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	<title>Archives des Harcèlement - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Harcèlement - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>« Les abus sont des crimes, pas des affaires de famille ! »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/31/les-abus-sont-des-crimes-pas-des-affaires-de-famille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 02:15:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce lundi, à l'hémicycle Younoussa Bamana, professionnels, associations et habitants se sont réunis pour échanger autour des violences, du harcèlement et des liens entre relations humaines et santé mentale.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/31/les-abus-sont-des-crimes-pas-des-affaires-de-famille/">« Les abus sont des crimes, pas des affaires de famille ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="286" data-end="780">Dès le début de la matinée, l’hémicycle s’est rempli rapidement, au point que certains participants ont dû s’asseoir à même le sol pour pouvoir suivre les échanges. Ce qui prouve que le sujet intéresse et que les attentes sont fortes sur un territoire où ces questions restent encore tabou. Le public, attentif et impliqué, n’a pas hésité à intervenir, poser des questions, partager des situations vécues, que ce soit dans le cadre scolaire, professionnel ou dans la sphère privée.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="286" data-end="780"><strong>Une violence qui s’installe progressivement</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="831" data-end="1518">Les intervenants se sont succédé pour tenter de rendre compréhensibles des mécanismes parfois invisibles. La docteure Virginie Briard, pédopsychiatre et cheffe du Centre Médico-Psychologique pour Enfants et Adolescents (CMPEA), a insisté sur la manière dont les violences s’installent progressivement, loin de l’image d’un basculement brutal. « <em>Une relation perverse c’est comme un piège, on y rentre sans s’en rendre compte et c’est difficile d’en sortir</em> », explique-t-elle.</p>
<figure id="attachment_49127" aria-describedby="caption-attachment-49127" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-49127" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6398-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49127" class="wp-caption-text">Virginie Briard, pédopsychiatre et cheffe du Centre Médico-Psychologique pour Enfants et Adolescents  (CMPEA)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="831" data-end="1518">Pour elle, comprendre ces mécanismes est essentiel pour repérer plus tôt les situations à risque et protéger les personnes les plus vulnérables. Les échanges ont aussi permis de rappeler une réalité encore trop souvent minimisée : « <em>les abus sont des crimes, pas des affaires de famille</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="831" data-end="1518">Un message répété plusieurs fois au cours de la matinée, dans un contexte où le poids des tabous et du silence reste important à Mayotte. « <em>La question des tabous et du silence figure dans pas mal d’affaires que nous suivons, notamment des viols, des violences intrafamiliales ou encore des violences à l’école coranique</em> », souligne la cheffe de la pédopsychiatrie au CHM, en rappelant que les mouvements de libération de la parole restent récents, surtout à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="831" data-end="1518"><strong>Comprendre les mécanismes pour mieux agir</strong></h2>
<figure id="attachment_49128" aria-describedby="caption-attachment-49128" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-49128" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6391-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49128" class="wp-caption-text">Beaucoup de monde était présent au sein de L’hémicycle Younoussa Bamana ce lundi matin.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le psychologue Antoine Navalon a de son côté apporté un éclairage sur les différentes formes que peuvent prendre les violences. « <em>Toutes les violences ne fonctionnent pas de la même façon</em> », rappelle-t-il, en expliquant que le passage du conflit au harcèlement ne se fait pas par explosion mais « <em>par fixation</em> ». Il insiste aussi sur la diversité des formes de harcèlement, qu’il soit physique, psychologique ou numérique.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3159" data-end="3757">Le spécialiste explique que dans un territoire marqué par des situations de précarité et des parcours de vie parfois instables, les fragilités peuvent être accentuées. Selon lui, chez les plus jeunes, la violence est souvent visible, alors que chez les adolescents, elle tend davantage à se cacher, à se retourner contre soi, parfois sans que l’entourage ne s’en rende compte.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="idfyzf" data-start="4690" data-end="4755"><strong>Briser le silence et agir sur le territoire </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Les acteurs associatifs locaux étaient aussi présents pour partager leur expérience de terrain. Pour Philippe Novel, de l’association Haki Za Wanatsa, ce type de colloque permet de mieux comprendre les mécanismes à l’origine des violences et de rappeler que celles-ci ne naissent pas d’elles-mêmes. « <em>La violence c’est pas quelque chose qui naît comme ça, mais ça vient d’un problème de santé mentale</em> », partage-t-il. Il évoque aussi les résultats d’une enquête menée en 2021, selon laquelle 35 % des répondants déclaraient avoir été victimes de violences, dont une partie sans être sûre de pouvoir qualifier ce qu’elle avait vécu.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5345" data-end="5766">Même constat du côté de Saïrati Assimakou, présidente de l’association Souboutou Ouhédzé Jilaho, « Ose libérer ta voix », pour qui ces rencontres permettent surtout de repartir avec des outils de compréhension. « <em>La base du changement, c’est l’éducation</em> », insiste la Mahoraise, en reconnaissant toutefois le décalage entre la théorie et la réalité du terrain, notamment dans une société où certains repères éducatifs évoluent encore.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5345" data-end="5766">Parmi le public, Mélissa, mère de famille, explique être venue après avoir été confrontée au harcèlement scolaire de sa fille. « <em>À travers cette matinée j&rsquo;ai trouvé des pistes concrètes sur l’importance de la communication et de la mise en place d’un espace de confiance à la maison pour éviter que ce type de situation ne se reproduise pas</em> ».</p>
<figure id="attachment_49126" aria-describedby="caption-attachment-49126" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-49126" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6405-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49126" class="wp-caption-text">Plusieurs intervenants ont pris la parole tout au long de la journée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="6307" data-end="6676">Ce colloque s’inscrit dans une démarche plus large du Centre Hospitalier de Mayotte qui organise régulièrement ce genre de rencontres pour sensibiliser la population. Une nouvelle structure doit d’ailleurs ouvrir prochainement en Petite-Terre, après celle du Nord, afin de renforcer la prise en charge sur le territoire et faciliter l’accès aux soins en pédopsychiatrie.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6678" data-end="7032" data-is-last-node="" data-is-only-node="">La journée s&rsquo;est poursuivie jusqu’à 16 heures, avec des échanges consacrés aux violences intrafamiliales et sexuelles, ainsi que des tables rondes réunissant des représentants de la loi et de la prise en charge, notamment la gendarmerie, avec pour objectif de continuer à informer, mais aussi de mieux orienter les victimes vers les dispositifs existants.</p>
<p data-start="6678" data-end="7032" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Violences faites aux femmes : « la peur doit changer de camp ! »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/01/violences-faites-aux-femmes-la-peur-doit-changer-de-camp/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 02:15:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi, le Conseil départemental a organisé une matinée de sensibilisation et d’échanges à l’hémicycle Younoussa Bamana. L’objectif était d'informer, de prévenir et de mieux accompagner les femmes victimes de violences, au travail comme à la maison.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La conférence a débuté avec une ouverture faite par Zamimou Ahamadi et Zouhourya Mouayad Ben qui a tenu à rappeler l’importance de la mobilisation institutionnelle pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Deux tables rondes ont ensuite suivi, avec plusieurs acteurs du domaines qui ont répondu présent au rendez-vous : L&rsquo;Acfav, l&rsquo;Udaf, le Conseil départemental d&rsquo;accès au droit (CDAD) ou encore la PMI.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Harcèlement au travail : briser le silence</strong></h3>
<figure id="attachment_42294" aria-describedby="caption-attachment-42294" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42294" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2570-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42294" class="wp-caption-text">La première table ronde a porté sur le harcèlement moral au travail.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="872" data-end="1224">La première table ronde a porté sur le harcèlement moral au travail, un phénomène considéré comme tabou et encore trop répandu sur le territoire. Laoura Ahmed, directrice du Centre d&rsquo;information sur les droits des femmes et des familles à Mayotte (CIDFF), a décrit la réalité vécue par de nombreuses femmes sur leur lieu de travail. « <em>Beaucoup de femmes se voient confier des missions qui ne correspondent pas à leur niveau, simplement parce qu’elles sont des femmes</em> », a exprimé la Mahoraise.  Elle a également insisté sur la banalisation des violences telles que les remarques sur l’apparence, la minimisation des compétences, les tâches dévalorisantes, etc. Des situations qui génèrent anxiété, isolement et parfois départ forcé de postes aimés de la part des victimes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="872" data-end="1224">Après ce constat, Zabibou Djabiri, conseillère judiciaire à l&rsquo;Acfav a expliqué que les victimes ont de nombreuses options : informer la hiérarchie, contacter l’inspection du travail ou les associations spécialisées. « <em>Quand un collectif se lève, ça a du poids</em> », a-t-elle rappelé. L’objectif est clair, il ne faut plus laisser les victimes seules face à leurs agresseurs. Le CDAD, a quant à lui souligné que l’employeur a une responsabilité légale en matière d&rsquo;harcèlement au travail. Si aucune réaction n’est prise face à des comportements problématiques, l’entreprise peut être considérée comme responsable et complice.</p>
<figure id="attachment_42295" aria-describedby="caption-attachment-42295" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42295" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2595-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42295" class="wp-caption-text">Zarianti Nourdine Abdallah, conseillère judiciaire victime d&rsquo;harcèlement au travail.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="872" data-end="1224">Entre les prises de paroles, le public a également pu témoigner. Deux agents du Conseil départemental ont raconté leurs expériences et le manque de soutien administratif, dont Zarianti Nourdine Abdallah. Conseillère judiciaire depuis dix ans elle a marqué l&rsquo;hémicycle lors de son discours pour partager son quotidien depuis le mois de septembre. « <em>Je subis des insultes et du dénigrement quotidiennement, j’ai tenté de relater les faits à ma hiérarchie, mais on m’a conseillée de laisser passer</em> », a expliqué la jeune femme. En plus de nuire à son travail, ce poids impacte aussi sa santé mentale. « <em>Cette situation a eu de graves conséquences sur ma santé mentale et physique, nuits sans sommeil, stress, j&rsquo;ai même eu des pensées suicidaires</em> ». Même si elle est désormais suivie par un spécialiste, son rétablissement complet reste compliqué car la conseillère continue a côtoyer son harceleur tous les jours pour le travail.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="872" data-end="1224"><strong>Accompagner les victimes de violences intra-familiales</strong></h3>
<figure id="attachment_42296" aria-describedby="caption-attachment-42296" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42296" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2565-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42296" class="wp-caption-text">La Gendarmerie, via la Maison des protections des familles a pris la parole pour parler des violences faites aux jeunes et de l&rsquo;inceste.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième temps d&rsquo;échange a mis l’accent sur les violences intra-familiales comme l&rsquo;inceste ainsi que les violences éducatives et leurs conséquences sur la mère mais aussi les enfants. Mathilde Lozano, coordinatrice sage-femme à la PMI, a rappelé que la grossesse est une période particulièrement vulnérable. « <em>Une femme sur six qui poursuit sa grossesse est victime de violences conjugales </em>». Les conséquences physiques et psychologiques peuvent être graves pour la mère et le nourrisson, soulignant l’importance d’un dépistage systématique et d’un accompagnement adapté. La Croix-Rouge quant à elle, a présenté trois axes d’action de son organisation : la prévention, la protection ainsi que l&rsquo;accompagnement. « <em>Il est essentiel de libérer la parole et de protéger les victimes</em> », a affirmé leur représentante.</p>
<p style="text-align: justify;">En plus des professionnels de santé et des associations, la Gendarmerie via la Maison de protections des familles a insisté sur la prévention le plus tôt possible concernant les violences faites aux jeunes . Selon leur représentante, Vanessa Cuny, ils reçoivent énormément de cas où les victimes considèrent normal le fait de recevoir des coups de la part de leurs parents. Elle a aussi expliqué que pour palier le fléau de la violence éducative mais aussi de l&rsquo;inceste il faudrait non seulement éduquer les enfants mais surtout les parents.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong> Sensibiliser tout au long de l’année</strong></h3>
<figure id="attachment_42297" aria-describedby="caption-attachment-42297" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42297" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2596-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42297" class="wp-caption-text">Stand de l&rsquo;Acfav animé par Amandine Galerne animatrice en santé relationnelle et sexuelle.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’après-midi a été consacré à des ateliers interactifs, dont un animé par Amandine Galerne, animatrice à l’Acfav. Jeux, quiz et mises en situation ont permis aux participants de mieux comprendre ce qui relève du harcèlement ou des violences sexuelles, et de réfléchir à leurs impacts. «<em> On est là pour que les gens puissent mettre des mots sur ce qui se passe, pour qu’ils sachent reconnaître ce qui n’est pas normal tout en créant un espace d’échanges</em> », a partagé la jeune femme.  Une exposition de toiles peintes par des femmes ayant subi des violences avait également été mise en place par l&rsquo;association. Parmi les participantes : Vanella, victime de violences intra-familiales, a présenté un tableau symbolique de son parcours : « ce tableau représente ce que j&rsquo;ai vécu, l&rsquo;abandon de mes parents mais aussi la prière qui m&rsquo;a beaucoup aidée ».</p>
<p style="text-align: justify;">En clôture de la matinée, Zouhourya Mouayad Ben a annoncé qu’un nouvel événement serait prochainement dédié aux violences faites aux hommes. Des cas moins fréquents mais encore plus tabous sur l&rsquo;île comme ailleurs.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/01/violences-faites-aux-femmes-la-peur-doit-changer-de-camp/">Violences faites aux femmes : « la peur doit changer de camp ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Le collège de Majicavo et ses élèves mobilisés contre le harcèlement scolaire</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/10/le-college-de-majicavo-et-ses-eleves-mobilises-contre-le-harcelement-scolaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 02:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Ateliers]]></category>
		<category><![CDATA[collège de Majicavo]]></category>
		<category><![CDATA[Harcèlement]]></category>
		<category><![CDATA[journée nationale de lutte contre le harcèlement]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=40888</guid>

					<description><![CDATA[<p>Collégiens, personnels et enseignants du collège de Majicavo ont organisé toute la semaine, du 3 au 7 novembre, des actions et des ateliers de sensibilisation afin de lutter contre le "harcèlement". Un fléau encore méconnu, alors que 35 % des jeunes y ont été confrontés en 2025, selon les chiffres de l'Observatoire de la Cybersécurité de l’Océan Indien.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/10/le-college-de-majicavo-et-ses-eleves-mobilises-contre-le-harcelement-scolaire/">Le collège de Majicavo et ses élèves mobilisés contre le harcèlement scolaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À l&rsquo;ouverture du collège de Majicavo, vendredi 7 novembre, Djoniza, Hania, Kaëlys et Nasra interpellent les élèves pour leur accrocher au poignet un ruban bleu, symbole de la lutte contre le harcèlement. Depuis le début de la semaine, ces collégiennes de 14 ans en classe de 3e, membres du Conseil de vie collégienne, réalisent des ateliers, des animations, des affiches et des concours de poèmes et de dessins afin d&rsquo;alerter et de sensibiliser leurs camarades sur le harcèlement et les souffrances qui en découlent.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une semaine pour que les élèves « retiennent le message »</strong></h2>
<figure id="attachment_40909" aria-describedby="caption-attachment-40909" style="width: 169px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40909" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-7-169x300.jpg" alt="Harcèlement, sensibilisation, lutte, collège de Majicavo, Mayotte" width="169" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-7-169x300.jpg 169w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-7-576x1024.jpg 576w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-7-768x1365.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-7-864x1536.jpg 864w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-7-1152x2048.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-7-150x267.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-7-300x533.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-7-696x1237.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-7-1068x1898.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-7-1320x2346.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-7-scaled.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 169px) 100vw, 169px" /><figcaption id="caption-attachment-40909" class="wp-caption-text">Les élèves ont récupéré des rubans bleus, couleur emblématique de la lutte contre le harcèlement.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>Tu sais ce qu&rsquo;est le harcèlement ? »</em>, demande Kaëlys à un jeune élève avant de lui remettre le ruban bleu. « C<em>&lsquo;est quand quelqu&rsquo;un se fait frapper »</em>, répond-t-il. « <em>Le harcèlement c&rsquo;est quelque chose qui se répète. Quand on t&#8217;embête à chaque fois que tu viens au collège ça c&rsquo;est du harcèlement, et la violence physique peut faire partie de cela », </em>lui explique la collégienne, vêtue d&rsquo;un tee-shirt bleu pour l&rsquo;occasion.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la journée nationale de lutte contre le harcèlement est le 6 novembre, le collège de Majicavo a décidé cette année de dédier toute la semaine à ce combat. Lundi les élèves étaient invités à venir habillé en bleu, ils ont ensuite posé pour une photo durant la récréation munis de lettres géantes sur lesquelles étaient notées : « <em>Stop, non au harcèlement ! ». </em>Les jours suivants, des professeurs de l&rsquo;établissement ont effectué des interventions dans les salles de classe en diffusant un court-métrage sur le sujet et en débattant avec les collégiens. Ce vendredi, certains élèves ont trempé leurs mains dans de la peinture bleue et verte pour créer une fresque anti-harcèlement et la matinée s&rsquo;est conclue avec la lecture des poèmes gagnants.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>On avait envie de faire des actions toute la semaine pour que les élèves retiennent bien le message »</em>, souligne Djoniza. « <em>Ici personne n&rsquo;ose vraiment parler du harcèlement ou de ce qu&rsquo;ils subissent, ils ont peur derrière que cela continue »</em>, remarque Kaëlys. L&rsquo;adolescente a déjà observé plusieurs signes de harcèlement au sein de l&rsquo;établissement, notamment envers une élève en situation de handicap, ou bien un jeune plus âgé qui profite de son âge pour soumettre l&rsquo;autre. « <em>Le plus souvent cela se passe par les réseaux sociaux ou les messages, il arrive qu&rsquo;on t&rsquo;ajoute dans un groupe (une messagerie commune) et on t’insulte ou on partage des photos de toi »,</em> indique Hania. « <em>C&rsquo;est pour cela que cette semaine est importante parce que certains ne respectent pas trop les autres. Mon petit cousin a subi du harcèlement, c&rsquo;était triste. Je ne veux pas que cela affecte les autres élèves »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le silence, piège du harcèlement</strong></h2>
<figure id="attachment_40910" aria-describedby="caption-attachment-40910" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40910" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-8--300x200.jpg" alt="Harcèlement, sensibilisation, lutte, collège de Majicavo, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-8--300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-8--1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-8--768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-8--1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-8--150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-8--696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-8--1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-8--1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-8--1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-8-.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40910" class="wp-caption-text">Des ateliers et affiches ont été organisés pour sensibiliser les élèves comme des concours de poèmes et de dessins, mais aussi une fresque de mains.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de sensibiliser sur le harcèlement, les activités et les interventions des professeurs ont pour objectif de mettre les mots sur ces violences afin de les détecter et mieux les dénoncer. Car si les atteintes physiques sont visibles, et malheureusement connues par les élèves, le harcèlement sous toutes ses formes, dans l&rsquo;établissement et en dehors, est plus difficile à concevoir et à appréhender. « <em>Le gros piège du harcèlement, c&rsquo;est le silence, les autres élèves n’osent pas parler »</em>, insiste auprès des élèves, Damien Robert, professeur d&rsquo;éducation musicale. « <em>Quand vous voyez une scène de harcèlement vous ne voulez pas la dénoncer par peur, mais il faut être courageux. Les gens que vous voyez en difficulté ils ont besoin de vous ! ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="77" data-end="422">Cette entraide est d’autant plus essentielle dans un établissement qui compte plus de 1.800 élèves. Dans une telle foule, n’importe quel espace peut devenir le lieu d’un harcèlement et pas seulement les toilettes ou les vestiaires. Même si les surveillants sont présents et vigilants, il reste difficile de tout voir.</p>
<figure id="attachment_40908" aria-describedby="caption-attachment-40908" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40908" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-5-300x200.jpg" alt="Harcèlement, sensibilisation, lutte, collège de Majicavo, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-5-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-5-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-5-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-5-1536x1023.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-5-2048x1364.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-5-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-5-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-5-1068x711.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-5-1920x1279.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-5-1320x879.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40908" class="wp-caption-text">Yousrat Daoud, CPE de l&rsquo;établissement,  aux côtés de Nasra, Djoniza, Kaëlys et Hania, élèves au sein du Conseil de vie collégienne et très impliquées durant toute la semaine.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis 2023, afin de renforcer la lutte contre le harcèlement en milieu scolaire, les établissements du second degré ont l&rsquo;obligation de disposer d&rsquo;une équipe « ressource » formée à la prise en charge des situations de harcèlement. Ils doivent également préconiser la formation « d&rsquo;élèves ambassadeurs » pour servir de relais dans les salles de classe. Tous les élèves sont aussi invités à remplir au moins une fois par an un questionnaire d’auto-évaluation sur leur situation à l’école (sentiment d’appartenance, de sécurité, vécu de harcèlement&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Pour repérer ces situations les équipes de la vie scolaire et les enseignants quadrillent le terrain, tout comme nos élèves ambassadeurs. Toutes les sources sont bonnes à prendre »</em>, note le principal adjoint du collège, Guillaume Dupré Wekesa. « <em>De plus, sur le nouveau questionnaire les élèves peuvent préciser leur nom à la fin, ce qui nous permettra de mieux les aider »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>35% des jeunes victimes en France</strong></h2>
<figure id="attachment_40906" aria-describedby="caption-attachment-40906" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40906" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-1-300x225.jpg" alt="Harcèlement, sensibilisation, lutte, collège de Majicavo, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-1-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-1-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Harcelement-1.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40906" class="wp-caption-text">Selon l&rsquo;OCOI, 25 % des victimes de harcèlement ont eu des pensées suicidaires ou des comportements d’automutilation.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans son dernier communiqué daté du 6 novembre, l’Observatoire de la Cybersécurité de l’Océan Indien (OCOI) rappelle que 35 % des jeunes en France ont été confrontés à du harcèlement en 2025 contre 24 % en 2024. Il note également que 18 % des enfants ont subi du cyberharcèlement, avec un pic chez les filles au lycée et que 25 % des victimes ont eu des pensées suicidaires ou des comportements d’automutilation.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je fais attention au quotidien, quand je vois un élève à l&rsquo;écart, parfois seul, je vais lui demander s&rsquo;il va bien. C&rsquo;est difficile pour eux, ils ne partagent pas leurs problèmes. J’essaye de communiquer le plus possible », </em>confie un surveillant.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="303" data-end="414">Et s&rsquo;il arrive que la parole se bloque, sur le papier, les mots, eux, se dénouent, comme à travers le poème de Koudja Attoumani, élève de 5ème : « <em>Le harcèlement, comme pluie de pierre ; Peut briser, marquer, rendre amer ; Mais même blessé, un être humain ; Peut renaître et dire : « Je suis mien » « . </em></p>
<p data-start="416" data-end="497">Victor Diwisch</p>
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