Seize habitations et des milliers d’euros de loyers perçus : le tribunal judiciaire de Mamoudzou a condamné ce lundi un couple poursuivi pour avoir proposé à la location des logements jugés indignes. La défense, elle, évoque un geste d’entraide dans un contexte de crise du logement après le passage du cyclone Chido.
Ce jeudi 15 janvier au matin, des locataires de la Société Immobilière de Mayotte (SIM) ont bloqué l’accès au siège pour dénoncer des logements « sans eau, sans sécurité et insalubres ». Face à eux, la direction reconnaît une situation critique liée à un problème de pression sur le réseau, qu’elle attribue au service de distribution de l’eau, tout en évoquant des solutions d’urgence en cours de discussion.
Nous avons répercuté ce mardi le calvaire de « locataires » d’un ensemble de logements à Cavani. Ils décrivent des logements insalubres avec des menaces de la propriétaire des lieux. Cette dernière, que nous n’avons pas nommément citée, n’ayant pas pu s’exprimer, nous rapportons donc ses précisions. En attendant le jugement...
Une opération « qui se passe » bien de l’aveu de tous les acteurs. La préfecture ayant muri le process, les enquêtes sociales ont eu lieu bien en amont, et de plus en plus d’habitants acceptent un relogement de moins en moins provisoire.
Elle ne porte plus le label Wuambushu, mais l’opération de Résorption de l’habitat Insalubre (RHI) de Mavadzani-Mouinajou impliquant la démolition de 465 cases en tôle débute ce lundi matin, dépassant toutes les précédentes. Pour infléchir la précarité sur un département où 60% des logements n’ont pas de confort sanitaire.
Un état des lieux des quartiers de Petite-Terre, plus particulièrement de Pamandzi, a été dressé vendredi dernier par le président de la Communauté de communes de Petite-Terre, et par le maire de Pamandzi, qui accueillaient les services de la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Mayotte (DEALM).
En conseil des ministres ce mardi, le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires et le ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé du Logement, ont présenté un projet de loi relatif à l’accélération et à la simplification de la rénovation de l’habitat dégradé et des grandes opérations d’aménagement
Dans le département le plus pauvre de France, les communes doivent se débattre avec des moyens souvent insuffisants pour rénover l’habitat insalubre. Les délais sont trop longs, et le cadre réglementaire n’aide pas, se faisait expliquer la Première ministre qui dégaine son OIN sur trois collectivités
Le tribunal a jugé ce mardi 14 novembre la propriétaire de plusieurs appartements à Passamaïnty dont les conditions de vie à l’intérieur ont été considérées par l’ARS comme « incompatibles avec la dignité humaine ». Malgré le fait que les locataires, en situation régulière sur le territoire, n’aient pas souhaité se porter partie civile et aient même défendu la propriétaire au tribunal, cette dernière a écopé de deux ans de prison avec sursis et de 20 000 euros d’amende.
C’est selon un timing bien rodé par de nombreux précédents à Mayotte, mais cette fois en présence de la presse locale et nationale, que se menait la première opération de démolition d’habitat insalubre d’envergure de Wuambushu. Loin de la barre des tribunaux cette fois
Les dés étaient pratiquement jetés depuis que le tribunal administratif, jugé depuis seul compétent dans cette affaire, avait validé l’opération de relogement des occupants sans titre des cases insalubres de Talus 2, à Majikavo Koropa. L'opération est prévue ce 22 mai