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	<title>Archives des Kawéni - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Kawéni - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Kawéni : un trafic incessant autour du « rond-point SFR », un chantier routier inachevé</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/kaweni-un-trafic-incessant-autour-du-rond-point-sfr-miroir-dun-chantier-routier-inacheve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 01:15:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre terre-plein, feux tricolores hors service et circulation dense, le "carrefour SFR" de Kawéni demeure dans une configuration transitoire qui désoriente les usagers. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/kaweni-un-trafic-incessant-autour-du-rond-point-sfr-miroir-dun-chantier-routier-inacheve/">Kawéni : un trafic incessant autour du « rond-point SFR », un chantier routier inachevé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, dans le secteur de Kawéni, le carrefour dit du <em>« rond-point SFR »</em> présente, ce jeudi midi, un visage pour le moins hybride. Terre-plein central évoquant un giratoire, feux tricolores installés mais inactifs, circulation dense et multiples catégories d’usagers : l’ensemble donne l’image d’un aménagement routier encore en cours de définition.</p>
<p style="text-align: justify;">Situé sur un axe stratégique et particulièrement fréquenté de la commune, ce carrefour cristallise depuis plusieurs semaines les interrogations des automobilistes et deux-roues, confrontés à une organisation du trafic en constante évolution.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un carrefour soumis à des transformations successives</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Initialement conçu comme un rond-point, le site avait été réaménagé en carrefour à feux tricolores afin de répondre aux enjeux de fluidité et de sécurité liés à l’augmentation du trafic. Les travaux actuellement en cours semblent toutefois avoir modifié de nouveau sa configuration, donnant aujourd’hui l’impression d’un retour à un giratoire, sans que la signalisation lumineuse ne soit pleinement opérationnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">En milieu de journée, la saturation du trafic était manifeste. Voitures particulières, poids lourds, scooters, motos et moto-taxis se croisaient dans un flux dense et difficilement lisible. Cette cohabitation, dans un espace en chantier, renforce le sentiment d’incertitude pour les usagers.</p>
<p style="text-align: justify;">Un automobiliste sur place témoigne de cette confusion : <em>« Je ne suis pas un habitué de ce carrefour mais quand je m&rsquo;y retrouve, c&rsquo;est perturbant. Il aurait fallu laisser l&rsquo;endroit tel qu&rsquo;il était, car là ils ont essayé de faire autre chose et se sont retrouvés sur le modèle initial mais en beaucoup plus compliqué ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b><span class="Apple-converted-space"> </span>Un chantier inscrit dans le projet Caribus et une gouvernance partagée</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Interrogé sur ces évolutions, le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaila, replace le projet dans le cadre plus large du développement du transport urbain : <em>« Dans le cadre des travaux Caribus, une réorientation et gestion des carrefours est engagée avec feux tricolores ».</em> Cette orientation confirme la volonté de structurer progressivement la circulation par des dispositifs de signalisation lumineuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, la réalité du terrain contraste avec cette perspective. La mairie précise ne pas être aux commandes du chantier, celui-ci relevant de la Communauté d&rsquo;agglomération de Dembeni-Mamoudzou. De son côté, l’intercommunalité, contactée par notre rédaction, évoque une phase transitoire. <em>« C&rsquo;est un carrefour giratoire provisoire. Les feux seront mis en service à la fin des travaux sur la route nationale. La durée des travaux est de trente mois. Sous recommandations de la DEALM, nous avons dû réaménager le giratoire et ne pas mettre en marche les feux ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les faits, cette configuration intermédiaire, entre giratoire partiel et feux inactifs, entretient une forme de désordre perçu, notamment aux heures de pointe sur cet axe majeur de Kawéni. À ce stade, aucune configuration définitive ne semble encore stabilisée, laissant le carrefour dans une phase de transition prolongée.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/kaweni-un-trafic-incessant-autour-du-rond-point-sfr-miroir-dun-chantier-routier-inacheve/">Kawéni : un trafic incessant autour du « rond-point SFR », un chantier routier inachevé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un incendie dans une casse automobile au nord de Mamoudzou</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/23/un-incendie-en-cours-au-nord-de-mamoudzou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 13:21:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Incendie]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[SDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un incendie s’est déclaré dans une casse automobile en début d’après-midi.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/23/un-incendie-en-cours-au-nord-de-mamoudzou/">Un incendie dans une casse automobile au nord de Mamoudzou</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="223">Alertés alors qu’ils effectuaient une patrouille dans le secteur des Hauts-Vallons, des policiers ont été témoins d&rsquo;un incendie survenu dans une casse automobile en début d&rsquo;après-midi, ce jeudi 23 avril. À 16h15, les sapeurs-pompiers étaient toujours à pied d’œuvre afin de contenir et d’éteindre les flammes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/23/un-incendie-en-cours-au-nord-de-mamoudzou/">Un incendie dans une casse automobile au nord de Mamoudzou</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Le vélo, ça va m’aider » : l’insertion professionnelle grâce aux mobilités douces</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/le-velo-ca-va-maider-linsertion-professionnelle-grace-aux-mobilites-douces/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 01:15:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[CADEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
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		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilité]]></category>
		<category><![CDATA[Vélo]]></category>
		<category><![CDATA[Vélo-Égaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Cadema et Mlezi Maore ont lancé le programme vélo égaux. Destiné à un public en situation de précarité, il vise à leur permettre de se déplacer facilement, tout en empruntant des mobilités douces.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/le-velo-ca-va-maider-linsertion-professionnelle-grace-aux-mobilites-douces/">« Le vélo, ça va m’aider » : l’insertion professionnelle grâce aux mobilités douces</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Parés d’un gilet fluorescent et d’un casque, trois apprentis cyclistes bravent la chaleur ce mardi<span class="Apple-converted-space">  </span>14 avril pour pédaler autour de la place de la République. Ils font partie des bénéficiaires du plan national « vélo-égaux » tout juste déployé à Mayotte et porté par la Cadema (communauté d’agglomération de Dembéni Mamoudzou) et l’association Mlezi Maore. Ali Ammar, conseiller mobilité et animateur mobilité vélo forme les futurs cyclistes. <em>« Maintenant que tu sais pédaler, on va voir comment changer les vitesses, surtout il faut les changer en roulant pas à l’arrêt »</em>, leur glisse-t-il.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un vélo cargo à l’issue de la formation</b></h2>
<figure id="attachment_50003" aria-describedby="caption-attachment-50003" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-2.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-50003" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-2-300x225.jpg" alt="Mayotte, vélo, vélo-égaux, CADEMA, Mlezi, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-2-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-50003" class="wp-caption-text">À l&rsquo;issue de la formation un vélo cargo leur sera offert.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les participants à la formation &#8211; un public en situation de précarité &#8211;<span class="Apple-converted-space">  </span>ont été orientés par des organismes avec lesquels la Cadema et Mlezi Maore collaborent : France Travail, Metic, École de la 2ème Chance, Expert Net. À la fin, ils recevront un vélo cargo, c’est-à-dire une bicyclette où le châssis est conçu pour recevoir une caisse ou une plateforme permettant le transport de charges.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’instant, dix personnes participent au programme. Au total, la Fédération française des Usagères et usagers de la Bicyclette (FUB), prévoit d’accompagner 90 bénéficiaires en prenant en charge la formation et le don de vélo.</p>
<p style="text-align: justify;">Le but est d’inciter l’usage des mobilités douces face à la voiture qui présente plusieurs inconvénients.<i> « Aujourd’hui, à Mayotte comme tout le monde le voit, il y a trop de voitures et le vélo reste un moyen plus facile à se déplacer »,</i> considère Ali Ammar. Cela peut être une option plus rapide. <em>« Pour aller faire quelques courses, au lieu de prendre un taxi de Cavani pour descendre à Mamoudzou, on prend son vélo cargo pour aller acheter six briques de lait »</em>, donne pour exemple le formateur.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><span class="Apple-converted-space"> </span>Faciliter<span class="Apple-converted-space"> </span>l’insertion professionnelle à travers le vélo</b></h2>
<figure id="attachment_50001" aria-describedby="caption-attachment-50001" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-3-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-50001" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-3-300x225.jpg" alt="Mayotte, vélo, vélo-égaux, CADEMA, Mlezi, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-3-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-3-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-3-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-3-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-3-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-3-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-3-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-3-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-3-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-3-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/velo-3-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-50001" class="wp-caption-text">Zaïna compte bien sur le vélo pour lui faire gagner du temps pour aller travailler.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les bénéficiaires sont en recherche d’emploi ou en en contrat partiel, l’objectif à travers ce dispositif est aussi de faciliter leur insertion professionnelle. <em>« La mobilité peut être un frein pour l’insertion parce qu&rsquo;on n’a pas de moyen de transport, quand on a un vélo c’est plus facile pour se déplacer »</em>, souligne Ali Ammar.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément cet argument qui a convaincu Hortense, une quarantenaire, de faire partie du dispositif.<em> « Ça pourra m’aider par rapport aux embouteillages pour ne pas arriver au travail en retard, si jamais je n’arrive pas à trouver une voiture en stop »</em>, évoque-t-elle.<i> </i></p>
<p style="text-align: justify;">Pour Zaïna Attoumane, le vélo va lui faire gagner du temps. <em>« Quand je vais au travail, je prends 2 taxis, un de Kawéni à Mamoudzou et ensuite un autre jusqu’à Mtsapéré, c’est long et ça a un coût… Le vélo, ça va m’aider »</em>, estime-t-elle. Du côté de Saindou Abdallah, c’est l’argument économique qui l’a convaincu. <em>« </em><i>Pour aller à l’auto école de Mlezi depuis Kawéni, je dépense cinq euros de taxi aller-retour, à la fin de la semaine, ça coûte 25 euros, c’est cher »,</i> témoigne-t-il. Le fait que<em> « le vélo ne pollue pas » </em>l’a aussi séduit. À l’issue du journée de formation, les trois bénéficiaires sont déjà à l’aise, ils pédalent sereinement, bientôt prêts à parcourir les routes de Mayotte … à vélo.</p>
<p>Lisa Morisseau</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/le-velo-ca-va-maider-linsertion-professionnelle-grace-aux-mobilites-douces/">« Le vélo, ça va m’aider » : l’insertion professionnelle grâce aux mobilités douces</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fibre à Mayotte : sit-in contre Orange et dénonciation d’un « passage en force »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/fibre-a-mayotte-sit-in-contre-orange-et-denonciation-dun-passage-en-force/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 01:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fibre]]></category>
		<category><![CDATA[intérêt général]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[optique]]></category>
		<category><![CDATA[Orange]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49899</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plusieurs associations mobilisées à Kawéni accusent Orange de fragiliser le projet public Mayotte THD, sur fond de critiques plus larges contre des décisions dans des secteurs clés, jugés défavorables aux intérêts locaux.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/fibre-a-mayotte-sit-in-contre-orange-et-denonciation-dun-passage-en-force/">Fibre à Mayotte : sit-in contre Orange et dénonciation d’un « passage en force »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="1007">Depuis plusieurs jours, un sit-in est organisé devant les locaux de <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Orange</span></span> à Kawéni par plusieurs associations, parmi lesquelles les Femmes leaders, l’Association des anciens élus et une organisation de consommateurs proche de la CFDT. Réunis au nom de la population, les manifestants dénoncent ce qu’ils qualifient de <em>« passage en force d’Orange dans l’installation du réseau de fibre optique à Mayotte »</em> et s’interrogent sur le devenir des 55 millions d’euros annoncés par l’État dans le cadre du projet initial Mayotte THD.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="1007">Cette mobilisation intervient dans un contexte de forte incertitude, après une position du gouvernement consistant à ne pas s’opposer au déploiement par Orange de son propre réseau dans les cinq principales communes de l’île, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/18/fibre-optique-orange-et-mayotte-thd-suspendus-a-larbitrage-de-letat/">au risque de fragiliser Mayotte THD</a>, pourtant attributaire de la délégation de service public du Département le 25 mars 2025 et bénéficiaire attendu d’un financement public conséquent.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="0" data-end="1007"><strong>Plusieurs précédents dans d&rsquo;autres secteurs dénoncés </strong></h2>
<figure id="attachment_14987" aria-describedby="caption-attachment-14987" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-14987" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Camion-Total-ravitaillement-copie-1-jpeg-300x178.webp" alt="INSEE, carburant, Mayotte" width="300" height="178" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Camion-Total-ravitaillement-copie-1-jpeg-300x178.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Camion-Total-ravitaillement-copie-1-jpeg-150x89.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Camion-Total-ravitaillement-copie-1-jpeg-696x412.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Camion-Total-ravitaillement-copie-1-jpeg.webp 750w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-14987" class="wp-caption-text">Les manifestants s’appuient également sur l’exemple de l’attribution du marché des hydrocarbures à TotalEnergies.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="1007">Face à cette situation, le mot d’ordre est sans ambiguïté : <em>« Soit Orange met la fibre sur toute l’île, soit rien du tout »</em>. Derrière cette revendication, les associations dénoncent une logique qu’elles estiment récurrente dans les secteurs stratégiques du territoire. Elles établissent un parallèle avec la gestion de l’eau confiée à la <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Société Mahoraise des Eaux</span></span>, ou encore avec le fonctionnement en monopole d’<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Électricité de Mayotte</span></span>. Dans le domaine des carburants, elles rappellent également que des alternatives régionales comme <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Galana</span></span> avaient pu être envisagées avant que le marché ne s’organise finalement autour de <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">TotalEnergies</span></span>, renforçant selon elles une logique de concentration autour de grands groupes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="1007"><em>« Ça se répète avec Total, EDM, le syndicat des eaux. On choisit toujours le monopole »</em>, résument-elles.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1853" data-end="2513">Les prises de parole se succèdent pour dénoncer une mécanique jugée bien installée.<em> « Il y en a marre des actions de l’État »</em>, lance un représentant, qui revient sur un épisode du secteur des carburants : <em>« Dans la délégation de service public, Total avait dit ne pas être intéressé par le marché. La société Galana proposait de reprendre les actifs. Les élus avaient validé. Le soir même, appel du préfet, on revient sur la décision. On nous dit : raison stratégique, on ne peut pas prendre une société étrangère. Mais au fond, ce n’est jamais dans l’intérêt des Mahorais ! »,</em> affirme-t-il. Et d’ajouter, <em>« Les multinationales, c’est toujours l’État qui est derrière. C’est toujours pareil ».</em></p>
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<h2 style="text-align: center;" data-start="0" data-end="101"><strong>« Si Orange se sent lésé qu’il aille au tribunal. Mayotte ne doit pas être géré par le tempérament »</strong></h2>
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<figure id="attachment_24615" aria-describedby="caption-attachment-24615" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24615" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/OceInde-3-300x225.jpg" alt="Fibre optique, internet, OcéInde, haut-débit, Mayotte THD" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/OceInde-3-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/OceInde-3-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/OceInde-3-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/OceInde-3-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/OceInde-3.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-24615" class="wp-caption-text">Emmanuel André, au premier plan, directeur général de Mayotte THD, lors de l&rsquo;inauguration de la première armoire à fibre optique en mars 2025 à Kawéni.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2515" data-end="3049">Les associations défendent aussi la légitimité du projet Mayotte THD. <em>« La procédure des marchés publics a été respectée jusqu’au bout. Si Orange se sent lésé, qu’il aille au tribunal »,</em> affirme l&rsquo;un des représentants, refusant que le dossier soit, selon leurs mots, <em>« géré au tempérament »</em>. Elles rejettent également l’argument de l’urgence post-cyclone : <em>« Justifier leurs choix après Chido, ce n’est pas tenable. Si Orange voulait que Mayotte entre dans le monde moderne avec la fibre, ça fait longtemps qu’ils pouvaient le faire ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3051" data-end="3566">Au-delà du seul dossier de la fibre, c’est une critique plus large du modèle économique du territoire qui s’exprime. <em>« Tout ce qui peut créer de la richesse à Mayotte est phagocyté par les multinationales. Comment développer un financement local si tout part chez les actionnaires ? »</em>, interroge un intervenant, avant de conclure en évoquant <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Younoussa Bamana.</span></span> <em>« Il disait qu’à Mayotte on était tranquilles parce qu’il n’y avait pas beaucoup d’argent. Aujourd’hui, on voit qu’il avait raison ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3051" data-end="3566">« <em>Nous sommes ici pour revendiquer une égalité de traitement et l&rsquo;amélioration du service public. Nos élus, affirmez-vous afin de mettre un terme aux manques de respect et de considération de l&rsquo;État. Rappel à tous les Mahorais : le nombre de fois où l&rsquo;État nous a manqué de considération : lors du marché de l&rsquo;eau, de l&rsquo;aéroport, des hydrocarbures, des énergies dont EDM pour le développement et l&rsquo;industrialisation de Mayotte et maintenant pour la fibre optique. L&rsquo;Etat s&rsquo;est engagé : qu&rsquo;il paie les 55 millions au CD. Alors ça suffit ! », </em>résume une déclaration commune.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3568" data-end="3700" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Une réunion avec le préfet est prévue ce 14 avril au soir. Les associations vont continuer le mouvement. <em>« Si on n’a pas de réponses, on ira en justice ».</em></p>
<p data-start="3568" data-end="3700" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/fibre-a-mayotte-sit-in-contre-orange-et-denonciation-dun-passage-en-force/">Fibre à Mayotte : sit-in contre Orange et dénonciation d’un « passage en force »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>La Ville de Mamoudzou et le Rectorat ont inauguré le gymnase Jack Passe à Kaweni</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/02/la-ville-de-mamoudzou-et-le-rectorat-ont-inaugure-le-gymnase-jack-passe-a-kaweni/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 02:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[gymnase Jack Passe]]></category>
		<category><![CDATA[inauguration]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[rectorat]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49260</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce mercredi 1er avril, le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, et la rectrice Valérie Debuchy étaient présents pour cette inauguration. Ce gymnase va permettre à l’ensemble des élèves de Kawéni de profiter de nombreuses installations et équipement sportifs.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/02/la-ville-de-mamoudzou-et-le-rectorat-ont-inaugure-le-gymnase-jack-passe-a-kaweni/">La Ville de Mamoudzou et le Rectorat ont inauguré le gymnase Jack Passe à Kaweni</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_49279" aria-describedby="caption-attachment-49279" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49279" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/POSSIBLE-UNE-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49279" class="wp-caption-text">Logo d&rsquo;entrée du gymnase Jack Passe.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Avec plus d’une dizaine de sports représentés et près de 3 ans de travaux, le gymnase de Kawéni est enfin prêt à accueillir les premiers élèves. Lors de son discours, l’édile a rendu hommage à Jack Passe, ancien professeur de sport et fondateur de la célèbre course de pneus, qui donne aujourd&rsquo;hui son nom au nouveau gymnase.</p>
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<figure id="attachment_49281" aria-describedby="caption-attachment-49281" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49281" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-1.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49281" class="wp-caption-text">Des jeunes de Kawéni inaugurent le gymnase Jack Passe.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour ce projet de construction à plus de 15 millions d’euros, deux agences d’architecture ont été sélectionnées. Pendant plusieurs mois, l’association WENKA a fait le lien entre les entreprises mandatées et les jeunes des bangas de Kawéni pour les former aux métiers du bâtiment. Conçu pour répondre aux besoins du climat mahorais, ce lieu peut fonctionner en autosuffisance.</p>
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<figure id="attachment_49282" aria-describedby="caption-attachment-49282" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49282" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49282" class="wp-caption-text">La cour principale du complexe sportif Jack Passe.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Une cuve d&rsquo;environ 100 m3, située sous la cour principale, permet de récupérer l’eau de pluie pour être réutilisée pour l’arrosage des plantes et les chasses d’eau. Les toitures sont également faites avec des panneaux solaires pour chauffer l’eau des douches et des robinets. Se rapprochant plus du complexe sportif que du simple gymnase, les terrains sont conçus pour accueillir certaines compétitions régionales.</p>
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<figure id="attachment_49283" aria-describedby="caption-attachment-49283" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49283" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-3.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49283" class="wp-caption-text">Les écoliers peuvent aussi pratiquer des arts martiaux et de la boxe sur le tatami du complexe sportif.</figcaption></figure>
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<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Seul petit défaut si l’on peut en trouver : l’absence de tribunes, prévues sur le projet de départ mais trop coûteuses sur la facture finale. Les élèves, collégiens et lycéens de Kawéni, vont ainsi pouvoir profiter d’un complexe sportif de grand standing et dernier cri.</p>
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<figure id="attachment_49284" aria-describedby="caption-attachment-49284" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49284" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-4-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-4.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49284" class="wp-caption-text">Le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, a rendu hommage à Jack Passe lors de son discours.</figcaption></figure>
<figure id="attachment_49285" aria-describedby="caption-attachment-49285" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49285" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/gymnase-J-PASSE-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/gymnase-J-PASSE-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/gymnase-J-PASSE-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/gymnase-J-PASSE-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/gymnase-J-PASSE-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/gymnase-J-PASSE-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/gymnase-J-PASSE.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49285" class="wp-caption-text">Un mur d&rsquo;escalade est mis à disposition des collégiens et des lycéens de Kaweni.</figcaption></figure>
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<p>Léo Vignal</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/02/la-ville-de-mamoudzou-et-le-rectorat-ont-inaugure-le-gymnase-jack-passe-a-kaweni/">La Ville de Mamoudzou et le Rectorat ont inauguré le gymnase Jack Passe à Kaweni</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Bazama-Bandrajou : un quartier en aménagement, des habitants entre relogement et incertitudes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/bazama-bandrajou-un-quartier-en-amenagement-des-habitants-entre-relogement-et-incertitudes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 02:15:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bazama-Bandrajou]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47642</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Bazama-Bandrajou, les travaux de résorption de l’habitat indigne et d'aménagement ont débuté portés par de grandes ambitions de renouvellement urbain. Mais derrière les engins de chantier et les promesses de transformation, les habitants concernés vivent dans l’attente, l’inquiétude et des conditions de relogement déjà fragilisées.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/bazama-bandrajou-un-quartier-en-amenagement-des-habitants-entre-relogement-et-incertitudes/">Bazama-Bandrajou : un quartier en aménagement, des habitants entre relogement et incertitudes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="167" data-end="518">À l&rsquo;arrière du lycée polyvalent de Kawéni, les travaux de l&rsquo;opération de résorption de l&rsquo;habitat indigne (RHI) et d&rsquo;aménagement du quartier Bazama-Bandrajou, portée depuis 2020 par l’<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte (EPRDM ex EPFAM)</span></span>, dans le cadre du renouvellement urbain du village de Kawéni (NPNRU), par la Ville de Mamoudzou, débutent progressivement. Il y a plusieurs semaines, les premières habitations en tôle ont été détruites afin de permettre l&rsquo;avancée du chantier.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="167" data-end="518">Ce 4 mars au matin des ouvriers d&rsquo;une entreprise de travaux publics s&rsquo;attèlent à la construction de la voirie principale qui amène au quartier : la partie gérée par la Ville de Mamoudzou. Pour le moment, la route en gravier qui se dessine ne parcourt que quelques mètres avant de redevenir une ruelle boueuse et humide. En pleine saison des pluies, situé sur un terrain escarpé et proche d&rsquo;une rivière, le quartier de Bazama-Bandrajou est dans un état difficile. Les déchets jonchent le sol, tout comme les carcasses de voitures, et la boue s&rsquo;infiltre partout.</p>
<figure id="attachment_47670" aria-describedby="caption-attachment-47670" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47670" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-3-300x225.jpeg" alt="Kawéni, Mamoudzou, Bazama-Bandrajou, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-3-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-3-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-3-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-3-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-3-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-3-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-3-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-3-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-3-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-3.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47670" class="wp-caption-text">Les premiers travaux réalisés par la Ville de Mamoudzou consistent à construire une route d&rsquo;accès au quartier.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="167" data-end="518">Le quartier a été identifié comme prioritaire en raison de la forte concentration d’habitations précaires, du déficit d’infrastructures et de l’exposition aux risques naturels. Il affiche l’ambition de transformer durablement ce secteur stratégique, situé à proximité du pôle économique de Kawéni, en créant « <em>un nouveau morceau de ville ». « L</em><em>es habitants y seront logés dans des conditions dignes et à l’abri des risques naturels auxquels sont soumis le quartier et ses habitations précaires », </em>indique l&rsquo;EPRDM.</p>
<h2 data-start="167" data-end="518"></h2>
<h2 style="text-align: center;" data-start="167" data-end="518"><strong>Un quartier délabré, 800 personnes concernées</strong></h2>
<figure id="attachment_47668" aria-describedby="caption-attachment-47668" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47668" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-5-300x225.jpeg" alt="Kawéni, Mamoudzou, Bazama-Bandrajou, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-5-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-5-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-5-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-5-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-5-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-5-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-5-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-5-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-5-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-5.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47668" class="wp-caption-text">En contrebas, les habitations jonchent la rivière qui traverse le quartier, la zone est humide et insalubre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="132" data-end="738">Le reste du chantier qui doit être réalisé par l&rsquo;EPRDM n&rsquo;a toujours pas débuté, les études de terrains sont toujours en cours. Un retard principalement dû au cyclone Chido, avance la direction de l&rsquo;établissement public administratif. Des « ateliers participatifs » et une phase officielle de « concertation publique » qui ont « impliqué les habitants » du quartier pour « co-construire le projet », ont été mis en place. La première tranche d’intervention s’étend sur 3,7 hectares. Elle comprend notamment la création d’une voirie structurante destinée à désenclaver le quartier, la requalification des espaces publics, ainsi que la construction de logements et d’équipements.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1580" data-end="1852">L&rsquo;opération concerne environ 800 habitants, estime l&rsquo;EPRDM. Pour le moment, ni le nombre total d’habitations à détruire, ni celui des personnes déplacées ne sont communiqués.</p>
<figure id="attachment_47673" aria-describedby="caption-attachment-47673" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47673" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/RHI-Bandrajou--300x217.png" alt="Kawéni, Mamoudzou, Bazama-Bandrajou, Mayotte" width="300" height="217" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/RHI-Bandrajou--300x217.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/RHI-Bandrajou--768x554.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/RHI-Bandrajou--150x108.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/RHI-Bandrajou--696x502.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/RHI-Bandrajou-.png 877w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47673" class="wp-caption-text">Le but du projet est de rallier le quartier au reste de Kawéni, et d&rsquo;y construire des logements (EPRDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1580" data-end="1852">« <em>Ma maison vient d&rsquo;être détruite et donc j&rsquo;ai été obligée de me réinstaller ici »</em>, explique Baraka, 18 ans, élève au lycée des Lumières. Depuis sa naissance à Mayotte, elle habite ce quartier avec sa mère, ses deux sœurs et deux frères et sa fille. Avec trois titres de séjour au sein du foyer, elle pensait pouvoir obtenir une solution de relogement, mais pour le moment ses demandes restent lettre morte. Son nouveau logement est situé juste à côté des travaux, et la jeune femme ne sait pas si elle devra à nouveau partir. « <em>Je vois que les constructions avancent mais pour le moment je n&rsquo;ai aucune idée de ce qui va se passer. Je n&rsquo;ai pas le choix que d&rsquo;attendre. C&rsquo;est inquiétant surtout que je passe le bac cette année », </em>ajoute-t-elle, assise aux côtés de sa mère. Elle assure avoir vu les membres de l&rsquo;EPRDM lors de la concertation publique mais n&rsquo;a pas su en tirer des informations utiles.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1580" data-end="1852"><strong>Des familles relogées déjà en situation critique</strong></h2>
<figure id="attachment_47666" aria-describedby="caption-attachment-47666" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47666" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-7-300x225.jpeg" alt="Kawéni, Mamoudzou, Bazama-Bandrajou, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-7-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-7-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-7-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-7-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-7-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-7-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-7-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-7-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-7-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-7.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47666" class="wp-caption-text">Les logements reconstruits pour accueillir quelques familles qui ont vu leurs habitations détruites mais aussi d&rsquo;autres quartiers.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le nouveau quartier prévoit une zone dédiée au relogement des personnes, 12 maisons ont été construites l&rsquo;été dernier. Elles accueillent aujourd&rsquo;hui plusieurs familles venues de différents quartiers de Kawéni ou bien de M&rsquo;tsapéré. Seules 3 d&rsquo;entres elles proviennent du quartier de Bazama-Bandrajou. Mais quelques mois après l&rsquo;arrivée des familles, la situation se dégrade déjà.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Quand il pleut c’est la galère, une inondation totale »</em>, lance Imani Zalfata, 24 ans, qui vit ici avec son mari et ses trois enfants, depuis décembre. « <em>L’eau passe à travers les murs et rentrent dans la maison. Les couches de ma fille sont mouillées comme les paquets de céréales. Il y a une forte odeur qui provient des égouts. Il n&rsquo;y également aucune ventilation et donc une chaleur éttoufante ! ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les familles logées dans ces maisons payent 300 euros de loyer par mois. Pour bénéficier d&rsquo;une aide ou faire remonter des informations, elles ont chacune une référente. « <em>Cela fait des mois qu&rsquo;on leur expose les difficultés rencontrées, mais personne ne vient nous voir. Nous sommes des êtres humains, c&rsquo;est invivable », </em>poursuit Imani Zalfata. « <em>On nous explique qu&rsquo;il faut qu&rsquo;on achète du produit pour lutter contre les nuisibles et les insectes, mais ils rentrent sans arrêts et impossible d&rsquo;utiliser ces substances lorsque les enfants sont présents. Il y a un réel manque de suivi</em>« .</p>
<figure id="attachment_47672" aria-describedby="caption-attachment-47672" style="width: 169px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47672" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou--169x300.jpeg" alt="Kawéni, Mamoudzou, Bazama-Bandrajou, Mayotte" width="169" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou--169x300.jpeg 169w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou--576x1024.jpeg 576w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou--768x1365.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou--864x1536.jpeg 864w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou--150x267.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou--300x533.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou--696x1237.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou--1068x1898.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrajou-.jpeg 1125w" sizes="auto, (max-width: 169px) 100vw, 169px" /><figcaption id="caption-attachment-47672" class="wp-caption-text">Lors des fortes pluies toute la zone est inondée. Les habitants décrivent une vie difficile quelques mois après leur installation.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Juste à côté d&rsquo;elle, Mariama, 37 ans, s&rsquo;occupe de son enfant handicapé, couché par terre dans la pièce centrale de son logement. « <em>C&rsquo;est très difficile de vivre ici avec lui à cause de tous ces problèmes. Je ne peux pas utiliser la douche parce que l&rsquo;eau coule dans toute la maison en raison des fuites. Je suis obligée de mettre mon enfant dehors couché sous la pluie pour le laver ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Si on veut partir d&rsquo;ici, on nous a dit qu&rsquo;il fallait rendre la maison aussi propre que lorsque nous sommes arrivés, mais ça sera impossible. On demande plus d&rsquo;accompagnement et d&rsquo;écoute, les réparations à réaliser sont nombreuses mais pas compliquées », </em>relève-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi ces familles, plusieurs avancent ne pas vouloir payer le loyer le mois prochain si aucune personne ne vient constater les dégats et leur venir en aide.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>La zone a été construite pour éviter les inondations »</em>, explique l&rsquo;EPRDM, « <em>pour la chaleur ce sont des bâtiments bien isolés et conçus pour garder la fraîcheur mais cela dépend de comment les habitants ventilent leurs logements. Concernant le suivi, nous avons un plan de maintenance en place. On essaye d&rsquo;être rapidement opérationnel, on met tout en place pour l&rsquo;être, il arrive aussi que les habitants ne remontent pas les problèmes »</em>. Mais la direction admet tout de même qu&rsquo;en raison des travaux adjacents au site, <em>« des flux non maitrisés existent »</em>, une situation « <em>provisoire »</em>. <em>« Les structures des bâtiments ont également été endommagées par le cyclone Chido »</em>, souligne-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="72" data-end="556">Si le projet affiche des ambitions fortes en matière de désenclavement et d’amélioration des conditions de vie, celles-ci restent, pour l’heure, difficilement perceptibles par la population en place, dont une grande partie ne pourra pas en bénéficier. La crainte d’une évacuation sans solution durable et le sentiment d’incertitude demeurent bien réels et s’accentuent. Le quartier de Bazama-Bandrajou est désormais engagé dans sa mutation, dictée par les engins de chantier.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/bazama-bandrajou-un-quartier-en-amenagement-des-habitants-entre-relogement-et-incertitudes/">Bazama-Bandrajou : un quartier en aménagement, des habitants entre relogement et incertitudes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
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		<title>À Mayotte, Habit’Âme met les déchets sur un banc d’essai</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/06/a-mayotte-habitame-met-les-dechets-sur-un-banc-dessai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 02:15:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Banc]]></category>
		<category><![CDATA[EPRDM]]></category>
		<category><![CDATA[HabitAme]]></category>
		<category><![CDATA[Internat de Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Plastique recyclé]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46016</guid>

					<description><![CDATA[<p>De la plaque au banc public, la start-up mahoraise transforme le plastique rejeté en mobilier urbain et teste, à l’échelle d’une île, une autre manière de fabriquer, d’insérer et de réparer.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/06/a-mayotte-habitame-met-les-dechets-sur-un-banc-dessai/">À Mayotte, Habit’Âme met les déchets sur un banc d’essai</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="655" data-end="1006">Dans le quartier de Bazama, à Kawéni, on peut désormais s’asseoir sur un banc fait de yaourts à boire et de bouchons recyclés. Derrière cette assise colorée, un projet industriel atypique porté par Habit’Âme, micro-usine d’insertion qui préfère recycler localement plutôt qu’exporter ses déchets. À quelques rues de là, d’autres bancs, marron cette fois, ont été livrés au rectorat pour équiper le futur internat de la cité scolaire de Kawéni. En 2026, l’entreprise change d’échelle sans changer d’âme.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1013" data-end="1078"><strong>Le jour où le plastique s’est assis dans l’espace public</strong></h2>
<figure id="attachment_46077" aria-describedby="caption-attachment-46077" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46077" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni-300x167.png" alt="Mayotte, Kawéni, cité scolaire, internat, Habit'Âme, " width="300" height="167" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni-300x167.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni-768x427.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni-150x83.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni-696x387.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cite-scolaire-kaweni.png 978w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46077" class="wp-caption-text">Dans la future cité scolaire de Kawéni et son internat, vingt bancs conçus par Habit&rsquo;Âme y seront installés.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1080" data-end="1358">À première vue, c’est un banc. Solide, massif, vert tapant. À y regarder de plus près, il raconte une autre histoire : celle de milliers de déchets plastiques qui n’ont pas fini enfoui ou brûlé, mais assemblés pour accueillir des corps, des sacs d’école et des moments de partage entre habitants.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1360" data-end="1764"><em>« En novembre 2025, on s’est lancés dans la conception de mobilier urbain »</em>, raconte Hannah Dominique, cofondatrice d’Habit’Âme. Jusque-là, l’entreprise mahoraise s’était fait connaître pour ses plaques, tuiles et éléments de second œuvre en plastique recyclé. Le mobilier urbain marque un tournant. <em>« On voulait prouver ce qu’on était capables de faire avec du plastique à 100 %, dans l’espace public »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1766" data-end="2048">L’enjeu est loin d’être esthétique. Un banc public, ce n’est pas un meuble de jardin. <em>« Il doit résister aux chocs, au soleil, à la pluie, aux intempéries… et au poids »</em>, sourit-elle. Comprendre : aux enfants qui sautent dessus, aux sacs jetés sans ménagement, au temps qui passe.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2050" data-end="2390">Le premier prototype est confié à Camille Abdourazak, architecte, chargée du design. Le cahier des charges impose une largeur précise, mais laisse place à une modularité revendiquée. <em>« Il est composé de plusieurs pièces, pas d’un seul moule. On peut l’allonger, ajouter des modules ».</em> Le plastique, ici, ne fige pas la forme, il l’autorise.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2392" data-end="2786">Vingt exemplaires similaires sont produits pour le rectorat de Kawéni, destinés au futur internat. Couleur marron. Matière première : des déchets industriels de la laiterie de Mayotte. Des « Yop », ces yaourts à boire omniprésents dans les cours de récréation, associés à des bouchons de même teinte. Une cohérence chromatique qui évite les additifs. <em>« On ne colore pas, on compose avec ce qu&rsquo;on a »</em>, résume Hannah Dominique.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2793" data-end="2849"><strong>Quand la couleur devient un outil de recyclage</strong></h2>
<figure id="attachment_13388" aria-describedby="caption-attachment-13388" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-13388" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-225x300.jpg" alt="Mayotte, Habit’Âme, Laiterie de Mayotte, Yop, " width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9528-scaled-1.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-13388" class="wp-caption-text">Les emballages de Yop issus de la laiterie de Mayotte constituent l’une des matières premières d’Habit’Âme. En fonction de la couleur des bouchons recyclés, le rendu final du mobilier varie, sans ajout d’additif.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2851" data-end="3245">À Bazama, quartier de Kawéni, le banc est vert. Ce n’est pas un hasard, ni une lubie de designer. <em>« Ce sont les habitants qui ont choisi la couleur »</em>, précise la cofondatrice. Le projet est mené avec l’Établissement Public de Reconstruction et de Développement de Mayotte (EPRD, dans le cadre d’une réhabilitation de quartier. Habit’Âme ne se contente pas de livrer : l&rsquo;entreprise fabrique sur place, avec les riverains, et implante le mobilier dans le sol.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3247" data-end="3619">Le vert est obtenu par un mélange de Yop recyclés, de bouchons bleus et jaunes. <em>« On joue avec la couleur du plastique initial. Au lieu d’ajouter un additif, on ajoute un autre plastique coloré ».</em> Derrière ce jeu chromatique se cache une rigueur industrielle&#8230; plus de 90 % du plastique utilisé est dit <em>« stable »</em>, mono-matière, mono-couleur. Un graal pour le recyclage.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3621" data-end="4098">Les caractéristiques mécaniques du matériau ont été testées. Les déchets de production, eux, repartent dans le circuit. Rien ne sort. <em>« On assemble uniquement avec de la vis. Pas de colle, pas de mélange inutile ».</em> Le banc peut être décliné à la demande : avec dossier, accoudoirs, ou sans. Le mobilier urbain, rappelle Hannah Dominique, n’est pas toujours soumis à des normes aussi strictes que le bâtiment. Un interstice réglementaire que l’entreprise investit avec prudence.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3621" data-end="4098">Prochaines livraisons : du mobilier d’accueil extérieur pour l’office de tourisme de la communauté de communes du Sud (CCSud), et un ensemble banc-table-fauteuil pour le Parc marin de Mayotte, destiné à un salon d’accueil. Le plastique recyclé s’invite là où on ne l’attendait pas.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4369" data-end="4419"><strong>Une économie de l’impact… à coûts réels</strong></h2>
<figure id="attachment_31551" aria-describedby="caption-attachment-31551" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-31551" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-300x169.jpeg" alt="Mayotte, Habit’Âme, locaux, " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-300x169.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-1024x576.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-768x432.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-1536x864.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-150x84.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-696x392.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-1068x601.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie-1320x743.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Locaux-au-280824-copie.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-31551" class="wp-caption-text">Habit’Âme fonctionne comme une micro-usine, sans production de masse. Un choix économique contraint, qui pèse sur les coûts de revient mais permet de conjuguer recyclage local, insertion professionnelle et commande publique.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4421" data-end="4716">Habit’Âme ne cherche pas à masquer ses contraintes. <em>« Pour des meubles particuliers, notre coût de revient est élevé »</em>, reconnaît sa cofondatrice. En cause : un modèle basé sur l’insertion professionnelle et une micro-usine qui ne bénéficie pas d’économies d’échelle. Chaque pièce est pensée, produite, assemblée localement.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4718" data-end="5089">Dans un territoire plus aisé, la clientèle de particuliers sensibles à l’impact social et écologique serait sans doute plus large. À Mayotte, elle reste marginale. <em>« La population mahoraise aisée n&rsquo;est pas si grande sur le département et la population métropolitaine de passage vient parfois avec des contraintes économiques et n’a pas forcément envie d’investir dans du mobilier durable, un peu plus coûteux »</em>. La niche existe, mais elle est étroite.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5091" data-end="5452">La commande publique, en revanche, change la donne. <em>« Pour les équipements collectifs, nos coûts sont parmi les plus bas du marché ».</em> Parce que le transport est nul, parce que la matière première est locale, parce que la fabrication se fait sur place. Pour les collectivités, l’équation devient soudainement vertueuse : acheter local, recycler local, employer local.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5454" data-end="5845">Le modèle économique d’Habit’Âme repose sur cette tension permanente entre idéalisme et réalisme. Produire moins, mais mieux. Chercher l’impact avant le volume.<em> « En soutenant ce type de projet, les acteurs qui en ont les moyens soutiennent aussi le développement du territoire »</em>, insiste Hannah Dominique. Une chaise n’est jamais qu’une chaise. Un banc, parfois, devient un choix politique.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="5852" data-end="5898"><strong>Dépolluer à la vitesse des commandes</strong></h2>
<figure id="attachment_21951" aria-describedby="caption-attachment-21951" style="width: 186px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21951" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-186x300.jpg" alt="Mayotte, déchets, ENZO, recyclage, " width="186" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-186x300.jpg 186w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-634x1024.jpg 634w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-150x242.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-300x485.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo-696x1125.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Filet-Enzo.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 186px) 100vw, 186px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21951" class="wp-caption-text">Grâce à des partenaires comme Enzo, Habit&rsquo;Âme s&rsquo;est imposée comme le premier « exutoire local » de déchets plastiques de l&rsquo;île.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="5900" data-end="6260">Peut-on nettoyer Mayotte à coups de bancs et autres mobiliers ? Hannah Dominique tempère. <em>« On est encore trop petits »</em>. Mais l’espoir est là, solidement arrimé à un réseau d’acteurs. Habit’Âme travaille avec l&rsquo;entreprise de recyclage, ENZO, le Syndicat Intercommunal pour la gestion et le traitement des Déchets de Mayotte (SIDEVAM), et la déchèterie de la STAR. Depuis janvier 2026, l’entreprise est également conventionnée Éco-Maison, ce qui lui permet de recycler et de réinjecter du plastique dans le circuit officiel.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6262" data-end="6541"><em>« On est un exutoire local des déchets plastiques »</em>. Une formule qui revient souvent dans sa bouche. Concrètement, lorsque les poubelles du SIDEVAM arrivent en fin de vie, Habit’Âme intervient pour éviter l’enfouissement. Même logique avec le Doukatri, dispositif de tri local.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6543" data-end="6840">Avec ENZO, la coopération est quasi un réflexe. <em>« Quand ils ont des arrivages de plastique, ils nous appellent en premier ».</em> Habit’Âme est identifiée comme le premier débouché local. Mais la mécanique reste implacable : sans marché, pas de production ; sans production, pas de dépollution massive.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6842" data-end="7086"><em>« Si demain on nous commande cent bancs, des poubelles de tri pour toutes les entreprises et établissements publics, on est prêts »</em>. Prêts à produire. Prêts à recycler. Prêts à embaucher. La dépollution suit la courbe des ventes, pas l’inverse. Quant à l’exportation du modèle en métropole ou à l&rsquo;étranger, la question reste ouverte.<em> « C’est à double tranchant »</em>, admet Hannah Dominique. Mayotte cumule les urgences sociales : pauvreté massive, illettrisme, espérance de vie écourtée&#8230; <em>« Il y a un besoin énorme d’insertion ici. Notre priorité, c’est le local ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="7379" data-end="7622">Mais l’idée de la micro-usine fait son chemin. Si le concept devait voyager, ce serait sans délocaliser l’impact. <em>« On travaillerait avec des réseaux locaux, avec leurs déchets, leurs besoins, leurs emplois ».</em> Copier le plan, pas le plastique. À Mayotte, les bancs d’Habit’Âme ne promettent pas de sauver le monde. Ils offrent simplement un endroit où s’asseoir, réfléchir&#8230; et peut-être regarder autrement ce que l’on jette.</p>
<p data-start="7379" data-end="7622">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/06/a-mayotte-habitame-met-les-dechets-sur-un-banc-dessai/">À Mayotte, Habit’Âme met les déchets sur un banc d’essai</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Liakine, étudiant mahorais, se forme à La Réunion pour continuer à « avancer »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/21/liakine-etudiant-mahorais-se-forme-a-la-reunion-pour-continuer-a-avancer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 02:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Bandraboua]]></category>
		<category><![CDATA[BTS]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée des Lumières]]></category>
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		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Stage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Saint-Denis de La Réunion, un étudiant en BTS venu de Mayotte raconte ce que signifie partir en stage : retrouver du calme, se concentrer, et continuer à croire à l’avenir, sans renoncer à son île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/21/liakine-etudiant-mahorais-se-forme-a-la-reunion-pour-continuer-a-avancer/">Liakine, étudiant mahorais, se forme à La Réunion pour continuer à « avancer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="1202" data-end="1575">Il a le sourire, une élégance discrète et le regard attentif de ceux qui veulent bien faire. À Saint-Denis de La Réunion, Liakine, étudiant de vingt-cinq ans, en deuxième année de BTS au lycée des Lumières de Kawéni, effectue un stage de six semaines. Une parenthèse loin de Mayotte, non pour fuir, mais pour continuer à apprendre et <em>« avancer »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1202" data-end="1575"><strong>Six semaines loin de Mayotte </strong></h2>
<figure id="attachment_45128" aria-describedby="caption-attachment-45128" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45128" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-300x200.jpg" alt="La Réunion, parc automobile, agence de location, Speed Loc, Mayotte, stage, étudiant, BTS, Kawéni," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Laikine2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45128" class="wp-caption-text">Le calme de La Réunion permet à l&rsquo;étudiant de se concentrer sur son stage et ses futurs projets.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1202" data-end="1575">Mardi 20 janvier 2026, dans l’agence de location de véhicules Speed Loc, à Saint-Denis de La Réunion, Liakine attend.<em> « Je n’ai pas l’habitude de faire ça »</em>, lâche-t-il, légèrement nerveux, avant d’être rassuré par le cadre posé de l’échange. C’est ici qu’il effectue, pour la deuxième année consécutive, un stage de six semaines dans le cadre de son BTS Gestion de la PME.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1577" data-end="1975"><em>« C’est la deuxième année que je viens »</em>, explique-t-il. <em>« Ça me permet de découvrir d’autres cultures que Mayotte »</em>. Une expérience précieuse, alors que sa première année d’études n’a pas été de tout repos. Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido frappe Mayotte. L’île se relève, lentement. <em>« En venant ici, on retrouve ce qu’on avait perdu à Mayotte »</em>, dit Liakine. <em>« Ça nous motive, on retrouve le sourire »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1977" data-end="2273">Ils sont onze étudiants de sa promotion à avoir fait le déplacement cette année, répartis entre Saint-Denis et Saint-Pierre. <em>« Ça permet de ne pas se sentir seul, sans perdre l&rsquo;objectif de stage bien sûr : acquérir des compétences, apprendre à travailler en équipe, être au service des gens, avancer dans la vie »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Retrouver le calme pour se concentrer</b></h2>
<figure id="attachment_24473" aria-describedby="caption-attachment-24473" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24473" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee-300x213.jpg" alt="Mayotte, caillassage, bus scolaire, violence, insécurité, " width="300" height="213" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee-300x213.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee-696x494.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Bus-vitre-caillassee.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-24473" class="wp-caption-text">Chaque jour, Liakine emprunte le bus à Bandraboua pour aller au lycée à Kawéni, traversant chaque fois toute la zone du Nord de Mamoudzou. Il raconte un quotidien marqué par les jets de pierres et l’insécurité.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Quatre étudiants sont logés à l’hôtel, trois dans un appartement à Saint-Denis, quatre à Saint-Pierre. <em>« On manque de rien. On est logés, on a le petit déjeuner et un repas le soir. On peut sortir, se promener. C’est trop cool, j’ai le sourire »</em>. À La Réunion, Liakine goûte à une forme de tranquillité. <em>« Ici, je me lève le matin et je ne me soucie de rien. Mon stage est à deux pas de l’hôtel. Le soir, je retrouve mes amis, je passe des moments agréables ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il compare, sans caricaturer. <em>« À Mayotte, c’est parfois difficile d’aller en cours. C’est un stress permanent »</em>. La semaine précédente, sur quatre jours de formation, il n’a pu se rendre en classe qu’une seule journée, en raison des violences sur les routes.<em> « Le fait de venir ici, ça me permet d’évacuer cette charge mentale. J’aimerais avoir le sourire autant à Mayotte qu’à La Réunion. Mais ici, j’ai un peu plus le sourire ». </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« À Mayotte, à chaque fois, je regarde derrière moi, parfois c&rsquo;est l&rsquo;horreur. Ici, je marche tranquille. Les gens sont gentils, tout est tranquille, je suis heureux, je peux me concentrer »</em>, poursuit-il, avant de s’excuser de ses mots.<em> « Car si on n’est pas heureux, on ne peut pas être concentré ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Apprendre un métier, croire en soi</b></h2>
<figure id="attachment_45131" aria-describedby="caption-attachment-45131" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45131" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-300x200.jpg" alt="La Réunion, parc automobile, agence de location, Speed Loc, Mayotte, stage, étudiant, BTS, Kawéni," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/IMG_1823-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45131" class="wp-caption-text">Liakine inspecte un véhicule du parc de l&rsquo;agence à nettoyer avant de le proposer de nouveau à des clients.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette concentration retrouvée lui permet d’avancer sur un projet qu’il mûrit depuis plusieurs mois : ouvrir un jour sa propre agence de location de voitures à Mayotte. Conseillé par ses professeurs, il choisit d’effectuer un stage dans une structure similaire. <em>« Je voulais savoir comment ça fonctionnait. Ici, je fais des contrats de location, des devis, je rédige des mails, je gère le planning. Je touche un peu à tout »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’agence, Moussa, salarié et originaire de Combani, confirme. <em>« C’est vraiment un bon stagiaire. Il gère les contrats, les entrées et sorties de véhicules, les devis, les mails, même les contraventions quand un client a un problème »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le parcours de Liakine n’a pourtant rien d’évident. Élevé par sa mère, avec son frère, à Bandraboua, au nord de Mayotte, il confie avoir connu des moments de doute.<em> « J’avais perdu confiance en moi. Je n’étais plus très concentré, ni motivé »</em>. Deux enseignants l’encouragent alors à tenir. <em>« Ils m’ont fait comprendre que j’avais du potentiel. Aujourd’hui, je n’ai plus peur de m’exprimer, d’être qui je suis ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Ceux qui partent, ceux qui restent</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="124" data-end="895">Ces mobilités restent néanmoins strictement encadrées. Sabah Lameche, conseillère de la rectrice de Mayotte pour la formation professionnelle et directrice du GIP FCIP, rappelle que l’accès à ces dispositifs dépend du statut administratif des élèves.<em> « Pour les mineurs, la loi n’exige pas qu’ils soient en règle sur le territoire pour partir en mobilité : une simple pièce d’identité suffit. Nous collaborons avec la préfecture pour obtenir des visas collectifs »</em>, précise-t-elle. Ces situations restent toutefois exceptionnelles : un à cinq visas collectifs seulement sont délivrés chaque année. <em>« Pour les majeurs, seuls ceux disposant d’une pièce d’identité française ou d’un titre de séjour autorisant la sortie du territoire peuvent bénéficier de ces mobilités »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="897" data-end="1147">Grâce à son statut, Liakine peut suivre un stage, voyager et profiter des dispositifs réservés aux étudiants de Mayotte. Ce n’est pas le cas de tous ses camarades, pour qui des obstacles administratifs limitent l’accès à la formation hors de l’île.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1149" data-end="1624">Ce cadre légal laisse ainsi de côté certains étudiants pleinement investis dans leurs études. Liakine pense notamment à un camarade de promotion,<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/19/a-mayotte-des-etudiants-sans-papiers-coinces-entre-cours-et-controles/"> dont nous avions relaté le parcours</a>, étudiant sans papiers, brillant et régulièrement classé parmi les meilleurs. <em>« C’est quelqu’un de très intelligent, très sérieux. On a besoin de gens comme lui dans la société »</em>, insiste-t-il. Entravé dans sa liberté de circulation et exposé à des contrôles d’identité, son parcours scolaire s’est trouvé fragilisé.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1878" data-end="2089"><em>« On a tous notre chance »</em>, conclut Liakine, sans colère ni revendication. Une phrase simple, à hauteur d’étudiant, qui rappelle la frustration de voir certains talents restés en marge non par manque de capacités, mais en raison de barrières administratives, risquant de freiner le potentiel de développement de l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Liakine, l’avenir reste ouvert. Il souhaite intégrer une licence professionnelle en comptabilité, avant, peut-être, de devenir expert-comptable. Où ? <em>« Normalement à Mayotte, parce que j’aime mon île. Même si je m’y sens parfois en insécurité, je ne veux pas l’abandonner »</em>, mais rien n&rsquo;est encore sûr. <em>« Peut-être à La Réunion ou en métropole, si je ne trouve pas la formation que je veux ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Avant cela, il lui faudra rentrer à Mayotte. <em>« J’avais presque pas envie que le stage commence, parce que je savais que le temps passerait trop vite et que ce serait déjà la fin »</em>. D’ici là, Liakine s’attache à l’essentiel : apprendre un métier, accumuler de l’expérience, et laisser l’avenir se dessiner, pas à pas.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2050" data-end="2317">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/21/liakine-etudiant-mahorais-se-forme-a-la-reunion-pour-continuer-a-avancer/">Liakine, étudiant mahorais, se forme à La Réunion pour continuer à « avancer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Kawéni : un collégien légèrement blessé devant un lycée</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/12/kaweni-un-collegien-legerement-blesse-devant-un-lycee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 06:49:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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		<category><![CDATA[Lycée des Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=43307</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un élève de K2 a été légèrement blessé par un coup de ciseaux aux abords du lycée des Lumières ce vendredi matin.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/12/kaweni-un-collegien-legerement-blesse-devant-un-lycee/">Kawéni : un collégien légèrement blessé devant un lycée</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="750" data-end="993">Peu avant 7h30 ce vendredi matin, un collégien de troisième du collège K2 a été légèrement blessé par un coup de ciseaux alors qu’il se rendait sur son lieu de stage d’observation, devant le lycée des Lumières à Kawéni, à Mamoudzou.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="750" data-end="993"><strong>Un confinement d&rsquo;une heure aux Lumières </strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="995" data-end="1175">Par mesure de précaution, l’établissement secondaire a été confiné pendant moins d’une heure. Les élèves ont ensuite repris normalement leurs cours, une fois le confinement levé.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1177" data-end="1491">Selon le rectorat de Mayotte, la police est intervenue très rapidement et les pompiers ont pris en charge l’élève.<em> « La blessure n’est pas grave. Les parents ont été informés et se sont rendus sur place »</em>, précise l’académie. L’auteur de l’agression fait toujours l’objet de recherches par les forces de l’ordre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1177" data-end="1491">Le secteur, qui reste calme en cette veille de vacances scolaires, est sous surveillance renforcée. Les équipes mobiles de sécurité (EMS) ont été mobilisées pour prévenir tout nouvel incident et assurer la sécurité autour du lycée.</p>
<p data-start="1177" data-end="1491">Mathilde Hangard</p>
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		<title>Drame à Kawéni : un homme décède, un jeune homme et une collégienne blessée</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/02/drame-a-kaweni-un-scooter-percute-un-adolescent-decede-une-collegienne-blessee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 09:58:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[accident]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[Élève]]></category>
		<category><![CDATA[Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Scooter]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Centre hospitalier de Mayotte confirme le décès d'un jeune homme dans l'accident.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="314" data-end="594">Ce mardi 2 décembre au matin, un accident tragique à Kawéni a coûté la vie à un homme de vingt-et-un ans et blessé deux personnes, dont une collégienne. Selon le Centre hospitalier de Mayotte, le conducteur du scooter est décédé. Le passager du scooter et la collégienne touchés dans la collision ont été pris en charge par le CHM.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="596" data-end="1063">Les enseignants dénoncent les conditions dangereuses autour du lycée des Lumières : l’accès reste compliqué, obligeant de nombreux scooters à circuler sur les trottoirs et exposant ainsi piétons et élèves à de graves risques.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="596" data-end="1063">Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident. La communauté scolaire et les habitants de Kawéni sont profondément choqués et appellent à une sécurisation urgente des abords des établissements scolaires.</p>
<p data-start="596" data-end="1063">Mathilde Hangard</p>
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