur entrée en vigueur. En Australie, après l’instauration de restrictions d’âge sur certains services en ligne en mars 2026, les téléchargements de VPN** ont presque triplé et les discussions sur Reddit consacrées aux méthodes de contournement ont progressé de 47 %.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’étude montre également que ce phénomène prend de l’ampleur. Les publications Reddit portant sur le contournement de la vérification d’âge sont passées d’un seul fil de discussion en mai 2025 à 65 en avril 2026, soit un total de 241 discussions analysées. Ces constats alimentent aujourd’hui le débat en France. Si la volonté de protéger les mineurs fait largement consensus, la question de l’efficacité réelle de la loi demeure. Entre protection de l’enfance, respect de la vie privée, faisabilité technique et risque de contournement, la France s’engage dans une expérimentation inédite à l’échelle européenne, dont les effets seront scrutés de près dans les prochains mois.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>À Mayotte, des adolescents partagés sur la réforme </strong></h2>
<figure id="attachment_56344" aria-describedby="caption-attachment-56344" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56344 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.25.16-225x300.jpeg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.25.16-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.25.16-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.25.16-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.25.16-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.25.16-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.25.16-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.25.16-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.25.16-500x667.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.25.16-800x1067.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.25.16-1280x1707.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.25.16-1320x1760.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.25.16.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-56344" class="wp-caption-text">Les réseaux sociaux ne sont pas seulement des espaces de divertissement, ils permettent aussi aux adolescents de communiquer avec leurs proches, de s’informer ou encore de trouver un soutien lorsqu’ils traversent des périodes difficiles.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Si le Gouvernement présente cette loi comme un moyen de mieux protéger les mineurs, les principaux concernés affichent des opinions nuancées. À 15 ans, une jeune Mahoraise souhaitant rester anonyme estime que l’interdiction pourrait produire l’effet inverse de celui recherché. <em>« Cette loi a été mise en place pour protéger les mineurs, diminuer les risques de cyber harcèlement et préserver la santé mentale des adolescents. Mais je trouve qu’elle aggraverait la situation, car les réseaux sociaux sont vus comme une échappatoire par beaucoup de jeunes. Les en priver ne ferait que les encourager à contourner la loi »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour cette lycéenne, les réseaux sociaux ne sont pas seulement des espaces de divertissement, ils permettent aussi aux adolescents de communiquer avec leurs proches, de s’informer ou encore de trouver un soutien lorsqu’ils traversent des périodes difficiles. Selon elle, une interdiction stricte risque surtout d’inciter les jeunes à créer des comptes de manière frauduleuse ou à utiliser des outils de contournement, comme cela a déjà été observé dans d’autres pays.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À 13 ans, une collégienne mahoraise souhaitant également rester anonyme partage ses réserves, même si elle reconnaît les dangers liés aux plateformes. <em>« Je suis consciente que les réseaux sociaux peuvent être un danger pour nous. Mais contrairement à ce que pensent beaucoup d’adultes, il y a aussi du bon sur les réseaux. Pour certains jeunes, ils sont un moyen de décompresser et de garder le contact avec leurs amis »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour elle, la réponse ne devrait pas être une interdiction, mais une meilleure éducation au numérique. <em>« Le Gouvernement veut régler un vrai problème, mais je ne pense pas que ce soit la bonne solution. Il faudrait plutôt mettre en place des cours de sensibilisation sur le cyber harcèlement, les fausses informations et les dangers d’Internet dès le plus jeune âge. Les plateformes pourraient aussi développer davantage des comptes adaptés aux adolescents, comme l’a fait Instagram »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La collégienne s’interroge enfin sur les conséquences d’une interdiction totale jusqu’à 15 ans. <em>« Si les réseaux sociaux deviennent accessibles à partir de 15 ans sans aucune préparation, beaucoup de jeunes ne sauront pas les utiliser correctement. Cela risque de créer d’autres problèmes »</em>.</p>
<figure id="attachment_56345" aria-describedby="caption-attachment-56345" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56345 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.47.06-225x300.jpeg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.47.06-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.47.06-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.47.06-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.47.06-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.47.06-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.47.06-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.47.06-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.47.06-500x667.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.47.06-800x1067.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.47.06-1280x1707.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.47.06-1320x1760.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-07-30-at-15.47.06.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-56345" class="wp-caption-text">Les plateformes sont aujourd’hui des espaces où circulent des contenus parfois inadaptés aux plus jeunes et où les risques de cyber harcèlement, de manipulation ou encore de prédation sexuelle sont bien réels.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ces deux témoignages illustrent les interrogations que suscite la future application de cette loi à Mayotte. Si tous reconnaissent la nécessité de protéger les mineurs des dérives des réseaux sociaux, les adolescents interrogés s’accordent à dire que la prévention, l’accompagnement et l’éducation au numérique devraient également occuper une place centrale dans cette mesure.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Si cette loi ne fera sans doute pas disparaître tous les dangers liés aux réseaux sociaux, elle constitue néanmoins une avancée. Les plateformes sont aujourd’hui des espaces où circulent des contenus parfois inadaptés aux plus jeunes et où les risques de cyber harcèlement, de manipulation ou encore de prédation sexuelle sont bien réels. L’influence des réseaux sociaux ne touche d’ailleurs pas uniquement les mineurs. Même à l’âge adulte, il est parfois difficile de prendre du recul face aux contenus mis en avant par les algorithmes. Il est donc légitime de s’interroger de leurs effets sur des enfants et des adolescents, dont l’esprit critique et la maturité sont encore en construction.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Certes, certains jeunes chercheront probablement à contourner les restrictions, comme cela a déjà été observé dans d’autres pays. Mais cette réalité ne remet pas en cause l’objectif de la loi. Au contraire, elle rappelle que la protection des mineurs passe autant par la réglementation que par l’éducation au numérique et l’accompagnement des familles. C’est un combat qui ne fait que commencer.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Amelle Djaroudi</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">* Cybernews a analysé les discussions Reddit portant sur le contournement de la vérification d&rsquo;âge entre mai 2025 et avril 2026, ainsi que les tendances de téléchargement de VPN au Royaume-Uni et en Australie. L&rsquo;étude révèle que les utilisateurs cherchent de plus en plus à contourner la vérification d&rsquo;âge à mesure que les lois entrent en vigueur.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">** Un VPN (réseau privé virtuel) est un outil qui crée un tunnel chiffré pour vos données, protège votre identité en ligne en cachant votre adresse IP et vous permet de bénéficier d’une sécurité accrue sur tous les réseaux. Avec un VPN, vous pouvez protéger votre connexion Internet et accroître votre confidentialité en ligne.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/04/interdiction-des-reseaux-sociaux-aux-moins-de-15-ans-une-loi-qui-fait-deja-debat/">Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : une loi qui fait déjà débat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Octobre Rose 2026 : Amalca lance sa campagne et appelle les Mahorais à se mobiliser contre les cancers</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/04/octobre-rose-2026-amalca-lance-sa-campagne-et-appelle-les-mahorais-a-se-mobiliser-contre-les-cancers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 02:15:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AMALCA]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer du sein]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Mwendro Wa Tama]]></category>
		<category><![CDATA[Octobre Rose 2026]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56362</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'association Amalca a présenté ce lundi 3 août les grandes lignes de l'édition 2026 d'Octobre Rose, avec une conférence consacrée à la place des hommes dans l'accompagnement de leur conjointe malade et une nouvelle édition de la marche solidaire Mwendro wa Tama, dont les inscriptions sont désormais ouvertes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/04/octobre-rose-2026-amalca-lance-sa-campagne-et-appelle-les-mahorais-a-se-mobiliser-contre-les-cancers/">Octobre Rose 2026 : Amalca lance sa campagne et appelle les Mahorais à se mobiliser contre les cancers</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, la campagne Octobre Rose est officiellement lancée. Lors d&rsquo;une conférence de presse, l&rsquo;association Amalca a dévoilé les deux grands rendez-vous qui rythmeront cette édition 2026, tout en réaffirmant son objectif : sensibiliser la population aux cancers, accompagner les personnes malades et poursuivre son travail de terrain tout au long de l&rsquo;année.</p>
<figure id="attachment_56402" aria-describedby="caption-attachment-56402" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56402 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/images-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/images-300x300.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/images-150x150.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/images.png 447w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56402" class="wp-caption-text">Cette année, le thème retenu porte sur la place de l&rsquo;homme dans le parcours de la maladie de sa conjointe.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le premier rendez-vous est fixé au 2 octobre au Pôle culturel de Chirongui avec la conférence d&rsquo;ouverture d&rsquo;Octobre Rose. Cette année, le thème retenu porte sur la place de l&rsquo;homme dans le parcours de la maladie de sa conjointe, un sujet que l&rsquo;association estime encore trop peu abordé malgré son importance dans la vie des familles. La rencontre réunira des professionnels de santé, des représentants d&rsquo;institutions et des personnes venues partager leur expérience.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Quant au second temps fort, il aura lieu le 1er novembre avec <em>Mwendro wa Tama</em>, la Marche de l&rsquo;Espoir, qui viendra clôturer ce mois de sensibilisation. L&rsquo;an dernier, plus de 4.000 personnes avaient participé à cette mobilisation citoyenne. Pour cette nouvelle édition, Amalca espère franchir un nouveau cap en proposant 5.000 T-shirts fournis par l&rsquo;opérateur Only.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une nouvelle équipe dans la continuité </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour Souraya Bamana, élue présidente après avoir été bénévole puis secrétaire générale de l&rsquo;association, cette nouvelle équipe ne marque pas un changement de cap mais une continuité dans les actions menées depuis plusieurs années. « <em>Nous restons dans le même fil conducteur qui est la sensibilisation et le bien-être de nos usagers</em> », explique-t-elle.</p>
<figure id="attachment_56392" aria-describedby="caption-attachment-56392" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56392" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9495-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56392" class="wp-caption-text">Souraya Bamana, présidente d&rsquo;Amalca depuis la fin d&rsquo;année 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif est de poursuivre les actions de proximité afin de toucher les personnes qui n&rsquo;osent pas toujours demander de l&rsquo;aide ou parler de leur maladie.  À l&rsquo;occasion de cette conférence de presse, Amalca a également ouvert les inscriptions à la Marche. Les participants peuvent désormais réserver leur T-shirt en ligne et choisir leur point de retrait. « <em>Le T-shirt plus le bracelet de la marche plus le petit sac de collation à 10 euros, c&rsquo;est pas beaucoup. Vous pouvez aussi rajouter 10 ou 20 euros en guise de don sur le même lien</em> », sollicite la présidente.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Souraya Bamana, cette campagne est aussi un moyen de commencer à réunir les moyens financiers nécessaires à l&rsquo;organisation des actions prévues durant Octobre Rose. « <em>Sans mobilisation financière et sans mobilisation humaine, on ne peut pas mener toutes ces actions. Je le dis sans tabou parce que comme la maladie, l&rsquo;argent aussi ne doit pas être tabou</em> », rappelle-t-elle, tout en lançant un appel aux bénévoles, aux entreprises et aux particuliers.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Briser le tabou autour du cancer</strong></h2>
<figure id="attachment_56393" aria-describedby="caption-attachment-56393" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56393" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9494-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56393" class="wp-caption-text">Arifia Said, coordinatrice Amalca.</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Si Octobre Rose reste le temps fort de l&rsquo;association, celle-ci intervient toute l&rsquo;année sur la prévention et l&rsquo;accompagnement des personnes touchées par tous les types de cancers. Les équipes se déplacent dans les quartiers, les établissements scolaires, les entreprises ou encore les collectivités afin d&rsquo;aller directement à la rencontre de la population. « <em>On fait des ateliers pour former les bénévoles et adhérents pour qu&rsquo;ils soient ambassadeurs</em> <em>et portent la parole de l&rsquo;association dans les quartiers</em> », indique Anrifia Saïd, coordinatrice de l&rsquo;association depuis juin 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">La question du tabou reste l&rsquo;une des principales difficultés rencontrées sur le terrain. Selon Souraya Bamana, certaines personnes préfèrent cacher leur maladie, parfois même à leurs proches, ce qui retarde souvent les démarches médicales. D&rsquo;autres vivent dans des situations de grande précarité ou n&rsquo;osent pas se rendre à l&rsquo;hôpital. « <em>On ne peut pas se soigner avec un tabou, pour pouvoir se soigner c&rsquo;est mieux d&rsquo;être accompagné et de parler de sa situation</em> ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Amalca rappelle qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas un organisme de soins mais un lieu d&rsquo;écoute, de sensibilisation et d&rsquo;orientation. Les personnes qui s&rsquo;interrogent sur leur état de santé peuvent être accueillies dans les locaux avant d&rsquo;être dirigées vers leur médecin traitant ou les structures compétentes. « <em>Une maladie découverte tôt se soigne mieux</em> », insiste la présidente.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une mobilisation qui dépasse Octobre Rose</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;association Amalca rappelle que son action ne se limite pas au mois d&rsquo;octobre, elle mène également des campagnes sur les cancers masculins avec Novembre Bleu ou encore sur les cancers pédiatriques. L&rsquo;an dernier, un tournoi de <em>beach soccer</em> consacré aux cancers masculins avait permis de sensibiliser un nouveau public.</p>
<figure id="attachment_56394" aria-describedby="caption-attachment-56394" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56394" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499-300x275.jpg" alt="" width="300" height="275" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499-300x275.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499-1024x938.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499-768x703.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499-150x137.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499-696x637.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499-500x458.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499-800x732.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_9499.jpg 1030w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56394" class="wp-caption-text">Chadouli Youssouf, ambassadeur de l&rsquo;association Amalca.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Présent lors de la conférence de presse, l&rsquo;éducateur sportif Chadouli Youssouf, connu sous le nom de « Chad Youyou » sur les réseaux sociaux,  et ambassadeur d&rsquo;Amalca, a insisté sur l&rsquo;importance d&rsquo;impliquer toute la population. Habitué à participer à des défis sportifs, il utilise ses courses et ses interventions pour faire connaître les actions de l&rsquo;association et rappeler que le sport peut aussi jouer un rôle dans le bien-être des personnes malades. « <em>J&rsquo;ai fait les 24 heures en championnat de France&#8230; je n&rsquo;étais pas sur le podium car j&rsquo;étais blessé mais mon objectif c&rsquo;était aussi porter Amalca et mobiliser les gens à la cause</em> », confie-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Il appelle chacun à soutenir l&rsquo;association, que ce soit en participant à la marche, en devenant bénévole ou en faisant un don. Pour lui, il ne faut pas attendre qu&rsquo;un proche soit touché par un cancer pour se sentir concerné.</p>
<p>Les liens pour soutenir l&rsquo;association et commander les t-shirts :</p>
<p><a href="http://helloasso.com/associations/association-mahoraise-pour-la-lutte-contre-le-cancer-a-m-a-l-c-a/formulaires/1">http://helloasso.com/associations/association-mahoraise-pour-la-lutte-contre-le-cancer-a-m-a-l-c-a/formulaires/1</a></p>
<p><a href="https://www.helloasso.com/associations/association-mahoraise-pour-la-lutte-contre-le-cancer-a-m-a-l-c-a/evenements/mwendro-wa-tama-2026-la-marche-de-l-espoir">https://www.helloasso.com/associations/association-mahoraise-pour-la-lutte-contre-le-cancer-a-m-a-l-c-a/evenements/mwendro-wa-tama-2026-la-marche-de-l-espoir</a></p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/04/octobre-rose-2026-amalca-lance-sa-campagne-et-appelle-les-mahorais-a-se-mobiliser-contre-les-cancers/">Octobre Rose 2026 : Amalca lance sa campagne et appelle les Mahorais à se mobiliser contre les cancers</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les cas de paludisme et de Mpox en augmentation à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/04/les-cas-de-paludisme-et-de-mpox-en-augmentation-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 02:00:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[bulletin épidémiologique]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique France]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56373</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#8211; Paludisme 14 nouveaux cas ont été déclarés en semaine 30 dont 8 cas acquis localement, 3 importés et 3 cas en cours d’investigation. Depuis le début de l’année 2026, 302 cas de paludisme ont été enregistrés, dont 66 acquis localement et 215 importés, majoritairement en provenance des Comores. 5 cas de paludisme hospitalisés ont [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>&#8211; Paludisme</strong></p>
<figure id="attachment_56375" aria-describedby="caption-attachment-56375" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56375 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-300x162.png" alt="" width="300" height="162" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-300x162.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-1024x554.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-768x415.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-1536x830.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-2048x1107.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-150x81.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-696x376.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-1068x577.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-1920x1038.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-500x270.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-800x432.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-1280x692.png 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.11-1320x714.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56375" class="wp-caption-text">Santé publique France / Surveillance régionale / Bulletin / Édition Mayotte / 31 juillet 2026.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">14 nouveaux cas ont été déclarés en semaine 30 dont 8 cas acquis localement, 3 importés et 3 cas en cours d’investigation.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Depuis le début de l’année 2026, 302 cas de paludisme ont été enregistrés, dont 66 acquis localement et 215 importés, majoritairement en provenance des Comores. 5 cas de paludisme hospitalisés ont été declarés en semaine 30, dont 2 cas graves admis en réanimation.</p>
<div class="page" title="Page 4">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p style="text-align: justify;">Les 14 cas déclarés en semaine 30 étaient répartis dans cinq des 17 communes de l&rsquo;île. Neuf cas ont été recensés dans la commune de Chirongui, deux dans celle de Mamoudzou, tandis que les communes de Bandrélé, Tsingoni et Sada ont chacune enregistré un cas.</p>
<figure id="attachment_56379" aria-describedby="caption-attachment-56379" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56379 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-300x180.png" alt="" width="300" height="180" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-300x180.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-1024x616.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-768x462.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-1536x924.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-2048x1231.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-150x90.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-696x419.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-1068x642.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-1920x1155.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-500x301.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-800x481.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-1280x770.png 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-15.07.02-1320x794.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56379" class="wp-caption-text">Santé publique France / Surveillance régionale / Bulletin / Édition Mayotte / 31 juillet 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En outre, les 66 cas acquis localement de paludisme enregistrés depuis le début de l&rsquo;année sont principalement concentrés dans les communes à risque, où la présence du vecteur compétent est documentée. Les communes de Dembéni (25 cas ; 37,9 %), de Chirongui (19 cas ; 28,8 %) et de Bandrélé (18 cas ; 27,3 %) totalisent à elles seules 62 cas, soit 93,9 % de l&rsquo;ensemble des cas acquis localement. Les quatre cas restants ont été rapportés dans les communes de Kani-Kéli (2 cas), de Mamoudzou (1 cas) et de Mtsangamouji (1 cas).</p>
<p style="text-align: justify;">Sur les 302 cas de paludisme déclarés à Mayotte depuis le début de l&rsquo;année, les communes de Chirongui (79 cas), de Mamoudzou (59 cas), de Dembéni (55 cas) et de Bandrélé (36 cas) concentrent à elles seules 75,8 % des cas. Les 73 cas restants sont répartis dans les 13 autres communes de l&rsquo;île.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div>
</div>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>&#8211; Mpox (Variole B)</strong></p>
<figure id="attachment_56380" aria-describedby="caption-attachment-56380" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56380 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-300x179.png" alt="" width="300" height="179" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-300x179.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-1024x610.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-768x457.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-1536x915.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-2048x1220.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-150x89.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-696x414.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-1068x636.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-1920x1143.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-500x298.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-800x476.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-1280x762.png 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.44.48-1320x786.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56380" class="wp-caption-text">Santé publique France / Surveillance régionale / Bulletin / Édition Mayotte / 31 juillet 2026.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Depuis la semaine 26, une augmentation du nombre de cas du Mpox est observée à Mayotte, avec 8 nouveaux cas recensés depuis fin juin.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Depuis le début de l’année 2026, 43 cas de Mpox ont été notifiés à Mayotte, dont 19 importés, 23 autochtones et 1 au statut épidémiologique indéterminé.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’exposition sexuelle à risque demeure le principal mode probable de transmission, rapporté par 34 cas sur 43 (79 %) depuis le début de l’année, dont 5 des 8 cas recensés depuis la semaine 26.</p>
<div class="page" title="Page 6">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p style="text-align: justify;">Après le pic épidémique observé en semaine 20 (du 11 au 17 mai), avec huit cas identifiés, le nombre hebdomadaire de cas de Mpox a progressivement diminué. Aucune notification de cas n&rsquo;a notamment été enregistrée au cours des semaines 22 et 25.</p>
<figure id="attachment_56376" aria-describedby="caption-attachment-56376" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56376 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-300x170.png" alt="" width="300" height="170" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-300x170.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-1024x581.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-768x436.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-1536x871.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-2048x1162.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-150x85.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-696x395.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-1068x606.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-1920x1089.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-500x284.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-800x454.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-1280x726.png 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-03-a-14.45.10-1320x749.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-56376" class="wp-caption-text">Santé publique France / Surveillance régionale / Bulletin / Édition Mayotte / 31 juillet 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis la fin du mois de juin, une recrudescence des cas est toutefois observée, avec trois cas notifiés en semaine 26 (du 22 au 28 juin), puis au moins un cas enregistré chaque semaine au cours des quatre semaines suivantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Au total, huit cas de Mpox ont été notifiés à Mayotte depuis la fin du mois de juin (semaine 26). Parmi eux, trois étaient des cas importés, dont deux en provenance de Madagascar et un de l&rsquo;Hexagone. Quatre cas étaient autochtones. Pour un cas, le statut épidémiologique n&rsquo;a pas pu être déterminé, la personne concernée ayant refusé de répondre aux questions lors de l&rsquo;investigation téléphonique.</p>
</div>
</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>&#8211; Gastro-entérite aiguës</strong></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Un cas de rotavirus A a été détecté en semaine 30 marquant la reprise ponctuelle de la détection du virus à l’approche de sa période habituelle de circulation saisonnière.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une augmentation des ventes d’antidiarrhéiques et de SRO est observée depuis la semaine 28, avec un niveau moyen hebdomadaire de 401 ventes sur les trois dernières semaines.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>&#8211; Hépatite A</strong></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">34 cas d’hépatite A ont été recensés à Mayotte depuis le début de l’année 2026, dont 2 nouveaux cas déclarés en semaine 30.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les données montrent une circulation intermittente du virus depuis six semaines.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/04/les-cas-de-paludisme-et-de-mpox-en-augmentation-a-mayotte/">Les cas de paludisme et de Mpox en augmentation à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Mayotte, Tsoundzou II, le camp a fini par pousser jusqu’au lagon</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/a-mayotte-tsoundzou-ii-le-camp-a-fini-par-pousser-jusquau-lagon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 02:30:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Camp de Tsoundzou II]]></category>
		<category><![CDATA[Cavani]]></category>
		<category><![CDATA[Crise migratoire]]></category>
		<category><![CDATA[Grands Lacs]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Migrations]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Réfugiés]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56286</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Tsoundzou II, après le camp de Cavani en 2023 puis celui de Tsoundzou II, apparu en 2024 et démantelé progressivement en 2025, un nouveau territoire de survie s’est installé aux portes de Mamoudzou. Depuis près d’un an, des centaines de personnes exilées, venues principalement d’Afrique des Grands Lacs mais aussi d’autres régions du monde, vivent dans ce qui est devenu un immense village précaire. Des premières cases au bord de la route jusqu’aux zones de mangrove, presque jusqu’au lagon, le camp s’est étendu au fil des arrivées.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/a-mayotte-tsoundzou-ii-le-camp-a-fini-par-pousser-jusquau-lagon/">À Mayotte, Tsoundzou II, le camp a fini par pousser jusqu’au lagon</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Chaque matin, dans le camp de Tsoundzou II, la journée commence doucement. Les premières silhouettes sortent des abris faits de bâches et de bambous. Des enfants transportent des bidons. Des habitants se lavent, se brossent les dents, préparent les quelques affaires du jour. Derrière les toiles colorées, la vie reprend comme dans n’importe quel village.</p>
<figure id="attachment_56294" aria-describedby="caption-attachment-56294" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56294" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bâches, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2661-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56294" class="wp-caption-text">De la route aux zones de la mangrove, le camp de Tsoundzou II s’est étendu au fil des mois, où des milliers de personnes exilées attendent une issue administrative. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sauf qu’ici, les maisons sont provisoires, les rues n’existent pas vraiment et l’eau se mérite. À quelques mètres de la route, derrière l’organisme Coallia, un immense camp s’est développé depuis plusieurs mois. Il n’est plus seulement un alignement de tentes de fortune : il ressemble désormais à une ville parallèle, construite sans plan, au gré des arrivées et des besoins. Des cases sous bâches s’entassent dans les passages, s’enfoncent dans la végétation, gagnent les champs de bananiers, traversent les zones proches de la mangrove et avancent jusqu’aux abords du lagon.</p>
<p style="text-align: justify;">Tsoundzou II est devenu le troisième grand camp de personnes exilées à Mayotte ces dernières années. Après celui de Cavani, puis les regroupements autour de Kwalé et de la route nationale à Tsoundzou II, puis le camp installé à Tsoundzou II avant son démantèlement, les habitants se sont déplacés quelques centaines de mètres plus loin. Les lieux changent, mais la réalité demeure : des personnes ayant fui des conflits, des violences ou des situations d’insécurité attendent toujours une solution.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Depuis sept mois, nous vivotons. Nous essayons de vivre. Nous sommes là en train de patienter »</em>, raconte Arthur, 30 ans, originaire de République démocratique du Congo (RDC). Assis devant son abri, sur deux chaises en plastique, avec King, un autre habitant rencontré dans le camp, il observe cette vie suspendue. <em>« La situation est précaire. Il manque de l’eau. Les gens se battent pour prendre de l’eau. Les maisons sont dans des conditions inhumaines. Il n’y a pas d’aliments. Nous sommes des humains mais nous vivons dans des conditions inhumaines. On supporte tout ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La bataille quotidienne de l’eau</b></h2>
<figure id="attachment_56296" aria-describedby="caption-attachment-56296" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56296" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bâches," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2605-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56296" class="wp-caption-text">À un des quatre robinets de la rampe d&rsquo;eau, enfants, jeunes, adultes et personnes fragilisées, font chaque jour la queue pour remplir leurs bidons, dans un camp où l’accès à cette ressource essentielle rythme la vie quotidienne. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans le camp, la question de l’eau structure chaque journée. Quatre rampes sont installées pour permettre aux habitants de remplir leurs bidons. Pour certains, il faut marcher plusieurs centaines de mètres avant d’y accéder. Les files se forment devant les robinets. Les bouteilles et les réservoirs s’empilent. Les enfants participent eux aussi à cette tâche quotidienne.</p>
<p style="text-align: justify;">À côté du point d’eau, quelques sanitaires apparaissent. L’état des installations rappelle la fragilité de cette organisation improvisée. <em>« L’eau coupe. On nous a dit qu’on allait chercher des solutions mais cela fait trois ou quatre mois et ça coupe toujours »</em>, explique Arthur. <em>« Les toilettes sont minuscules, il y en a cinq et nous sommes peut-être deux mille personnes ». </em></p>
<figure id="attachment_56297" aria-describedby="caption-attachment-56297" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56297" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bâches, pénurie d'eau, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2606-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56297" class="wp-caption-text">Jusqu’aux grilles dans le camp, la pénurie d’eau s’affiche : un planning indique les horaires de distribution d’une ressource devenue rare au quotidien sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;île. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La zone d’accès à l’eau est un lieu où se concentrent les difficultés du camp. On y vient pour remplir ses réserves, mais aussi pour discuter, chercher des informations, raconter son parcours.</p>
<p style="text-align: justify;">Alexis, arrivé de République démocratique du Congo, explique faire bouillir l’eau avant de la boire. Ancien éleveur dans son pays, il dit connaître les risques liés à une eau de mauvaise qualité. <em>« J’ai étudié à l’école en RDC. Je sais que l’eau peut donner des maladies, donc je fais attention »</em>, raconte-t-il. Dans ce camp, quelques gestes simples deviennent des contraintes quotidiennes : trouver de l’eau, la transporter, la conserver, éviter les maladies.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des parcours marqués par la guerre</b></h2>
<figure id="attachment_56301" aria-describedby="caption-attachment-56301" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56301" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bambou, cases, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2591-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56301" class="wp-caption-text">Rencontrés dans le camp, après avoir fui la guerre en République démocratique du Congo, ces deux jeunes hommes racontent la dureté du quotidien mais aussi les violences traversées avant leur arrivée : « C’est difficile ici, mais ce n’est rien comparé à ce qu’on a vécu là-bas ». Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup d’habitants rencontrés viennent du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, une région marquée par les violences armées. Arthur et King racontent avoir fui lorsque le M23* est arrivé dans leur région. Le premier tenait une épicerie, le second était petit commerçant. Leur parcours les a conduits jusqu’en Tanzanie, où les conditions de vie sont devenues difficiles.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On a été obligés de quitter la Tanzanie car ils ont failli nous chasser et on a failli revenir au pays »</em>, racontent-ils. Ils ont ensuite rejoint Dar es-Salaam avant de prendre la mer vers les Comores, puis Mayotte à bord d’un kwassa. Arthur a laissé derrière lui sa femme et ses trois enfants.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je ne sais pas s’ils vont bien aujourd’hui, ce qu’ils sont devenus »</em>, dit-il, ému. Depuis décembre, il attend. <em>« Nous avons des problèmes d’insécurité dans notre pays. Au niveau psychologique, on est instables. Nous voulons que la paix règne en RDC. Nous demandons l’asile, qu’on nous aide ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des histoires de violence et d’exil</b></h2>
<p style="text-align: justify;">À quelques mètres de là, Julienne sort d’un abri. Elle a 33 ans, elle vient également de RDC. Elle porte des vêtements rouges. Son regard est fixe lorsqu’elle raconte son histoire. Elle explique avoir été enlevée dans son pays alors qu’elle était enceinte de cinq mois, après que son mari a refusé de rejoindre un groupe armé. Elle raconte les violences subies, la fuite, la peur de retourner chez elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Son parcours l’a menée au Rwanda puis en Tanzanie avant son arrivée à Mayotte. Aujourd’hui, elle vit dans ce camp avec le souvenir de ce qu’elle a traversé et sans véritable perspective. Comme elle, Héritier raconte avoir tout laissé derrière lui. <em>« J’ai laissé ma maison. Je suis parti juste avec un pantalon et un caleçon »</em>, dit-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Devant la rampe d’eau, il décrit son quotidien avec colère et fatigue. <em>« Être dans une case de trois mètres carrés avec des enfants et des garçons de 13 ans, ce n’est pas normal ».</em>  Il évoque aussi les difficultés sanitaires, les passages dans la mangrove, les moustiques, les infections. <em>« Les associations font ce qu’elles peuvent, mais elles ne peuvent pas tout gérer ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les enfants grandissent dans l’attente</b></h2>
<figure id="attachment_56302" aria-describedby="caption-attachment-56302" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56302" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bâches," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2611-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56302" class="wp-caption-text">Dans le camp de Tsoundzou II, cette jeune fille d’origine somalienne a appris l’anglais et le français, sans que l’attente et la précarité n’entament son énergie ni sa détermination. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans Tsoundzou II, les enfants sont partout. Ils jouent entre les cases, accompagnent leurs parents aux points d’eau, observent les adultes organiser la vie du camp. Mais certains ne vont pas à l’école. Claudine a 14 ans. Elle rêve d’écriture et de réalisation. Malgré le contexte, elle continue de créer.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« J’avais un projet de réaliser un dessin animé mais c’est mal barré. Nous avons fui la guerre mais je continue à écrire. Je fais des scénarios, des dialogues »</em>, raconte-t-elle avec un sourire.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa sœur Dorcas attend une place en terminale. Maman Justine, une habitante du camp, tente d’organiser des activités pour les plus jeunes. Certains jours, ils sont plus de cinquante autour d’elle. Mais les moyens manquent. Des livres, des cahiers, des espaces adaptés : tout fait défaut.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une ville provisoire devenue durable</b></h2>
<figure id="attachment_56304" aria-describedby="caption-attachment-56304" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56304" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-300x200.jpg" alt="Mayotte, camp de Tsoundzou II, enfants, bidons d'eau, pénurie d'eau, réfugiés, migrants, bambou, cases," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_2632-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56304" class="wp-caption-text">Au bout du camp de Tsoundzou II, un homme marche vers les dernières cases en bambou construites entre la mangrove et les champs de bananiers, des abris destinés aux nouveaux arrivants dans un camp s&rsquo;étend désormais jusqu&rsquo;à la mer. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans les zones les plus éloignées de l’entrée du camp, les constructions sont plus récentes. Les nouveaux arrivants s’installent là où il reste de la place. Les bambous apparaissent partout. Les bâches deviennent des murs. Les habitants adaptent les abris aux contraintes du terrain.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Quand l’eau arrive, tout est mouillé. Alors on construit en hauteur, sinon l’eau monte »</em>, explique Magnifique, l’un des responsables de la sécurité du camp. Plusieurs nationalités vivent aujourd’hui à Tsoundzou II : des personnes venues de RDC, mais aussi du Yémen, d’Éthiopie, du Rwanda, du Burundi, de Somalie ou encore d’Afghanistan.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’extérieur du camp, des policiers orientent parfois les nouveaux arrivants vers le site. <em>« Allez ici »</em>, leur indiquent-ils. Le camp continue donc de grandir. Chaque mois, selon plusieurs habitants, de nouvelles personnes arrivent. À Tsoundzou II, la question n’est plus celle d’un simple campement provisoire, mais celle d’une zone durablement installée dans le paysage de Mayotte.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Depuis trois ans, l’île voit apparaître ces espaces de survie, déplacés d’un quartier à l’autre au rythme des opérations d’évacuation. On démantèle les camps, mais on ne fait pas disparaître les trajectoires qui y conduisent. Derrière les bâches et les bambous, ce sont toujours les mêmes vies suspendues, les mêmes demandes d’asile, les mêmes attentes sans réponse. Jusqu’au lagon, Tsoundzou II raconte ainsi moins l’émergence d’un camp que l’installation silencieuse d’une réalité que les politiques publiques peinent à traiter.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p style="text-align: justify;">*Le Mouvement du 23 mars, également appelé M23, est un groupe armé, actif dans le Nord et le Sud-Kivu en république démocratique du Congo (RDC), créé le 6 mai 2012 par des officiers des forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC), entrés en rébellion contre le gouvernement congolais.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/a-mayotte-tsoundzou-ii-le-camp-a-fini-par-pousser-jusquau-lagon/">À Mayotte, Tsoundzou II, le camp a fini par pousser jusqu’au lagon</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Coopération régionale : Ce que le plan de la COI inspire pour l&#8217;économie maritime mahoraise</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/cooperation-regionale-ce-que-le-plan-de-la-coi-inspire-pour-leconomie-maritime-mahoraise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 02:15:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Aquaculture]]></category>
		<category><![CDATA[COI]]></category>
		<category><![CDATA[Economie bleu]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[pêche]]></category>
		<category><![CDATA[Plan d'action 2025-2030]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec le déploiement du Plan d'action 2025-2030 de la Commission de l'océan Indien pour l'économie bleue, la région se dote d'une nouvelle feuille de route maritime. Une dynamique dont Mayotte pourrait s'inspirer pour relever une filière pêche profondément fragilisée par le cyclone Chido, relancer l'aquaculture et sécuriser son lagon face aux fraudes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/cooperation-regionale-ce-que-le-plan-de-la-coi-inspire-pour-leconomie-maritime-mahoraise/">Coopération régionale : Ce que le plan de la COI inspire pour l&rsquo;économie maritime mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_22784" aria-describedby="caption-attachment-22784" style="width: 297px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-22784" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Carte-economie-bleue-CD-297x300.jpg" alt="" width="297" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Carte-economie-bleue-CD-297x300.jpg 297w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Carte-economie-bleue-CD-768x776.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Carte-economie-bleue-CD-150x152.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Carte-economie-bleue-CD-300x303.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Carte-economie-bleue-CD-696x703.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Carte-economie-bleue-CD.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 297px) 100vw, 297px" /><figcaption id="caption-attachment-22784" class="wp-caption-text">Les coopérations envisagées dans la région sur l’économie bleue.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour les États de l&rsquo;Indianocéanie, l&rsquo;océan n&rsquo;est pas seulement une ressource naturelle. Il est au cœur de l&rsquo;économie, de l&rsquo;alimentation et de l&#8217;emploi des familles. C&rsquo;est à partir de ce constat que la Commission de l&rsquo;océan Indien (COI) a adopté son Plan d&rsquo;action régional pour l&rsquo;économie bleue 2025-2030, une feuille de route qui a pour objectif d&rsquo;offrir un cadre pour aider les territoires à développer leurs activités maritimes.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;idée est d&rsquo;utiliser durablement les ressources de la mer pour soutenir le développement économique, créer des emplois et améliorer les conditions de vie des populations. Dans des secteurs comme la pêche, l&rsquo;aquaculture, le tourisme ou encore le transport maritime, tout en protégeant les écosystèmes marins.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Entourée de l&rsquo;un des plus grands lagons du monde, Mayotte dispose d&rsquo;atouts importants mais fait aussi face à des difficultés qui freinent le développement de son économie maritime.</p>
<h2 class="isSelectedEnd" style="text-align: center;"><strong>Reconstruire et moderniser la pêche après Chido</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, la pêche repose principalement sur l’artisanat local, mais la filière reste fragile : plus de 50 % des besoins en produits de la mer sont aujourd’hui couverts par des importations. Une situation encore compliquée par le passage du cyclone Chido le 14 décembre 2024, qui a détruit des embarcations, endommagé des infrastructures et perturbé l’approvisionnement en poissons, avec des conséquences encore visibles aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Les gens pensent que les destructions sont seulement sur la terre, mais dans l&rsquo;océan aussi il y a eu beaucoup de dégâts</em> », témoigne Abdou, un artisan-pêcheur en première ligne face à la crise.</p>
<figure id="attachment_46256" aria-describedby="caption-attachment-46256" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46256" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-2-300x225.jpeg" alt="Mayotte, pêche, pêcheurs," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-2-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-2-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-2-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-2-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-2-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-2-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-2-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-2-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-2-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mtsapere-peche-2.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46256" class="wp-caption-text">La pêche au coeur de la nouvelle feuille de route de la COI. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Face à ces difficultés, les actions menées par la COI ouvrent des pistes de réflexion pour la filière locale. À travers SWIOFISH, soutenu par la Banque mondiale, et ECOFISH, financé par l&rsquo;Union européenne, l&rsquo;organisation régionale accompagne les États dans une meilleure gestion des ressources marines et dans la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Un cadre régional qui fait écho aux besoins de Mayotte pour améliorer la surveillance locale et mieux protéger les artisans.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les pêcheurs mahorais, les besoins sont clairs : avoir des bateaux mieux adaptés, disposer d’équipements pour travailler dans de meilleures conditions et pouvoir mieux vendre leur production. La création de bases avancées ou encore le développement de la transformation locale font partie des solutions envisagées pour faire évoluer la filière. « <em>On a besoin d&rsquo;équipements qui nous permettent d&rsquo;aller pêcher au-delà, pas seulement dans les petites eaux mahoraises</em> », poursuit Abdou.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Autre difficulté régulièrement dénoncée : les pratiques frauduleuses qui pénalisent les professionnels locaux. « <em>Il y en a qui achètent du poisson à Madagascar avant de le revendre ici. Décongeler puis recongeler les aliments peut nuire à la santé des consommateurs. Je trouve que c&rsquo;est bien que des sanctions aient été prises</em> », ajoute-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L’aquaculture, une filière à relancer</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la pêche, l&rsquo;économie bleue mise aussi sur le développement de l&rsquo;aquaculture. À Mayotte, cette activité avait connu un essor prometteur avant de ralentir à partir de 2015. Pourtant, le lagon mahorais présente plusieurs atouts avec une eau de qualité, une température stable et des sites déjà identifiés pour accueillir des installations.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les données présentées par <em>Invest in Mayotte</em>, l’objectif est d’atteindre 1.000 tonnes de production annuelle d’ici 2050, en associant petits producteurs locaux et investisseurs privés. Pour y parvenir, plusieurs projets peuvent être envisagés comme la création d’une écloserie, pouvant bénéficier de financements européens dans le cadre du Fonds Européen pour les Affaires Maritimes, la Pêche et l&rsquo;Aquaculture (FEAMPA) ou encore le développement d’une plateforme d’accompagnement pour les professionnels.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Former les acteurs de demain </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;avenir de l&rsquo;économie bleue ne repose pas uniquement sur les ressources marines. Il passe aussi par des infrastructures adaptées et par la formation des femmes et des hommes qui travailleront dans ces secteurs plus tard. Dans le cadre du programme ECOFISH, la COI soutient notamment une formation universitaire consacrée à l&rsquo;économie bleue et à la gestion durable de la pêche afin de préparer une nouvelle génération de professionnels. Ces échanges régionaux peuvent aussi profiter aux jeunes Mahorais. Ils permettront de partager des expériences et des compétences pour mieux préparer les futurs professionnels des métiers de la mer.</p>
<figure id="attachment_48659" aria-describedby="caption-attachment-48659" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48659" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/port-300x225.jpg" alt="Mayotte, port," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/port-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/port-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/port-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/port.jpg 680w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48659" class="wp-caption-text">Le port de Longoni point clé de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La sécurité maritime est aussi un enjeu important. Avec le soutien de l’Union européenne et de plusieurs partenaires internationaux, la COI accompagne les territoires dans l’amélioration de la sécurité des ports et de la navigation. À travers des formations et de nouveaux équipements qui seront déployés chez nos voisins, l’objectif sera de mieux protéger les ports et de limiter les trafics en mer. À Mayotte, le port de Longoni fait face aux mêmes menaces. L&rsquo;enjeu sera donc de renforcer la sécurité de cette porte d&rsquo;entrée maritime pour ne pas rester à la traîne dans la région.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/03/cooperation-regionale-ce-que-le-plan-de-la-coi-inspire-pour-leconomie-maritime-mahoraise/">Coopération régionale : Ce que le plan de la COI inspire pour l&rsquo;économie maritime mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>À Doujani, les associations se réunissent pour lancer un projet de fédération</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/31/a-doujani-les-associations-se-reunissent-pour-lancer-un-projet-de-federation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 12:57:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[association]]></category>
		<category><![CDATA[Associations du quartier de Doujani]]></category>
		<category><![CDATA[Doujani]]></category>
		<category><![CDATA[Evènement]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56308</guid>

					<description><![CDATA[<p>À l’initiative de sept associations du quartier de Doujani, une première rencontre est organisée ce samedi 1er août, pour réfléchir à la création d’une structure commune capable de renforcer la coopération locale et de donner davantage de poids aux actions menées auprès des habitants.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/31/a-doujani-les-associations-se-reunissent-pour-lancer-un-projet-de-federation/">À Doujani, les associations se réunissent pour lancer un projet de fédération</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les associations du quartier de Doujani, à Mtsapéré, se réuniront ce samedi, de 16 heures à 18 heures, à l&rsquo;école de Doujani 2, pour une première rencontre consacrée au lancement d&rsquo;un projet de fédération.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;événement est ouvert à toutes les associations du quartier, qu&rsquo;elles soient sportives, culturelles, sociales ou éducatives, ainsi qu&rsquo;aux habitants, bénévoles et porteurs de projet souhaitant participer à la vie locale.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif est d&rsquo;échanger sur la création d&rsquo;une structure commune afin de mieux coordonner les actions menées dans le quartier. Cette fédération permettra aussi aux associations de mettre en commun leurs moyens, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du matériel, des bénévoles ou des compétences, mais aussi de monter des demandes de subventions collectives et de mieux coordonner les événements organisés dans le quartier.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, aucune décision ne sera prise lors de cette première journée. Les participants devront d&rsquo;abord définir les missions de cette future maison, ainsi que sa forme juridique avant la création.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Rien n&rsquo;est décidé d&rsquo;avance. Ce n&rsquo;est pas une association qui cherche à chapeauter les autres : c&rsquo;est un quartier qui se demande s&rsquo;il a intérêt à parler d&rsquo;une seule voix</em> », explique Djamadar Saindou, chargé par les associations de la mise en place du projet.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/31/a-doujani-les-associations-se-reunissent-pour-lancer-un-projet-de-federation/">À Doujani, les associations se réunissent pour lancer un projet de fédération</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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