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	<title>Archives des Lycée des Lumières - Le Journal De Mayotte</title>
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	<title>Archives des Lycée des Lumières - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>Au lycée des Lumières, un « Met Gala » revisité pour apprendre l’anglais autrement</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/04/au-lycee-des-lumieres-un-met-gala-revisite-pour-apprendre-langlais-autrement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 01:45:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Défilé, chants et prises de parole en anglais : au lycée des Lumières de Mamoudzou, près de 70 élèves ont participé à une matinée inspirée du "MET Gala" pour pratiquer la langue de Shakespeare autrement.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/04/au-lycee-des-lumieres-un-met-gala-revisite-pour-apprendre-langlais-autrement/">Au lycée des Lumières, un « Met Gala » revisité pour apprendre l’anglais autrement</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au lycée des Lumières de Mamoudzou, l’anglais s’est pratiqué bien au-delà des salles de classe, jeudi 30 avril, le temps d’une matinée placée sous le signe de la mode et de la culture anglophone. Inspiré du célèbre « MET Gala » new-yorkais, un gala annuel organisé pour lever des fonds au profit de l’Anna Wintour Costume Center du Metropolitan Museum of Art (Met) à New York, l’événement a réuni près de 70 élèves issus de différentes sections linguistiques autour d’un objectif commun : s’exprimer, créer et interagir entièrement en anglais.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L&rsquo;anglais n&rsquo;est pas une barrière</strong></h2>
<figure id="attachment_50808" aria-describedby="caption-attachment-50808" style="width: 200px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-50808" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-1-200x300.jpeg" alt="Lycée des Lumières, anglais, défilé, MET Gala, langue étrangère, Mayotte" width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-1-200x300.jpeg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-1-684x1024.jpeg 684w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-1-768x1151.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-1-1025x1536.jpeg 1025w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-1-150x225.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-1-300x449.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-1-696x1043.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-1.jpeg 1068w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /><figcaption id="caption-attachment-50808" class="wp-caption-text">Chaque élève s’est apprêté pour l’occasion sur le thème “chic”. (Olivia Rolland).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À l’initiative du projet, la professeure d’anglais Nemati Ibrahim souhaitait proposer une approche plus vivante de la langue. Constatant l’intérêt marqué des élèves pour la mode, elle a imaginé avec eux ce gala revisité, mêlant défilé, performances artistiques et prises de parole. <em>« L’idée était de leur permettre d’exprimer leur créativité et de montrer que l’anglais n’est pas une barrière à Mayotte »</em>, explique-t-elle. L’événement concernait notamment des élèves de sections européennes, LLCER et de la section internationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès le début de la matinée, le ton est donné. Entre 7 h 30 et 8 h 30, les élèves font connaissance à travers des jeux et un photobooth, où chacun peut immortaliser sa tenue et participer à un concours du meilleur style, inspiré du thème « chic ». Les votes se font via un QR code affiché sur un grand écran. S’ensuit un défilé, entre 8 h 30 et 9 h, où les participants montent sur scène pour présenter leur tenue, dans une ambiance proche des codes américains.</p>
<p style="text-align: justify;">La deuxième partie de la matinée était consacrée à l’expression artistique. Jusqu’à 11h30, les élèves ont enchaîné les performances : chants, danses, présentations d’artistes anglophones de différentes générations, de Michael Jackson à Justin Bieber, en passant par des figures plus récentes comme Laufey ou PinkPantheress. Chaque intervention, limitée à dix minutes, a été l’occasion de travailler l’oral autrement, dans un cadre moins académique.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="509" data-end="569"><strong>Une culture anglo-américaine qui fait partie du quotidien des élèves</strong></h2>
<figure id="attachment_50813" aria-describedby="caption-attachment-50813" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-50813" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.22-1-300x225.jpeg" alt="Lycée des Lumières, anglais, défilé, MET Gala, langue étrangère, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.22-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.22-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.22-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.22-1-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.22-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.22-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.22-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.22-1-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.22-1-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.22-1.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50813" class="wp-caption-text">Chaque élève disposait de 10 minutes pour réaliser sa prestation : présentation, danse ou chanson.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mateo, 17 ans, élève en terminale européenne, a participé activement à la mise en place de l’événement. <em>« On a préparé ça en une semaine. Le but était de présenter des artistes qu’on aime, mais aussi d’en faire découvrir d’autres, tout en restant dans un esprit de show à l’américaine. Cette culture est présente au quotidien pour nous »</em>, raconte-t-il. Pour lui, ce type d’initiative suscite un réel engouement et motive les élèves à apprendre l&rsquo;anglais : <em>« ça permet en plus de découvrir de nouvelles choses et de partager un moment ensemble ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Sur scène, les élèves n’ont pas hésité pas à se dépasser. Ashanti, par exemple, a interprété <em>« Lover Girl »</em> de Laufey. Malgré un problème technique au démarrage, elle a repris sans hésiter, entraînant rapidement l’adhésion du public. D’autres prestations vocales se sont enchaînées, et avec elles, un même esprit : celui d’un espace sans jugements, où les élèves peuvent s’exprimer librement, prendre confiance et oser parler en anglais devant les autres.</p>
<figure id="attachment_50809" aria-describedby="caption-attachment-50809" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-50809" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-300x225.jpeg" alt="Lycée des Lumières, anglais, défilé, MET Gala, langue étrangère, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-02-at-14.45.25.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50809" class="wp-caption-text">Une élève, Ashanti, interprète le titre « Lover Girl » de Laufey devant les autres lycéens.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En coulisses, Olivia Rolland, élève de première, capture les moments forts avec son appareil photo. Attirée par une carrière dans la diplomatie, elle considère ce type d’événement comme une occasion concrète de renforcer ses compétences linguistiques. «<em> L’anglais, comme les autres langues internationales, est essentielle. C’est déjà important de bien la maîtriser pour travailler plus tard »</em>, explique-t-elle. Polyglotte, elle parle shimaoré, français, anglais et espagnol. Un véritable atout pour l’avenir, à la fois à l’échelle régionale et internationale, dont beaucoup d’élèves ont conscience depuis déjà longtemps dans l&rsquo;amphithéâtre.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du spectacle, la matinée a surtout permis aux élèves de pratiquer l’anglais dans un cadre concret, loin des exercices habituels. Entre stress, rires et prises de parole, chacun a pu s’essayer à l’expression orale et gagner un peu en aisance. Une expérience différente, plus vivante, plus directe, et qui a rapidement fait ses preuves.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
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		<item>
		<title>Au lycée des lumières, des étudiants de BTS contraints de rattraper les cours perdus après Chido grâce à l’IA</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/22/au-lycee-des-lumieres-des-etudiants-de-bts-contraints-de-rattraper-les-cours-perdus-apres-le-cyclone-chido-grace-a-lia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 01:45:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Académie de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[BTS]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Mikulovic]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée des Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Recteur de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au lycée des Lumières, à Kawéni, les étudiants de BTS se préparent à leurs examens dans un contexte encore marqué par les conséquences du cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, il y a seize mois. Si les cours ont repris progressivement, les difficultés logistiques restent présentes. Le lycée a aussi dû notamment s’adapter en [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/22/au-lycee-des-lumieres-des-etudiants-de-bts-contraints-de-rattraper-les-cours-perdus-apres-le-cyclone-chido-grace-a-lia/">Au lycée des lumières, des étudiants de BTS contraints de rattraper les cours perdus après Chido grâce à l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au lycée des Lumières, à Kawéni, les étudiants de BTS se préparent à leurs examens dans un contexte encore marqué par les conséquences du cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, il y a seize mois. Si les cours ont repris progressivement, les difficultés logistiques restent présentes. Le lycée a aussi dû notamment s’adapter en développant l’usage de supports pédagogiques numériques. À l’approche des épreuves de diplôme, élèves et enseignants avancent ainsi dans un quotidien scolaire fragilisé, hérité de la catastrophe cyclonique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une reprise progressive dans un contexte contraint</b></h2>
<figure id="attachment_32395" aria-describedby="caption-attachment-32395" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32395" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-225x300.jpg" alt="Mayotte, Chido, cyclone, établissement scolaire, école," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/C1F55FC8-23FE-4F45-BAE3-EE1A5EFFBAB8.jpg 720w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32395" class="wp-caption-text">L&rsquo;école de Cavani Sud, à Mamoudzou, dévastée par le cyclone Chido, le 17 décembre 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Après Chido, l&rsquo;ancien recteur avait pris conscience qu’il fallait reprendre les cours le plus tôt possible »</em>, amorce convaincu, Mickael Carpin, chargé de mission en économie-gestion au sein de l’académie. Après le passage du cyclone, la priorité a été donnée au retour des élèves en classe. Mais cette reprise s’est faite lentement, dans des conditions souvent <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/27/une-reprise-scolaire-sous-pression-plus-de-trois-mois-apres-chido/">difficiles</a>. Dans de nombreux établissements de Mayotte, les cours ont été organisés par rotations d’élèves, en fonction de l’état des bâtiments, d&rsquo;autres établissements scolaires ont mis plusieurs mois avant de rouvrir. Les salles disponibles ont été aménagées au fur et à mesure, dans un contexte qualifié de <em>« dureté de l’après-catastrophe »</em> par l&rsquo;enseignant en économie-gestion.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette volonté de reprise rapide s’inscrivait dans la ligne défendue avec constance par l’ancien recteur, Jacques Mikulovic, qui avait très tôt alerté sur les effets durables des ruptures scolaires dans le 101ème département français après le passage de Chido. Convaincu que chaque semaine perdue risquait d’aggraver des fragilités déjà anciennes, il s’était employé à rétablir le retour des élèves en classe dans les plus brefs délais, en dépit de contraintes matérielles importantes. Son départ, acté le <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/04/le-recteur-jacques-mikulovic-sur-le-depart/">4 juin 2025</a>, moins de six mois après le cyclone, et alors même que l’année scolaire n’était pas achevée, avait laissé la communauté éducative, comme la presse locale, dans une forme de stupeur silencieuse.</p>
<figure id="attachment_259" aria-describedby="caption-attachment-259" style="width: 211px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mikulovic-proviseur-Ewane-college-Bandrele-3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-259 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mikulovic-proviseur-Ewane-college-Bandrele-3-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mikulovic-proviseur-Ewane-college-Bandrele-3-211x300.jpg 211w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mikulovic-proviseur-Ewane-college-Bandrele-3-150x213.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mikulovic-proviseur-Ewane-college-Bandrele-3-300x426.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mikulovic-proviseur-Ewane-college-Bandrele-3-696x988.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mikulovic-proviseur-Ewane-college-Bandrele-3.jpg 710w" sizes="auto, (max-width: 211px) 100vw, 211px" /></a><figcaption id="caption-attachment-259" class="wp-caption-text">L&rsquo;ancien recteur de l&rsquo;académie, Jacques Mikulovic, au collège de Bandrélé, lors de son évaluation des dégâts au sein des établissements scolaires, quelques jours après le passage du cyclone Chido.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Plus d’un an après la catastrophe, les effets du cyclone Chido sur le système éducatif, et notamment sur la scolarité des élèves, demeurent très perceptibles, comme le pressentait l&rsquo;ancien recteur. <em>« Nos élèves de l’académie de Mayotte, sont des victimes de Chido car ils n&rsquo;ont pas eu cours pendant plusieurs semaines, certains élèves ont tout perdu pendant le cyclone, et après, tout a été difficile à remettre en route »</em>, affirme l&rsquo;enseignant.</p>
<p style="text-align: justify;">En cause : le temps scolaire perdu, difficile à rattraper dans un système déjà contraint.<em> « On ne peut pas ajouter des heures en plus, car les élèves viennent en bus, avec des horaires précis, c’est impossible d’ajouter du temps scolaire en plus, sinon tout est perturbé »</em>, explique-t-il, en évoquant aussi, à demi-mot, les contraintes liées aux conditions de sécurité sur les trajets, qui ne permettent pas de retarder les retours en fin de journée ou en soirée, et continuent, tout au long de l’année, à peser sur l’organisation en entraînant encore des pertes de cours.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’approche des examens, notamment pour les étudiants de BTS dont les épreuves débutent à partir du 18 mai 2026, cette accumulation pèse d&rsquo;autant plus. <em>« On ne récupère pas le retard. Et pourtant, il le faut »</em>, résume l’enseignant.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L’IA comme outil d’appoint pédagogique</b></h2>
<figure id="attachment_50275" aria-describedby="caption-attachment-50275" style="width: 258px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-21-a-18.31.03.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50275" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-21-a-18.31.03-258x300.png" alt="Mayotte, plateforme, étudiant, BTS, professeur, " width="258" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-21-a-18.31.03-258x300.png 258w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-21-a-18.31.03-768x892.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-21-a-18.31.03-150x174.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-21-a-18.31.03-300x349.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-21-a-18.31.03-696x809.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-21-a-18.31.03.png 804w" sizes="auto, (max-width: 258px) 100vw, 258px" /></a><figcaption id="caption-attachment-50275" class="wp-caption-text">Capture d’écran de la plateforme en ligne présentée en classe par le professeur à ses étudiants de deuxième année de BTS, et utilisée par les élèves dans le cadre de leurs apprentissages.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation, des initiatives ont émergé pour accompagner les élèves. Au lycée des Lumières, des supports de cours en version web ont été développés en complément des documents papier. <em>« On donne à nos élèves des supports sur du papier, et sur la plateforme, ils retr</em><em>ouvent des cours avec des quiz et des vidéos explicatives des notions »</em>, décrit l’enseignant.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces contenus, conçus en HTML, permettent aux élèves de s’exercer de manière autonome. Ils peuvent répondre à des questions, vérifier leurs réponses immédiatement, puis accéder à des explications, parfois sous forme de vidéos. L’objectif est de favoriser la compréhension et l’entraînement, en dehors du temps de classe. <em>« Si on met en place cela, l’élève peut travailler sans son professeur »</em>, explique l&rsquo;enseignant. Une manière de prolonger l’apprentissage à domicile, dans un contexte où le temps en présentiel a été fortement restreint et contraint par les conséquences du cyclone.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette démarche s’accompagne d’un effort de formation. En tant que chargé de mission, l’enseignant indique avoir proposé des formations à l’intelligence artificielle dans plusieurs établissements. <em>« J’ai formé environ 150 profs »</em>, précise-t-il. L’objectif : permettre aux enseignants de s’approprier des outils capables de générer des contenus pédagogiques ou d’enrichir leurs cours. Une première dynamique avait déjà été engagée en 2025, notamment autour de l’usage d’outils pour préparer certaines épreuves, comme le <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/26/mayotte-face-a-lia-les-enseignants-vont-ils-reinventer-leurs-cours/">Chatbot</a> Grand Oral. Depuis, l’approche s’est élargie, avec la volonté d’intégrer ces technologies dans les pratiques pédagogiques.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Entre opportunité et limites</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Si ces outils offrent de nouvelles possibilités, leurs limites sont également soulignées. <em>« Avec l’IA, on ne peut pas s’arrêter car il y a toujours des outils nouveaux, les technologies évoluent tellement vite&#8230; »</em>, observe l’enseignant. Mais il met en garde : <em>« Il ne faut pas tomber dans le piège de la machine qui ferait tout à notre place et ce risque-là, les chercheurs l&rsquo;ont bien documenté, il faut que cela reste une aide ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Et dans les faits, à Mayotte, ces dispositifs reposent encore largement sur l’engagement des enseignants.<em> « Le problème, c’est que ce n’est pas notre travail »</em>, souligne-t-il. La conception de contenus numériques, la création de vidéos ou l’organisation de plateformes s’ajoutent aux missions habituelles. <em>« Il faudrait qu’il y ait des gens mobilisés tous les jours sur ces outils »</em>, estime-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’instant, la plateforme utilisée est gratuite, ce qui permet de la déployer facilement auprès des élèves. Elle présente aussi un avantage pratique : elle ne nécessite pas systématiquement une connexion internet, en dehors de l’accès initial et des vidéos. Dans d’autres académies, des structures dédiées à l’intelligence artificielle commencent à se mettre en place.<em> « Nous, on ne sait pas encore&#8230;peut-être que ça viendra »</em>, indique l’enseignant, évoquant une organisation encore en construction sur le département.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="95" data-end="506">Malgré ces incertitudes, l’initiative traduit une tentative d’adaptation à des contraintes durables. Ces outils sont envisagés comme un moyen de <em>« rétablir des injustices »</em>, estime l&rsquo;enseignant, au sein d&rsquo;une académie, où les conditions d’apprentissage restent fragiles. Pour Liakine, élève en deuxième année de BTS <em>« Gestion de la PME »</em>, au lycée des lumières, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/21/liakine-etudiant-mahorais-se-forme-a-la-reunion-pour-continuer-a-avancer/">que nous avions suivi</a> lors de son stage à La Réunion en janvier dernier, ces supports ne remplacent pas les cours, mais permettent au moins de <em>« réviser tranquillement »</em> et de <em>« mieux comprendre »</em>, pour tenter de rattraper un retard qui ne dépend évidemment pas d’eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/22/au-lycee-des-lumieres-des-etudiants-de-bts-contraints-de-rattraper-les-cours-perdus-apres-le-cyclone-chido-grace-a-lia/">Au lycée des lumières, des étudiants de BTS contraints de rattraper les cours perdus après Chido grâce à l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Au lycée des Lumières, l’atelier « Sciences Po » résiste au temps et aux obstacles</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/10/au-lycee-des-lumieres-latelier-sciences-po-resiste-au-temps-et-aux-obstacles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 02:00:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cordées de la réussite]]></category>
		<category><![CDATA[IEP]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée des Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences Po]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences politiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2019, au lycée des Lumières de Kawéni, un atelier de sciences politiques prépare des lycéens aux concours des Instituts d’études politiques. Une initiative rare à Mayotte, confrontée à la précarité sociale, à l’éloignement culturel et à un manque chronique de moyens.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/10/au-lycee-des-lumieres-latelier-sciences-po-resiste-au-temps-et-aux-obstacles/">Au lycée des Lumières, l’atelier « Sciences Po » résiste au temps et aux obstacles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans l’un des plus grands lycées de France, à Kawéni, des élèves de seconde, première et terminale apprennent à décrypter le monde et à se projeter vers les grandes écoles. Depuis plusieurs années, un atelier de sciences politiques tente d’y faire éclore des vocations d’excellence. Un pari pédagogique mené à contre-courant, dans un territoire où l’accès aux études sélectives reste semé d’obstacles.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une session exceptionnelle pour accueillir Sciences Po Bordeaux</strong></h2>
<figure id="attachment_46242" aria-describedby="caption-attachment-46242" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1831-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46242" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1831-300x200.jpg" alt="Mayotte, élèves, sciences politiques, IEP, Science Po, Bordeaux, lycée des lumières," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1831-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1831-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1831-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1831-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1831-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1831-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1831-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1831-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1831-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1831-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46242" class="wp-caption-text">Un groupe d’élèves débat autour des différences entre université et grande école, illustrant la diversité des parcours envisagés.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Vers 13 heures, dans une salle de classe du lycée des Lumières, une vingtaine de lycéens attendent sagement. Ce jour-là, des élèves de seconde, de première et de terminale sont réunis tous ensemble dans une configuration inhabituelle. Habituellement, l’atelier de sciences politiques fonctionne par niveau, à raison de deux heures de cours hebdomadaires pour chacun. Le regroupement est exceptionnel, organisé pour accueillir une intervenante de l&rsquo;Institut d&rsquo;études politiques (IEP) de Bordeaux communément appelé Sciences Po Bordeaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Créé en 2019 à l’initiative d’un ancien proviseur, l’atelier s’est installé dans le paysage éducatif mahorais avec discrétion, mais constance. Il s’adresse à ceux qui manifestent une curiosité intellectuelle particulière à l&rsquo;égard des sciences humaines et sociales.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ce sont des élèves qui ont une certaine vision et qui aiment réfléchir à des problématiques sociétales, historiques ou politiques »</em>, explique Neima Ali Hared, professeure d’histoire-géographie, de géopolitique et référente de l’atelier, qui encadre spécifiquement les élèves de terminale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Lutter contre l’auto-censure, ouvrir des possibles</b></h2>
<figure id="attachment_46240" aria-describedby="caption-attachment-46240" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-46240 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1828-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46240" class="wp-caption-text">Au lycée des Lumières, les ateliers des « Cordées de la réussite » invitent les élèves à dépasser l’auto-censure et à envisager des parcours ambitieux, loin des idées reçues sur ce qu’ils « peuvent » ou « doivent » entreprendre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’ambition initiale est claire : faire émerger l’excellence à Mayotte et lutter contre l’auto-censure face à des formations souvent perçues comme inaccessibles. Dès ses débuts, l’atelier bénéficie d’une convention avec Sciences Po Paris. Des journées d’immersion sont organisées, donnant corps à un horizon jusque-là abstrait pour nombre d’élèves. Puis survient une première réussite marquante : un élève de Mayotte admis à Sciences Po dans les mêmes conditions que l’ensemble des candidats.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Cela a donné un certain aura au concours »</em>, se souvient l&rsquo;enseignante.<em> « On s’est dit : Ah bon, à Mayotte aussi, on peut réussir un concours aussi prestigieux ? ».</em> Depuis, cinq élèves de l’académie mahoraise ont intégré Sciences Po. Des parcours rares, mais puissants symboliquement.</p>
<p style="text-align: justify;">Car derrière ces réussites se cachent de lourdes contraintes. <em>« Parfois, on a des élèves extrêmement brillants, mais sans papiers. Et là, tout devient compliqué »</em>, confie l’enseignante. Sorties scolaires, déplacements en métropole, concours : chaque étape devient un combat administratif. <em>« On se bat vraiment pour eux mais c&rsquo;est une galère permanente »,</em> lâche-t-elle. Elle évoque le cas de deux jeunes filles récemment admises, en 2024, dont les parents étaient en situation irrégulière.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre professeur d’histoire-géographie rappelle l’expérience d’un ancien élève, aujourd’hui professeur de français au collège de Mgombani, admissible à Science Po Paris, qui n’avait pas pu se présenter à l&rsquo;oral d&rsquo;admission finale faute de papiers en règle. <em>« C’est vraiment un sacerdoce »</em>, résume-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Former à l’excellence sans les outils de l’excellence</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Si l’atelier a résisté au temps, il reste fragile. Cette année, seuls quatre élèves de terminale se présenteront effectivement au concours. Le cyclone Chido est venu aggraver la situation : deux élèves admissibles n’ont pas réussi l&rsquo;oral d&rsquo;admission finale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les difficultés sont avant tout structurelles. La connexion internet est jugée insuffisante pour permettre aux élèves de mener des recherches régulières. Le contenu même du concours pose problème.<em> « L’analyse de l’image est centrale, notamment en histoire de l’art. Mais pour analyser des tableaux, encore faut-il avoir accès à des musées »</em>, souligne Neima Ali Hared.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le 101ème département, l’absence d’institutions culturelles et l’éloignement géographique des grandes villes métropolitaines creusent les écarts. <em>« On est très loin des conditions dans lesquelles les autres établissements préparent leurs élèves, notamment sur le plan culturel »</em>, observe-t-elle. Les enseignants tentent de compenser, parfois aidés par leurs collègues de la spécialité cinéma.</p>
<p style="text-align: justify;">À ces contraintes s’ajoutent les réalités sociales et sécuritaires de l’île. Les élèves rentrent tard chez eux, peinent à travailler à domicile, et ne se sentent pas toujours en sécurité au sein ou aux abords de leur lycée. <em>« Quand mon père me dépose devant le lycée vers 4h du matin, parfois je me fait racketter »</em>, confie une élève de seconde. Le fort <em>turn-over</em> des enseignants complique également la continuité pédagogique d’un dispositif reposant largement sur l’engagement individuel.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Il n’y a pas de profil type pour entrer à l’IEP » </b></em></h2>
<figure id="attachment_46243" aria-describedby="caption-attachment-46243" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1832-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46243" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1832-300x200.jpg" alt="Mayotte, élèves, sciences politiques, IEP, Science Po, Bordeaux, lycée des lumières," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1832-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1832-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1832-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1832-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1832-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1832-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1832-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1832-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1832-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1832-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46243" class="wp-caption-text">Une enseignante-chercheuse et une étudiante de l’IEP de Bordeaux ont présenté aux lycéens les enjeux des études en sciences politiques et les opportunités internationales offertes par l’établissement.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Quelques minutes plus tard, une enseignante et chercheuse de l’IEP de Bordeaux, accompagnée d&rsquo;une étudiante en quatrième année originaire de Mayotte, redonnent toutes les deux chair aux ambitions de l’atelier. Créé en 1948, l’IEP de Bordeaux veut lutter contre l&rsquo;auto-censure.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il n’y a pas de profil type pour entrer à l’IEP », </em>insiste l’enseignante-chercheuse<em>. » Ne vous auto-censurez pas. Ça se prépare. Et c’est une chance exceptionnelle d’avoir un atelier de sciences politiques dès la seconde dans votre lycée »</em>. Elle rappelle que 88 % des étudiants admis ont obtenu la mention très bien au baccalauréat et met en avant les nombreux partenariats internationaux, de la Caraïbe jusqu&rsquo;à Hong Kong.</p>
<p style="text-align: justify;">Les élèves questionnent, confrontent université et grande école, et s’autorisent à imaginer leur avenir sur les bancs de l’Institut d’études politiques. La rencontre se termine plus tôt que prévu, mais chacun repart avec de nouvelles idées et des projets plein la tête, insufflant énergie et enthousiasme à l’événement officiel des « Cordées de la réussite » prévu quelques jours plus tard. Dans les couloirs, les discussions se prolongent, reflet de la curiosité et de la vitalité qui animent le lycée.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Confinement temporaire au lycée des Lumières</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/22/confinement-temporaire-au-lycee-des-lumieres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 13:43:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[incident]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée des Lumières]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=45291</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au lycée des Lumières, des faits survenus aux abords de l’établissement ont conduit le chef d’établissement à activer des mesures de prévention, parmi lesquelles un confinement temporaire de l’établissement. « La situation est, à ce stade, maîtrisée et fait l’objet d’un suivi attentif par les services de police, dont la présence sur zone reste volontairement discrète [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p style="text-align: justify;">Au lycée des Lumières, des faits survenus aux abords de l’établissement ont conduit le chef d’établissement à activer des mesures de prévention, parmi lesquelles un confinement temporaire de l’établissement.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><em>« La situation est, à ce stade, maîtrisée et fait l’objet d’un suivi attentif par les services de police, dont la présence sur zone reste volontairement discrète afin de garantir une capacité d’intervention rapide si nécessaire. Les services académiques sont en lien permanent avec les chefs d’établissement et les directeurs d’école du secteur, afin de les tenir informés de l’évolution de la situation et de prendre, le cas échéant, les dispositions appropriées »</em>, indique le rectorat dans un communiqué</p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;">La situation est suivie en étroite coordination avec les équipes éducatives et les forces de l’ordre, dans un cadre de vigilance constante.</p>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Liakine, étudiant mahorais, se forme à La Réunion pour continuer à « avancer »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/21/liakine-etudiant-mahorais-se-forme-a-la-reunion-pour-continuer-a-avancer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 02:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bandraboua]]></category>
		<category><![CDATA[BTS]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée des Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Stage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=45114</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Saint-Denis de La Réunion, un étudiant en BTS venu de Mayotte raconte ce que signifie partir en stage : retrouver du calme, se concentrer, et continuer à croire à l’avenir, sans renoncer à son île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/21/liakine-etudiant-mahorais-se-forme-a-la-reunion-pour-continuer-a-avancer/">Liakine, étudiant mahorais, se forme à La Réunion pour continuer à « avancer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="1202" data-end="1575">Il a le sourire, une élégance discrète et le regard attentif de ceux qui veulent bien faire. À Saint-Denis de La Réunion, Liakine, étudiant de vingt-cinq ans, en deuxième année de BTS au lycée des Lumières de Kawéni, effectue un stage de six semaines. Une parenthèse loin de Mayotte, non pour fuir, mais pour continuer à apprendre et <em>« avancer »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1202" data-end="1575"><strong>Six semaines loin de Mayotte </strong></h2>
<figure id="attachment_45128" aria-describedby="caption-attachment-45128" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45128" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-300x200.jpg" alt="La Réunion, parc automobile, agence de location, Speed Loc, Mayotte, stage, étudiant, BTS, Kawéni," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45128" class="wp-caption-text">Le calme de La Réunion permet à l&rsquo;étudiant de se concentrer sur son stage et ses futurs projets.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1202" data-end="1575">Mardi 20 janvier 2026, dans l’agence de location de véhicules Speed Loc, à Saint-Denis de La Réunion, Liakine attend.<em> « Je n’ai pas l’habitude de faire ça »</em>, lâche-t-il, légèrement nerveux, avant d’être rassuré par le cadre posé de l’échange. C’est ici qu’il effectue, pour la deuxième année consécutive, un stage de six semaines dans le cadre de son BTS Gestion de la PME.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1577" data-end="1975"><em>« C’est la deuxième année que je viens »</em>, explique-t-il. <em>« Ça me permet de découvrir d’autres cultures que Mayotte »</em>. Une expérience précieuse, alors que sa première année d’études n’a pas été de tout repos. Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido frappe Mayotte. L’île se relève, lentement. <em>« En venant ici, on retrouve ce qu’on avait perdu à Mayotte »</em>, dit Liakine. <em>« Ça nous motive, on retrouve le sourire »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1977" data-end="2273">Ils sont onze étudiants de sa promotion à avoir fait le déplacement cette année, répartis entre Saint-Denis et Saint-Pierre. <em>« Ça permet de ne pas se sentir seul, sans perdre l&rsquo;objectif de stage bien sûr : acquérir des compétences, apprendre à travailler en équipe, être au service des gens, avancer dans la vie »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Retrouver le calme pour se concentrer</b></h2>
<figure id="attachment_24473" aria-describedby="caption-attachment-24473" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24473" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee-300x213.jpg" alt="Mayotte, caillassage, bus scolaire, violence, insécurité, " width="300" height="213" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee-300x213.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee-696x494.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-24473" class="wp-caption-text">Chaque jour, Liakine emprunte le bus à Bandraboua pour aller au lycée à Kawéni, traversant chaque fois toute la zone du Nord de Mamoudzou. Il raconte un quotidien marqué par les jets de pierres et l’insécurité.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Quatre étudiants sont logés à l’hôtel, trois dans un appartement à Saint-Denis, quatre à Saint-Pierre. <em>« On manque de rien. On est logés, on a le petit déjeuner et un repas le soir. On peut sortir, se promener. C’est trop cool, j’ai le sourire »</em>. À La Réunion, Liakine goûte à une forme de tranquillité. <em>« Ici, je me lève le matin et je ne me soucie de rien. Mon stage est à deux pas de l’hôtel. Le soir, je retrouve mes amis, je passe des moments agréables ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il compare, sans caricaturer. <em>« À Mayotte, c’est parfois difficile d’aller en cours. C’est un stress permanent »</em>. La semaine précédente, sur quatre jours de formation, il n’a pu se rendre en classe qu’une seule journée, en raison des violences sur les routes.<em> « Le fait de venir ici, ça me permet d’évacuer cette charge mentale. J’aimerais avoir le sourire autant à Mayotte qu’à La Réunion. Mais ici, j’ai un peu plus le sourire ». </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« À Mayotte, à chaque fois, je regarde derrière moi, parfois c&rsquo;est l&rsquo;horreur. Ici, je marche tranquille. Les gens sont gentils, tout est tranquille, je suis heureux, je peux me concentrer »</em>, poursuit-il, avant de s’excuser de ses mots.<em> « Car si on n’est pas heureux, on ne peut pas être concentré ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Apprendre un métier, croire en soi</b></h2>
<figure id="attachment_45131" aria-describedby="caption-attachment-45131" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45131" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-300x200.jpg" alt="La Réunion, parc automobile, agence de location, Speed Loc, Mayotte, stage, étudiant, BTS, Kawéni," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45131" class="wp-caption-text">Liakine inspecte un véhicule du parc de l&rsquo;agence à nettoyer avant de le proposer de nouveau à des clients.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette concentration retrouvée lui permet d’avancer sur un projet qu’il mûrit depuis plusieurs mois : ouvrir un jour sa propre agence de location de voitures à Mayotte. Conseillé par ses professeurs, il choisit d’effectuer un stage dans une structure similaire. <em>« Je voulais savoir comment ça fonctionnait. Ici, je fais des contrats de location, des devis, je rédige des mails, je gère le planning. Je touche un peu à tout »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’agence, Moussa, salarié et originaire de Combani, confirme. <em>« C’est vraiment un bon stagiaire. Il gère les contrats, les entrées et sorties de véhicules, les devis, les mails, même les contraventions quand un client a un problème »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le parcours de Liakine n’a pourtant rien d’évident. Élevé par sa mère, avec son frère, à Bandraboua, au nord de Mayotte, il confie avoir connu des moments de doute.<em> « J’avais perdu confiance en moi. Je n’étais plus très concentré, ni motivé »</em>. Deux enseignants l’encouragent alors à tenir. <em>« Ils m’ont fait comprendre que j’avais du potentiel. Aujourd’hui, je n’ai plus peur de m’exprimer, d’être qui je suis ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Ceux qui partent, ceux qui restent</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="124" data-end="895">Ces mobilités restent néanmoins strictement encadrées. Sabah Lameche, conseillère de la rectrice de Mayotte pour la formation professionnelle et directrice du GIP FCIP, rappelle que l’accès à ces dispositifs dépend du statut administratif des élèves.<em> « Pour les mineurs, la loi n’exige pas qu’ils soient en règle sur le territoire pour partir en mobilité : une simple pièce d’identité suffit. Nous collaborons avec la préfecture pour obtenir des visas collectifs »</em>, précise-t-elle. Ces situations restent toutefois exceptionnelles : un à cinq visas collectifs seulement sont délivrés chaque année. <em>« Pour les majeurs, seuls ceux disposant d’une pièce d’identité française ou d’un titre de séjour autorisant la sortie du territoire peuvent bénéficier de ces mobilités »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="897" data-end="1147">Grâce à son statut, Liakine peut suivre un stage, voyager et profiter des dispositifs réservés aux étudiants de Mayotte. Ce n’est pas le cas de tous ses camarades, pour qui des obstacles administratifs limitent l’accès à la formation hors de l’île.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1149" data-end="1624">Ce cadre légal laisse ainsi de côté certains étudiants pleinement investis dans leurs études. Liakine pense notamment à un camarade de promotion,<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/19/a-mayotte-des-etudiants-sans-papiers-coinces-entre-cours-et-controles/"> dont nous avions relaté le parcours</a>, étudiant sans papiers, brillant et régulièrement classé parmi les meilleurs. <em>« C’est quelqu’un de très intelligent, très sérieux. On a besoin de gens comme lui dans la société »</em>, insiste-t-il. Entravé dans sa liberté de circulation et exposé à des contrôles d’identité, son parcours scolaire s’est trouvé fragilisé.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1878" data-end="2089"><em>« On a tous notre chance »</em>, conclut Liakine, sans colère ni revendication. Une phrase simple, à hauteur d’étudiant, qui rappelle la frustration de voir certains talents restés en marge non par manque de capacités, mais en raison de barrières administratives, risquant de freiner le potentiel de développement de l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Liakine, l’avenir reste ouvert. Il souhaite intégrer une licence professionnelle en comptabilité, avant, peut-être, de devenir expert-comptable. Où ? <em>« Normalement à Mayotte, parce que j’aime mon île. Même si je m’y sens parfois en insécurité, je ne veux pas l’abandonner »</em>, mais rien n&rsquo;est encore sûr. <em>« Peut-être à La Réunion ou en métropole, si je ne trouve pas la formation que je veux ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Avant cela, il lui faudra rentrer à Mayotte. <em>« J’avais presque pas envie que le stage commence, parce que je savais que le temps passerait trop vite et que ce serait déjà la fin »</em>. D’ici là, Liakine s’attache à l’essentiel : apprendre un métier, accumuler de l’expérience, et laisser l’avenir se dessiner, pas à pas.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2050" data-end="2317">Mathilde Hangard</p>
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		<item>
		<title>Kawéni : un collégien légèrement blessé devant un lycée</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/12/kaweni-un-collegien-legerement-blesse-devant-un-lycee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 06:49:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Élève blessé]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée des Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un élève de K2 a été légèrement blessé par un coup de ciseaux aux abords du lycée des Lumières ce vendredi matin.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="750" data-end="993">Peu avant 7h30 ce vendredi matin, un collégien de troisième du collège K2 a été légèrement blessé par un coup de ciseaux alors qu’il se rendait sur son lieu de stage d’observation, devant le lycée des Lumières à Kawéni, à Mamoudzou.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="750" data-end="993"><strong>Un confinement d&rsquo;une heure aux Lumières </strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="995" data-end="1175">Par mesure de précaution, l’établissement secondaire a été confiné pendant moins d’une heure. Les élèves ont ensuite repris normalement leurs cours, une fois le confinement levé.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1177" data-end="1491">Selon le rectorat de Mayotte, la police est intervenue très rapidement et les pompiers ont pris en charge l’élève.<em> « La blessure n’est pas grave. Les parents ont été informés et se sont rendus sur place »</em>, précise l’académie. L’auteur de l’agression fait toujours l’objet de recherches par les forces de l’ordre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1177" data-end="1491">Le secteur, qui reste calme en cette veille de vacances scolaires, est sous surveillance renforcée. Les équipes mobiles de sécurité (EMS) ont été mobilisées pour prévenir tout nouvel incident et assurer la sécurité autour du lycée.</p>
<p data-start="1177" data-end="1491">Mathilde Hangard</p>
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		<item>
		<title>Un professeur rallume la fierté locale grâce au site web LagonEwa</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/28/un-professeur-rallume-la-fierte-locale-grace-au-site-web-lagonewa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 02:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[LagonEwa]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée des Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Site internet]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=42160</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au lycée des Lumières, un enseignant fraîchement arrivé transforme un simple exercice pédagogique en aventure collective pour raconter Mayotte autrement.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/28/un-professeur-rallume-la-fierte-locale-grace-au-site-web-lagonewa/">Un professeur rallume la fierté locale grâce au site web LagonEwa</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Kawéni, un professeur embarque ses élèves de terminale dans un projet qui dépasse l’école : créer un site, rencontrer des acteurs locaux, et réapprendre Mayotte à hauteur de jeunesse. Une initiative qui pourrait bien bousculer les récits dominants de l’île.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="792" data-end="841"><strong>Un regard neuf qui rebat les cartes</strong></h2>
<figure id="attachment_42170" aria-describedby="caption-attachment-42170" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-scaled.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42170" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-300x153.png" alt="Mayotte, LagonEwa," width="300" height="153" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-300x153.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-1024x523.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-768x392.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-1536x785.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-2048x1046.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-150x77.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-696x356.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-1068x546.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-1920x981.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-27-a-15.39.48-1320x674.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-42170" class="wp-caption-text">LagonEwa, le site qui révèle Mayotte à travers ses trésors culturels et naturels, fruit du travail des élèves et des acteurs locaux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="843" data-end="1244">Fraîchement arrivé à Mayotte, Enrico Gob, un enseignant d’économie-gestion, originaire de la Guadeloupe, a très vite senti qu’il pouvait faire bouger quelque chose. Au lycée des Lumières, à Kawéni, il observe une évidence : ses élèves sont curieux mais connaissent mal l’île où ils vivent. Alors il tente un geste simple, presque expérimental : créer un site internet, qu&rsquo;il nomme LagonEwa, et confier aux terminales la tâche de le faire vivre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1246" data-end="1689"><em>« Je voulais qu’ils sortent des sentiers battus, qu’ils fassent autre chose qu’un projet scolaire classique »</em>, raconte-t-il. Alimenter le site, décrocher des partenariats, contacter des administrations, la presse ou des artisans : la mission est large, et surtout réelle. Mais derrière l’outil numérique, c’est une ambition plus vaste qui affleure : <em>« Valoriser Mayotte, montrer un autre regard, surtout sur le volet touristique et culturel »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1691" data-end="1943">Ancien guide touristique, le professeur compare sans détour l’île aux Caraïbes : un territoire splendide, encore sous-valorisé, mal compris, mal regardé. Un collègue s’est déjà proposé pour enrichir les contenus historiques et géographiques. L’idée ne cesse alors de s’étendre.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1950" data-end="2012"><strong data-start="1953" data-end="2012">LagonEwa : quand les élèves écrivent leur propre île</strong></h2>
<figure id="attachment_41149" aria-describedby="caption-attachment-41149" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41149" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4-225x300.jpeg" alt="Mayotte, Mzuri Sana, bijouterie, bijoux," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij4.jpeg 1200w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41149" class="wp-caption-text">Un artisan de Mzuri Sana façonne un bijou, chaque geste révélant l’histoire et le savoir-faire de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2014" data-end="2280">En ligne depuis deux mois, LagonEwa trace un sillon inattendu. Entre randonnées nature, ateliers artisanaux, excursions dans le lagon et collaborations avec des acteurs locaux, le site devient une porte d’entrée vers un tourisme et un repère culturel plus humble, plus humain, plus ancré.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2282" data-end="2509">Aux commandes, un trio déterminé : Sandra Allaououi, Samia Masounzu et Riziki Rosemine Mohamadi Riziki. Deux animent les réseaux sociaux, une sillonne l’île, appareil photo en bandoulière, à la rencontre d’artisans et de guides.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2511" data-end="2846"><em>« Je veux leur confier de vraies missions »</em>, insiste l’enseignant. Contacter, négocier, publier, structurer : le travail déborde largement du cadre scolaire. Et c’est voulu. <em>« Plus les élèves connaissent leur île, plus ils acquièrent des savoirs, des compétences, et deviennent capables d’avoir un regard critique pour améliorer les choses »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2848" data-end="3177">Le projet devient tremplin : informatique, communication, tourisme… il pourrait susciter des vocations. À la question de savoir si un jour un élève pourrait reprendre LagonEwa de manière professionnelle, il répond sans détour : <em>« J’ai lancé l’idée. Les élèves ont compris. Iront-elles au bout ? Je ne sais pas. Ce serait formidable »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3184" data-end="3236"><strong data-start="3187" data-end="3236">Faire île avec les médias et les habitants</strong></h2>
<figure id="attachment_23182" aria-describedby="caption-attachment-23182" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23182" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-300x225.jpg" alt="Mayotte, mangrove, vasière, Badamiers, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/20221220_140019-scaled-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23182" class="wp-caption-text">L’entrée de la Vasière des Badamiers, au cœur de la mangrove mahoraise, un patrimoine naturel qui intéresse le fondateur du site LagonEwa.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3238" data-end="3552">Le professeur le martèle : LagonEwa ne vivra pas seul. Il faudra des partenaires, des acteurs locaux, et même des journalistes. <em>« Je veux que les élèves prennent contact avec vous »</em>, glisse-t-il à notre rédaction. Pour eux, l’enjeu est autant d’apprendre un métier que d’apprendre à entrer en relation avec le territoire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3554" data-end="3672">Et le site assume un ton clair : « <em data-start="3589" data-end="3672">Découvrez Mayotte au plus près de sa nature, de sa culture et de ses habitants ». </em>Les randonnées, la broderie mahoraise, le snorkeling, l’observation des tortues ou des dauphins : chaque activité devient une manière de faire récit. De coudre un imaginaire positif là où dominent souvent les images anxiogènes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3903" data-end="4108">Mais surtout, c’est une façon de briser un cycle : <em>« Je ne veux pas qu’ils répètent ce que leurs parents leur disent sur Mayotte. Je veux qu’ils se l’approprient. Qu’ils deviennent acteurs de leur propre île ». </em>Alors LagonEwa s’avance doucement, avec l’humilité d’un projet scolaire mais la force d’un début de contre-récit. Celui d’une jeunesse qui, en racontant Mayotte, pourrait bien se raconter elle-même.</p>
<p data-start="3903" data-end="4108">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/28/un-professeur-rallume-la-fierte-locale-grace-au-site-web-lagonewa/">Un professeur rallume la fierté locale grâce au site web LagonEwa</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Kawéni : au lycée des Lumières, l’exercice de crise qui divise</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/27/kaweni-au-lycee-des-lumieres-lexercice-de-crise-qui-divise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 02:15:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Exercice de crise]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
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		<category><![CDATA[Plan particulier de mise en sûreté]]></category>
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		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un exercice de crise a eu lieu mardi matin au sein du lycée des Lumières reproduisant le scénario qui s'est déroulé les 6 et 7 novembre derniers.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/27/kaweni-au-lycee-des-lumieres-lexercice-de-crise-qui-divise/">Kawéni : au lycée des Lumières, l’exercice de crise qui divise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Entre sirènes et couloirs vides, mardi 25 novembre, enseignants et élèves du lycée des Lumières ont vécu un <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/25/kaweni-le-personnel-scolaire-forme-a-la-gestion-de-crise-apres-les-incidents-de-novembre/">exercice</a> de crise inspiré des violences <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/07/affrontements-entre-bandes-a-kaweni-ecoles-perturbees-et-spectacle-annule/">récentes</a>. Si le Rectorat de Mayotte le présente comme un outil de formation essentiel, certains enseignants dénoncent une mise en scène irréaliste et des tensions supplémentaires dans un quotidien déjà éprouvant.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Après les sirènes, le Rectorat explique </strong></h2>
<figure id="attachment_21826" aria-describedby="caption-attachment-21826" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Scolaire-bus-pictogramme-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21826" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Scolaire-bus-pictogramme-1-300x211.jpg" alt="Transports scolaires, Halo, Transdev, Mayotte" width="300" height="211" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Scolaire-bus-pictogramme-1-300x211.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Scolaire-bus-pictogramme-1-768x539.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Scolaire-bus-pictogramme-1-150x105.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Scolaire-bus-pictogramme-1-696x489.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Scolaire-bus-pictogramme-1.jpg 826w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21826" class="wp-caption-text">Les élèves sont repartis chez eux sans avoir eu cours, marquant la fin de l’exercice.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1011" data-end="1568">Contacté par notre rédaction, le Rectorat de Mayotte explique que ces exercices s’inscrivent dans un dispositif plus large de formation à la gestion des crises. <em>« L’exercice a été construit en rejouant les scénarios des violences survenues début novembre au lycée des Lumières et sur l’ensemble de la cité scolaire de Kawéni, pour identifier ce qui fonctionne et ce qui doit être amélioré pour faire face à ce type d&rsquo;événement »</em>, précise l’institution. L’objectif : tester les réflexes des enseignants et des élèves, vérifier l’écoute des alarmes, le confinement et le rôle de chacun.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1570" data-end="1852">Mercredi 26 novembre, un retour d’expérience (RETEX) a été organisé pour ajuster les protocoles. <em>« Même si des PPMS (ndlr : plan particulier de mise en sûreté) existaient déjà, il est essentiel de les tester en conditions réelles. Le stress et les émotions doivent être vécus pour mieux les contenir »</em>, souligne le Rectorat.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1854" data-end="2216">Autour des élèves et du personnel, un dispositif complet était en place : SDIS, police nationale, transports scolaires et médiateurs associatifs. L’idée : reproduire ces exercices dans tous les établissements de l’île, chaque fois en adaptant le scénario au contexte local, pour que les équipes puissent apprendre à réagir dans le chaos, plutôt que sur papier.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le chaos simulé vu par les enseignants </strong></h2>
<figure id="attachment_42135" aria-describedby="caption-attachment-42135" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42135" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-300x172.png" alt="Mayotte, salle de classe, chaleur, " width="300" height="172" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-300x172.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-1024x588.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-768x441.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-1536x882.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-150x86.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-696x400.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-1068x614.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36-1320x758.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-26-a-18.16.36.png 1692w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-42135" class="wp-caption-text">Confinés dans des salles étouffantes, enseignants et élèves ont dû faire face à la chaleur, une difficulté concrète qui rappelle le poids réel de ces exercices (photographie d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2156" data-end="2656">Sur le terrain, l’impression des enseignants diffère du récit officiel. Pour eux, l’exercice ressemblait davantage à une répétition théâtrale qu’à une véritable mise en situation. <em>« C’est l’exercice de crise le plus fake que j’ai jamais vu. Les élèves sont entrés calmement, rangés, les bus sont arrivés à l’heure… Tout était idyllique. Alors que dans la réalité, quand les dakous entrent dans le lycée, c’est totalement différent : les élèves courent, même les profs, c&rsquo;est la panique totale »</em>, raconte une enseignante.</p>
<figure id="attachment_40879" aria-describedby="caption-attachment-40879" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40879" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-300x169.jpeg" alt="Mayotte, Kawéni, Lycée des Lumières, affrontements, jeunes, bandes," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-300x169.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-1024x576.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-768x432.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-1536x864.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-150x84.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-696x392.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-1068x601.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p-1320x743.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/p.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-40879" class="wp-caption-text">Pendant plusieurs heures, des jeunes armés s&rsquo;étaient affrontés violemment dans le quartier de Kawéni aux abords et au sein d&rsquo;établissements scolaires du secteur (photographie/DR)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2658" data-end="2919">Le mail reçu dimanche 23 novembre ne précisait qu’un confinement mardi midi, ce qui a surpris le personnel. <em>« Les élèves savaient déjà par des médiateurs qu’ils n’auraient pas cours, mais nous n’avions aucune autre information »</em>, commente un autre enseignant.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2921" data-end="3188">Un autre professeur reste critique sur le choix des participants : <em>« Certains d’entre nous ne savaient pas pourquoi ils avaient été sélectionnés, et d’autres non »</em>, déplore-t-il, pointant un manque de clarté dans la communication et le caractère inégal de l’exercice.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="150" data-end="208"><strong data-start="154" data-end="206">Préparer sans transformer : la ligne du Rectorat</strong></h2>
<figure id="attachment_42138" aria-describedby="caption-attachment-42138" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/ppms-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42138" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/ppms-2-300x200.jpg" alt="Mayotte, PPMS, attaque, intrusion, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/ppms-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/ppms-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/ppms-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/ppms-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/ppms-2.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-42138" class="wp-caption-text">Le Plan particulier de mise en sûreté (PPMS) est un document qui définit les mesures à appliquer dans les écoles et établissements pour protéger élèves et personnels face aux risques majeurs ou à une intrusion, en attendant l’arrivée des secours ou le retour à la normale.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="210" data-end="584">Le Rectorat insiste : préparer le personnel et les élèves aux crises est indispensable, mais il ne s’agit pas de faire des enseignants des experts de la sécurité. <em>« Pendant un incident réel, le stress est extrême et certains aléas sont impossibles à prévoir. L’objectif est de tendre vers des réflexes et de connaître parfaitement les protocoles »</em>, explique l’institution.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="586" data-end="1131">Au-delà de la technique, ces exercices répondent à une logique pédagogique et préventive. <em>« Le rôle des enseignants n’est pas de prendre la place des forces de l’ordre, leur mission principale reste d’enseigner. Mais à Mayotte, où la violence se concentre aux abords et dans les établissements scolaires, il est essentiel de les protéger et de leur donner des clés. Ces exercices font partie de la prévention éducative : lutter contre le harcèlement, prévenir l’influence des bandes qui recrutent des jeunes vulnérables »</em>, précise le Rectorat.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1133" data-end="1592">Pour l’institution, l’exercice ne transforme pas les enseignants en super-héros de la sécurité, il s’agit avant tout de leur permettre de continuer à exercer leur métier dans un contexte difficile. La leçon est claire : se préparer à la crise s’apprend par la répétition et l’expérience. Mais quand les sirènes s’éteignent, le quotidien reprend, avec ses incertitudes et ses tensions… et c’est là, dans ces jours ordinaires, que la vraie formation se joue.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/27/kaweni-au-lycee-des-lumieres-lexercice-de-crise-qui-divise/">Kawéni : au lycée des Lumières, l’exercice de crise qui divise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Kawéni : le personnel scolaire formé à la gestion de crise après les violences du début du mois</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/25/kaweni-le-personnel-scolaire-forme-a-la-gestion-de-crise-apres-les-incidents-de-novembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 11:37:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion de crise]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée des Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41976</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Rectorat de Mayotte organise trois jours de formation à la gestion de crise pour le personnel de la cité scolaire de Kawéni, suite aux violences de début novembre.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/25/kaweni-le-personnel-scolaire-forme-a-la-gestion-de-crise-apres-les-incidents-de-novembre/">Kawéni : le personnel scolaire formé à la gestion de crise après les violences du début du mois</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="446" data-end="1038">Après les <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/07/affrontements-entre-bandes-a-kaweni-ecoles-perturbees-et-spectacle-annule/">violences survenues</a> la semaine du 3 novembre, le rectorat de Mayotte prend des mesures concrètes pour préparer les équipes éducatives. Comme annoncé lors de la rencontre avec les organisations syndicales organisée au lycée des Lumières,<em> « un plan de formation à la gestion de crise à l’attention des personnels des écoles et des établissements scolaires de l’ensemble de l’académie sera déployé tout au long de l’année scolaire afin de renforcer les capacités d’anticipation, de réaction et de coordination des équipes face aux situations sensibles »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="446" data-end="1038"><strong>Renforcer les capacités des équipes face aux crises</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1040" data-end="1524">Les écoles et établissements de la cité scolaire de Kawéni sont les premiers bénéficiaires de cette formation, affirme le Rectorat. Trois journées de formation, <em>« en lien avec les partenaires et acteurs de la prévention et de la sécurisation »</em>, permettront d’aborder les fondamentaux de la gestion de crise, de travailler la communication et la mise en sûreté, d’expérimenter l’organisation d’une cellule de crise, et de conduire <em>« un exercice réel d’activation du PPMS suivi d’un retour d’expérience »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1040" data-end="1524"><strong>Exercice grandeur nature à Kawéni après les incidents de début novembre</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1526" data-end="1919">À ce titre, un exercice de crise reproduisant le scénario des incidents des jeudi 6 et vendredi 7 novembre s&rsquo;est déroulé au lycée des Lumières, ce mardi 25 novembre pendant la pause déjeuner. Cet exercice a pour objectif de <em>« tester en conditions réelles la capacité des écoles et établissements de la zone de Kaweni à activer leur PPMS, à gérer un confinement puis à organiser une évacuation coordonnée ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1921" data-end="2358">Le Rectorat estime que l&rsquo;exercice permettra également de vérifier <em>« la bonne circulation de l’alerte, la répartition des rôles au sein des équipes, ainsi que la qualité de la coopération avec les services partenaires, notamment pour l’acheminement et la sécurisation des élèves »</em>. Cet entraînement grandeur nature <em>« vise à renforcer la réactivité, la cohérence des procédures et la maîtrise collective des gestes opérationnels indispensables en situation de crise ». </em></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/25/kaweni-le-personnel-scolaire-forme-a-la-gestion-de-crise-apres-les-incidents-de-novembre/">Kawéni : le personnel scolaire formé à la gestion de crise après les violences du début du mois</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Violences autour du Lycée des Lumières : la FCPE Mayotte appelle à une action forte et immédiate</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/08/violences-autour-du-lycee-des-lumieres-la-fcpe-mayotte-appelle-a-une-action-forte-et-immediate/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 07:06:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[FCPE]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée des Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=40929</guid>

					<description><![CDATA[<p>Face à la recrudescence des violences aux abords du Lycée des Lumières à Kaweni, la FCPE Mayotte tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué, elle dénonce un climat d’insécurité devenu quotidien et appelle les autorités à mettre en place, sans délai, des mesures de protection et de prévention durables.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/08/violences-autour-du-lycee-des-lumieres-la-fcpe-mayotte-appelle-a-une-action-forte-et-immediate/">Violences autour du Lycée des Lumières : la FCPE Mayotte appelle à une action forte et immédiate</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« <em>La Fédération des Conseils de Parents d’Élèves (FCPE) de Mayotte exprime sa profonde inquiétude et indignation face à la montée de violences aux abords du Lycée des Lumières à Kaweni »</em>, note le syndicat dans un communiqué vendredi 7 novembre au soir.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Ces scènes, devenues trop fréquentes depuis plusieurs années, ont atteint un niveau particulièrement alarmant depuis la rentrée scolaire 2025/2026, mettant en danger la sécurité des élèves, des personnels éducatifs et des familles », </em>continue le syndicat rappellant que les établissements scolaires doivent être des lieux de savoir, d&rsquo;éveil et de construction citoyenne, et non des lieux d&rsquo;affrontements. « <em>Les parents ne peuvent accepter que leurs enfants soient exposés quotidiennement à de telles situations d’insécurité »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">La FCPE Mayotte exige plusieurs choses :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li style="text-align: justify;">Une prise de responsabilité renforcée et coordonnée des autorités compétentes : Préfecture, Rectorat, Collectivités, Forces de l’ordre, Justice et Services sociaux.</li>
<li style="text-align: justify;">La mise en place urgente d’un dispositif de protection et de sécurisation durable des abords scolaires (présence renforcée, médiation, sécurisation des trajets scolaires).</li>
<li style="text-align: justify;">La réactivation et le renforcement des programmes de prévention de la violence, en lien avec les associations de terrain, la communauté éducative et les collectivités locales.</li>
<li style="text-align: justify;">La mobilisation effective des politiques publiques d’accompagnement des jeunes, afin de leur offrir des perspectives réelles d’insertion sociale, éducative et professionnelle.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><b>« Un malaise social profond »</b></p>
<p style="text-align: justify;">La FCPE Mayotte rappelle aussi que la violence qui s’exprime aux portes des établissements scolaires est le symptôme « <em>d’un malaise social profond »</em> lié à la « <em>déscolarisation, l&rsquo;errance juvénile, la précarité familiale, le manque d’insertion et l&rsquo;absence de réponse éducative structurée »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Nous appelons donc à une réponse globale, incluant le soutien aux familles dans leurs responsabilités éducatives, des espaces d’accueil, d’écoute et de médiation pour les jeunes et une véritable politique d’insertion, permettant à chaque jeune de se projeter dans un avenir possible à Mayotte »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Face à l’urgence, la FCPE Mayotte restera mobilisée et se tient prête à participer à toute instance de concertation ou d’action visant à préserver la sécurité des élèves et à construire un climat scolaire apaisé et propice à la réussite. </em><em>Protéger nos enfants est un devoir collectif ».</em></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/08/violences-autour-du-lycee-des-lumieres-la-fcpe-mayotte-appelle-a-une-action-forte-et-immediate/">Violences autour du Lycée des Lumières : la FCPE Mayotte appelle à une action forte et immédiate</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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