Manifestants repoussés au bord du lagon, forces vives reçues en catimini par un conseiller, syndicats qui contestent la parole de l’État, maternité vidée de ses patientes : à Mayotte, la visite ministérielle du gouvernement Lecornu, mercredi 26 et jeudi 27 août 2026, a surtout montré ce qu’elle cherchait à ne pas montrer.
Alors que Sébastien Lecornu est arrivé mercredi 26 août à Mayotte pour faire le point sur la reconstruction et les engagements de l’État, une trentaine de manifestants ont été encerclés puis repoussés vers le lagon à Mamoudzou. Ils ont notamment dénoncé leurs conditions de travail et réclamé une meilleure convergence des droits sociaux avec ceux de l’Hexagone.
Une vingtaine de salariés des Apprentis d’Auteuil Mayotte ont manifesté jeudi 18 juin, devant le siège du Département-Région de Mayotte pour réclamer des explications sur l’absence de réponse à un appel à projets lié aux maisons départementales de l’enfance.
Une centaine de manifestants environ, se sont mobilisés dans le cadre d’un appel national à la grève. Pendant qu’une délégation était reçue par les représentants de l’académie, les échanges n’ont pas permis d’aboutir à des réponses.
Sur place, le Corps d’armée des personnels et des services administratifs et techniques (CAPSAT) n’a pas clairement annoncé une prise du pouvoir à Madagascar mais un appel à « refuser les ordres de tirer » sur les manifestants avant de clamer l’unité de toutes les forces armées malgaches. Le président Andry Rajoelina, lui, parle « d’une tentative de prise du pouvoir illégale par la force ».
Au terme de 4 jours de grève, dont le point d’orgue a eu lieu mercredi dernier avec « le forcing » des grilles du rectorat par les manifestants, un accord a pu être trouvé entre les enseignants du 1er degré et le rectorat. Ces derniers ont donc repris le chemin du travail ce matin.
Les enseignants du 1er et 2nd degré de Mayotte ont répondu à l’appel national à la grève de ce mardi, lancé par l’intersyndicale. Dénonçant un manque d’investissement général dans l’Education, ils étaient une centaine à manifester leur mécontentement devant le rectorat.
Alors que des manifestants protestaient ce lundi contre « le camp de migrants » installé depuis des mois sur le boulevard Marcel-Henry, les responsables du collectif de Cavani « officiel » ont déclaré ne pas être à l’origine de cette action.
Lors du tout récent mouvement social qui a secoué notre île, l’association Mlezi Maore a fait partie de ces associations d’aide aux personnes en situation de précarité qui ont cristallisé tout le ressentiment des manifestants des Forces Vives. Afin de dissiper les amalgames et malentendus dont elle a fait l’objet, sa présidente Fahoullia Mohamadi et son directeur général Hugues Makengo, ont souhaité s’exprimer dans nos colonnes.
A moins d’être complètement déconnecté de la manifestation, il fallait s’y attendre : les « Forces vives » qui manifestent contre l’insécurité à Mayotte, ne se rendront pas à la réunion proposée par les élus dans une optique de « fin de conflit ». Ils justifient les trois préalables
Comme annoncé par certains membres des Forces Vives ce dimanche à Tsingoni, le mouvement s’est durci sur les barrages autrefois les plus souples de l’île. Les manifestants de Petite-Terre en particulier ont établi des règles strictes pour être autorisé à barger. Gare à celui ou celle qui cherche à forcer ! Pour faire face à cette situation, un seul mot d’ordre : communiquer avec les barragistes !