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	<title>Archives des Guillaume Dupont - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Guillaume Dupont - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>À Mayotte, la justice tente d’enrayer l’engrenage des bandes dès le premier faux pas</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/a-mayotte-la-justice-tente-denrayer-lengrenage-des-bandes-des-le-premier-faux-pas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 02:30:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Avertissement pénal probatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Couvre-feu individualisé]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Dupont]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Parquet]]></category>
		<category><![CDATA[Primo-délinquant]]></category>
		<category><![CDATA[Procureur de la République]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Mayotte, des adolescents de 13 à 17 ans peuvent désormais être interpellés, déférés et encadrés judiciairement pour leur simple présence au sein d’une bande. Une ligne pénale assumée par le parquet, qui privilégie une intervention précoce et graduée afin d’éviter l’enracinement de la primo-délinquance.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/a-mayotte-la-justice-tente-denrayer-lengrenage-des-bandes-des-le-premier-faux-pas/">À Mayotte, la justice tente d’enrayer l’engrenage des bandes dès le premier faux pas</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p2" style="text-align: justify;">Territoire le plus jeune de France, Mayotte est confrontée à des violences récurrentes impliquant des bandes de mineurs. Depuis juin 2025, le parquet a profondément modifié sa politique pénale à l’égard des primo-délinquants : avertissements pénaux probatoires, couvre-feux individualisés, suivi précoce. Une stratégie revendiquée par le procureur de la République, Guillaume Dupont, pour intervenir avant que la délinquance ne s’installe durablement.</p>
<h2 class="p3" style="text-align: center;"><b>Bandes de mineurs : intervenir dès la première présence </b></h2>
<figure id="attachment_46194" aria-describedby="caption-attachment-46194" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-46194" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-300x169.jpeg" alt="Mayotte, jeunes, violences, Kawéni," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-300x169.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-1024x576.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-768x432.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-1536x864.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-150x84.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-696x392.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-1068x601.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2-1320x743.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-2.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46194" class="wp-caption-text">Jeunes aux visages masqués lançant des pierres et des bâtons lors d&rsquo;affrontements entre jeunes dans le quartier de Kawéni à Mamoudzou au mois de novembre 2025.</figcaption></figure>
<p class="p2" style="text-align: justify;">À son arrivée à Mayotte, Guillaume Dupont dresse un constat sans ambiguïté. Sur l’île, les affrontements entre bandes se multiplient dans toutes les communes. Parmi les délinquants, de nombreux mineurs sont présents. Mais ces adolescents ne tiennent pas toujours les rênes des groupes, ni les rôles principaux dans ces violences : ils gravitent souvent autour d’un petit noyau dur qui concentre le pouvoir et la dangerosité.</p>
<p class="p2" style="text-align: justify;"><em>« Le constat que j’ai fait à mon arrivée, c’est que dans les phénomènes de bandes qui</em> <em>gangrènent l’île, on retrouve un ou plusieurs meneurs, et autour d’eux, des enfants, des</em> <em>mineurs qui suivent le groupe sans forcément jeter de pierres ni utiliser d’armes »</em>, explique le procureur de la République.</p>
<p class="p2" style="text-align: justify;">Pour le magistrat, cette présence n’est pas neutre sur le plan juridique. <em>« Lorsqu’un mineur participe à une bande, il participe à un attroupement armé, et c’est ce que la loi réprime »</em>, rappelle-t-il. Depuis le 13 juin 2025, cette interprétation du droit se traduit concrètement : tout mineur interpellé au sein d’une bande, même sans lancer de projectiles ni manier d’arme, peut être placé en garde à vue puis déféré devant le parquet. Une rupture nette avec les pratiques précédentes, où ces jeunes passaient pour l’essentiel sous le radar judiciaire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L’avertissement pénal probatoire, premier contact avec la justice</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour canaliser ces premières infractions, le parquet met ainsi en œuvre une mesure éducative : l’avertissement pénal probatoire (APP). Dès le mois de juin 2025, cette procédure cible les mineurs de 13 à 17 ans primo-délinquants, jusque-là inconnus des services de police et de justice, et reste valable deux ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Concrètement, le jeune est déféré devant le parquet et formellement averti : toute nouvelle implication dans une bande ou tout nouveau délit entraînera des poursuites judiciaires. L’APP ne constitue pas une condamnation, mais un signal judiciaire clair, destiné à sensibiliser le mineur aux conséquences de ses actes tout en lui offrant une chance de se redresser avant une entrée dans le circuit pénal classique.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de sa dimension éducative, le parquet en attend également un effet dissuasif : l’interpellation et le déferrement doivent marquer les esprits dans les quartiers, posant un cadre clair dès le premier écart. L’objectif est double : prévenir la récidive et instaurer un contact structurant avec la justice, tout en évitant d’engager immédiatement le mineur dans une procédure judiciaire lourde.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le couvre-feu individualisé : un outil complémentaire</strong></h2>
<figure id="attachment_46192" aria-describedby="caption-attachment-46192" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-4.jpeg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-46192" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-4-300x169.jpeg" alt="Mayotte, jeunes, violences, Kawéni," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-4-300x169.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-4-1024x576.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-4-768x432.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-4-1536x864.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-4-150x84.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-4-696x392.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-4-1068x601.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-4-1320x743.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-4.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46192" class="wp-caption-text">Au sein de ces groupes armés, certains individus sont majeurs, tandis que d’autres sont mineurs. Selon le parquet, leur âge moyen se situe entre 14 et 17 ans.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Puis, à la mi-septembre 2025, le dispositif est renforcé par une seconde mesure : le couvre-feu individualisé. Contrairement à un couvre-feu généralisé, il s’agit d’une interdiction ciblée, limitant les déplacements d’un mineur vers des zones identifiées comme foyers de regroupements ou d’affrontements entre bandes.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, le parquet dispose de trois réponses possibles face à un primo-délinquant : l’APP seul, le couvre-feu individualisé, ou la combinaison des deux. Comme pour l’APP, la notification du couvre-feu s’effectue en présence d’un parent ou d’un représentant familial. <em>« C’est bien un public qui, d’ordinaire, n’est pas concerné par la justice, et j’ai</em><br />
<em>voulu avoir une approche différente »</em>, souligne Guillaume Dupont.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans certains quartiers, comme ceux de Kawéni ou de Koungou, et notamment aux abords d’établissements scolaires, les tensions entre jeunes issus de zones différentes peuvent rapidement dégénérer. Le couvre-feu vise précisément à empêcher ces rencontres à risque, en amont des violences.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une réponse pénale assumée et graduée</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le parquet revendique une politique pénale graduée, distincte de toute logique d’incarcération systématique. Les mesures d’APP et de couvre-feu individualisé ciblent un public spécifique : des mineurs primo-délinquants, non connus de la justice. À l’inverse, pour les profils jugés plus préoccupants (meneurs de bandes, mineurs déjà condamnés ou suivis par le juge des enfants) l’emprisonnement demeure une option.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ces situations, le parquet saisit le juge des enfants ainsi que le juge des libertés et de la détention. L’approche se veut différenciée : encadrer précocement les premiers écarts, tout en réservant une réponse plus ferme aux situations de récidive.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Bilan 2025 : 72 primo-délinquants encadrés, aucune récidive</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Début janvier 2026, le parquet dresse un premier bilan de la stratégie mise en œuvre depuis juin 2025.<em> « En 2025, 62 mineurs ont bénéficié d’un avertissement pénal probatoire</em> <em>et 10 autres d’un couvre-feu individualisé, soit 72 mineurs au total, sans qu’aucune</em> <em>récidive n’ait été constatée à ce stade »</em>, précise le procureur de la République, Guillaume<br />
Dupont.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres confirment l’efficacité de la mesure pour encadrer les primo-délinquants et limiter les risques d’escalade. La mise en place progressive des dispositifs, d’abord l’APP en juin, puis le couvre-feu individualisé à la mi-septembre, a permis au parquet de disposer de trois leviers pénaux distincts : l’APP seul, le couvre-feu seul, ou la combinaison des deux.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Février 2026, un tournant assumé</strong></h2>
<figure id="attachment_46193" aria-describedby="caption-attachment-46193" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-3.jpeg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-46193" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-3-225x300.jpeg" alt="Mayotte, jeunes, violences, Kawéni," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-3-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-3-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-3-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-3-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-3-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-3-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-3-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Photo-3.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46193" class="wp-caption-text">Lorsque les violences éclatent, les établissements scolaires se voient contraints de confiner élèves et personnels, entraînant des retards de cours en cascade et une paralysie de l’activité éducative.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À compter du 1er février 2026, la doctrine évolue. Désormais, tout avertissement pénal probatoire sera systématiquement assorti d’un couvre-feu individualisé. En quatre semaines, déjà 10 mineurs primo-délinquants ont été encadrés par des mesures associant automatiquement un avertissement pénal probatoire et un couvre-feu individualisé, conformément à la nouvelle politique pénale du parquet.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Non pas parce</em> <em>que le système ne marche pas, mais parce que, dans la fermeté de la réponse pénale</em> <em>pour ce public, le couvre-feu est tout aussi adapté qu’un avertissement pénal probatoire »</em>, justifie Guillaume Dupont.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce durcissement s’inscrit dans un contexte social et démographique particulièrement tendu. Dans son rapport « Bilan de la lutte contre l’immigration dans le département de Mayotte de 2000 à 2024 », le sénateur Saïd Omar Oili rappelle que les mineurs représentent une part importante de la population du territoire. La population scolaire augmente chaque année de 2.000 à 4.000 élèves, tandis que le système éducatif demeure sous- dimensionné. Entre 6.000 et 10.000 enfants seraient aujourd’hui non scolarisés.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le sénateur, cette situation favorise l’errance, l’exposition à la délinquance et fragilise des jeunes souvent privés de repères, dans des familles parfois dépassées. Dans ce territoire marqué par une croissance démographique exceptionnelle et de fortes tensions sociales, le parquet de Mayotte fait ainsi le pari d’une justice précoce, visible et graduée, pour tenter d’enrayer l’engrenage des violences avant qu’il ne devienne irréversible.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/a-mayotte-la-justice-tente-denrayer-lengrenage-des-bandes-des-le-premier-faux-pas/">À Mayotte, la justice tente d’enrayer l’engrenage des bandes dès le premier faux pas</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Justice : Après Chido, une bagarre termine à la barre</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/10/justice-apres-chido-une-bagarre-termine-a-la-barre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 02:15:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Audience correctionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Dupont]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Parquet]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=36656</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dix jours après le passage du cyclone Chido, une rixe éclatait devant un commerce de Dembéni. Trois jeunes ont comparu mardi 9 septembre 2025 pour ces faits, entre regrets maladroits et sanctions fermes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/10/justice-apres-chido-une-bagarre-termine-a-la-barre/">Justice : Après Chido, une bagarre termine à la barre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="228" data-end="735">Le 14 décembre 2024, Chido ravage Mayotte. Routes coupées, commerces détruits, rationnements en eau et en carburant : l’île peine à se relever. Treize jours plus tard, le 27 décembre, ce climat de pénurie et de tension sert de décor à une scène de violence gratuite devant le commerce Marziki de Dembéni.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="737" data-end="1032"><em>« Il faut rappeler que les faits se sont déroulés dans un moment particulier »,</em> insiste la présidente Alexandra Nicolay en ouvrant l’audience. La justice se replonge ainsi dans un contexte où la solidarité aurait dû primer, mais où l’alcool, la colère et la désorganisation ont pris le dessus.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1034" data-end="1071"><strong>Une bagarre qui vire à l’émeute</strong></h2>
<figure id="attachment_36707" aria-describedby="caption-attachment-36707" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1457-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36707" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1457-300x200.jpg" alt="Mayotte, tribunal judiciaire de Mamoudzou, salle d'audience," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1457-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1457-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1457-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1457-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1457-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1457-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1457-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1457-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1457-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/IMG_1457-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-36707" class="wp-caption-text">Onze dossiers devaient être jugés ce mardi.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1073" data-end="1457">Tout commence par une altercation entre un jeune, surnommé « Démarche », et un client du magasin. Sur les images de vidéosurveillance, on le voit brandir un morceau de bois clouté et frapper le client, qui sera arrêté avec dix jours d’incapacité. Le gérant tente de s’interposer, mais plusieurs jeunes se joignent à la mêlée. Un mineur sort un couteau, un autre distribue des coups.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1459" data-end="1823">« Scarabée » reconnaît avoir plongé dans la bagarre après quelques bières. Puis le troisième prévenu, présenté comme le chef de la bande de « MHB », saisit un jerrican de carburant et tente d’enflammer le véhicule du commerçant.<em> « Heureusement que c’était du gasoil, si c&rsquo;était de l&rsquo;essence, cela aurait pris feu »</em>, souffle la présidente, résumant l’ampleur du danger.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1825" data-end="1855"><strong>« J’ai pas pu résister »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1857" data-end="2287">À la barre, les prévenus livrent un récit confus. L’excuse de l’alcool et l’effet de groupe dominent. <em>« J’étais bourré, j’ai vu mes potes se battre, je n’ai pas pu me retenir »,</em> lâche « Scarabée », qui dit avoir acheté ses bières en faisant la manche. Le chef de la bande, lui, explique : <em>« J’ai vu mon pote par terre, je n’ai pas pu résister, Madame ».</em> La présidente le coupe : <em>« Quand vous êtes énervé, vous jetez de l’essence ? ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2289" data-end="2435">« Démarche » baisse la tête, le silence pesant trahissant son malaise. Finalement, d’une voix à peine audible, il lâche : <em>« Je regrette… beaucoup. » </em>Les regrets sont jugés bien maigres par le ministère public. Le parquet s’emporte : <em>« Si on voulait ajouter du chaos au chaos, on ne s’y serait pas mieux pris. »</em> Il dénonce une violence <em>« absolument gratuite »,</em> d’autant plus inacceptable qu’elle s’est déchaînée sur une île encore meurtrie par Chido. L’influence de Guillaume Dupont, procureur de la République à Mayotte, se fait déjà sentir : le parquet insiste sur la<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/04/a-mamoudzou-la-justice-entre-fermete-republicaine-et-appel-a-la-refondation/"> fermeté</a>, même face à des jeunes sans casier judiciaire.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2916" data-end="2972"><strong>Des peines fermes sous le signe de l’avertissement</strong></h2>
<figure id="attachment_36368" aria-describedby="caption-attachment-36368" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36368" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-300x201.jpeg" alt="Mayotte, tribunal judiciaire de Mamoudzou," width="300" height="201" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-300x201.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-1024x685.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-768x514.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-1536x1027.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-696x465.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-1068x714.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui-1320x883.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gui.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-36368" class="wp-caption-text">« &#8230;Nous avons mis en place le déferrement systématique d’un mineur, même lorsqu’il est était jusque-là, inconnu des services de police, de gendarmerie et de justice », déclarait Guillaume Dupont, procureur de la République, lors de l&rsquo;installation dans ses fonctions le 3 septembre 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2974" data-end="3369">« Scarabée » et le chef de la bande sont condamnés à seize et quatorze mois de prison, assortis d’un sursis probatoire, cent quatre-vingts heures de travail d’intérêt général, un suivi pour l’alcool, un stage de citoyenneté et l’interdiction de port d’armes pendant cinq ans. « Démarche », déjà impliqué dans une autre procédure, écope de dix-huit mois, dont un an ferme avec mandat de dépôt immédiat.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3371" data-end="3685">La présidente souligne que ces jeunes vivaient dans des bangas, avec très peu de ressources. L’un cherchait simplement à se nourrir, un autre dit avoir bu plusieurs heures dans la rue. Ces détails ne justifient en rien la violence, mais éclairent la frustration et la tension qui ont explosé ce jour-là devant le commerce.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3371" data-end="3685">Cette audience illustre la ligne de crête de la justice à Mayotte : fermeté face aux violences, tout en ménageant une marge pour reconstruire des parcours fragilisés, dans une île marquée par la précarité sociale.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="458" data-end="819">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/10/justice-apres-chido-une-bagarre-termine-a-la-barre/">Justice : Après Chido, une bagarre termine à la barre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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