Riz, pâtes, soupes, bérédjés, une fois les plats répartis sur les nattes, des familles se rassemblent en cercle pour le Grand Iftar, à la tombée de la nuit vendredi 28 mars, au plateau sportif de Kawéni. Organisé et distribué par le Secours Islamique France (SIF) et la Ville de Mamoudzou, ces repas chauds ont permis à près de 600 personnes de rompre le jeûne à leur faim.
La deuxième session du Forum de l’islam de France (FORIF), événement majeur qui a réuni des acteurs de terrain pour discuter des enjeux du culte musulman et des solutions aux défis rencontrés, s'est clôturée mercredi 19 février au soir.
Les pèlerins mahorais ou « hadj » sont revenus à Mayotte entre dimanche et lundi. Le point sur la signification symbolique du 5ème pilier de l’islam avec Kassim Chadhouli, l’un des responsables de l’association Djamou, chargée d’aider les fidèles à se rendre au pèlerinage en Arabie Saoudite.
C’est une parole d’apaisement au milieu d’un torrents de critiques envers le mariage de deux femmes sur le département, dont l’une est comorienne. Pas de problème sur le plan civil, mais au niveau religieux, l’islam l’interdit, rappelle Mahamoudou Hamada Saanda qui invite au dialogue. Rappelons que la position de la religion catholique est à peine plus souple
C’est la douche froide qui menace Mayotte. Positionnée comme base arrière pour récolter les fruits des investissements des géants pétroliers dans l’énorme réserve de gaz Mozambicaine, elle les voit s’éloigner sine die, Total suspendant son projet gazier
Dans une tribune libre publiée dans le journal de Mayotte du lundi 2 décembre 2019 sur la mort à Mayotte, l’écrivain Mouhoutar Salim avait montré que les rites funéraires observés à Mayotte étaient très précis, très codifiés par la coutume et très liés à une conception globale et singulière de la société mahoraise. « Ils sont la ponctuation d’une conception de la vie et de la mort dans une société dominée par des valeurs religieuses d’un Islam local spécifique et par les règles collectives d’un modèle insulaire, rural et communautaire », explique celui qui les réactualise en raison du contexte d’épidémie auquel il faut s’adapter
L'historien Frantz Thille, spécialiste de la radicalisation religieuse, tenait une conférence vendredi au CUFR sur l'islamisme et le djihadisme. Une conférence rattrapée par l'actualité tragique du meurtre de Samuel Paty à Conflans-Ste-Honorine. Selon lui ce crime intervient dans un contexte inquiétant en métropole, moins à Mayotte où la société fait, en partie, barrage aux salafistes.
Un rapport de l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI) revisite le contexte sous-doté de la présence des armées françaises, air, terre, mer, sur la planète et notamment à Mayotte. Notre territoire y est évoqué comme « explosif », au sens propre comme au figuré
Avec 50% de la population composée d’étrangers, dont un sur deux est en situation irrégulière, la situation à Mayotte, c’est du pain béni pour la présidente du Rassemblement National (ex-FN), qui compte s’en servir comme alerte sur le plan national
L’enjeu est de taille : à l’heure où le gouvernement veut réformer l’Islam de France, pas question de pâtir de l’image tronquée qu’ont la plupart des habitants de métropole de cette religion, et de cette civilisation. Le conseil cadial a donc sauté sur l’occasion des Assises pour proposer leur version d’un islam familial et vecteur de cohésion sociale tel qu’il se vit à Mayotte.