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	<title>Archives des justice|Mayotte|violences conjugales - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des justice|Mayotte|violences conjugales - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>Tribunal judiciaire : Quand amour et violences ne font pas bon ménage</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/11/tribunal-judiciaire-quand-amour-et-violences-ne-font-pas-bon-menage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Aug 2025 02:15:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[justice|Mayotte|violences conjugales]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On dit souvent l’amour rend aveugle… à tel point parfois que les victimes de violences conjugales n’ont pas conscience de subir des faits intolérables de maltraitance. Pire ! Certaines d’entre elles excuseraient même le comportement de leur bourreau par amour.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/11/tribunal-judiciaire-quand-amour-et-violences-ne-font-pas-bon-menage/">Tribunal judiciaire : Quand amour et violences ne font pas bon ménage</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">C’est le genre d’affaires qui malheureusement revient trop souvent devant les tribunaux à Mayotte ou ailleurs : les violences conjugales. Chaque année plus d’une centaine de femmes perdent la vie sous les coups de leur conjoint, victimes de féminicide, soit une tous les 3 jours environ. Dernier cas recensé, pas plus tard encore que ce week-end en Ille-et-Vilaine.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Jeudi dernier le tribunal de Mamoudzou devait juger un homme accusé de violences conjugales sur sa femme. A la lecture des faits par le président du tribunal on s’est rendu compte qu’il ne s’agissait pas d’une simple dispute au sein d’un couple ayant dégénéré, mais bel et bien de violences habituelles sur conjoint, en l’occurrence une femme âgée d’à peine 18 ans aujourd’hui.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Un mari jaloux et agressif</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le couple s’est marié religieusement en 2022 alors que la femme n’était âgée que de 16 ans. L’homme, lui, est né en 2001 à Mamoudzou, vit de petits larcins et de vols et serait actuellement en situation irrégulière. D’après les auditions menées par les enquêteurs, les violences auraient débuté dès le début de leur relation quand la jeune femme était encore mineure : coups de poing, strangulation, menaces de morts… Au total 17 faits de violences auraient été recensés par les enquêteurs selon les déclarations de la jeune femme, mais sans doute plus en réalité.</p>
<figure id="attachment_34551" aria-describedby="caption-attachment-34551" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-34551" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/violences-conjugales-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/violences-conjugales-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/violences-conjugales-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/violences-conjugales-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/violences-conjugales-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/violences-conjugales-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/violences-conjugales-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/violences-conjugales-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/violences-conjugales-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/violences-conjugales-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/violences-conjugales-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-34551" class="wp-caption-text">En France, tous les 3 jours, près d&rsquo;une femme succomberait sous les coups de son conjoint</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’individu a été interpellé le 4 août dernier par la Brigade anti criminalité (Bac), avertie par des voisins, alors qu’il venait de « corriger » sa femme devant des témoins. Lors des auditions, les témoins sont unanimes. La mère de la victime a ainsi déclaré qu’il n’arrêtait pas de frapper sa fille, qu’il lui arrachait ses vêtements, la rouait de coups, l’insultait malgré sa présence et lui assénait des coups de poings et des gifles ou encore des griffures sur le corps, et qu’elle avait souvent le visage gonflé. Idem pour une voisine qui a été de nombreuses fois témoin de ces violences. <em>« Il était connu dans le quartier pour des violences »</em>, a-t-elle indiqué aux enquêteurs. Mais elle n’a jamais osé appeler la police car elle avait peur de lui et de ses menaces de représailles.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le père de la victime a également confirmé des faits de violence sur sa fille mais aussi de menaces proférées à son encontre. L’origine d’un tel déchainement de violence ? La jalousie ! Interrogé, le prévenu était assez confus dans ses propos et justifiait son comportement par le fait qu’au début de leur relation <em>« elle allait dormir chez sa copine et non chez moi. Je savais qu’il y avait des gars qui passaient chez sa copine… »</em>, raconte-t-il, tout en étant persuadé <em>« qu’elle avait des relations avec d’autres mecs »</em>. Aussi, il ne nie quasi pas les faits qui lui sont reprochés, notamment en mai dernier, lorsqu’il lui a déchiré sa robe et lui aurait tiré les cheveux, mais il relativise : <em>« j’ai juste déchiré sa robe, les voisins mentent pour le reste&#8230; – Vous êtes violent monsieur ?</em> Interroge le président du tribunal. <em>– Moi ? Non ! »</em>, dit-il en faisant un signe de tête.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><em><strong>« Je l’aime, j’ai pas envie d’être séparée de lui »</strong></em></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">C’est une question dont seules les victimes de violences conjugales ont la réponse : comment aimer quelqu’un qui vous tabasse ? A la barre du tribunal, la jeune femme reconnait que son mari est agressif et impossible à arrêter. <em>« Il a souvent des gestes violents, il me donne des gifles, des coups de poing, des coups de pied, me traine par les cheveux… J’espère qu’il va changer. Je ne veux pas le mettre dans la merde. Je l’aime, j’ai pas envie d’être séparée de lui</em>, explique-t-elle <em>– On peut frapper quelqu’un par amour ?</em> Questionne le président du tribunal ? <em>– C’est le père de ma fille</em> (ndlr, le couple à un bébé de 6 mois), se justifie la victime. <em>– Vous avez pensé aux conséquences pour votre enfant ?</em> Poursuit le président. <em>– J’espère qu’il va arrêter et qu’il va faire les démarches pour cesser d’être violent. Je n’envisage pas de partir et de quitter ma famille »</em>.</p>
<figure id="attachment_5242" aria-describedby="caption-attachment-5242" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-5242" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-penitentiaire-Majicavo-3-jpg-300x197.webp" alt="" width="300" height="197" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-penitentiaire-Majicavo-3-jpg-300x197.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-penitentiaire-Majicavo-3-jpg-150x99.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-penitentiaire-Majicavo-3-jpg-696x458.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-penitentiaire-Majicavo-3-jpg.webp 750w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-5242" class="wp-caption-text">Le prévenu est maintenu en détention à Majicavo</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Face à ces réponses, les membres du tribunal n’ont pas caché leurs inquiétudes concernant la réaction de la victime. <em>« La société ne permet pas la violence…vous ne semblez pas réagir vis-à-vis de cette situation de violence dans votre couple, ce qui est inquiétant »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le prévenu, incarcéré depuis le 4 août dernier, est déjà connu de la justice pour des faits de violence et de rébellion contre une personne dépositaire de l’autorité publique, mais aussi pour des faits de vol en réunion. Aussi après avoir délibéré, le tribunal a condamné le prévenu à 2 ans de prison dont 1 an avec sursis probatoire de 24 mois et a prononcé son maintien en détention. Il est aussi soumis à des obligations de soins, de faire un stage sur les violences conjugales, de trouver du travail ou une formation. Interrogé après l’audience, un magistrat nous a confié que c’était <em>« un profil hyper inquiétant »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">B.J.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Violences conjugales « être un homme, ce n&#8217;est pas ça »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2022/03/09/violences-conjugales-etre-un-homme-ce-nest-pas-ca/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2022/03/09/violences-conjugales-etre-un-homme-ce-nest-pas-ca/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Mar 2022 00:15:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[orange]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[justice|Mayotte|violences conjugales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Âgé de 21 ans, ce jeune homme a "tabassé" sa petite amie de 15 ans tout juste lors d'une soirée alcoolisée. Qualifié de dangereux, il s'est présenté comme un "expert en coups" devant les juges, jouant le "caïd" devant une victime terrifiée au point de refuser de témoigner à la barre. Le substitut Belamiri s'est livré à un plaidoyer contre les violences sexistes, en pleine journée internationale des droits des femmes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Portrait type de la « virilité toxique » selon le procureur, l&rsquo;homme à la barre aura tout fait pour apparaître machiste et violent devant ses trois juges, adoptant ce que la présidente qualifie « d&rsquo;attitude de caïd ».</p>
<p style="text-align: justify;">Les faits reprochés sont récents, puisqu&rsquo;ils ont eu lieu en décembre dernier. Une soirée alcoolisée à Dembéni réunissait le prévenu, déjà condamné plusieurs fois pour violences dont une&#8230; le jour-même, sa petite amie, de 7 ans sa cadette, et des copains.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que la soirée touchait à sa fin, le jeune homme ordonne à un ami de lui laisser sa chaise. Ce dernier refuse dans un premier temps, puis devant l&rsquo;insistance de son ami alcoolisé, il cède, pour éviter de l&rsquo;énerver. Une fois assis, la situation est confuse, mais l&rsquo;on comprend que le jeune homme prend sur ses genoux sa petite amie de 15 ans, alors à moitié endormie et insiste pour avoir un rapport sexuel avec elle. L&rsquo;ami qui avait cédé sa chaise finit par intervenir, et la situation part en bagarre. Coups de poings, de pieds et même de chaise. Dans la mêlée, la jeune fille fait les frais de la colère de son copain qui lui porte un violent coup de ceinturon au visage. Les blessures multiples qui en résultent marquent encore son visage trois mois après les faits.</p>
<p style="text-align: justify;">A la barre, l&rsquo;homme dit ne se souvenir de rien, sinon qu&rsquo;il était ivre. Il aurait bu sur la soirée pas moins de deux litres d&rsquo;alcool fort. Mais en garde à vue en décembre, il était plus loquace. « Elle était en train de s’endormir, j’ai dit réveille toi, elle a insulté ma mère, ça m’a énervé, dont je l’ai poussée et je l’ai frappée avec 2 ou 3 gifles sur les bras (&#8230;) la dernière gifle j’ai voulu la frapper à la tête mais elle s’est protégée”. C&rsquo;est selon son propre récit à ce moment là qu&rsquo;intervient l&rsquo;ami qui recevra un coup de chaise, suivi du coup de ceinturon porté à l&rsquo;adolescente.</p>
<p style="text-align: justify;">« Après je l&rsquo;ai emmenée à mon banga, et la police s&rsquo;est ramenée » relate le prévenu. La présidente décortique un discours inquiétant. « Quand vous dîtes je l’ai ramenée, je l’ai frappée, c’est toujours vous qui décidez ça transpire dans chacune de vos déclarations. C’est quoi cette attitude de caïd ? « </p>
<p style="text-align: justify;">A la barre, l&rsquo;homme minimise. Pour lui, le coup de sacoche était destiné à son ami, et ce n&rsquo;est que par accident que l&rsquo;adolescente l&rsquo;a reçu en pleine figure. Et pour le prouver, ses arguments valent leur pesant de cacahuète. « Si je frappe volontairement, moi, je casse une dent » assure-t-il, comme si les multiples contusions étaient la preuve d&rsquo;un coup mesuré. « Moi si je te donne un coup de sacoche, voilà t’es mort, si c’était volontaire, j’aurais pris la fuite, mais je suis pas parti je suis resté avec elle » poursuit-il, face aux juges totalement incrédules devant sa défense.</p>
<p style="text-align: justify;">Derrière lui, la victime, terrifiée, refuse de répondre aux questions. D&rsquo;un geste fébrile, elle baisse son masque pour montrer son visage encore tuméfié, et rebaisse la tête. « Elle a peur, elle est tétanisée, un coup de sacoche porté en arrière par accident ne cause pas ce qu’elle a sur le visage » analyse Me Gibello-Autran, avocate de l&rsquo;adolescente. « Rien ne justifie les violences dont a été victime cette jeune fille de 15 ans » poursuit-elle.</p>
<figure id="attachment_141953" aria-describedby="caption-attachment-141953" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://old1.lejournaldemayotte.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46.jpeg"><img decoding="async" class="wp-image-141953 size-medium" src="https://old1.lejournaldemayotte.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-06-30-at-15.32.46-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" /></a><figcaption id="caption-attachment-141953" class="wp-caption-text">La violence liée à l&rsquo;alcool jugée par le tribunal judiciaire ce mercredi</figcaption></figure>
<p><strong>La violence ne doit jamais faire partie de l’équation »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;autant que l&rsquo;individu est connu pour terrifier son entourage. Un ami le décrit comme un « violent, qui rackette », et sa copine elle-même, lors de l&rsquo;interpellation de décembre, avait plaidé en sa faveur devant les policiers, assurant que « s&rsquo;il va en garde à vue, il va me tuer à sa sortie ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le substitut Belamiri, la tenue de ce procès en pleine journée internationale des droits des femmes est une coïncidence qui se prêtait à un discours pédagogique.</p>
<p style="text-align: justify;">« Dans une relation de couple, la violence ne doit jamais faire partie de l’équation. La victime porte encore sur son visage la trace des violences, mais ce qu’on ne verra jamais, ce sont les conséquences psychiques qui vont durer des années. Et parfois on ne s’en remet jamais. On a un bel exemple à cette barre de virilité toxique, qui laisse penser que l’homme est tout puissant, qu’il peut dominer. Je veux dire avec force qu’être un homme ce n’est pas ça. Être un homme c’est assumer, là M. a une attitude un peu bravache, tout cela a l’air de l’amuser, mais il n’assume pas. J’aimerais aussi qu’on compare leurs gabarits, il y a eu un déchaînement de violence, on peut même parler de passage à tabac. Massacrer quelqu’un de plus faible que soi, ce n’est pas du courage, ce n’est pas de la virilité, et il se fait passer pour un expert en coups quand il dit que s’il tient la sacoche comme ça, il casse une dent. La virilité toxique va tellement loin que quand quelqu’un lui dit stop, il le violente aussi. Il y a des gens qui finissent au cimetière comme ça. Je vous demanderais, puisque l’avertissement de la justice il n’en a cure, qu&rsquo;il a déjà eu trois condamnations pour violences et que seul message c’est la détention, 3 ans de prison, mandat de dépôt, et interdiction de détenir une arme pendant 15 ans, ce qui est le maximum ».</p>
<p>Les juges sont allés en deçà avec une peine de 18 mois de prison ferme, et 5 ans d&rsquo;interdiction de détenir une arme. Le jeune homme purge déjà ses peines de prison précédentes, de quoi le tenir éloigné de la bouteille pendant quelques temps.</p>
<p>Y.D.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2022/03/09/violences-conjugales-etre-un-homme-ce-nest-pas-ca/">Violences conjugales « être un homme, ce n&rsquo;est pas ça »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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