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	<title>Archives des marchands de sommeil - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des marchands de sommeil - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>Les marchands de sommeil dans le viseur des autorités lors d’une opération de contrôle</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/les-marchands-de-sommeil-dans-le-viseur-des-autorites-lors-dune-operation-de-controle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 02:15:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CODAF]]></category>
		<category><![CDATA[Kingia]]></category>
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		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce mardi matin, dans le cadre de l'opération "Kingia", une intervention coordonnée par l’État a mobilisé plusieurs agents à Dzaoudzi-Labattoir pour contrôler des habitations jugées insalubres et identifier des pratiques illégales de location.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/les-marchands-de-sommeil-dans-le-viseur-des-autorites-lors-dune-operation-de-controle/">Les marchands de sommeil dans le viseur des autorités lors d’une opération de contrôle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans les hauteurs de la rue Ciné 2000, à Labattoir, plusieurs services de l’État se sont déployés dans le cadre d’une opération du Comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF), en présence du préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, des gendarmes ainsi que de la Police aux frontières. Cette intervention s’inscrit dans le volet consacré à la lutte contre l’habitat indigne dans le cadre de<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/le-choc-kingia-letat-relance-une-operation-de-securite-dampleur-a-mayotte/"> l’opération Kingia</a>, qui comprend plusieurs axes, dont celui des marchands de sommeil.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des habitations aux conditions de vie difficiles</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur place, quatre parcelles appartenant à quatre propriétaires différents ont été contrôlées, avec sur chacune d’elles plusieurs habitations, parfois entre quatre et dix, dans lesquelles vivent de nombreuses familles. Des espaces réduits, avec des pièces étroites dans des conditions marquées par des installations électriques précaires et un accès à l’eau non contrôlé. « <em>Ces opérations permettent de démontrer qu’on a des parcelles qui sont louées dans des conditions insalubres</em> », souligne le préfet.</p>
<figure id="attachment_49854" aria-describedby="caption-attachment-49854" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-49854" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6238-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49854" class="wp-caption-text">Ces habitations peuvent héberger plusieurs familles. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le déploiement vise en effet des bailleurs français d’origine mahoraise soupçonnés de louer ces logements sans déclarer les revenus perçus, parfois avec des loyers élevés malgré des conditions de vie jugées indignes. Ces pratiques relèvent notamment d’infractions à la loi fiscale, mais aussi au code de l’urbanisme et de l’habitation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le préfet évoque également des éléments retrouvés sur place qui pourraient appuyer ces soupçons, dont la découverte d’une somme d’argent liquide jugée conséquente. Le propriétaire affirme qu’il s’agit d’un « Shikowa », une forme d&rsquo;épargne locale utilisée pour financer des projets familiaux ou professionnels, un point qui devra être vérifié dans la suite de l’enquête. « <em>On a saisi une somme d&rsquo;argent liquide donc ça veut dire qu&rsquo;il y&rsquo;a quelque chose qui se trame</em> », précise-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une opération menée dans le cadre de « Kingia »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette intervention s’appuie sur un travail préparatoire mené en amont, avec l’identification des parcelles et des propriétaires. « <em>Ce sont des opérations qui ont été planifiées et préparées depuis de longues semaines dans le cadre de Kingia et aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est l&rsquo;aboutissement de cette préparation</em> », ajoute-t-il encore. Selon les autorités, cette première phase vise à constater les infractions. Une seconde étape, judiciaire cette fois, doit permettre de réunir les preuves nécessaires en vue d’éventuelles poursuites.</p>
<figure id="attachment_49860" aria-describedby="caption-attachment-49860" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="wp-image-49860 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-2T8A6319-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49860" class="wp-caption-text">Lors de ces opérations les agents anti fraudes contrôlent également l&rsquo;identité des habitants pour vérifier que tout est en règle. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la question du logement, ce volet de l’opération vise aussi l’économie informelle, avec des infractions possibles liées au travail dissimulé, au blanchiment d’argent ou encore à la fraude fiscale. Des pratiques qui, d&rsquo;après le préfet, créent une concurrence déloyale pour ceux qui respectent les règles. « <em>Ce que je fais là, c&rsquo;est protéger l&rsquo;économie formelle. C&rsquo;est la raison pour laquelle on a multiplié les opérations CODAF pour protéger les personnes qui jouent le jeu de la loi et du respect de la loi dans le domaine social, environnemental et économique</em> », indique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, la présence de plus d&rsquo;une vingtaine de forces de l’ordre n’est pas passée inaperçue, surprenant les habitants, qui sont sortis progressivement de leurs logements au fil de l’opération. Certains inquiets, d’autres agacés, face à une situation qu’ils ne semblaient pas anticipée.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une action qui s’inscrit </strong><strong data-start="686" data-end="728">dans la durée</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">À l’issue de cette première phase, des enquêtes sociales seront réalisées pour mieux comprendre la situation des occupants et envisager, si besoin des solutions de relogement. Des mesures d’éloignement pourront aussi être envisagées pour les personnes en situation irrégulière et des démolitions pourraient suivre dans la continuité de la procédure.</p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne les sanctions, elles seront déterminées par la justice. Pour l&rsquo;heure, les autorités se concentrent sur la constitution des dossiers et la qualification des infractions. L’objectif affiché étant de cibler en priorité les propriétaires, considérés comme responsables de ces pratiques, plutôt que les occupants, décrits par le préfet comme des victimes.</p>
<figure id="attachment_49859" aria-describedby="caption-attachment-49859" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="wp-image-49859 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2T8A6375-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49859" class="wp-caption-text">François-Xavier Bieuville, préfet de Mayotte, présent lors de l&rsquo;opération de comités opérationnels départementaux anti-fraude (CODAF) du 14 avril 2026. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">D’après des éléments transmis par la préfecture à la presse à l’issue de l’opération, 145 opérations du CODAF ont été menées depuis le début de l’année sur l&rsquo;île, précisant qu’il s’agit ici de <em>« la cinquième opération de lutte contre les marchands de sommeil »</em>. Elle a mobilisé de nombreux services de l’État et réuni <em>« plus de 840 agents ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Toujours selon la préfecture, cette année se caractérise par « <em>une intensification des contrôles et un élargissement des champs d’intervention</em> », avec des actions qui s’étendent désormais à de nouveaux secteurs jugés « sensibles », comme les auto-écoles, les taxis clandestins ou encore les établissements de transfert d’argent.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI. et Léo VIGNAL.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/les-marchands-de-sommeil-dans-le-viseur-des-autorites-lors-dune-operation-de-controle/">Les marchands de sommeil dans le viseur des autorités lors d’une opération de contrôle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bouéni : un homme condamné pour avoir loué pendant 10 ans des cases insalubres</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/28/boueni-un-homme-condamne-pour-avoir-loue-pendant-10-ans-des-cases-insalubres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 02:15:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouéni]]></category>
		<category><![CDATA[marchands de sommeil]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le tribunal judiciaire de Mamoudzou a condamné un homme pour avoir loué des cases insalubres à des familles vulnérables pendant plus de dix ans. Il écope d’un an de prison avec sursis, d’une amende et de peines complémentaires. Victimes de ces pratiques, le sort des familles reste pour l’instant incertain.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/28/boueni-un-homme-condamne-pour-avoir-loue-pendant-10-ans-des-cases-insalubres/">Bouéni : un homme condamné pour avoir loué pendant 10 ans des cases insalubres</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="160" data-end="392">Alors que l’actualité judiciaire de Mayotte est tournée vers Paris, avec le <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/27/proces-sieam-des-peines-de-4-mois-a-18-mois-requises-contre-les-chefs-dentreprise/">procès Sieam</a> qui a vécu ce mardi 27 janvier son dernier jour d’audience, le tribunal judiciaire de Mamoudzou continue, lui, de juger les affaires du quotidien.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="394" data-end="723">Ce mardi matin, un homme d’un certain âge, vêtu d’une chemise rayée soigneusement rentrée dans un pantalon beige, comparaissait à la barre. Il était soupçonné d’avoir soumis plusieurs personnes vulnérables ou dépendantes à des conditions d’hébergement indignes, sur la commune de Bouéni, et plus précisément dans le village de Majiméouni.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="394" data-end="723"><strong>80 euros par mois et par habitation, pendant 10 ans</strong></h2>
<figure id="attachment_40623" aria-describedby="caption-attachment-40623" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40623" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/pp-300x197.jpg" alt="Mayotte, déchets, tri sélectif," width="300" height="197" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/pp-300x197.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/pp-150x98.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/pp-696x457.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/pp-741x486.jpg 741w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/pp.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40623" class="wp-caption-text">Les membres de l&rsquo;OLTIM ont été alertés par la présence de nombreux déchets aux alentours des cases (photo d&rsquo;illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="725" data-end="1239">Les faits remontent au 26 mai 2025. Ce jour-là, une patrouille de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM) s’aventure dans une rue du village. Au bout de celle-ci, plusieurs cases en tôle attirent leur attention. Selon leurs observations, les habitations sont insalubres et portent atteinte à la dignité humaine. Problèmes d’électricité, défauts d’étanchéité, &#8230; « <em>rien ne va</em> », rapportent les agents. Ils ajoutent que les déchets sont évacués au-dessus des tôles et s’accumulent en contrebas.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="189" data-end="624">Dans ces quatre cases vivent plusieurs femmes et plusieurs enfants. Interrogés sur leur présence, les occupants expliquent habiter les lieux depuis plusieurs années. L’une des femmes indique vivre ici depuis quatre ans et payer un loyer à un homme, par l’intermédiaire d’un responsable chargé de récupérer l’argent. Cet homme, chargé de percevoir les loyers, sera interpellé. C’est lui qui s&rsquo;est tenu, ce mardi matin, devant le tribunal.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="626" data-end="983">À ces faits, pouvant être assimilés à du marchandage de sommeil, s’ajoute la question de la propriété du terrain sur lequel ont été édifiées les cases en tôle. Lors d’une précédente garde à vue, le 9 juillet dernier, le prévenu expliquait avoir acheté ces terrains en 1991. Une version contestée par la mairie, qui a déposé en 2005 un acte de non-acquisition.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="985" data-end="1350">Ancien bijoutier sur la commune de Bouéni, l’homme est aujourd’hui sans emploi et à la retraite. À la barre, il a indiqué vivre de revenus non déclarés issus de la location des « <em>bangas</em> » depuis une dizaine d’années, ainsi que de l’aide financière de ses enfants. Il a précisé également louer deux maisons sur la commune, qui lui procureraient un revenu complémentaire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1352" data-end="1688">Le loyer demandé pour les « <em>bangas »</em> serait de 80 euros par mois et par habitation, selon le prévenu. Mais plusieurs habitants évoquent des montants pouvant atteindre 150 euros. Sur dix ans, cela représenterait plus de 384.000 euros perçus. Des sommes versées sans aucun document pour en attester, le prévenu affirmant ne pas savoir écrire.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1352" data-end="1688"><strong>Avant Chido les cases « étaient bien faites »</strong></h2>
<figure id="attachment_41411" aria-describedby="caption-attachment-41411" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41411" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-300x200.jpg" alt="Mayotte, habitation," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/MAGNE-HABITAT-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41411" class="wp-caption-text">Le prévenu vit des revenus tirés de ses locations. Outre les cases, il loue également deux appartements qu’il redoute de perdre (illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1690" data-end="2035">« <em>Quand j’ai construit ces cases, elles étaient bien faites. Mais le cyclone Chido les a détruites, et depuis, les habitants ont reconstruit n’importe comment</em> », s&rsquo;est-il défendu, contestant les observations de l’OLTIM, réalisées après le passage du cyclone. « <em>Depuis le cyclone, je ne leur demande plus d’argent, au vu des conditions</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2037" data-end="2342">Une version qui n&rsquo;a pas convaincu la présidente du tribunal. « <em>Vous pensez vraiment qu’avoir des tôles pour plafond, de l’eau qui entre dans la maison, et un trou pour faire ses besoins au milieu de la cour, à la vue de tous, c’est acceptable ?</em> », lui a-t-elle lancé. « <em>Vous vivez comme cela chez vous ?</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2344" data-end="2651">Le prévenu a maintenu sa position : selon lui, après le cyclone, les occupants auraient reconstruit eux-mêmes les cases, et le nombre de personnes y vivant serait désormais bien supérieur à ce qui était prévu. « <em>S’ils sont encore là, c’est parce que la mairie n’arrive pas à les faire partir »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1108" data-end="1387">Avant que le tribunal ne se retire pour délibérer, le prévenu, qui comparaissait sans avocat, a pris la parole. « <em>Pour les bangas, je suis d’accord. Mais pour les deux appartements, si on m’empêche de les louer, comment je vais vivre ? Je demande pardon au tribunal</em> », a-t-il indiqué.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1108" data-end="1387"><strong>12 mois d&#8217;emprisonnement, les familles toujours dans les cases</strong></h2>
<figure id="attachment_45517" aria-describedby="caption-attachment-45517" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45517" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/tribunal--300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/tribunal--300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/tribunal--1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/tribunal--768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/tribunal--1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/tribunal--150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/tribunal--696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/tribunal--1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/tribunal--265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/tribunal--1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/tribunal-.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-45517" class="wp-caption-text">Le tribunal judiciaire de Mamoudzou, ce 27 janvier 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1389" data-end="1678">Après délibération, le tribunal l&rsquo;a déclaré coupable des faits reprochés. Il a été condamné à 12 mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire de deux ans, avec obligation de s’acquitter des sommes dues au Trésor public, et exécution provisoire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1680" data-end="1965">Le prévenu a écopé également d’une amende de 1.000 euros, ainsi que d’une peine complémentaire d’interdiction d’acquérir, directement ou indirectement, tout bien immobilier à usage d’habitation ou commercial, pour son propre compte ou pour le compte d’un tiers, pendant cinq ans.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="233" data-end="605">Du côté des familles, qui vivent encore dans ces cases, aucune information n’a été communiquée sur leur situation. La condamnation sanctionne le prévenu, mais ne change rien directement pour elles. En n’étant pas parties civiles, elles ne peuvent pas obtenir de dommages et intérêts, et il est impossible de se constituer partie civile sans pouvoir prouver son identité.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="611" data-end="952">Lutter contre les marchands de sommeil, qui profitent de la vulnérabilité des personnes, est indispensable pour mettre fin à ces pratiques dégradantes. La justice a ainsi rendu <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/18/tribunal-judiciaire-7-mois-de-prison-avec-sursis-pour-le-couple-marchands-de-sommeil/">des peines exemplaires</a>, mais réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie des familles restent les enjeux essentiels.</p>
<p data-pm-slice="1 1 []">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/28/boueni-un-homme-condamne-pour-avoir-loue-pendant-10-ans-des-cases-insalubres/">Bouéni : un homme condamné pour avoir loué pendant 10 ans des cases insalubres</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Tribunal judiciaire : 7 mois de prison avec sursis pour le couple marchands de sommeil</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/18/tribunal-judiciaire-7-mois-de-prison-avec-sursis-pour-le-couple-marchands-de-sommeil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 02:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[marchands de sommeil]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=31167</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un couple comparaissait ce mardi pour l’aide à l’entrée ou au séjour irrégulier d’un étranger en France et pour soumission de personnes vulnérables à des conditions d’hébergement indignes. Il leur était reproché d’être de potentiels marchands de sommeil.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/18/tribunal-judiciaire-7-mois-de-prison-avec-sursis-pour-le-couple-marchands-de-sommeil/">Tribunal judiciaire : 7 mois de prison avec sursis pour le couple marchands de sommeil</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pas moins de 11 personnes auraient vécu sur une parcelle située à Pamandzi avant que les gendarmes ne découvrent la situation très précaire et indigne dans laquelle habitaient ces gens. Le couple vivait dans une maison alors que les 9 autres personnes étaient dans des baraquements en tôle avec seulement un point d’eau et un point d’électricité.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Plusieurs attestations d’hébergement afin de pouvoir être régularisé</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le « pot aux roses » est découvert en novembre 2023 alors que de nombreux enquêteurs, venus de métropole pour lutter contre l’habitat indigne, se rendent compte de plusieurs éléments suspects. En effet, 11 personnes avaient déclaré vivant à la même adresse. La justice suspectait donc le couple de donner de fausses attestations d’hébergement à des personnes en situation irrégulière afin qu’elles obtiennent leur régularisation.</p>
<figure id="attachment_14796" aria-describedby="caption-attachment-14796" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14796" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Marchands-sommeil-bidouillage-electrique-jpeg-300x216.webp" alt="" width="300" height="216" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Marchands-sommeil-bidouillage-electrique-jpeg-300x216.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Marchands-sommeil-bidouillage-electrique-jpeg-768x554.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Marchands-sommeil-bidouillage-electrique-jpeg-150x108.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Marchands-sommeil-bidouillage-electrique-jpeg-696x502.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Marchands-sommeil-bidouillage-electrique-jpeg.webp 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-14796" class="wp-caption-text">Les installations illégales, et les branchements sauvages constituent un danger quotidien pour la population (illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Interrogée durant l’audience de ce mardi, la femme explique que c’était des membres de leur famille qui vivaient avec eux. <em>« On leur a juste donné des factures ! Certains habitaient là, d’autres non »</em>, avant de reconnaitre devant le tribunal qu’il s’agissait bien de « faux » afin que ces personnes puissent obtenir des papiers auprès de la préfecture. <em>« Ce sont donc bien des faux, de fausses déclarations</em>, insiste la présidente. &#8211; <em>Oui »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Son époux a également reconnu une certaine négligence et de la naïveté. <em>« Certains étaient d’anciens élèves mais ils n’ont jamais habité chez moi. L’attestation d’hébergement est une pratique courante à Mayotte&#8230; cela permet de s’inscrire à l’école, d’ouvrir un compte bancaire, de s’inscrire à la préfecture, à la mairie, etc. En délivrant ces attestations je ne voyais pas le mal »</em>, indique-t-il devant le tribunal, et de mettre en exergue l’hospitalité mahoraise. <em>« Je ne comprends pas pourquoi on nous reproche d’accueillir des gens de passage, ça se fait beaucoup ici de rendre service. On ne savait pas qu’on était en faute ».</em></p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Des mouvements bancaires et des transferts de fonds suspects</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La présidente du tribunal a interrogé le couple sur leur niveau de vie et leurs revenus qui ne correspondaient pas réellement à leurs déclarations visiblement. <em>« D’où vient cet argent si vous ne faites pas payer de loyers pour loger ces personnes ? »</em>, interroge la présidente. L’homme, professeur contractuel de français et lettres modernes au sein de l’Education nationale, justifie les sommes par un prêt bancaire qu’il a souscrit ainsi que de nombreuses heures supplémentaires effectuées. Concernant les transferts de fonds, il avoue en avoir envoyé à plusieurs de ses maitresses ainsi qu’à des membres de sa famille, sa mère, ou encore une cousine vivant à La Réunion. Le couple estimait ainsi ses revenus officiels à 3.000 euros par mois.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ces explications n’ont vraisemblablement pas convaincu la vice-procureure. <em>« Certes, la situation à Mayotte comporte certaines spécificités… mais quand on regarde les éléments du dossier on est au-delà de la simple hospitalité ! »</em>, a-t-elle lancé. Pour elle, ces personnes étaient hébergées en échange d’argent. <em>« Madame a reconnu que les attestations étaient fausses pour que les personnes puissent être régularisées. De plus on a retrouvé de l’argent liquide chez vous. Quant aux virements sur les différents comptes bancaires, je doute que ce soit la même famille »</em>.</p>
<figure id="attachment_10492" aria-describedby="caption-attachment-10492" style="width: 229px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-10492" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-5-289x300.png" alt="" width="229" height="238" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-5-289x300.png 289w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-5-985x1024.png 985w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-5-768x798.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-5-150x156.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-5-300x312.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-5-696x724.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-5-1068x1110.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-5-1320x1372.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/tribunal-5.png 1360w" sizes="auto, (max-width: 229px) 100vw, 229px" /><figcaption id="caption-attachment-10492" class="wp-caption-text">La loi nouvelle porte des sanctions pouvant aller jusqu&rsquo;à 7 ans de prison et 200.000 euros d&rsquo;amende (C. pén. art. 225-14 modifié)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Puis la vice-procureure a souligné les conditions indignes dans lesquelles vivaient ces gens : <em>« un seul point d’eau et d’électricité pour 9 personnes sans compter l’insécurité avec des fils électriques qui pendaient partout »</em>. Avant d’ajouter d’un ton solennel :<em> « depuis quand les bailleurs gardent les papiers d’identité des locataires ? Pourquoi avoir confisqué les papiers et les livrets de familles ? Dans quel but ? »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Considérant que le couple était des marchands de sommeil, elle a requis 8 mois de prison avec sursis, 3.000 euros d’amende et la confiscation des scellés numéraires trouvés sur place, dans la maison du couple.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour leur avocat Me Andjilani, ce couple n’avait rien à faire devant ce tribunal… et a plaidé « l’hospitalité mahoraise ». <em>« A Mayotte, les gens sont solidaires entre eux, il y a de la générosité et heureusement car ce territoire en a besoin…Concernant la même adresse pour les 11 personnes, on connait les problèmes de logement à Mayotte et il est très fréquent que plusieurs personnes vivent à la même adresse ici. C’est un territoire compliqué avec ses spécificités… »</em>. Par ailleurs, il a versé au dossier un courrier de l’ARS datant d’il y a quelques semaines justifiant que le couple avait fait beaucoup d’efforts pour améliorer la situation dans les logements, de ce fait, il a demandé la relaxe pour ses clients.</p>
<p>Après avoir délibéré, le tribunal a finalement condamné le couple à 7 mois de prison avec sursis.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">B.J.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/18/tribunal-judiciaire-7-mois-de-prison-avec-sursis-pour-le-couple-marchands-de-sommeil/">Tribunal judiciaire : 7 mois de prison avec sursis pour le couple marchands de sommeil</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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